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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 9 avril 2024 97 minAutoproduitFond programmatiqueTravail & emploiÉducation & rechercheInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Nous préparons l’après Macron en créant les conditions pour tout changer

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 54 %Attaque 37 %Défensif 9 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 13:01Jean-Luc MélenchonChiffre
    « On parle de lycéens qui sont payés 1 à 5 € de l'heure. »
  • 14:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Ils m'ont dit ça. J'ai été choqué, j'ai décidé de les embêter, de les embêter, de les embêter. »
  • 16:00Jean-Luc MélenchonPromesse
    « Premièrement, nous quand on sera au pouvoir 1, ils recevront une gratification mais pas de 1 à 5 € par mois mais de 1158 € c'est-à-dire la location d'autonomie qu'on veut placer au-dessus du seuil de pauvreté. »
  • 20:01Jean-Luc MélenchonChiffre
    « La France est l'un des pires pays du point de vue du nombre d'élèves par classe parce qu'il manque de moyens. »
  • 22:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Les groupes de niveaux, il faut mesurer ce que c'est. C'est la fin du collège unique. »
  • 30:01Jean-Luc MélenchonPromesse
    « Nous, une fois que nous serons au pouvoir, nous mettrons le nombre de professeurs qu'il faut dans l'éducation nationale. Il en faut 100000 de plus. »
  • 37:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « Le premier budget de l'État, 200 milliards d'euros, aide publique aux entreprises. »
  • 39:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « Vous avez entre 350000 et 400000 emplois qui sont disponibles. Ce sont les chiffres du ministère du travail. »
  • 41:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Il manque des places à l'université, il manque des places et des professeurs au lycée, il manque des places et des professeurs au collège. »
  • 45:00Jean-Luc MélenchonPromesse
    « La 6e République, c'est la vôtre. C'est à vous de la construire. »
  • 55:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Le fric doit tourner. Le fric doit tourner. Il se transforme en marchandise. La marchandise se transforme en argent. »
  • 1:00:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « 30 % de la production de t-shirt ne sert jamais à rien ni à personne. »
  • 6:00Locuteur 1Fait
    « L'économie de guerre est une composante du capitalisme lorsqu'il est en difficulté. »
  • 8:00Locuteur 1Fait
    « Les milliardaires sont des parasites. »
  • 10:00Locuteur 1Fait
    « La Russie devrait être en lien permanent avec l'Europe. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et maintenant, on va prendre le temps de de vous présenter les invités de ce soir. Euh je pense que vous connaissez tous. Le premier que je vais présenter, il s'appelle Jean-Luc Mélenchon. [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] Il est évidemment, comme vous le connaissez, c'est une personne qui s'est présentée plusieurs fois à la présidentielle.

C'est le fondateur de La France insoumise. Actuellement, il est euh euh président coprésident de l'Institut de la Boessie qui est du coup un institut un laboratoire d'idées qui euh fait aussi de l'éducation populaire. Euh il se dit maintenant en retrait et en mais pas en retraite.

Donc on verra ce qu'il a à dire là-dessus sur nous ce à nous ce soir. Et enfin la deuxième personne que je vais vous présenter, c'est Louis Boyard. Je pense que vous connaissez tous [acclamation] ici. [applaudissements] [applaudissements] Il a 23 ans.

C'est le deuxè plus jeune député de cette mandature. Il a été élu en 2022 en tant que député de la France insoumise et il a comme comme idée de réconcilier les jeunes avec la politique. Donc vous vous étonnez pas en fait, je viens d'avoir l'info là sur mon téléphone, c'est pour ça que je regardais tout à l'heure.

Euh on a beaucoup de monde comme vous avez pu le voir. Donc en fait, ils vont pas arriver tout de suite, [grognement] ils vont d'abord faire un petit coucou aux camarades qui ont rempli les autres amphis qui sont dehors et ils vont nous rejoindre juste après. Donc ne vous inquiétez pas, de toute façon, normalement tout ce qui va être dit dans les autres amphies vont être retransmis ici sur l'écran.

Voilà, juste un un petit point, ne vous étonnez pas, on a été victime de notre succès. Donc là, ils sont en train de faire un petit tour dans les autres. Ils arrivent dans peu de temps.

Voilà. Merci à toutes et à tous et passez une bonne conférence. [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] Bonsoir.

Bonsoir. Ça marche, on entend. Bon, parfait.

Alors, vous avez compris comment ça marche. Un coup, c'est lui, un coup c'est moi et après ça sera tous les deux. Merci d'être là à tous.

Nous sommes parfaitement conscients de ce que vous êtes en train de faire en même temps que nous, c'est-à-dire une démonstration de force. Bien sûr, il y a c'est normal parmi ceux qui viennent, ceux qui viennent pour voir, pour entendre, pour se faire une idée et puis il y a ceux qui participent au mouvement que nous essayons de créer. Nous venons dans un moment particulier et pour y faire quelque chose de particulier, comme vous le savez, nous sommes à pied dans les institutions, c'est-à-dire avec des élus et cetera. celui-ci était tout à l'heure à l'Assemblée nationale où il s'est comporté encore d'une manière déplorable d'après BFM et tout à fait honorable d'après moi.

Euh bon et nous sommes ensuite présents euh dans les luttes pour tous avec un engagement qui prend la forme que chacun décide de lui donner soit comme membre d'une association soit comme ça à titre purement personnel et comme mouvement politique comme une organisation qui tâche de servir à quelque chose concrètement. C'est-à-dire qu'on est aussi bien capable d'aller euh traîner autour des grandes bassines à Saint-Soline que de ramasser des des cahiers et des crayon pour ensuite les donner aux associations qui savent le faire euh les redistribuer. Alors si on fait tout ça, c'est parce que on pense qu'on est dans un mouvement un moment politique très particulier de l'histoire de l'humanité, pas simplement de l'histoire de France. un moment social lui aussi très particulier, c'est-à-dire que la guerre de classe vient de connaître une accélération absolument inoui ces temps dernier et un moment particulier parce que on est en pleine crise climatique, elle est définitivement irréversible et que elle accentue ses effets sans que nulle part les sociétés soient ne semblent commencer à s'organiser pour y faire face.

Et puis enfin parce que chose qu'on ne croyait plus possible et bien la géopolitique est en train de se renverser et voici que la guerre totale la guerre mondiale pourrait avoir lieu aussi bien sur le territoire de l'Europe que dans la grande zone pacifique Asie pacifique. Alors vous allez nous voir dans la Attends, mais qu'est-ce qu'on m'a dit qu'on voyait toutes les images en même temps ? On voit rien du tout là-haut.

Vous voyez quelque chose vous ? Non. Alors, mais qu'est-ce que vous foutez ?

Quoi ? Ah oui, d'accord. Merci.

Bon, il va encore dire j'ai mauvais caractère. Bon, merci à tout à l'heure. À tout à l'heure.

Merci beaucoup pour l'accueil. [applaudissements] [rires] Ah. [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] [acclamation] [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] C'est vrai que j'ai oublié de vous saluer les sag au boulot.

Bonjour. Alors, est-ce que ça fonctionne ? Non, ça commence mal.

Ça commence très très bien. Et là, normalement, ça fonctionne. Parfait. [applaudissements] Bonjour à toutes et à tous.

C'est un véritable plaisir de voir que vous êtes aussi nombreuses, aussi nombreux ici à Nant et je redis ce que j'ai déjà dit dans un autre amphithéâtre, personne d'autre que vous est capable de faire ce que vous êtes en train de faire aujourd'hui. Oui, ça participe à une démonstration de force. Une démonstration de force qui à minima prouve que l'on est en capacité d'intéresser.

Une démonstration de force parce que nous n'avons aucune naïveté. Beaucoup de personnes qui est ici, vous partagez à peu près l'idéal commun que nous nous portons. Et il peut y avoir des personnes qui ne sont pas forcément d'accord ou pas d'accord avec tout.

Et c'est très bien et ça fait partie euh ça fait partie du combat politique. J'aimerais commencer aussi par parler de ce qui s'est passé à la mosquée de Cherbourg où une personne a tiré sur la mosquée et je veux apporter ici notre soutien à toutes les personnes qui sont victimes d'attaqu d'insultes en raison de leur religion particulièrement ces derniers mois. Certains ont tenté d'allumer le feu des haines religieuses à travers les conflits mondiaux ou même à travers beaucoup de mensonges qui existent actuellement dans ce pays.

Et parfois même ils ont retourné ces accusations contre nous. Je veux aussi affirmer en plus de notre soutien que toute personne qui se trouve être attaquée en raison de sa religion se trouvera à ses côté pour la défendre et je suis certain que c'est le cas pour toutes les personnes qui sont présentes dans cet amphithéâtre ici à Nantes. [applaudissements] Maintenant maintenant que cela est commencé, j'aimerais aussi voilà, j'ai lu des articles et j'ai entendu et c'est un débat qui est très très important des personnes dire que cette tournée des fa, il y aurait un problème, elle poserait un problème sur la neutralité qui devrait prévaloir dans les universités.

Je ne suis pas d'accord avec ça. Je ne suis pas d'accord pour que l'on dise que l'université est un lieu où on n' pas le droit de faire de politique. Je suis pas d'accord pour qu'on voit l'université comme un lieu fermé qui n'intervient pas à l'extérieur et où il ne se passe rien à l'intérieur.

Je suis très très heureux de voir Michael Zemour être intervenu euh ce matin sur une chaîne télé pour aller dénoncer ce que le gouvernement fait par rapport à la réforme de l'assurance chômage. Michael Zemour qui parce il fait des recherches à l'université a pu dénoncer ce qui s'est passé au moment de la réforme des retraites où ils avaient menti et où la réforme était finalement déficitaire. Je suis heureux qu'on ait un universitaire comme Michael Zemour qui est d'ailleurs le seul Zemour qu'on a appréci en conviendrez.

Mais je suis heureux d'avoir cet universitaire qui intervienne pour faire de la politique. Je suis je suis heureux d'avoir une universitaire comme Julia Cager qui écrit des bouquins passionnants, intéressants aussi pour dénoncer ce qui est en train de se passer avec la concentration des médias. Je suis heureux de voir des universitaires intervenir dans la politique et je suis aussi heureux de voir que vous-même vous faites de la politique parce que l'université est un lieu dans lequel il y a de la politique.

C'est un lieu dans lequel on réfléchit, on enquête, on discute, on débat. C'est un lieu qui réfléchit sur la société. Et méfiez-vous parce que quand des personnes viennent dire que l'université serait un lieu dans lequel on n pas le droit de faire de politique, ça me fait penser avec un autre lieu, c'est-à-dire les lycées qui aujourd'hui sont réprimés dès lors qui décident de bloquer.

Et les blocages de lycée d'université sont les seuls outils dont dispose la jeunesse scolarisée pour entamer un rapport de force avec le gouvernement. Chaque fois que des personnes viennent dire que vous n'avez pas le droit de faire de politique, rappelez-leur, il n'existe aucun endroit dans la République française où les citoyennes et les citoyens n'ont pas le droit de faire de politique. Et quand ils s'attaquent aux endroits où la jeunesse est scolarisée et qui disent "Non, pas de politique ici", c'est parce que au fond, ils vous interdisent quelque chose.

Ils vous interdisent le droit à la conflictualité. Parce que c'est ça Emmanuel Macron. Vous vous rappelez les marches climat ?

Les marches climat, vous aviez eu des millions de jeunes qui s'étaient organisés partout à travers le monde. Jamais fait, hein. Vraiment incroyable.

Et puis nous à ce moment-là, Gabriel Atal qui arrive au milieu de la manifestation dit "Mais qu'est-ce qu'il fait là ?" Et lui, il dit "Ah mais les jeunes ils manifestent pour nous soutenir, ils veulent juste qu'on aille plus fort, plus loin." Et en fait, je vous donne cet exemple pour vous montrer que le gouvernement ni votre droit à la conflictualité, ni votre droit au désaccord.

Et la preuve ultime de tout ça, c'est le service national universel. Parce que quand la seule réforme qui est proposée par le gouvernement pour dire "Allez-y les jeunes, engagez-vous, c'est une réforme qui consiste à tous vous mettre avec les mêmes uniformes, à tous suivre les mêmes modules où jamais jamais une seule fois la question de la conflictualité est abordée, et bien c'est parce qu'il nie votre droit à la conflictualité. Il ni votre droit au désaccord, il ni votre droit à la politique.

Alors, je le redis, l'université comme tous les endroits de la République française est un endroit dans lequel on a le droit de faire de la politique et il n'y a aucun endroit où la jeunesse n'a pas le droit de faire de la politique et de toute façon, même si cherchait à nous l'interdire, la jeunesse continuerait de faire de la politique. [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] Vous l'aurez remarqué, aujourd'hui, je vais être je vais être honnête, j'ai la banane parce que je sors, j'étais à l'Assemblée nationale juste avant où j'ai posé une question au gouvernement parce que ça fait voilà un peu plus de 10 jours que j'ai décidé de me battre sur quelque chose qui m'a paru aberrant, c'est le fait que les lycéens de la voie professionnelle n'aient pas été gratifiés pour leur stage. Alors cette gratification, c'est n'importe quoi.

On parle de lycéens qui sont payés 1 à 5 € de l'heure. On parle de lycéens qui ne sont pas accompagnés pour trouver leur stage où parfois vous savez les chefs d'établissement, ils font du mieux qu'ils peuvent mais ils ont pas de moyens. Et donc quand vous êtes un lycéen qui vient du lycée Stanislas, vous avez les vous avez les contacts.

Donc du coup vous trouvez facilement le stage. Mais dès lors que vous venez d'un milieu populaire, c'est beaucoup plus difficile de trouver le stage qui vous convient. Et donc du coup parfois vous arrivez dans une entreprise qui n'a rien à voir avec votre cycle d'étude.

Vous en avez qui m'ont témoigné le fait que ils ont passé le balai pendant leur stage pour 1 à 5 €. Mais en plus d'avoir un système de stage de la voie professionnelle qui en plus de ça est mal accompagné au niveau de quel stage peuvent faire les jeunes et en plus de ça seulement 1 à 5 € alors qu'en vrai nous ce qu'on souhaite c'est que les jeunes ils soient dans des ateliers. C'est dans les ateliers que doivent se former les jeunes.

Et bien en plus de ça, ils ont manqué de verser cette gratification de 7 mois. Ça fait 7 mois que les lycéens de la voie professionnelle n'ont pas vu leur gratification verser. Alors, ils m'ont dit ça.

J'ai été choqué, j'ai décidé de les embêter, de les embêter, de les embêter. Vous savez que je sais faire ? Et puis j'arrive à l'Assemblée nationale et donc je pose tout en finesse et en calme.

Ma question a pris donc du coup non je voulais poser ma question à la ministre de l'éducation nationale Nicole Béoué qui a brillé par son absence. Si quelqu'un a déjà vu Nicole Béoué sincèrement je suis vraiment preneur de savoir où est la ministre de l'éducation nationale. Et donc du coup c'est Priscat TNO la porte-parole du gouvernement qui me répond.

Priscatou qui est réputé pour son incroyable sur la jeunesse parce que je rappelle elle a été ministre de la jeunesse et pendant que vous vous galéiez aux distributions alimentaires, Priscat Tevno était en train de travailler sur le service national universel qui coûte 3 milliards par an hein. Voilà, on connaît les priorités de madame. Et donc madame arrive et dit alors que je lui pose la question "Madame, ça fait 7 mois que les lycéens ils sont pas payés, bon je déroule mon truc." et elle me répond avec oh sincèrement je suis pas le pire dans cette assemblée he il y a Priscat et elle me répondau.

Mais alors bon à la limite qu'elle répond elle répond comme elle veut mais surtout ce qui m'a intéressé c'est ce qu'elle a dit. Elle a dit vous êtes incompétent et ingrat. C'est l'hôpital qui se fout de la charrue avant les bœ.

Premièrement, nous quand on sera au pouvoir 1, ils recevront une gratification mais pas de 1 à 5 € par mois mais de 1158 € c'est-à-dire la location d'autonomie qu'on veut placer au-dessus du seuil de pauvreté. Et croyez-moi, il y aura pas de retard. Deuxièmement, un gras, elle me dit "Oui, mais vous avez voté contre la réforme de la voie professionnelle ?" Bah oui, bien sûr, parce qu'on n'est pas d'accord avec ce que vous êtes en train de faire avec la voie professionnelle. déjà premièrement parce que l'orientation scolaire aujourd'hui n'est pas au niveau pour pouvoir permettre de montrer aux élèves les différentes filières passionnantes, intéressantes, incroyable parce que je pour celle que je découvre encore aujourd'hui et puis euh aussi parce que voilà, nous on disait gratification, cette manière de faire avec la voix professionnelle, on n'est pas d'accord.

Bon tant mieux. Je posé ma question, je suis heureux. Hop.

Et là, voilà que yel Brunpivé commence à arriver et commence à m'engueuler. Mais je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas pourquoi.

Donc du coup, elle commence à dire "Vous ne respectez pas l'Assemblée nationale. Pardon, c'est la dame qui a qui a étouffé l'affaire Benala quand elle était présidente de la commission des lois et c'est celle qui nous a empêché d'avoir un vote sur la réforme des retraites." Alors, pardon madame la présidente de l'Assemblée nationale, soutien total et inconditionnel à Israël qui a le droit de se défendre.

Je n'ai pas le sentiment que c'est moi qui représente mal l'Assemblée nationale. [applaudissements][acclamation] Mais [applaudissements] voilà que bon écoutez, j'ai l'habitude, je m'embrouille avec une autre ministre, je vous passe l'histoire et je voilà que j'ouvre mon téléphone et que je vois la reprise qui est faite par les médias. Louis Boyard sanctionné parel Bron Pivé, Louis Boyard reprit et je me dis mais attendez, ça fait 7 mois que les lycéens de la voie professionnelle, ils sont pas leur gratification.

J'arrive à l'Assemblée nationale, je pose le sujet, le gouvernement s'engage, il s'est passé quelque chose, il y a un fait politique et qu'est-ce qu'on retient ? Je leur plais pas. Ma manière de faire n'a pas été assez bonne.

Je n'aurais pas dû hausser le ton. Et je veux je veux je vous je vous raconte cette histoire parce que s'il y a une leçon que je peux vous donner dans cette conférence et c'est celle que j'ai appris en allant à l'Assemblée nationale parce que j'ai toujours été un militant syndical politique, c'est que ne cherchez pas à vous faire respecter par ces gens-là. Vous n'arriverez jamais à apparaître respectable à leurs yeux.

Ne cherchez pas la respectabilité. Ne cherchez que la victoire. Ne cherchez que la victoire. [applaudissements][acclamation] On parle là de lutte politique et dans une lutte politique, il y a une lutte.

Il y a un gagnant, il y a un perdant. Et en l'occurrence, dans ma lutte politique, j'ai choisi d'être le gagnant. Je suis heureux d'avoir permis d'obtenir cet engagement pour la voie professionnelle et je suis heureux des futures luttes politiques que l'on gagnera en haussant le ton, en étant peut-être pas assez gentil ou sérieux à leurs yeux, mais à la fin, on finira quand même victorieux.

Et s'il y a bien une lutte dans laquelle j'ai l'intention à ce qu'on soit victorieux et c'est celle qui vous concerne pour beaucoup parmi les étudiantes et les étudiants, c'est celle par rapport à ce qu'ils sont en train de faire avec le système scolaire. Le système scolaire tel que nous on l'a connu parce qu'on a à peu près le même âge et celui tel que vont le vivre nos petits frères, nos petites sœurs et tel que d'ailleurs ont pu le connaître nos parents, ça n'a rien à voir. Ils sont en train d'organiser la pénurie dans l'éducation nationale et dans l'enseignement supérieur.

Je mesure mes mots, ils sont en train d'organiser la pénurie. La France est l'un des pires pays du point de vue du nombre d'élèves par classe parce qu'il manque de moyens. Et donc ils disent "Mais attendez, il manque de moyens.

Donc on doit tout réorganiser sur la base du manque de moyens." Et c'est pour ça que vous arrivez avec une réflexion géniale. Si jamais on mettait des collégiens dans des classes un peu plus réduites, ils apprendraient mieux.

Donc vous pourriez recruter des professeurs. Non, ces gens décident de faire des groupes de niveau. Les groupes de niveaux, il faut mesurer ce que c'est.

C'est la fin du collège unique. D'accord ? c'est vous allez avoir des élèves qui vont être mis dans des catégories parce que j'ai parlé avec un collégien et ils utilisent eux-mêmes des mots très durs vis-à-vis de l'étiquette qui mettent sur les groupes de niveau parce que la ministre de l'éducation nationale et le preminus sont pas d'accord sur comment les appeler.

Les professeurs sont totalement désemparés face à cette situation. Ils disent "On veut pas faire les groupes de niveaux pédagogiquement ça n'a aucun sens. Vous désorganisez tout l'emploi du temps.

On n' pas les moyens de le faire. Mais ces groupes de niveaux c'est le début d'une sélection. une sélection qui commence notamment dès le collège parce qu'ensuite vient la troisème au moment où vous avez le premier conseil de classe.

Et ce n'est pas vrai de dire que aujourd'hui dans les conseils de classe, c'est l'élève qui a le dernier mot. Aujourd'hui, il y a une orientation forcée, subie par nombre d'élèves et je suis choqué de voir à quel point l'orientation dans le système scolaire est marqué par un mépris de classe, un sexisme et un racisme qui justifie beaucoup de problèmes dans l'éducation nationale. Puis ensuite vient le lycée où vous avez par exemple la voix professionnelle qui, je le redis est une voix qui est vraiment incroyable.

Mais le problème avec la voix professionnel, c'est impemièrement le peu de moyens qu'ils y donnent. Le fait qu'ils essaient de la détruire au profit de l'apprentissage, le fait que ils s'attaquent aux qualifications et le fait aussi que bah ils font rien pour essayer de de de d'avoir un système d'orientation qui justement raconte ce que réellement la voix professionnelle et donc la valorise par ce qu'elle est. Et la voie générale, même chose.

Vous allez dans la voie générale, vous avez pas toutes les mêmes spécialités dans les lycées. Bah oui, parce que tous les lycées pourraient avoir les mêmes spécialités. Vous savez, il y a marqué égalité à l'entrée des écoles.

Sauf que vous allez dans un lycée de banlieu ou vous allez dans un lycée de la ruralité. Nous n'avons pas toutes et tous les mêmes moyens dans les mêmes écoles qui est censé être le pilier de la liberté, de l'égalité et de la fraternité. Et donc, non seulement il y a la compétition entre les lycées sur les différentes spécialités mais même au sein du lycée, les élèves se battent pour avoir les bonnes spécialités.

Pourquoi ? Parce que tous ces systèmes est calqué sur ce point final qui s'appelle parcours supquel les choix d'orientation que vous avez fait à 13 14 ans vont être déterminants sur la formation qui déterminera vos fonctions dans tout le reste de votre vie. Et parcours sup est marqué de trio social et marqué de l'angoisse des élèves pour qui c'est pas un jeu pour qui c'est toute leur vie et tout ça est organisé pour une raison.

Il manque des places à l'université, il manque des places et des professeurs au lycée, il manque des places et des professeurs au collège. Ils ont organisé la pénuriie pour à la fin créer une espèce de machine d'abomination qui s'appelle Parcours sup et qui s'occupe de trier des jeunes gens pour savoir quelle formation ils ont envie de faire dans leur vie. L'éducation devrait être libre et accessible à toutes et tous.

Sinon, la promesse qu'ils vous font en vous disant "Vous inquiétez pas, la France est une méritocratie. Tout le monde a les mêmes chances à l'école parce que vous organisez la pénurie. Vous êtes les premiers à prouver que la méritocratie est un mensonge.

Et nous, une fois que nous serons au pouvoir, nous mettrons le nombre de professeurs qu'il faut dans l'éducation nationale. Il en faut 100000 de plus. Et des personnes nous interrogent.

Qu'est-ce que vous ferez face à Parcours Sup ? Par quoi est-ce que vous le remplacez ? Réponse très simple, on le remplacera par rien.

On nouvrira des places. [applaudissements] On mettra fin au système de sélection. [applaudissements] Et alors parce que là du coup on est toujours sur une image qui disent "Non mais de toute façon les jeunes vous savez si vous les stimulez pas dès l'éducation nationale ils auront pas envie de bosser." Et alors là une vague de panique parmi les politiques de droite je le précise des jeunes démissionneraient de leur boulot.

Des jeunes parleraient de boulit job. Ah, les jeunes ne voudraient pas travailler. Ah, les jeunes sont contents de rien.

Ah, la santé mentale des jeunes. On a un peu un sentiment de pas être compris. Il y a aussi un sentiment de pas être représenté. 70 % des jeunes estiment ne pas se sentir représentés politiquement.

Nous, on a envie de travailler, c'est pas notre problème. On a envie de travailler, mais on n pas envie de bosser dans la com et dans le marketing d'une entreprise comme totale. Nous, quand on nous parle de travail, on pense au fait qu'on a besoin de préserver les terres et d'avoir une agriculture paysane qui nous permette de préserver les terres.

On a besoin de 400000 agriculteurs de plus. Nous, quand on parle de travail, on a envie d'éduquer, on a envie de soigner. Ça tombe bien.

Il y a besoin de 100000 soignants de plus, il y a besoin de 100000 professeurs de plus. Nous quand on nous parle de travail, on a envie d'affronter le dérèglement climatique. Ça tombe bien, il va falloir massivement investir dans le frais de ferroviaire.

Donc on a besoin de former massivement des cheminotes, des chemineaux. Nous quand on nous parle de travail, on voit des personnes qui dorment dans la rue et on est incapable de comprendre comment est-ce que c'est encore possible que dans un pays comme la France, il y ait encore des gens qui dorment et qui meurent de la rue. Nous, quand on nous parle de travail, on a envie de construire des logements, on a envie de participer à tout ça.

Autrement dit, le rapport entre notre génération et le travail n'est pas uniquement basé sur leur fantasme d'une jeunesse flémarde. C'est la question du sens qu'on veut donner à la société, la question du sens qu'on veut donner à l'avenir. Le travail est un rôle essentiel dans la société.

C'est y compris notamment sur ça que se construit la société avec plein d'autres choses. Vous avez la famille, le loisir, beaucoup d'autres choses. Mais le travail aujourd'hui, on aimerait qu'il ait du sens.

Et pour qu'il ait du sens, on va avoir besoin d'investir massivement. Quand je vous dis massivement, je vous parle de 100 milliards d'euros. Mais dès lors que vous investissez 100 milliards d'euros, vous sortez de la crise dont ils sont en train de vous parler.

Cette crise, c'est celle, ils vous disent "Attendez, il y a plus d'argent dans les caisses de l'État, la croissance est pas assez forte. Donc il va falloir faire des économies. Alors les économies vous savez c'est quoi la première dépense de l'État ?

Alors, les gens disent l'éducation nationale, peut-être l'armée. C'est vrai qu'ils ont augmenté le budget de l'armée. Le premier budget de l'État, 200 milliards d'euros, aide publique aux entreprises.

Bernard Arnaud touche des aides publiques aux entreprises. Vincent Boloré touche des aides publiques aux entreprises. S'il y a des économies à faire quelque part, c'est sûr les 200 milliards d'euros d'aide aux entreprises qui sont notamment donnés au à l'homme le plus riche du monde et à la femme la plus riche du monde.

Parce que quand on vient me dire la plus riche du monde parce que ensuite arrive la deuxème dépense de l'État. 100 milliards d'euros exonération. Les exonérations, c'est un plan incroyable.

Vous êtes censé payer des impôts, bah vous les payez pas. Deuxème dépense de l'État. Mais où est-ce qu'ils vont faire des économies ?

Pas sur les exonérations, pas sur les aides publiques aux entreprises. Ils vont les faire avec un milliard d'euros dans l'enseignement supérieur. Ils vont les faire sur l'hôpital public, ils vont nous faire sur le service d'accès au travail, ils vont vous le faire sur la prévention.

En fait, ils vont le faire avec la seule richesse des personnes qui ont peu de richesse. Ça s'appelle le service public. Voilà où est-ce qu'ils vont faire leurs économies.

Sauf que à la fin, quand vous avez les prix qui augmentent, mais derrière on dit "On va pas augmenter vos bourses étudiantes." Quand derrière vous avez les prix qui augmentent mais on dit "Ah non, c'est pas le moment d'augmenter les salaires." Quand derrière vous avez les prix qui augmentent, mais on dit "Ah non, attendez, c'est pas le moment d'augmenter les aides." Et ben à la fin, les gens tout simplement ils consomment plus.

Les gens ils se privent de manger, les gens ils vont dans l'ultra lowcaust, les gens ils voyagent pas, les gens ils vont pas voir leur famille. Et ensuite, vous avez l'économie qui est ralentie. Et plus vous avez l'économie du ralenti, plus ils vous disent qu'ils font des économies.

Nous avons une alternative. Cette alternative, elle s'appelle la consommation populaire. Et dès lors que nous serons au pouvoir, nous injecterons 100 milliards d'euros dans l'économie pour relancer le frais de ferroviaire, pour relancer l'éducation nationale, pour relancer l'hôpital public, pour relancer tout ce qui fait la richesse, des personnes qui ont peu de richesse, mais qui surtout va relancer la consommation populaire et qui va faire qu'à la fin les gens vont pouvoir trouver du travail.

Parce que croire qu'il suffit de traverser la rue pour trouver du boulot, ça c'est vraiment être le top des bureaucrates de l'Élysée. Et je terminerai sur ça. [applaudissements] Je terminerai sur ça.

On vous dit tout le temps "Ah mais attendez, il y a des emplois qui sont pas pourvus. Les gens peuvent aller bosser dans patati dans patata." Très bien.

Il suffit d'être un enfant de 5 ans pour comprendre ça. Si vous êtes Bruno le maire, vous ne comprendrez pas. Vous avez entre 350000 et 400000 emplois qui sont disponibles.

Ce sont les chiffres du ministère du travail. Vous avez 5 à 6 millions de personnes qui sont au chômage selon la manière dont on compte les chiffres parce qu'à chaque fois ils font des magouilles. Supposons supposons que leur thèse qui est de dire si les gens ne veulent pas trouver du travail, c'est parce que on leur donne trop d'assurance chômage.

C'est les travailleurs qui cotisent pour cette assurance chômage, je le rappelle. Supposons 60 % ne touchent pas l'assurance chômage alors même qu'ils sont au chômage. Vous vivez toujours sous le seuil de pauvreté avec.

Et supposons supposons imaginons que par la force en attachant les gens et en les envoyant de force, vous trouviez à combler ces 400000 emploi vacants. Qu'est-ce que vous ferez ? Des millions d'autres personnes à qui vous aurez privé leur seul source de revenu et pour qui il n'y aura pas de travail.

Si aujourd'hui on se retrouve à avoir des personnes qui sont sans emploi, c'est parce qu'il manque d'emploi dans ce pays. Et ces emplois, vous ne les trouveraiz pas ailleurs que dans le fret, dans l'hôpital, dans l'éducation, dans les champs, dans tout ce qui fait que le pays va pouvoir affronter le dérèglement climatique. [applaudissements] Et mes amis, [applaudissements] mes amis, tout ça vous tire un fil parce que je vous parle du fait que les lycéens de la voie professionnelle soient méprisés.

Je vous parle de l'orientation scolaire qui est subie. Je vous parle de la pénurie dans l'éducation nationale et du fait que pardon euh tout le monde n'est pas forcément victime de cette sélection puisque vous en avez qui vont tout simplement dans des écoles privées et qui du coup ne sont quasiment pas concernés par le système. Et de toute façon s'ils l'était, ils ont qu' aller dans d'autres boîtes privées qui seront en capacité de leur donner tout l'accompagnement possible.

Je vous invite à visiter le lycée Stanislas ou les deux arrondissements dans lesquels ont grandi Gabriel Atal et tous ses amis et vous comprendrez assez rapidement. Ça c'est ce que pour qu'il y ait de l'éducation nationale. Quand je vous parle ensuite du fait que les salaires n'augmentent pas mais que les prix augmentent, du fait que la seule richesse des gens qui ont peu de richesse sont est en train d'être volé du fait qu'il s'attaquent au chômeur parce qu'il y a pas assez d'emploi.

Du fait qu'il y a pas assez d'emploi parce qu'aujourd'hui l'économie est gérée n'importe comment. Et quand je vous parle de lutte politique, il y a un fil qui se dessine mes amis, c'est celui de la lutte des classes. C'est ça le sens de ce siècle.

Si vous voulez affronter le dérèglement climatique et tout ce qu'on aura à affronter dans ce siècle, vous ne le ferez pas sans le prendre par le bout de la lutte des classes. L'écologie sans lutte des classes, c'est du jardinage. Voilà ce qui est le sens des luttes de cette histoire.

Alors, il y aurait il y aurait de nombreuses autres il y aurait de nombreux autres sujets à aborder parce que la lutte des classes c'est pas tout ce qui existe dans notre mouvement social. Je sais que vous parfois vous avez le sentiment de pas vous sentir représenté par les institutions. Vous avez le sentiment que la 5e République ne vous ressemble pas.

Et vous avez raison. Cette constitution a été faite en 1958 dans un moment où on avait pas internet, on avait à peine conscience du dérèglement climatique où les femmes avaient à peine le droit d'entrer dans la vie politique institutionnelle où les mœurs n'étaient pas les mêmes. La société de 1958 ne ressemble pas à la société de 2024.

Et c'est pourquoi si jamais vous voulez faire la lutte des classes, vous avez besoin de mettre la règle verte dans la Constitution. Si jamais vous voulez que tout le monde ait un logement, vous devez mettre un garantir le droit au logement dans la Constitution. Si jamais vous voulez que tout le monde aille à l'école, alors vous devez garantir le droit d'aller à l'école dans la Constitution.

Mais si vous voulez aussi une constitution qui vous ressemble, alors il y a d'autres droits à conquérir. Par exemple, la constitutionnalisation de l'IVG, pas seulement pour la liberté et pour le droit à l'IVG, le droit au genre. [applaudissements] le droit à l'égalité dans l'éducation.

Je vous dis tout ça pour vous dire que l'un des moyens qu'on aura de conquérir cette société pour qu'elle nous ressemble réellement, ça passera par la réorganisation des institutions et par la 6e République. La 6e République, c'est la vôtre. C'est à vous de la construire. [applaudissements] Et je ne vous ferai pas l'affront de vous dire que c'est uniquement par le vote que vous réussirez à changer les choses.

Alors, je vous invite à aller voter. Je n'ai pas le droit de dire pour quelle élection qui vont suivre parce que histoire de campagne c'est compliqué. C'est de l'administratif.

Voilà. Mais sachez qu'il y a des élections, que c'est très important d'aller voter à toutes les élections, mais que ce n'est pas que par les élections qu'on change les choses et que dès lors que vous vous retrouvez à avoir plusieurs centaines d'étudiantes et d'étudiants dans un amphithéâtre, à mes yeux, ça s'appelle une assemblée générale et que les assemblées générales ont souvent réussir à bâtir des sociétés qui leur ressemblent. Alors, mes amis, mes chers camarades, je n'ai qu'une seule chose à vous dire.

Vous connaissez le chemin, faites mieux. [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] Louis et vous autres, mais lui plus que vous, euh accomplit et réalise un rêve qui semblait d'abord perdu d'avance. Il y a de cela 20 ans comme ça, 10 ans 20 ans, la gauche sur tout le continent a commencé à s'effondrer.

Et la plus belle de toutes les gauches, la gauche italienne, je dis la plus belle parce que la plus inventive, la plus présente sur le terrain, la plus encastrée dans la société italienne, c'est effondré. Elle s'est pas effondrée parce que la fondation était mauvaise, la fondation était surtout communiste et elle était très bonne. C'était Antonio Gramchi qui avait fait ce qu'il fallait au moment où il fallait, c'est-à-dire en pleine dictature fasciste pour conforter la pensée qui était réelle la pensée révolutionnaire.

Elle s'est effondrée parce que les chefs ont trahi, parce que la bureaucratie des partis s'est tellement compromis avec la vie de la société et les avantages qu'elle pouvait leur offrir que le plus grand parti communiste d'Europe occidentale s'est effondré sans qu'il a eu besoin de absolument rien faire puisqu'il s'est-ême dissous pour donner je ne sais quelle situation plus respectable comme l'a dit Louis à l'instant. pour être mieux vu. Alors, ils se sont d'abord appelés parti de la gauche, puis parti démocratique.

Et moi, la dernière fois, je leur ai dit "Mais appelez-vous parti comme ça vous ne direz plus rien et ça tombera bien parce que ça correspond à ce que vous êtes, c'est-à-dire plus rien." Et bien quant à une poignée que nous étions, nous avons décidé, nous qui étions engagés dans une conception du socialisme révolutionnaire auquel pour ma part j'ai gardé ma fidélité, ma loyauté intellectuelle. Lorsque nous avons décidé de le faire, on s'est donné des objectifs qui nous dépassaient tellement que franchement, il y avait de quoi retourner se coucher instantanément, tellement ça paraissait impossible.

Et pour finir, de bataille en bataille, en ayant eu la capacité de saisir à chaque étape le point par lequel on pouvait passer pour élargir la brèche et aller toujours de l'avant, nous sommes rendus à cette situation où pour ma part, je peux profiter d'un goût secret et peut-être même un peu intime de me dire que ils en ont pris pour au moins 50 ans. [applaudissements] Et et vous êtes concerné aussi, mais je suis pas venu pour vous caresser la tête, mais pour vous dire quels sont vos devoirs comme les miens. Moi, je tiens le mien, vous tenez tenir le vôtre.

Vous êtes la jeune génération. Chaque génération est un peuple nouveau. Vous êtes le peuple nouveau.

Vous êtes parmi les vagues, je ne sais pas combien il y en aura encore si on ne fait rien, qui ont pu profiter de l'école, qui ont pu profiter de l'élévation de leur niveau d'éducation pour arriver jusqu'ici. Vous êtes des intellectuels et ce mot dans ma bouche est plutôt un compliment. C'est une fierté d'être un intellectuel.

C'est une fierté d'être instruit. Moi, j'étais très fier d'être le premier bâchelier de ma famille et tout le monde avait des flammes dans les yeux en me regardant puisque j'étais l'aboutissement de tant de générations qui s'était sacrifié pour la suivante. Mais il faut pas se faire d'illusion.

Comme l'a très bien raconté à l'instant lui, la mécanique est en place pour que cette voie-là, elle ne soit plus accessible à la masse et que vous n'accédiez au savoir qu'à la condition qu'il soit d'abord devenu une marchandise et pour qu'il devienne une marchandise, ce n'est pas le savoir qu'il faut réorganiser, c'est le marché, créer un marché. Ils sont en train de créer un marché du savoir. Je vais y venir dans un instant, mais je voudrais surtout vous dire, mais j'ai droit à chaque fois, c'est trop drôle, vous allez voir quatre crétins qui en veulent à moi.

C'est quoi le sujet cette fois-ci ? Non, la dernière fois c'était une pancarte. J'ai trouvé que tu es plutôt courageux parce que j'étais venu à 10 au milieu de 600 personnes.

Bon, moi j'ai fait ça quand j'avais mais enfin eux c'est pour dire des conneries. Je suis venu parce que notre idée est la suivante. Il vous a dit qu'il y a des élections mais toutes les circonstances doivent être mises à profit pour élever le niveau de conscience.

C'est cela dont vous êtes responsable. Élever votre niveau de compréhension du monde pour pouvoir intervenir sur lui, pour pouvoir en changer la trajectoire autant que possible, aussitôt que possible. Sinon, vous êtes perdu.

Mais arrêtez de vous laisser distraire, ils font ça pour ça. Vous attendez quoi ? Et ramenez-nous le scalp et qu'on en parle plus.

Bon [applaudissements] et voyez-vous, en ce moment, nous sommes une démocratie. Ça devrait être un moment inspiré puisque il va y avoir une élection le 9 juin prochain et que ça porte sur un très beau, très grand sujet. Que va-t-on faire sur ce continent ?

C'est un beau sujet, non ? Que se passe-t-il ? Que du rabouissement, de la médiocrité, de l'abaissement.

D'abord, on a un pouvoir qui fait tout ce qu'il peut pour que les gens aillent pas voter. On ne leur dit pas qu'il y a 11 millions de malinscrits dans ce pays. Devinez qui c'est qui est mal inscrit ?

On ne si vous alors on venez-nous avec nos tablettes pour inscrire les gens. Ils ont inventé une diablerie qui est l'équivalent de Parcours Sup. Ça s'appelle France Connect.

Bah essayez, vous allez voir, c'est à peu près aussi piégeux que parcours sup. Et puis les professions de foi arriveront pas dans les quartiers populaires, je le redis. Et puis là où on aura du vote électronique, ça sera encore une cagade comme la dernière fois à l'élection présidentielle.

J'ai la mémoire toute fraîche de ces choses-là. Et alors, on dit bon, il y a des il y a des débats. Ben pour une fois, je on va dire du bien des médias.

Ils essayent d'en organiser et voilà que le parti qui est censé être en tête, qui est représenté par un bélâtre que tout le monde connaît, monsieur Bardella. Alors lui, il a choisi une tactique de combat, il dit rien. Il va pas au débat, on sait pas ce qu'il pense, mais on le voit sur TikTok en train de caresser un chien et c'est presque aussi bête que moi en train de boire du lait fraise.

Sauf que moi, je fais pas que ça, hein. Mais lui, il fait que ça. [applaudissements] Donc vous saurez pas. [applaudissements] Ce type vous prend pour un tas de viande.

Si vous le trouvez beau, votez pour, c'est tout. Voilà. Alors, il y a lui, il y en a un autre.

Normalement, les revenants là, les fantômes du Parti socialiste, mais ils veulent pas me parler. J'ai vu ce que dit madame, comment tu l'appelles ? La messe de Paris, la cafich madame Hidalgo.

Voilà. Alors, elle dit "On peut pas parler avec ce type, il a voulu détruire le PS." Ben je crois que j'y suis arrivé en 67 grâce à elle. [applaudissements] Mais je sais c'est méchant, il y en a déjà deux qui partent.

C'est trop pour eux. C'est pas à cause de moi. Si, c'est à cause de moi.

D'accord. Bon, allez, bonsoir. Bon, alors je dis ça pour mettre de l'ambiance, pour faire la suite, la soudure avec Louis, mais dans quelques instants, ça va être moins drôle.

Après, il y en a un donc je disais les fantômes, qu'est-ce qu'il dit ? Il dit monsieur Gluxman, il prépare quoi ? L'après Mélenchon, ben il a qu'à être patient hein.

Ça finira par arriver dans 10 ans, dans 20 ans. J'en dis pas plus, je vais pas désespérer mes adversaires. Mais bon, ça finira par arriver.

Alors à quoi ? Bon non, nous on prépare l'aprèsMacron et on vous le dit tout net, on prépare les conditions pour tout changer de A jusqu'à Z. Si et tout notre travail consiste à faire comprendre pourquoi il faut tout changer.

Nous sommes des réformistes radicaux, c'est-à-dire qui vont à la racine des problèmes pour les modifier. Nous sommes, on nous appelle la gauche radicale. Pourquoi pas ?

Je m'en fous. Ce qui compte oui parce que si la gauche est un peu emmerdant parce que tu te retrouves avec des gens que tu as pas envie de fréquenter. Bon mais ce qui compte c'est la direction dans laquelle nous allons.

Et pour comprendre que cette direction est inéluctable, il faut élever son niveau de compréhension sur ce qui est en train de se passer et sur la conjonction unique qui ne s'est jamais produit auparavant dans l'histoire d'un certain nombre de facteurs dont vous allez devoir vous débrouiller. Je dis vous, pas parce que c'est vous, je vous connais pas, je vous connais quand même un peu, mais en raison de la génération que vous êtes. Moi, je serai pas là en cours de route, hein.

Je sais pas à quelle vitesse tout ça va se va s'accélérer, hein. Mais je suis certain que ça va s'accélérer. De quoi ?

Et bien, la situation, elle est inouie parce que jamais dans l'histoire humaine, le nombre des êtres humains n'a doublé deux fois en une génération. J'ai été témoin de ça. Je vous souhaite tous que ça se produise pas pour vous parce que deux fois le nombre que vous êtes aujourd'hui, ça va vite hein.

Et si ça doublé deux fois, ça vous amènera plus de 30 millions. 30 milliards. Vous savez très bien que c'est incompatible avec la vie sur cette planète, avec ce mode de production.

Deuxièmement, c'est la première fois dans l'histoire alors qu'il y a tant de monde qu'il y a une telle concentration humaine. Pour vous, c'est en fait évident, vous avez le nez dessus. Mais il faut se dire que jusque dans les années 50, la majorité de la population humaine vivait à la campagne éparpillé, sans réseaux sociaux entre eux, sans un moyen de communication, d'échange, d'inter changement.

Et enfin, tout le monde est uniux. Vous ne pouvez plus vivre si vous n'accédez pas au réseaux collectifs. Je parle pas des réseaux sociaux Facebook et compagnie, je parle pas de ça.

Je parle du réseau, l'électricité, la flotte, la bouffe, le savoir et cetera et cetera. Tout est en réseau. C'est une situation de base radicalement nouvelle.

Et dans cette situation de base radicalement nouvelle, elle fonctionne à l'intérieur d'un mode de production dont personne ne sait quand il a vraiment commencer. Mais on peut dire qu'il a commencé dès lors que le marché a commencé à exister. Et le marché a commencé à exister à partir du moment où il y a eu des villes parce que la ville permettait de faire venir, permettait d'organiser et permettait de travailler à produire plus que pour soi-même pour échanger avec les autres.

Le marché a 1000 formes dans l'histoire. Là, ils sont là tous à faire des gargarismes. Le pire, ça a été après la chute de l'Union soviétique.

C'était invivable. On pouvait pas avoir une interview sans qu'on vous dis alors vous reconnaissez hein, l'économie de marché est incontournable. Et ils étaient tous bien sûr à se dire l'économie de marché égale le capitalisme.

Donc on va finir par faire céder ce type qui ne veut rien entendre. Et il fallait que je dise oui. Alors évidemment, je disais pas oui et je leur disais mais le marché oui mais de quelle économie de marché vous parlez ?

Le troc c'est un économie de marché. Ah merde, vous avez pas prévu. Bon, vous avez compris tout bien là, je suis pas trop planant.

Donc nous sommes tout ce que je viens de vous dire à l'intérieur d'un mode de production. Ce mode de production a un nom et il faut le citer sinon on ne comprend pas ce qu'on fait. Nous avons besoin de la théorie pour guider l'action.

Nous ne sommes pas des meutes désordonnés qui font n'importe quoi au fil de leur colère. Nous avons besoin de comprendre jusqu'au bout les réalités d'une société, les liens qui expliquent son fonctionnement pour pouvoir passer à autre chose. Nous avons besoin de théorie.

Je pourrais vous citer Marx, mais je préfère vous citer Kant. Comme ça, ça fait plus inoffensif. Sans la théorie, l'action est aveugle et sans l'action, la théorie est absurde.

Et bien ce que nous nous essayons de faire, c'est cette jonction entre les deux. Et nous travaillons autant à produire de la théorie qui tiennent la mer, y compris pour que vous la critiquiez d'embout à l'autre pour dire "Non, ça c'est pas vrai, ça c'est pas vrai, ça c'est pas vrai, ça ça se passe autrement parce que c'est ça qui nous aidera à avancer." C'est pourquoi en alors qu'on était en pleine baston sur l'affaire des retraites, je me suis appuyé de faire en même temps le livre qui s'appelle Faites mieux, qui n'est pas du tout une invitation à la compétition du genre "Vous avez qu'à faire mieux que mes 22 %." C'était pas le sujet.

Ça c'est les intrigants qui m'entourent qui pensent ça. Mais la vérité c'est faites mieux que ce monde. Donc déjà pour faire mieux, comprenez-le et comprenez les valeurs et le travail et la direction dans laquelle on avance.

J'insiste parce que c'est peut-être le message le plus important que j'ai à vous transmettre parce que je ne fais que ça. Transmettre la théorie. Penser penser pour comprendre.

Le mot comprendre en latin veut dire compréhendre des prendre avec soi. Le savoir nous transforme. Nous ne regardons pas les choses de la même manière si nous avons des mots pour les désigner.

Peut-être que quelques-uns d'entre vous ont lu Garcia Marquez et s'entend de solitude. Ça commence par ça. Au moment où on va fusigner le colonel Aurélian au Bendia, il dit "Ah ben à cette époque, le monde était tellement neuf qu'il y avait pas de mot et pour citer les choses, il fallait les montrer du doigt." Et bien, nous sommes dans cette situation, c'est-à-dire que nous appelons avec des mots du passé des choses qui n'ont rien à voir avec ce passé.

Quand nous parlons du peuple comme acteur de l'histoire, nous ne parlons pas du peuple du 19e siècle ou même du début du 20e siècle. Nous parlons d'une nouvelle entité, des milliards d'êtres humains dont la relation est conditionnée par l'accès au réseaux collectif à l'intérieur desquels dans cette relation se crée se construisent toutes les relations de domination et d'exploitation. Essayez d'avoir de la flotte sans payer votre facture d'eau.

Ce n'est pas possible. Et entre vous et votre soif, il n'y a pas de médiation. À 2 % vous avez soif, à 10 % vous délirez, à 12 % vous êtes morts.

Par conséquent, la relation que le nouvel âge du capitalisme crée avec vous-même, c'est-à-dire une relation de dominer, une relation d'exploiter, cette relation là se construit dans ce rapport au réseau du collectif. Voilà les réalités fondamentales. Alors, vous voyez bien que on parle pas de la même chose.

La ville dont on a trouvé la trace justement en Ukraine il y a 6000 ans avant notre ère, ce n'est pas la ville telle que nous la connaissons aujourd'hui. Une mégapole sans limite. Autrefois la ville c'était là où finissait la campagne.

Maintenant, c'est l'inverse. La campagne c'est là où finit la ville. C'est comme ça.

C'est dans cette réalitéél que nous vivons. Et donc cette réalité, c'est celle du capitalisme, c'est-à-dire un modèle qui est la cause des problèmes immenses que vous allez devoir dépasser. Mais certaines lignes de crêpes sont déjà perdues.

Je commence par la plus importante, la crise climatique. Nous avons été alertés de toutes les manières possibles et il y a longtemps, rien n'a été fait. Dès lors, le changement climatique est commencé et il est irréversible.

Nous devons donc commencer à inventer les sociétés qui un arrêtent d'aggraver la situation parce qu'il y a un point à partir duquel la vie humaine n'est plus possible. Je peux en donner mes 1000 exemples. Je dis la vie humaine parce que certains départements français qui sont dans les Amérique peuvent connaître un tel taux d'humidité du fait du réchauffement climatique car quand ça se réchauffe, ça fait pas que de la sécheresse, hein.

Ça fait aussi beaucoup de flottes qui s'évaporent. et la flotte qui s'évapore, elle redescend et elle crée tout ce que vous savez plus une humidité constante. Et je me suis fait expliquer comment en Guyane, on pouvait atteindre une situation où tu ne peux plus vivre parce que le taux d'humidité est arrivé à un tel point que ce n'est plus compatible avec la vie humaine.

Celle-là, on l'avait pas prévu. La sécheresse, on se voit agonisant de soif, le je sais pas quoi, il y a rien à manger. mourir ou [ __ ] le camp est obligé de partir par million de l'endroit où on se trouve par million parce que il y a trop d'eau ou pas assez d'eau et cetera et cetera.

Le changement climatique est commencé et vous allez devoir bâtir une société qui est alors maintenant le grand mot c'est la résilience. Ça m'exaspère. Mais bon, une société capable de faire face à cette situation dans le bouquin de Pablo Servin qui s'appelle l'entrée de la nouvelle loi de la jungle, il montre comment depuis toujours, tous les organismes vivants vivent les uns en osmose avec les autres et en complémentarité.

Il n'y a que l'être humain qui saccage au-delà du raisonnable. Le fauve ne mange que ce dont il a besoin, hein. Voilà. pas les êtres humains.

Ils produisent des habits dont ils ont pas besoin. Ils ne s'en servent d'ailleurs même pas. 30 % de la production de t-shirt ne sert jamais à rien ni à personne.

Elle va directement après avoir consommé des milliers de litres d'eau de là à la poubelle. Même pas la poubelle, on y met le feu. Il y a que les êtres humains qui se comportent comme un animal social de cette manière-là.

Aucune autre espèce ne se comporte en irresponsabilité, c'est-à-dire sans se sentir responsable de l'endroit dans lequel ils vivent. Et les êtres humains vivent partout. Dès lors, le système, le mode de production qui bien sûr peut à certaines époques, on en discute.

On peut dire bah le capitalisme c'est pas trop con parce que ça permet à celui qui celle qui et cetera et cetera. Mais tout ça est terminé. Ça n'a pas de sens.

Ce système est mortellement dangereux parce qu'il contient en lui un code de fonctionnement qui aggrave tout. Et ce code, c'est que le fric doit tourner. Le fric doit tourner.

Il se transforme en marchandise. La marchandise se transforme en argent. L'argent revient et il sert à produire des marchandises par des gens à qui évidemment on ne paye pas la valeur qu'ils ont produite pour permettre d'accumuler.

Et quand ils accumulent, c'est la règle du capitalisme. Il faut qu'il déverent immédiatement dans un investissement. Alors en temps normal, on pourrait dire "Ben, il y a un moment où ça tombe bien, on a bien accumulé, on a bien distribué, stop, on arrête de bosser, on diminue le temps de travail, on prend le temps de faire autre chose." Non, lui il faut comme la bicyclette, faut que ça tourne et de plus en plus vite, de plus en plus vite, il impose son rythme à tout.

Il a créé un espace-temps. Tout doit aller de plus en plus vite jusqu'au plan du cinéma. Tout ce que vous verrez autour de vous doit sans cesse aller plus vite.

Vous devez consommer plus vite pour consommer davantage. C'est donc ce code génétique pourri qui justifie cette situation de catastrophe climatique. La catastrophe climatique vient d'une activité humaine qui n'est plus maîtrisée.

Et elle n'est plus maîtrisée parce que nous vivons dans un système qui profite des dégâts qu'il provoque. Je vais vous prendre un exemple. celui qui est le plus absurde qu'on puisse imaginer, l'air pourri.

Vous dire "Ah bah l'air pourri, il y a un moment où ça s'arrête, on arrête de le pourrir pour respirer." Pas du tout parce que l'air pourri justifie la production de nouveaux appareils, les purificateurs d'air. Et ben leur vente a été multipliée par 7 au cours des 10 dernières années.

Il y a des endroits où on en vend et où en posséder et la condition pour survivre dans certaines localités particulièrement polluées de l'Inde. L'eau, l'eau est pourrie partout. 90 % de la flotte est remplie de polluant.

Et pour une bonne partie de polluant dit éternel, ils sont pas devenus éternel tout seul ceuxl. Il y a d'abord fallu mettre déjà dans la terre certains produits comme le glyphosate qui en se décomposant produisent des molécules encore plus dangereuses que celle du départ. L'eau pourrie.

Et ben très bien. Si elle est pourrie, vous avez qu'à acheter de l'eau en bouteille. Ah ben l'eau à bouteille aussi elle est pourrie.

C'est ce qu'on vient de découvrir. Et ben il y en a de la pas pourrie. Vous croyez que je suis en train de blaguer ?

Je vais vous dire un truc. Allez acheter je ne sais plus quelle marque de charcuterie. Je me rappelle une fois il était marqué dessus sans nitrate.

Sans nitrate. Quaco nitrate. C'est pour conserver la charcuterie.

Mais attends moi je t'ai rien demandé. tu as mis du nitrate et maintenant comme c'est cancérigène et que vous refusez de le dire alors maintenant vous me dites mais monsieur si vous voulez pas bouffer du machin cancérigène payez plus cher ça coûte plus cher un truc où il y en a pas que ce truc où il y a normalement c'est l'inverse. Quand on ajoute quelque chose ça ajoute à la valeur.

Là non c'est l'inverse. Cette logique folle évidemment je le fais pour que ça fasse sourire sinon c'est sinistre on court tout se pendre en sortant de de l'amphi. Mais cette logique, c'est ce système.

Voilà pourquoi nous prononçons. Alors là, je parle de sa manière d'être dans la vie, hein, mais on pourrait aussi le rejeter. Moi, c'est mon cas.

Moi, d'abord ce qui me dégoûtait dans le capitalisme, c'est le principe même, l'accumulation, la cupidité, les mœurs ostentatoires, les consommations grotes pour se donner de l'importance et cetera et cetera. Mais là, je parle plus de ça. C'est pas une affaire de discussion entre nous sur la manière de vivre.

Simplement, si on laisse ça, ça ne pourra pas durer et la civilisation humaine s'effondrera. Oh, ça sera pas un matin, la civilisation est effondrée. Un matin, la route est plus là.

Ah bon, on a rebouché les trous. Mais alors, on rebouge plus, vous avez qu'à vous débrouiller. Un autre matin, il y a plus d'électricité.

Ah, il y a eu du vent, on va les remettre. Arrivent les retraités de DF. arrivait parce que maintenant c'est plus comme ça et puis pareil pour l'eau et puis ça s'arrête de fonctionner.

Alors on vient vous dire qu'est-ce qu'il y a ? Vous avez plus d'eau ? Bah payez-vous une citerne.

C'est ça que vous dira le capitaliste. Vous avez plus d'électricité et ben achetez un générateur. Il a toujours une réponse.

Mais ça c'est quand même la civilisation qui petit à petit se défait. Pourquoi ? Parce qu'il y a plus de collectif.

Et les êtres humains sont des animaux sociaux. On ne peut pas vivre tout seul. On ne peut pas vivre sans les autres, mais je ne dis pas parce qu'on s'ennuierait, c'est parce qu'on est construit comme ça et que on a besoin de relation sociale pour être.

On a besoin d'amour, on a besoin de tendresse, on a besoin d'écoute, on a besoin de musique et on ne peut pas vivre sans. Et ceux qui commencent leur vie malheureusement sans amour se développe moins que ceux qui connaissent de l'amour dès qu'ils viennent au monde. C'est comme ça.

C'est pourquoi la civilisation humaine s'effondre quand on lui met en consommation collective que la cupidité, c'est-à-dire tout pour moi, ou l'égoïsme, c'est-à-dire tout pour moi, ou l'ostentation, ah ce qu'il y a, je m'en suis servi pour acheter je ne sais quelle folie qui ne sert strictement à rien, sauf à tout pourrir autour de soi. Des ya, qu'est-ce qu'ils font là-dedans ? Vous pouvez me le dire ?

Qu'est-ce qui vaut la peine de construire un machin pareil ? Qu'est-ce qui vaut la peine ? Interrogeons le sens des besoins qu'il crée artificiellement.

Pourquoi faut-il changer de t-shirt tous les deux mois et en acheter un autre ? Parce qu'il vaut 1 €. C'est absurde.

Et ces besoins fabriqués, c'est une la deuxième logique de fond du capitalisme, c'est créé sans arrêt des besoins. Il est entré dans votre peau ce capitalisme. Il est entré comme une sorte de parasite dans votre cœur, dans votre tête, dans votre manière de vivre. et vous croyez que tout ce qu'il a donné à voir est très important et que vous n'êtes pas vraiment une personne accomplie tant que vous n'avez pas fait les consommation qu'il vous recommande de faire.

Voilà pourquoi ce système doit être démoli de font en comble pour que d'autres valeurs puissent s'épanouir, être recommandées, être proposé pour qu'on puisse voir à la télévision si vous voulez avoir des gens qui préparent un métier, voir autre chose que des séries policières. En Belgique, une fois, ils ont fait le coup avec un plombier. C'était une série avec un plombier.

Bah c'est c'est pas con. Ils se sont grattés he pour trouver et bien figurez-vous qu'on a vu une augmentation du nombre des gens qui avaient envie d'être plombier. Je suis sûr que si on avait des séries avec des médecins, des chercheurs, hommes ou femmes, et bien on verrait des tas de gens dire "Je veux faire ça et rien d'autre." Vous-même des fois vous savez même pas ce que vous allez faire ni même pourquoi vous êtes là plutôt que dans telle autre fac ou dans telle autre branche.

Moi je me rappelle pas pourquoi je voulais faire de la philo. Alors on m'avait dit tu es sûr que c'est ça que tu veux faire parce que tu pourrais en faire pour toi et faire autre chose. Autre chose est sous-entendu d'utile hein.

La philo, c'est très utile. Je suis très content d'avoir fait ça. Le capitalisme 1 contient un code génétique destructeur et ne peut pas faire autre chose que ça.

Deuxièmement, il se nourrit de ses propres turpitudes. Troisièmement, il change tout ce qu'il touche. C'est-à-dire qu'il va sans arrêt chercher à tout transformer en marchandise.

Je vous garantis que si on m'avait dit que le jour un jour que le savoir deviendrait une marchandise, je pense que j'aurais éclaté de rire ou j'aurais dit "Biens, il y a plus gauchist que moi encore." Mais je l'ai vu et quand j'ai été ministre de l'enseignement professionnel, alors là je les ai vu, j' tous les mains dessus parce que l'enseignement professionnel, ça rigole pas. Je dis pas qu'on rigole ailleurs, mais si vous avez pas une qualification professionnelle, vous pouvez pas bosser.

Et dans des dizaines de métiers, comme tous les métiers sont des sciences pratiques, comme tous sont un niveau élevé de qualification qui est réclamé, vous avez intérêt à les avoir parce que sinon on vous prend pas. Pour faire marcher une commande à commande, une machine à commande numérique, faut savoir comment marche le numérique, comment marche la machine et qu'est-ce qu'on veut produire à la fin. Je prends cet exemple puisqu'on parle quand même d'une société avancée, développée quant aux techniques met en œuvre, ce qui est notre cas.

C'est pourquoi ce que dit Louis Boyard est essentiel. La manière avec laquelle les gens qui font ce choix sont traités, c'est pas une petite affaire. Peut-être que vous le savez pas.

Je sais pas de quel milieu vous sortez. Peut-être qu'il y en a beaucoup d'entre vous qui on fait la même trajectoire que lui et moi. Nous, on vient de la petite classe moyenne.

Enfin, de ceux qui se croyaient classe moyenne. On leur faisait croire comme ça, ils se tenaient tranquille. Moyen, chouya.

Bah ouais. Bon, qu'est-ce que j'étais en train de dire ? Tu t'en rappelles déjà pas ?

Voilà la voix professionnelle. Je regarde temps à autre s'il suit parce que il pourrait sommeiller les yeux ouverts. Bon donc cette voix professionnelle, les gens qui sont là, le respect qu'on leur porte, peut-être que vous ne le savez pas, ça représente quelle proportion ?

Des fois je fais ça mendant des tu sais des repas avec les gens de gauche bien. Pas les voyou comme toi et moi, les autres les polis, tu vois. Bon et alors j'ai dit à votre avis il y en a combien dans la voix professionnelle ?

Alors là qui marque du respect au moins 20 % de la jeunesse. Oui oui bien sûr. Et vous non 10 % 15 % ou 30 % peut-être après tout pourquoi pas non la moitié d'une classe d'âge vous m'entendez la moitié de la classe d'âge des jeunes qui sont à l'âge de l'enseignement secondaire sont soit dans les lycées professionnels, soit dans l'apprentissage soit dans la voie techno.

La moitié de la jeunesse de France est là-dedans et elle veut être là-dedans pour beaucoup d'entre elles. À condition comme vous qu'elle ait pu choisir que quand tu as envie d'être boulanger, on te dise pas ben ça tombe bien, on manque de chaudronnier. Et quand tu as envie d'être chaudronnier qu'on dise pas ben parfait, il y a justement des places en boulangerie.

Et encore là, je vous parle de métier parce que chaudronnier, vous ne le savez peut-être pas. Un chaudronnier ne fabrique pas un seul chaudron de sa vie. Un chaudronier, il est spécialisé dans les carlingues.

Il y a pas un avion, pas un bateau, pas une fusée qui ne soit passée à un moment ou un autre dans les mains de chaudronnier. C'est donc ce qui fait vivre tout le pays. Et c'est comme c'est la force de travail sur laquelle ils vont prélever la plus-value et commencer l'accumulation qu'il la traite aussi mal pour la dresser, pour l'habituer à baisser les yeux.

Et tout le temps, on leur explique qu'ils sont bons à rien, qu'ils ont pas compris, qu'ils ont pas été bons à l'école. Ils peuvent être brillantissim dans des domaines. À l'instant, je vous parlais de chaudronnier.

J'ai vu une fois un groupe de jeunes, ils étaient en train de réparer la carcasse d'un d'un Mirage. Et je dis au proviseur "Oh là là, la car alors qu'est-ce que vous faites ?" Il me dit "Écoutez, moi-même, je comprends pas tout bien ce qu'ils font.

Ils font de la géométrie dans l'espace. C'est ce que nous on nous filait en Mathelem pour nous calmer. C'était des élèves chaudronniers, vous voyez ?

Si je viens là-dessus, c'est pour célébrer par opposition à la surexploitation la dignité non pas du travail en général, mais de l'intelligence humaine appliquée à des objectifs humains pour des résultats humains. C'est ça qui compte dans la société. Pas que chaque jeune rêve d'être milliardaire.

Être milliardaire est une activité immorale qui est fondée sur l'exploitation, le mensonge, la prédation. [applaudissements] Les milliardaires sont des parasites. [applaudissements] Donc dis-je, la crise climatique est commencée, elle est irréversible à cause du code génétique du capitalisme.

Ensuite, nous sommes entrés dans un moment de tension sociale. Peut-être que vous le devinez, je sais pas quelle est la moyenne d'âge à ton avis là. Là, ouais.

Oh, vas-y. Un petit 23. Voilà, un petit 23.

Bon, non mais je dis ça parce que moi je j'étais déjà à la bataille d'Allaisia, je vois plus le temps qu'il passe. Bon, je vois plus le temps qui passe. Mais des crises sociales, on en a vécu.

Quand on entend le mot crise sociale, on pense à des événements, par exemple globaux dont on a entendu parler dans l'histoire. La grève générale de 1936, le celle de 1968. Moi, je vous parle pas de ça en ce moment.

Ça vous le connaissez. Je vous parle du fait que le capitalisme est dans une crise et que pour s'en sortir, il faut qu'il abaisse encore le prix du travail. Tout ce qu'il fait est destiné à baisser le coût du travail.

Ils appellent ça le coût, nous on appelle le prix. Le prix du travail. [raclement de gorge] Et pour le baisser, comment font-ils ?

D'abord une compétition terrible de chacun contre tout le monde. Il faut qu'il y ait une armée de réserve de chômeurs considérable pour qu'on puisse vous dire à tout moment si vous êtes pas contente, il y en a 10 qui attendent parce que comme l'a dit Louis tout à l'heure, on en est là. Ça y est, 315 personnes pour un poste disponible.

Ensuite, c'est tout ce qui était du salaire, les cotisations sociales, les abaisser le plus possible, les sortir de l'entreprise comme ils disent pour les faire prendre en charge par le budget pour que ce soit tous les citoyens qui se payent par l'impôt ce qui a été offert en cotisation de moi aux actionnaires. C'est une bataille terrible en ce moment. Et celui qui a dit qu'il assumerait, vous vous rappelez pas vous, c'était c'était il y a quelques années.

Tous les gens importants disaient "Oh, la France n'est pas réformable. Vous comment faites des réformes ? Diminuez le temps de travail, vous allez voir si on va pas acclamer la réforme." C'est pas ça dont il parlait.

Impossible de mettre les Français à la norme de tout le reste de l'Europe. Impossible de le faire à la norme du néolibéralisme. Impossible de ramener les Français en dépit de la concurrence qu'on avait organisé avec tous les travailleurs des pays de l'Est qui venaient de sortir de l'espace communiste et qui ont connu le taux d'exploitation le plus féroce de toute l'Europe. 50 50 pour le capital 50 pour le travail.

Faut vous rendre compte que le capital c'est très peu de monde et le travail c'est beaucoup de monde. Moitié moitié c'est pas un partage équitable comme on essaie de nous le dire, c'est un partage dégueulasse. [applaudissements] Donc cette bataille- làà ils sont en train de l'amener et monsieur Macron est l'homme qui a été le plus loin.

Alors il y avait déjà des gens qui avaient essayé avant qui avaient fait des trucs pas mal. Bon, le dernier en date, c'était la loi travail, madame Elcom et monsieur Hollande là qui est ressorti catacomb pour venir féliciter monsieur Gluxman et dire "Dépêchons-nous de préparer l'après-mélenchon, c'est-à-dire le Nouveau Hollande parce que tout ça, c'est le même équipage." D'accord ? [applaudissements] Maintenant, la première chose qu'a fait monsieur Macron quand il est arrivé, c'est réformer le code du travail.

Et la réforme la plus importante qu'il a fait là-dedans, c'est renverser le principe de faveur. Avant, en France, tu avais le droit d'avoir un accord dans ton entreprise, mais ça pouvait jamais être moins que la loi. Ça pouvait être plus, c'était vrai, en accord de branche ou en accord d'entreprise.

Dans ces conditions, la lutte en entreprise avait un sens. La lutte par branche avait un sens. À partir du moment où vous dites un accord dans l'entreprise peut-être inférieur à ce que la loi propose, c'est fini, tout le monde est nivelé par le bas parce que vous êtes dans une entreprise qui produit à tel prix parce qu'on a baissé les salaires.

Tout le monde a quelques exemples à l'esprit et l'entreprise d'à côté, qu'est-ce que vous voulez qu'elle fasse ? Alors si c'est une petite entreprise, on va voir les gars, on dit "Ben écoutez, on a pas le choix, vous avez vu les autres, on les paye tant." Alors si tu veux garder ton boulot Maurice hein, ben voilà, faut faire un sacrifice, faut faire des efforts et voilà comment on nivel par le bas en changeant une disposition.

Et pour que la classe ouvrière ne soit plus en état de se défendre, la deuxième disposition c'est qu'ils ont supprimé des paquets d'ordre de délégation, c'est-à-dire qu'on a supprimé les délégués qui se qui s'occupaient d'hygiène sécurité et de la sûreté environnementale par exemple. On a supprimé des tas d'emplois, des tas de mandats de cette nature. Alors évidemment les bourgeois pour eux tout ça, oui oui, il faut associer les travailleurs, parlons avec eux.

Non, on te parle pas de parler nous, on te parle de décider. On te parle de respecter des droits. Parce que ces droits, c'est pas simplement la dignité des gens et c'est beaucoup la dignité.

C'est la place qu'on occupe tous dans un collectif humain qui est en cause. Voilà de quoi on parle. [applaudissements] Et voilà maintenant que comme ils y arrivent pas, revient la grande trouvaille, la guerre.

Et c'est de ça dont moi je veux vous parler et pourquoi je veux capter votre attention à cet instant. Nous sommes menacés d'une guerre totale générale dans le monde entier, celle que vous voyez s'avancer sur le continent européen. C'est pas de la blague quand vous avez un président de la République qui dit qu'il va envoyer du monde au sol alors que tous les autres disent on le fera pas mais tous les autres disent il faut armer.

Essayer de deviner qu'est-ce qui se passe, qu'est-ce qui est en jeu ? Qu'est-ce qui est en cause ? Qu'est-ce qui va arriver ?

Pourquoi il parle comme ça ? Il parle pas pour rien dire, il parle parce qu'il sait où il va et ils sont tous autour en train d'aboyer. Oui, il faut préparer nos efforts pour produire plus de bu nana nana et c'est l'économie de guerre.

Vous avez entendu le mot économie de guerre ? Ils l'ont dit 10 fois. L'économie de guerre c'est la trouvaille géniale du capitalisme parce que on peut acheter des montagnes de choses qui ne servent à rien puisqu'on les détruit aussitôt qui ne servent qu'à tuer des gens.

Mais des gens ils se reproduisent tout seul hein. Il y a pas besoin qu'on travaille pour ça. Voilà.

Et donc l'économie de guerre, c'est produire plus, avoir un marché fixe dont les prix sont garantis et faire payer tout ça par la masse de la population. Voilà ce que c'est l'économie de guerre. C'est pourquoi l'économie de guerre est une composante du capitalisme lorsqu'il est en difficulté parce qu'il ne sait plus quoi vous vendre, quoi vous faire acheter, quoi vous faire consommer.

Alors il fait la guerre. Et c'est pourquoi Jean Jorès disait que le capitalisme porte la guerre comme la nuée porte l'orage. C'était vrai.

Des fois, on trouvait que c'était poétique. On disait bon non, ils ont besoin de la guerre. En Europe, je ne vous en dis pas plus, vous avez compris.

La guerre avec l'Ukraine et la Russie est une absurdité de A jusqu'à Z. Le nombre des provocations qui aura fut accumulé pour qu'on en arrive là. Si vous regardez votre bouquin d'histoire sur la guerre de 14, on vous met les causes de la guerre.

Vous en êtes d'accord ? Il y a des causes là. Il y en a pas.

Il y en a qu'une. Poutine est fou. Mais justement Poutine n'est pas fou.

Et c'est pourquoi il est dangereux. Voilà pourquoi il faut analyser, comprendre, réfléchir. [applaudissements] Si vous voulez arrêter la guerre, vous devez comprendre ces causes pour les éradiquer, les faire cesser.

Il faut qu'il y ait la paix. Et la paix, ça sera avec des garanties mutuelles pour les uns et les autres. Il y en a qui s'est tranglé parce que je l'ai dit, mais on fait la paix avec son ennemi, pas avec ses copains.

Enfin, avec les copains aussi des fois, beaucoup même et les copines, c'est pas toujours simple mais en tout cas entre les nations, c'est entre les nations etnemies. Voilà pour cette guerre. Mais cette guerre a un sens.

Je peux vous dire ce qu'elle nous coûte à tous. En l'espace de même pas 10 ans, l'Union européenne est passée dans sa capacité de produire en dessous de ce que sont capables de faire les États-Unis d'Amérique. Ah, la guerre d'Ukraine, les sanctions économiques, elles ont frappé dur l'Union européenne, pas la Russie.

La Russie a changé ces circuits commerciaux. Il passe maintenant avec la Chine et avec l'Inde. Les seuls perdants de ce système, c'est nous les Européens.

Les seuls gagnants, ce sont les Américains parce qu'ils nous ont vendu tout le gaz liquide qui peuvent transporter. 47 % de ce qui produit, c'est nous qui consommons, et cetera et cetera et cetera. Alors évidemment quand je dis ça, ah voilà, c'est l'ami de Poutine.

C'est pourquoi je vous dis c'est si important de penser, réfléchir, garder le sang froid, ne pas se laisser abrutir par les chiens de guerre qui dès que vous dites quelque chose pour essayer de régler la question de la guerre. C'est ce que nous n'avons cessé d'essayer de faire, des propositions concrètes, matérielles. D'abord, on sécurise, on discute, d'abord, on discute avec l'ennemi.

On discute pour sécuriser les réacteurs nucléaires. Je me suis fait [ __ ] de moi quand j'ai dit ça pendant la campagne. Peut-être que quelques-uns d'entre vous aient suivi cet épisode.

Ah, qu'est-ce qui vient nous mélangeurs ? Ah bon, c'est pas moi, je le sais. Il y en a trop.

Mais pas seulement je peux dire le chiffre, mais je peux dire une chose surtout, c'est que quoi qu'il arrive à ses réacteurs, il faudrait surtout pas croire que le prochain nuage de Ternobyl aura la politesse de s'arrêter à notre frontière comme vous nous avez dit la dernière fois parce que c'était déjà pas vrai. [applaudissements] Mais rapporter à 17 réacteurs nucléaires, c'est une autre paire de manche he les amis. Et puis vous savez quoi ?

On refroidit les centrales avec de l'eau qu'on prend dans les fleuves. Et quand la centrale explose, tu toute la cacafouya va dans le fleuve. Et le fleuve, il va où lui ?

À la mer. Et la mer, elle est où ? C'est la Méditerranée.

C'est la mer noire. C'est la Méditerranée. 500 millions d'habitants.

Ce n'est donc pas une plaisanterie ni un jeu que je propose. Je propose une mesure de sûreté. Je dis je pour dire le mouvement insoumis et ainsi de suite.

Si on faisait ça, on pourrait passer au CC le feu parce que vous décrivez des zones qu'on démilitarise. Et si vous passez au CC le feu, chacun demande des garanties de sécurité mutuelle et voilà comment vous passez de la guerre ouverte à la paix. Il y a un chemin pour la paix qui est un chemin rationnel.

Je vous redis jeunes gens, les faibles, c'est pas ceux qui veulent la paix. Les faibles, c'est ceux qui ne connaissent que la force parce qu'ils doutent de même, parce qu'ils ne croient pas dans la proposition qu'ils font au reste de l'humanité. Alors, ils veulent régler ça à coup de tric.

Les faibles, c'est ceux qui ne pensent pas et qui réagissent seulement dans un réflexe viriliste absurde qui on va vous casser la tête. Point final. La force, c'est la paix.

Ceux qui la veulent. Nous voulons être [applaudissements] sans concession. [applaudissements] sans concession du côté de la paix.

J'ai encore une chose, deux choses à vous dire. Tous en ce moment, à l'heure à laquelle nous parlons, nous ici dans un certain confort, pendant ce temps-là, des milliers de gens sont en train d'être assassinés à Gaza. [applaudissements] Les assassins Les assassins bénéficient de la complicité muette des soi-disant grandes puissances qui défendent des valeurs et qui ont un double standard.

Apparemment, un palestinien arabe n'a pas une valeur suffisante à leurs yeux pour qu'on fasse arrêter un génocide apparemment. Mais alors la terre entière voit qu'il mente. Je veux dire ici là parlant pour vous, ceux qui tuent sont des assassins, des meurtriers qui tuent des enfants, qui tuent des gens sans défense qui les ont affamés, assoiffés, rendu malad mais ceux qui se taisent sont aussi des assassins.

Ceux qui n'aident pas à arrêter immédiatement cette guerre. [applaudissements] Tous les lâches, tous les lâches qui viennent nous voir, qui nous demandent, commencez par vous repentir de ne pas avoir dit ceci ou cela à propos du 7 octobre et qui nous attribue des propos qu'on a pas tenu ou qui nous reprochent et qui au nom de ça justifie les crimes qui sont en train de commettre. Aucun crime ne justifie qu'on en commette un autre.

Et quand on est une nation, [applaudissements] bon, je vois qu'on s'est entendu, mais écoutez-moi encore, ne soyez pas naïfs. Il n'y a pas de guerre de religion au Proch Orient. Il y a une guerre pour des territoires.

Il y a une guerre et ça s'appelle le colonialisme de ceux qui l'occupent de force. Deuxièmement, deuxièmement, il y a une guerre pour le contrôle politique qui contrôle politiquement, c'est-à-dire militairement la région. Voilà le sujet.

Et nous sommes menacés d'une contagion de la guerre. Tout à l'heure, quand j'ai parlé d'Ukraine, vous dites "Ça, ça nous concerne directement." Mais là-bas aussi, ça vous concerne directement.

Et quand on vous raconte l'histoire que la liberté de la France se jouerait à Kief, oh oui bien sûr. Le coup d'avant c'était à Kaboule. Le coup d'avant c'était je sais pas où.

La liberté, les grands mots, le blabla. Et on se gorge, on se gonfle. On est important parce qu'on va faire la guerre et on vient sur le plateau vous expliquer que tel missile est capable de vous arracher la tête sans vous enlever les bras et tel autre et cetera et cetera.

Les frappes sont chirurgicales et ils sont là bla bla bla bla bla et ils cachent la vérité comme ça. Elle est enfouille sous des monceaux de paroles qui n'ont pas de sens. La guerre au Proche Orient, elle contient un risque de contagion dont personne ne sait où ça s'arrêtera.

C'est pourquoi après avoir dit qu'il fallait arrêter immédiatement par un cesser le feu l'extermination des Gazaouis, je dis pas touche au Liban, n'entrez pas au Liban et nous avons nous le devoir de défendre le Liban. [applaudissements] Alors, je vous dis à vous tous, comment expliquez-vous qu'on va envoyer du matériel ? Alors, il paraît qu'on envoie le matériel usager que qu'on a euh aux Ukrainiens pour faire la guerre aux Russes.

On rigole parce que c'est pas du matériel usager he qu'ils ont les Russes. Personne ne peut battre les Russes. Vous le savez qu'on peut pas les battre.

On peut faire qu'il n'y ait ni vainqueur ni vaincu dans cette guerre. C'est l'objectif qu'on se donne. Ni vainqueur ni vaincu.

C'est ça que je vous ai raconté tout à l'heure. Garantie mutuelle et cetera. et cetera.

Mais vaincre un pays est allé sur 11 fuseaux horaires et 9000 km, c'est impossible. Et d'ailleurs, tous ceux qui ont essayé se sont cassés les dents. Nous, les Français avec Napoléon, les Allemands avec Hitler.

Ce n'est pas possible si vous étudiez un peu. Ça s'étudie encore à la fac ça. Autrefois on faisait ça, ça existait dans certains cours.

On étudiait le discours sur les stratégies militaires, quel rapport avait c'était un peu de la sociologie et tout ça. Comment une guerre b on la pense sociologiquement, qui aide, qui fait quoi et cetera. Par exemple, vous trouverez des textes de marque qui expliquent pourquoi les sudistes étaient condamnés à perdre contre les nordistes aux États-Unis d'Amérique.

Il explique pourquoi. Il dit "Ben voilà la profondeur euh de l'espace nordiste, les besoins, les moyens, la société contradictoire du sud, ils ont perdu d'avance. C'est s'est produit.

Donc ce que nous pouvons faire, nous qui ne sommes pas d'accord pour valider le fait que quelqu'un franchisse sa frontière pour régler ses comptes." C'est ce qu'a fait la Russie. Nous, on peut pas être d'accord avec ça.

Ni un peu, ni pas beaucoup. rien du tout. Personne ne passe aucune frontière.

D'accord. Mais il y a 126 pays qui ont un différent frontalier et 28 % d'entre eux sont déjà dans des phases armées. C'est pourquoi si vous allumez le feu à un endroit et ben vous augmentez la probabilité que ce feu-là rejoigne les autres et qu'on ait la guerre partout.

C'est pourquoi une fois que je vous ai parlé de ces deux endroits, j'ai dit c'est une bataille des territoires et de colonialisme mais pas seulement. En pleine guerre là, ils viennent de signer le gouvernement Netaniaou des accords sur l'exploitation du pétrole et du gaz qui se trouve au large de Gaza dans la Méditerranée là maintenant là. Alors le baratin sur la soi-disante guerre religieuse, ça n'existe pas.

Il y a seulement une férocité qui a besoin pour s'exercer de fanatiser la société. Je vais vous dire les gazoui aujourd'hui payent cher mais la société qui a dressé ces jeunes de 20 ans et un peu plus à assassiner des enfants en leur tirant dessus comme sniper. Elle sort pas grandi d'un épisode pareil.

Elle accumule les fous, les dérangés, les violents qui vont être en son sein et qui se croi tout permis juste parce qu'une fois on les a laissé tuer tout le monde sans rien faire. Et si vous laissez encore tuer tout le monde sans rien faire, puissant de la terre, un jour, c'est chez vous que ça va se passer parce que c'est votre voisin qui va venir et qui dit "Ah ben nous, on fait comme les autres, on tue tout le monde." Et c'est ce qui se passe.

Voilà pourquoi même si vous pensez que le droit international a des limites, c'est mon cas, je le pense. Mais du moins avons-nous quelque chose à quoi nous accrocher ? Et l'ONU n'est pas une organisation antisémite comme l'a dit ce grotesque personnage violent et absurde qui est monsieur Netaniaahou.

Faut dire que le club commence à être bien fréquenté. Il y a le peuple, le pape dedans, il y a moi, il y a Edgar Morin, il y a l'Eurovision, il y a des Tout le monde est devenu antisémite maintenant dès qu'on dit un mot. Mais nous nous disons à nos adversaires, nous ne ferons pas la même bêtise que vous.

Nous ne sommes pas aussi stupides et bornés que vous l'êtes. Nous nous ne confondons pas tous les Israéliens. Nous savons qu'il les Israéliens d'accord avec la guerre, ça c'est clair.

Et pas qu'un peu. Mais il y en a aussi qui sont contre. Et nous voyons des communautés juives dans le monde entier protester contre ce qui se fait en disant pas un autre nom. [applaudissements] Allez-y là, qu'on vous entende bien.

Nous, nous sommes nous réclamons de la fierté d'être des êtres humains. Ce n'est ni la couleur de peau, ni la religion qui peut nous conduire à essentialiser, c'est-à-dire à déshumaniser ce que nous avons devant nous. Devant nous, nous n'avons que des semblables.

Quand bien même se trompent-ils ? Combien même font-ils n'importe quoi ? Oui, mais ça ça compte de le dire et de le répéter. chasser la logique de guerre de votre tête en chassant l'idée qu'il y aurait des gens qui seraient moins humains que d'autres.

Même un criminel est un être humain. Ah, c'est dur à entendre. Je me rappelle la fois où Badinter avait dit ça contre la peine de mort.

Il avait dit personne n'est totalement responsable. Moi, j'ai failli m'étrangler à l'époque. Je dis quand même faut pas abuser.

On parle de criminel. Mais la racine de notre pensée, si vous êtes de gauche, comme on dit, la racine c'est l'humanisme. Et l'humanisme c'est pas l'humanitaire, ça veut dire l'être humain est créateur de son histoire.

Et voyez-vous la chose extraordinaire, ça veut dire que vous n'êtes pas là pour accomplir un destin et que même dans votre foi religieuse, si vous avez de la foi religieuse, vous êtes libre de vos décisions et c'est ce qui vous vaudra d'être bon ou mauvais, votre décision personnelle. C'est ça que l'humanisme a mis et a débouché immédiatement sur l'idée républicaine, immédiatement en Italie. Mais voyez-vous ce qui est extraordinaire c'est que avant que paraisse le texte qui est considéré comme le point de départ de l'humanisme, fallait bien en trouver un 14 et des chemolettes pic de la Mirandole.

Ce qui est le plus intéressant c'est qu'au début de ce siècle là 1400 quelque chose le premier texte qui postule qu'un être humain n'est déterminé par rien d'autre que par sa propre action. C'est un texte féministe. C'est la cité des dames de Christine de Pisan qui dit "Si vous éduquez vos filles comme vos garçons, elles seront capable des mêmes exploits." Ce qui signifie que le genre n'était pas un discriminant.

Et nous [applaudissements] d'intelligence et nous quand nous avons défendu la liberté et l'inscription de l'IVG dans la Constitution, c'est nous qui avons commencé en 2012. [applaudissements] C'est Mathilde Panneau qui a fait le boulot. D'autres he aussi, on va pas non plus dire il y a que nous, c'est pas vrai.

Mais pour la Constitution si c'est nous qui avons commencé en 2012, on m'avait dit "Ah mais qu'est-ce que tu es en train de raconter ? La Constitution pas mettre tout ça ?" Mais si on va le mettre.

Pourquoi ? Parce qu'il faut garantir les libertés individuelles et la première des libertés, c'est de disposer de soi. Et c'est une vérité qui va très loin si vous y réfléchissez.

C'est celle qui va vous conduire. a accepté l'idée qu'on puisse décider soi-même d'éteindre la lumière et d'être aidé, c'est-à-dire à l'idée du suicide assisté. C'est un sujet compliqué, mais je demande surtout qu'on entende bien une chose.

Personne n'est obligé de pratiquer une IVG, personne n'est obligé de se suicider. Mais si vous avez décidé vous-même et le suicide, c'est pas n'importe quelle décision, que c'est de cette façon que vous voulez mettre un terme à des souffrances impossibles, alors c'est votre liberté. vous vous appartenez et de même et de même la liberté du genre aujourd'hui ça choque tout le monde d'entendre parler de ça.

Moi la première fois qu'on m'en a parlé, je demandais ce que c'était. C'était nos amis argentins qui venaient de décider qu'il y avait la liberté du genre. C'est une idée qui choque beaucoup de monde hein, il faut le dire mais il faut accepter qu'il y a des sujets qui sont pas faciles.

Les gens les abordent par exemple l'un avec sa conviction religieuse, l'autre et tout ça doit être respecté. On peut pas dire aux gens c'est comme ça et puis sinon tu es pas content, on va te faire voir. C'est non, il faut convaincre.

Donc il faut admettre nous-mêmes ceux qui pensons une chose que l'autre pense différemment. Et quel peut-être le terrain où la liberté va permettre à celui qui continue à penser que tu as tort ce qu'il veut. comme nous-mêmes nous continuons à penser beaucoup de mal des lois que pourtant dont nous respectons l'application parce que c'est la c'est ça l'idéal républicain.

Je termine sur une chose qui va un peu vous barber mais tant pis pour vous. Je vous ai parlé de la guerre au proche Orient. Je vous ai parlé de la guerre en Europe.

Je considère comme une erreur monstrueuse d'avoir été les larbins des États-Unis et d'avoir accepté d'être séparé des Russes. Car la Russie devrait être en lien permanent avec l'Europe. Que ces gouvernants ne nous plaisent pas est une autre paire de manche.

Mais je vous invite à 5 minutes d'humilité. Les gens qui vont en tôle parce qu'ils ont écrit un track dans lequel il dit que c'est pas juste de faire ce qu'on fait là-bas au Proche-Orient. C'est ça que vous avez comme modèle.

Ça tombe bien, c'est ce qu'ils font. Eux, ils disent "Mais nous, on fait ça nous aussi. Alors, qu'est-ce que vous nous dites ?" Donc ça peut pas être un sujet pour nous.

Voyez-vous, quand de Gaul a reconnu la Chine, c'est pas parce qu'il était devenu maoïste. Non. C'était parce qu'il pensait que la Chine serait toujours la Chine tant qu'il y aurait des Chinois qui continueraient à faire la Chine.

Et de même la Russie existera tout le temps aussi longtemps qu'il y a des Russes pour faire la Russie. Et peut-être qu'en se créolisant he bah dans 50 peut-être moins et ben tout ça la civilisation humaine connaîtra une plus grande homogénéisation. Me dites pas que c'est pas possible.

J'habite à côté de la garde la je discute avec un pote et je lui parlais de la créolisation et tous les deux on arrive à la conclusion qu'il y a une créolisation qui a l'air de déranger personne, c'est celle qui se fait en anglais. Ça ça dérange personne. Monsieur Zémour c'est pas évanoui pour nous dire que bon je regarde dans mon quartier pas une boutique vous m'entendez ?

Pas une dont le nom ne soit pas en anglais. Fast food chicken je ne sais pas quoi et cetera et cetera et cetera. Donc cette mais vous regardez tous les mêmes séries.

Alors qu'est-ce que vous croyez ? Les vagues, les blagues que vous faites, c'est les mêmes. Mais c'est dans le monde entier maintenant.

Voilà. Vous avez regardé des séries turques ? Non.

Non. Personne n' regardé de séries vous perdez quelque chose. Ou les séries coréennes et cetera, on regarde tous les mêmes trucs.

Donc on est en voie de créolisation. On peut être optimiste pour l'humanité. Maintenant je vous dis cette histoire de Russie.

Pourquoi ? Parce que la Russie figurez-vous que ça va depuis l'Europe jusqu'à la mer de Chine à Vladostock. Et là-bas, entre la façade asiatique et la façade des Amériques, il y a un immense espace qui s'appelle Asie Pacifique.

Et les Nord-Américains qui ont décidé de prendre les Chinois à la gorge parce qu'ils se tiennent pas tranquilles comme ils se tenaient tranquilles avant ont décidé de régler le différent commercial sur des bases militaires et ils cherchent donc à créer une alliance. Et nous les Français, on est concernés parce que nous sommes présents là-bas. Nous sommes présents par la Nouvelle-Calédonie, par Walis et Futuna, par la Réunion, par Mayotte, par la Polynésie qui occupe une surface égale à celle de toute l'Europe.

Alors que ça nous plaise ou pas, nous sommes concernés. C'est le centre du monde est là-bas. 50 % de l'humanité, 60 % de la richesse produite.

C'est là-bas que ça va se passer et ça commence très mal. C'est-à-dire que ça commence par des menaces exactement comme ce fut le cas en Europe. Je m'honore d'avoir dès 2014 expliquer que ça tournerait mal si on essayait à toute force de mettre l'Ukraine dans l'OTAN et la Geéorgie.

Et au moment où nous l'expliquions, je pense à 2008, les Européens ont décidé qu'il ferait entrer l'Ukraine et la Géorgie dans l'OTAN. Qui était conseiller du dictateur Tchakagevili de Geéorgie ? Monsieur Gluxman.

Lui a été payé par un tyran. Alors quand il m'appelle ami de Poutine, il devrait d'abord regarder la pointe de ses godasses pour savoir si elle peuvent pas être plus propre. Moi, personne m'a jamais payé. [applaudissements] Je finis.

C'est trop long si je vous donne toute l'explication. Je vous envoie à lire ma petite note de blog. Mais c'est là-bas que ça se passe.

Écoutez-moi. Renseignez-vous, tâchez de comprendre, instruisez-vous, achetez le monde diplomatique parce que dedans, il y a des articles depuis deux ou trois numéros qui expliquent ce qui se passe dans Asie Pacifique. C'est là que ça se joue.

Nous ne devons pas être entraînés dans une guerre parce que celle-là, elle est complètement différente de toutes les autres. Si on commence à faire l'usage de l'arme atomique, figurez-vous que l'arme atomique qui nous en Europe, il en suffit d'une terminé. Une bombe sur la France, c'est fini.

Soit dans la vallée du Rône, sur la sur la centrale nucléaire qui est en amont de Paris. Mais quand vous êtes dans des espaces de cette dimension, c'est pas une qu'il faut, c'est deux, c'est tr c'est qu donc elle devient tactique. Et si elle est tactique, elle n'est plus aussi rémédiable dans le domaine de la dissuasion qu'elle l' comme c'est le cas en Europe par nous.

OK ? Donc si demain nous sommes entraînés stupidement dans une guerre contre les Chinois, si nous sommes entraînés demain à clamer quoi qu'il arrive le président d'extrême droite de l'Inde qui est un islamophobe de première grandeur et qui voudrait que l'Inde soit un état hindou. Hindou c'est une religion.

Nous ne confondons pas l'Inde, les hindou avec les Indiens. L'État indien, ce n'est pas l'état d'une religion et nous ne le souhaitons pas. Bon, vous m'avez compris.

J'en fais pas plus pour ce soir, il fait trop chaud. Mais je vous demande de regarder. Faites attention.

Vous allez m'entendre en parler régulièrement. J'ai fait le lanceur d'alerte politique sur les questions géopolitique à plusieurs reprises et je ne me suis pas trompé. Pourquoi ? parce que j'analyse avec des outils théoriques, pas parce que je suis génial, je le suis aussi, mais c'est parce que j'ai des outils pour travailler.

Quand on a dit qu'au Mali ça tournerait mal, il y avait pas besoin d'être un pour le comprendre. Vous arrivez, vous dites pas quand vous repartez et puis vous dites pas ce que vous faites là. Et pourquoi vous y amenez 5000 militaires ?

Pour faire quoi ? On se fait un PC à de balles, on n même pas au courant. Un pouch.

Bon, on peut le rater 2 3 Castex m'a dit "On s'est fait engueuler, ça coûte un bras et on sait rien." Je vous jure hein, il me l'a dit comme ça. La politique internationale, c'est une politique que chacune de vos consciences doit apprendre à maîtriser pour comprendre le monde.

Parce que si vous qui êtes en fac, vous qui faites des études supérieures, vous avez un rôle à jouer autour de vous, vous êtes des agitateurs, au moins de questions de préoccupation. Il faut pas vous contenter de pourrir le repas du dimanche le weekend des élections. Il faut le pourrir à plusieurs reprises avant avec tous les sujets. [applaudissements] Écoutez-moi, [applaudissements] je sais très bien, je vous raconte pas d'histoire.

Nous faisons, il fait lui une tournée de toutes les facces de France. Alors, il est plus ou moins bien reçu, plutôt bien par les étudiants, moyennement par les autorités. Il y a évidemment ici la des lâches, l'université de Bordeaux que je veux signaler à votre attention et à votre affection qui a déjà interdit une réunion que je devais y tenir parce que les fascistes avaient distribué des traques.

Il était marqué pas d'islam gauchistes dans nos murs. Il faut sortir un paquet parce que si c'est vraiment leur projet. Et le préfet, pas le préfet, pas le préfet, la préfecture a fait savoir que il y avait un vif risque d'incident jusqu'à ce que la réunion soit interdite.

On a quand même tenu ailleurs. Lui, il y a été avec Carlos Bilango, il va à la fac, il est il a pas amené son casque, il a pas amené ses grenades, il a rien amené du tout. Il y a été des types sont venus avec des barres de fer et des couteaux.

Voilà la faculté de Bordeaux, ce que c'est le préfet de Bordeaux. Merci, merci, ça fait du bien. On leur fait de la pub.

Ici, c'est une université, c'est-à-dire un endroit où on discute, on n'est pas d'accord, on peut faire ceci, on peut faire cela, on invite des gens pas du tout respectable comme lui et moi, vous en inviterez d'autres, des plus respectables. Vous écouterez, vous ferez une idée. Bon voilà, vous avez compris ce que je veux dire, bien sûr.

Mais nous, nous savons une chose. Le monde entier regarde ce que vont faire les Français bientôt, le 9 juin. Oui, tout le monde regarde.

Oh, pas tout le monde. Tout le monde. Ceux qui militent, ceux qui ont une conscience.

Et cela se disent que ceux-là vont s'en sortir parce que si nous nous en sortons, nous donnons du courage à la terre entière. Nous ne sommes pas responsables que de nous-mêmes. Nous sommes responsables de notre combat. [applaudissements] À ceux à ceux qui auront regardé les vidéos de Louis les miennes et celle de tous nos camarades en train de défendre le droit des Gazaoui à ne pas être massacrés, ils se diront "Les Français ont approuvé ça, [applaudissements] on les aide." Je vous appelle à l'aide.

Je vous appelle à l'aide. Si la jeunesse vote, elle est majoritairement acquise à notre sensibilité comme on dit maintenant, à nos idées, à ce que nous croyons de la vie. Si vous votez, on renverse tout.

De même, si les quartiers populaires votent, nous l'emportons largement. Et alors, on va tout changer de A jusqu'à Z. Et ils auront peur et ils ont raison d'avoir peur de nous. [applaudissements] Bon conclusion conclusion [applaudissements] Bon merci alors e c'est à respecter les formes c'est respecter les formes c'est une conférence c'est une conférence bon alors conclusion d'abord comme je reviens de la réunion j'aimerais bien que vous la reteniez parce que que moi, on m'a dit qu'il fallait que je crie Tataka à la fin des réunions.

Voilà, Tataka. Bon et euh à la Réunion, ils ont un autre truc en créole. Vous savez que la créole, le créole, c'est ce qui permet de de parler, de se comprendre.

Ils disent tipa ça veut dire à petit pas pu nous arrivons. Ça ça va tout à fait à la tortue que je suis. Donc tipa arrivé.

Écoutez-moi. Un monde plus pourri, ça s'imagine assez facilement mais pourri comme il est quelque chose et c'est ça que les générations précédentes vous lèguent. Alors je vous invite à ne pas courir, allez vous pendre mais à vous dire que un défi, il a deux faces.

Celle par laquelle il peut vous écraser parce que vous êtes incapable d'y faire face. Parce que vous vous résignez, parce que vous pleurnichez, parce que vous gémissez, vous vous lamentez, vous Bref. Vous vous comportez comme des gosses gâté.

Mais les défis, c'est aussi de l'autre côté ce qui donne un sens à la vie. Dès lors que vous relevez un défi, le futur a un sens. Il représente une ligne d'horizon à atteindre.

Je vais régler ceci. Je vais demain, peut-être après-demain, mais je vais le régler. Le défi, c'est le sens.

Et le sens, c'est la réalité d'une vie humaine. Le grand personnage, ça n'est pas Qu'est-ce qui fait philo là-dedans ? Lever la main.

Personne. Ça commence bien. Ah si.

Ah bon ? Ah bon ? Quand même ?

Bah faut lever la main, faut suivre. Bon alors c'est pas Alors, je pardon, c'est à mes jeunes collègues que je que je m'adresse le voyez-vous pendant je vous l'ai déjà dit peut-être mais moi je croyais le texte de Camu sur le mythe de Cisif hein. D'accord.

Cisif est condamné par les dieux. Il a fait une grosse bêtise. Il a fait un truc vachement sympa pour les êtres humains.

Il est condamné. Donc la pierre, elle est en haut, Rum, elle roule en bas, il la ramasse en bas, elle remonte en haut. Et quand il est en haut, Redescend et lui repousse.

Et Camu fait deux belles pages. Lisez-les, ça vaut le coup hein. Il dit alors c'est le contact avec le rocher.

C'est ça qui la lutte pour les sommets remplit le cœur d'un homme. Bon là il parle d'un homme, il voulait dire un être humain. La lutte pour les sommets remplit le c'est pas un crapautage bureaucratique.

Il parle de l'élévation de l'individu. Et ben moi je vais vous dire ce que je crois maintenant à ce moment de ma vie. J'ai pas envie d'être cis.

Je trouve absurde de pousser un rocher. Moi j'ai envie d'être don qui chotte. Vous savez pourquoi ?

Parce que peu importe, ce qui compte, c'est que ça a un sens et ce que nous faisons donne un sens à nos existence. Si vous n'en considérez que la partie sombre et obscure, vous ne ferez rien. Si vous en considérez toutes les opportunités, tous les défis, vous allez peut-être vous, c'est peut-être vous qui allez arriver, nous on arrive à rien, à changer complètement tout ce monde et vous vous laisserez à vos gamins quelque chose qui vaut plus la peine que ce qu'on vous aura laissé.

Merci et bon courage. [acclamation][applaudissements] [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] [applaudissements]