Budget : une semaine pour sortir de l’impasse
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Pensez-vous qu'il va y avoir de grandes difficultés à faire passer ce budget ?
- 5:00RelanceRéponse directe
Est-ce une stratégie politique pour faire passer le budget par ordonnance ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Le gouvernement est-il prêt à aller jusqu'au bout du vote ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Quels sont les risques d'une motion de censure ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Les maires sont-ils en colère face au contexte budgétaire ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Faut-il armer les policiers municipaux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00inconnuFait
« Les oppositions accusent le gouvernement de jouer la montre pour finalement faire adopter son budget par ordonnance. »
- 3:00Maot BrégeonFait
« Il n'y a aucune raison d'utiliser les ordonnances. Vous pensez qu'on a posé le 493 sur la table pour ensuite utiliser les ordonnances. Absolument. C'est absolument insensé. »
- 4:00inconnuFait
« Les députés vont cette semaine siéger en continu pour tenter de boucler au moins la première partie sur les recettes. »
- 5:00inconnuPromesse
« Novembre, mi-décembre, si on sent qu'ils vont vers les ordonnances, je nous en tout cas on déposera une censure. »
- 10:00Maot BrégeonFait
« Ma conviction comme celle du ministre de l'intérieur, c'est que les policiers municipaux aujourd'hui qui travaillent en uniforme dans nos villes peuvent être des cibles. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Le compte àbourg est lancé. Il reste jusqu'à dimanche minuit aux députés pour adopter le projet de loi de finance 2026 avant qu'il soit transmis au Sénat. Mais après une coupure des travaux ce weekend, il est peu probable que l'Assemblée achève dans les temps.
Et pour le RN, c'est d'abord le fait du camp gouvernemental. Il y a une inflation du nombre d'abendements sur ce texte qui vient de qui ? Du bloc central, du bloc qui soutient le gouvernement.
Mais normalement, c'est leur texte et il l'amendent. Donc la réalité c'est qu'ils sabotent le budget. Ils savent très bien que le temps pour eux joue contre eux et qu'ils cherchent des voix, des issues.
Les oppositions accusent le gouvernement de jouer la montre pour finalement faire adopter son budget par ordonnance. Ce qui est possible si le parlement ne sait pas prononcer à temps. Un scénario rejeté par la porte-parole Maot Brégeon.
Il n'y a aucune raison d'utiliser les ordonnances. Vous pensez qu'on a posé le 493 sur la table pour ensuite utiliser les ordonnances. Absolument C'est absolument insensé.
C'est absolument insensé. Estce que vous l'excluz ? absolument pas notre volonté.
Voilà. Et je ne crois pas aux ordonnances. Mais du côté des insoumis, on se prépare en cas de blocage à tenter de renverser ce gouvernement sans attendre les derniers jours de l'année.
Novembre, mi-décembre, si on sent qu'ils vont vers les ordonnances, je nous en tout cas on déposera une censure puis on verra bien ceux qui ceux qui la suivent. Les députés vont cette semaine siéger en continu pour tenter de boucler au moins la première partie sur les recettes avant que le Sénat se penche lui aussi sur ce budget. Merci et on va en parler tout de suite avec vous Mathieu Souer.
Bonjour Mathieu, merci d'être là. Y Tronjour Yve, merci également d'être avec nous. Bonjour à tous directeur adent de la rédaction du Figaro.
Le Figaro qui titre ce matin sur le cornus ou la menace d'une impasse budgétaire. Vous pensez qu' il va avoir de grandes difficultés à réussir son paris à faire passer ce budget Yve ? Écoutez, je lis pas dans le mar de café, mais c'est vrai que c'est compliqué parce que il y a quand même ce qui s'est passé ce weekend qui est assez étonnant, c'est-à-dire que ils ont ils ont décidé de ne pas siéger euh ce qui fait prendre évidemment du retard dans l'examen du budget.
Est-ce qu'ils auront fini dans les temps ? Encore une fois, vous pensez que c'est une stratégie politique que ça arrange tout le monde finalement qui a pas de v tout le monde je sais pas mais ça peut être interprété comme une stratégie politique ou comme une tactique disons. Et je suis pas loin de le penser.
Moi personnellement je suis pas loin de le penser que comme ça ils vont faire passer le budget éventuellement par ordonnance en dépit de ce que dit madame Baudebraison et que ça leur évitera et bien quelques déconvenus et surtout de présenter un budget qui soit pas conforme à leur à leur vœux. Donc si euh on passe par ordonnance, bah ils reprennent le budget. Alors là, il y a encore une il y a encore une une discussion de savoir s'il reprennent le budget tel qu'il est en l'État ou est-ce qu'ils reprennent le budget tel qu'il était à l'état de projet au tout début.
Mais euh bon, c'est sûr que le gouvernement, je suis pas persuadé qu'il veut y aller jusqu'au bout. Ça arrangerait bien Mathieu, le gouvernement et les socialistes aussi de ne pas avoir à voter. Ce qui est sûr c'est que c'est très compliqué.
Il y a pour Sébastien le Cornu, soit une impasse politique, soit une impasse budgétaire. C'est l'impasse politique, c'est je ne parviens pas à aller au bout et à faire adopter un budget. L'impasse budgétaire, c'est pour faire adopter un budget, le coût politique est très élevé et le budget que je présente va exploser les compteurs en terme de déficit.
Donc de toute façon son équation est extrêmement complexe. La question des ordonnances telles que rappelée par Maon et réévoqué par Yve, elle pose quand même une difficulté. Certes, Sébastien Lecornu se se pense se voit comme un premier ministre de mission qui n'a qu'une qu'une vocation, en tout cas qu'une raison d'être, c'est de faire adopter ce budget pour donner un tout petit peu de stabilité politique au pays.
En réalité, s'il y a temporisation et usage des ordonnances, il saute avec une motion de censure dès les premiers jours de sans très vraisemblablement. et le gouvernement qui qui vente une nouvelle méthode, hein. On va écouter euh le ministre de l'économie Roland l'escurit ce matin sur TF1.
Aujourd'hui, l'objectif, il est qu'on aille jusqu'au bout. Vous savez que ça ne dépend pas que de nous, ça dépend aussi des parlementaires. Nous, on fait tout pour que ce débat ait lieu et qu'il ait bien lieu.
Et n'écrivons pas la fin du film avant qu'il ait lieu. On est dans une certaine forme de nouveau cinéma. Là, c'est une nouvelle méthode avec des résultats, j'espère inédits et je le souhaite du fond du cœur, un budget voté et un bon budget.
Voilà. Nouvelle méthode va-t-elle porter ses fruits ? C'est un Oui, on va voir, on va voir.
Mais c'est vrai que bon, c'est sûr que s'il recourt au aux ordonnances, le premier ministre s'expose à une motion de censure. Ça paraît assez évident. Il faut encore que cette motion de censure soit adoptée.
C'est pas c'est pas sûr à 100 %. Il y a quand même une grande partie de de enfin il y a il y a il y a un pourcentage important pour que ça soit le cas. Mais après, qu'est-ce que fait le président de la République à ce moment-là ?
Est-ce qu'il dissou comme on lui prête on lui empête l'attention puisque il a raté la précédente dissolution et qu'il veut, semble-t-il et bien essayer de de cramer le Rassemblement national en le mettant au pouvoir ? Ou au contraire, est-ce qu'il continue avec un nouveau premier ministre ? C'est toute la question.
Alors ce qu'il faut savoir aussi c'est que et ça c'est Jordan Bardella qui le dit et je crois qu'il a pas tort. Il l'a dit dans une interview parisien il y a 15 jours. Ni les LR ni le Parti socialiste n'ont intérêt à de nouvelles élections législatives.
Assurément. Ceux qui veulent la dissolution à ce stade, ce ne sont que le RN et LFI qui imaginent en tirer un bénéfice politique. Pour tous les autres, on voit mal en fait effectivement quel qui voilà quel avantage on peut en tirer.
Et donc ils sont coincés entre voter un budget qui sur le fond ne convient ne leur convient peut-être pas et éviter la dissolution qui leur porterait préjudice dans les ils m'apparaissent dans une impasse politique parce que de toute façon une censure et une dissolution ce sont des des gains encore pour le Rassemblement national et le spectacle paruré je sais pas si c'est du cinéma ça ressemble à du cirque mais du cirque dans du brouillard de toute façon tout ce qui se passe en ce moment ne fait que prospérer l'extrême droite. Donc de toute façon l'impasse elle est politique et elle va durer jusqu'en 2027. Quoi qu'il se passe, je le crains.
Ouais, c'est ce que disait Mine Monchalin ce weekend dans le Parisien. Le budget, c'est pas seulement une question économique, c'est une question politique. Et le budget qui pourrait être adopté dans quelques jours, si pour de vrai on a un budget, de toute façon, il sera totalement incohérent politique politiquement.
Un budget, c'est la traduction euh en chiffre d'une orientation politique. On voit bien que ce qui se joue au Parlement depuis quelques jours doit avoir une incohérence politique absolument totale. On ne sait pas quelle est la ligne économique de ce pays, quelle est la ligne politique de ce pays.
On observe au Parlement des alliances totalement contre nature jour après jour. Donc on n'y comprend plus rien. Et dans le on n'y comprend plus rien, on mesure et le spectacle déplorable et l'impuissance politique et l'incohérence politique.
Oui, le le budget euh le budget c'est d'abord un acte politique parce que c'est en fonction du budget que vous savez si vous êtes dans le dans le l'opposition ou dans la majorité. Donc là, c'est vrai que le budget, il est complètement illisible parce que d'abord euh quoi qu'on dise, le Premier ministre est obligé de faire énormément de concessions, il est obligé de de céder sur beaucoup de sur beaucoup de fronts et euh et puis il y a des incohérences totales, c'est-à-dire que euh ce qui ce qui par exemple a été proposé pour protéger les retraités et pas toucher les retraités, alors là tout le monde s'entend là-dessus. Les retraités sont vraiment à l'abri de toutes les euh de toutes les tentatives euh de d'imposition.
Mais euh c'est vrai qu'il y a des il y a des alliances avec c'est trouver un compromis ce weekend commission de rassemblement national dont vous savez plus s'il est parfois très à gauche en votant des dispositions qui sont quand même extrêmement rudes et puis parfois où il est plutôt à droite. Enfin bon, c'est tout ça est très compliqué. un un compromis, ça a du sens et de la cohérence si ça se négocie de façon globale, encore une fois, avant l'amorce d'une procédure budgétaire, vous mettez toutes les parties prenantes autour de la table et vous négociez un accord global pour donner à l'ensemble une cohérence.
Dès lors que vous ne négociez pas de façon globale, mais que vous négociez article par article ou amendement par amendement, à la fin dans tous les sens parce qu'encore une fois les n ou les compromis qui se trouvent article par article ou amendement par amendement, ce sont à chaque fois des compositions politiques totalement baroques. Les votent avec horizon et cetera. C'est pour ça que le gouvernement ne veut pas peut-être enfin me semble-t-il aller jusqu'au bout du vote du budget de l'État pour le coup hein puisque le budget de la sécurité sociale il faut le dire c'est compliqué aussi tout ça c'est compliqué par la technique que parlementaire il a au moins réussi à faire passer la première partie la première partie recette a été votée maintenant il faut la partie dépense de la sécurité sociale mais sur le budget de l'État on est encore à la partie recette et on ira pas jusqu'au bout vraisemblablement que ça ça ira au Sénat la semaine prochaine. sans être voté globalement et et on voit avec le Sénat qui n'est pas du tout he évidemment sur la même ligne que l'Assemblée.
On a vu ce weekend où déjà en commission le Sénat a rétabli la réforme de retraite suspendue par les députés. Oui. Et le Sénat donne bien l'image à travers son discours que tout ce qui se sera passé à l'Assemblée n'aura servi à rien, n'aura été qu'une vaste mascarade.
Alors c'est le sens de la procédure parlementaire he de toute façon de ce point de vue-là, le Sénat est dans son rôle mais ça ajoute par définition de la confusion. C'estàd que les sujets dont on cause quotidiennement les uns après les autres paraissent du jour au lendemain en fait. Ce qui est assez déplorable d'ailleurs aux yeux du public.
En terme de culture politique, c'étapouvantable. Les gens comprennent plus rien. Ils se disent "Mais pourquoi on pourquoi on paye ces gens ?
Ils en sont là d'ailleurs hein. Pourquoi on rémunère ces c'est nos représentants pour ça quoi ? Tout ça pour ça.
C'est terrible. On va parler de notant parlementarisme quand même des élus. On va parler des des élus locaux he qui attendent également des réponses sur le plan budgétaire de la part de Sébastien Lecornu qui viendra conclure leur congrès.
Dans quel état d'esprit sont les maires à l'ouverture de leur congrès ? On va voir ce que nous en disait il y a quelques minutes sur ce plateau David Lissenard, le président de l'association des maires de France. Il y a une forme d'expiration mais aussi une forme de détermination.
C'est que les maires qui ont résisté à ce mandat qui a commencé que la fin des voilà le covid enfin faut on a vacciné, on a mis des masques, on a on a montré qu'on était des urgentistes. Il y a eu 40 démissions de mer par mois, c'est quatre fois plus qu'il y a 20 ans. Quatre fois plus qu'il y a 20 ans.
Mais les maires qui qui ont résisté à cela ils sont plutôt costaud si vous voulez. Voilà. Voilà.
Finalement, les les maires effectivement, ils ont été dans le mandat de toutes les crises. Euh et David Lisnard nous disait, ben c'est pas forcément des mères en colère qui vont accueillir Sébastien Lecnoui. Disz-moi la colère, je la garde pour moi.
Hm hm. Alors, il est sûr que le contexte se durcit et que le contexte conjoncturellement a été difficile. Cette succession de crise depuis 2020, depuis la dernière élection municipale.
Il y a aussi quelque chose de structurel. On parle régulièrement du Blues des MES. Le blues des mers, il a des causes structurelles.
Ces causes structurelles, elles sont bien identifiées. Il y a des exigences citoyennes qui augmentent. C'est-à-dire que ils sont confrontés à une opinion, à une population locale, à un électorat qui est de plus en plus exigeant.
Et par ailleurs, ils ont pour partie été dépossédés de leur pouvoir. Alors leur pouvoir en particulier parce que des intercommunalités de plus en plus importantes, de plus en plus puissantes sont là à leur place et par ailleurs, ils ont perdu une partie de leurs moyens dès lors que la fiscalité locale a été réformée et que désormais l'essentiel de leurs ressources provient de ce que l'État veut bien leur donner. Et dans une crise des finances publiques, l'État leur donne de moins en moins.
Donc il y a cette espèce d'effet ciseau à la croisée duquel les maires se retrouvent et qui nourrent chez eux une insatisfaction, un mal-être, des difficultés. Pour autant, le contraste est assez net entre la confiance dont continue don continue d'être crédités les élus locaux et les maires en particulier. Le capital de confiance de n'importe quel maire, n'importe quel ministre, député ou acteur politique national en voudrait.
Donc il y a un contraste très net. La commune, ça reste quand même l'échelon politique de cœur pour les gens. Et derrière le maire, c'est la la dernière personnalité politique qui est respectée et même souvent appréciée.
Et vous le disiez Mathieu, on a on a beaucoup parlé du Blues des mers, hein, de cette crise d'évocation. Il y a une étude du CVPOV qui est paru là euh ce weekend justement à l'occasion du Congrès des MESI. 58 % des MES se disent prêts à se représenter.
C'est 9 points de plus qu'en 2020. Ça peut paraître étonnant vu le contexte. Bah oui, parce que on disait qu'il y avait une désaffection, qu'il y avait une crise d'évocation parce que les mères, c'est vrai, sont apporté, comme on dit, à porté de baffe.
Euh mais ce sont aussi les élus les plus appréciés du des Français. Si on en croit les sondages, ils sont assez populaires parce que justement bah ils sont dans la proximité, ils sont ils sont proches des gens et puis ils remplissent je sais pas combien de fonctions. C'est un maire, c'est dans une petite commune, c'est quasiment une assistante sociale aussi.
Donc euh ils sont quand même très appréciés et je pense que il y a quand même beaucoup de Français et c'est heureux d'ailleurs qui souhaite remplir cette mission qui est une un véritable sacerdoce hein parce que vous êtes dérangé tout le temps. Vous n'avez plus de vie privée pour une rémunération d'ailleurs qui est d'ailleurs un défrayment. C'est pas une rémunération qui est quand même assez modeste, il faut le dire.
Plus que modeste même. Donc chapeau. Moi, je le tire mon chapeau et je trouve qu'on trouve on ne on ne salue jamais assez la la et bien le dénouement le le dévouement de de ces femmes et de ces hommes qui se mettent au service des autres.
Sincèrement, et c'est pas pour la gloriole la plupart du temps. Vous citiziez le l'étude du Svipof effectivement faite pour le pour le compte de la MF. C'est très intéressant.
La popularité des mères, elle tient à la proximité qu'évoquait Yve alors probité présumé. C'estàd que les citoyens, nos concitoyens considèrent que les maires sont des élus honnêtes. Alors, il y a évidemment quelques contrexemples qui parfois d'ailleurs se font rééléli à le Valois ou ailleurs, mais globalement quand même le maire est considéré comme quelqu'un d'honnête.
Et le 3è élément, c'est la fidélité aux promesses faites. C'est-à-dire que un maire, c'est quelqu'un qui étant confronté à la réalité et à la proximité du terrain, globalement quand même tient ses promesses. Donc tout ça, ça fait un capital de sympathie, un capital de confiance.
Et c'est très intéressant aussi l'autre dimension dans cette étude, c'est le fait que s'il y a un capital de confiance pour le maire, c'est parce que globalement les Français considèrent que à l'échelle de leur commune, ça va bien, ça va même plutôt très bien en réalité. Ils considèrent que le ils sont très satisfaits très majoritairement satisfaits de leur cadre de vie et ils considèrent que leur cadre de vie s'améliore et là encore il y a un contraste très net entre la perception que les Français ont de cette réalité à l'échelle locale et à l'échelle nationale ou à l'échelle nationale c'est exactement l'inverse. Considère que la France s'effondre et que la France va de plus en plus mal au niveau de leur commune de chez eux c'est exactement l'inverse.
Et du coup évidemment ça se traduit par une confiance pour l'élu qui porte qui incarne ça. Alors, c'est pas vrai tout le temps, mais c'est vrai qu'en plus, c'est le lieu de la culture du consensus, hein, la mairie. Euh, bon, parfois, il y a des projets qui divisent sérieusement la population et qui qui deviennent des qui qui deviennent des obsessions.
D'ailleurs, même d'ailleurs la première cause, hein, c'est ce qu'on voit aussi, la première cause du de démission de M, c'est des dissensions au sein des conseils municipaux. Ouais. Mais en en règle générale et surtout dans les communes modestes, enfin de taille modeste, le consensus c'est la nécessé, il est obligatoire pour pouvoir gouverner une et diriger une ville.
Donc c'est c'est aussi en rupture avec ce qu'on voit à l'image nationale. C'est surtout vrai en fait au niveau des interc parce que il peut y avoir quand même des dissensions locales au niveau d'une mairie même si un maire recherche toujours le consensus. Non, ce qui est vrai, c'est que ce dont on parlait à l'Assemblée tout à l'heure sur le fait que nous sommes manifestement encore à ce stade incapabl d'avoir une culture du dialogue parlementaire et du compromis à l'échelon local, ça se ça se passe et ça se passe même très bien parce que avec les intercommunalités dont je parlais tout à l'heure où vous avez en réalité dans ces établissements publics comme ça une cogestion par de la gauche, de la droite, des élus locaux et cetera, vous avez une culture du compromis qui se travaille depuis déjà de nombreuses années.
Donc ça existe, on sait le faire. En tout cas, à l'échange local, on le fait tout le temps. Et la première préoccupation des Français pour les municipales, ça reste la sécurité.
C'est ce que dit un sondage publié hier euh dans la tribune dimanche et parmi euh les questions que cela pose, la question de l'armement de la police municipale. On va voir ce qu'on dit la porte-parole du gouvernement mot de Brégon, c'était hier sur BFM. Euh ma conviction comme celle du ministre de l'intérieur, c'est que les policiers municipaux aujourd'hui qui travaillent en uniforme dans nos villes peuvent être des cibles et que de ce fait une rien que d'ailleurs pour ce pour cette cet argument là, il est légitime et de bon sens je pense de de pouvoir les armer.
Faut-il armer les policiers municipaux ? Alors ça c'est la la la grande question. Moi je pense que oui parce que ce sont de plus en plus on est très loin du garde Champette et de l'image qu'on avait jadis du du de celui qui fait traverser les enfants devant l'école.
Les policiers la la criminalité c'est quand même sérieusement durci je dirais. Et donc euh je pense que les les policiers municipaux euh qui maintenant sont font absolument l'unanimité quasiment, il y en a il y a des polices municipales partout et euh je pense que notamment dans les grandes villes, ça me paraît très difficile qu'il ne soit pas armé parce que pour la raison qu'évoque Ma Bréon et puis ils servent aussi de partenaire à la police nationale qui malheureusement et bien n'a pas n'a pas tous les moyens nécessaire pour être partout à la fois. Donc je crois que effectivement c'est une question qu'il faut qu'il faut lever maintenant.
Euh encore une fois, les policiers municipaux sont de plus en plus professionnels. D'ailleurs, c'est reconnu euh c'est reconnu par tout le monde. Euh IVA raison, il y a encore 20 ou 25 ans, on avait des débats sur la légitimité des polices municipales.
Donc moi, j'étais à l'époque au cabinet du maire de Paris le précédent euh et il y avait des débats homériques au conseil de Paris sur faut-il une police municipale. On avait aussi des débats homériques sur les caméras de vidéos surveillance de vidéosurveillance dans l'espace public. Euh et la gauche en particulier était assez divisée autour de ces deux sujets-là.
Désormais, on voit bien que c'est assez consensuel ou en tout cas que l'analyse que les uns et les autres font de l'opinion et de la demande très forte de tranquillité et de sécurité a poussé tout le monde à se mettre d'accord autour d'une présence de police municipale absolument partout. En tout cas, personne ne remet en cause ça. Don la question qui est posée au-delà de l'armement, c'est l'articulation des missions de ces polices municipales et de la police nationale.
En réalité, le sujet c'est ça, c'est à quoi sert l'une, à quoi sert l'autre. Et après on répond à la question de l'armement. On peut mais il y a un sujet quand même dans l'articulation des deux niveaux de police, on voit que la police si elle a eu plutôt une bonne image à certaines époques, sa côte de popularité, sa côte de confiance a largement reculé dans l'opinion.
Alors, je ne sais pas si une police municipale, une police de proximité comme une police municipale peut contribuer à redorer le blason de la police dans son ensemble et à recréer le lien de confiance entre l'autorité régalienne et euh les gens dans la rue. Mais je pense qu'il y a peut-être aussi quelque chose à jouer. Donc, je ne sais pas si la police municipale doit absolument venir en fait en suppléance de de la police nationale pour faire à peu près la même chose avec les mêmes outils ou plutôt réfléchir à une articulation un peu plus intelligente de cela. et des municipales qui ont lieu dans 4 mois.
David Lissard qu'il y a quelques minutes nous disait ne ne pas croire à une nationalisation du scrutin. Pensez que au final les Français vont voter en fonction de leur maire et pas d'un contexte politique national ? Bon écoutez, il est euh bien placé pour vous répondre.
Effectivement, moi je pense que de toute manière dans une élection municipale, il y a toujours des considérations locales. C'est ça paraît tout à fait évident, ne serait-ce que pour les problèmes de sécurité, pour les problèmes de fiscalité, pour chacun a sa propres ses propres sujets et ses propres priorités. Néanmoins, parfois ça dégage aussi des tendances.
Regardez les dernières élections municipales, on a constaté qu'il y avait une poussée très forte de l'écologie avec l'arrivée dans des grandes villes euh de maire écologiste. Euh donc il y a parfois des tendances qui se dégagent. C'était manifeste lors des dernières élections municipales.
On verra si cette fois-ci bien il y a une tendance qui se qui se dégage. La proximité des élections présidentielles et le contexte, je dirais assez chaotique de la politique nationale fait que ça va peut-être bouleverser un peu les le choix des des Français. On va voir, ça va être intéressant.
Mathieu, il y aura une nationalisation de scrutin ou pas ? Le local d'expérience, en tout cas l'observation des faits est là. Le local écrase toujours tout pour des élections municipales.
Ce qui ne veut pas dire que les élections municipales se tiennent en dehors d'un contexte politique national. Mais les enjeux locaux et les personnalités locales sont les premiers paramètres de voilà de déterminisme des des des électeurs. Pour autant là, on voit bien qu'on a un contexte très particulier avec un pouvoir exécutif national en fin de règne très impopulaire.
On nimagine pas que ça n'ait pas un impact sur les candidats du campronien aujourd'hés localement. En plus, ceux qui sont peu implantés localement en particulier. Et la question effectivement est de savoir si ces élections municipales vont être pour la première fois une forme de réalignement entre les dynamiques politiques locales et les dynamiques politique nationale.
On sait que et c'est un des éléments de notre crise démocratique actuelle, les forces politiques nationales ne sont pas les forces politiques locales. Au contraire, il y a un découplage total entre les deux. La France insoumise et le Rassemblement national qui sont les principales forces politiques aujourd'hui, en tout cas si on en croit les sondages, y compris à l'approche de la présidentielle, euh sont totalement faibles localement.
Alors, est-ce que le RN enfin qui reste aujourd'hui de très loin le premier parti dans ce pays va avoir l'implantation locale qui lui fait défaut depuis toujours ? Les quelques villes dont on parle qui pourraient basculer du côté du RN en réalité sont pas tellement plus nombreuses et très différentes de celles que le Front National en 1995 avait commencé de gagner. Le RN, c'est quand même très étonnant.
C'est le parti qui fait de l'ancrage de l'ancrage national mais donc aussi de l'ancrage local sa boussole idéologique et c'est celui qui dispose du moins d'ancrage en réalité dans le la vie politique locale. Alors est-ce que là pour le coup il va y avoir un réalignement pour la explique cette différence entre le les scrutains nationaux les scrutins locaux ? leur implantation locale a toujours été difficile.
La grosse différence, c'est que désormais, ils sont au moins implantés à travers l'Assemblée nationale. Ils ont plus d'une centaine de députés qui se baladent sur le terrain et ça peut jouer au municipal. Et précisément, on va voir si pour la première fois alors qu'il dispose d'une force parlementaire importante, ça va se traduire en siège aux élections municipales.
Rappelons qu'en 2020, le RN a beau être une grande force politique, il n'avait pas eu les moyens de présenter des candidats dans la moitié des villes ou à peu près. Et je dirais même question pour LFI. LFI n' absolument aucune implantation locale.
On verra si les divisions de la la gauche aujourd'hui peuvent produire une implantation locale pour LFI. Et on parlera des municipales de ce congrès des mers à suivre toute la semaine sur notre antenne. On termine par l'histoire du jour.
L'histoire du jour, elle est à la une du bien public aujourd'hui. C'est celle d'un ancien mineur isolé devenu patron Edwin Igelqueu qui a repris une boulangerie à Dijon. Il raconte son parcours au journal. "Je suis née au Nigéria mais j'ai dû quitter mon pays car je n'étais plus en sécurité à cause de l'instabilité politique", dit-il.
À 17 ans, il embarque dans un bateau de fortune qui mène des migrants jusqu'en Libye puis en Italie, puis en France. Et sur les conseils de ses éducateurs, il cherche un apprentissage. Comme j'aimais bien le pain pour me nourrir et nourrir les autres, j'ai opté pour la boulangerie.
Il fait donc son apprentissage et au moment de prendre sa retraite, son patron pense à lui pour lui transmettre sa boulangerie. Il a passé 1 an à ses côtés pour que la transition se passe bien. Le nouveau patron qui s'est construit une nouvelle vie va notamment au concert.
Il va voir les matchs de foot et il avoue se sentir encore nigérian et espérer [musique] retourner un jour dans son pays. Voilà pour la la belle histoire du jour. Elle a une du bien public.
Merci beaucoup Ivrea. Merci Mathieu Souier d'avoir été avec nous. Merci à tous de nous avoir suivi.
On se retrouve demain. Très bonne journée. [musique]