🦏 SARKOZY CONDAMNÉ : LES MÉDIAS MAINSTREAM ATTAQUENT LA PRESSE LIBRE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Applaudissements] [Musique] Bonjour, bienvenue dans Rinocéros. Sarkozy va aller en prison. La presse indépendante est attaquée de toutes parts.
Les juges sont sous pression. La bourgeoisie est déchaînée. Mais est-ce qu'on aurait pas mieux fait de lui [ __ ] la paix à Sarco plutôt que monter tout ce complot là ?
Mais regarde le complot a bien marché, il va aller en prison. Monsieur le président, vous voyez une injustice. Wouh !
Incroyable ! Évidemment, les médias de la droite sont sous le choc et à mon avis, c'est pas prêt de s'arrêter. Bah oui, parce qu'il y a eu la condamnation de Le Pen là, donc c'est Sarco.
Ensuite, il y aura Dati, on a eu les dates de son procès aussi. Oui. Puis il y a Zemour qui est régulièrement condamné aussi.
Non, mais ils sont chiants ces juges. Mais oui. Pourquoi il y a des juges en fait ?
On peut plus faire de politique. Pourquoi avoir assorti une peine lourde 5 ans d'un mandat de dépôt si ce n'est pour l'humilier, éprouvé, s'il le fallait encore, l'acharnement judiciaire subi depuis des années par Nicolas Sarkozy. Et voilà.
Et moi, je parle pour mes amis. En tout cas, voilà, ça me ça c'est c'est insupportable. Voilà, il y a aucune c'est c'est c'est insupportable.
Voilà. Implacable avec les dirigeant, laxiste avec les racailles. Méfiez-vous des juges.
C'est un séisme politique sur la vie politique française. D'abord le souffle historique de ce qui se passe, c'est le successeur du général de Gaulle. C'est le chef d'état d'une grande puissance mondiale.
On a déjà traité ce sujet dans Rinoceros. On vous renvoie à cet épisode sur SarkoZi et Le Pen. On vous racontait la complaisance des médias patronaux qui n'expliquaient jamais rien de l'affaire, mais se réveillaient à la fin du procès en trouvant que la peine était trop sévère.
Sauf que là, ils sont passés à la vitesse supérieure. Ça n'arrête pas, ils sont à fond. Oui, à la base l'affaire libienne, ils avaient plutôt choisi de l'ignorer.
Il nous expliquaiit même que ça intéressait pas les gens, que c'était pas grand-chose. Moi, je pense qu'il y a beaucoup de français qui s'en foutent complètement. Sauf que là, ils peuvent plus s'en [ __ ] En fait, c'était sérieux cette affaire libienne.
Et Karine le Marchand, la pauvre, elle est complètement perdue sur son parking. Mais en tant que française que citoyenne, je ne comprends pas ce qui se passe avec Nicolas Sarkozy. Oui, juste avant de monter dans sa bagnole, elle s'est dit qu'elle allait faire une vidéo pour montrer qu'elle était solidaire de la famille Sarkozy.
Oui. Et jusque-l, bon, pourquoi pas ? Elle avait aussi envoyé de la force à Rachida Dati un peu avant.
Rachidati qui venait de la décorer. Karine le Marchand maintenant, elle est chevalier des arts et des lettres. Et oui, rien que ça.
Recevoir aujourd'hui le titre de Chevalier des Arts et lettrre de tes ma Rachida, est pour moi un symbole puissant car tu le sais, je te le dis, j'admire la femme que tu es. Et nos chemins se rejoignent sur bien des points. Oui, ça valait bien du coup une petite défense de la ministre hein.
Elle a eu une médaille quand même. Maintenant, c'est la République Karine le Marchand. Et la République, la République, elle se défend.
Elle défend Nicolas Sarkozi aussi et et on le condamonne à 5 ans alors que on a des jeunes qui tabassent un policier qui sont relâchés euh que des des des mecs sous Qutf condamnés jusqu'à 11 fois qui agressent des femmes sont relâchées. C'est là qu'on voit que c'est un tout petit monde qui est sous le choc et qu'à l'occasion de ce choc et ben les positions se sont radicalisées. Alors que les Français bah dans les enquêtes d'opinion, ils ont pas l'air plus choqué que ça.
Et en même temps, ça fait 10 ans que Sarkozy il passe devant les tribunaux pour des affaires diverses et variées. Il a déjà été condamné pour d'autres trucs ? Oui, je pense qu'il y a même plein de français qui se disaient "Mais comment ça se fait qu'il est pas encore en prison ?
Comment il s'est démerdé pour paillett quoi ?" Bon voilà, c'est bon, c'est fait. Il a fauté et ben il doit payer.
Moi si je faute en tant qu'agent à sermenté, on me met le double et ben et ben c'est pareil. Il était président, il devait l'exemplarité, il avait qu'à pas fauter tout simplement. C'est le minimum pour ce genre d'affaires quoi.
Clairement quand on voit ce que certaines personnes prennent pour beaucoup moins, on va dire qu'on est très content. Ouais. Ouais.
Ouais. Mais moi, depuis que je suis gamine Sarco, je le vois venir à la télé pour dire qu'il est innocent. Ça commence à devenir suspect un peu non ?
Et dans la presse étrangère, c'est pareil. On a plutôt tendance à trouver qu'il était temps que ça se conclut tout ça. Un article singlant de la Frankfurter Algomine Taung titré Le poison de la démocratie.
Et c'est Nicolas Sarkozi qui est qualifié ainsi par le quotidien conservateur allemand. Bah oui, les magouilles de Sarco c'était des trucs graves. Ça a empoisonné notre vie politique pendant des années.
Il y a eu de l'argent libien. des frais de campagne présidentielle qui ont explosé, des tractations cheloues avec un terroriste. Non, il nous a foutu la honte, Sarco.
Et là, ce jugement montre que oui, bah oui, il fallait pas faire ça, on le refera plus, on laissera pas refaire ça en tout cas dans notre pays. Et c'est ce que note le Tagusiger d'ailleurs. Mais finalement, ce coup de tonner judiciaire, comme l'appelle le journal suisse démontre selon lui le bon fonctionnement de l'état de droit.
Sauf qu'en France, on n'est pas soulagé. Il y a comme un microclimat. Ici, on est triste.
Et oui, Sarcos, c'était peut-être une fripouille, mais c'était notre fripouille. Ça vous rend triste de voir qu'un ancien président de la République va aller en prison ? Déjà, il a l'air triste là.
Ah oui, il est bien triste. Ouais, évidemment, en soi, c'est blessant pour tout le monde. Un chef de l'État français qui est mis en prison, euh Trump va ricaner en disant "Ces Français sont décidément complètement fous." Euh, Poutine va ricaner en disant "Bien fait pour les Français." Oh, j'avais pas pensé à ça.
Lui, il pense que c'est un signe de faiblesse d'avoir condamné Sarco. Alors oui, en Russie cette situation, elle serait pas possible. Mais tu veux qu'on devienne la Russie à l'in duel ?
Au Brésil, Bolsonaro vient de se prendre une condamnation de 27 ans pour sa tentative de coup d'état. Bah moi, je suis soulagé pour le Brésil et pour les Brésiliens. Ça envoie un message clair.
On ne fait pas de coup d'état. On doit respecter le résultat des élections. Alors oui, Trump ça peut le faire rigoler parce que lui aussi il a fait une tentative de coup d'état le 6 janvier 2021.
Sauf que la justice a pas réussi à le faire payer et maintenant il est président à nouveau et il a gracié tous les participants de l'attaque du Capitol. Non, c'est quand même mieux quand ces gars-là on arrive à les choper et les juger avant que ça parte en couille quand même. C'est ça l'état de droit, c'est que tout le monde est justiciable.
On fait appliquer le droit. S'il y a corruption, complot ou des trucs du genre, et ben que tu sois un ancien président ou non, tu dois rendre des comptes. Ou alors sinon, ça veut dire qu' faut rétablir des privilèges, mais faut le dire clairement.
Donc si on a été un président ou je sais pas quoi, et ben on a l'immunité au nom de la stabilité politique du pays, de l'image de la France. C'est ça ce que veulent les gens qui attaquent l'état de droit aujourd'hui. Dans l'histoire de la 5e, il n'y a jamais eu autant d'attaques contre l'état de droit qu'aujourd'hui.
Pourra-t-on résister à ces assauts ? Pourra-t-on plier sans rompre ? Car là aussi, le vent souffle fort et ce sont ceux censés soutenir les fondements de la démocratie qui donnent les premiers coups.
Vous avez entendu ? Ce sont ceux censés soutenir. C'est joli.
Elle a elle s'est même pas planté en plus. Ah bah c'est la première matinale de France hein. C'est l'élite, c'est la crème.
On n'y arrive pas par hasard. Qu'est-ce qui s'est passé pour Marie Saint-Filtre ? Dans sa revue de presse, la journaliste Nora Amadi a choisi son camp et c'est justement celui de la démocratie, celle avec une presse libre et des tribunaux indépendants.
Ce qu'elle note, c'est qu'on est peut-être à un moment charnière et que c'est de la faute politique. L'inconséquence des politiques rend une bascule possible. C'est dire la fragilité de cet état de droit, pas mieux.
Et oui, c'est une question centrale ça. Est-ce que les politiques doivent tout contrôler ? Est-ce que ça doit se passer ? comme en Hongrie ou comme ce qui est en train de se passer aux États-Unis avec une justice aux ordres, une presse aux ordres avec tout qui obéit au grands chefs.
Et pour attaquer la justice et la presse, il suffit de les désigner non plus comme des contrepouvoirs mais comme des adversaires politiques. Voilà, tu dis que les juges sont trop politisés, que la presse est trop politisée et là tu peux les déglinguer. La haine n'a donc décidément aucune limite.
Donc là, on sait pas trop s'il parlent des juges ou de médiia part, mais apparemment, il y a des gens qui le détestent, qui sont pleins de haine et c'est le complot, quoi. Et s'ils veulent absolument que je dorme en prison, je dormirai en prison. Là, on dirait qu'il leur fait une fleur, qui les mananime.
Sauf que tu as pas le choix làin. Cette injustice est un scandale. Ce qu'ils ont humilié aujourd'hui, c'est la France.
C'est l'image de la France. Bon, cette déclaration, vous l'avez entendu, elle était en boucle sur toutes les chaînes. Elle a donné le ton pour la suite.
Vous avez noté les éléments de langage. L'injustice, la haine, le scandale. La haine n'a pas de limite.
La haine n'a pas de limite. La haine de qui ? C'est c'est la question permanente.
Il y a une décision de pour Nicolas. On va arrêter avec cette obsession de médi évidment que ça vous pose problème évid mais on est tous obsédés par SarkoZi mais c'est normal c'était notre président il a énervé plein de monde. On est un pays entier à être obsédé par Sarkozi.
Oui, à un moment on vivait dans le pays de SarkoZi. On était pris en otage. Il était à la télé tout le temps.
Là, les jeunes, ils ont connu que Macron mais je peux vous assurer qu'à notre époque hein c'était Sarkozi qui faisait péter des câbles à tout le monde dans ce pays de Névrosé. Et oui, et à ce moment-là, Media Part a enquêté sur les abus du pouvoir. Est-ce qu'on peut enquêter sur les abus du pouvoir encore ?
Hein, c'est ça la question. Bah oui, bah c'est ce qu'a toujours fait Media Part. Vous le voyez bien, à chaque nouveau premier ministre, Media Parter des trucs.
Bairou, tiens tiens, c'est bizarre cette histoire de Betaram. Le cornu tiens tiens, il aurait pas menti sur ses diplômes. Méapart n'est pas obsédé par Sarkozy en particulier.
Le journal en ligne essaie juste de jouer son rôle de contrepouvoir. C'est ça l'enjeu, le vrai enjeu. Est-ce que la presse peut égratigner, gêner, limiter le pouvoir ?
Il y en a qui trouvent ça scandaleux et c'est comme ça qu'il faut comprendre les attaques contre Médiapart. Médiapart joue un rôle extrêmement nocif, toxique aujourd'hui dans la presse française. Ouais.
Donc il y a eu quand même de la part de Médiapart une volonté de ben de nuire, de tuer SarkoZie. Mais Média Part, c'est encore une fois euh ce n'est pas un organe d'information, c'est une officine de propagande, une cruauté et d'une violence inouie. Donc voilà, pour certains, rien ne devrait arrêter le pouvoir des politiques, certainement pas les journalistes.
Heureusement, pour lutter contre la presse indépendante pleine de haine, il y a de bons journalistes, ceux de la presse bourgeoise. Et oui, et un bon journaliste, ça ne l'enquête pas. Ça répète les éléments de langage des puissants.
Le document sur lequel repose le début du du commencement de cette pseudo enquête de médiia part est un faux et c'est la présidente du tribunal qui le dit. C'était Harfi qui euh euh qui euh qui conseillait Takedine. Euh elle lui avait dit de dire que il avait apporté des valises au ministère de l'intérieur, de l'argent et tout ça et c'était un faux.
Cétait donc là l'affaire a été jugée. On sait ce qui est faux, on sait ce qui est pas faux. Il y a des juges de manière collégiale qui ont dit que oui, on pouvait prouver quand même au moins un pactruption entre les équipes de SarkoZi et celles de Kaddafi.
Mais tout ça dans le monde de ces news, ça n'existe pas. Ce soir, on devrait pas on devrait pas commenter le fait que Nicolas Sarkozy soit condamné à 5 ans de prison. Tous les journaux télévisés devraient faire leur une, devrai faire leur titre, devraient faire l'ouverture du 20h pour dire que média part c'est une fraude, qu'il ne faut plus croire en médiia part parce que ce sont des militants.
Oui, c'est exactement ce qui se passerait dans une dictature. Oui, s'il y avait juste la presse des oligarques et puis la presse du pouvoir, oui, on ferait ça. Oui, puis même on mettrait Fabrice Orf en prison aussi.
Sous prétexte qu'il a produit un faux par exemple. Sauf que ça non plus, même si c'est répété sur tous les plateaux, ce n'est pas vrai. Par trois fois et jusque définitivement, la justice française a dit que ce document n'était pas un faux.
Ce document, c'est une note émise par le renseignement libyen qui établit le pacte de corruption et évoque la date d'une réunion qui malheureusement est fausse. La date est fausse. Voilà, c'est ça qui jette un peu le doute, mais le document lui n'est pas faux.
Ce document est celui qui a permis de révéler une rencontre secrète entre Brisortefeu, collaborateur de Nicolas Sarkozy au ministère de l'intérieur et le terroriste d'État libien Abdallah Senusi à Tripoli. Rencontre secrète qui est au cœur de la condamnation pour association de malfaiteur de Nicolas Sarkozi. Mais pour la défense de Sarkozi, ce document, il a été très important.
Il a même été utilisé pour accuser Media partart d'avoir créé de toutes pièces info. Et cet argument, on l'entend encore sur tous les plateaux. Il est encore pris au sérieux.
Léa Salamé ne reprend pas l'avocat de SarkoZi quand il vient dire au 20h que le document est inf. Sur les chaînes de Boloré et de Rodolphe Saad. Et c'est pareil, tous déclarent que Media Part a fourni un faux document.
Or c'est de la désinformation totale. Comment ça peut encore passer sur nos antennes ? Sarkozy n'est plus sauvable.
Il va aller en prison. Dès lors, la question qui se pose, c'est pourquoi il continue à essayer de le sauver sur les plateaux ? Bah oui, là il pourrait le laisser tomber.
Il est finit tôt. Alors pourquoi le défendre encore là ? Parce que là, apparemment, c'est pas fini la Sarcomania.
Au contraire, elle a repris du poil de la bête. Fallait lire le papier du JDD la semaine dernière. C'était fou.
La petite équipe des anciens de valeurs actuelles s'est rendu au chevé du condamné et écouté comme ils en parlent. Lorsqu'il nous reçoit ce vendredi après-midi, c'est un sarco, le buste vertical, les épaules hautes et le regard bleu acier qui vous hate littéralement lorsque vous le croisez. L'effet de souffle de sa force et de sa détermination se ressent physiquement lorsque l'on démarre l'interview.
Et ça sert plus à rien de faire ça, c'est trop tard. Pourquoi vous continuez ? En fait, c'est pas compliqué, il y a une explication.
Alexis Lévrier, le spécialiste des médias, il a lu l'article et voilà ce qu'il en a retenu dans le JDD ce matin. Une question rhtorique à SarkoZi présente Médiapart comme une menace pour l'état de droit. Les chaînes d'info en boucle se livrent à la même inversion du réel depuis 2 jours.
Le trumpisme est déjà là et avec lui le procès de la justice et de la presse indépendante. En fait, c'est ça. Parmi les gens qui défendent Sarkozy, il y en a qui s'en foutent un peu de Sarkozy mais qui préparent le coup d'après.
La défense de SarkoZi, c'est juste devenu un prétexte pour attaquer la justice et la presse. Voilà, c'est plus clair maintenant. Là, en fait, le JDD attaque surtout frontalement Mediapart.
Mediapart qui a réagi d'ailleurs et qui a produit un communiqué qui revient sur les propos de Sarkozy dans cette fameuse interview. Il a récidivé dimanche dans le journal du dimanche qui a compllaisemment posé trois questions. Oui, trois sur médiia part à un ancien chef de l'État dont la condamnation est historique.
Tout y passe. Militantisme bien connu, pratique régulières visant à utiliser le mensonge à des fins partisanes. En attendant, l'attitude de Nicolas Sarkozi, sa violence habituelle et ses attaques incessantes contre la liberté de la presse et l'état de droit ont des conséquences alarmantes.
Depuis jeudi, des magistrats sont menacés. Deux enquêtes ont même été ouvertes. Nos journalistes reçoivent des messages haineux.
Ce climat infect doit cesser. La presse doit pouvoir travailler librement en toute indépendance et en toute sécurité. On entend beaucoup que Médiap déteste Sarkozi, mais Sarkozy déteste Médiia Parts que pour lui c'est devenu personnel.
Quand je pense qu'il y a des journalistes qui osent donner du crédit au fils Kaddafi, au service secret de monsieur Kaddafi, c'est un montage quand vous pensez Oh ben d'abord Miapart et coutumier de mensonge. Part c'est quoi ? C'est une officine, vous savez très bien au service de qui.
Le truc, c'est que Sarkozi, il connaît du monde. Il est influent, il est puissant dans les sphères politiques, financière, médiatique. Il s'est formé un grand réseau.
Donc il jouit d'une sorte d'immunité dans la presse bourgeoise. La presse qui est aux mains des milliardaires dont il est proche. Il leur a rendu plein de services lorsqu'il était au pouvoir et bien maintenant, il le lui rendent bien.
Oui. Vincent Boloré qui est un homme pour qui j'ai de l'amitié, de l'admiration. Vous vous souvenez, il a pu aller se défendre plusieurs fois au 20h de TF1.
La chaîne qui appartient à son copain Martin Brig, celui qui a aussi embauché son fils Louis Sarkozy alors qu'on avait rien demandé. Et oui, et c'est pour ça que tous ces gens sont vénères quelque part. Ils l'ont vraiment bien défendu, ils ont joué et ils ont perdu.
Une partie de ce petit monde médiatique est allé très loin pour protéger Sarco. Certains ont même pris des risques, notamment avec cette histoire de fausse rétractation Takédin. Vous vous souvenez de ça ?
Même Carla Bruny a été mise en examen dans cette affaire et il y aura un procès, un autre procès. Oui. Oui.
Diad Takedin, décédé il y a peu avait été un acteur clé de l'affaire libyenne puisqu'il aurait joué le rôle d'intermédiaire entre le clan Kaddafi et le clan SarkoZi. C'était le principal accusateur de Nicolas Sarkozi dans cette affaire. L'argent a été versé.
Oui. Par qui ? Par les autorités libennes, notamment Mohammad Kaddafi.
À qui ? à Nicolas SarkoZ et Claude Ga. Ce témoignage très important, il le maintiendra pendant des années.
Mais un jour en 2020 sur la même chaîne BFM TV, une vidéo tronquée de Takedin a été diffusée dans laquelle il changeait complètement de version. Takedin était filmé à Beyrouth à l'arrache total, le fil du micro qui pendouillait. On sentait qu'il récitait un texte où il dédouinait Sarkozy.
Tout était louche, ça ne tenait pas. Monsieur Sarkozi n'a pas eu un financement les bien pour la campagne présidentielle. Ni monsieur Kaddafi ne pouvait le faisait jamais.
Il y a pas eu de financement de campagne présidentielle de monsieur Sarkozi. Cette fausse rétractation de Zad Takedine a été diffusée sur BFM TV à l'époque dirigée par Marc Olivier Fogiel et a été publié dans Paris Match. Suite à ça, la machine médiatique s'est emballée pour blanchir Sarkozi.
Cette mise en scène, elle avait été faite en échange d'une grosse somme d'argent 4 millions d'euros pour Takedine dans le cadre d'une opération sauver Sarko et c'est même pas une blague, c'était le nom du plan secret. Et Sarkozi, il l'appelait Zébulon. Zébulon quoi, même pas un peu stylé la mafia française.
Et cette grande manipulation dans laquelle on retrouve le nom de Mimi Marchand, la fameuse Mimi Marchand et bien elle a été révélée par Media Part. Des messages obtenus par des juges d'instruction montrent l'incroyable mobilisation de responsables et figures de la chaîne d'information en soutien de Nicolas Sarkozi au moment de la fausse rétractation de Zad Takedin. Et toute cette affaire et ben ça a abouti à des mises en examen comme on pouvait le lire dans le monde en 2024.
Dans cette affaire, Nicolas Sarkozi a été mis en examen en octobre 2023 et Carla Bruni Sarkozi le 9 janvier 2024 pour recell de subordnation de témoins et association de malfaiteurs en vue de la préparation d'escroquerie au jugement en bande organisé. En plus de neuf autres personnes dont une figure de la presse people, Michel Marchand dit Mimi soupçonné d'avoir orchestré la rétractation. Donc grosse opération quand même avec beaucoup de monde qui s'est mouillé là-dedans et qui a entraîné BFM TV qui s'est retrouvé mise au service du plan pour sauver Sarko parce qu'en plus un peu après la diffusion de la rétractation Sarkozi il a été invité sur BFM TV, il a été interrogé par Rutel Crief et il a pu à nouveau clamer son innocence et puis mettre des petits coups de pression au passage.
Les plus gentils vont dire c'est une affaire de cours de récréation puis les plus méchants vont dire c'est une affaire de voyou, c'est un des méthodes de voyou. C'est très étrange quand même. Madame faites très attention au vocabulaire que vous employez. parce que je ne suis pas quelqu'un qui plaisante.
Donc vous ne parlez pas de moi comme un voyou. Pardon de le dire parce que moi je pourrais dire aussi qu'inviter monsieur Takedin chez BFM comme vous l'avez fait, c'est une affaire de voyou. Donc mesurez votre vocabulaire et les choses iront beaucoup mieux.
Et là il engueule BFM TV d'avoir invité Zedding du temps où c'était pas rétracté en plus hein. Miapart a révélé 4 ans plus tard que cette interview avait été elle aussi organisée pour rendre service à l'ex-président. Ils l'ont su grâce à des SMS échanger entre Routel Crief, Marc Olivier Fogiel et Véronique Vachet la chargée de communication de Nicolas Sarkozi.
Dans les SMS, il y a des trucs sympas. Par exemple, juste après l'interview, Routel Crief a contacté la chargée de com de SarkoZi. Ça va ?
Vous avez de bons échos ? Demande la journaliste. Excellent.
Merci ma chère route, émission décisive pour nous, répond l'attaché de presse. Sincèrement, je l'espère du fond du cœur, ajoute la journaliste. Routel Crief espérait donc du fond du cœur que cette séquence allait aider Nicolas SarkoZi.
Du fond du cœur. Et elle est encore en poste. Elle alors elle est plus à BFM, maintenant elle est à LCI, mais on se demande pas si c'est une journaliste militante.
Alors que lui là hein, on le retient Harfi. Lui, c'est marqué sur le bandeau carrément qu'il a fait du travail de militant. Cette note et selon la justice française ni info matériel ni info intellectuel.
C'est si vrai qu'elle a révélé une rencontre secrète qui a existé et qui est au fondement de la condamnation. Mais il y a d'accord pour dire que la Cour de cassation n'a jamais dit il s'agit d'un vrai. La justice est saisie pour dire si c'est un faux.
Oui, elle a pas été intéressant si c'était un vrai. Mais non, mais c'est en fait la justice est saisie pour dire mais non mais c'est le droit. Oui, là il était invité il y a quelques jours sur BFM TV et c'était clairement pour répondre à un interrogatoire sur le fameux faux produit par Mediapart et même s'il arrive à parler un peu d'autres choses, de toute façon, c'est ça qu'il y a sur les bandeaux, c'est le procès de Méia Part.
Méia part, médiia militant, note médiapart pour la magistrate. Sarkozy, la note médiapart au cœur des débats. Mais c'est vous qui mettez cette note au cœur du débat.
Une note qui a été écartée pour l'instruction mais sans laquelle Sarkozy a quand même été condamné finalement. Mais oui, elle était pas si hein. Merci beaucoupf d'être venu défendre ce point de vue euh ce soir sur ce plateau.
Vous avez rappé, j'en ai rappeler d'autres aussi. J'essaie aussi, je vous assure. J'essaie aussi.
Et alors quand il est sorti de l'interview, Fabrice Harfield était un peu fâché et il l'a dit sur le réseau Blue Sky. J'étais sur le plateau de BFM où je n'aurais jamais dû aller pour parler de la condamnation de Nicolas Sarkozi. Je n'ai pas eu le temps de rappeler que la seule chose fausse publiée dans cette affaire, c'est la rétractation de Takedin sur les antennes de BFM.
Mais oui, on en parle plus de cette magouille là, la fausse rétractation et du fait que BFM l'a diffusé sans vérification. Et non, puisque là on fait le procès du journalisme. En fait, Miaapart est allé trop loin.
On ne fait pas tomber un ancien président, on ne fait pas ça en France. Alors que [ __ ] ce serait l'occasion d'être fier au contraire de d'avoir une justice qui s'est pas laissé impressionné, qui s'est pas laissé corrompre et on pourrait être fier d'avoir encore une presse libre qui elle ne s'est pas laissé corrompre. Les États-Unis avaient ça à un moment, ils en étaient fiers.
Ils en faisaient même des films. [Musique] Voilà, ce sera notre petit hommage à Robert Redford. Ce film, c'est les hommes du président.
Ça parle d'une histoire vraie, celle du Watergate. L'affaire du Watergate, elle a fait tomber Nixon, un président en exercice. Alors, c'était il y a longtemps, mais aux États-Unis, à l'époque, on était fier d'avoir ce genre de contrepouvoir contre les abus du pouvoir.
C'était même la marque du monde libre. Les deux journalistes qu'on suit dans le film travaillaient pour le célèbre Washington Post, un journal qui est depuis passé sous le contrôle de Jeff Bezos. Ce titre historique de la presse états-unienne s'est donc couché après l'élection de Trump.
Il y a eu des démissions, des désabonnements en pagaille et on peut se demander si aujourd'hui ce journal pourrait encore sortir quelque chose d'aussi énorme que l'affaire du Watergate. Ce qu'on peut se dire, c'est qu'au moment où aux États-Unis sont en train de commencer à devoir faire le deuil de la presse libre et de la démocratie, c'est quand même dommage que chez nous, on commence à faire son procès, hein. Et la presse libre, ça se finance.
Alors n'hésitez pas à vous abonner à Blast et nous on se retrouve dans 2 semaines. [Musique] [Musique]
Éric Zemmour