Hervé Marseille : « Ce qu’il se passe sur le plan international inquiète les électeurs »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Qu'allez-vous dire au Premier ministre Sébastien Lecornu lors de la réunion ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Quelles précisions attendez-vous du gouvernement sur la situation internationale ?
- 1:45OuverteRéponse directe
La France est-elle vraiment en posture défensive au Moyen-Orient ?
- 3:00OuverteRéponse directe
La position européenne dans ce conflit est-elle suffisante selon vous ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Trump n'est-il pas une chance pour l'Europe en réveillant sa défense ?
- 5:30OuverteRéponse directe
Faut-il des mesures pour limiter la hausse des prix à la pompe ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:45Hervé MarseilleFait
« On est sur une ligne de crête, d'autant que nous avons des accords avec les Émirats et nous avons des bases dans la région. »
- 5:00Hervé MarseilleChiffre
« On est à 3 500 milliards de dettes. On est à 160 milliards. Il faudrait 20 milliards à peu près. »
- 7:00Hervé MarseilleFait
« Le régime iranien est un régime dictatorial, chacun le sait, mais qui joue sa peau. »
- 12:00Hervé MarseillePromesse
« Il faudrait revenir quand même sur la possibilité pour les élus d'avoir plusieurs mandats. »
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– Sous-titrage – Sous Sous-titrage Société Radio Partenariat avec la presse régionale, représenté par Fabrice Vessereudon du groupe Ebra, tous les journaux régionaux de l'Est de la France. Bonjour Fabrice. C'est exact aussi.
Bonjour Aurélien. Bonjour Hervé Marseille. Bonjour Hervé Marseille, vous serez cet après-midi à matin puisque Sébastien Lecornu reçoit les chefs de partis.
Qu'est-ce que vous allez lui dire au Premier ministre ? D'abord je vais l'écouter parce que c'est une réunion d'information et soit elle a lieu suivant le cas à l'Elysée, puisqu'il est arrivé que ce soit le Président de la République qui tienne ce genre de manifestation, soit à Matignon, ça s'est déjà fait. Vous comprenez là que dans le contexte actuel, ce ne soit pas Emmanuel Macron qui vous reçoive mais Sébastien Lecornu Je pense que le président a beaucoup d'occupation aussi.
L'essentiel, c'est qu'il y ait ce genre de réunion d'information à destination des représentants au Parlement et des partis. Bon, il est en mesure de donner des précisions. Je pense qu'il sera accompagné de responsables militaires ou du renseignement.
Et en général, il y a d'abord une phase d d'information sur la situation, d'estimation, d'évaluation. Et là, qu'est-ce que vous en attendez ? Qu'est-ce que vous avez envie de savoir, d'entendre de la part du Premier ministre ?
Écoutez, en vrai, on n'apprend jamais vraiment des choses. formidable, puisque les informations, elles sont quand même au quotidien, j'allais dire heure par heure sur toutes les chaînes d'informations. Donc, si, ce qui est important, c'est d d'avoir les intentions du gouvernement, l'appréhension, la façon dont le gouvernement appréhende la situation, la perspective notamment sur les conséquences pour le pays, c'est-à-dire en matière énergétique, les difficultés que ça peut engendrer.
Et je pense qu'ensuite, dans la phase habituelle de questions, il y aura des demandes de précision sur quand on fait le gouvernement dans tel et tel domaine. Vous, c'est quoi les questions, les précisions que vous attendez ? Bon, écoutez, il y a la phase militaire, c'est-à-dire où est-ce qu'on en est sur le terrain, la nature de l'engagement des Français.
Est-ce que vous comprenez la nature de l l'engagement de la France. Vous avez Emmanuel Macron qui dit « on est dans une posture défensive, on n'est pas engagé dans cette guerre ». Et dans le même temps, il envoie le Charles de Gaulle, c'est pas rien, 8 frégates, des hélicoptères amphibies.
Est-ce qu'on n'est pas un peu sur une ligne de crête – Bien sûr, on est sur une ligne de crête, d'autant que nous avons des accords avec les Émirats et nous avons des bases dans la région. Et donc c'est vrai qu'en l'état actuel des choses, notre position, elle est Elle est défensive, elle est d'attente, elle est d'accompagnement. Et le président a dit qu'il faut essayer de libérer...
Mais elle n'est que défensive et d'attente, on ne fait pas rien quand même dans la zone ? Oui mais on n'est pas offensif, on n'envoie pas des missiles sur l On n'a pas de troupes. On est dans une phase où on sait qu'il peut y avoir des intérêts français qui sont touchés ou de gens avec lesquels nous avons des coopérations et des conventions internationales donc cette posture actuelle vous convient écoutez oui en l'état actuel des choses on n'est pas engagé dans le conflit on est présent et on marque notre présence je crois que c'est tout à fait normal et puis ensuite on va voir comment la situation évolue ceux qui sont offensifs on les connaît ce sont les états unis israël dans la région mais C'est-à-dire que la posture défensive pourrait être amenée à évoluer selon l'évolution du conflit ?
Ce n'est pas souhaitable, mais je ne sais pas comment le conflit va évoluer. En l'état actuel des choses, la position de la France, je la respecte et je l prouve. C'est une position défensive, d'attente, d'accompagnement des intérêts de la France dans la région et ma foi j'espère qu'on ne sera pas amené à aller plus loin.
Emmanuel Sébastien Lecornu vous reçoit cet après-midi. Est-ce qu'il faut aller plus loin ? Vous demandez un débat au Parlement devant la représentation nationale ?
On va voir comment tout ça se passe. Aujourd'hui le Parlement ne fonctionne pas en raison des élections municipales. Si c'était nécessaire, bien entendu, le gouvernement peut toujours demander qu'il y ait un débat.
Mais là ce n'est pas nécessaire à l'heure actuelle ? Ça peut attendre la fin du municipal – Ça peut attendre, ça peut attendre. Parce qu'on va faire un débat, on va passer une journée à s'exprimer, ça sera la même chose. – Et à la fin des municipales, vous allez le demander, vous en avez déjà parlé avec Gérard Larcher par exemple Non, on n'en a pas encore parlé.
On va voir comment évolue le conflit. Mais à n'en pas douter, il y aura une demande certainement dès la fin mars, à moins qu'avant des événements malheureux qui oblige à se saisir du sujet. Mais je pense qu'on sera amené à en parler, oui.
La position européenne, on parle de la position française et la position européenne dans ce conflit, vous l'analysez comment ? Elle est suffisante – Non, moi qui suis très pro-européen, je suis toujours malheureux de voir l'état de l'Europe. – Et de l'Europe de la défense ? – Oui, on est très en L'Europe est en morceaux, si je puis dire.
Et donc il y a des intérêts très divergents. On le voit bien quand il s'agit de travailler avec les États-Unis. Bon, les Les initiatives qui ont été prises par la France me semblent très positives quand même en matière de défense.
D'ailleurs, quand le président s'est exprimé il y a de ça une dizaine de jours, l'ensemble de l'arc politique français a globalement approuvé la position équilibrée qui était celle qu'il a exprimé. Donc je pense que la position de la France, elle est juste, de la façon dont elle a été exprimé par le président et que les efforts qu'il déploie avec les Anglais, avec les Allemands et les Italiens en particulier et quelques autres pour entamer, amorcer une défense à caractère européen sont positives. Ils peuvent suivre, il y a notamment la question du déblocage du détroit d'Hormuz.
Il peut être suivi là-dessus. Vous étiez en européen. Ils sont dans l'Europe, mais ils ont toujours un oeil à Washington.
Et puis en ce moment, ils regardent quand même aussi du côté des Allemands. Alors ils sont très pro-français dans le travail qu'on peut faire entre industriels. Et c'est important parce qu'il y a une industrie italienne importante en matière d'armement, Leonardo par exemple.
Et on a des intérêts convergents. Mais en même temps, bon voilà, ils ont quand même toujours un regard vers Washington. Et puis les Allemands développent une intense démarche de réarmement.
C'est-à – L'année dernière, c'était 100 milliards. Cette année, ils vont mettre 200 milliards. – Mais est-ce que là, Emmanuel Macron, il ne tente pas un peu de se poser comme leader de la défense européenne à défaut de pouvoir peser réellement sur le conflit en cours au Moyen-Orient ? – La France a un rôle majeur.
Nous sommes avec les Anglais, ceux qui détenons l'arme atomique. Bon, par définition, nous avons un rôle différent, un rôle majeur. Bon, aujourd'hui, il faut réarmer ce qu'on n'a pas fait.
On est en train de payer ce qu'on n'a pas fait pendant des décennies. Pendant des décennies, on a dormi tranquillement à l'ombre de l'OTAN en pensant que s'il se passait quelque chose, les Américains seraient là. Bon, aujourd'hui, on tombe sur un M.
Trump qui dit « Vous êtes très gentils ». Mais enfin, assumez votre propre défense. Nous, on sera là, mais commencez par investir.
Donc il va falloir faire, au moment où on n'a pas d'argent, les efforts qu'on n'a pas fait pendant des années, pendant des années. Bon, effort avec nos voisins pour essayer d'avoir quelque chose de cohérent en matière de défense, puisque, en gros, chacun avait ses industries ou achetaient américains, ou continuent d'acheter américains. Et donc voilà, il faut déjà avoir de la cohérence.
C'est pour ça que je suis un peu triste quand je vois que l'Europe ne parle pas d'une seule voix. Et donc on a un vrai sujet et je pense que dans les quelques années qui viennent, il va falloir passer la surmultipliée pour donner à l'Europe une gouvernance qui soit beaucoup plus efficace. Est-ce que Trump n'est pas une chance pour l'Europe ?
On peut dire comme ça, oui. Il a réveillé l'Europe. Il a réveillé l'Europe.
C'est souvent avec les épreuves qu'on voit nos propres faiblesses et je pense que de ce point de vue-là, la façon dont M. Trump a chahuté l'Europe et les pays qui la composent avec les droits de douane, avec des remontades régulières. Là, maintenant, c'est les médicaments. voilà, quelque part il met le doigt sur nos faiblesses et il nous oblige à prendre en considération ce qu'on n'a pas fait pendant des années.
Un mot sur le Liban, puisque le président libanais en appelle depuis plusieurs jours à la France. Est-ce qu'on en fait assez sur la question du Liban ? On pourrait toujours en faire plus.
Le problème, c'est qu'avec quels moyens, comment ? On sait que c'est très compliqué. On sait que c'est très compliqué.
Il y a le problème du Hezbollah, il y a le problème de tous les gens qui ont été déplacés de Syrie il y a le problème de la frontière avec Israël bon là aussi je pense que la position française qui consiste à appuyer les autorités libanaises et à essayer de les accompagner pour désarmer le Hezbollah, c'est pas une mince affaire demandez gentiment au Hezbollah est-ce que vous pouvez rendre vos armes s'il vous plaît ? C'est pas le genre de la maison donc je veux dire on sait très bien que derrière les mots, il y a des réalités qui sont très compliquées. Tout le monde sait que le Hezbollah sont les proxys de l'Iran qui cherchent à rouvrir un front pour desserrer le front iranien.
Bon, voilà, il va falloir augmenter la pression. De quelle manière ? La pression, elle va être militaire.
C'est ce que fait Israël et c'est ce que font les Américains. Le conflit au Moyen-Orient a des conséquences économiques, inquiétude autour des hausses des prix à la pompe. Est-ce qu'il faut que le gouvernement prenne des mesures pour limiter ces hausses ?
Je ne crois pas. C'est toujours facile, surtout en période électorale, de dire « Ne vous inquiétez pas, dormez tranquille on va vous faire des chèques on va diminuer les prix tout ça c'est fini je veux dire on a payé beaucoup beaucoup beaucoup je crois qu'entre 2022 et 2024 on a dû dépenser c'est 26 milliards pour des chèques. – Mais là, vous entendez, la France insoumise demande un blocage des prix, il y a une proposition de loi, le RN demande une baisse des taxes, vous ne demandez rien de tout ça ? – La France insoumise, je veux dire, il faudrait que tout soit gratuit.
Je veux bien, mais ça n'existe pas, gratuit. Il y a toujours quelqu'un qui paye. Bon, si ce n'est pas le consommateur, c'est le contribuable.
En l'occurrence, c'est les deux, là. C'est le consommateur et le contribuable. Oui, mais on ne va pas recommencer à distribuer des chèques.
D'abord, on n'a pas l'argent, on ne va pas emprunter pour distribuer. On est à 3 500 milliards de dettes. On est à 160 milliards.
Il faudrait 20 milliards à peu près. Oui, on peut se dire au point où on en est. Non mais donc là-dessus, cet après-midi, à Sébastien Lecornu, l'UDI ne va faire aucune proposition pour baisser les prix ?
On va écouter ce que va nous dire le Premier ministre et éventuellement les ministres qui l'accompagnent. Je crois que l'idée qui consiste à déstocker ce qu'on appelle les réserves stratégiques est quelque chose qui est partagé dans beaucoup de pays européens et dans le monde. Bon, c'est d'ailleurs été fait pour ça les réserves stratégiques.
Mais il faut agir sur les réserves stratégiques. Vous n'allez pas demander d'aide, de baisse de taxes, d'aide publique ? On n'a pas les moyens.
Je veux dire, on serait dans l'opulence. On pourrait dire, « Écoutez, on peut faire un geste ». Bon, mais on n'arrive déjà pas à faire un budget.
Vous avez vu ? Il faut des mois de tractation pour faire un budget où on espère atteindre les 5 pour cent déficit du PIB. Il faudrait qu'on soit à 3 en 2029. – Ce que vous dites, c'est qu'il ne faut pas relâcher l'effort. – On ne peut pas. – La question que se posent les Françaises et les Français, c'est combien de temps tout ça va durer ? – Bien sûr. – Parce que cette guerre en Iran, quelle analyse vous en faites ?
Vous pensez que ça peut durer longtemps ? – Oui. – Que Trump… Oui, vous pensez ? – Je pense que le régime iranien est un régime dictatorial, chacun le sait, mais qui joue sa peau, si je peux me permettre l'expression.
Il y a des centaines de milliers de gardiens de la Révolution qui savent très bien qu'un changement de régime signifierait la fin du système et peut-être même leur disparition personnelle, parce que c'est par quartier que ça se passe. Ces gens-là ont tué pendant des années leurs concitoyens. On a encore rappelé hier que tous ceux qui manifesteraient seraient considérés comme des agents de l'étranger.
Bon, et les malheureuses qui ont refusé de chanter l'hymne iranien aujourd'hui sont menacés. Donc on voit bien qu'on est dans un régime de terreur, un régime qui tue ses propres ressortissants. Donc s'ils savent très bien ceux qui gouvernent ce système, que s'ils relâchent quoi que ce soit, c'est eux qui sautent avec le dispositif.
Donc ils doivent tenir coûte que coûte. C'est pour ça que ça va pas être facile d'éradiquer le dispositif. On va parler de la campagne des municipales.
Est-ce qu'elle est un peu éclipsée par ce conflit au Moyen-Orient ? Vous ressentez ça, vous, sur le terrain ? Écoutez, sur le terrain, d'abord en région parisienne, les gens étaient en vacances la semaine dernière, donc il y avait une espèce de faux plat.
Et puis, maintenant que les gens reviennent, petit à petit, ils s'intéressent à leur actualité, c'est-à-dire ce qui va se passer le week-end prochain, un peu, voilà, ils commencent à être dans l'affaire électorale. Mais il est clair que ce qui se passe au plan international les préoccupe et les inquiète. Je veux dire qu'il y ait des guerres...
Ça joue sur la campagne ? Sur la campagne, pas pas directement. Le petit, c'est qu'une estimation.
Ce qu'on peut peut-être imaginer, c'est que quand il se passe des événements internationaux, il y a ce qu'on pourrait appeler l'effet drapeau. Il y a toujours un resserrement autour de ceux qui sont en place. Gouvernement, comme au plan local, au moins on sait qui on a.
Ça ne prédispose pas à avoir des des votes de changement, des votes éclatés. On a tendance à se rassurer en disant que ça ne va pas bien, le pays n'est pas en bon état, l'international, ça ne va pas du tout, il y a de la guerre, c'est dangereux. donc il y a un effet un peu de conservatisme bon après j'en sais strictement rien on verra bien, pareil pour la participation Justement sur la participation alors il y il y a la question internationale mais il y a aussi un nouveau mode de scrutin notamment dans les petites communes il n'y a plus de panachage possible il y a 68 % des communes où il n 'y a qu'une seule liste est-ce que une seule liste et pas de panachage ça va favoriser l'abstention on va voir vous savez la dernière fois on avait la covid 2020 on s'en souvient pas c'était pas si loin que ça mais c'était très particulier moi je m'en souviens bien.
On avait appris quelques heures avant le premier tour que le pays allait être confiné. Bon, c'était quasiment la veille que le Premier ministre Edouard Philippe à l'époque a annoncé le confinement. Après, il a fallu attendre plusieurs mois avant d'avoir le deuxième tour.
Mais là, est-ce que ce nouveau mode de scrutin, ces nouvelles modalités risquent de favoriser l'abstention selon vous ? C'est possible. On va voir dans les villages comment ça se passe.
Et de la même façon, dans les grandes villes, Paris-Lyon-Marseille, il y a un nouveau mode de scrutin. On va voir comment c'est ressenti, quel est le niveau de participation. La dernière fois, avec la Covid, les personnes les plus âgées ne s'étaient pas déplacés.
C'était plutôt les jeunes qui étaient allés en masse voter. Les personnes âgées avaient craigné l'ambiance Covid. Bon, on va voir cette fois-ci.
Cette fois, il n'y a pas de pandémie. Et comme vous le relevez Orian, 68 % des communes ne bénéficient qu'une seule liste. Ça veut dire que les électeurs n'ont pas le choix et ne peuvent même pas panacher.
Ça révèle quand même, ça dit quelque chose de la crise des vocations aussi en politique. Bien sûr. – Locale.
Quelle est la première mesure, selon vous, qu'il faudrait prendre demain, dès aujourd'hui, pour endiguer cette crise d'évocation ? – Je crois que la crise de l'engagement, elle Elle date déjà de plusieurs années, en particulier depuis la Covid. Elle touche les partis politiques qui formaient, j'allais dire, les candidats, qui les détectaient, qui les proposaient et qui les formés.
Mais c'est la même chose dans les associations et c'est la même chose dans les syndicats. Et on voit bien aujourd'hui qu'il y a un problème de l'engagement parce qu'il y a un problème de l'attirance. Pourquoi vous vous engagez ?
Parce que vous avez envie de donner de votre temps, de dire je veux changer ma commune, je veux changer mon pays, je m'engage personnellement ou dans les syndicats. Bon, on voit bien que les gens aujourd'hui sont très frileux, ils veulent plus. Il y a une mesure, vous, en tant qu'élu, vous connaissez bien le terrain, vous êtes élu par les maires d'ailleurs, quelle est la mesure ?
Françoise Gattel a quand même proposé pas mal de choses, vous avez suivi le dossier. Oui mais c'est pour ceux qui sont déjà engagés, c'est le statut des élus. Et pour les autres ?
Moi je pense, c'est pas une raison suffisante mais je pense que le non-cumul a tué beaucoup de choses aujourd il faudrait revenir quand même sur la possibilité pour les élus d'avoir plusieurs mandats. Vous allez tenter de le refaire après les municipales ? Vous avez déjà essayé mais vous allez retenter après les municipales ?
Oui parce que je pense que ceux qui étaient contre, ils ont fini par avoir des...
Vous prenez les verts, ils étaient radicalement contre. Certains le resteront mais j'en vois beaucoup avec lesquels j'échange qui me disent ah et finalement parce que ben oui ils ont été maires, ils sont devenus maires adjoints de villes importantes etc. Ils se disent c'est quand même un peu stupide on peut pas...
Donc ça peut marcher ? La deuxième tentative peut être la bonne ? Je crois qu'on peut revenir sur quelque chose comme ça.
Sur le plan politique, il y a des divisions. Alors la division la plus symbolique elle est à Paris Rachida Dati puis arrive Bournazel. Vous êtes pour qui vous ?
Dati. Est-ce que vous croyez à une union dans l'entre deux tours ? Je crois pas.
Je pense qu'il est indispensable. Le premier tour a été mal préparé. Pourquoi ?
Parce qu'il y avait le budget, il y avait eu le 5 octobre le premier gouvernement de Sébastien Lecornu qui avait donné lieu au départ de Bruno Retailleau. Il a été mal préparé à Paris ou ailleurs aussi ? Par les états-majors politiques.
Mais que à Paris ou ailleurs aussi ? Non, globalement, il n'y a le seul qui a pu réunir avec les gens dont vous parlez. Tous ?
Il y avait Gabriel Attal, il y avait Dorf ? Oui. Et donc, il est le seul à avoir pu réunir les uns et les autres pour parler des municipales à plusieurs reprises.
Bon, les appareils ne se sont pas parlé. Pas suffisamment. Il y a eu du B2B, comme on dit.
Voilà, les uns ont appelé les autres. Mais il n'y a pas eu de réunion collective et on n'a pas pu trancher collectivement. Donc, il y a eu un tas de listes qui sont partis sur le terrain.
Je ne parle pas dans les départements, les communes de moins de 10 000 habitants. C'est 97 % des communes. Donc, voilà, ça se passe localement.
Mais dans les communes phares, chefs On est, je ne sais pas moi, à Lille, Strasbourg, Mulhouse, Tours, Besançon, Paris, etc., etc., Nîmes.
Bon, il y a eu des listes qui sont rentrées en compétition. Ça crée des fractures. Si vous voulez réduire ces fractures, aujourd'hui, il est impératif de trouver les conditions du rassemblement pour le deuxième tour.
Si on ne fait pas – Vous croyez au rassemblement de la droite et du centre pour le second tour ? – Oui, de tous ceux qui ne sont pas sur les mêmes listes. – Et qu'est-ce que vous faites des électeurs de Sarah Knafo ?
Est-ce qu'ils sont dans un rassemblement ? – À ma connaissance, ils ne sont pas dans le bloc central. Moi, je vous parle du bloc central, dans lequel j'inclus les Républicains, ceux qui soutiennent le gouvernement.
Bon, je ne parle pas de ceux qui sont dans la droite radicale. Donc, ce n'est pas envisageable de travailler avec Barack Nafo ? À ma connaissance, ce n'est pas envisageable.
Mme Nafo est tout à fait respectable, elle dit des choses. Bon, elle a son électorat. Bon, voilà.
Mais je ne vois pas comment on pourrait faire une alliance de ce type. Ce n'est pas concevable. La seule alliance concevable à Paris, c'est avec M.
Bournazel. Ça va suffire ? Comment ?
Ça va suffire. Il y a deux listes. Ça peut créer une dynamique de deuxième tour.
On verra le total des voies, voilà. Le problème c'est de savoir si on veut gagner ou pas, c'est tout. Il y a une ville où pour le coup le socle commun est uni, c'est à Nice, sauf qu'en face il y a Eric Ciotti, l'ancien président des Républicains qui est maintenant allié au Rassemblement National.
Est-ce Est-ce que s'il gagne, ça va valider sa stratégie de l'union de la droite ? Et ça risque de faire exploser la droite et le centre. On n'en est pas là.
Je pense déjà qu'on va voir les résultats dimanche. C'est sûr qu'il y a une poussée sur l'arc méditerranéen très fort du RN et de l'UDR. On le voit, mais c'est vrai à Menton, c'est vrai à Quagnes-sur-Mer, c'est vrai à Toulon, même à Marseille...
Il y a des divisions de la droite à Toulon. Là, je parle de la poussée. Indépendamment des divisions, il y a une poussée, y compris à Marseille, quand vous voyez le score du RN à Marseille.
Donc, à l'évidence, il y a une dynamique RN-UDR dans ces régions-là. Il faut la prendre en considération. J'espère qu'elle sera contenue.
Mais elle est évidente. Donc...
Et en septembre, il y a des sénatoriales. Est-ce que vous qui connaissez bien la carte électorale et le Sénat, pour vous aussi c'est inéluctable ? Il y aura un groupe RN ici au Sénat en septembre ? – En fonction des résultats municipaux, à l'évidence, les conséquences immédiates, c'est des élus RN.
J'espère que ça ne sera pas le cas. – Mais là, vous parlez vous-même de la poussée et notamment dans le sud de la France. – Oui, mais la poussée, ça ne veut pas dire le succès.
Je veux dire, on verra bien dimanche soir. Quand vous voyez les sondages, par exemple, à Toulon, ils laissent imaginer quand même que c'est moins terrible qu'on ne l imaginer. Tout le monde donnait Toulon comme une ville qui allait changer de mer et où le RN était fort bien positionné.
Il y a des projections qui donnent la mer sortante de droite gagnant face à Bon, et donc, évidemment, ça a des conséquences immédiates sur le Sénat. Et j'allais dire que dans d'autres départements, il y a ce qu'on ne voit pas. Il y a ce qu'on ne voit pas, c'est-à-dire dans les villages, dans dans les petites communes, l'imprégnation, si je puis dire.
Ici, nous avons un sénateur de Seine-et-Marne élu RN. Bon, il est de Seine-et-Marne, il n'y a pas un seul maire RN en Seine-et marne. Donc il y a ce qu'on voit et puis il y a ce qu'on ne voit pas.
Merci beaucoup, merci Hervé Marseille vous viendrez après ces élections évidemment pour nous analyser tout ça et on pourra réellement se projeter sur les sénatoriales et la présidentielle. Merci d'avoir été avec nous. Fabrice, la une du Dauphiné, ce sont les municipales et on en parlait
Hervé Marseille