Laurent Wauquiez sur la présidence LR : "Je vais gagner et je tendrai la main à Bruno Retailleau"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15FerméeRéponse directe
Qu'est-ce qui garantit que vous n'entrerez pas dans un gouvernement macroniste si vous devenez président des Républicains ?
- 1:00RelanceRéponse directe
Vous avez validé des entrées au gouvernement LR sous Macron. Pourquoi cette volte-face ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous les accords locaux entre LR et Renaissance dans les Yvelines ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Les violences en France s'intensifient. Bruno Retailleau assume un bilan mitigé. Qu'en pensez-vous ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Le chômage a légèrement augmenté. Comment commentez-vous ces chiffres ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Votre proposition de commission d'enquête contre la France insoumise est-elle toujours d'actualité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:30Laurent WauquiezPromesse
« On arrête le RSA à vie pour des gens qui sont aptes au travail. »
- 11:30Laurent WauquiezPromesse
« Si le gouvernement persiste à vouloir imposer un chemin d'indépendance à la Nouvelle-Calédonie, nous nous y opposerons. »
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[Musique] Bonjour Laurent Voquier. Bonjour. Bienvenue à la grande interview sur C News et européen.
Vous êtes le président du groupe droite républicaine à l'Assemblée nationale. La campagne pour la présidence LR s'achève ce soir. C'est donc votre dernier entretien avant le verdict dimanche qui aura forcément des conséquences en vue de 2027.
Vous n'avez eu de cesse leur invoquer durant ces mois de campagne de marteler votre différence avec Bruno Rotaillot affirmant que n'étant pas dans le gouvernement, vous n'êtes donc pas soluble dans le macronisme. Mais qu'est-ce qui garantit à ceux qui nous regardent, à ceux qui nous écoutent que demain vous ne le serez pas ? Qu'est-ce qui garantit qu'une fois patron DLR, vous n'accepterez pas un beau ministère, un grand marocain demain ?
Est-ce que vous pouvez dire très clairement ce matin que vous n'entrerez pas dans un gouvernement sous bannière macroniste, quel que soit le poste ? Oui, évidemment. Et c'est l'engagement que je prends quand je serai président des républicains.
Je m'engage à l'entrer dans aucun gouvernement macroniste. Et je vais expliquer pourquoi. Si le président des Républicains est en même temps ministre dans un gouvernement sous la tutelle d'Emmanuel Macron, ça signifie que petit à petit, on se dissou dans le bloc central.
On perd notre capacité à incarner la rupture. Et ça aboutit à quoi ? Ça aboutit à ce qu'on commence à entendre chez beaucoup de soutien de Bruno Rotaillot qui consiste à dire bah à l'élection présidentielle, il faudra soutenir le candidat de la Macronie, Édouard Philippe probablement.
Moi, je ne veux pas de ça. Je considère que notre avenir c'est une droite indépendante qui porte un projet de rupture et qui tourne la page du macronisme et donc il faut être cohérent. Et pourtant, il y a quelques mois encore, vous vouliez entrer à Bertant, il y a quelques mois encore, vous avez vous-même validé le renvoqué et entériné cette entrée des au gouvernement au côté des macronistes et d'anciens socialistes.
Alors, que répondez-vous ce matin à ceux qui affirment que le vokierisme est un opportunisme ou un contorsionnisme ? Bah non, c'est tout l'inverse. Oui, on m'a proposé de rentrer à Bernier me l'a proposé et j'ai refusé.
Vous n'avez pas hésité ? J'ai refusé sans hésitation. N'avez pas posé vos conditions sur la table.
Non. Pourquoi ? Parce que Michel Barny avait été très honnête avec moi.
Il m'avait dit c'est pour augmenter les impôts. J'ai géré ma région Verne Ronald pendant 8 ans. C'est la seule région de France où on a augmenté aucune taxe, aucun impôt.
Je n'allais pas aller au gouvernement pour faire l'inverse de mes convictions. Et par contre, votre question me permet de bien préciser les choses. Qu'on est des ministres LR dans cette période très particulière qui soit au gouvernement si c'est pour faire du travail utile.
Je le comprends. La différence c'est si en plus le président des républicains lui-même est à l'intérieur du gouvernement parce que là c'est toute la parole des républicains qui devient sous la tutelle du macronisme. Et c'est ça ce que je veux pas.
Et c'est pour ça que je suis convaincu que dans cette élection des Républicains, mais il faut que chacun soit dans son rôle. Si Bruno Rota a fait le choix et il l'a dit plusieurs fois, c'est le choix qu'il veut garder de rester ministre dans le gouvernement d'Emmanuel Macron, et ben ça faut pas cumuler avec président des Républicains parce que sinon la droite ne pourra plus incarner en 2027 la rupture. Et donc il y a deux choses qui sont différentes.
Il y a le travail utile et j'espère que peuvent faire en ce moment des ministres au gouvernement mais on ne doit jamais perdre de vue ce qui est notre devoir. Notre devoir c'est de tourner la page de toutes ces années calamiteuses qu'on a connu pour recons. On vous entend mais comment est-ce que vous tournez la page leur invoquer tout en étant un soutien en réalité au gouvernement puisque vous avez voté le le budget et que vous ne le censurai pas.
C'est pour ça que ma force est que président des républicains, moi je serai libre. Libre à la fois pour mettre la pression sur Beou, libre pour dire que vous n'êtes pas aujourd'hui. Ça veut dire qu'aujourd'hui vous ne l'êtes pas encore.
Pour l'instant on n pas notre président des républicains. Non mais vous êtes quand même à la tête d'un conséquence. Et à chaque fois que je suis en désaccord avec Emmanuel Macron, François, personnellement je n'ai aucun problème pour le faire entendre et j'ai pas besoin de prendre du papier de soi.
Quand François Baou a expliqué qu'il voulait faire sauter l'abattement fiscal de 10 % pour les retraités, je lui ai dit très clairement si jamais vous présentez un budget avec ça, nous arrêterons le soutien et la participation au gouvernement. Et ça c'est la force d'avoir un président des Républicains qui n'est pas contraint par la solidarité gouvernementale. Bruno Rota a réaffirmé sur nos antennes avanthier qu'il n'était pas Macroniste et d'ailleurs en disant cela, il a fait lever un ventre front chez certains députés du bloc central qui exige désormais son départ du gouvernement.
Est-ce que vous n'y voyez pas malgré tout et bien j'allais dire une preuve de son indépendance ? B vous avez toute la démonstration de ce que je viens de vous dire. Expliquez-nous.
À peine Bruno Rotaillot essaie de faire entendre sa différence par rapport à Emmanuel Macron, il a immédiatement toute la pression du bloc central sur lui pour le rappeler à son devoir de loyauté et de solidarité. Et c'est normal quand vous avez fait le choix d'aller dans un gouvernement, quand vous êtes tous les mercredis à la table du conseil des ministres avec Emmanuel Macron, et ben il y a ce qui s'appelle la solidarité gouvernementale. C'est le respect, c'est la règle, vous l'avez accepté et c'est toute la différence entre quelqu'un qui peut faire entendre sa différence et quelqu'un qui ne peut pas le faire.
Si vous êtes dans le gouvernement, bah oui, vous avez un devoir de loyauté à l'égard du président de la République et du premier ministre. Ça va se traduire très concrètement dans des alliances par exemple envoqué. Est-ce que vous pourriez nous expliquer très concrètement ce qui est en train de se passer dans les dans les ivelines où l'on parle d'un accord local en vue des municipales entre et Renaissance ?
La direction, semble-t-il, n'assume pas mais il y aurait des accords ou en tel cas pacte de non agression d'un point de vue local. C'est tout ce que je déteste. C'est tout ce que je redoute.
Vous n'avez jamais entériné de tels accords législatifs ? Ah ben je vais aller directement au but. Moi, jamais.
C'est tout ce que je déteste, c'est tout ce que je combats, c'est tout ce que je redoute. Il faut expliquer très clairement à ceux qui nous écoutent ce qui est en train de se passer. Dans les Yvelines, des soutiens de Bruno Rotaillot et pas des moindres, Gérard Larchet ont commencé à négocier avec Yel Bron Pivé, élu exsocialiste qui est une des figures d'incarnation de la Macronie de gauche pour se répartir les mairies au municipal et aller sous une bannière commune.
Vous voyez bien toute la dine, toute la mécanique que je ne veux pas s'enclencher. On commence avec un président des républicains qui sera en même temps ministre de la Macronie et on finit aller aux élections avec la même étiquette commune. Et ben moi, c'est ce que je veux pas.
Moi, je veux une droite qui soit indépendante, qui porte ses couleurs et qui rassemble la droite. Et pourtant en législative, il y a eu un ces accords locaux sans que la direction ne s'en émeuve. Moi, je ne me suis jamais livré à ça.
Dans ma région. Je n'ai jamais fait ça et je vous rappelle que un/ers des députés de la droite républicaine viennent d'Overn Ronalpe. J'aime la droite quand elle a du panache.
J'aime la droite quand elle va sacler et pas quand elle fait ses petits accords d'arrière boutique. Je déteste ça. Et la droite qui montre des résultats.
Est-ce que c'est le cas sur le bilan du ministre de l'intérieur depuis il a plusieurs semaines leur invoqué les fi de les faits de violence s'enchaînent quasi quotidiennement comme ceux qui ont secoué il y a quelques heures la ville de Rolape en bolue lyonnaise. Ce sont des dizaines d'individus cagoulés qui ont attaqué le commissariat à coup de cocktail molotof et en particulier des très jeunes. Avant hier, Bruno Rota ici même dit "Je ne peux pas je ne peux pas en quelques mois effacer des années de laxisme.
Il a tort ?" Non, il a raison de poser des constats forts que je partage, mais quand on est au gouvernement, c'est pour avoir des résultats. On peut pas tout changer.
On peut pas tout changer, mais il faut avoir des résultats. Il faut que nos ministres arrivent à montrer que quand c'est des ministres républicains, bah c'est pas la même chose que la Macronie. Il faut qu'ils arrivent à montrer que quand la droite est aux responsabilités, c'est pas que des paroles.
Vous l'avez pas encore montré, monsieur Rota ? Bah parce que pour l'instant, on lui a pas suffisamment donné les moyens. Et je pense que c'est précisément pour ça aussi que il faut qu'il puisse se consacrer à plein à sa mission.
Vous voyez très bien l'explosion de l'insécurité de l'immigration. Aujourd'hui, quand vous êtes ministre de l'intérieur, c'est pas comme il y a 20 ans. Vous pouvez pas accumuler avec autre chose vu l'ampleur des défis que vous avez à combattre.
Et et c'est fondamental pour la crédibilité de notre famille politique que dans 6 mois on se dise bon bah oui, il y a pas eu que des paroles, on a vu les choses quand même s'améliorer, pas se métamorphoser. Pas eu que des paroles. Vous reprenez ce qui est reproché à monsieur Rota par le RN, un ministre de la parole.
Non, ce que je dis, c'est que d'ici 6 mois, il faut qu'on arrive à voir les résultats sur l'insécurité, l'immigration. Non, moi bah moi quand à Saint-Toin vous avez une école qui est à côté d'un point de et qu'on ferme l'école, honnêtement, c'est pas ce que j'ai envie de voir dans mon pays et je fais confiance à Bruno pour ça. Mais c'est pour ça aussi qu'il faut qu'il soit 100 % ministre de l'intérieur.
Depuis quelques jours, Laurent Vquet, vous semblez entrouvrir la porte non pas à l'Union des droites, mais un rapprochement avec certaines personnalités comme Sarah Knafo. D'abord Sarah Knafo, est-ce que vous voyez d'autres personnalités dans dans ce champ-là qui pourraient avec lesquelles vous pourriez partager des idées ? Alors, je vais vous répondre juste d'abord expliquer ce que je veux faire.
Je veux le rassemblement de la droite. Je suis convaincu que c'est ça le chemin. Pas cette dilution dans la macronique que je redoute, mais le rassemblement de la droite.
Élargir au-delà des républicains en fédérant des personnalités différentes qui viennent d'horizon différents mais qui partagent la même volonté de mettre enfin en œuvre dans notre pays un projet de droite. Pour moi, pour citer des noms, ça va de Gérald Darmana à Sarah Knafo. Mais je vais vous citer une personnalité que moi pour lequel j'ai un respect infini.
Philippe Devillier, c'est quelqu'un qui est courageux, qui porte des belles valeurs, qui a eu un parcours politique fort, qui a défendu ses convictions. Pour moi, dans ce rassemblement de la droite, quelqu'un comme Philippe Devilier évidemment a toute sa place qui a un lien avec Bruno Retailleux he depuis la Vandé, c'est Philippe Devilier aussi qui est à l'origine de ce parcours. Donc lien complexe, lien complexe mais je reviendrai pas dessus.
Et n'oubliez pas, Nicolas Sarkozi avait fait ça. Nicolas Sarkozi avait fait le rassemblement de la droite précisément de Jean-Louis Bordeois et Philippe Devilier. Mais expliquez-moi alors enqu Sarah Knafo Philippe Deviler jusqu'à Gérald Darmanin.
Vous reprochez à Bruno Rotaillot une éventuelle dilution dans le macronisme et Gérald Armanin qui est ministre d'Emmanuel Macron depuis tant d'années. Non, vous lui reprochez pas euh cette même étiquette macroniste. Mais qu'est-ce que je vois ?
Gérald Darmanin comme garde des sauts, il porte une politique de droite. Pourquoi est-ce que il porte une politique ? Et donc lui, il n'a pas l'étiquette macronis que vous a collé sur monsieur Rotaillot.
Non non, écoutez-moi bien. Je veux faire le rassemblement de la droite, du macronisme de droite jusque à Sarah Knafo ou Philippe Devilier. Pourquoi est-ce que Édouard Philippe je m'en méfie ?
Pourquoi est-ce que le macronisme de gauche je m'en méfie ? Édard Philippe qui est le plus rassembleur à l'heure actuelle quand on voit les sondages. Mais vous voyez ce que ça veut dire ?
C'est quoi ? C'est rassemblé. Vous voulez rassembler vous-même les Français, je suppose ?
Non, moi je veux rassembler la droite pour porter un projet de droite auquel les Français adhèrent. Édouard Philippe ce qu'il propose c'est aller de Annie d'Algo jusqu'à la droite et ça je n'en veux pas. Quand par exemple on fait des négociations entre les équipes de Bruno Retaillot et Yel Brun Pivé exélu socialiste.
Ça c'est ce que je veux pas. Moi je suis clair. Je sais pas si Bruno Rotayo était vraiment impliqué dans cette négociation.
Je je dis pas ça mais ce que je dis c'est que c'est indépendant de la volonté des personnes. En fait, vous avez une mécanique implacable qui consiste à vous dire bah c'est bien votre chef des républicains est dans un gouvernement, il siège avec des macronises de gauche, bah l'arrivée alliez-vous tous. Donc oui pour les macronises de droite mais pas les macronises de gauche.
Donc la nuance parfois elle est tenue heou. Ah bah non, elle est colossale. Je peux vous dire qu'invité sur votre plateau Gérald Armanain où il y a le Bron Pivé, vous verrez la différence et vous comprendrez pourquoi est-ce que je porte ça et croyez-moi la différence être énorme.
Mais mais pourquoi je dis ça ? Parce que évidemment qu'il faut qu'on rassemble toute la droite. Il faut aller chercher des gens qu'on a perdu sur notre flroit et il faut aller chercher des macronises de droite qui ont été écœurés, déçus parce qu' a été la politique d'Emmanuel Macron.
Vous prenez l'ouverture jusemite. Vous prenez l'ouverture jusqu'aux zémouristes sans Éric Zémour. Je suis pas là pour jeter des noms parce que de le faire.
Non, ce que je veux dire par là, c'est que je suis au début de cette démarche, je l'initie. Ce que je peux vous dire, c'est que toutes les personnes qui auront envie d'adhérer sincèrement à un projet de droite sur ces deux fondamentaux, d'une part, on arrête l'insécurité, on arrête l'immigration incontrôlée et d'autre part très important pour moi, le redressement économique. On cesse l'assistant revalorise le travail.
Une question sur le plan économique puisque nous avons eu tout à l'heure les chiffres du chômage selon l'INC avec une hausse de 0,1 points à 7,4 % au premier trimestre, quasi stable mais une hausse bon dans la marche ça reste quand même une hausse et et un résultat que vous commentez de quelle manière leur invoquer ? Il faut qu'on sorte du piège de l'assistana. Vous connaissez mes convictions en la matière.
Si la France veut réussir, faut revaloriser le travail. Cesser l'assistana. Vous savez la proposition que je porte.
On arrête le RSA à vie pour des gens qui sont aptes au travail. Je voudrais, si vous me le permettez, souligner un point qui m'a beaucoup choqué ces derniers jours et qui n'a pas été suffisamment relevé. Terranova, h fondation d'inspiration de gauche, est en train de nous expliquer queil faudrait que chaque année, on fasse rentrer 300000 300000 par an.
Oui. 300000 étrangers légalement en France pour venir travailler jusqu'en 2040 2050 pour soutenir l'économie. Ils nous disent "Il y a des postes, on trouve personne et donc il faut faire rentrer des étrangers légalement pour venir travailler." Et d'ailleurs, malheureusement, c'est ce qu'on est en train de faire.
Vous savez qu'au cours des 12 derniers mois, vous m'interrogez sur les résultats, la France n'a jamais délivré autant de titres de séjour. Je parle pas d'il y a 2 ans, au cours des 12 derniers mois, record historique de titres de séjour. Parle d'immigration légale.
Oui. Immigration légale. Catastrophe.
Et donc voyez bien toute la mécanique de la pensée de gauche. On commence par mettre la cistana au cœur sur maximum. Ensuite, on nous dit "Ah bah il y a des postes, personne veut travailler et donc trois à l'arrivée, il faut faire venir des étrangers pour travailler à la place des Français." Moi ma logique c'est exactement l'inverse.
Ces postes non pourvus, il faut faire en sorte que ce soit les gens ou RSA 1,8 million de personnes qu'on sorte de l'assistana pour aller en direction du travail. Et c'est ça ma priorité. Et là, pardonnez-moi juste sur le constat alors invoqué.
Donc vous dites que nous n'avons pas besoin votre conseil en tout cas vous n'avez pas besoin d'immigration dans les métiers dit à flutendu mais alors dans la loi immigration des élus de droite avaient voté un article facilitant la régularisation de clandestin. C'est bien que ces élus de droites ont estimé qu'il y avait des besoins. Oui ben je pense que c'est une erreur et je le dis et et c'est une différence parce que d'ailleurs Bruno Rotaillot l'avait exprimé sur votre antenne.
J'ai une différence avec lui là-dessus. Bruno a expliqué qu'on ne pouvait pas arrêter la régularisation d'étrangers en situation irrégulière qui étaient des métiers en tension qu'il fallait en faire moins mais qu'il fallait continuer en faire. Je suis pas d'accord avec ça.
Je pense qu'il faut pas faire à moitié. Il faut arrêter la régularisation de tout étranger illégal en France qui soit sur un métier en tension ou non. D'accord.
Quel que soi ce que disent les patrons, queles que soient les demandes et les besoins. Non. Zéro.
Oui. Parce que quand vous avez 1,8 million de personnes en France qui sont au RSA. Oui.
Mais est-ce que c'est c'est des vases communiquants, monsieur Vokier ? Est-ce qu'on peut prendre ce que vous dites effectivement, je veux dire c'est je pense que nos téléspectateurs et et auditeurs sont peut-être pour certains sensibles, mais ils se disent que tous vont être réorientés vers ces métiers. C'est si facile.
Dans ces métiers, vous avez quoi ? On a du service à la personne, de l'aide à domicile, de l'hôtellerie restauration. On parle de 500000 emplois non pourvus.
Vous devez avoir à peu près 35 % des gens au RSA qui ont moins de 35 ans. On pense pas quand même qu'on peut plutôt que de les laisser dans le RSA, les orienter là-dessus. Donc moi, je suis contre toute régularisation d'immigrer illégal parce que c'est aussi une prime à l'illégalité.
Vous donner en réalité une facilité à des gens qui ont méprisé les lois de la France. Ça peut pas fonctionner comme ça. Il y a un moment faut être clair.
On poursuit notre entretien sur ces news et européens. Vous avez fait durant cette campagne beaucoup de propositions, notamment celle de vouloir créer une commission d'enquête pour étudier les liens éventuels supposés entre la France insoumise et les réseaux islamistes. Où en est cette commission ? que le bureau de l'Assemblée s'est exprimé à ce sujet.
Ben, j'ai le plaisir de vous annoncer que la promesse est tenue, c'estàdire et que nous avons réussi à avoir et à obtenir cette semaine la création de la commission d'enquête parlementaire de la droite républicaine contre la France insoumise. L'objectif pour moi, c'est de faire cesser cette impunité dont jouit la France insoumise dans notre pays. Cette forme de privilège rouge qui fait que il jouissent dans une partie de la classe politique et médiatique d'une tolérance.
Je veux qu'on braque les projecteurs sur toutes les zones obscures de la France insoumise. Leur complicité avec les réseaux des frères musulmans, leur tolérance inacceptable sur le Hamas, la façon dont il minimise l'antisémitisme, leur travail de sable des forces de l'ordre. Donc vont être auditionnés des députés, des eurodéputés, des collaborateurs parlementaires.
Problement les élus de la France insoumises vont être obligés de venir devant cette commission et de s'expliquer et y compris sur des choses très précises que faisait Rima Hassan en Jordanie dans une manifestation de soutien au Hamas organisation terroriste. faisait Raphaël Arnaud ficher s quand il a reçu à l'Assemblée nationale l'Assemblée nationale des membres du CCIE émanation du CCIF dissous en France après l'assassinat de Samuel Patti et donc bah ce que je veux c'est que on braque les projecteurs et qu'on démasque la France insoumise. Mon premier adversaire c'est la France insoumise.
C'est le premier danger politique pour la France. Vous aviez fait d'autres propositions Laurent Voquier dont une qui a fait couler beaucoup d'encre sur le fait de d'envoyer les OCUTF, les individus sous OCUTF à Saint-Pierre et Miclon. Beaucoup vous avez reproché de ne pas considérer finalement nos outreemères, d'avoir même une mentalité de colon hein à dire.
J'ai tout entendu là-dessus mais je cède pas et je recule pas et moi priorité c'est la sécurité des Français. Rien. Vous ne regrettez même pas la manière dont vous l'avez dit.
Mais pas du tout parce que si vous sououez pas, comme vous l'avez très bien dit, il y a rien qui bouge. Moi, je veux des résultats et entre laisser les OQTF dangereux en liberté dans nos rues avec le drame de Lola de Philippines ou les envoyer à 4000 km d'ici pour qu'enfin ils rentre chez eux, j'ai choisi et j'aimerais bien que dans notre famille politique, tout le monde ait le même comportement. Il faut une droite qui soit ferme.
Oui, mais comment dire, c'est une manière aussi d'appréhender nos outres. Et justement, je voudrais parler de de la Nouvelle-Calédonie. Le gouvernement a mis sur la table la question d'une forme d'indépendance avec une sorte de transfert des compétences régaliennes et ce malgré quand même insistons sur ce point le refus trois fois exprimé dans les urnes par les Calédoniens attachés à la République.
Quel est le projet selon vous de l'exécutif ? Bah ce qu'a fait Emmanuel Val c'est indigne. Indigne ?
Oui, c'est indigne parce que il est allé dans un conclave en Nouvelle-Calédonie dans lequel en réalité il a cherché à imposer aux Calédoniens contre leur volonté un projet qui allait vers le chemin de l'indépendance. La Nouvelle Calédonie est française. Elle restera française et la France doit toute sa protection à ce territoire de Nouvelle-Calédonie qui a été tant meurtré il y a maintenant un an par les émeutes.
Les Calédoniens l'ont exprimé trois fois trois référendums successifs à qui est-ce qu'on a demandé autant de preuves et autant de marques ? Et bien je le dis très fortement, fermement, calmement mais fermement. Si le gouvernement persiste à vouloir imposer un chemin d'indépendance à la Nouvelle-Calédonie, nous nous y opposerons.
Et président des Républicains, j'y veillerai. C'est-à-dire une opposition, c'est dire pourriez retirer votre soutien au gouvernement. Ça veut dire que je suis pas au soutien d'un gouvernement qui va aller contre la volonté des Calédoniens pour leur imposer l'indépendance malgré eux.
Ça n'a pas de sens. Il faut quand même avoir un respect pour nos compatriotes qui sont là-bas. Laurent Vqu disait en début de cet entretien quelques heures de de campagne.
Vous ne cessez de répéter que vous êtes sûr, vous êtes certain de ne pas perdre. Du côté de Bruno Rotaillot, les salles sont pleines. La notoriété du ministre de l'intérieur est au zénit.
En tous les cas comme rarement elle l'a été pour lui. Alors qu'est-ce qui vous rend ? Non non non non non.
Les courbes de sondage sont en train de s'inverser. Vous devez la regarder. Vous la regardez très près certainement.
Avec attention. Malgré tout. Qu'est-ce qui vous rend si confiant ?
Je suis confiant parce que je suis convaincu que les Français attendent ce rassemblement de la droite que je propose. Je suis confiant parce que je suis convaincu que les Français ne veulent pas qu'on se dilue dans le macronisme mais qu'ils veulent retrouver une droite libre indépendante. Je suis confiant parce que je suis convaincu que les Français veulent enfin qu'on mette en œuvre une politique de droite qu'on n'a pas mise en œuvre depuis tant d'années.
Je suis confiant parce que je sais que l'avenir de la droite c'est de tourner ses pages du macronisme. Et donc c'est ce que je propose. Ça ce qui me rend confiance.
France par Bruno Rotaillot parle à la France des honnêtes gens et vous ? Moi je parle à la France qui travaille. N'est-ce pas la même ?
Ça peut être la même. Ça peut être la même bien sûr et tant mieux. Mais je parle à cette France qui travaille.
Je parle à cette France qui paye des impôts et qui a parfois le sentiment de les payer pour que d'autres touchent les aides sociales. Je parle pour qu'on retrouve une France qui comprend que le pouvoir d'achat c'est pas les aides sociales, c'est pas l'échec du gouvernement, c'est le travail. Je parle à cette France qui travaille et qui a travaillé toute sa vie.
Parce que ce que je veux, c'est qu'on reconçoive totalement notre système de protection sociale pour le faire reposer sur la seule chose qui est juste dans un pays, c'est la reconnaissance de l'effort et du mérite. Et la meilleure protection pour la France qui a travaillé, c'est qu'on retrouve une France qui travaille. C'est ça qui assurera sur la durée le financement de nos retraites, la prospérité de notre pays.
C'est ça ce que je veux redonner à mon pays. Le travail, la France, c'est du travail. En tout cas, vous avez travaillé vous pour des diplômes parce que c'est assez impressionnant, il faut le reconnaître.
Vous êtes normien agrégéard agrégé d'histoire d'histoire pardonnez-moi. Vous êtes toujours vu comme le prédestiné mais si dimanche soir le prédestiné devient le contrarié qu'est-ce qui se passe ? Je vais gagner je vais gagner.
Vous essayez de me convaincre ou pas du tout mais j'essaie aussi de vous conectre c'est je vais gagner et je tendrai la main ensuite à Bruno Rotaillot comme je m'y suis toujours engagé. C'est dire que lundi matin le vainqueur et le vaincu seront unis. Pas de guerre des chefs, pas d'égreur, pas de corel.
Vous savez ça a été mon engagement dans les placards. Ça a été mon engagement dès le début. Moi, j'avais proposé à Bruno qu'on travaille en équipe dès le début.
C'était vraiment un accord sur la table ce ce Ah oui, il n'y a il était venu ce duo plutôt que le duel. Oui, bien sûr, il était venu chez moi, on en avait discuté ensemble. Il m'avait dit son choix d'être ministre et de le rester.
Moi, je restais libre pour me consacrer à ma famille politique. J'ai pas changé d'avis. Je veux un dieu avec Bruno Retaillot.
Mais vous m'avez bien compris, c'est pas un duo avec Édouard Philippe et la première chose que je ferai lundi, président des Républicains, c'est de proposer à Bruno Rota de prendre le poste de premier vice-président pour que symboliquement on incarne ce duo qui ensuite va pouvoir travailler pour le rassemblement de la droite, toute la droite. Rendez-vous lundi pour le savoir. Merci Lauren Vquier, c'est votre grand entretien et bonne journée.
Laurent Wauquiez