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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 25 octobre 2021 9 minAutoproduitFond programmatiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesNumérique

France 2030 : avec les salariés de l’usine Siléane à Saint-Etienne.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00inconnuFait
    « Beaucoup disaient ça va détruire des emplois. On a du coup beaucoup moins robotisé que nos voisins italiens ou allemands et on a détruit beaucoup plus d'emplois industriels parce que ces métiers ont été délocalisés. »
  • 4:00inconnuChiffre
    « France relance ce sont 10 000 PME qui ont été aidées, 8 500 avec ce programme direct et environ 2 000 avec d'autres aides qui ont permis d'aller dans ce sens-là. »
  • 8:00inconnuChiffre
    « on va mettre 800 millions d'euros sur le secteur d'activité qui est le vôtre, 400 millions d'euros pour aider la production, donc exactement votre segment »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Juste quelques mots à l'issue de ce parcours. Monsieur le Maire, Monsieur le Député, Madame la Préfète, on est, avec les ministres, parmi vous et heureux. Merci beaucoup de nous avoir accueillis parmi vous aujourd'hui et de nous avoir fait découvrir ce qui est votre quotidien.

Moi, je voulais simplement avoir quelques mots pour partager, je ne pense pas avoir à vous convaincre mais essayer d'expliquer ce que nous sommes en train de faire collectivement. D'abord, je pense que les métiers qui sont les vôtres, ceux de la robotisation, de la modernisation et de la transformation du processus industriel sont clés. Et c'est une vraie transformation de l'industrie sur laquelle on avait historiquement pris du retard, qu'on est en train d'essayer de rattraper à marche forcée.

La robotisation et la numérisation de notre industrie, c'est une bataille essentielle pour au moins deux raisons. La première, c'est que ça nous fait gagner en compétitivité, c'est-à-dire que, partout où on déploie ces machines que vous produisez, ces machines intelligentes, ces robots, on évite que de l'emploi soit délocalisé dans des pays à bas coût de main-d'oeuvre. Et, la meilleure démonstration, c'est que notre pays a eu ce débat dans les années 90.

Beaucoup disaient ça va détruire des emplois. On a du coup beaucoup moins robotisé que nos voisins italiens ou allemands et on a détruit beaucoup plus d'emplois industriels parce que ces métiers ont été délocalisés. Et donc on a un besoin de rerobotiser ou de rattraper ce retard, de numériser notre industrie, pour gagner en compétitivité.

C'est pour ça qu'on a fait ces suramortissements, qu'on a lancé beaucoup de projets pour aider à développer la numérisation, et j'y reviendrai aussi pendant la relance et pour France 2030. Puis le deuxième élément, d'ailleurs plusieurs m'en ont parlé tout au long du parcours, c'est que vous faites partie de la transformation des métiers de l'industrie, c'est-à-dire que vous enlevez de la pénibilité aux opérateurs du quotidien. Ça m'a été montré il y a un instant, y compris avec quelque chose que j'avais tellement de mal à faire moi-même en dix secondes donc quand les gens passent la journée à le faire...

Donc réduire de la pénibilité, c'est aussi permettre de maintenir des gens de manière plus confortable dans des emplois industriels, de faire leur métier au quotidien, d'avoir moins de troubles musculo squelettiques, d'avoir moins de maladies professionnelles, de pouvoir ensuite avoir une activité professionnelle plus harmonieuse et de vieillir en meilleure santé. Et donc, on en parlait avec Monsieur le Maire aussi tout à l'heure, c'est la meilleure politique de prévention. Pour ces deux raisons, et il y en a beaucoup d'autres, robotiser et numériser notre industrie est clé, surtout dans une logique où on veut pouvoir la relancer et réindustrialiser notre territoire.

Pour aider, ce qu'on a essayé de faire pendant la crise et en sortie de crise, et les ministres ont porté ce projet France Relance, c'est d'aider beaucoup de nos entreprises, petites, moyennes et grandes, à se robotiser. C'est pour ça que, vous le savez sans doute, on a aidé plusieurs de vos clients. Vous, vous n'avez pas été aidés directement mais certains dans le médical, dans le nucléaire ou ailleurs, ont été accompagnés dans le cadre de France Relance pour justement se robotiser et numériser, ce qui a permis de donner un coup d'accélérateur.

Et, par rapport aux arguments que j'entends souvent, France relance ce sont 10 000 PME qui ont été aidées, 8 500 avec ce programme direct et environ 2 000 avec d'autres aides qui ont permis d'aller dans ce sens-là. Donc ça veut dire qu'on a aidé environ un tiers des PME industrielles de notre pays. Jamais un programme n'a autant atteint sur le terrain pour justement qu'elles aillent aux trois quarts, même plus des trois quarts, se robotiser, se numériser, acquérir justement des machines intelligentes et des robots comme les vôtres.

Maintenant, on doit réussir à aller plus loin et développer encore davantage ces programmes. C'est aussi pour ça qu'on voulait être parmi vous aujourd'hui, pour un des aspects de France 2030. Parce que là on l'a aidé pour essayer de rattraper les choses, d'aider à robotiser et à numériser plus vite nos TPE, nos PME, nos entreprises de taille intermédiaire et nos grands groupes.

Maintenant, la clé, c'est comment nous on arrive à en produire davantage. Et au fond, vous pouvez être fiers, Monsieur le Maire et Monsieur le Député, on est ici dans une exception française parce que dans votre secteur, il faut bien le dire, la France avait perdu historiquement beaucoup de parts de marché et ce sont beaucoup d'autres pays qui avaient développé plus de machines outils et de robots. Simplement la machine intelligente, on a une chance en France c'est que sur les logiciels, sur tout ce qui fait la valeur ajoutée, on a encore une vraie compétitivité, et vous l'illustrez parfaitement.

Et donc, dans France 2030, on va mettre 800 millions d'euros sur le secteur d'activité qui est le vôtre, 400 millions d'euros pour aider la production, donc exactement votre segment, et aider des acteurs de la production de machines intelligentes, de robots avec du logiciel, de l'intelligence artificielle embarquée, pour essayer d'aller faire encore plus, encore mieux, gagner en innovation, gagner en inventivité. Dans les prochains jours, il y aura justement le premier appel qui sera lancé et qui permettra d'accompagner des entreprises comme les vôtres pour aller vers des projets encore plus complexes. Et on va aider évidemment des entreprises comme vous qui êtes, si je puis dire, déjà installées sur le marché ( vous avez une vingtaine d'années ), accompagner des startups, de la PME jusqu'au groupe installé, mais accompagner aussi, et je sais que c'est un modèle que vous développez beaucoup, des plateformes, c'est-à-dire aussi des laboratoires qui sortent des projets très innovants et des projets entre laboratoires et entreprises.

Donc 400 millions pour vraiment aider au développement d'offres nouvelles, de projets nouveaux et vous permettre d'aller plus vite et plus fort. Et on va mettre 400 millions dans France 2030 pour accompagner la transformation de sites industriels de manière massive, vers de la machine intelligente et donc, au-delà des projets de rattrapage qu'on a un peu essaimés partout sur le terrain, de se dire sur X, parce que je ne vais pas les prédéfinir mais il y a plusieurs dizaines de sites où on veut aller beaucoup plus vite et beaucoup plus fort, on va investir massivement pour aider vraiment au déploiement d'une vraie transformation industrielle. Donc voilà ce que je voulais vous annoncer ce matin en précisant le projet France 2030 qu'il y a une dizaine de jours maintenant j'avais exposé un peu comment on veut projeter le pays vers le futur.

Vous êtes au coeur du futur de notre industrie parce que notre industrie sera de plus en plus moderne, elle aura de plus en plus de composantes d'intelligence artificielle, de plus en plus d'innovations. Elle est à la croisée de laboratoires de recherche publics, privés, de grands groupes et donc c'est aussi pour ça que cette famille de robotisation et de modernisation sera au coeur de ce projet France 2030. Ce faisant, vous allez nous aider à penser la transformation de notre industrie pour les deux raisons que j'évoquais.

On pourra réindustrialiser la France grâce aux transformations auxquelles vous contribuez. On ne va pas réindustrialiser la France en redéveloppant l'industrie qu'on connaissait il y a 20 ou 30 ans. La nostalgie n'est pas bonne conseillère.

On va le faire en développant une industrie qu'on est en train d'inventer, de transformer, qui sera beaucoup moins pénible, qui pourra aller beaucoup plus vite, où on va aussi former les femmes et les hommes sur vos machines à faire d'autres tâches moins répétitives, qu'ils auront appris à votre contact aussi, où il y a beaucoup plus de valeur ajoutée. Voilà l'industrie de demain, celle qu'on appelle souvent l'industrie 4.0 mais au coeur de laquelle une entreprise comme la vôtre se situe.

Donc merci infiniment pour votre accueil aujourd'hui. Le message est le suivant : en relance, en sortie de crise, on a aidé massivement vos clients pour rattraper un retard. Maintenant, ce qu'on veut faire c'est prendre un temps d'avance, cette France d'avance du projet France 2030.

Et, pour prendre une France d'avance, il faut réussir à aller beaucoup plus vite et beaucoup plus fort sur le développement justement de ces machines intelligentes que vous produisez et c'est l'objet justement de ce programme que je voulais vous annoncer avec les ministres ce matin. Merci pour votre accueil, merci surtout pour le travail que vous faites depuis tant d'années et ce que vous nous avez présenté aujourd'hui et bon vent parce qu'on aura beaucoup de défis devant nous. Merci à vous.

France 2030 : avec les salariés de l’usine Siléane à Saint-Etienne. — Emmanuel Macron · Pourquijevote