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interviewBFM TV (sur YouTube)· 21 septembre 2023 9 min

Le discours de Gérard Larcher, président du Sénat, devant le roi Charles III

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

madame la présidente de l'Assemblée nationale monsieur le secrétaire d'État aux Affaires étrangères au commnuels et au développement Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs mes chers collègues parlementaires si c'est un moment inédit que nous fait vivre votre Majesté en nous faisant l'honneur de s'adresser dans cette hémicycle du Sénat à la représentation parlementaire française pour la première fois dans l'histoire multicéculaire de nos deux pays un souverain britannique va prendre la parole devant le Parlement français réunis dans sa composition bicamérale et dans sa diversité politique vous me permettrez de souhaiter la bienvenue à la présidente de l'Assemblée nationale et à vous tous chers collègues députés qui siégé aujourd'hui parmi vos collègues sénateurs j'ai le plaisir également de saluer les membres de la Chambre des communes et de la Chambre des Lords qui se sont joints à nous ce matin [Applaudissements] vous avez tenuires à réserver au Parlement français le discours public que vous prononcerez dans votre visite d'État c'est dire l'estime nouer entre la plus ancienne des nations parlementaires le Royaume-Uni et le parlementarisme français de l'aviation des droits le Royaume-Uni a ouvert la voie au parlementarisme moderne il faut avoir assisté comme Chateaubriand aux séances du Parlement britannique pour s'exclamer dans les Mémoires d'Outre-Tombe je le cite la liberté contenue dans les limites de l'ordre sembler ce débattre à Westminster fin de citation Chateaubriand la démocratie parlementaire et j'en suis persuadé le plus sûr antidote pour juguler les passions politiques et entre nous deux pays c'est bien de passion dont il s'agit parfois ennemis souvent alliés longtemps concurrent le Royaume-Uni et la France ont distillés dans les ordres le Royaume-Uni fut un refuge pour tous les Français contre un exil il fut même un temps en juin 1940 où la capitale de la France c'était en quelque sorte transporter à Londres pour édifier ensemble une digue commune au totalitarisme et à l'empire de la brutalité dans l'adversité se réalisait après bien des tumulte la vision prophétique de Victor Hugo qui a siégeait ici sur ces bancs l'Angleterre toujours sera sœur de la France écrivait Victor Hugo aujourd'hui alors que nous nous apprêtons à commémorer au printemps prochain le 80e anniversaire du débarquement en Normandie le destin du Royaume-Uni demeure intimement lié au continent européen le brexit SIR n'y a rien changé votre nation est un acteur primordial de la sécurité en Europe le Royaume-Uni et la France deux nations de tradition militaire dont l'une la vôtre n'a jamais été envahi sauf par Guillaume le Conquérant français avant l'heure oui le Royaume-Uni et la France se sont à de multiples reprises éprouvées mais toujours respecter depuis longtemps de cordial il y aura bientôt 120 ans elle se tiennent côte à côte elles sont toujours dit fidèles à leur vocation en se portant ce cours de l'Ukraine agressé et meurtri vous avez choisi cire comme la reine Elizabeth II lors de sa visite d'État en 2004 de vous rendre au Sénat au-delà du respect porté à la reine dont je tiens à saluer la mémoire nous voulons y percevoir un hommage au territoire de la République que les souverains britanniques ont aussi assidûment parcourus et que le Sénat représente un hommage à cette diversité de territoire et de paysages dont la préservation vous tient si tellement à cœur et qui constitue l'une des grandes causes de notre temps les collectivités territoriales de nos pays au travers notamment des communes on nous est temps de relations entre elles elles sont le socle le plus solide de notre amitié à travers les territoires se forgent le génie d'une nation cette idée n'est pas mienne elle provient du plus français des historiens britanniques Théodore Zeldin dans l'histoire des passions françaises et concernant le où il concédons le à notre fierté nationale il faut bien un historien britannique de grands talent pour réussir à décrypter les méandres des passions françaises rares sont les pays européens qui comme le Royaume-Uni et la France ont préservé une même aspiration à considérer le monde dans sa globalité et qui sait autant de liens de solidarité avec les pays les plus vulnérables avec un constat partagé l'exercervation des fractures Nord-Sud ne sert que les ambitions de puissance des gouvernants qui les attisent le néocolonialisme est de fait d'État prédateurs et non des colonisateurs d'hier la France et le Royaume-Uni disposent des ressorts nécessaires pour proposer un autre horizon des coopérations équilibrées la sécurité un développement qui soit durable et une attention particulière à la jeunesse de ces pays le moment le moment me semble venus de rassembler les grandes familles du Commonwealth et de la Francophonie pour quelle force une ambition et un langage commun ce que préfigurer avec humour le général de Gaulle qui se confiait à Winston Churchill et je le cite plus vous progressez en français et plus vous comprenez mon anglais cette formule me va assez bien aussi pour mon anglais [Musique] [Applaudissements] c'est Sa Majesté la Reine Elizabeth avait déclaré en 1996 lors d'une autre visite d'État celle du président Jacques Chirac Londres je la cite s'il est vrai que nous ne conduisons pas du même côté de la route il est tout aussi vrai que nous avançons dans la même direction de ce trait d'esprit qui nous paraît à nous Français si typiquement britannique so british nous distinguons une vérité essentielle nos chemins peuvent être différents il divergent même parfois mais par une constante qui défie les règles de la logique et de la géographie de Londres il nous ramène toujours à Paris et de Paris à Londres ainsi incline le cartésianisme français devant l'humour et l'esprit britannique sirent maintenant à travers les parlementaires réunis c'est la nation française tout entière qui vous écoute merci [Applaudissements]