Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLe Média (sur YouTube)· 2 avril 2019 35 min

MACRON S'ATTAQUE AUX FONCTIONNAIRES, COUP D'ARRÊT À LA CASSE SOCIALE ET LE TÉMOIGNAGE DE MARION

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonsoir à toutes et à tous je suis ravi de vous retrouver pour ce nouveau numéro de l'autre 20h au programme ce soir la chronique échos henri sterdyniak reviendra sur la casse programmée de la fonction publique vous retrouvez ensuite un face calmes du sénateur pcf pascal savoldelli il expliquera comment la chambre haute du parlement français a retoqué une nouvelle ruse macro nien pour contourner le droit du travail en deuxième partie de soirée vous retrouverez notre interview de virginie crécy elle a reçu marion mère de famille violentée par la police pendant l'acte 18d gilet jaune les fonctionnaires ne seront ils bientôt plus qu'un lointain souvenir la réforme de la fonction publique promise par emmanuel macron est en marche l'économiste atterré henri sterdyniak décrypte les dessous d'un projet de démantèlement de la fonction publique c'est la chronique échos le gouvernement à annoncer une loi de transformation de la fonction publique cette loi est une nouvelle étape dans le projet des classes dirigeantes réduire le nombre de fonctionnaires privatiser tout ce qui peut l'être mettre en cause le statut de la fonction publique cette loi c'est une nouvelle étape dans le projet des classes dirigeantes il faut réduire le nombre de fonctionnaires il faut privatiser ce qui peut l'être mettre en cause le statut de la fonction publique remplacer des emplois de fonctionnaires par des emplois précaires mal payés et surtout il faut briser ce qui fait l'essence de la fonction publique française la capacité d'être au service de la nation et des citoyens l'autonomie par rapport au gouvernement la déontologie du service public le projet de loi a fait l'unanimité contre lui des syndicats de la fonction publique le contentieux entre les fonctionnaires et les gouvernements successifs et lourd depuis 2010 'l'indice des salaires de la fonction publique est pratiquement bloqué et ne suis pas l'inflation ainsi depuis 2000 son pouvoir d'achat a baissé de 18% cela pèse tout particulièrement sur les jeunes en début de carrière emmanuel macron a proclamé son objectif réduire de 120000 les effectifs de la fonction publique drôle d'objectifs quand il manque en france plus de deux millions d'emplois quand les besoins en personnel sont criants dans les hôpitaux les maisons de retraite l'enseignement supérieur la justice la réforme vise à appliquer au secteur public les reculs de droits sociaux déjà imposé aux salariés du secteur privé le titre a réduit fortement le nombre des instances de dialogue social et donc du représentant du personnel il diminue aussi le rôle les syndicats n'auront plus voix au chapitre dans les décisions de mutation ou de promotion ils ne pourront plus intervenir directement contre les décisions injustes que ce soit pour des cas individuels ou des problèmes collectifs le texte augmente le pouvoir des managers sur leurs collaborateurs puisque c'est les termes utilisés maintenant il augmente le poids dans les hausses de rémunération de l'appréciation du mérite du fonctionnaire fait par son manager il généralise l' embauche par contrat sachant que les contractuels représentent déjà 20 % des emplois publics il ouvre la possibilité de confier des postes de direction à des non fonctionnaires rien ne garantit que ces personnes auront les compétences nécessaires qu'elles ne seront pas nommés par copinage ironie du sort le conseil d'état vient de censurer la nomination de philippe besson comme consul de france à los angeles sachant que sa seule qualité était en fait d'avoir écrit un ouvrage de courtisans sur emmanuel macron rien ne garantit surtout que ces personnes qui feront des allers et retours entre le public et le privé auront bien le sens du service public qu'elles défendront bien l'intérêt du public et non pas les intérêts de leurs entreprises passées ou futures une telle disposition est totalement décourageante pour les fonctionnaires dont les possibilités de promotions sont ainsi réduites le texte crée des contrats de projet une personne serait embauché pour un travail bien précis pour un contrat de 1 à 6 ans sans aucune possibilité d'accéder un contrat à durée indéterminée faut-il étendre la précarité de l'emploi au service public l'article 26 instaure un mécanisme de rupture conventionnelle dans la fonction publique ainsi l'administration pourra faire pression sur un agent pour qu'il quitte la fonction publique outre une certaine indemnités le texte prêt par le rétrécissement du secteur public il s'agit de supprimer des postes de fonctionnaires en prévoyant pour les personnes concernées des indemnités de chômage ou une formation pour exercer un nouveau métier ou la poursuite de l'emploi dans le service privatisé à condition bien sûr que les nouveaux dirigeants l'acceptent faut-il organiser la privatisation des services publics quand ceux ci sont souvent plus efficace et moins coûteux que le privé toutes ces dispositions témoigne avant tout du peu de considération du gouvernement pour les fonctionnaires elles sont particulièrement démobilisatrice pour tous les agents du service public c'est la réforme inverse qui aurait été nécessaire c'est-à-dire une convergence vers le haut du privé vers le public la stabilité de l'emploi est partout nécessaires pour inciter les salariés à s'investir dans leur emploi pour inciter les entreprises à faire progresser leurs salariés les aider à s'adapter à de nouveaux métiers dans les deux secteurs la hiérarchie des statuts et des salaires devraient être réduites enfin et surtout les salariés du privé devraient avoir une certaine autonomie la possibilité d'intervenir dans les décisions de leur entreprise pour préserver la qualité des produits et des services et donc les intérêts des clients ou des usagers le 26 mars les sénateurs gauche et droite confondues ont retoqué l'article 20 du projet de loi sur l'orientation des mobilités un projet de loi taillé pour les grosses plates-formes pascal savoldelli sénateurs pcf du val de marne vous explique pourquoi cessons face calmes là l'homme et à la loi d'organisation des mobilités donc c'est à dire les mobilités c'est tout ce qui touche aux transports donc l'article 20 qui a été supprimée par le sénat n'avait rien à faire d'ailleurs dans cette loi d'organisation des mobilités il avait déjà été proposée dans le cas de la loi travail ce qu'on appelait l'amendement tâche et du nom de son député quel est le vice caché de ce fameux article 20 que le sénat a rejeté mais le vis de cet article c'est qui contourne et mêmes je pourrais dire plus que contourner il renvoie à plusieurs de dizaines de milliers de jeunes là en dehors du droit du travail et cet article posait la question d'une charte une charte ça veut dire qu'elle est discutée est proposée par chaque plateforme numérique de travail en dehors des questions du code du travail donc avec des mots bien pensés comme quoi évidemment faudra avoir un salaire digne des conditions de travail correctes etc etc sauf que derrière pourquoi je pourquoi nous avons très largement refusé cet article 20 c'est que tout individu ayant une activité doit avoir une protection sociale doit avoir un minimum de droits sociaux voyez bien payé je vais prendre un exemple bien payés c'est pas pareil que salaire minimum et l'ensemble des salariés en france ont un salaire minimum alors que là on parle de voiliers rémunération digne voyez à tout un langage d'une sorte de vocabulaire du bien pensé et s'est présenté comme le nouveau monde puisqu'il on nous présente ces évolutions comme le nouveau monde moi je vous rappelle qu' il n'y a pas de nouveau monde dans cette approche de l'article d'un parce que qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire qu'aujourd'hui déjà des dizaines et des dizaines de milliers de jeunes qui livre des repas ou d'autres objets ou qui transportent d'autres objets vont être des salariés déguisés et ils sont déguisés il faut dire la vérité puisqu'ils ont bien une subordination il ya bien quelqu'un qui leur passe qui leur donnent des ordres et qui vérifie que leur travail est effectué donc c'est des salariés déguisés et la cour de cassation par exemple à trouver avec le les décisions qu'elle vient de prendre au mois de décembre vient de faire de la démonstration qu'il y a des salariés déguisés take it easy vous avez entendu parler de cette affaire là ça a été vrai après sur le champ social sur la question du ber aussi donc voilà il ya déjà des plateformes numériques de travail qui ont été maintenant sanctionné d'un point de vue juridique comment c'est fait la jonction entre gauche et droite contre cet article de loi pourquoi d'abord et du fait des travailleurs et des travailleuses des plateformes numériques de travail parce que par les réseaux sociaux par leurs actions ça fait un moment qu'ils dénoncent des injustices si l'illégalité rappelez-vous celui qui avait eu cet accident a à bordeaux qui avait aucune couverture sociale etc donc il ya eu une mobilisation sociale des travailleurs et des travailleuses d'aider des plates formes de travail après au sénat ya le travail que nous avons fait nous notre groupe communistes écologistes citoyens ou là on a alimenté des éléments venant d'expériences faites sur le terrain il ya des commerçants des restaurateurs qui attire l'attention des élus et ça c'est extrêmement important des élus de droite je pense qu'aussi dans le monde de la droite il y à des femmes et des hommes de droite qui ne sont pas forcément des des adeptes effrénée de l'ultra l'ultra l'ultralibéralisme voilà et qui sont sur un rapport capital-travail voiliers se rapporte la pital travail il ya l'entreprise mais l'entreprise n'a de richesse que par la force de la valeur ajoutée que donne du travail à des jeunes des travailleurs et des travail des travailleuses quoi et donc je pense que là dessus la droite a compris aussi cet enjeu faut-il croire que sur ce sujet la république en marche et plus à droite que la droite ce mouvement en marche qui est un mouvement qui est pas si citoyenne ça d'ailleurs c'est un mouvement qui est lié affiliés adoubé et sous le contrôle d'un homme quel président de la république c'est très différent des autres formations politiques je pense qu'ils sont dans un aveuglement ultralibéral aveuglement faut tout libéraliser et là je pense qu'il se trompait et c'est grave parce que ils portent souvent la question du nouveau monde c'est un nouveau monde vivre avec les aspects contemporains mutations de la société si vous me demandez que demain toute une série de marchandises et de produits soient acheminés par circulations douces et qu'on fasse reculer notre société carbonées et c'est bien évidemment ça ses contemporains c'est le nouveau monde donc avec les livreurs là par exemple on est sur une activité prônant les circulations douces et l'absence de carbone mais de l'autre côté il faut pas nous mentir ce n'est pas le nouveau monde parce que qu'est ce qui se passe aujourd'hui pour ses travailleurs et ses travailleuses des des plateformes c'est exactement ce qui se passait avant 1919 c'est ce qu'on appelle travail à la tâche 1919 c'est la date où le mouvement salariale et le mouvement ouvrier obtient la première fois la journée dès 8 heures c'est l'avènement du salariat est là donc on nous présente quelque chose de nouveau qui en fin de compte à un retour en arrière sur l'émergence du salariat français le combat contre cet article 20 est il définitivement gagné même si c'était voter à l'assemblée nationale de toute façon il ya inconstitutionnalité puisqu'à un moment un amendement ne peut pas être retenu à partir du moment qu'il est hors sujet du projet de loi voilà ça c'est là la réponse parlementaire que je voulais amener ici après il faut continuer continuer à des mobilisations donc pour ma part moi je vais continuer un tour de france donc de rendre dans plusieurs grandes villes même y compris à bruxelles parce que je pense qu'on pourrait obtenir un état des lieux au niveau européen de la libéralisation de ses activités et puis 7-7 exploitation des jeunes par certains donc est de trouver voyez un socle de protection sociale et couverture sociale et droit social harmonieux à l'échelle de l'europe voilà parce qu'il n'ya pas qu'en france que évidemment se développe c'est plate forme numérique de travail avec des aspects de domination d'exploitation et d'aliénation pour ma part avec mon groupe et nous et nous irons travailler avec tous ceux qui le souhaitent nous allons préparer un projet de loi que nous soumettrons au sénat sur la question des droits des droits des travailleurs et des travailleuses des plateformes numériques de travail vous imaginez ce que ça veut dire si demain on laisse passer ça si on laisse la situation actuelle demain on va habitués les générations à venir à dire tu peux avoir une activité faut pas confondre royer emploi et travail ce qui n'est pas du tout la même notion et puis bah écoute ah les congés maternité les congés ceux ci les congés cela la protection sociale ou tel rapport à telle maladie curable incurable on va être de la marchandise voyez c'est pour ça que j'y mets de la passion aussi parce que derrière il ya une déshumanisation de l'activité professionnelle et du travail l'autre 20 heures c'est fini pour aujourd'hui n'oubliez pas le média est indépendant pour que l'on continue à exister vous pouvez toujours faire un don ou devenir socios ne bougeait pas car tout de suite vous avez rendez vous avec virginie crécy pour la deuxième partie de soirée elle a recueilli le témoignage de marion mère de quatre enfants venus manifester pour l'acte 18d gilet jaune et les policiers l'ont violemment interpellé s'en sont suivis 24 heures de garde à vue dans des conditions déplorables tout de suite son autre interview bonne soirée [Musique] bonjour marion merci d'être sur plateau du média vous voulez de bretagne nous est coiffeuse à domicile vous êtes la mère de quatre enfants de 18 16 13 et deux ans et demi vous êtes gilet jaune et vous avez été violemment interpellé samedi 16 mars sur les champs-elysées vous avez passé 24 heures de garde à vue dans des conditions vraiment déplorable avant de rentrer plus en détail dans ce qui vous est arrivé depuis quand êtes-vous gilet jaune depuis le début du mouvement depuis le 17 novembre concrètement après je pense qu'on est tous plus ou moins depuis quelques années en sachant que mon abo travailler pour payer nos factures arrivent à un moment voilà on voit pas l'issue donc alors le 16 mars l'acte 18 l'appel s'étaient tous à paris vous étiez comme des demies de gilet jaune et vers 17 heures vous vous trouvez au 75 avenue des champs elysées et là vous êtes violemment interpellé comme on peut le voir sur ces images est-ce que vous pouvez nous raconter un peu plus en détails ce qui s'est passé pour vous à ce moment là mais en fait j'ai je marchais sur le trottoir je n'avais pas de gilet jaune j'étais pas armés je présentait aucun danger pour qui que ce soit et j'ai été violemment projetée par un par les forces de l'ordre avec un bouclier donc j'ai été mise à terre et de là ils m'ont interpellée en fait ils m'ont sauté dessus et m'ont interpellé alors combien de temps est-ce que ça a duré parce qu'il ya beaucoup de d'image concert clé de cette interpellation qui a duré certaines 2009 donc pendant un muscle et voilà pendant 20 minutes ils essayent de vous interpeller vous savez pas pour quel motif donc finalement il arrive évidemment à vous interpeller un autant qu'ils sont vous êtes menotté sur les champs-elysées et là combien de temps que vous attendez à peu près une heure et demie et vous êtes avec d'autres d'autres personnes la première heure je suis toute seule en fait au milieu du cordon de ces deux des forces de l'ordre et donc dans les jets de projectiles de lacrymo et tout ce qui s'ensuit donc aucunement protégé pendant cette heure là en fait j'ai essayé de comprendre ce qui m'arrivait et je me suis pas forcément laisser faire au niveau de la parole en tous les cas j'ai été insultée humiliée et à chaque fois je rétorquais en fait il prenait ma capuche il met tout fait et ils m'ont étrangler à plusieurs reprises on peut le voir sur des photos et effectivement quand vous dites et insulté qu'est-ce qui vous ont pas donné d'informations sur pourquoi et vous arrêtez donc aucunement et est-ce qui vous voyez vous tutoyez oui tout le temps le tutoiement et qu'est-ce qui vous ont dit concrètement à plusieurs reprises en fait j'ai été insultée de kaunas de [ __ ] qu'il fallait que je reste à faire la vaisselle chez moi et voilà on met ça a duré c'était indéfiniment quoi donc là il vous après vous avoir menotté il vous emmène au commissariat du 5ème arrondissement oui et là alors les policiers n'arrivent pas à vous enlevez vos menottes non ce que vous pouvez nous raconter pourquoi mais en fait il n'ya pas de clé personne n'a la clé donc tout le monde s'interroge savoir déjà qui m'a mis les menottes et pourquoi des clés n'étaient pas ne correspondait pas aux menottes et donc à la suite de ça ils ont regardé qui m'avait qui m'avait interpellé en fait kim avait menotté et c'était un gendarme apparemment et donc ils ont décidé de demander à gendarmerie du cinquième pour pouvoir trouver des idées donc on est monté dans le véhicule de police avec deux officiers de police du 5ème et sur la route en fait ils ont reçu dans la voiture et ils ont reçu un appel du commissariat du 5ème en disant que le gendarme en question en fait était arrivé au commissariat donc nous v'la reparti au commissariat et quand on arrive en connaissez rien en fait c'était une fausse information il y avait personne en fait qui était arrivé donc on a encore attendu ils ont essayé avec une épingle à nourrice les ouvrir chaque personne qui arrive est essayé avec leurs clés en fait mais bon ça correspondait absolument pas et donc à la suite de ça ils ont décidé de m'emmener au sénat et du cou donc nous voilà repartis enfin autre temps entre temps je leur ai dit que ma force de toucher les menottes que j'avais dans le dos quand même que ça commençait vraiment à céret et que ça me faisait mal j'étais jeune c'était complètement vrai est donc là il y avait déjà plus d'une heure qui était passé à l'arrivée du commissariat et donc ils ont ils ont pris la décision avec une pince monseigneur de couper en fait la chaîne qui avait entre eux des menottes pour que je puisse vraiment avoir les mains libres et sur l'avant quoi et de là donc on est reparti avec le véhicule de police en direction du sénat est arrivé au sénat en fait le gendarme a cru que c'était moi qui avait cassé les menottes donc j'ai encore pris ça sur le ton de la plaisanterie parce que bon j'étais pas je n'étais pas dans mon meilleur élément on va dire et de la donc sa collègue m'a expliqué ce qui s'était passé plus ou moins et en regardant les menottes il a vu qu'il y avait des initiales en fait marqué dessus et que et donc il en a déduit que les menottes n'étaient pas conformes ni homologué donc que la personne qui m'avait menotté s'était déjà servi de ses menottes et en avait racheté d'autres en fait sans les déclarer donc il y avait pas de clé donc là vous mais noté plus depuis plusieurs heures et les policiers décident de vous couper littéralement et menace en retour du commissariat il n'y avait pas le choix quoi donc ils vont couper avec la pince monseigneur il faut couper les menottes non non vous avez vos réflexes malgré ce qui est en train de vous arrivez vous filmer la scène comment est-ce qu'ils réagissent des policiers bah en fait eux ont commencé à filmer donc parce que sur la vidéo on voit que la deuxième note en fait la première le notent ils avaient déjà commencé à eux à chimay et puis il trouvait ça drôle quoi et ils sont où c'est vrai avec leur téléphone ils sont tous mariés ils ont trouvé ça drôle et du coup je dis pas je vais prendre mon téléphone vu que j'ai toujours mon téléphone en ma possession et donc il n'était pas d'accord que je filme donc quand ils ont fini par me délivrer en fait de ses menottes ils m'ont demandé d'effacer la vidéo donc ce que j'ai fait et en fait dans mon téléphone j'avais une corbeille donc la vidéo j'ai pu la récupérer mais sans le savoir quand je savais pas que j'avais une corbeille mais du coup j'ai pu récupérer cette fameuse vidéo après cet événement on sait pas comment le qualifier vous êtes placé en garde à vue avec quatre autres femmes dans une cellule qui fait à peu près combien de mètres carrés doit faire 1 4 m 3 mètres carrés at war 3 4 mètres carrés et là est-ce que vous discutez avec les autres femmes ce sont des gilet jaune mois elle au début pas trop parce que j'étais un peu perdu en fait j'étais un peu perdue par déjà les odeurs nauséabondes qui avait dans la cellule par l'abe auxerre qu'il irait n'y avait pas de fenêtre avait pas de deere il ya veille avait rien en fait quoi j'ai jamais fait de garde à vue donc forcément c'est toujours impressionnant et là on se rend compte qu'on est vraiment l'or et on se demande ce qu'on fait là quoi donc je suis resté way plus de deux heures debout au milieu de la cellule sans rien toucher ce que j'étais vraiment papa monde du tout quoi et finalement vous vous parlez avec certaines dames 6 1 avec vous et elle vous explique pourquoi est ce qu'elles sont et goscinny vous rendez compte que vous n'êtes pas seul en fait qu'est-ce qu'elle vise ces fameux bain deux d'entre elles étaient là parce qu'elles sont fait interpeller en fait la sortie du métro à n'était pas du tout dans la manif et et du coup elles ont été arrêtées enfin pour être arrêter tout simplement quoi donc là vous passé 24 heures en garde à vue vous êtes interrogé à plusieurs reprises par la police judiciaire dans un premier temps qu'est-ce qui vous demandent en fait il me demande pas ce qui s'est passé pourquoi j'ai est interpellé et mon avocat m'avait conseillé de ne rien dire donc j'ai rien dit et la caisse qui est qu'est-ce qu'il vous qu'est ce que vous dites que cette c'est dans votre droit de ne pas parler sans la présence de votre avocat et vous expliquer que on vous remet un cellule et qu'on vous réinterroge toujours appelé judiciaires qui auraient interroge par la suite avec une autre foule de mon sac un autre un moteur de mon sac les images et les mots de sakba il y avait un drapeau breton il y avait des gâteaux et puis voilà quoi des cigarettes mon chargeur téléphone phare rien de chez rien quoi et là comment se passe ce deuxième interrogatoire très bien très bien y'a pas ce niveau là il n'y a pas de souci je suis tombé sur une personne assez assez sympathique et compréhensibles sur certains points là donc il essaie en pleine nuit vous êtes interrogés et vous allez dormir dans cette cellule on était à 5 dans la cellule avec trois matelas et de couvertures et comment est-ce que ça se passe c'est difficile c'est difficile on a on a assemblé les matelas en fait et les couvertures et on s'est serré les unes aux autres quoi alors que vous connaissiez absolument maintenant vous avez gardé contact avec séverine way qui sont sortis aussi 56 eur vous savez pour quel motif es qu'elle était la seule à la loi c'est beaucoup le cas on voit beaucoup de gilet jaune ou de manifestants qui se retrouvent désormais garde à vue sur des motifs qui restent assez assez vague alors vous passez donc la nuit en garde à vue toujours vous êtes réinterrogé par la police judiciaire le lendemain matin donc le dimanche 17 entre temps à 3 heures du matin j'ai été on m'a demandé d'aller faire des mes empreintes les photos et le test adn donc on vous a d'abord interrogé à une heure du matin et vous a ramené en cellule on s'endort nous a réveillés voilà à trois heures dans ma part mon nom sans votre prénom ouais et là vous acceptez de faire ces tests sauf le test adn et là je me fais remonter les bretelles en disant que je risque est gros et que avec sade et se retourner contre moi si vous refusez de l'air de la terre sa démo n'est pas très belle est ce que vous avez pu parler à votre avocat jeudi entre temps oui je l'aï lu en soirée et qu'est ce qui vous a dit vous a rassuré ben c'est un passage assez flou pour moi parce que en fait j'ai répondu à ces questions ça m'a pas forcément rassuré parce que ça m'a fait me rencontre faite de là où j'étais vraiment court et que et que ça allait durer quoi donc là à 3 heures du matin on vous remet cellules et on vous réveille ensuite vers killer le lendemain mais de 6h30 18h45 je pense que vous n'avez pas dormir maintenant et la nouvel interrogatoire rebelote et là qu'est ce que ce qu'on vous dit puisque ça fait déjà deux fois qu'on vous interroge fait déjà dans toute la soirée et une partie de la nuit et le lendemain matin tout ce qui était parce qu'avec quatre ou cinq cellules et même celle de ma cellule en fait on était plusieurs fois interrogé on allait les chercher enfin c'était que des allers retours pendant des heures et des heures c'était tout le temps on savait pas ce qui allait se passer il y en a qui se faisait sortir de la cellule pour aller simplement dans l'accueil en fait et qui revenait enfin c'était on comprenait rien encore et là vous avez par d'information vous savez pas chômé l'entente allait rester on avait beau demander en fait aux policiers il y en a qui nous envoyer balader et d'autres qui essayait de fin qui était pour la communication mais qui savait pas en fait que c'était pas eux qui décident est que qui comprenait notre situation mais que c'était comme ça donc donc voila quoi donc vous donne à manger quand même ouais ouais qu'est ce que vous donne à manger par curiosité une timbale de rim et des mérites méditerranéen froid voilà et on va boire des verres donc c'est compliqué aussi pour aller aux toilettes c'est compliqué aussi vous devez demander on le voit on doit attendre entre les demandes c'est on est on est on est on est traités comme des criminels en fait quoi alors là à 6 heures du matin donc on vous réinterroge toujours par la bolivie n'y sert et comment se passe ce troisième interrogatoire difficilement la personne qui m'a interrogé a été je faisais tout pour impressionner en fait pour jouer sur le fait que j'avais des enfants que j'avais rien à faire là et qu' il fallait que je lui ouvre mon téléphone et que je fasse le test adn et que je fasse ma déclaration si je voulais sortir en sachant que pas que pour moi c'était hors de question en fait que ça se passe de cette façon là quoi donc à partir du moment où on s'oppose à eux c'est là où on a beaucoup d'intimidations quoi alors que c'est je rappelle tout à fait dans votre droit de ne pas parler aux tâches et sans votre avocat ça fait trois fois qu'on interroge donc là vous sortez votre téléphone ouais et est ce que vous leur donnez vous leur donner accès votre téléphone alors j'ouvre mon téléphone et je savais que j'avais encore la possibilité de les teindre en fait et quand j'ai ouvert le téléphone j'ai vu les messages à mes filles est en fait là j'ai craqué quoi complètement quoi et j'ai donné accès à mon téléphone donc ils ont joué ce qu'on peut dire sur le fait que d un livre à haute pression donc vous donner à contrecoeur si je comprend enfin contrecoeur oui c'était juste pour pour montrer que enfin je voulais pas le donner pour pas que eux et le dessus en fait sur moi parce que dans mon téléphone j'ai rien en fait j'ai ma vie privée est certes mais j'ai rien à cacher quoi femme n'avait rien de criminel en fait dans mon téléphone donc en fait ils allaient rien trouvé effectivement il faut absolument rien trouvé dans mon téléphone quoi donc il consulte tout même ce qu'il ya dans votre téléphone ça sur combien de temps tout ça dure dix minutes finalement et vous vous rendrez qu'est-ce qui voudraient rejoindre pendant les gardes non ils le gardent sous quel motif aucun motif et le garde saisi c'est tout vous l'avez récupéré depuis oui oui et ils vous remettent en cellule il avait près quelle heure là je sais pas si j'ai des relations du temps ouais bah on n'a pas à pas d'heure en faites quoi donc il n'y a pas de point du nul part quand on demande leur on alors une heure après donc c'est très compliqué en fait de s'orienter dans le temps quand on est enlevée de tout en fait donc finalement ils vous expliquent que vous êtes libérés ils vous convoque mois d'avril break est-ce que vous pouvez nous dire le motif ou rappel à la loi simplement simplement et là il dimanche à paris je rappelle que vous êtes bretagne oui vous êtes seul vous sortez du commissariat du 5ème arrondissement comment est ce que vous vous sentez très mal perdu et vous appelez vos amis mais qui vous étiez la manifestation mais vous découvrez les amis qui viennent de saint brieuc et lannion qu'ils vous ont attendu tout ce temps qui sont restés à paris et ils viennent vous chercher bon je vous ai donné un logement les vieillards chien je reçois dans les bras contente heureuse de voir des êtres humains des vrais digne de ce nom quoi donc là vous prenez la route ouais vous rentrez et comment vous sentez puisque imagine que d'accuser épuisé avec des émotions complètement confondues en fait est complètement perdu quoi et vos enfants je sais pas si vous voulez me parler ils vous ont demandé ce qui s'est passé on l'a on va raconter c'est compliqué pour eux c'est compliqué parce que ils savent que que je prends des risques et ils ont peur pour moi donc forcément quand on voit tout ce qui se passe ça peut faire peur alors aujourd'hui est ce que vous vous retournez manifester non vous avez peur ouais finalement est-ce que vous pensez que c'était l'objectif de votre interpellation je pencherais et c'est toujours gilet jaune toujours malgré ce qui s'est passé on suivra votre affaire mois d'avril merci d'être venu nous expliquer ce qui vous est arrivé ce qui arrive aussi à beaucoup de femmes gilet jaune qui sont interpellés sans motif apparent je vous remercie encore d'être venu et on vous souhaite beaucoup de courage je voudrais rappeler qu'il ya encore beaucoup de gilet jaune qui sont actuellement derrière les barreaux et vous pouvez signer la pétition que le média a lancé pour la listed et gilet jaune sur anestis gj point fr pour demander là nestea de tous les gilets jaunes interpellé arrêtés souvent sans véritables motifs merci marion d'être venu vous souhaite un bon retour beaucoup de courage merci