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interviewAurore Bergé· 16 novembre 2025 25 min

Aurore Bergé dans l’Heure des Pros sur CNEWS / Europe 1 - 12 novembre 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Je salue ce matin sur notre plateau Berger qui est ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre la discrimination. Vous connaissez ? Bonjour madame, vous connaissez Sarah Salman, Éric Nolo, Olivier de la Garde, Thomas Bonet.

J'ai pas été très gentil avec du coup, je vais peut-être essayer de réagir quand même à pas été très gentil et et je vous assure, je le dis, mais j'ai pas envie de ne pas être gentil. C'est vrai, je vous assure. J'ai pas envie de ne pas être Mais non, j'ai pas envie.

Mais je suis tellement la parole politique pour moi, elle est sacrée. H l'engagement c'est sacré, la loyauté c'est sacré. Et quand pendant 3 ans on a dit quelque chose et qu'on se couche qu'on se couche pour de mauvaises raisons parce qu'on a la trouille d'aller devant les électeurs parce que je parle pas de vous.

Je pas parler de vous. Je parle de Atal. Je parle de Atal.

Je parle de Philippe. Je parle de des gens qui ont été premier ministres. Je parle de Bairou, de tous ces gens qui ont dit quelque chose et qui vont se coucher cet après-midi.

Je trouve ça non c'est pas plus complexe. Je trouve ça minable et je le dis. Et les français le pensent comme ça.

C'est minable. Est-ce que moi ça me fait plaisir de se de nous dire qu'on est contraint à être dans un pays où il faut renoncer à la réforme des retraites ? Évidemment que ça me fait pas plaisir.

Moi, j'étais présidente de groupe au moment où ce texte a été débattu. J'ai pas quitté l'hémicycle une minute pendant l'examen de ce texte. Un texte où on a été contraint d'ailleurs d'engager un 493.

Pourquoi ? Parce qu'il y avait justement un défaut de responsabilité d'un certain nombre de ceux qui aujourd'hui appellent à prendre le nos responsabilités. Ça vous a pas échappé que s'il y a eu un 493 sur la réforme des retraites, c'est parce qu'il y avait un risque et pas de majorité. parce qu'à l'époque, une partie de la droite ne voulait pas le voter, parce que le Rassemblement national refusait de voter cette réforme aussi.

Ils ont même voté à l'époque par exemple pour le maintien de tous les régimes spéciaux de retraite. Donc oui, il y a un défaut de responsabilité, c'est certain, mais la responsabilité, elle nous conduit aussi aujourd'hui à dire que si on fait pas ça, c'est pas juste le sujet de censure dissolution, c'est juste qu'on a une instabilité majeure. Quelle instabilité ?

Instabilité. Pourquoi instabilité ? Mais l'ab mais instabilité, pardonnez-moi, faut plus faire d'élections à ce moment-là, faut plus jamais parce qu'il y a toujours de l'instabilité.

Je vous assure l'instabilité, elle est dans la démocratie s'appelle les élections. Ça pour moi, ce sont des ça coûte. C'est pas juste la question de l'instabilité et de remettre pour moi, ce sont des éléments de langage.

Désolé, c'est pas des éléments de langage. Vous allez vous allez je veux pas vous accuser vous en plus parce que vous avez des prises de position dans d'autres domaines vraiment paraî important qu'on parle des questions d'antisémitisme notamment mais sur ces sujets-là, vous parlez à n'importe quel chef d'entreprise de la plus grande à la plus petite boîte comme écoutez, vous voulez qu'on en parle des chefs d'entreprise ? Vous voulez que je vous dise ce qu'ils disent ?

C'est une catastrophe. 8 ans de Macron, ils en peuvent plus. C'est pas vrai.

C'est pas vrai p je suis pas d'accord. On a le droit de pas être d'accord parce qu'elle pro d'accord avec ça. Vous citez les chefs d'entreprise je les entends les chefs d'entreise tribune dans le Figaro les chefs d'entreprise ce matin.

J'assume qu'on a protégé l'emploi. J'assume qu'on a protégé l'emploi. J'assume qu'on a remis de l'attractivité dans le pays et j'assume aussi qu' en effet on a assumé de mener une réforme qui n'était pas la plus simple à faire.

J'assume aussi qu'il y a pas d'autres choix aujourd'hui parce que les forces politiques à l'Assemblée nationale sont majoritaires. Madame l'autre choix c'est d'aller devant le peuple. C'est ça.

Il n'y en a qu'un. Le peuple. Et le peuple qui dira quoi sur la réforme des retraites qu'il faut donc pas conduire de réformme ?

Ah ben ça il dira ce qu'il veut le peuple. Mais donc dans ces cas-là, c'est pas de cohérent. C'est-à-dire que soit on se dit il y a une majorité à l'Assemblée nationale aujourd'hui qui demande la suspension et dans ces cas-là, on assume qu'il y a une nécessité de le faire.

Il y a aujourd'hui il y a aujourd'hui une tribune il y a aujourd'hui une tribune de 13 organisations patronales de la plus grande à la plus petite. Les grandes entreprises, les petites, les PME, les les artisans qui signent une lettre au Premier ministre pour dire à quel point ils sont révulsés par ce qui est en train de se passer parce que votre budget c'est 56 milliards de taxes supplémentaires pour les entreprises. Si c'est ce qu'ils écrivent, c'est la on confond tout.

Vous confondez des débats à l'Assemblée nationale qui n'ont pas été terminés. Il y a pas eu de vote final à l'Assemblée nationale. Attz mais je je sais qu'on gonfond tout.

Je vais vous parler madame berger je en profiter en profiter. Vous parlez je juste madame berger on comprend rien. Les journalistes comprennent rien.

Le peuple comprend rien. Personne ne comprend rien. On comprend rien mais c'est juste une catastrophe.

Mais on comprend rien et c'est les 13 tout le monde a droit à la parole. Ben alors alors permettez-moi de la voir alors permettez-moi de la voir pour répondre sur cette fameuse tribune pas vous la responsable je dis juste moi j'assume de prendre des respons vous la responsable loin de parce qu'elle sur les 56 milliards que vous évoquez on a aujourd'hui vous le savez un débat parlementaire qui a commencé seulement à l'Assemblée nationale qui ne s'est même pas terminé à l'Assemblée nationale qui n'a pas commencé au Sénat pour l'instant rien n'a été adopté définitivement rien rien donc vous nous dites que tout ce qui se passe depuis 3 semaines, monsieur le cornu qui va déjeuner avec monsieur Fort mais vous trouvez et qu'on parle de l'attaque Zman. Par contre, je sais que sur attaque Zman puisque ça a été rejeté à l'Assemblée nationale de manière définitive.

Donc ça veut dire qu'on a écarté l'attaque duman et tous ces acolytes d'ailleurs sur ces sujet lamentable. J'en fais partie donc vous considérez que je lamentable mais vous avez droit de le penser. Elle est lamentable.

Pourquoi ? Parce qu'elle dit le contraire de ce qu'elle a dit avant c'est tout. par la taxe du elle a été rejetée à l'Assemblée nationale.

Elle a été rejetée à l'Assemblée nationale notamment alors qu'on engageait la semaine en disant vous verrez ils pourront pas échapper la question d'attaque Zukman ils pourront pas échapper un Zukman dit light ça a été rejeté et nos parlementaires on est le pays le plus taxé du monde et ça continue. Mais justement aujourd'hui on a un débat parlementaire on a un débat parlementaire. Vous êtes le premier à dire qu'il faut respecter ce qui se passe d'un point de vue démocratique.

Respecter celles et ceux que les Français ont choisi d'envoyer à l'Assemblée nationale. Donc il faut respecter la composition qui est celle de l'Assemblée nationale. [raclement de gorge] Donc il y a rien de définitif dans cette copie qui est présenté.

Si je peux juste m'exprimer un instant et c'est pas le commentateur politique qui va vous parler, c'est le citoyen. Aujourd'hui, je devrais me réjouir. Moi, je suis né en 1965.

Je suis donc un des grands bénéficiaires. Je vais pouvoir travailler moins. Mon problème madame, c'est que j'ai trois enfants et que ce sont mes trois enfants qui vont à la fin payer la facture.

Voilà pourquoi cette suspension de la réforme des retraites me révulse. Attendez encore une fois, est-ce qu'elle me fait plaisir ? La réponse est non.

Mais est-ce qu'il y a aujourd'hui sans doute une majorité à l'Assemblée nationale pour le voter ? Bah vraisemblablement interroger interroger les parlementaires qui vont voter cette suspension et qui demorité. En tout cas madame berger moi je veux pas vous cibler parce que c'est ce n'est pas vous forme et de toute façon vous saz nous savons tous de cette table le débat sur la réforme des retraites ça va il ne va pas s'arrêter aujourd'hui qui sera sur pas de manière nécessaire parce que ceux qui disent qu'il y a plus besoin de faire une réforme des retraites et qu'il faut travailler moins pour ça que vous faites criminel au français mais ça interdit ça interdit de reporter le débat vous pensez bien quel candidat va prendre la responsabilité de de dire en 27, je vais être le le le candidat qui va augmenter l'âge de retraite.

Qui va qui va être qui va être capable de le faire ? Minimum de courage parce que de toute façon, il y aura pas d'autre choix que de poser la question de la réforme et de des modalités de financement. Je n'ai pas envie de vous cibler vous parce que vous n'êtes pas la responsable numéro 1.

Le responsable numéro 1, c'est Emmanuel Macron. Après vous avez ces premiers ministres qui sont lamentables ces anciens premier ministres. D'ailleurs, ils disent piqu pendre de lui aujourd'hui.

Je pense à Édouard Philippe et et Gabriel Atal qui se couchent devant leur confion. Enfin, c'est un vrais semblable. Le niveau de déliquence de ce pays est un vraisemblable.

Je peux pas vous dire autre chose. La parole politique mais on va la parole politique c'est parlementaire. La parole politique c'est de dire elle ne voit bah écoutez quand dit tout et son contraire elle ne vaut rien.

Je je suis désolé. Vous avez le droit d'être en colère. Mais en je suis pas en colère aussi je suis d'ailleurs je trouve ça triste tr moi aussi je trouve ça triste qu'on soit condamné à faire ça que c'était le seul solution pour à un moment espérer quand même un minimum avancé que non il y aura pas 56 milliards de taxes supplémentaires que pour l'instant rien n'a été adopté de manière définitive et qu'en effet ça n'est pas cette copie de l'antisémitisme.

Et là je voulais vraiment j'allais dire vous féliciter les prises de position que vous avez eu courageuse. Mais là encore, la Macronie souffre de d'une erreur fondamentale qui est lorsque le président de la République n'a pas été associé à cette marche et il traîne ça comme un boulet. Donc forcément, à partir du moment où il n'est pas venu être solidaire des des Français de de confessions juive, bah il y a eu un comment dire un chisme ce jour-là qui est né et qui est très compliqué à à creuser à pas à creuser qui est compliqué à combler depuis.

Mais en revanche, vous c'est un sujet sur lequel je sais quand même aussi je pense que c'est important de le dire et d'ailleurs quand il y a eu l'hommage aux victimes du 7 octobre là qui a encore eu lieu récemment, il y a eu un bel hommage qui a été fait notamment par le CRIF qui s'ouvrait sur quoi ? sur l'image des invalides. La France a été le seul pays au monde à organiser un hommage national pour celles et ceux qui ont été assassinés le 7 octobre parce que nous avons été un pays particulièrement enillé avec 51 Français qui ont été assassinés le 7 octobre ou malheureusement dans les semaines et les mois qui ont suit pour ceux qui ont été retenus en otage.

Donc qui a eu cet hommage national de la République française par le président de la République aux invalides ? Et puis après, on a un sujet qui est beaucoup plus structurel qui est le risque de réenracinement qu'on a dans notre pays et comme dans beaucoup de démocraties d'ailleurs, de l'antisémitisme depuis le 7 octobre parce que malheureusement le 7 octobre a pas déclenché une vague d'empathie et de soutien, ça a déclenché une vague d'antisémitisme. Devra question et pourquoi en France ? pour des raisons multiples à la fois de faiblesse de connaissance historique habissal qui là aussi doit nous interroger avec une vraie fracture générationnelle qui est en train de s'opérer euh de manière assez structurante et qu'on doit impérativement combattre quand on a quasiment un jeune sur de de 16 à 24 ans qui ne sait pas ce dont on parle quand on parle de la choa un jeune sur deux pire quand on a un jeune sur tro qui considère que c'est normal de s'en prendre physiquement à une personne un français juif en raison de la situation au proche Orient ça devrait là tous nous révolter parce que ça oui c'est criminel.

On a évidemment un sujet politique. Moi je l'ai dit je l'ai dit de manière très claire à l'Assemblée nationale en disant que le nouvel antisémitisme se résumait en trois lettres LI. Donc je suis très à l'aise pour le dire.

Je l'ai dit publiquement à l'Assemblée nationale et je le dis aussi en plateau. Non mais le point commun entre le dossier des retraites et le dossier de l'antisémitisme c'est le manque de courage. Mais vous vous donnez les les verges pour vous faire battre.

Si la situation est telle que vous dites un un français sur tro un jeune sur tro qui estime qu'il est légitime de s'en prendre à un français juif, bah à ce moment-là, il fallait participer à la marche contre l'antisémitisme. Si la situation est aussi grave, il fallait un acte symbolique, ça aurait changé les choses. Mais non, c'est vous savez en politique, c'est pas vous que je vais l'apprendre.

Il y a le moment quand même là, c'était le moment d'envoyer un message fort, c'est que toute la nation était unie, enfin pas toute malheureusement mais l'essentiel de la nation était unie contre l'antisémitisme. C'est une occasion ratée. Donc vous avez la parole et ensuite on manque à sa parole.

C'est c'est le cas sur les retraites, c'est le cas sur l'ultisémitisme. Je pense qu'on peut pas comparer les sujets qui sont quand même de nature extrêmement différent, c'est une ambiance générale extrêmement différente. Il y a aucune et c'est extrêmement important parce que c'est pas le cas dans toutes les démocraties.

Dans un certain nombre de démocraties, vous avez un regain de l'antisémitisme. Il y a des États qui faillissent. Il y a des gouvernements qui faillissent.

Regardez ce qui se passe en Espagne. Regardez ce qui se passe en Belgique. Vous voyez quand même qu'il y a là, il y a une délicence et que les gouvernements et l'État lâchent lâcheent ses concitoyens.

Ça n'est pas le cas en France et d'ailleurs, ça n'est pas que du président de la République Macron. Ça ét le cas pendant cette manifestation. Non, mais quand on prend la vie quand on prend l' vie d'un influenceur très douteux pour savoir si on doit participer à une marche contre un antisémitisme, j'appelle ça une délicence.

J'appelle ça une délicance. Mais là, je suis plutôt d'accord avec madame Berger, c'est que il y a c'est pas l'Espagne, il y a pas une volonté de le lâcher, mais il y a eu il a manqué il a sans doute manqué il a sans doute manqué quelques symboles et puis c'est vrai qu'il y a peut-être d'autres raisons qui incitent à la prudence. Beaucoup de reprises Sarah Salman.

Vous avez des positions qui sont courageuses pour la lutte contre l'antisémitisme et c'est irréprochable. Mais je me trouve un peu seul sur le sujet au sein de ce gouvernement. Vraiment, j'aimerais qu'ils soient tous comme vous au sein de ce gouvernement sur ce sujet.

Vous êtes la seule, je vous regarde un petit peu sur les réseaux sociaux, à avoir des positions claires et courageuse et pourquoi pas les autres. Écoutez, je vous remercie de le trouver courageuse. En fait, ça devrait être considéré importante.

C'est une question importante parce que vous êtes la seule ou une des rares à être aussi claire et cohérente et cohérente. Moi ce que j'essaie de dire depuis le 7 octobre, c'est que quelle que soit la situation internationale ou diplomatique, en aucun cas un seul français juif ne peut en être tenu pour responsable parce qu'il y a une inversion en fait qui se passe depuis le 7 octobre. comme si les Français-juifs étaient responsables de la situation alors que la situation a été générée par les attentats terroristes perpétrés par le Hamas.

Et c'est ça le sujet, c'est qu'on essaie d'entraîner notamment une grande part de notre jeunesse dans cette confusion des valeurs. Et cette confusion, elle nourrit un terreau, elle nourrit un terreau d'extrême gauche, elle nourrit un terro. De quel genèse vous parlez ?

Bah malheureusement, elle est très diffuse hein. Quand vous avez un sur deux qui sait plus que veut dire la choa, vous voyez bien que malheureusement c'est trop partagé. ministre parmi les raisons que vous avez évoqué pour parler de l'explosion des actes antisémites, il y a à mon sens quelque chose que vous avez oublié, c'est l'aspect migratoire.

C'est-à-dire que vous pouvez pas euh totalement écarter le fait que des personnes qui sont issues de pays où l'antisémitisme à court depuis toujours ou en tout cas depuis des des de longues années arrivent sur le sol de France et encore pratiquent une forme d'antisémitisme une fois qu'ils arrivent ici. Il y a 500000 personnes qui arrivent chaque année. Je dis pas que les 500000 sont antisémites mais vous pouvez pas ignorer le fait qu'il y a peut-être un lien entre une partie de cette immigration et les actes antisémites ensuite qui sont répertoriés dans notre pays.

Mais c'est pour ça d'ailleurs que on doit être extrêmement ferme sur ce qu'on accueille et garantir que la connaissance des valeurs républicaines, elle est très claire. Moi, j'ai dit que j'étais favorable à ce que Bruno Rotaillot a fait avant son départ, c'est-à-dire, il y a un décret qui a renforcé justement les conditions d'accès à la nationalité, notamment sur la question des valeurs républicaines. Au cœur de ces valeurs républicaines, il y a justement les sujets que je porte, question de l'égalité entre les femmes et les hommes et la question en effet de la lutte contre l'antisémitisme et de comment on définit aussi antisémit vous savez bien en faire entrer 500000 personnes pas hors de contrôle.

Elle est pas hors de contrôle contrôle hors contrôle. J'ai pardonnez-moi hors contrôle. C'estàd que quand vous avez 500000 personnes qui sont rentrées l'année dernière avec un droit d'asile complètement dévoyé rentré avec un droit d'asile, vous savez très bien sur les 500000 sur les 500000 étudiant vous avez de l'immigration de travail et vous avez aussi vous savez bien que dans les 500000 ça n'est pas un bloc homogène ni de nationalité ni de compétences ni de voie d'entrée en France.

Hier, je parlais avec des gens qui sont à l'OFPRA depuis 20 30 ans. La personne me disait il y a 20 30 ans, il y avait une demande sur 10 qui était accepté. Aujourd'hui, il y en a 9/ 10.

C'est dévoyé. Ce pays de quel côté que tu ouvres une porte fonctionne mal. L'offrat fonctionne mal.

Non que il rens les moyens de l' J'ai pas de difficulté à le dire. Par contre, non, on pouvait pas dire que c'est complètement incontrôlé. Ça n'est pas le cas et ça n'est pas vrai.

Il y a une nécessité d'une part d'immigration économique. Si vous écoutez les chefs d'entreprise puisque vous vous soulignez cette tribune, vous verrez que ce sont les premiers à parler d'immigration économique. Donc faut aussi que chacun prenne ses responsabilités et soi cohérent aussi à la fois en terme d'intention, de valeur et de ce qu'il demande aussi à l'État.

Il y a la question des visas des étudiants étrangers et il y a la question de l'asile et la nécessité d'une régulation. comme vous êtes là jusqu'à 9h23 et je vous remercie parce que c'est euh vous vous pliez à un exercice qui est pas facile de venir parfois sur ce plateau. Oui, parce que moi je je évidemment qu'Edouard Philippe il vient pas sur ce plateau.

Il a bien compris qu'il faut pas qu'il vienne. Il a pas et évidemment que Gabriel Attil veut pas non plus venir. Ils ont la trouille donc ils ne viendront pas parce qu'évidemment moi je pose que simplement les questions que je pose c'est les plus bêtes du monde c'est les questions que les gens se posent.

C'est aussi donc c'est pas les plus bêtes parce que si c'est les questions que les gens se posent ell son pas bête. Oui mais alors vous avez raison. [rires] Voilà je vais garder cette séquence là.

Vous avez vous avez parfaitement raison. Alors c'est les plus simples du monde. C'est que les gens ils comprennent pas qu'on défende pendant des mois une réforme.

Voilà c'est c'est pour ça. Ben oui vous êtes d'accord mais tout le monde est d'accord. Oui, ben c'est Sauf que dans le même temps sauf que dans même temps eux-mêmes sont plutôt favorables à la suspension des retraites et eux-mêmes ont intégré l'idée que de toute façon il faudra sans doute refaire une réformille d'aller devant toute façon la trouille he la trouille c'est la trouille de venir sur ce plateau.

La trouille devant d'aller devant les haurs. La trouille c'est ça qui une autre trouille une autre trouille c'est d'être celui ou celui en l'occurrence qui sera celui qui fera la passation de pouvoir avec Jordan Bardella. Oui, qu' dit Sébastien le sénateur il y a quelques jours que Gabrial le budget le budget la fiscalité la fiscalité qui est la plus forte de France le budget du monde monde du monde du monde la le budget non la question c'est quelle est la position du gouvernement sur les vous avez dit déjà que ce qui était débattu en ce moment à l'assemblée n'était pas du fait du gouvernement de facto c'est pas la copie définitive c'est ça que je dis ça c'est quand même important mais vous entendez bien aussi le fait que on on a l'impression qu'on se dirige vers un débat où il y aura pas de vote à la fin parce qu'on arrivera pas à tenir les temps et une fin ce sera la copie du gouver gouvernement qui sera retenu avec des amendements socialistes nous dit-on.

Donc en fait on sà moi j'espère que il y aura un vote. Un vote ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on a eu le temps d'examiner en effet tous les amendements.

On a laissé le maximum de temps possible. Vous avez vu qu'ils ont siégé les weekends de manière à garantir qu'il ait tout le temps nécessaire au débat parlementaire. Donc ça c'est bien.

D'ailleurs, les débats étaient de bonne tenue. On peut après approuver ou désapprouver ce qui s'est passé mais on peut pas dire que les débats étaient mal tenus. Il y a eu des vrais débats, il y a eu des vrais débats de fond.

Il y a eu des choses qui ont été rejetées de manière définitive. ce qu'on s'est dit sur la taxe du acolytes de la taxe duman. Il y a des choses qui ont été adoptées par ailleurs.

On verra aujourd'hui sur la suspension de la réforme des retraites en effet ce que les uns et les autres décident de faire. Je comprends qu'on se retourne à l'équation où le RN vote pour, LFI vote contre. Je suis pas sûr que là non plus ça aide à la clarté des débats et des intentions des uns et des autres.

Donc on verra ce qui va se passer sur la suspension de la réforme des J'entends cette petite musique que vous dites ce matin. Rien n'est fait et cetera. Rien n'est fait, rien n'est voté comme pour Oui, j'entends bien mais c'est pas ce que j'entends depuis un mois en fait.

C'est pas exactement ce que j'entends. C'est assez étonnant d'ailleurs votre de de d'entendre ça parce que depuis je rappelle juste comment fonctionne en débat parlementaire. Cirque.

Alors tout ce qu'on fait tout ce qu'on voit là depuis un mois c'est du cirque. Non ça veut dire que non. Le débat parlementaire a toujours été construit, vous le savez bien, de cette manière-là.

On discute d'abord à l'Assemblée, on discute ensuite au Sénat, soit les deux arrivent à se mettre d'accord, ça repart à l'assemblée. Donc ça veut dire qu'il y a des débats qui aujourd'hui n'ont pas été purgés, n'ont pas été au bout et que pour l'instant on peut pas dire parce que ça a été voté en première lecture à l'Assemblée, veut dire que nécessairement ce sera ça qui existera à la fin. Bon, dernière chose, puisque vous êtes ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes euh et des luttes contre la discrimination, euh moi j'ai toujours le sentiment que c'est vraiment euh la plus grande des batailles euh pour les femmes d'avoir le même salaire euh que les hommes, évidemment à poste euh égal et et et alors j'entendais ce matin Samuel Finci qui fait effectivement nuançait peut-être ce qu'on avait entendu sur les 14 % les femmes moins payées que les hommes.

Il parlait d'un écart brut qui existe parce que les femmes et les hommes, disaient-il, hein, ne font pas les mêmes métiers. C'estàd que les hommes se dirigent davantage vers la finance ou l'ingénierie, par exemple, et que les femmes vont plus vers le droit, l'enseignement ou les métiers du soin où ces métiers sont moins rémunérés. C'est ce que je comprends.

Et quand on on on compare vraiment l'INC, c'est une note de l'INC à poste et temps de travail équivalent poste et temps de travail équivalent, la rémunération, la différence n'est plus que de 4 %. Voilà. Donc c'est ça 14 % c'est l'écart moyens mais qui prend pas en compte le temps de travail.

Alors les femmes travaillent plus à temps partiel ce qui est un sujet quand c'est subi versus quand c'est choisi et parce qu'on a un sujet d'orientation dans les filières parce que c'est pas normal c'est pas dans la loi tout simplement. Alors, c'est dans la loi. La question de l'égalité salariale, elle est dans la loi.

La question des sanctions, quand ça n'est pas respecté, c'est dans la loi. La France, on a été le premier pays en Europe à créer un index pour mesurer l'écart de rémunération entre les femmes et les hommes. Pour garantir, par exemple, qu'une femme, quand elle revient de congé maternité, elle voit pas sa carrière interrompue parce qu'une femme qui revient de congé maternité, elle continue à avoir des droits et elle doit évidemment pouvoir en bénéfier.

Donc ça c'est dans la loi. Les sanctions elles sont prises. Elles vend jusqu'à 1 % de la masse salariale des entreprises.

Donc c'est quand même des sanctions qui sont importantes. Mais après, il y a pas que ce qui est dans la loi. Quand on parle de la question des filières et Samuel Fis a raison.

On a aujourd'hui une surreprésentation des hommes dans certaines filières et une sous-représentation des femmes dans certaines. C'est pas ça ce qu'on veut. Ce qu'on veut, c'est qu'il y a plus de mixité, que chacun soit libre de faire ses propres choix.

On a aujourd'hui des jeunes femmes qui réussissent en général mieux leurs études d'ailleurs que les jeunes hommes, ce qui a un sujet d'ailleurs hein dans notre pays et pour autant ensuite elles disparaissent. On voit que sur la question des carrières, de la mobilité professionnelle, des évolutions, des types de métiers, ben malheureusement ensuite progressivement plus la pyramide se resserre et moins on est de femme. Donc il y a ce que la loi aucune femme je crois n'est PDG du CAC 40.

On en a que trois. Donc assez modeste. C'est quand même assez modeste.

Là, il y a une femme qui vient d'être nommée à la tête de la poste notamment. Donc on progresse mais ça n'est pas normal qu'on ait ce sous niveau de représentation aujourd'hui des femmes. Donc les filières par exemple quand on dit qu'il faut renforcer la question de l'enseignement scientifique, c'est bon pour notre pays de manière générale parce que quand on parle de souveraineté matin, midi et soir, si on n pas les hommes et les femmes qui vont permettre d'être dans ces métiers, de toute façon, on sera toujours dépendant des autres. et parce que singulièrement on manque de femmes.

Euh quand vous parliez de la réussite des femmes, euh il y a un exemple assez extraordinaire que que j'ai cité plusieurs fois dans une faculté de médecine en juin dernier euh dans un concours de médecine. Les 40 premiers les 40 premiers c'était 38 femmes 38 filles 38 jeunes femmes c'est quand même extraordin sache réussir ça je pense que elles ont la démonstration sur les 4è dernière question pourquoi lorsque les femmes investissent massivement une profession pourquoi cette profession est-elle dévalorisée sur le plan financier parce que aujourd'hui dans un certain nombre de ces métiers notamment toutes les filières du soin point les filières d'accompagnement, les filières, tout ce qu'on dit, les métiers essentiels, dans beaucoup de ces métiers essentiels, ce sont des femmes. Ce sont des femmes auprès de nos enfants, sont des femmes auprès de nos personnes âgées.

Or, ce sont des métiers qui aujourd'hui sont insuffisamment valorisés d'un point de vue salarial. Donc, il y a là aussi ce que l'État doit faire en terme de rémunération, de revalorisation de ses métiers, mais il y a aussi ce que la société considère. Combien est-ce qu'on considère qu'on doit payer quelqu'un qui garde son enfant, qui prend soin de nos parents ou de nos grands-parents, de personnes en situation de handicap.

Pourquoi est-ce qu'on considère par exemple normal sur la question du handicap, vous savez sur la question des aidants ? Celles et ceux qui viennent au-delà de leur vie professionnelle accompagner un parent malade, un enfant en situation de handicap, c'est 80 % de femmes. C'est 80 % de femmes.

Pourquoi est-ce que la société accepterait l'idée que nécessairement quand il y a un enfant en situation de handicap, c'est forcément la femme qui doit mettre en parenthèse entre parenthèses sa carret ou l'accompagner ? Non. La société doit faire en sorte que cet enfant soit pris en charge, soutenu et que l'ensemble de la famille le soit et que ça se fasse pas au détriment de la femme en en permanence.

Ben merci vraiment merci beaucoup. Euh et et je le répète hein, vous n'êtes pas responsable loin de là de tout ce qui se passe en France et au contraire l'engagement l'engagement que vous avez pris notamment pour lutter contre l'antisémitisme me paraît un engagement majeur surtout dans la société d'aujourd'hui et à tenir. Merci beaucoup vraiment merci d'avoir été dans ce débat mais je retiens que j'avais raison et ça c'est pas mal rien que pour ça j'ai bien fait de venir mais mais vous mais les femmes par définition ont toujours raison j'ai vraiment bien fait de venir dire courage [rires] ça non mais mais non mais c'est moi je je vous finir làdessus il faut il mais c'est une voilà la femme est l'avenir de l'homme.

Yeah.