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#Direct 🔮 Elisabeth Borne, invitĂ© du Grand Jury RTL - Public SĂ©nat - Le Figaro

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

GĂ©nĂ©rĂ©e par IA — peut contenir des erreurs. MĂ©thodologie

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 55 %Attaque 20 %Défensif 25 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Elisabeth BorneChiffre
    « je le précise, le prochain EPR, le PR2 sera mis en service en 2038. »
  • Elisabeth BorneChiffre
    « on dépense 80 milliards d'euros de plus qu'en 2017 dans la santé. »
  • Elisabeth BorneChiffre
    « je pourrais aussi dire qu'on a créé d'ors et déjà plus de 15000 postes de policiers et gendarmes supplémentaires »
  • Elisabeth BorneChiffre
    « on a voté plus de 60 textes en trouvant des compromis le plus souvent avec la droite mais aussi parfois avec la gauche. »
  • Elisabeth BornePromesse
    « moi je ferai tout pour empĂȘcher une victoire des extrĂȘmes Ă  la prĂ©sidentielle de 2027. »
  • Elisabeth BorneFait
    « Il se trouve que j'ai été ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche »
  • Elisabeth BorneFait
    « aujourd'hui le reste à charge pour les Français a baissé. »
  • Elisabeth BornePromesse
    « je suis pour un Septenaat unique et je suis pour que le premier ministre préside le conseil des ministres »
  • Elisabeth BornePromesse
    « c'est pour ça que je propose notamment d'avoir une dose de proportionnel qui facilite la recherche de compromis. »

ModÚle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le grand jury présenté par Olivier Bost. Bonjour à tous, bienvenue dans ce grand jury. Nous sommes en direct sur RTL et en direct également sur Public Sénat.

Vous pouvez nous regarder. Bonjour Ellisabeth Borne. Bonjour.

Vous ĂȘtes dĂ©putĂ© du du Calvados, ancienne premiĂšre ministre et vous sortez un livre RĂ©veillons-nous aux Ă©ditions Robert Lafond. Cette semaine, vous avez quittĂ© la direction de Renaissance en dĂ©saccord sur le fond et sur la forme, dites-vous avec Gabriel Atal. C'est un choix, un acte politique que vous faites juste avant l'annonce de candidature Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle de Gabriel Atal.

Pour 2027, vous prĂ©fĂ©rez pour l'instant amener des idĂ©es, rappelez aussi deux grands principes et vous revendiquer un droit davantaire sur le macronisme, nous allons en parler. Bienvenue dans ce grand jury Elizabeth Born. À mes cĂŽtĂ©s pour vous interroger Steve Jourdin de Public SĂ©natin et Jim JarassĂ© du Figaro.

Dans ce grand jury Ellisabeth Born, nous aurons une séquence 2027 bien sûr et une séquence dédiée au Parlement. Vous répondrez aussi à nos questions expresses. Le grand jury, l'actualité de la semaine.

Mais tout d'abord, l'actualité, il s'agit de faire face encore une fois au prix du carburant. Le gouvernement doit annoncer de nouvelles mesures, de nouvelles aides demain. Changer d'échelle, a dit le premier ministre Sébastien Lecornu.

Redoutez-vous, Ellisabeth Borne, une nouvelle spirale d'aide aux énergies carbonées ? Je pense que le gouvernement est trÚs attentif à pas rentrer, comme vous dites, dans une spirale. Mais euh moi, je suis élu d'une circonscription rurale et je peux vous dire que c'est trÚs difficile pour tous les Français qui doivent notamment faire des trajets longs pour se rendre au travail.

Donc je pense que des aides sont importantes pour les citoyens, elles sont aussi importantes pour beaucoup de secteurs économiques finalement qui sont affectés par cette flambée des prix des carburants et puis au-delà par la flambée de certains produits, les engrais, les plastiques. Donc il faut aller plus loin il faut aller plus loin sur les aides. Je pense qu'il faut effectivement protéger notre économie en ayant des aides ciblées.

Évidemment, compte tenu de l'Ă©tat de nos finances publiques, on va pas rentrer dans un nouveau quoi qu'il en coĂ»te, mais c'est important d'accompagner des secteurs Ă©conomiques et puis d'accompagner les françaises et les Français qui ont besoin de leur de leur voiture. Les caisses actuellement sont vides. La gauche propose de taxer par exemple Total Ă©nergie pour justement renflouer ces caisses ou en tout cas entretenir toutes ces nouvelles aides ciblĂ©es.

Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce qu'il faut taxer Total énergie aujourd'hui ? Alors, c'est un débat récurrent des des des bénéfices exceptionnels réalisés ces derniÚres semaines, ces derniers mois, je c'est un débat récurrent.

Je pense que il serait temps que chacun comprenne que Total fait des bĂ©nĂ©fices en dehors de France, que ses activitĂ©s en France sont Ă  peine Ă  l'Ă©quilibre et donc que c'est une voie qui ne fonctionne pas. Et je pense que la solution qui la voix de la taxation pour ĂȘtre la voix de la taxation ne fonctionne pas. Par contre, plafonner, encouragĂ© total Ă  poursuivre euh les le plafonnement de ses prix Ă  la pompe, ça c'est concret pour les Français et c'est une aide rĂ©elle.

On sera pas rattrapĂ© par cette histoire de taxation puisqu'on l'Ă©voque au niveau europĂ©en d'aller taxer des super profits pour rĂ©cupĂ©rer de l'argent. Oui, enfin je pense que on l'avait fait hein, je vous rappelle au moment de la crise inflationniste, de vouloir taxer ceux qui profitaient effectivement de cette flambĂ©e inflationniste pour faire des bĂ©nĂ©fices. On a vu que ça n'Ă©tait pas extrĂȘmement enfin que le rendement n'avait pas Ă©tĂ© tout Ă  fait Ă  la hauteur des espĂ©rances et c'est notamment parce que quand on fait des bĂ©nĂ©fices ailleurs, on est dĂ©jĂ  taxĂ© dans le pays concernĂ©.

Vous utilisez le mot profiter ? Marine Taudelier parle de profiteur de crise en en parlant de de monsieur Pouyan. Vous reprendriez ce ce mot ?

Je pense que c'est voilĂ , c'est des postures don dont il faut peut-ĂȘtre sortir pour se prĂ©occuper de proposer des solutions qui fonctionnent. Les solutions qui fonctionnent, c'est notamment par exemple le plafonnement des prix Ă  la pompe. Ensuite, je vous dis sur la fiscalitĂ©, il y a des rĂšgles international.

Quand on a des profits qui sont dĂ©jĂ  taxĂ©s dans un pays, bah ils ne peuvent pas ĂȘtre retaxĂ©s en France. Justement sur le plafonnement des prix, Patrick PouillanĂ©, donc le patron de Total, dit "Si l'État s'attaque au profit de Total Ă©nergie, et bien il cessera de plafonner ses prix." Comment vous interprĂ©tez cette position ?

Est-ce que c'est une forme de chantage de sa part ? Je crois pas que ce soit un chantage et puis je je pense enfin, Ă©vitons de rentrer dans des dĂ©bats. À la fin ce qu'on souhaite c'est des rĂ©ponses pour les Français.

Des réponses pour les Français. Elles ne passent pas par une remise en cause des rÚgles fiscales internationales. Euh sinon c'est ça n'est pas demain matin qu'on répondra aux préoccupations et aux difficultés de nos concitoyens.

Elles peuvent passer en effet par un plafonnement des prix Ă  la pompe et je pense que c'est la bonne mĂ©thode. Élisabeth Band, vous parliez de votre circonscription. On n'entend pas de d'expression de ral Ă  la hausse de ces prix.

Comment vous l'expliquez ? Je pense que ça n'est pas forcĂ©ment extrĂȘmement rassurant parce que on a des gens qui vivent dans la difficultĂ© qui sont un peu dĂ©sabusĂ©s peut-ĂȘtre. Bon, qui mesure aussi que le gouvernement euh ne peut pas grand-chose le la cause Ă©tant le blocage du D3 d'Ormous.

AprĂšs, il faut qu'on soit trĂšs vigilant sur le fait que ça ne se retrouve pas dans les urnes par un vote effectivement protestataire au moment des prochaines Ă©lections. C'estĂ -dire que les gens ne rĂąent pas contre le prix du pĂ©trole mais finalement vont les mettre gens vivent des difficultĂ©s dans leur vie quotidienne auxquelles il faut qu'on soit attentif parce que ça peut nourrir du dĂ©sarrois. de la rencƓur et parfois de la colĂšre.

Et donc je pense qu'il faut qu'on soit trÚs attentif et à l'écoute des difficultés de nos concitoyens. Alors la la solution enfin l'une des solutions pour se passer du pétrole, c'est l'électrification. Pour faire baisser les prix de l'électricité, Bruno Rotaillot de LR propose de prolonger la vie des centrales nucléaires de 40 à 80 ans et de supprimer ce que l'on appelle les certificats d'économie d'énergie qui financent aujourd'hui les énergies renouvelables.

Est-ce que tout ça c'est des bonnes idées ? Alors, vous savez la les centrales nucléaires, on a décidé de les prolonger aussi longtemps que la sécurité, la sûreté nucléaire est assurée. Donc ça n'est pas une nouveauté.

Non, on ne va pas arrĂȘter des central des centrales nuclĂ©aires pour le plaisir. On les arrĂȘte si on ne sait plus en assurer la sĂ»retĂ©. Donc ce c'est c'est dĂ©jĂ  dĂ©jĂ  pris en compte.

Ensuite, les certificats d'Ă©conomie d'Ă©nergie. Il faut que chacun ait en tĂȘte que ça finance beaucoup de dispositifs prĂ©cisĂ©ment pour accompagner les Français notamment dans les Ă©conomies d'Ă©nergie et donc baisser le poids de l'Ă©nergie dans enfin le la façon dont l'Ă©nergie pĂšse sur le pouvoir d'achat des Français. sur la sur la question des Ă©nergies renouvelables, le Rassemblement national dit qu'il faut limiter euh voir supprimer euh les aides publiques euh aux Ă©nergies renouvelables environ 3 milliards d'euros euh euh par an.

Euh quelle est votre position sur le sujet ? LĂ  aussi, si on peut sortir des postures et revenir dans la rĂ©alitĂ©, je pense qu'on a tous intĂ©rĂȘt Ă  sortir de notre dĂ©pendance aux hydrocarbures. Depuis le premier choc pĂ©trolier, ça fait maintenant 50 ans que rĂ©guliĂšrement notre Ă©conomie, le pouvoir d'achat des Français est dĂ©stabilisĂ© par des chocs qui viennent de crise gĂ©opolitique qui se passent ailleurs.

Donc sortir de notre dĂ©pendance aux hydrocarbures, aux Ă©nergies fossiles, je pense que c'est une prioritĂ©. Ça suppose qu'on puisse Ă©lectrifier les usages. Donc il faut produire plus d'Ă©lectricitĂ©.

Je pense que chacun a en tĂȘte ou peut-ĂȘtre si chacun n'a pas en tĂȘte, je le prĂ©cise, le prochain EPR, le PR2 sera mis en service en 2038. C'est la date annoncĂ©e aujourd'hui. On a vu que parfois ces dates pouvaient glisser.

Donc d'ici là, la seule solution si on veut produire plus d'électricité, c'est de produire de l'électricité renouvelable. Mais on entend un nouvel argument sur le le sujet contre les énergies renouvelables, c'est qu'il provoque des prix négatifs de l'électricité à cause de surproduction à des moments donnés. Est-ce que ça c'est un argument recevable contre les énergiaires renouvelables ?

On n pas le choix. On n pas le choix. Vous savez, on moi je dĂ©fends un mix Ă©lectrique Ă©quilibrĂ© entre le nuclĂ©aire qui doit pouvoir prendre toute sa part, qui a effectivement l'intĂ©rĂȘt d'ĂȘtre une Ă©nergie qui est pilotable, mais on ne peut pas se passer des Ă©nergies renouvelables.

En effet, ça veut dire que il y a des moments oĂč on produit trop d'Ă©nergie, enfin trop d'Ă©lectricitĂ©. Donc ça veut dire qu'il faut avancer sur les le stockage et c'est plutĂŽt se projeter dans des technologies qui permettent de gĂ©rer l'ensemble des sources d'Ă©lectricitĂ© qui permettra d'avancer. Ce qui fait flamber les les prix du carburant actuellement Ellisabeth Bon, c'est le blocage du D3 d'Ormouse.

Le porte Charles de Gaulle est en route pour pouvoir opérer dans la zone. Déjà premiÚre question, est-ce qu'il faut que le Parlement soit consulté ou pas sur le sujet ? Vous avez compris que ce que la France propose, c'est de permettre la reprise du trafic dans ce D3 dont le blocage pénalise l'économie de tous les pays sur la planÚte.

Oui, mais des potentiellement sont bombardĂ©s. Donc on est dans une posture oĂč on n'est pas engagĂ© dans cette guerre qui n'est pas la nĂŽtre, mais on est prĂȘt Ă  participer Ă  une sĂ©curisation de ce des trit d'Ormous et Ă  permettre la reprise du trafic, le respect des du droit international dans ce domaine. Notre guerre mais quand vous voyez, on parle, on a fait 10 minutes sur sur les prix des carburants et cetera, c'est un peu notre guerre aussi.

Non, je dis ça n'est pas notre guerre au sens oĂč on ne s'engage pas dans cette guerre pour lesquelles pour laquelle aucun pays europĂ©en n'a Ă©tĂ© consulter avant l'initiative prise par les États-Unis et IsraĂ«l et on ne souhaite pas rentrer dans cette guerre. Évidemment, la France appelle Ă  retrouver la voie de la diplomatie et se prĂ©occupe depuis le dĂ©part. Vo que la diplomatie ne fonctionne pas vraiment.

On voit que la loi de la force ne fonctionne pas non plus et que le retour au droit international me semble quelque chose de trĂšs important. Mais donc voilĂ , la France est prĂ©occupĂ©e par la reprise du trafic dans le D3 d'Ormous, par la sĂ©curisation donc de ce trafic maritime appelle l'Iran Ă  permettre cette reprise et Ă  s'engager dans des nĂ©gociations avec les États-Unis. C'est dĂ©jĂ  le cas.

Mais si l'Europe demande un droit de passage justement dans ce des trit d'ormous, est-ce que la France doit céder un droit de passage droit de passage des navires dans le D3 d'Ormouse ? Je pense que le trafic doit pouvoir reprendre dans le D3 d'Ormous comme dans tous les D3 au monde en vertu du droit international maritime. Donc on paye pas.

Et si le D3 d'Ormous continue d'ĂȘtre bloquĂ©, on va vers une crise Ă©conomique d'ampleur. Ça donne une Je enfin je vous je crois qu'on constate tous que plus le blocage dure, plus les consĂ©quences se font sentir sur notre Ă©conomie, sur la capacitĂ© Ă  produire de certains secteurs, sur l'inflation qui a Ă©tĂ© trĂšs contenue en France et qui malheureusement peut repartir. Donc je pense que plus on arrive Ă  mettre un terme rapidement Ă  ce blocage du D3 et mieux ce sera pour tout le monde.

Alors dans l'actualitĂ© de cette semaine Ă©galement il y a l'entirus, il y a six cas confirmĂ©s, trois morts, cinq ressortis sans français, vous l'entendez, vont ĂȘtre rapatriĂ©s aujourd'hui du naire de de croisiĂšre. Vous Ă©tiez ministre Ellisabeth Band pendant le Covid. Est-ce que l'antavirus rĂ©veille chez vous des craintes ?

Je pense que naturellement ça réveille des craintes chez tout le monde. Le démarrage, voilà, d'un foyer infectieux sur un bateau. Euh ça rappelle tristement ce qui a pu se passer au moment du Covid.

Moi, je crois qu'il faut s'en remettre aux autorités sanitaires pour savoir quelles sont les bonnes mesures à prendre et pour l'instant ce sont quelques cas et naturellement les plus grandes précautions sont seront prises pour l'accueil des Français qui étaient sur ce bateau. Le grand jury 2027 c'est demain. 2027 c'est demain.

Et dans l'actualité politique de la semaine, il y avait cette décision de votre part. Ellisabeth Borne quittait les instances. du parti Renaissance.

C'est une rupture avec Gabriel Atal. Que lui reprochez-vous ? Enfin, moi je l'ai dit, c'est pas un sujet personnel.

Euh vous savez, j'avais une vie avant la politique et je me suis engagé sur un projet, sur des valeurs. Et moi, ce que je constate aujourd'hui, c'est que je ne suis pas en accord avec la méthode et que je ne suis pas en accord avec la ligne. Donc, j'ai décidé de me mettre en retrait et de me consacrer à bùtisse ensemble.

La structure que j'ai créé, la méthode est la ligne du parti ou de Gabriel Atal ? De la direction du parti, donc de Gabriel Atal, donc de son secrétaire général. Mais vous voyez, c'est pas un sujet personnel.

Moi, je m'engage pour des idées. Je fais partie d'une génération dans laquelle on s'engageait pour des idées, moins pour des postes et davantage pour des idées. Est-ce que vous confirmez cette information de RTL ?

Vous n'étiez pas au courant de la convocation du Conseil national mardi prochain, conseil que vous présidiez en théorie. Je vous confirme, je vous confirme que je l'ai découvert comme tout le monde sur table lors de d'un bureau exécutif auquel je ne participais pas. Est-ce que ça a précipité votre départ ?

Non, pas du tout. Vous savez, c'est une décision qui est murement réfléchie. Dans les sujets vraiment qui pour moi sont fondamentaux, il y a par exemple le fait qu'on peut protéger notre pays dans le respect du droit international et la conviction profonde qu'on peut protéger les Français dans le respect de l'état de droit.

Et pour moi pour moi pour moi c'est fondamental. Voilà. Donc du coup c'est quelque chose qui a été mûri.

J'ai pas souhaité effectivement euh donner un signal avant les municipals, mais c'est quelque chose d'important pour moi de m'engager et de mettre mon énergie pour produire des idées, pour créer un espace ouvert, pour rassembler au-delà des parties de la gauche réformiste à la droite modérée parce que j'y crois profondément. On va en parler Ellisabeth B. Mais quel est le bilan de ce conseil national de renaissance que vous présidiez ?

Certains disent que vous n'avez pas fait grand-chose. Oui. Non mais enfin franchement, on va pas rentrer dans des sujets comme ça.

Il se trouve que le Conseil national, il dispose des moyens que le parti veut bien lui donner et il a produit par exemple quand le parti veut bien le convoquer, des contributions. Je crois qu'on en avait plus d'une vingtaine au dernier conseil national. Ensuite, voilĂ .

Mais franchement, ça n'intĂ©resse pas les Français. Moi ce qui m'intĂ©resse c'est qu'on soit capable de mettre dans le dĂ©bat des propositions qu'on disent aux français qu'il y a un chemin qui n'est pas celui proposĂ© par les extrĂȘmes et qu'on peut se rassembler pour travailler Ă  des rĂ©ponses concrĂštes face au dĂ©fis du pays et face aux difficultĂ©s des Français. Sur la question toujours du du parti Renaissance, est-ce que vous dites que Gabriel Atal dans un sens a verrouillĂ© le parti pour une forme de profit personnel politique ?

Je je je vais pas employer, vous savez, mes adversaires, ce sont les extrĂȘmes. Donc, je vais pas commencer Ă  critiquer les responsable politiques de ma famille politique. VoilĂ .

Oui. Oui. Mais donc je vous dis simplement que pour moi, il y a pas un débat démocratique.

Pour moi, un parti politique, c'est un collectif qu' vocation à produire des idées, des propositions, mais c'est un collectif. Et je constate que ça n'est pas le cas. n' pas répondu d'anniversaire que vous lui avez envoyé.

Il vous qualifie en privé de madame 493 toutes ces petites phrases. J'imagine que ça joue aussi dans m'intéresse absolument pas mais vraiment absolument pas. Moi je vous dis pour moi la politique c'est des idées des propositions pour répondre aux défis du pays et aux difficultés pour les idées sur le fond Gabriel Atel c'est aussi l'interdiction du voile pour les mineurs ou la suppression de l'excuse de minorité tout ça c'est des idées qui sont trop droites pour vous ?

Non, c'est des idĂ©es inefficaces. Vous voyez la suppression de l'excuses de minoritĂ©, faut que chacun est en tĂȘte que c'est un principe fondamental reconnu. L'attĂ©nuation des peines pour les mineurs, c'est un principe fondamental reconnu par les lois de la RĂ©publique.

Donc, c'est pas un petit alinéat de la Constitution qu'il s'agirait de corriger. C'est un principe fondamental. Et moi, je pense qu'en effet, la montée de la violence chez les mineurs, c'est un sujet de préoccupation pour nous tous.

Il se trouve que j'ai été ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche et j'ai pu voir à quel point il peut y avoir de la violence chez nos jeunes. Il faut s'y attaquer. Ce sont des idées démagogiques selon.

Il faut s'y attaquer en agissant trÚs tÎt. Vous savez que on sait qu'on a des problÚmes de santé mentale chez les jeunes. Bah il faut s'attaquer à ces sujets-là.

Évidemment, il faut rĂ©agir trĂšs vite dĂšs qu'on voit qu'un jeune est en train de de franchir des lignes jaunes. Pas efficace. Vous dites, vous diriez aussi idĂ©e dĂ©magogique populiste.

Je pense que ce sont des idĂ©es qui sont inefficaces et qui sont des rĂ©ponse peut-ĂȘtre trop simples Ă  des problĂšmes compliquĂ©s. Une Je vous dis pas que c'est la derniĂšre question sur Gabriel Atal, mais sur la forme, est-ce que vous ĂȘtes gĂȘnĂ© par la stratĂ©gie, on va dire people de Gabriel Atel avec le rĂ©cit de son enfance notamment, la vie de son couple et cetera ? Non, mais c'est son choix.

C'est son choix. Enfin, franchement, chacun fait les choix qu'il veut. Moi, j'ai choisi d'écrire un livre avec à la fois un diagnostic avec des propositions d'action et une invitation à y travailler ensemble.

Donc chacun fait les choix. C Vous créez un un parti qui s'appelle Bùtissons Ensemble. Quel est son but déjà ?

Est-ce que c'est un vrai parti ? C'estĂ -dire que par exemple il pourrait prĂ©senter des candidats ? Non, mais c'est un parti au sens oĂč je l'ai dit, c'est-Ă -dire un collectif qui travaille sur des idĂ©es, mais c'est pas un s tank parce que ce cette structure Ă  vocation a portĂ© ses idĂ©es dans le dĂ©bat politique.

Et donc voilà, et je pense que on a besoin face à des défis considérables. Je pense qu'il faut qu'on se dise tous qu'on a des défis considérables. Voyez la situation géopolitique qu'on évoquait, le la remise en cause de l'ordre international qui prévaut depuis 1945, la multiplication des crises, la des rÚglements climatiques qui est toujours là, la révolution de l'IA, mais tout ça suppose qu'on prenne le temps de construire ensemble des solutions pour les Français.

Construire ensemble justement, est-ce que le fait de créer un nouveau parti ne participe pas à l'éparpillement d'un d'un bloc central qui est déjà trÚs fragmenté ? is non, c'est une démarche de rassemblement, je dis c'est un espace ouvert dans lequel peuvent venir réfléchir, travailler, faire des propositions, celles et ceux qui sont dans d'autres parties, voire qui n'ont jamais été engagés en politique ou qui n'y sont plus. Donc pour moi, c'est un espace de rassemblement et je pense que c'est important qu'il y ait des idées qu'elles circulent et qu'elles rassemblent.

Quel est l'objectif de ce parti ? C'est soutenir un candidat Ă  la prĂ©sidentielle ou prĂ©senter un candidat Ă  la prĂ©sidentielle ? Est-ce que pour dire est-ce que pensez je je je l'Ă©voque dans le livre, moi je ne crois pas Ă  l'homme providentiel et je fais des propositions pour que nos institutions retombent sur leurs pieds, si je peux dire, reviennent dans l'esprit de la Constitution de 1958 oĂč on a un prĂ©sident qui est le qui incarne l'unitĂ© nationale, qui est le garant de nos institutions. revenir mais madame Borne, vous avez pas rĂ©pondu Ă  la question.

Donc je vous dis je vous dis que pour moi arrĂȘtons arrĂȘtons d'ĂȘtre tout le temps dans les jeux d'ego et revenons un un peu plus sur le fond sur les propositions et vous savez ma conviction c'est aussi que quoi qu'il arrive on aura besoin d'une majoritĂ© dans la future assemblĂ©e nationale et qu'il faut aussi se prĂ©occuper de d'avoir un projet un programme qui puisse rassembler une majoritĂ© demain Ă  l'AssemblĂ©e nationale et ma conviction est que pour ça, il faut rassembler de la gauche rĂ©formiste Ă  la droite modĂ©rĂ©e. Et vous dites, vous ne croyez pas Ă  l'homme providentiel mais le principe mĂȘme ou Ă  la femme providou Ă  la femme providentielle, je je vous laisse le dire. Euh c'est c'est le principe mĂȘme de l'Ă©lection prĂ©sidentielle.

Mais vous savez, je pense que c'est direct l'élection d'un homme ou une femme Bien sûr, bien sûr. Mais ensuite, qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on présente au français ? Est-ce qu'on dit au français, est-ce qu'on veut laisser croire que tout seul on pourrait apporter des réponses à toutes les difficultés que rencontre notre pays et nos concitoyens ?

Moi, je note que les quinquenas, ils se terminent souvent et ça intervient tĂŽt en rejet. Certains prĂ©sidents n'ont pas pu se reprĂ©senter. Donc je crois qu'on a intĂ©rĂȘt Ă  changer la vision qu'on peut avoir du rĂŽle du prĂ©sident de la RĂ©publique et Ă  revenir Ă  nos institutions.

Toujours sur votre parti, vous avez tout à l'heure évoqué le rassemblement de la gauche modérée au modÚ. Euh au modemme, non, j'ai pas dit ça. J'ai dit à la droite modérée.

À la droite modĂ©rĂ©e. Je pensais avoir entendu la droite modĂ©rĂ©e, vous savez, c'est des gens comme Xavier Bertrand, ValĂ©rie notamment. Enfin, naturellement, je pense que Édouard Philippe fait partie de notre famille, mais je vous dis Michel Barnier, ValĂ©rie PCR et Xavier Bertrand aussi me semble pouvoir ĂȘtre dans ce que j'appelle la droite modĂ©rĂ©e.

Donc par exemple, est-ce que vous pourriez est-ce que ça pourrait aboutir votre dĂ©marche Ă  un soutien Ă  Édouard Philippe pour la la prĂ©sence ? C'est pas enfin franchement ça n'est pas pour moi le dĂ©bat d'aujourd'hui et je pense que si on ne se prĂ©occupe pas d'apporter des rĂ©ponses au dĂ©fi gigantesque qu'on a devant nous, j'ai Ă©voquĂ© la situation internationale. Je pourrais parler aussi de la des fragilitĂ©s propres Ă  notre pays avec un modĂšle social qui s'essouffle qu'on finance depuis des dĂ©cennies par la dette.

Donc si on se préoccupe pas de travailler sur le fond, je pense que c'est inquiétant pour nos concitoyens. Vous poser la question autrement. Ellisabeth Born, vous quittez la direction de Renaissance pour des divergences sur le fond et sur la forme avec Gabriel Atal.

Est-ce que vous avez des divergences sur le fond et sur la forme avec Édouard Philippe ? Ah ben moi je suis pas dans son parti, vous aurez notĂ©. Ouais mais ça rĂ©pond pas Ă  ma question.

Non mais franchement je enfin j'apprĂ©cie beaucoup Édouard Philippe. J'ai pas et j'attends qu'il prĂ©sente son programme et voilĂ , j'ai pas de critique. Vous comprenez qu'aujourd'hui il se montre discret, qu'il a tendance Ă  Ă  temporiser cette ce dĂ©but de de campagne prĂ©sidentielle.

Enfin, moi je vais pas commenter la stratégie de chacun. Ce que je trouve c'est que le cette course à la présidentielle a démarré trÚs tÎt et je regrette qu'elle démarre sur des aventures personnelles, qu'on soit plus dans des jeux tactiques que dans des propositions de fond. Voilà et c'est le sens de l'initiative que j'ai lancé.

Ça veut dire qu'on vous verra Ă  aucun meeting euh ni de Gabriel Atal, ni d'Édouard Philippe qui par exemple vient d'annoncer qu'il allait faire 1000 rĂ©unions d'appartement le le 25 juin. On vous verra pas Ă  tous ces Ă©vĂ©nements-lĂ . Je pense pas m'impliquer dans des aventures, je vous dis personnelles.

Je pense qu'on a besoin de rassembler, travailler sur le fond et le moment venu. Évidemment, moi je ferai tout pour empĂȘcher une victoire des extrĂȘmes Ă  la prĂ©sidentielle de 2027. Et est-ce que vous vous dites pas euh jusqu'Ă  quand euh Édouard Philippe et Gabriel Atal peuvent-ils ĂȘtre tous les deux candidats ?

Est-ce que c'est une question que vous vous posez ? Je regrette je regrette évidemment euh le fractionnement euh de notre arc politique. On peut parler du centre, on peut parler de la droite, on peut parler de la gauche.

On voit qu'on est dans une multiplication d'aventures individuelles. Moi, je pense qu'on ferait bien de commencer par s'occuper d'abord com comment les départager. Bah écoutez, c'est pas enfin voilà, c'est pas manifestement personne ne veut de primaire.

Je dis simplement que ma conviction là aussi c'est que les divisent les idées, les propositions peuvent rassembler. Par exemple, est-ce que vous dites par exemple de façon trÚs claire en janvier euh 2027, il faudra que le bloc central n'ait qu'un seul candidat. Ah mais je pense que vous voyez ça va de soi.

C'estàdire soit on veut exposer. Non mais bien évidemment qu'il faudra qu'il y ait un seul candidat. Et dans ces cas-là, comment les départager ?

Est-ce que c'est les sondages ? Est-ce que c'est le mieux placĂ© qui doit finalement se maintenir ? Écoutez, manifestement, il y a un comitĂ© de liaison qui est supposĂ© rĂ©gler tout ça et si c'est Gabriel Atal, vous serez derriĂšre lui.

Bien Ă©videmment, attendez, soyons clair. Moi, je soutiendrai tout candidat qui est qui reprĂ©sente notre famille politique, qui rassemble et qui permet dĂ©jĂ  d'Ă©viter un deuxiĂšme tour entre les extrĂȘmes et qui permet d'Ă©viter une victoire du Rassemblement national. Justement dans votre livre, vous Ă©crivez que l'hypothĂšse d'un choix impossible entre le RN et LFI au second tour ne peut ĂȘtre Ă©cartĂ©.

Choix impossible. Ça veut dire que vous ne feriez pas de choix dans cette hypothĂšse lĂ . Je pense en effet que moi je suis incapable de voter pour un candidat LFI et Ă©videmment pour un candidat RL.

Je pense que je pense que LFI ne fait que faire monter le Rassemblement national. VoilĂ . Et je pense que par ailleurs sa conception bah vous savez quand on quand on propose une Nouvelle France oĂč on fait un grand remplacement si on veut achever d'inquiĂ©ter les Français, on s'y prend pas autrement.

Le concept de Nouvelle-Fance vous dĂ©plaĂźt ? Moi ce qui me dĂ©plaĂźt, voyez, c'est la remise en cause de l'universalisme auquel je suis trĂšs attachĂ©. C'est-Ă -dire, on n'est pas vous n'ĂȘtes pas jugĂ© en fonction de votre couleur de peau, en fonction de votre religion.

Et cette remise en cause, elle est le faite à la fois de LFI qui prÎne un communautarisme et du rassemblement national qui plaide pour un repli identitaire. Moi, je suis pour cet universalisme. Euh, le Parti socialiste que que vous connaissez un se déchire lui sur sa stratégie, Boris Vallot vient de quitter la direction du PS avec son courant en dénonçant la volonté d'Olivier Fort de s'accrocher à la primaire.

Il a il a bien fait. Je vais pas commenter les choix de Boris Vallot. Moi, je connais trop mal les enfin voilà l'état des discussions au sein du Parti socialiste et je dois vous dire que ça m'intéresse pas plus que ça sur le que pensez-vous, pardon, juste d'une de la candidature éventuelle de euh monsieur Gluxman.

Est-ce que c'est quelqu'un avec lequel vous pourriez travailler ? Enfin, moi je je vous dis je propose de travailler de la gauche réformiste à la droite modérée. Hm.

Je pense qu'on peut dire que Raphaëlman comme Bernard Casneu comme François Hollande incarne une gauche réformiste qui croit à l'Europe, qui pense qu'il faut produire de la richesse avant de la redistribuer. J'espÚre qu'elle défende évidemment l'égalité des chances. Je pense que Bernard Casneu a montré que il fait partie d'une gauche qui propose des réformes des pardon des réponses fermes sur les sujets de sécurité, d'immigration.

Voilà donc c'est vous inclançois Hollande également dans ce périmÚtre. Je pense que François Hollande, vous savez, il a proposé une politique de l'offre à la fin de son quinquena. Je crois que avec ses premiers ministres, son premier ministre et son ministre de l'intérieur de l'époque, il a porté des mesures trÚs fermes, des mesures d'urgence face au terrorisme.

Donc je pense que on peut effectivement avoir une gauche rĂ©formiste qui est ferme sur les sujets de sĂ©curitĂ© quand il s'agit de protĂ©ger les Français. ces sujets-lĂ , la sĂ©curitĂ©, les retraites, l'immigration, on va en parler juste aprĂšs la pause avec vous Ellisabeth Borne. À tout de suite pour la seconde partie de ce grand jury.

Le grand jury RTL Public Sénat, le Figaro M6. Elles sont des milliers à acclamer Adolf Hitler lors de sa premiÚre apparition le 30 janvier 1933 en tant que chancelier du Rich. Pour nous à l'époque, les drapeaux à croix gamé rouge, blancs et noir n'étaient qu'un détail.

Les femmes étaient trÚs importantes pour lui. Elles avaient donné naissance aux enfants. Les mÚres nationales socialistes assurent la descendance arienne et fournissent des soldats pour le fraud.

Elles ont fait vivre ce ce rĂ©gime, elles ont fait vivre cette idĂ©ologie. Elles ont mĂȘme commis le pire. Devenu gardienne dans les camps de concentration, elles se sont rendues coupables de torture et de meurtre.

Les femmes du 3e raich vendredi prochain à 22h sur publicsena et sur publicsenaat.fr. faire s publice simple du sens à l'actualité et donc dans un monde incertain et complexe.

C'est la parole des experts que nous vous proposons tous les jours sur Public Sénat. Rejoignez-nous, participez à l'émission en posant vos questions à nos invités. On vous attend, c'est sur le Canal 8.

Sens public du lundi au jeudi à 18h et 22h sur publics sénat et sur publicsenna.fr. FR.

La semaine prochaine dans notre émission Au bonheur des livres, deux auteurs qui ont été l'un et l'autre professeur enseignant donc au contact des élÚves, des adolescents, notamment dans des quartiers parfois difficiles. D'abord, Fanny Ayandier qui nous propose Sicario bébé, l'histoire trÚs touchante d'un jeune couple qui n'a pas fini ses études, qui n'a pas beaucoup d'argent mais qui va finir par s'en sortir et fonder une famille. Et puis François Bégodo qui lui publie désertion le récit de deux destins étranges de deux frÚres déscolarisés vaguement délinquants qui vont partir l'un et l'autre au Kurdistan combattre Daesh.

Au bonheur des livres présentés par Claire Chazal vendredi prochain à 23h sur Publics Sénena et sur publicsena.fr. faire.

Les écrans sont partout jusque dans la poche de nos enfants. Aujourd'hui, 57 % des moins de 20 ans ressentent chaque semaine des effets négatifs liés aux écrans, manque de sommeil, stress, tension, faut-il s'en inquiéter ? Contre addiction, cyberharcÚlement et pression des réseaux sociaux, une question se pose les écrans sont-ils devenus un danger pour nos adolescents ?

Quelle limite mais aussi quel bénéfice ? Pour en parler dans la santé Sava, je reçois AgÚ Sverren est sénatrice de Paris et Grégoire Borst, il est professeur en neurosciences cognitives. Et la santé, ça va ?

Samedi prochain à 17h sur Publics Sénena et sur publicsena.fr. faire et la santé ça va avec la mutualité française ?

Bonjour chez vous, je vous retrouve du lundi au jeudi Ă  7h30 et 1230 et nous vous emmĂšnerons au cƓur de l'actualitĂ© et de nos rĂ©gions avec nos invitĂ©s, nos reportages et la presse rĂ©gionale pour dĂ©couvrir et comprendre les enjeux politiques de notre quotidien. Bonjour chez vous. C'est du lundi au jeudi Ă  7h30 et 12h30.

Les questions au gouvernement, c'est le temps fort de la semaine au Sénat. Tous les mercredis, les sénateurs interpellent les ministres et la rédaction de public sénat se mobilise pour vous faire vivre cet événement analyse, réaction politique et de nombreux invités en débat sur ce plateau. Rendez-vous chaque mercredi sur Public Sénat.

Question gouvernement mercredi à 14h50 sur Publics Sénat et sur publicsenaat.fr. faire.

Pourquoi c'Ă©tait moi ? Pourquoi c'Ă©tait moi ? C'est une Ă©poque oĂč cette notion mĂȘme de ce qu'on appelle maintenant du harcĂšlement scolaire, ce terme n'existait pas. tout ce que j'ai pas vĂ©cu, les annĂ©es de lycĂ©e avec le groupe de potes, les amours de jeunesse, personne me les rendra.

Cette peur de se confronter Ă  la nouveautĂ© et de tisser de nouveaux liens, il y aura toujours cette peur lĂ . C'est trĂšs compliquĂ© dans le processus de reconstruction. En tout cas, j'ai souvenir d'un Samuel aussi qui avait une une estime de lui-mĂȘme qui Ă©tait trĂšs abĂźmĂ© Ă  l'Ă©poque.

C'est pas les choses que j'ai l'habitude d'aborder avec les Ă©lĂšves et encore moins avec mes Ă©lĂšves. Donc c'est vrai parler des questions de harcĂšlement quand soi-mĂȘme finalement euh on a vĂ©cu cette pĂ©riode lĂ . C'est un petit peu compliquĂ© sans le harcĂšlement.

Oui, clairement, je serai une personne diffĂ©rente. J'ai ratĂ© le coche d'apprendre Ă  aimer et d'apprendre Ă  ĂȘtre aimĂ©. HarcĂšlement scolaire, nos vies d'aprĂšs.

Samedi prochain à 21h sur Publics Sénat et sur publicsnaat.fr. Suite du grand jury présenté par Olivier Bost.

Ellisabeth Borne, ancienne premiÚre ministre et député du Calvado. C'est notre invité. Steve Jourdin de public Sénat et Jim Jarassé du Figaro sont à mes cÎtés pour vous interroger.

Le grand jury, tout est politique. Ellisabeth B, vous avez mené la derniÚre réforme des retraites en date qui a été mise en pause d'ailleurs depuis. Un candidat à l'élection présidentielle doit-il assumer une nouvelle réforme des retraites ?

Alors, je pense qu'un candidat à la présidentielle doit se préoccuper de la pérennité de notre modÚle social, de la pérennité de notre systÚme de retraite par répartition et donc devra faire des propositions aux Français pour assurer cette pérennité. Ce qui veut dire un nouvel ùge de départ, 64, 65, 67 ans. Alors, vous savez que il y a des propositions diverses sur la table.

Moi, je pense que compte tenu du cĂŽtĂ© Ă©pidermique d'une rĂ©forme des retraites portĂ©e par quelques gouvernement que ce soit, quand on regarde l'histoire de notre pays, je pense que l'objectif d'Ă©quilibre, il doit ĂȘtre clair Ă  moyen terme et Ă  long terme et que par contre, si on peut confier les aux partenaires sociaux le choix des modalitĂ©s pour assurer cet Ă©quilibre, ben je pense qu'on pourra vous les dire de façon gĂ©nĂ©rale. dĂ©fausser est-ce que c'est pas une maniĂšre de se dĂ©fausser en disant bah c'est les partenaires sociaux qui vont gĂ©rer et puis moi euh en tant que politique je laisse le faire le dĂ©bat je je me dĂ©fausse pas je dis que on doit crĂ©er plus de richesse. Je note qu'on travaille moins chaque annĂ©e que la plupart de nos partenaires et qu'on travaille moins longtemps que la plupart de nos partenaires.

Donc il n'y a pas de doute si on veut pouvoir avoir un modĂšle social gĂ©nĂ©reux, je pense qu'on doit ĂȘtre plus nombreux Ă  travailler et que ceux qui le peuvent doivent travailler plus longtemps. Et vous renvoyez aux partenaires sociaux. Chez les partenaires sociaux, les syndicats ont mis un certain nombre de gens dans la rue.

Vous l'avez vĂ©cu et on peut pas dire que le patronat Ă©tait franchement en soutien du gouvernement. Est-ce que ça peut ĂȘtre un une piste ? Moi, je note que les partenaires sociaux ont Ă©tĂ© Ă  deux doigts de trouver un accord dans le conclave qui avait Ă©tĂ© rĂ©uni au printemps 2025 sur un sujet qui me paraĂźt important, qui aujourd'hui n'est pas suffisamment pris en compte, je reviendrai pas sur le fait qu'il y avait un article qui le traitait mais qui a Ă©tĂ© censurĂ© par le Conseil constitutionnel puisqu'il n'emportait pas de dĂ©pense Ă  l'Ă©poque.

Et je pense que cette question de prendre en compte la situation de ceux qui ont des mĂ©tiers difficiles est un des enjeux majeurs et que ceux qui ont effectivement des mĂ©tiers difficiles ne doivent pas travailler aussi longtemps que ceux qui ne l'ont pas. Vous n'avez pas rĂ©pondu sur la l'Ăąge de dĂ©part Ă  la retraite, c'est 64 65 ans comme le proposerait Édouard Philippe par exemple. Vous savez, je pense que c'est lĂ  oĂč on a besoin de prendre le temps et c'est pour ça que ça me tient Ă  cƓur qu'on attende pas les derniĂšres semaines de la campagne prĂ©sidentielle pour Ă©voquer ces sujets, c'est qu'il y a aussi des choix Ă  faire dans la façon dont on rĂ©partit l'effort entre les actifs, travailler plus longtemps, un peu plus longtemps pour ceux qui le peuvent et les retraitĂ©s ça renvoie par exemple Ă  la question de l'indexation de nos pensions ans.

Ce serait acceptable pour les Français. Enfin, vous avez vu ce que 64 ans a donnĂ©. Donc voilĂ , mais je pense que tout ça doit se doit se se regarder dans un une vision d'ensemble sur le financement de notre modĂšle social qui ne peut pas continuer Ă  ĂȘtre financĂ© comme il est depuis des dĂ©cennies par la dette.

Et dans ce modÚle social, il y a à la fois qu'est-ce qu'on pense raisonnable comme croissance des dépenses de santé. Vous savez qu'aujourd'hui, je crois qu'elle augmente deux fois plus vite que notre la création de richesse au niveau national. Il y a la question des retraites et tous ces sujets, on doit pouvoir en débattre avec les Français.

On va en parler, on va parler de la SQ, mais parmi les idĂ©es qui circulent sur les retraites, il y a l'idĂ©e de supprimer euh l'Ăąge de dĂ©part. Ça vous en pensez quoi ? Ce que je pense, c'est que vous savez, on peut parler de façon trĂšs dĂ©tendue d'un systĂšme de retraite euh qui pu peut ĂȘtre par exemple ce qu'on avait portĂ© et qui est une possibilitĂ© d'un systĂšme par point euh qui Ă  mon sens peut pas ĂȘtre universel parce qu'on sait que les fonctionnaires, les salariĂ©s et les indĂ©pendants n'ont pas les mĂȘmes systĂšmes de rĂ©munĂ©ration mais peut-ĂȘtre trois systĂšmes par point.

Et en fait, on peut en parler de façon trĂšs dĂ©tendue jusqu'au moment oĂč on dit "Mais comment assure-ton l'Ă©quilibre ?" H et Ă  ce moment-lĂ , c'est lĂ  en gĂ©nĂ©ral oĂč la crispation commence. Alors moi, j'entends qu'il faut peut-ĂȘtre de la libertĂ© sur l'Ăąge de dĂ©part, mais on a besoin d'Ă©quilibrer le systĂšme.

Il y a deux façons de le faire. La durée de cotisation et l'ùge de départ. Si on supprime tout ùge de départ, alors on doit allonger la durée de cotisation et ça pénalise tous ceux et surtout toutes celles qui ont eu des carriÚres hachées.

Donc toutes les femmes qui ont eu des carriĂšres hachĂ©es et qui dĂ©jĂ  aujourd'hui doivent souvent travailler jusqu'Ă  67 ans pour avoir le nombre de trimestres nĂ©cessaires. Il faut s'interroger sur les niveaux de pension. Ça va faire partie des je en tout cas sur l'indexation des pensions sur l'abattement de 10 %.

On a essayĂ© d'en dĂ©battre dans le l'examen du budget pour 2026. Euh donc voilĂ , je pense que c'est des questions qui mĂ©ritent d'ĂȘtre mises sur la table. Comment on rĂ©parti l'effort entre les actifs et les retraitĂ©s ? et faire de la question des retraites un des thĂšmes de la campagne prĂ©sidentielle de 2027, est-ce que c'est pas donner du carburant au populistes puisque celui qui promet 62 ans, je pense qu'on peut avoir quelque part mieux 10 ans Oui, mais je pense que c'est pour ça que je pense important que ce soit pas un dĂ©bat prĂ©cipitĂ© dans lequel personne ne mesure les consĂ©quences de proposition populistes qui pourraient ĂȘtre mise sur la table.

Et au-delĂ  de la question de l'Ă©quilibre de notre systĂšme de retraite, il y a finalement une question fondamentale qui est quelle part de la richesse de notre pays on veut consacrer au financement de notre modĂšle social. Est-ce qu'on est prĂȘt Ă  y consacrer une part qui augmente sans cesse, sans parler de la dette qu'on laisse aux gĂ©nĂ©rations futures ou est-ce qu'on veut garder des marges de manƓuvre pour investir, pour prĂ©parer l'avenir, pour investir dans la recherche, dans l'innovation, dans l'Ă©ducation, dans la formation, dans la transition Ă©cologique. Je pense que le dĂ©bat il est lĂ .

Oui. Mais pour rĂ©pondre Ă  votre question, Ellisabeth Band, vous faites des Ă©conomies oĂč ? Je je pense que ça passe par travailler davantage.

Ça peut ĂȘtre quand je dis travailler davantage, continuer Ă  agir pour que euh les jeunes rentrent plutĂŽt dans la vie professionnelle et que ce soit pas un parcours du Il y a pas dans votre idĂ©e euh l'idĂ©e de faire baisser les dĂ©penses sociales. Vous savez, les dĂ©penses sociales, elles augmenteront de toute façon sur la santĂ©. Je pense qu'avec le vieillissement de la population, il y a aucun doute.

Je pense que le dĂ©bat qu'on doit avoir au niveau national, c'est de savoir comment on contient l'augmentation de nos dĂ©penses de santĂ©, comment on garde des marges de manƓuvre pour pouvoir financer l'avenir et penser Ă  notre jeunesse. Vous Ă©crivez "La pĂ©rĂ©nitĂ© de notre modĂšle social est menacĂ© et il absorbe dĂ©sormais l'essentiel de nos dĂ©penses. Vous estimez qu'il faut cesser de faire peser l'essentiel du financement de la protection sociale sur les salaires.

Ça veut dire que vous ĂȘtes donc favorable Ă  la TVA sociale. Ça veut dire que mais je pense qu'il y a un large accord sur le fait que c'est trĂšs atypique dans notre pays de faire financer la une part trĂšs importante de la protection sociale par des cotisations sociales et donc de les faire financer par les actifs. Je crois qu'on est le seul pays au monde qui par exemple finance sa politique familiale par des cotisations sur les salaires.

Donc en effet, jusque lĂ  tout le monde est d'accord et ensuite lĂ  oĂč ça devient plus compliquĂ© c'est si ce ne sont pas des cotisations, qu'est-ce que c'est ? Ça peut ĂȘtre de la CSG qui n'est pas assise nĂ©cessairement sur les les salaires. Ça peut ĂȘtre en effet de la TVA.

Je pense que ce dĂ©bat mĂ©rite d'ĂȘtre menĂ©. Évidemment pas sur les taux rĂ©duits de TVA. La TVA, elle va toucher tout le monde.

C'est-à-dire que là vous ne faites pas de différence entre les foyers les plus modestes et les plus aisés. Alors, c'est le reproche qui est enfin systématiquement fait effectivement quand on vient sur ce champ-là, je pense que on peut aussi réfléchir à préserver les taux réduits de TVA et par exemple regarder le taux le taux à 20 %. Aujourd'hui, l'arrivée de nouveaux médicaments ou de nouveaux traitements innovants en France est ralenti, sont ralentis pour limiter le déficit de la CQ.

Comment on peut endiguer la dérive des dépenses de la sécurité sociale ? Vous avez raison de souligner qu'en effet, on retarde l'arrivée de de molécules efficace et néanmoins, on dépense 80 milliards d'euros de plus qu'en 2017 dans la santé. Donc je pense qu'on a un énorme enjeu d'efficacité de notre dépense et que c'est à ça qu'il faut s'attaquer.

On sait qu'on a notamment des fraudes et on vient de voter un projet de loi sur le sujet. Mais donc l'efficacitĂ© de la dĂ©pense, c'est quelque chose de fondamental parce que je vous dis quand vous avez 80 milliards d'euros de dĂ©penses supplĂ©mentaires et qu'on a des Français qui continuent Ă  avoir du mal Ă  accĂ©der Ă  un mĂ©decin Ă  forcerie, un spĂ©cialiste quand on est dans un territoire rural, on se dit que on doit pouvoir ĂȘtre plus efficace. Votre rĂ©ponse principale c'est la fraude.

Non, je pense que c'est aussi des choix qui sont faits enfin par exemple dans la dérive aujourd'hui le reste à charge pour les Français a baissé. H euh il est moins élevé que en 2019 parce qu'on a les affections de longue durée qui augmentent trÚs vite. Je pense qu'on a aussi voulu ouvrir ce débat dans le dernier budget.

Donc on a à regarder aussi ces enjeux de reste à charge. Voyez, moi à titre personnel, ça ne me choquerait pas d'avoir un reste à charge plus important euh sur mes médicaments. Donc c'est des débats aussi qu'il faut qu'on ait.

Euh dans votre livre, vous insistez sur l'importance de parler à la jeunesse. Vous trouvez aussi que nous sommes dans une gérontocratie pour reprendre l'expression du gouverneur de la Banque de France, François Villeroi de Galot. Je sais pas si je reprends son terme.

Ce qui est clair, c'est qu'aujourd'hui, on ne demande pas de participer à l'effort collectif. On n pas demandé au retraités de participer à à l'effort collectif. Et à contrario, on est en train de réduire les financements par exemple pour l'insertion professionnelle des jeunes et on ne prépare pas l'avenir et sans doute on devrait mettre plus d'argent pour soutenir la recherche et l'innovation.

C'est ça qui nous permettra demain d'avoir une économie plus compétitive, de créer des emplois de qualité et je pense que c'est indispensable. Dites- qu'on a pas demandé au retraités de participer à l'effort collectif. Pourquoi selon vous ?

Bah, vous voyez, on s'est retrouvĂ© dans un hĂ©micycle avec 11 groupes parlementaires dans lequel personne n'avait envie d'assumer la non indexation, mĂȘme des pensions les plus Ă©levĂ©es. Risque politique, c'est ce que vous dit. Je le ça se paye dans les demander au retraitĂ©s de participer.

Ça se et bien je ne le pense pas, voyez. Je pense que peut-ĂȘtre les reprĂ©sentants de nos concitoyens sont moins lucides ou en tout cas peut-ĂȘtre plus frileux que nos concitoyens. Moi, je suis convaincu que les retraitĂ©s qui ont des pensions les pensions les plus Ă©levĂ©es Ă©taient prĂȘts Ă  entendre qu'on pouvait pas indexer.

Il a eu l'expérience de l'augmentation de la CSG au début du premier quinquena d'Emmanuel Macron. ça a pas été un donc tout ça montre que c'est important de pouvoir avoir des débats avec nos concitoyens sur les enjeux, les choix qui sont devant nous et leurs conséquences. Si on continue à consacrer une part toujours plus importante de la richesse que crée notre pays à financer notre modÚle social et notamment nos retraites, on n'a pas la capacité pour financer, pour préparer l'avenir.

Voilà. sur la sur le dossier de l'immigration. Vous proposez de créer un ministÚre l'immigration et l'intégration.

Ça ça nous rappelle quelque chose. Est-ce que ce n'est pas dit de l'identitĂ© nationale. Oui, mais est-ce que c'est pour rĂ©pondre aux deux tiers de de français selon les sondages qui considĂšrent qu'il y a trop d'immigrĂ©s aujourd'hui en France ?

Alors moi, je cite ce chiffre dans mon livre parce que je pense que ça veut dire que c'est un sujet de prĂ©occupation pour les Français et qu'on peut pas laisser euh le sujet aux extrĂȘmes et qu'il faut avoir des rĂ©ponses. Moi, je dis il faut un cap clair euh qui est euh de dire que on doit choisir qui on accueille et Ă  quelles conditions, qu'on doit ĂȘtre plus efficace pour Ă©loigner ceux qui n'ont pas Ă  ĂȘtre prĂ©sents sur notre sol et que par ailleurs, on doit se prĂ©occuper d'intĂ©gration. Et je pense que notre pays est dĂ©faillant sur ça.

Il n'a pas de politique d'intĂ©gration de de de crĂ©er un ministĂšre pour cela. Je pense que il faut que ce soit une politique pilotĂ©e notamment sur l'immigration de travail. Vous savez, moi je regarde autour de nous, on a des pays oĂč les branches professionnelles discutent des besoins en main d'Ɠuvre, peuvent ensuite aller dans les pays d'origine pour former les futurs salariĂ©s Ă  leur mĂ©tier de demain, pour leur apprendre la langue, pour leur apprendre les rĂšgles que que l'on doit respecter dans le pays d'accueil.

Ça c'est sur l'aspect effectivement euh immigration de travail, comment on l'organise et par ailleurs sur l' sur l'intĂ©gration sur l'intĂ©gration. Je suis dĂ©solĂ© mais vous savez quand j'Ă©tais ministre du travail, moi il m'est arrivĂ© de d'aller dans des sĂ©ances de pĂŽle emploi pour des personnes trĂšs Ă©loignĂ© de l'emploi et dĂ©couvrir avec stupĂ©faction que vous aviez une pharmacienne libanaise qui Ă©tait dans cette dans ces sĂ©quences d'intĂ©gration pour des gens trĂšs Ă©loignĂ©s de l'emploi. On lui avait pas appris la langue, on savait pas reconnaĂźtre son diplĂŽme.

Je pourrais vous parler des ingénieurs aussi. Vous dites il faut durcir encore notre politique migratoire. Je suis en train de dire qu'il faut avoir une politique migratoire qui est pilotée dans laquelle on a une immigration de travail que l'on détermine, que l'on prépare, que l'on organise et dans laquelle on a aussi une vraie politique d'intégration, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

Une politique d'intégration qui doit aussi naturellement se mener avec les collectivités locales. Il y a des quelques collectivités qui s'engagent sur des contrats d'accueil et d'intégration, mais je pense que ce sujet de l'intégration est fondamental. peut vous répondre madame, c'est que vous étiez au pouvoir, vous étiez aux affaires et que ça n'a pas été fait quand vous quand vous étiez à Matignon par exemple.

Je pense qu'on a avancĂ© dans cette logique, dans une loi qui a Ă©tĂ© difficile euh sur l'immigration, qui partait de l'idĂ©e qu'il fallait ĂȘtre plus efficace et plus stricte sur euh la suppression de titre de sĂ©jour pour ceux qui ne respectent pas nos rĂšgles et qu'il fallait par contre euh pouvoir rĂ©gulariser des personnes qui Ă©taient dans notre pays depuis longtemps qui Ă©taient bien intĂ©grĂ©es, qui respectaient nos lois et qui travaillaient. Isabeth Band, vous avez Ă©tĂ© ministre de la transition Ă©cologique. Les aides des feu contre les voitures polluantes dans les centres-villes, le ZAN pour arrĂȘter de bĂ©tonner les campagnes, la rĂ©autorisation des passoirs thermiques.

Autant d'échecs des gouvernements Macron. Pourquoi l'écologie est autant rejetée ? Alors, vous savez, je pense que les trois mesures que vous citez, il est intéressant de se souvenir qu'elles sont issues de la convention citoyenne pour le climat.

Oui, sous le ça nous amÚne à réfléchir au bon usage des conventions citoyennes. Mais je pense que vous pouvez pas pardon. Est-ce que vous pouvez préciser ?

Ben ce que je veux dire, voyez, c'est que je pense que les conventions citoyennes, moi j'en ai suivi une qui a je pense bien marché sur la fin de vie, mais que la question qui a été posé aux citoyens était beaucoup trop large. Comment baisser de 40 % nos émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2030 et puis l'engagement de reprendre sans filtre les propositions. Bah, je pense que cette convention citoyenne a produit trois sujets qui sont manifestement des des sujets de crispation.

Donc voilà, ça ça nous appelle du temps pour les Français. Je pense que j'ai pas de doute sur le fait que on doit absolument se préoccuper de la qualité de l'air dans les métropoles. C'est ce que font les ADFU qui ont été assouplis, aménagé.

Je pense que certains choisissent de continuer à en faire un sujet politique plutÎt que de dire les collectivités doivent pouvoir choisir. Sur le zéro artificialisation nette, je pense que les mesures de départ étaient sans doute trop restrictives. Moi, je vois des collectivités qui s'en sont emparées et aujourd'hui vouloir remettre en cause ce zéro artificialisation nette telle qu'il existe, je pense que là aussi c'est une position populiste et voilà et purement politique qui correspond pas à ce que demandent les collectivités.

Elisabeth Born, vous revendiquez alors comme Lionel Jospin avec François Mitteran à une autre époque un droit d'inventaire sur les deux quinquenas d'Emmanuel Macron. Euh quelles ont été les erreurs du macronisme ? Est-ce que c'est d'abord de laisser une dette colossale ?

Évidemment que la le sujet de la situation de nos finances publiques est un sujet de prĂ©occupation sur lequel on doit comprendre ce qui s'est passĂ©. Et je pense qu'on peut aussi se rappeler qu'on a fait face Ă  des crises que finalement notre dĂ©ficit a augmentĂ© Ă  peu prĂšs comme nos voisins, mais qu'on a un trou de recette qui apparaĂźt fin 23 qu'on narrive pas Ă  corriger en 2024. Vous mettez dans le droit d'inventaire.

Qu'est-ce que vous mettez d'autre dans ce droit d'inventaire du du macronisme ? La façon de gouverner. Mais vous savez, honnĂȘtement, je suis pas lĂ  uniquement pour critiquer.

Oui, il y a une pratique du pouvoir, il y a un positionnement vis-Ă -vis des corps intermĂ©diaires. Vous dites un sentiment de mĂ©pris euh qui alimente la dĂ©fiance et donc le le vote populiste, c'est c'est dans votre livre. Est-ce que Emmanuel Macron a une responsabilitĂ© selon vous dans ce je je dis je dis que dans un pays dans lequel beaucoup de gens se sentent peu considĂ©rĂ©s, il faut ĂȘtre trĂšs attentif au mots qu'on emploie.

Mais voilà, donc je pense ça c'est pour Emmanuel Macron. Je pense que c'est enfin je pense qu'on on doit faire autrement sur l'exercice du pouvoir. Vous comprenez aussi euh vous avez une responsabilité vous aussi dans l'exercice du pouvoir.

On a beaucoup parlé de l'utilisation de l'article 493. Vous vous endossez aussi euh un peu la responsabilité de des échecs. Le 493, vous savez, moi je l'ai utilisé.

Je pense qu'on a vu sur les enfin sauf sur les retraites et c'Ă©tait vraiment je pense quelque chose de difficile mais on pourra voilĂ  un peu dĂ©tailler ce qui s'est passĂ© sur cette rĂ©forme des retraites qui devait ĂȘtre soutenue par les RĂ©publicains et je pense que c'Ă©tait essentiel de faire une rĂ©forme des retraites. Les autres 493 c'est pour faire passer des budgets. Je note qu'aucun de mes successeurs n'a rĂ©ussi Ă  faire passer un budget sans recourir au 493.

Mais je pense qu'il faut donc on a des enjeux sur les la pratique du pouvoir sur la l'association des partenaires sociaux sur la relation avec les collectivités locales. Mais ce droit d'inventaire c'est aussi pour comprendre ce qui n'a pas marché. Vous voyez par exemple quand je dis qu'on a consacré 80 milliards d'euros de plus à la santé et qu'on n pas réglé les problÚmes d'accÚs à un médecin ou à un spécialiste, je pourrais aussi dire qu'on a créé d'ors et déjà plus de 15000 postes de policiers et gendarmes supplémentaires et on n' pas réussi à endiguer le narcotrafic.

Donc, il y a une loi qui a Ă©tĂ© rĂ©cemment votĂ©e qui donne de nouveaux outils, mais ça veut dire qu'il s'agit pas simplement de mettre des moyens supplĂ©mentaires, qu'on a un vrai enjeu sur l'efficacitĂ© de notre action et que l'exercice du pouvoir permet d'identifier les blocages, permet aussi d'identifier les leviers. Donc ça ça me semble important. Et peut-ĂȘtre un point qui me semble fondamental, c'est aussi la constance et la continuitĂ© dans l'action.

Donc c'est pour ça on ne peut obtenir aucun rĂ©sultat sans constance et sans continuitĂ© dans l'action. C'est vrai que la situation actuelle fait qu'on est amenĂ© Ă  revenir sur des politiques qui ont Ă©tĂ© lancĂ©es et je dis moi je pense que c'est essentiel de montrer que les dĂ©mocraties peuvent ĂȘtre efficaces mais pour avoir de la continuitĂ© dans l'action il faut aussi trouver des compromis comme nos voisins peuvent le faire. Et c'est pour ça que je propose notamment d'avoir une dose de proportionnel qui facilite la recherche de compromis.

C'est pas contradictoire avec le fait de prÎner un Septenaat unique pour le président de la République à propos de continuité. Non, je pense que je parlais de l'action du gouvernement et continuer à penser. Donc moi, je suis pour un Septenaat unique et je suis pour que le premier ministre préside le conseil des ministres, ce qui revient à l'esprit de nos institutions.

Ce qui est fondamental parce que le premier ministre, il est responsable devant le parlement, donc c'est aussi une question d'Ă©quilibre des pouvoirs. Mais ça veut dire qu'il faut savoir vous avez vous avez mal vĂ©cu les conseils des ministres pour que le vous le prĂ©sident que ça ça alors ça crĂ©e de la confusion sur le rĂŽle des deux tĂȘtes de l'exĂ©cutif. Ça conduit les Français Ă  rechercher ce fameux homme providentiel auquel finalement on finit par tout reprocher.

Et donc je pense que ça ça vaut la peine de remettre de l'ordre dans le fonctionnement de nos institutions. Mais voilà, je je pense que cette continuité dans l'action, elle suppose aussi de développer une culture du compromis. Et vous n'avez pas rappelé, mais voyez quand moi j'étais en majorité relative, on a voté plus de 60 textes en trouvant des compromis le plus souvent avec la droite mais aussi parfois avec la gauche.

Et je pense que si on veut répondre au défis de notre pays, il faut trouver des compromis sur des sujets essentiels par exemple comme le logement, la santé, l'éducation qui sont des défis trÚs importants pour notre pays. Le grand jury, question express. On arrive à la fin de ce grand jury.

Des questions express donc c'est des rĂ©ponses par oui ou par non, pour ou contre. Tout d'abord, faut-il faire une fan zone Ă  Paris pour la finale de la Ligue des Champions PSG Arsenal pour Ă©viter de nouveaux dĂ©bordements ? Je pense que ça peut ĂȘtre une bonne idĂ©e.

Oui, pour bien l'organiser. Emmanuel Moulin, l'ancien secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l'ÉlysĂ©e, Ă  la Banque de France, bonne ou mauvaise idĂ©e, il sera auditionnĂ© au Parlement le 20 mai. Joker.

Ah non, vous avez pas oui ou non ? Ça veut dire non. Non, je pense qu'il a il a les compĂ©tences.

Je pense qu'il a les compĂ©tences. C'est tout. Est-ce que vous ĂȘtes plutĂŽt du cĂŽtĂ© de Master Poulet ou plutĂŽt du cĂŽtĂ© de Karim Banbran, le maire de de Saint-toin qui veut interdire cette cette mode du poulet frit pas cher ?

Euh je sais pas si c'est tout à fait des débats à la hauteur de ce sujet. C'est la c'est la c'est une question sanitaire d'alimentation pour je pense que on a aussi à apprendre à éduquer à l'alimentation plutÎt que de mettre des interdictions. C'est la grande nostalgie du moment notamment au cinéma.

Est-ce que vous avez vous une nostalgie des années 80 ou pas du tout ? Je pense que c'est important de relire les années 80 pour se dire que non, ça n'allait pas forcément mieux à cette époque-là. Et moi, je suis toujours assez surprise quand on nous vend un passé idéalisé qui n'a jamais existé.

Vous savez quand euh euh moi je discutais avec des élus de ma circonscription quand vous habitiez à la campagne que vous aviez les toilettes au fond du jardin qui faisait 14°gr l'hiver. Voilà. Donc je pense qu'il faut se tourner vers l'avenir et préparer le meilleur avenir possible pour notre pays et pour les Français pour nos jeunes.

Merci beaucoup Ellisabeth Borne pour ce grand jury. Bon dimanche Ă  tous. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau grand jury.

Le grand jury RTL Public Sénat le Figaro M6. Voir ou revoir votre programme sur publicsena.fr.

Tout de suite sur Public Senat. Pourquoi c'était moi ? Pourquoi c'était moi ?

C'est une Ă©poque oĂč cette notion mĂȘme de ce qu'on appelle maintenant du harcĂšlement scolaire, ce terme n'existait pas. Tout ce que j'ai pas vĂ©cu, les annĂ©es de lycĂ©e avec le groupe de potes, les amours de jeunesse, personne ne les rendra. Cette peur de se confronter Ă  la nouveautĂ© et de tisser de nouveaux liens, il y aura toujours cette peur lĂ .

C'est trĂšs compliquĂ© dans le processus de reconstruction. En tout cas, j'ai souvenir d'un Samuel aussi qui avait une une estime de lui-mĂȘme qui Ă©tait trĂšs abĂźmĂ© Ă  l'Ă©poque. C'est pas les choses que j'ai l'habitude d'aborder avec les Ă©lĂšves et encore moins avec mes Ă©lĂšves.

C'est vra.