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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 18 septembre 2024 15 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileRetraitesÉconomie & entreprises

M. Barnier ne parle pas de réduction des mauvaises dépenses ! - E. DIAZ (FRANCE INFO)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:12OuverteRéponse partielle

    Marine Le Pen, Edwige Diaz a annoncé des élections dans 10 mois. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ce n'est pas vous qui décidez, a priori, de la future date des élections ?

  • 2:35OuverteRéponse partielle

    Vous avez dit Michel Barnier nous respecte sur l'immigration. Il parle comme nous. Il a pris conscience des problèmes. S'il continue sur cette voie-là, si je puis dire, est-ce que vous allez lui apporter votre soutien ?

  • 3:15FerméeRéponse directe

    Sur le gouvernement, vous avez des vétos ? Par exemple, si Xavier Bertrand est ministre, si Éric Dupond-Moretti est ministre, vous le censurerez ?

  • 4:12RelanceRéponse directe

    Mais on ne comprend pas trop. Ça veut dire quoi, respectueux, dans votre fiche de poste ? Ça veut dire que vous lui avez concrètement donné des points, des mesures ?

  • 4:53OuverteRéponse directe

    Et augmenter les impôts sur les plus riches, vous dites quoi ? Parce que visiblement, c'est une hypothèse en ce moment à Mathieu.

  • 5:59RelanceRéponse partielle

    Alors, vous avez peut-être des pistes de diminution de dépenses, mais vous avez surtout des pistes d'augmentation de dépenses.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:58Invité politiqueFait
    « il faudrait des élections législatives en quelque sorte à la loyale, c'est-à-dire sans tripatouillage »
  • 1:13Invité politiqueFait
    « c'est le Front Républicain, dit Républicain, mais qui est en fait totalement antidémocratique »
  • 1:53Invité politiqueChiffre
    « un sondage indiquait que près d'un Français sur deux regrettaient d'avoir répondu à l'appel du Front Républicain »
  • 3:20Invité politiqueFait
    « Il est typiquement un ministère où il a particulièrement échoué quand il était en poste »
  • 3:34Invité politiqueFait
    « plutôt qu'un ministre qui s'amuse à faire des bras d'honneur dans l'hémicycle »
  • 4:20Invité politiquePromesse
    « Nous lui avons dit, nous ne voulons pas davantage d'augmentation d'impôts sur les classes moyennes »
  • 4:28Invité politiquePromesse
    « Nous ne souhaitons pas qu'il continue d'enfoncer la France dans la crise migratoire que nous subissons actuellement »
  • 5:14Invité politiquePromesse
    « nous disons oui parce que c'était dans notre programme »
  • 5:17Invité politiqueChiffre
    « aujourd'hui, la France fait partie des pays les plus taxés au monde »
  • 5:41Invité politiquePromesse
    « Diminution de notre contribution au budget de l'Union européenne »
  • 5:43Invité politiquePromesse
    « diminution de la politique migratoire »
  • 5:47Invité politiquePromesse
    « arrêt de la suradministration qui coûte très cher aux entreprises »
  • 6:42Invité politiqueChiffre
    « de 20% à 5,5% sur le gaz, le fuel, l'électricité »
  • 6:47Invité politiquePromesse
    « suppression de la TVA sur un panier de produits de 100 premières nécessitées »
  • 8:11Invité politiqueChiffre
    « cette réforme des retraites imposée par Emmanuel Macron était rejetée par 90% environ de la population »

Temps de parole

  • Edwige Diaz69 %
  • Locuteur non identifié12 %
  • Locuteur non identifié 211 %
  • Présentateur5 %

0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

On la remercie d'avoir accepté notre invitation. Bonsoir, Edwige Diaz, députée RN de Gironde, vice-présidente du Rassemblement national. Marine Le Pen, Edwige Diaz a annoncé des élections dans 10 mois. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ce n'est pas vous qui décidez, a priori, de la future date des élections ?

0:22
Edwige Diaz

Marine Le Pen fait le constat tout à fait lucide que nous sommes dans une situation de blocage. Pour sortir de cette situation qui est quand même très particulière, en tout cas qui n'est pas souhaitée par les Français, parce que le blocage engendre aussi un blocage du point de vue économique pour les chefs d'entreprise, mais aussi une paralysie des investissements ou des projections pour les jeunes ménages, il faut débloquer cette situation.

Et donc pour débloquer cette situation, il serait sain de procéder à un retour aux urnes, une restitution de la parole aux Français, étant entendu qu'il faudrait des élections législatives en quelque sorte à la loyale, c'est-à-dire sans tripatouillage, c'est-à-dire sans arrangement entre le parti unique qui va de la France insoumise jusqu'au Républicain. Voilà, exactement, parce qu'en fait c'est le Front Républicain, dit Républicain, mais qui est en fait totalement antidémocratique, qui a conduit à la paralysie de notre pays.

1:21
Locuteur non identifié

C'est les Français qui ont voté. Certes, les partis leur ont proposé ce Front Républicain. Personne n'était... Aucun militant LFI était obligé de voter pour un candidat de la majorité.

1:32
Edwige Diaz

Vous avez tout à fait raison, mais les partis politiques concernés par les avantages qu'ils pouvaient tirer de ce tripatouillage politique se sont bien gardés de dire qu'en la présence de ces tractations, ils ont réussi à garder leur poste, leur siège. Sauf que ça ne débouche sur aucune visibilité et sur aucun programme politique cohérent. Et d'ailleurs, il y a quelques semaines, un sondage indiquait que près d'un Français sur deux regrettaient d'avoir répondu à l'appel du Front Républicain. Donc je pense que les Français ne se feront pas avoir une deuxième fois.

2:05
Locuteur non identifié

Pour les élections que Marie de la Paine appelle de ses voeux, vous ne pouvez pas les décider tout seul. Il faut que la gauche censure le gouvernement et donc décide avec vous. Est-ce que c'est avec ces discours-là que vous allez les convaincre de censurer le gouvernement ? Parce que tout seul, vous êtes nombreux.

2:18
Edwige Diaz

Où Emmanuel Macron peut décider seul de dissoudre l'Assemblée nationale. C'est ce qu'il a fait au soir du 9 juin. Il n'y avait pas d'entente entre le Rassemblement national et la NUPES. C'est Emmanuel Macron qui a décidé seul de procéder à la dissolution de l'Assemblée nationale.

2:32
Présentateur

Vous avez dit Michel Barnier nous respecte sur l'immigration. Il parle comme nous. Il a pris conscience des problèmes. S'il continue sur cette voie-là, si je puis dire, est-ce que vous allez lui apporter votre soutien ?

2:44
Edwige Diaz

Une absence de censure ne signifie pas un soutien. Nous nous avons dit qu'il faut qu'il respecte nos 11 millions d'électeurs. Il ne faut pas qu'il se comporte de manière sectaire à notre égard. Pour l'instant, on peut dire qu'il est poli. Maintenant, nous allons voir la composition de son gouvernement. Vous avez des vétos. Première étape. Et deuxième étape, nous allons écouter son discours de politique générale pour voir ce qu'il l'entend faire en termes de politique économique, politique migratoire, sécuritaire, etc.

3:15
Locuteur non identifié

Sur le gouvernement, vous avez des vétos ? Par exemple, si Xavier Bertrand est ministre, si Éric Dupond-Moretti est ministre, vous le censurerez ?

3:20
Edwige Diaz

Écoutez, on ne s'est pas opposé à la nomination de Xavier Bertrand en tant que Premier ministre de la France pour le voir se retrouver par exemple ministre de la Santé. Il est typiquement un ministère où il a particulièrement échoué quand il était en poste. En ce qui concerne M. Dupond-Moretti, oui, j'ambitionne quelqu'un d'autre pour diriger le ministère de la Justice plutôt qu'un ministre qui s'amuse à faire des bras d'honneur dans l'hémicycle.

3:44
Locuteur non identifié

Et s'ils y sont, donc, s'ils y sont, en dépit de vous censurer ?

3:47
Edwige Diaz

Eh bien, c'est là que devra s'illustrer M. Barnier comme étant respectueux des volontés du Rassemblement national et des électeurs du Rassemblement national qui, je pense très sincèrement, n'ont pas envie de retrouver un gouvernement avec les mêmes, en fait. Sinon, ça aurait servi à quoi de voter si vous allez recycler un Xavier Bertrand ou si vous refaites rentrer au gouvernement quelqu'un comme M. Dupond-Moretti ou M. Darman, peut-être ?

4:12
Locuteur non identifié

Mais on ne comprend pas trop. Ça veut dire quoi, respectueux, dans votre fiche de poste ? Ça veut dire que vous lui avez concrètement donné des points, des mesures ?

4:20
Edwige Diaz

Oui, tout à fait. Nous lui avons dit, nous ne voulons pas davantage d'augmentation d'impôts sur les classes moyennes. Nous ne souhaitons pas qu'il continue d'enfoncer la France dans la crise migratoire que nous subissons actuellement. En clair, nous voulons qu'il redonne confiance aux entreprises, qu'il rétablisse le contrôle de la politique migratoire, qu'il redresse aussi les services publics. Bref, qu'il opère un rééquilibrage territorial de manière à ce que tous les Français se sentent traités de manière égale sur l'intégralité du territoire. Et augmenter les impôts sur les plus riches, vous dites quoi ? Parce que visiblement, c'est une hypothèse en ce moment à Mathieu.

Oui, j'ai entendu ça comme vous. Alors, je ne sais pas ce qu'il dit, je ne sais pas comment il définit les plus riches. Moi, je trouve que c'est un assez mauvais signal. S'il s'agit d'augmenter les impôts sur les surprofits, par exemple, ou alors sur la spéculation financière, évidemment, nous disons oui parce que c'était dans notre programme. Mais nous considérons au RN qu'aujourd'hui, la France fait partie des pays les plus taxés au monde. Les entreprises aussi sont parmi les plus taxées au monde.

Et donc, c'est un très mauvais signal de parler uniquement d'augmentation des impôts, sans préciser pour qui, tout en ne mettant pas en face un plan de réduction des dépenses, qui est d'ailleurs les pistes de réduction des dépenses, sont particulièrement nombreuses. Nous n'avons cessé de les répéter. Diminution de notre contribution au budget de l'Union européenne, diminution de la politique migratoire, arrêt de la suradministration qui coûte très cher aux entreprises, et le millefeuille territorial notamment. Donc en fait, c'est un assez mauvais signal où il parle seulement d'augmentation des impôts et pas de réduction des dépenses et des mauvaises dépenses, bien sûr.

5:59
Locuteur non identifié

Alors, vous avez peut-être des pistes de diminution de dépenses, mais vous avez surtout des pistes d'augmentation de dépenses. Pas surtout. Parce que vous voulez réduire la TVA. Alors, je n'ai pas bien compris si c'était sur les produits de première nécessité, sur le carburant. Avant. Mais alors, de toute façon, comme dirait quelqu'un... C'est sûr que vous n'avez pas compris.

6:13
Edwige Diaz

Je ne crois pas que vous n'ayez pas compris.

6:15
Locuteur non identifié

Ça fait des années que vous me suivez au Rassemblement national. Dans tous les cas, ça coûte un poignon de dingue.

6:20
Edwige Diaz

Et nous, au RN, on a l'air de la constance. Vous voulez la diminution de la TVA. Tout à fait. Donc, ne dites pas que vous n'avez pas compris. Ça fait des années que vous nous suivez au Rassemblement national. Et vous connaissez notre programme de l'élection présidentielle. Donc, il remonte déjà à un certain nombre d'années. Donc, oui, nous disons, il est important de redonner du pouvoir d'achat aux Français. Et ça doit passer notamment, pas uniquement, mais notamment par une baisse de la TVA. Nous l'avons dit, de 20% à 5,5% sur le gaz, le fuel, l'électricité. Et nous envisageons aussi une suppression de la TVA sur un panier de produits de 100 premières nécessitées.

6:53
Locuteur non identifié

– Alors, avec les baisses de dépenses dont vous avez parlé, vous allez réussir à financer tout ça ? – Oui, tout à fait. – Parce que ça, ça crée à la baisse de la TVA.

6:59
Edwige Diaz

– Oui, mais en fait, tout… – Et à réduire les déficits ? – Oui, madame. – Sans augmenter les impôts ? – Moi, je voudrais qu'on s'attaque à l'éléphant dans le magasin de porcelaine. C'est-à-dire la fraude sociale, la fraude fiscale, le gouffre que représente l'immigration, le gouffre aussi que représente la suradministration, la perte de temps, la perte de compétitivité pour des entreprises. Donc, en fait, une politique économique, ça n'est pas juste des plus et des moins, c'est un ensemble. Et nous, nous voulons relancer la croissance. Et donc, oui, nous considérons que nos mesures sont bonnes pour le pays.

En tout cas, quelque chose qui est certain, c'est que les mesures proposées par nos opposants politiques, qui sont au gouvernement depuis 40 ans, ont fait manifestement la preuve de leur échec.

7:37
Locuteur non identifié

– J'ai une question. Bientôt, vous aurez votre niche parlementaire. – Oui. – C'est-à-dire une journée réservée pour vous. Vous pouvez faire toutes vos propositions. Est-ce que l'abrogation de la réforme des retraites y figurera bien ? L'abrogation pure et dure, sachant que Jordan Bardella lui-même, pendant l'entre-deux-tours des législatives, avait laissé entendre que sur les retraites, on verrait un petit peu peut-être en fonction du contexte. On sait qu'il faut trouver énormément d'économies en ce moment. Vous assumez d'être ceux qui décrètent que la réforme des retraites, c'est fini, elle est abrogée demain, le jour de votre niche, si la gauche vote avec vous ?

8:11
Edwige Diaz

– Oui, nous le souhaitons. Nous le souhaitons parce que cette réforme des retraites imposée par Emmanuel Macron était rejetée par 90% environ de la population et aussi par l'ensemble de l'Assemblée nationale. Donc nous disons que oui, il faut rétablir de la justice sociale et de la justice fiscale et ça n'est pas aux Français qui ont travaillé toute leur vie d'essayer de combler un déficit alors qu'il existe d'autres sources d'économie que je viens de vous exposer.

Donc moi je souhaite que la gauche fasse preuve de bon sens, qu'elle s'intéresse enfin aux Français et qu'elle sorte du sectarisme qui la caractérise et qu'elle vote avec nous le jour de notre niche parlementaire où nous souhaitons en effet abroger la réforme des retraites.

8:54
Locuteur non identifié

– Ça n'arrivera pas au bout parce que quand bien même la gauche le voterait, il faut que ça soit inscrit, c'est une niche parlementaire, il faut que ça soit inscrit à l'ordre du jour du Sénat. Vous n'avez pas de groupe au Sénat donc vous ne pourrez pas l'inscrire au Sénat. – Peut-être qu'ils peuvent être frappés par le saut du bon sens, en tout cas c'est ce que nous souhaitons. – Est-ce que vous n'avez pas l'impression de mentir à vos électeurs ? – Absolument pas. – Vous leur dites ça sera abrogé, or ça ne…

9:14
Edwige Diaz

– Ah non non, on n'a pas dit ça sera abrogé, j'ai dit nous allons proposer l'abrogation. La première étape c'est que le nouveau Front populaire…

9:21
Locuteur non identifié

– Vous savez très bien que quand bien même ça serait voté par l'Assemblée, le Sénat ne la votera pas.

9:25
Edwige Diaz

– Je souhaite que le nouveau Front populaire vote avec nous cette abrogation de la réforme des retraites. D'ailleurs il y a du rififi à gauche, ils ne sont pas tous d'accord. – Ok, je vous parle du Sénat. – Les sénateurs ce sont aussi des élus du peuple et eux aussi doivent entendre que quasiment l'intégralité des Français est opposée à cette réforme des retraites. Les sénateurs ne peuvent pas rester enfermés dans leur beau palais tout en ignorant les revendications des Français. Donc c'est ce que nous souhaitons leur faire entendre et j'espère, en tout cas je ne perds pas espoir d'y arriver.

Et si jamais la gauche fait preuve de sectarisme, et si jamais le Sénat reste enfermé dans son joli palais, et bien nous reviendrons à nouveau avec cette proposition d'abrogation de la réforme des retraites au moment de l'élection présidentielle qui approche néanmoins dans deux ans et demi.

10:12
Présentateur

– Edwige Diaz, est-ce que vous demandez au futur gouvernement français de rétablir les contrôles aux frontières de la France, comme l'a fait cette semaine le gouvernement allemand ?

10:19
Edwige Diaz

– Oui, nous le demandons depuis un certain nombre d'années. Et d'ailleurs j'observe que durant la campagne des élections européennes, Jordan Bardella parlait de ce rétablissement des contrôles aux frontières et de l'instauration de la double frontière. À l'époque, tous nos opposants politiques se moquaient de nous en nous disant que c'était impossible. Donc je me réjouis de voir que l'Allemagne met ce dispositif en œuvre et je suis certaine que ce dispositif portera ses fruits. Et oui, je le dis, nous au Rassemblement national, nous souhaitons protéger les frontières.

Ça ne veut pas dire fermer les frontières, mais ça veut dire filtrer les frontières de manière à assurer la sécurité des Français qui sont d'ailleurs très demandeurs de ce point de vue-là.

11:00
Locuteur non identifié

– Vous avez fait preuve cette semaine d'une relative transparence en expliquant vos résultats, enfin le fait que vous n'ayez pas gagné l'élection, en disant que c'est vrai qu'un certain nombre de candidats n'étaient pas à la hauteur, vous l'avez avoué. Alors oui, il y a des candidats, mais il y a aussi des élus. Christine Angrand, qui est votre collègue, députée du Pas-de-Calais, elle conduit sans permis depuis 2009, ce n'est pas depuis quelques mois, c'est-à-dire depuis 15 ans. Et elle conduit une voiture qui n'est pas passée au contrôle technique. Est-elle digne d'être députée ?

11:28
Edwige Diaz

– Bon, ça ce sont ces électeurs qui lui témoigneront à nouveau ou pas leur confiance. – Vous pouvez avoir un avis sur la crise.

11:34
Locuteur non identifié

– Vous pouvez dire, il y a un devoir d'exemplarité.

11:38
Edwige Diaz

– Ce que je voulais vous dire précisément, c'est que Christine Angrand sera convoquée tout prochainement par le bureau du groupe RN à l'Assemblée nationale, qu'elle aura l'occasion de s'expliquer, et que nous prendrons une décision à l'issue de ce rendez-vous.

11:56
Locuteur non identifié

– Est-ce que vous serez prêt dans un peu moins d'un an maintenant s'il y a une dissolution au mois de juin ? Parce que justement, vous aviez un plan matignon pour les législatives qui n'a pas vraiment fonctionné, on l'a vu. Et un des enjeux de votre rentrée ce week-end, c'était de resserrer les boulons là-dessus. Donc vous y croyez ? Qu'est-ce que vous allez mettre en œuvre pour être prêt cette fois-ci ?

12:15
Edwige Diaz

– Alors nous étions déjà prêt. Ce n'est pas parce qu'il y a eu quelques personnes qui se sont mal comportées et qui d'ailleurs ont fait l'objet de sanctions. Ce n'est pas pour ça qu'il faut discréditer l'intégralité de nos candidats qui sont des cadres de valeurs. Ce que je voulais vous dire, c'est que peut-être nous n'avons pas gagné, et c'est dommage, j'aurais oui aimé que Jordan Bardella soit Premier ministre. Mais en tout cas, ce qu'il faut constater, c'est que les autres n'étaient pas prêts non prêts. Rappelons-nous juste que le nouveau Front populaire a mis plusieurs semaines à se mettre d'accord pour un nom de Premier ministre.

Quant à la majorité, l'ex-majorité présidentielle, elle est totalement explosée. Donc oui, je le dis, nous nous sommes prêts à gouverner. Ce week-end, nous n'avons absolument pas resserré les boulons, pour reprendre votre expression. Nous avons tenu nos rentrées parlementaires dans un cadre enthousiaste et confraternel. Et oui, il y a des points à améliorer, parce que nous ambitionnons de remporter les prochaines élections législatives. Donc nous allons nous remettre au travail. C'est ça, en fait, dans un parti républicain, de se remettre en question et surtout de vouloir s'améliorer.

Mais je tiens à vous préciser que le plan Matignon n'a pas été un échec, puisque nous avons obtenu le score historique de 11 millions de voix et que nous sommes passés de 88 députés à 126 et 142, si nous comptons nos alliés. J'appelle ça autre chose qu'un échec quand vous êtes le premier parti de France en termes d'électeurs, d'adhérents et de parlementaires à l'Assemblée nationale.

13:38
Locuteur non identifié

C'est une contre-performance par rapport à ce qu'on vous avait promis. Mais c'est normal, quand on fait la politique, on se présente pour gagner, évidemment. Le prochain scrutin, c'est les municipales. L'histoire de votre député prise pour conduite sans permis m'a fait penser à une autre histoire qu'on a un peu oubliée. Philippe de Bourga, maire de Camaray-sur-Règle dans le Vaucluse, condamné en 2018 pour les mêmes faits, permis, en situation récidive. Il se refait prendre en 2020. Il conduit encore sans permis de conduire pour les mêmes faits. Ça fait un peu culture de l'excuse. Est-ce qu'il sera encore investi par l'Assemblée nationale ? Il est au bureau national.

Oui, et surtout, c'est un très bon maire parce qu'il a été largement réélu. C'est un très bon maire qui conduit depuis des années sans permis. C'est quand même un problème quand on bat les permis de l'or. Est-ce qu'il sera réinvesti au municipal ?

14:25
Edwige Diaz

Écoutez, je pense qu'au regard de son bilan à la tête de sa mairie, il a toutes les raisons d'être réinvesti. Mais la commission d'investiture se réunira en son temps. Donc on peut conduire sans permis pendant des années,

14:37
Locuteur non identifié

être plusieurs fois condamné alors qu'on conduit sans permis et être réinvesti quand il va pour les projets municipales au Rassemblement national. J'aimerais vous faire remarquer que vous prenez des points très précis

14:52
Edwige Diaz

pour certains... Ce sont des générations pénales. Mais oui, mais vous avez tout à fait raison. Et j'aimerais, je préférerais évidemment qu'elle n'ait pas lieu. Mais, écoutez, je vais peut-être détourner l'attention et vous parler des nombreuses conduites en état d'ébriété sans permis à contresens peut-être des députés de la France insoumise. Donc s'il vous plaît, je vais vous poser la question parce qu'au RN, on est toujours plus scrutés. On a un grand jour au Philippe de Beauregard.

15:20
Présentateur

Merci beaucoup d'avoir été notre invité Edwige Diaz. Merci à tous les trois. Les informer tout de suite à Jean-Amie Baudot, Agathe Lambret. Excellente soirée avec nous.