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interviewBFM TV (sur YouTube)· 25 mai 2025 48 min

Affaire Bétharram, port du voile, présidentielle... L'interview en intégralité d'Élisabeth Borne

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Vous êtes bien sur BFM politique Ellisabeth B. Merci d'être notre invité, ancienne première ministre, ministre de l'éducation nationale. Bienvenue sur BFM politique.

À mes côtés pour vous interroger ce matin, Anthony Leb. Bonjour Anthony et Jules Pecnard de la tribune dimanche, notre partenaire. Bonjour Jul.

Alors madame la ministre, on a appris hier que jeudi après-midi au lycée Jais Saint-Hillerre des tempes dans les élèves ont jeté une porte qui avait été dégondée du 4e étage. En contrebas, il y avait des professeurs, des enseignants, il y en a une qui a été légèrement blessée. Les autres ont fait jouer leur droits de retrait.

Ce même jour aux abords d'un lycée de Laesson, c'est un adolescent 16 ans qui a été victime de coup de couteau à Mongon. fin mars, c'est une prof de PS dans les hautes scènes qui avait été rouée de coup par des anciens élèves devant ses propres élèves et on pourrait continuer encore longtemps. Quand est-ce que ça s'arrête madame la ministre ? peut-être dire un mot de ce qui s'est passé à Étemp et on est à on est passé à deux doigts d'un d'un drame, hein.

Donc c'est naturellement un sujet que j'ai suivi avec le recteur qui sera sur place demain. Moi je veux dire tout mon soutien à la communauté éducative et notamment à la professeur qui a été blessée et qui est évidemment en état de choc. Les trois lycéens sont en garde à vue.

Ils sont ils ont pardon, ils ont été placés en garde à vue. Ils sont présentés au procureur et puis ils seront prochainement présentés au juges des enfants. Mais vous avez raison, la violence à l'école, c'est inacceptable.

Ça doit vraiment être un lieu protégé où on se sent en sécurité et on voit qu'il y a différentes formes de violence. Ça suppose de lutter contre toutes ces formes de violence, que ce soit le harcèlement et c'est l'objet du plan interministériel de lutte contre le harcèlement que j'avais présenté en 2023. Ça suppose aussi de lutter contre l'introduction d'armes blanches dans les établissements.

Vous savez qu'avec Bruno Retaillot, on a mobiliser les préfets, les services de l'éducation nationale pour organiser des fouilles inopinées de sacs devant les établissements. Il faut aussi agir sur Ça fonctionne bien sûr ça fonctionne. Il y a eu plus de 1000 opérations qui ont été organisées en un mois et ça va évidemment continuer de se déployer. et en l'opération par exemple, on sait déjà combien on a retrouvé d'armes blanches ou ce genre de chos là.

Dans les on a retrouvé une centaine d'armes blanches. Alors ça peut être évidemment des choses très différentes he du petit couteau à des choses plus dangereuses. Mais donc je pense que c'est important de de continuer cette mobilisation. peut-être dire aussi et moi j'ai en tête le drame de Nant qu'il y a un problème de santé mentale qu'il faut aussi prendre à bras le corps et c'est le sens des annonces que j'ai faites lors des assises de la santé scolaire il y a une quinzaine de jours.

Donc moi je peux vous assurer de ma détermination à lutter contre toutes ces formes de violence aussi à protéger nos enseignants. Moi, je soutiens les propositions de loi qui sont en avette au Parlement pour accorder systématiquement la protection fonctionnelle à nos enseignants, à nos personnels, ce qui est déjà le cas quand on a des violences de ce type aussi pour permettre à l'institution de porter plainte à la place de la victime et je présenterai des mesures complémentaires dans les prochaines semaines. Mais vous entendez que les Français qui nous regardent quand ils entendent tous les jours, malheureusement de façon quasi quotidienne effectivement ces violences à l'école.

On disait par exemple pour cette affaire dans les sones de portes dégondé la police a été prévenue seulement le lendemain. Français se disent quand est-ce que ça s'arrête ? Est-ce qu'il y a pas une forme d'impuissance de l'État ?

Je pense que si on veut répondre à cette violence, il faut qu'on agisse avec tous les partenaires. Naturellement, l'école est très mobilisée, mais comme je vous le disais, par exemple, sur les armes blanches, on y travaille avec Bruno Retaillot, je crois qu'il est indispensable de travailler aussi avec les maires notamment pour qu'ils réunissent leurs comités locaux de sécurité, de prévention de la délinquence, ce qu'on appelle les CLSPD, il faut travailler avec les maires qui peuvent aussi réunir des conseils des droits et devoirs des familles. Faut travailler avec la protection de l'enfance, faut travailler avec la protection judiciaire de la jeunesse et on travaille à cette réponse.

GL, vous avez pris votre poste au ministère d'éducation, est-ce que vous vous attendiez à cette situation déplorable de violence dans les écoles, à ce niveau-là de violence ? Vous savez, si j'ai présenté très tôt le plan de lutte contre les armes blanches, c'est parce qu'on voit que dans la société, il y a une montée de la violence. Il y a par exemple une montée de la circulation des armes blanches chez les jeunes et qui débouche sur des drames comme on a pu en voir ces derniers mois.

Et évidemment cette violence qui existe dans la société, on la retrouve au sein de l'école. C'est pour ça que je vous dis que l'école prend sa part mais elle doit agir avec tous les partenaires. Est-ce qu'il faut généraliser par exemple les portiques de sécurité devant devant les écoles ?

On sait qu'il y a un rapport qui sera rendu public la semaine prochaine missionné par François Bairou à la députée d'imam Moutchu de votre camp. H qu'il faut généraliser écoutez, je vais pas anticiper sur les conclusions du rapport. Toutes les mesures qui peuvent permettre de réduire la violence, de réduire effectivement l'introduction des armes blanches.

Moi, je pense que ces mesures de fouille inopinée, elles sont efficaces mais on regardera généraliser les portiques plutôt favorable ou pas ? C'est une décision comme vous le savez qui relève des collectivités locales. Les départements.

Je pense que vous savez des portiques, ça suppose qu'on ait quelqu'un derrière les portiques, qu'on s'assure que les portiques fonctionnent. Donc c'est à regarder dans une réponse globale sur la sécurisation des enceintes scolaires. En tout cas cette violence, ça suscite un débat plus globalement effectivement sur l'état de la société qui touche aussi l'école.

Jul, est-ce que vous utiliseriez le terme d'ensauvagement ? C'est le terme qu'a utilisé votre collègue du gouvernement, ministre de l'intérieur, Bruno Rotaillot. Après la la mort très brutale de cette jeune fille à Nant la serie de de coup de couteau, est-ce que vous reprendriez ce terme d'ensauvagement qui avait été utilisé aussi par Gérald Armanin il y a 5 ans ?

Est-ce qu'il y a un ensauvagement de l'école d'après vous ? Je enfin bon c'est pas c'est pas mon mon vocabulaire et en l'occurrence à Nant vous aurez bien compris que le jeune a des graves problèmes psychiatriques. Il a pas pu aller au bout de sa garde à vue.

Il a été placé dans une un service psychiatrique de l'hôpital. il a dû être déplacé dans un service spécialisé pour les personnes violentes. Donc on a des problèmes de santé mentale.

On a aussi des problèmes de toute cette violence, ces incitations de défis qui peuvent circuler sur les réseaux sociaux et c'est à tout ça que vous réceme. En tout cas, le c'est pas mon vocabulaire mais sur le fond le constat qu'il y a de la violence dans la société qui peut soit être le fait d'une banalisation de la violence sur les réseaux sociaux, soit être le fait de problèmes psychiatriques et vous savez ces problèmes psychologiques psychiatriques, ils sont très importants dans notre jeunesse. C'est pour ça que j'ai souhaité qu'on ait ces assistes de la santé scolaire pas assez traité d'après vous.

Ben notamment sur ces enjeux de santé mentale. Évidemment, il faut aller plus loin. Vous savez, j'ai demandé à tous les établissements scolaires de déployer d'ici la fin de l'année 2025 un protocole de repérage et de prise en charge des des jeunes qui présentent des fragilités psychologiques qui peuvent être aussi en détresse et quand on est en détresse, on peut se mettre en danger.

On peut mettre en danger les autres. C'est le drame qui s'est produit à N. Alors ce matin, Gabriel Atal, ça nous a pas échappé, ancien ministre de l'éducation comme vous, ancien premier ministre également, chef de votre parti, renaissance, juge dans les colonnes du Parisien.

Je cite qu'à l'école, on n'apprend plus assez les conséquences du non respect de cas, on attend que la situation soit grave. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ? On apprend plus les conséquences du non respect des règles à l'école.

Je pense que tous nos enseignants sont mobilisés avec les conseillers principaux d'éducation, avec les assistants d'éducation pour apporter des réponses graduées. Vous savez que c'est dans le code de l'éducation, la hiérarchie des sanctions et je pense que nos chefs d'établissement, ils ont à cœur de réunir les conseils de discipline dans le le second degré. dans le premier degré, c'est plutôt des mesures de prévention, de réparation, mais je pense que nos enseignants sont mobilisés, il faut être en soutien de nos enseignants.

Et quand Gabriel Atal, on apprend plus dit, on apprend plus le non respect des règles à l'école, qu'est-ce que vous répondez ? Je pense que l'école, elle est mobilisée et qu'on doit leur donner des outils pour pouvoir être plus efficace. Et puis je pense aussi qu'il faut être conscient que ce travail, on peut pas le mener seul.

Il faut aussi responsabiliser des parents et il faut travailler, je le disais évidemment avec les forces de police, avec les comment responsabilise les parents ? Alors, il y a des dispositions qui existent dans le code civil, dans le code pénal. que la proposition de loi qu'a porté Gabriel Atal sur la justice des mineurs vise à responsabiliser davantage les parents.

Donc il faut travailler avec les parents, les responsabiliser, travailler avec les forces de l'ordre, travailler avec la justice, travailler avec donc Gabriel Natal se trompe quand il cible l'école ce matin en disant "N'apprend plus le respect des règles." Qu'il y ait des violences à l'école, c'est incontestable qui qu'on soit mobilisé et que je j'ai dès mon arrivée pris le sujet à bras le corps. Je vous le confirme.

Oui, je vous êtes ministre de l'éducation depuis euh quelques mois. Comment fait-on euh tout simplement pour apprendre aux élèves les conséquences des règles, des sanctions ? Est-ce qu'on peut exclure un élève euh d'un établissement quand il va trop loin ?

Comment est-ce qu'on met cela en place ? Bien sûr qu'on peut exclure un élève, vous savez, il y a des conseils de discipline. Les chefs d'établissement ont à cœur de veiller au climat scolaire et évidemment il prononce des exclusions dans le second degré et on peut déplacer aussi des élèves dans le premier degré le problème avec l'élève.

Voilà. Bien sûr. Et c'est pour ça que je vous dis qu'il faut absolument travailler avec tous les partenaires de l'école avec la protection d'enfance.

Mais par exemple, vous savez quand on a un élève qui a fait l'objet de plusieurs exclusions et c'est un travail que moi je mène avec Gérald Armanin garde des saut, il faut aussi qu'on puisse apporter une réponse avec la justice et notamment qu'on puisse mettre en place des unités éducatives d'accueil de jour où travaille ensemble l'éducation nationale et la protection judiciaire de la jeunesse. Il y a un moment où on a besoin aussi d'avoir le soutien de la protection judiciaire de la jeunesse. Quand je vous entends vous expliquez qu'il y a déjà dans le code de l'éducation un certain nombre de sanctions prévues, ça veut dire question courte, réponse courte, que quand Gabriel Atal propose aussi la mise en place d'un baromètre de sanction, vous lui dites ça existe déjà.

Je vous confirme que c'est dans le code de l'éducation. Voilà, donc la page est tournée et il a eu sa réponse sur cette sur cette question là. Dans la semaine, il y a quelque chose qui a beaucoup marqué l'esprit des Français et des responsables politiques, c'est ce rapport sur l'entrisme des frères musulmans dans la société française qui a été rendu publique.

Ça a été l'objet d'un Conseil national de de défense. Première chose déjà, est-ce que vous vous avez lu ce rapport ? Alors, je vous confirme que j'étais au conseil de défense de défense et qu'on a parlé de ce rapport.

Oui, bien sûr. Et quand vous voyez ce rapport, est-ce que vous faites partie de ceux qui sont inquiets ou est-ce que vous jugez comme d'autres qu'on en fait ? Alors, on en fait certainement pas trop.

Ce rapport, il nous alerte sur la menace de l'islamisme politique porté par les frères musulmans. Par contre, je pense que c'est important de dire que c'est pas un sujet qu'on découvre. Vous savez que dans le premier quinquena, il y a eu la loi Gatel notamment pour mieux contrôler l'enseignement hors contrat que le président de la République avait évoqué le sujet dans son discours des muraux en 2020 qui a eu la loi confortant les principes de la République.

Mais qu'est-ce qui a changé depuis depuis ce discours là, depuis le 2 octobre 2020 avec ce rapport montre que finalement pas grand-chose. Ce qui est important c'est que ce rapport il appelle à une prise de conscience à la fois du grand public. et des décideurs publics.

Je pense aussi important de dire que il faut pas confondre la petite minorité qui est pointée dans ce rapport et l'ensemble des musulmans qui ont toute leur place dans la République, mais sensibiliser les élus locaux parce que notamment ce rapport, il décrit ce qu'il appelle des écosystèmes locaux, des quartiers dans lesquels le communautarisme fait la loi. Bah ça ça n'est pas acceptable. des quartiers où les femmes sont voilées, où les commerces sont communautaires où tout le périscolaire est assuré par des associations communautariste.

Évidemment, perd, je fais date d'il y a plus de 20 ans. Quand votre collègue Bruno Rotaillot justement explique que dans ce rapport, il y a la preuve que cette organisation les frusulmans veut faire basculer la société française dans la charia, est-ce que vous reprenez ce ce diagnostique son projet politique. Je pense qu'il n'y a aucune ambigué sur le fait que l'objectif des frères musulmans, c'est de donner l'impression de composer avec les lois de la République en ayant l'objectif infiné de prendre le pouvoir et d'abtiquer sa loi.

La charia ? Oui. Pourtant, c'est pas ce que dit ce rapport.

Ce rapport ne dit pas que demain il y aura la charia encore. Non, mais ce rapport il ne dit pas ce rapport il ne dit pas que demain il y aura la charia. Il dit que c'est un projet politique et qu'on voit que dans certains territoires, c'est un projet qui est mis en œuvre et je pense que c'est très important qu'on soit vigilant, mobilisé pour éviter ça et qu'on parte.

Il en dit pas que demain il y aura un état islamique en France au rapport. Il ne dit pas ça. Vous l' vous l'avez vu pas. ne dit pas ça, il pointe le risque qu'il puisse y avoir comme ça existe en Belgique des municipalités à l'occasion à l'occasion de prochaines élections qui puissent basculer.

Aucun document ne démonte la volonté d'établir un état islamique en France ou d'y faire plaquer la charia. C'est ce que disent les auteurs. Ce rapport, il vous dit aussi que ça existe en Belgique d'avoir des municipalités qui portent à leur tête des élus qui portent cette cette politique, cette vision des frères musulmans.

Et ça évidemment, on doit absolument lutter contre. Et je vous dis, je pense que se concentrer sur ces quartiers dans lesquels la le communautarisme a pris le dessus, je pense que c'est très important. Les auteurs de ce rapport expliquent évidemment, je cite que le secteur éducatif apparaît comme la priorité de la branche française des frères musulmans.

Sur 74 établissements confessionnels musulmans, le rapport en pointe 21 qui serait lié à la mouvance frériste. Comment une organisation telle que celle-ci a-t-elle pu infiltrer finalement le domaine de l'éducation en France ? Ce que je peux vous dire, c'est que tous ces établissements, ils font l'objet de contrôle.

Je disais qu'il y a eu la loi Gatel en 2018 qui a permis de renforcer le contrôle de l'instruction en famille et le contrôle des établissement hors contrat. Sur ces établissements hors contrat, on a triplé depuis 2021 le nombre de contrôles et on va s'assurer et on mène un travail avec le ministère de l'intérieur pour que nos contrôles soient plus efficaces, pour travailler évidemment avec les préfectures, pour travailler avec les dédéfip, les services fiscaux, pour travailler avec l'ensemble des partenaires pour avoir des contrôles efficaces. Et par exemple su son rapport Martine Vassal qui est présidente des Bouches du Rô et Rosa Muselier de la région sud ont décidé de suspendre au collège lycée Ibon Caldoun dans le 15e arrondissement de Marseille les éléments qui financent justement l'aspect pensionnat.

Il y a un établissement qui est directement cité dans ce rapport comme je cite un élément de l'écosystème fréris des bouches du Rô. Il vous demande à vous, ministre de l'éducation de suspendre le contrat d'association de cet établissement avec l'État le temps de lancer une inspection académique. Est-ce que vous allez suspendre le contrat d'association de cet établissement avec l'État ?

Qu'est-ce que vous leur répondez ? Alors, d'abord, j'ai échangé avec Renault Musulier. Moi, je comprends son émotion quand on lit ce qui est écrit dans le rapport.

Un contrôle a eu lieu au mois de février sur la partie hors contrat de cet établissement. On travaille avec le ministère de l'intérieur pour préparer un contrôle plus efficace possible sur la partie sous-contrat. Les règles, c'est quand on est dans un établissement sous-contrat qu'on doit faire des contrôles, ensuite il y a une commission une commission de concertation qui se réunit qui peut décider de la suspension du contrat.

Mais vous parlez de de prise de conscience. Est-ce que pendant toutes ces années finalement la République n'a pas un peu dormi ? On a l'impression qu'on s'est tous réveillé avec ce sujet.

Est-ce que l'État n'a pas eu une forme de laxisme ces dernières ? Je crois avoir dit le contraire quand on a voté en 2018 une loi qui a permis le contrôle des établissements hors contrat quand on a pris des mesures pour contrôler l'instruction en contr en 2020 qui dit je cite nous avons nous-mêmes construit notre propre séparatisme celui de nos quartiers c'est la guettoisation de notre République qui a laissé faire vous-même à Matignon vous avez peut-être vu cet entrisme se déployer qu'avez-vous fait vous et est-ce que vous n'avez pas une forme de responsabilité aussi ce que je peux vous dire c'est que cet entrisme ou ce séparatisme, on le combat, c'est le sens de la loi de 2021. Ensuite, s'il y avait des réponses magiques, ça se saurait.

Et donc vous savez, face à des constats d'une telle gravité, je pense qu'il ne faut s'écarter aucune qu'il ne faut écarter aucune piste de travail et qu'il faut bâtir et qu'il faut bâtir des réponses rigoureuses évidemment qui soient constitutionnellement solide et qui soit applicable. Quand on vous entend l'impression que tout va bien, les réponses ont été apportées. Tout va bien passer.

Ça du tout, je ne dis pas ça du tout. Je dis qu'on n'est pas naïf, qu'il y a eu des réponses. Vous n'avez pas été naïf sur cette questionlà.

Je je vous renvoie au discours du président de la République en 2020 au mureau. Non, vous savez, moi j'ai été préfè, j'ai aucune naïveté, aucune naïveté sur ces sujets. Mais ensuite, toute la question c'est comment on combat, comment alors le ministre de l'intérieur a annoncé des mesures notamment sur la coordination des services de renseignement, sur la constitution d'un parquet administratif.

Évidemment, on doit aussi réfléchir à la façon dont on contrôle mieux tous les circuits de financement, dont on peut mieux saisir les avoir et donc c'est l'ensemble de cette politique. Le président de la République a annoncé qu'il réunirait un nouveau conseil de défense début juin et on va mener le travail avec rigueur pour pouvoir apporter des mesures. Madame, Madame la ministre, vous vous dites que vous n'avez pas pêché par naïveté, pourtant le problème demeure.

Citez-nous une ou deux mesures très concrètes qu'on peut appliquer pour combattre cet entrisme islamiste aujourd'hui. Et notamment dans l'éducation au sein de l'éducation nationale. Ben, je vous le dis, au sein de l'éducation nationale, on fait des contrôles dans ces établissements.

On le faisait sur le hors contrat, on le fait désormais et peut-être ça renvoie à un autre sujet d'actualité, la commission d'enquête sur les suites de BRAM. Donc, on va aussi contrôler les établissements contour. Vous savez, on nous dit aussi qu'on fait parfois, moi j'ai devant une commission d'enquête été accusé de deux poids de mesure et de faire des contrôles trop réguliers sur les établissements sous contrat.

Par exemple, la ce qui a conduit à la résiliation du contrat du lycée à Veros ou encore à la résiliation du contrat du lycée Alkindi à Lyon. Donc on fait des contrôles, quand il le faut, on remet en cause le contrat. Quand il le faut, on ferme les établissements.

Madame Borne, est-ce que vous pouvez nous dire justement, vous parlez des contrôles, s'il y a aujourd'hui dans les personnels de l'éducation nationale ou son contrat avec l'éducation nationale des personnes qui sont fichées ? Est-ce Mais bien sûr que non. Enfin, vous savez que on a systématiquement euh quand on recrute des personnels de l'éducation nationale euh des professeurs euh un examen de leur situation, on vérifie euh leur honorabilité, on vérifie qu'ils ne sont pas inscrits euh ni au fichier euh sur les atteintes sexuelles, ni au fichiers sur le terrorisme certifier aujourd'hui.

Évidemment qu'on vérifie c'est on vérifie avant de recruter ces personnels. Mais même parmi les personnels qui sont pas forcément les enseignants, les personnels qui travaillent par exemple dans les les centres de documentation et d'information ou les personnels qui sont chargés d'assurer la surveillance des élèves, vous avez l'assurance qu'il n'y a aucun personnel fichiest dans ces personnels employés par l'éducation nationale. Ce que je vous dis c'est que on fait systématiquement des contrôles avant de recruter que qui puisse y avoir des enf qui puisse y avoir des évolutions et qu'il faille être vigilant et travailler la main dans la main avec euh les services de la préfecture, je vous le confirme.

H il y a les mêmes contrôles pour ceux qui sont recrutés directement par l'éducation nationale que pour ceux qui sont sous contrat dans les personnel des établissements sous contrat. C'est ça. C'est les mêmes contrôles.

Donc ça n'était pas le cas précédemment. C'est le le cas pour les professeurs puisque c'est l'éducation nationale qui les recrute et on a un plan pour repasser euh tous les dossier des personnels euh qui ne sont pas de de l'éducation nationale dans les États-U. Est-ce qu'aujourd'hui vous pourriez nous dire il n'y a pas de fichier S à l'éducation nationale ?

Je pense qu'il n'y a pas de fichiers S à l'éducation nationale bien évidemment. Je pense enfin vous savez c'est quelque chose enfin on on peut avoir des situations qui évoluent. Je peux vous assurer de ma plus grande vigilance et que les procédures sont là. question voilà très concrète sur les mesures que vous pourriez prendre en tant que ministre de l'éducation, est-ce qu'il faut développer et encadrer davantage l'enseignement euh de l'arabe ?

C'est ce que préconise aussi euh euh ce rapport et c'était d'ailleurs une promesse aussi d'Emmanuel Macron en 2020. l'enseignement de l'arabe. Enfin, d'abord, moi je vais vous dire mon objectif c'est d'abord d'élever le niveau des élèves, de tous les élèves sur les le français, les mathématiques, l'histoire géo.

Ensuite, il faut proposer l'apprentissage de langue. L'apprentissage de langue vivante. C'est notamment le cas de l'arabe.

Je crois qu'on a de l'ordre de 20000 élèves qui apprennent l'arabe comme première, 2e ou 3e langue. Je pense que ça n'est pas beaucoup quand on sait qu'il doit y avoir 400000 personnes qui parlent 400 millions pardon de personnes qui parlent arabe. Mais est-ce qu'il faut l'encadrer davantage pour pas le déléguer aux école de l'éducation nationale ?

Il est parfaitement encadré comme vous imaginez. Est-ce qu'il faut le développer davantage de l'éducation nationale ? Est-ce qu'il faut dével est-ce qu'il faut développer davantage l'apprentissage de l'arabe à l'école justement pour que ça n'échappe pas justement à l'éducation nationale et que ça se fasse pas dans les arrière-cours de certaines écoles coraniques montées comme ça ?

Moi, je ne sais pas sur le faible nombre d'élèves si c'est un problème qu'on a pas de demande de la part des parents et des élèves ou qu'on ait le cas échéant pas de proposition dans certains établissements. Je pense que c'est quelque chose qu'on doit regarder avec les parents et avec les élèves. Le rapport fait état à d'autres choses.

Il décrit des campagnes numériques d'influence donc développé par ses réseaux fréristes qui présentent l'école laïque comme la matrice de l'islamophobie des campagnes qui prôent donc la déscolarisation des enfants musulmans. Est-ce que d'après vous, question simple, le principe même de l'école laïque est islamophobe et par ailleurs, est-ce que vous reprenez ce terme ? Le fait que est-ce que il y a une est-ce qu'il y a une une critique qui est faite, vous le savez, par certains adversaires de la République qui disent que la laïcité à la française serait islamophobe ?

Qu'est-ce que vous le répondez ? Est-ce que vous reprenez le terme d'islamophobie ? Attendez, je enfin l'école laïque euh elle accueille tous les élèves quelle que soi leur confession comme au demeurant tous les établissements sous contrat doivent le faire.

Il y a des citoyens français qui pensent cela. Je je ne le reprends pas. Je pense que certains portent des thèses que évidemment on doit combattre.

Oui. Que certains entendent visiblement. Est-ce que on enfin je je pense qu'il faut aussi se dire qu'on absolument pas à une déscolarisation d'enfants, que le nombre d'établissements sous contrat ou hors contrat n'augmente pas et que l'éducation, l'instruction en famille est en forte.

Il y a une question, il y a une question beaucoup plus profonde à ça. Est-ce que selon vous l'État français est armé contre cette critique formulée par l'islam l'islam radical que la laïcité est de manière inhérente, hostile ? aux musulmans de France.

Je pense que c'est évidemment une idée qu'il faut combattre à la fois dans son principe et dans la réalité. Donc je pense que c'est très important, y compris quand on a un rapport qui pointe une petite minorité agissante de des frères musulmans comme il peut y avoir d'autres courants d'islamisme politique. C'est très important de dire à tous nos compatriotes musulmans qu'ils ont leur place, qu'ils peuvent exercer leur religion comme toutes les autres religions dans le cadre des règles de la République.

Question très concrète, est-ce que vous pensez qu'il faut une nouvelle loi justement séparatisme ? ce que demandent certains par exemple comme Manuel Vals qui est l'un de vos collègues du gouvernement. Vous savez, je pense qu'il faut faire le travail dans le bon ordre.

C'est-à-dire que j'ai évoqué le fait qu'on doit à la lumière de ce rapport des échanges qu'on a eu dans ce premier conseil de défense continuer à travailler pour examiner toutes les pistes et si parmi les pistes il y a des mesures législatives et ben il faudra une nouvelle loi. Anon Jordan Bardelal président du RN souhaite que les frères musulmans soient classés en tant qu'organisation terroriste, qu'elle soit interdite, qu'elle soit dissoute. Et vous ?

Je ne sais pas de quels éléments euh dispose euh Jordan Bardella pour dire ça. Je peux vous assurer que le ministère de l'intérieur doit naturellement être vigilant et que s'il y avait des éléments qui permettent de le classer, ça serait déjà fait. Ellisabeth Borne, vous êtes présidente du Conseil national de Renaissance, en quelque sorte numéro 2 du parti, justement sur cette question de la lutte contre l'entrisme de l'islam radical dans la société française.

Le numéro 1 du parti, Gabriel Atal, a fait un certain nombre de propositions choc cette semaine. Première chose, est-ce qu'il vous en avait parlé ? Est-ce que c'était concerté ?

Alors, on n'a pas eu l'occasion d'échanger sur le sujet. Il vous a pas appelé pour vous prévenir. Enfin, je pense qu'il a dû être très occupé mais donc on en a pas numéro 2 du parti.

Quo vous êtes numéro 2 du parti ? Je je vous dis qu'on a pas eu l'occasion. Est-ce que vous auriez préféré qu'il vous appelle avant de les faire mettre sur la place publique que ça soit plus concerté avec le parti ?

Écoutez, moi j'étais bien occupé aussi donc on aura sans doute l'occasion d'en parler. Coup de téléphone, c'est c'est rapide. Voilà, votre sourire tient un lieu de réponse.

Parmi ces propositions, il y a justement la volonté, dit-il, d'interdire le voile pour les filles de moins de 15 ans, car il juge que ça porte atteinte à l'égalité homme-femme et à la protection de l'enfance. Est-ce que vous êtes pour l'interdiction du voile pour les filles de moins de 15 ans ? Alors, je crois qu'il avait présenté cette mesure comme une réponse au rapport sur l'entrisme.

Donc, chacun aura compris que ça n'a pas de rapport. Ensuite, moi ce que j'ai dit c'est que quand on est face à une menace grave, il faut ne s'interdire aucune piste, mais qu'ensuite il faut travailler pour proposer des mesures rigoureuses, constitutionnellement solides et applicable. Donc parlons très concrètement pour vous, cette proposition de Gabriel Atal n'est pas constitutionnellement solide.

Ce que je peux dire, c'est que comme beaucoup de Français, moi je suis évidemment interpellé quand je vois une petite fille qui porte un voile. Je note que ça n'est prescrit nulle part dans l'islam. Ensuite, c'est plutôt un symptôme.

Un symptôme sans doute que la petite fille, elle a une éducation qui n'est pas conforme aux valeurs de la République. Mais il va de soi que si on devait interdire certains signes religieux, alors il faudrait interdire tous les signes religieux, les interdire dans l'espace public qui n'est pas un espace neutre. L'école est un espace neutre et c'est ce qui a été porté dans la loi de de 2004.

Donc je crois que les équipes de Gabriel Atal travaillent sur la constitutionnalité de la mesure. Je le dis à titre personnel, j'ai les plus grands doutes sur la constitutionnalité de cette mesure. Puis ensuite, il y a une question d'applicabilité.

Est-ce qu'on imagine que des policiers vont interpeller, verbaliser des petites filles ? Donc donnons-nous toutes les armes pour lutter contre cet entrisme islamiste par des mesures constitutionnel et applicable. C'est une erreur politique de faire ce type de proposition de la part de Gabriel Atal.

Enfin, je pense je je vais pas me prononcer sur le sujet, je je dis simplement que je pense que c'est très important face à des menaces face à des menaces graves d'avoir des réponses étudier de prendre le temps d'en débattre aussi. Vous savez, quand on a des mesures de ce type-là, je pense que c'est important puisquon doit consulter nos militants d'avoir un temps de débat, d'avoir un temps de débat et j'espère que ce débat, il pourra se tenir dans nos assemblées départementales qui pourra se tenir au sein de nos comités locaux parce que vous savez si la question si la question est-ce que ça vous interpelle ou est-ce que ça vous choque de voir une petite fille voilée, la réponse est sans doute oui. Ensuite, quelle est la bonne réponse ?

Parce que c'est cette interdiction, moi je ne le pense pas. Madame, est-ce que c'est est-ce que c'est de la démagogie ? Je vais pas rentrer dans ces débats.

Je vais pas rentrer dans ces débat. Est-ce que c'est de la démagogie ? Je vais pas rentrer dans ces débats.

Je dis que je pense que je pense que ma famille politique et c'est pour ça aussi je me suis engagé en 2017, ma famille politique, elle se singularise par le fait qu'elle porte des mesures qui sont étudiées rigoureusement, dont on sait qu'elles sont efficaces, qu'elles sont constitutionnelles et qu'elles sont applicables. Donc il a aussi parlé trop vite l'ancien premier ministre quand il propose la création d'un délit de contrainte de port du voile contre les parents qui forceraient leurs filles à porter le voile. Là aussi, il a parlé trop vite votre chef de parti.

Je enfin je pense que ça pose la question de l'applicabilité. Donc prenons le temps du débat sur toutes ces mesures. Prenons le temps du débat.

Il peut y avoir des points de vues différents. Je vous ai exprimé le mien. Je pense que c'est suffisamment sérieux important pour qu'on en débatte.

Augure de de peut-être de discussion avec Gabriel Atel prochainement et plus largement sur le sujet du voile où vous venez dire que c'est prescrit nulle part dans la religion musulmane. Est-ce que pour vous le voile est-ce que c'est un signe politique ou un signe religieux aujourd'hui ? Vous savez, j'ai eu l'occasion d'en parler avec Manuel Vals.

Quand on est dans un quartier dans lequel les femmes ne portaient pas le voile et tout d'un coup toutes les femmes portent le voile, je considère que ça n'est pas l'expression d'une liberté religieuse. Et donc je pense qu'il nous faut agir à chaque fois que le port du voile est imposé ou à chaque fois que c'est une façon de défier la République. Ensuite, les modalités d'action, bah ça mérite un travail sérieux.

Deux questions très concrètes. Est-ce que vous êtes pour l'interdiction du voile à l'université ? Oui, non, c'est ce que souhaite votre collègue Bruno Rotaillot.

Non, j'ai déjà eu l'occasion de le dire. Vous savez, l'université c'est le lieu où les consciences sont construites et c'est le lieu de l'expression aussi de ces convictions religieuses, politiques. C'est un lieu de débat.

Donc non, interdire le voile pour les mamans qui accompagnent les sorties scoles. Non, j'ai déjà répondu aussi à ce sujet. Je pense que enfin vous savez il y a un principe de laïcité dans notre pays qui prévoit la liberté de croire ou de ne pas croire, qui pose la neutralité de l'État, de ses agents, de certains espaces comme l'école et qui par ailleurs considèrent que la limite à la liberté d'expression, c'est naturellement de garantir l'ordre public.

Ben c'est ça le cadre et je pense qu'il faut s'y tenir. Vous évoquiez il y a quelques instants ce qui était la promesse d'Emmanuel Macron en 2017 en disant que sur les propositions de Gabriel Atal, on n'y était pas franchement. Il y en a un autre qui met des propositions sur la table sur la question de la lutte contre l'insécurité et le narcotrafic.

C'est Gérald Armanin qui veut ouvrir une prison au milieu de la jungle en Guyane pour y mettre notamment un certain nombre de narcotrafiquants et d'islamistes radicalisés. Est-ce que vous vous retrouvez dans cette ligne globalement quand on entend Gabriel Atal, Gérald Armamin ou est-ce que vous estimez que là il y a une surenchère qui part dans tous les sens ? Les propositions de Gérald Armanin sur des prisons sécurisées pour les narcotrafiquants, je m'y retrouve complètement.

Je pense que c'est important de pas recommencer des drames comme celui qu'on avait eu d'un d'une personne qui était en prison, qui commanditait euh des attaques à main armée depuis sa prison. personne n'a envie de voir ça. Donc il puisse y avoir pour des détenus particulièrement dangereux des quartiers où on accueille ces ces détenus dangereux.

Ça va de pair aussi avec sans doute une formation spécialisée dans l'administration pénitentiaire avec l'anonymat. Mais ça au milieu de la jungle, j'ai cru comprendre qu'Emmanuel Macron lui-même avait trouvé que c'était un peu gadget. Un coup de com.

Voilà, Emmanuel Macron a eu l'occasion de dire ce qu'il en pensait. Et vous, vous pensez que quand vous voyez justement ce que ce que dit Gérald maintenant, ce que dit Gabriel Atal, enfin vous dites c'est le concours l'épine de celui qui aura la proposition la plus dure. Vous vous retrouvez là-dedans.

Vous aurez compris que mon tempérament euh c'est plutôt de réfléchir à des propositions. Je vous dis enfin, on est quand même dans un moment où il y a beaucoup de désarrois chez les Français, il y a beaucoup d'inquiétude et on peut le comprendre parce qu'on va de crise en crise et je pense que les Français peuvent douter de notre capacité à faire que demain ils vivent mieux et que les enf leurs enfants vivent mieux queux. Donc je crois que dans ce contexte, notre responsabilité, ma conception de la politique, c'est de travailler sur des mesures sérieuse, de pouvoir prendre le temps du débat et de savoir apporter des réponses convaincantes à nos concitoes.

L'un de vos anciens ministres, Marc Fenot, donc président du groupe Modem à l'Assemblée nationale que vous connaissez bien dans la tribune dimanche explique "On en vient à porter les thèses de la droite et de l'extrême droite. Il s'alarme ? Est-ce que il met carrément les pieds dans le plat ?

Est-ce que vous êtes d'accord avec cette déclaration ? Je pense, je vous le dis, qu'il faut faire un travail enfin je je je mesure l'urgence et l'attente de nos concitoyens. Je pense je pense que face à cette inquiétude, à ce désarrois, ça nous invite encore davantage à proposer des mesures qui soient efficaces, crédibles, solides et c'est ce à quoi moi je m'emploirai.

Mais est-ce que c'est sur la pente ? parce que le bloc central est sur la pente de l'extrême droitisation comme le dit Marc Fé vous dites non c'est une demande des Français après tout une demande d'autorité et cetera mais il y a certainement une demande d'autorité et il faut y répondre par des mesures bien étudiées solides sérieuses. Mais est-ce que certains dans votre bloc court derrière le Rassemblement national ?

Je pense pas que certains dans mon bloc court derrière le Rassemblement national. Je pense je je je pense je pense je pense que face à des sujets qui interpellent les Français, évidemment il faut y apporter des réponses et parfois il y a des réponses qui peuvent apparaître simples mais qui ne sont pas réalistes, qui ne sont pas efficaces. Course à droite.

La la famille que à laquelle j'appartiens la famille à laquelle j'appartiens en 2017, elle s'est définie justement par le recul de solution. existe encore. Je peux vous Non, je je vous assure qu'elle existe et que je me battrai pour qu'elle continue à exister et qu'elle soit en mesure de l'emporter en 202.

Vous, il y a qui ? Non non, je vais pas vous faire la liste mais je pense qu'on est nombreux, on est nombreux, on est nombreux à vouloir garder cet esprit, c'est-à-dire sortir du clivage et d'alternance droite- gauche qui je pense a été délétaire pour notre pays. Représenter une force centrale qui peut trouver des compromis avec la droite républicaine, avec la gauche modérée.

Vous savez, quand j'étais premier ministre, on a fait voter des dizaines de textes en trouvant des compromis avec la droite républicaine ou avec la gauche modérée. Mais je pense que c'est comme ça que notre pays pourra avancer. Quand la porte-parole de votre gouvernement dit cette semaine que le macronisme trouvera, je cite probablement une fin dans les mois qui viennent, c'est acceptable qu'une porte par crois qu'elle a eu l'occasion de s'excuser.

Non. Ah, je crois qu'elle s'est pas excusé. Franchement, il est pas trop tard.

Ah, il est pas trop tard. Vous lui demandez des excuses. Ben, je pense qu'elle est nommée par le président de la République comme nous tous.

Elle ser et donc et donc et ben je pense que dans ce cas-là, c'est important de respecter la personne qui vous a nommé ou de partir. Je c'est pas à moins d'en décider mais je pense que c'est important enfin d'abord dans la forme, c'est en effet quelque chose que je trouve choquant de porter des propos de cette nature et par ailleurs sur le fond, moi je me battrai et avec beaucoup d'autres je pense pour que cette force qu'a incarné Emmanuel Macron en 2017 et en 2022 évidemment existe, garde son cap et soit en mesure de remporter les prochain mais quand on voit par exemple que Gabriel Atal a été élu avec 8500 adhérents que Bruno Rotaillot a compté dans les rangs des républicains. En tout cas, pour ce vote, près de 120000 adhérents.

Est-ce que vous dites pas que c'est la preuve de la fin du macronisme ? n'a pas la même tradition. notamment vous savez que au départ il y avait pas de enfin on avait pas de carte payante chez Renaissance un mouvement qui c'est qui est beaucoup plus jeune.

J'ai pas de doute qu'il y a beaucoup de de nos concitoyens qui attendent des réponses solides, sérieuses, qui ne rentre pas, vous savez, dans les vieilles idées qu'on peut porter depuis des décennies, la suppression de l'AME d'un côté, la régularisation de tous les 100 papiers de l'autre qui veulent des réponses sérieuses, construites, efficaces parce que les problèmes, les défis auxquels on est confronté le méritent. Le macronisme en 2017, c'était Emmanuel Macron. Ça a été Emmanuel Macron pendant ses deux mandats.

C'est qui demain le macronisme qui va porter cette force là ? Qui peut rassembler dans les années à venir ? Je pense qu'il est trop tôt pour le dire.

Ce dont je suis certaine, c'est que notamment vous voyez le modem qui porte ces ces cette position depuis des années bah continue à exister. Et je vous dis, je pense qu'on est nombreux à vouloir porter euh ce message, l'incarnation de ce bloc central de ce bloc central. qui je pense joue un rôle déterminant dans notre vie politique pour qu'on ne retombe pas dans ce travers de l'alternance droite gauche.

Mais justement pour pour déterminer justement l'identité de ce que de la personne capable de porter ce message en 2027, est-ce qu'il ne faut pas une primaire ? Écoutez, je dis que c'est trop tôt de pour Non mais c'est trop tôt. C'est trop tôt pour se poser ce genre de question.

On verra le moment venu. Ce dont je suis certaine, c'est qu'il faut d'abord travailler sur un projet sur un projet solide, sérieux. Bruno Rota lui va travailler le projet côté.

Très bien. Et ben travaillons avec toutes les composantes du bloc central pour avoir une réponse convaincante. Bloc central avec LR ou non ?

Je parle du bloc central et je crois pas que le que L il travaille Gabriel Atal quand on vient d'évoquer ses propositions, il travaille à un projet commun ou il travaille à son propre projet pour la présidentielle ? il a il travaille avec euh les militants de Renaissance. Je pense que c'est important qu'il puisse y avoir du débat dans notre parti quand on met des proposition sur la table, pas simplement dans leur construction, dans la dans la la l'adoption ou non de certaines propositions qui puissent y avoir des débats renaissance aujourd'hui c'est l'écurie présidentielle de Gabriel Atal.

Écoutez moi je vais pas rentrer dans ces débats. En tout cas vous regardez la tribune dimanche ce matin. On disait il y en a déjà beaucoup qui s'y voient pour la prochaine élection présidentielle.

Voilà la grande bataille titre la tribune dimanche. Gérald Arrmanin, Bruno Rota Édouard Philippe, Gabriel Atal Madame la première ministre quand vous les voyez tous les quatre. Est-ce que vous ne vous dites pas qu' a un petit problème de sexisme en politique ?

Vous entendez Patrick Juet ? Où sont les femmes ? Où sont les femmes ?

Ellisabeth Born. Ouais. Oui mais je vous confirme que en politique vous savez, j'ai écrit un excellent livre sur le sujet.

Il y a beaucoup de sexisme et que les hommes se mettent davantage en avant. C'est quelque chose qu'on vérifie. Si si j'osais, je vous dirais que ça se voit dès le CP.

Ceux qui lèvent la main, c'est les garçons. Est-ce que vous vous avez dit "On va peser vous quelle place vous comptez prendre dans ce débat pour 2027 ? Est-ce que vous serez présente dans ce débat ?

Mais très certainement, je serai présente dans ce débat parce que vous aurez compris que je me suis engagé en 2017 et que j'avais une vie avant. En l'occurrence, j'étais PDG d'une très belle entreprise publique. Je me suis engagé en politique parce que je crois fondamentalement à ce qui a été porté par Emmanuel Macron en 2017.

Et donc je continuerai à me battre pour qu'on reste sur ce cap, sur cette ligne d'une force centrale qui ne s'enferme pas dans des dogmes du passé et qui propose des réponses efficaces à nos concito-ce qu'on vous laisse est-ce qu'on vous laisse cette place ? Est-ce que c'est c'est ces quatre hommes que l'on voit ici dans à la une de la trimée du Je vous laisse cette place pour jouer un rôle en politique, on vous laisse rarement votre place. Comment vous allez la gagner cette place ?

On vous laisse rarement votre place. Donc voilà, bah il faut être combatif et aussi de trouver sa place, prendre sa place. Est-ce que quand on vous entend dire "Je vais prendre place dans ce débat pour 2027", est-ce que ça veut dire que vous n'excluez pas vous-même d'être éventuellement candidate ?

Non, mais dans ce débat ? Non, mais je pas je vais pas rentrer là-dedans parce qu'écoutez, je trouve que là, on a déjà un tel embouteillage que je pense que là, il est temps de se poser, de parler d'idées, de parler de projet, de parler aussi de la façon dont cette famille du centre, elle peut se rassembler. Donc, je pense qu'on en est là.

Mais est-ce que vous vous excluz de porter vos idées dans le débat ? Je veux pas rentrer dans ces débats. Je vais pas rentrer dans plus globalement.

Dimanche dernier, Bruno Rotaillot a donc été élu président des Républicains. Depuis certains sondage montre un engouement peut-être temporaire pour la personnalité la figure de de Bruno Rotaillot. Est-ce que sa vision de la société française est la vôtre ?

Non mais je pense que vous savez on a eu l'occasion en différentes circonstances de d'échanger avec Bruno Retaillot par exemple qui m'avait envoyé un gentil message quand j'ai quitté Matignon. Je lui en ai envoyé un quand il a été nommé ministre de l'intérieur pour se dire qu'on ne partage pas les mêmes idées mais qu'on se respecte. Vous pourriez voter pour lui ?

Je vous dis que c'est pas le candidat de la famille du centre que je défends. Il doit y avoir un candidat de la famille du centre. Ah mais je le souhaite.

Absolument. Oui, absolument. En tout cas, ce qu'on voit dans ce débat, c'est que voir une candidate.

Voir une candidate. Vous ne sait jamais. Ah oui, vous dites "Je veux pas répondre." Répondez pas et en même temps, vous répondez un petit peu.

Non, vous le souhaitez ou pas ? Je suis Non mais vous savez peut-être on raisonne pas je raisonne pas comme ceux qui disent je suis candidat on verra quel est le projet je dis voyons le projet essayons de rassembler le plus largement possible et on verra qui est le candidat mais donc vous ne l'excluez pas bah dans le principe je vois pas pourquoi je l'exclurai est-ce que quand on monte les marches de Matignon comme le disait George Pompidon on pense déjà à celle de l'Élysée non mais c'est vraiment peut-être une différence de fonctionnement voyez entre les femmes et les hommes. Quand moi je suis dans une fonction, j'essaie de l'exercer au mieux et je suis pas en train de me demander ce que je ferai le lendemain.

Alors, on voit que se dresse déjà la perspective de la fin du mandat d'Emmanuel Macron, mais il y a encore 2 ans et l'un des dossiers phare, on l'évoquait sur l'aspect de la sécurité. C'est évidemment cette question de l'éducation qu'on a déjà beaucoup évoqué et Emmanuel Macron a décidé justement de lancer une convention citoyenne notamment sur les rythmes scolaires. Il en a parlé depuis près d'un an et demi en disant qu'il faut réduire notamment les vacances.

Première question, est-ce que cette question des rythmes scolaires qui concerne quasiment tous les Français qui nous regardent notamment ce matin, ça pourrait être une question posé dans un référendum ? Pourquoi pas ? Je pense que déjà là, on a une convention citoyenne qui est en train de se mettre en place.

Vous l'avez pointé, c'est quelque chose qui concerne tout le monde. D'abord, en premier lieu, les jeunes, les enfants, leurs parents, leurs grands-parents. Ça concerne évidemment les collectivités locales qui organisent le périscolaire.

Ça concerne beaucoup d'acteurs économiqu c'est pas au français de choisir justement enfin on verra laissons déjà la convention citoyenne travailler les le la commission la commission d'enquête sur sur le les sévices subis par les les élèves de l'école de Bétaram euh c'est a eu lieu. Est-ce que d'abord vous s'avez gré à aux travaux qui ont été qui ont eu lieu durant cette commission d'enquête qui a interroger le premier ministre François Bairou pendant plus de 5h ? Qu'est-ce que vous avez tiré ?

Sur le principe, je pense que cette commission d'enquête, elle a permis de mettre la lumière sur des drames qui étaient qui oui qui étaient ignoré depuis des décennies. Elle a permis de libérer la parole. Elle a accompagné la libération de la parole, on va dire, des anciens élèves de Bétaram qui avait enclenché Alain Esker.

Et la lumière qui a été mis sur ces drames qui se sont produits à Betaram a conduit dans des dizaines d'autres établissements à ce que des collectifs d'anciens élèves, de victimes se constituent. Et je pense qu'on est on en est au début, mais moi je peux vous dire que je vois des dizaines d'établissements où des associations de victimes, des collectifs se sont constitué et ont pu dire ce qu'il n'avaiit pas réussi à dire depuis des décennies. Et cette libération de la parole, cette libération de la parole, elle est fondamentale parce qu'elle va permettre que la justice passe, même si malheureusement il y a beaucoup de faits qui sont prescrits et puis elle va poser la question de l'indemnisation des victimes.

Et donc je pense que c'est très important. Il y a combien d'autres madame la ministre en France malheureusement ? Alors, il y a des dizaines d'établissements dans lesquels il y a des associations de victimes qui se sont constitué et qui dépose pleain.

Pensez qu'il y en a d'autres qui n'ont pas encore été identifiés aujourd'hui. Vous savez, si vous reprenez euh le rapport qui avait été fait par la SIAZ, la commission d'information sur les abus sexuels dans l'église, c'est des centaines de milliers. Leur évaluation, c'est que il y a eu des centaines de milliers de victimes et euh Jean-Marc Sauveté qui présidait cette commission a dit qu'uners pouvait concerner l'école.

Donc je pense qu'on aura encore beaucoup de prise de parole, de libération de la parole. Je pense que c'est une excellente chose. Ensuite ma responsabilité à moi, c'est évidemment d'agir et c'est pour ça que dès le 14 février, j'ai demandé un contrôle sur Betaram.

Et c'est pour ça que mi-mars, j'ai présenté un plan qui s'appelle brisons brisons le silence, agissons ensemble. L'objectif c'est que ça ne soit plus possible ni dans les établissements publics ni dans les établissements privés. Donc c'est une remontée systématique de tous les faits de violence. euh c'est l'accompagnement de la libération de la parole notamment par des questionnaires pour les internats et les et les voyages scolaires.

C'est également des contrôles renforcés, 1000 contrôles cette année dans des établissements privés sous contrat. On on avait quelques unités par le passé. Est-ce que vous essayez de prendre un taxi ces derniers jours ?

C'est pas évident. Question d'actualité Anthony Leb. Oui, on a vu ces nombreux taxis qui se qui se mobilisent dans la rue bloquent certaines autoroutes.

Hier, François Baou les a reçu en réunion au ministère des transports. Il a promis au taxi qu'il allait revoir en quelque sorte cette nouvelle convention qui modifie le mode de rémunération pour les taxis conventionnés des transports de patients. Que doit faire l'État pour calmer cette colère ?

Alors, vous savez, c'est un secteur que je connais bien parce qu'il se trouve que j'ai été ministre des transports dans une vie antérieure. Je pense qu'il y a deux sujets et c'est peut-être ce qui complique un peu le débat. à la fois la concurrence avec les VTC, c'est pas un sujet nouveau.

Et puis la convention de l'assurance maladie, vous savez, c'est 6 milliards par an les transports sanitaires, 3 milliards pour les taxis et on demande une économie je crois de 250 millions. Donc j'ai pas de doute. J'ai pas de doute.

Ah bah si on se passe à chaque fois de toutes les économies qu'on met sur la table, à un moment donné, on aura du mal à faire 40 milliards d'économies. Donc faut maintenir comme dit comme dit Sophie Primard en arrière. Euh je pense qu'il a il y a peu de doutes sur le fait que qu'on enfin qu'on doit pouvoir sans heurter des taxis trouver 250 millions d'économies sur 3 milliards que que tais je non mais je discutons avec eux parce qu'il y a des abus qui existent et c'est contre ça qu'on doit lutter.

Merci beaucoup madame la Premier ministre d'avoir été notre invité ce matin. Merci Jules.

Affaire Bétharram, port du voile, présidentielle... L'interview en intégralité d'Élisabeth Borne — Élisabeth Borne · Pourquijevote