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interviewC dans l'air (sur YouTube)· 29 octobre 2025 9 min

Surtaxe des grands groupes : une nouvelle victoire du PS - reportage #cdanslair 28.10.2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

que se retrouver à nouveau face à une censure qui voudrait dire une dissolution et une incertitude massive sur le résultat des élections...

Je ne suis pas sûr que le monde patronal soit favorable à retourner aux urnes. - C.Roux: S.Lecornu n'a pas de deal avec les socialistes.

Pourtant, hier, le PS a obtenu une nouvelle victoire de surtaxe pour les grands groupes. La droite se braque et anticipe sur la prochaine étape: le débat, demain, sur la taxe Zucman. - Moins d'impôts ou plus impôts?

C'est la question posée au gouvernement cet après-midi. Qui taxer? - Quand allez-vous cesser de faire les poches des plus pauvres pour remplir celles des plus riches? - C'est le festival.

Les pauvres paieraient davantage d'impôts que les riches... - Numéro d'équilibriste pour le Premier ministre et son gouvernement pour faire passer un budget avant la fin de l'année. - A.de Montchalin: Nous n'avons pas peur de regarder comment nous proportionnons l'effort de chacun au redressement des comptes publics. - L'Hémicycle, coeur battant de la politique, avec un coup de théâtre hier.

Le ministre de l'Economie sort une hausse d'impôt de son chapeau. Un nouvel amendement qui impose 2 milliards d'euros de surtaxe pour les grandes entreprises. - R.Lescure: Il vise également à concentrer les efforts sur les grandes entreprises et d'alléger la charge qui repose sur les entreprises de taille intermédiaire. - La France insoumise vote, mais dénonce la méthode. - M.Bompard: Vous ne donnez même pas un chiffrage précis.

On a quelques minutes pour décider si c'est un bon amendement. En parallèle, vous avez des discussions secrètes avec le PS pour essayer de vous mettre d'accord. Franchement, ce n'est pas la méthode qui consiste à dire que c'est l'Assemblée nationale qui va avoir le dernier mot. - Le gouvernement a bien été obligé de donner des gages au PS, qui l'a menacé d'une censure ce week-end. - O.Faure: A la fin de cette semaine, nous saurons si nous allons à la dissolution ou pas.

Si nous y allons, ce sera entre 20 et 40 jours, puisque la Constitution fixe un délai pour passer aux urnes. - Mais cette hausse d'impôt sur les grandes entreprises ne passe pas du côté de la droite. - L.Wauquiez: On est contre toutes les augmentations d'impôts.

Je considère que c'est ce qu'on fait depuis des années. A chaque fois qu'il y a des déficits, on augmente les impôts et on asphyxie le pouvoir d'achat des Français. - Depuis vendredi, la bataille pour le budget fait rage.

Les députés amendent, débattent et construisent la loi. Ils s'écharpent. - J.-P.Tanguy: On entend des voix qui viennent des couloirs de Bercy, de Matignon...

C'est la 5e dimension. - Je pense qu'il va falloir vous faire soigner. - La mesure explosive n'a même pas encore été débattue.

La très sensible taxe Zucman. Le PS va présenter une version allégée. Elle permettrait de récupérer entre 5 et 7 milliards d'euros En ciblant les hauts patrimoines.

La droite, le RN et le gouvernement y sont opposés. - A partir du moment où ça touche à l'appareil productif, aux usines, aux grandes start-up qui créent de l'innovation, nous serons contre. - M.Le Pen: Il n'en est pas question pour nous.

Ni Zucman light, ni hard, ni rien du tout. - Les amendements sur la taxe Zucman doivent être examinés ce soir ou demain à l'Assemblée. - C.Roux: Question. - F.Ecalle: C'est un risque.

Elles ne se délocaliseront pas toutes. Il y a des tas de raisons de rester en France, mais on prend le risque que quelques-unes se délocalisent. Il suffit qu'il y en ait quelques-unes...

Ensuite, c'est moins de capacité de production en France. Les grandes entreprises ont aussi une possibilité, c'est de jouer sur les prix sur lesquels se vendent les services à l'intérieur des entreprises. Ca permet d'aller localiser des bénéfices dans des pays où le taux d'emploi est plus faible.

C'est une des raisons pour lesquelles, au niveau de l'OCDE, on a essayé de créer un impôt minimum, qui a du plomb dans l'aile. Les Américains n'en veulent pas. On risque ce genre de choses, que les bénéfices aillent en Irlande plutôt qu'en France. - J.Fourquet: Depuis que ceux qu'E.Macron visait, les investisseurs étrangers qui envisageraient d'investir en France...

Ils se disent que cette parenthèse est en train de se refermer. La France n'est plus un pays dans lequel il est bon d'innover. - C.Roux: C'est ça ou la censure? - J.Fourquet: On est sur un poker menteur.

Il faut, pour que la censure soit votée, que soit les socialistes soit Les Républicains la votent. Tout le jeu, pour S.Lecornu, c'est de tenir les 2 bouts de l'omelette Et de lâcher aux socialistes sans que les LR ne mangent leur chapeau.

S'il y avait une censure, il y aurait quasiment une dissolution derrière. Ces 3 familles politiques, le camp macroniste, Les Républicains et les socialistes, auraient beaucoup à perdre d'une dissolution. On pousse son avantage jusque là où on peut.

On est dans le bluff. Cette situation va se dénouer dans les prochains jours. - M.Encaoua: O.Faure, dans le reportage, ne dit plus "attention à la censure".

Il dit "dissolution". Ils veulent récupérer le monopole du chantage à la dissolution. Pourquoi?

Un certain nombre de socialistes regardent attentivement les enquêtes d'opinion. Ils se disent qu'ils s'en tirent pas trop mal. Il faut mettre énormément de prudence à ce que je dis.

Quelques sondages montrent qu'un bloc de gauche sans La France insoumise, qui comprendrait les socialistes, les écologistes et les communistes, s'en sortirait mieux que prévu. Ca sauverait peut-être un certain nombre de députés. Ils en ont 69 avec les apparentés aujourd'hui.

Ils pourraient en avoir autant voire un peu plus. Il y a des sondages contradictoires. Ils disent que les macronistes ont plus à craindre de la dissolution.

Ils disent que demain, s'ils n'ont pas ce qu'ils veulent, c'est la dissolution. La rhétorique change. - C.Roux: C'est open bar pour les socialistes? - M.Encaoua: Pas tant que ça. - C.Roux: Est-ce que S.Lecornu va être obligé de donner des victoires aux Républicains?

Est-ce qu'il l'a déjà fait dans ses surprises du budget? - J.Fourquet: Et à son camp aussi. - M.Encaoua: Son camp est très fracturé.

On l'a vu sur l'amendement de R.Lescure, le ministre de l'Economie. G.Attal, le chef du groupe Ensemble pour la République, le groupe macroniste à l'Assemblée, vote contre l'amendement du gouvernement porté par celui qui était encore sur ses bancs, député de sa famille politique.

On est quand même dans quelque chose d'extrêmement obscure politiquement. C'est difficile à suivre. La position de M.Le Pen est intéressante. - C.Roux: Elle dit "pas de taxe Zucman".

C'est niet. - M.Encaoua: On pourrait lui rétorquer: "Pourquoi vous vous êtes abstenue la dernière fois?" Grâce a l'abstention du RN, cette proposition de loi qui était portée par Les Ecologistes à l'époque a été votée dans l'Hémicycle.

C'est difficile de dire à ses électeurs: "Je n'ai pas très envie de taxer les grands patrimoines, ceux qui ont 100 millions d'euros en dividendes, en actions ou en propriétés." Elle cherche à élargir son électorat, à séduire le patronat et à faire en sorte d'acquérir

Surtaxe des grands groupes : une nouvelle victoire du PS - reportage #cdanslair 28.10.2025 — Sébastien Lecornu · Pourquijevote