Jean-Philippe Tanguy : "Jean-Luc Mélenchon a soutenu la Jeune Garde !" (Sud Radio)
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse partielle
Bonjour Jean-Philippe Tanguy.
- 0:03OuverteRéponse partielle
Quentin lynché à mort par au moins 6 agresseurs.
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Vous dites, vous aussi, comme Gérald Darmanin, comme Laurent Nunez, c'est l'ultra-gauche qui tue.
- 0:38OuverteRéponse directe
Que dites-vous ce matin ?
- 1:31OuverteRéponse directe
Vous dites ce matin, Jean-Philippe Tanguy, que Jean-Luc Pélenchon doit clarifier sa relation, la relation de LFI avec cette jeune garde.
- 2:27RelanceRéponse directe
Les mots tuent, vous dites Jean-Philippe Tanguy.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:17Invité politiqueFait
« Nous le constatons. »
- 0:46Invité politiqueFait
« Mais la France insoumise a joué depuis très longtemps avec le feu des mots violents qui mènent à la haine et à la violence. »
- 0:53Invité politiqueFait
« La jeune garde dont serait membre un certain nombre des violents qui ont lynché Quentin serait directement liés à la jeune garde. »
- 1:41Invité politiqueFait
« Il a fait des meetings quand le gouvernement a voulu dissous de la jeune garde et que le Conseil d'Etat a traîné. »
- 1:55Invité politiqueFait
« Il a une fois même dit qu'il fallait aller chercher le scalp de féministes de droite, parlant de la jeune garde et des forces d'autodéfense et de sécurité qui tournent autour des insoumis. »
- 2:27Invité politiqueFait
« Les mots tuent. »
- 3:48Invité politiqueFait
« Non, il a mis sa place, »
- 4:12Invité politiqueFait
« Il a été condamné, définitivement, pour violence... »
- 5:27Invité politiqueFait
« Donc, j'ai saisi le procureur au nom de la tir 40 pour apologie de la violence et d'un crime. »
- 9:14Invité politiqueChiffre
« Un coup d'arrêt qui double ? »
- 9:19Invité politiqueFait
« c'est des mensonges d'État avec une propagande gouvernementale extrêmement grave »
- 10:30Invité politiqueFait
« La réalité, c'est que les panneaux solaires, c'est que des importations chinoises, »
- 11:05Invité politiqueChiffre
« La facture d'électricité, elle, a doublé. Le carburant, il s'est installé au-dessus de 1,50€. Le gaz, il a doublé. »
- 12:21Invité politiqueFait
« C'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité. »
- 12:43Invité politiqueFait
« visiblement, M. Macron veut partager la bombe nucléaire indépendante française avec le reste de l'Europe »
- 13:25Invité politiqueFait
« le réarmement allemand est d'ailleurs très inquiétant »
- 13:40Invité politiqueFait
« Toute la politique du général de Gaulle a été d'empêcher la puissance allemande d'être dominante en Europe. »
- 15:05Invité politiqueFait
« le rafale n'était pas vendu et connaissait une crise qui aurait pu d'ailleurs l'arrêter. »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy73 %
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Bonjour Jean-Philippe Tanguy.
Bonjour, merci pour votre invitation.
Quentin lynché à mort par au moins 6 agresseurs. Nous attendons l'identification de ces personnes. Vous dites, vous aussi, comme Gérald Darmanin, comme Laurent Nunez, c'est l'ultra-gauche qui tue.
Nous le constatons. Les images qui ont été données par un certain nombre de vos confrères et consoeurs sont accablantes. Un lynchage d'une extrême barbarie, parfaitement inhumaine et voulant tuer. Il n'y a aucun doute, quand on voit les images, il n'y a aucun doute maintenant. Laissons faire les enquêteurs et l'acjustice se faire. Et puis surtout, on a une immense pensée pour la famille et les proches de Quentin.
Vous avez entendu, Maud Bréjean, la porte-parole du gouvernement qui pointe la responsabilité morale de la France insoumise. Que dites-vous ce matin ?
Mais la France insoumise a joué depuis très longtemps avec le feu des mots violents qui mènent à la haine et à la violence. La jeune garde dont serait membre un certain nombre des violents qui ont lynché Quentin serait directement liés à la jeune garde. Et de toute façon, l'ambiance créée autour du discours de ce groupuscule qui consiste à citer l'autodéfense, qui est en fait la violence comme un moyen de faire de la politique, est inacceptable. Inacceptable. Et je remarque et je suis consterné que depuis quelques jours maintenant, il y a une relativisation par une minorité, certes, de la violence, expliquant, oui, que peut-être, Quentin appartenait à un groupe qui ne fallait pas.
Enfin, c'est inacceptable de chercher la moindre relativisation possible à la violence. Toute violence doit être parfaitement condamnée.
Vous dites ce matin, Jean-Philippe Tanguy, que Jean-Luc Pélenchon doit clarifier sa relation, la relation de LFI avec cette jeune garde.
Mais il l'a fait, malheureusement, et pas dans le bon sens. Il a fait des meetings quand le gouvernement a voulu dissous de la jeune garde et que le Conseil d'Etat a traîné. Et M. Mélenchon a fait des meetings de soutien à ce groupuscule violent. Il a une fois même dit qu'il fallait aller chercher le scalp de féministes de droite, parlant de la jeune garde et des forces d'autodéfense et de sécurité qui tournent autour des insoumis. Et des discours qui, en permanence, désignent un opposant politique, non pas comme juste un opposant, mais un ennemi.
C'est-à-dire que considérer que son adversaire, dans le cadre d'une démocratie, n'est pas juste quelqu'un avec qui on doit débattre, mais qui est un ennemi qui est potentiellement dangereux, il fait pareil d'ailleurs avec les forces de l'ordre, comment voulez-vous, hélas, que ça ne conduise pas à des dérives, aux pires dérives possibles ? Vous dites quoi ? Les mots tuent. Les mots peuvent tuer. Les mots tuent, vous dites Jean-Philippe Tanguy. Bien sûr, les mots peuvent tuer. Bien sûr, les mots peuvent tuer. Quand c'est des gens qui ont une certaine autorité, qui sont à la tête de groupes avec des militants qui peuvent être un peu fanatisés, ça peut malheureusement mener au pire. Et M.
Mélenchon, qui vient du trotskisme, qui a 50 ans d'idéologie derrière lui, sait très bien comment fonctionne ce genre de groupe. Ce n'est pas le perdre de l'année.
Vous dites quoi ? Que sa façon de conflictualiser la vie politique amène à ce qui s'est passé, ce qui se produit à Lyon ?
Quand vous revendiquez du bruit et de la fureur. Qu'est-ce que c'est que la fureur ? C'est le débat constructif, c'est l'échange d'arguments, c'est la démocratie ? Non. Revendiquer de la fureur, c'est sous-entendre que la violence peut être, malheureusement, une voie politique qui ne l'est pas, évidemment. Et quand vous voyez certaines vidéos de M. Mélenchon, qui, quand il est perquisitionné, en vient presque aux mains avec les forces de l'ordre, qu'il y a quelqu'un qui, dans la rue, lui demande une photo, et il dit à son gorille, tu vas me lui péter la gueule, bon, quand vous avez ce genre de réflexion, évidemment, ça ne mène pas, je ne l'accuse pas de M.
Mélenchon, d'avoir voulu la mort de quelqu'un. Mais vous jouez avec le feu. Et que ce soit sur les groupes violents ou sur le fanatisme islamiste, M. Mélenchon joue avec le feu, et le feu est en train de dévorer son groupe.
Avec le recul, vous parlez du groupe, Raphaël Arnaud, cofondateur de la Jeune Garde, est-ce qu'il a sa place, au fond, à l'Assemblée Nationale ?
Non, il a mis sa place, mais moi, je me souviens très bien, j'ai mené, lors des élections législatives, j'avais alerté sur beaucoup de plateaux, sur le profil de M. Arnaud, qu'on avait reçu à l'Assemblée Nationale, et qui avait harcelé de manière très violente et poursuivi Éric Zemmour, qui avait des mots très choquants, qui, avant son élection, avait dit qu'il fallait mettre une balle dans la tête à Mme Alice Cordier. Qu'est-ce que vous voulez, quand on a des gens comme ça, qu'est-ce que vous voulez faire avec ces gens ? D'ailleurs, il a été condamné, définitivement, pour violence...
Il aurait dû être viré de son groupe, vous vous rendez compte, il a été condamné, définitivement, pour violence en groupe, c'est-à-dire exactement les circonstances qui auraient pu mener au pire, et il est toujours dans le groupe des insoumis. C'est inacceptable, un député qu'on avait pour violence... Alors, ce n'est pas le monopole des insoumis, je rappelle que les macronistes, sous le premier mandat, avaient un député qui avait fracassé un opposant politique avec un casque de moto, et donc, malheureusement, ce n'est pas le monopole des insoumis. Mais il y a un climat dans notre pays de haine, de violence, et au lieu d'opposer des arguments, de diaboliser l'adversaire.
Chacun doit faire le ménage, peut-être, Jean-Philippe Zangui, le collaborateur parlementaire du député RN de Lain, Jérôme Buisson, mis à pied pour ce message sur X, j'ai fait un rêve, 4 décès, il cite notamment Sophia Chikirou, Rima Hassan, c'est chez vous, ça ?
Il a été immédiatement mis à pied, et il est licencié désormais. Donc, nous, ça n'a même pas pris 24 heures.
Oui. Vous avez saisi le procureur Napari, sur des images de médias frontières, où l'on voit quelqu'un qui arrache des affichettes du RNG pour la mort de Quentin. Moi, je suis pour la mort de Quentin, dit-il.
Ça vous a choqué ? Effectivement, oui, j'ai été très choqué. On voit sur cette vidéo un jeune qui se félicite et qui se réjouit de la mort de Quentin. Donc, j'ai saisi le procureur au nom de la tir 40 pour apologie de la violence et d'un crime. Ça n'en finit pas, cette violence en politique ? Évidemment, l'un des nombreux preuves, voilà, au-delà... Chacun doit faire le ménage. Il ne faut jamais relativiser ce qui est arrivé, la tragédie de Quentin. Mais, effectivement, c'est la violence, ça commence, et on ne sait jamais où ça termine.
Et c'est pour ça que des responsables, entre guillemets, politiques, qui jouent avec la violence doivent être condamnés et sont condamnables parce qu'on ne sait jamais, malheureusement, comment finit la violence.
Jean-Philippe Tanguy, la politique, toujours, le Rassemblement National a jusqu'au 7 juillet pour décider de sa stratégie de la présidentielle, c'est quand la Cour d'appel de Paris rendra sa décision concernant Marine Le Pen. Jusque-là, vous ne savez pas ce qui va se passer ?
Non, nous ne sommes pas, évidemment, dans la tête et dans l'intime conviction des juges. En tout cas, ce qui est certain, c'est que les plaidoiries des avocats de la défense de Marine Le Pen et de nos amis injustement accusés à nos yeux ont été, je pense, déterminantes et que vraiment, il y a un espoir parce que c'était de très bonnes plaidoiries et que le procès s'est fait dans de bonnes conditions et conditions qui n'avaient rien à voir lors de la première instance. Donc écoutez, on fait confiance maintenant à la sagesse des juges.
Vous espérez dans la candidature
de toujours de Marine Le Pen ? Ah oui, moi j'espère toujours dans la candidature de Marine Le Pen car je considère évidemment et j'ai l'intime conviction qu'elle est innocente et que c'est la meilleure candidate évidemment par son expérience pour nous représenter avec Jordan Bardella première mise. Mais évidemment, on sera d'ailleurs Jordan si malheureusement un traitement injuste devait arriver.
L'objectif, j'imagine, en attendant, c'est la conquête municipale, vos conquêtes de ville éventuellement. Jean-Philippe Tanguy, pourquoi ne pas soutenir à Paris la candidature d'une Sarah Knafow ? Après tout, elle tient à peu près les mêmes discours que vous et la candidature de Thierry Mariani marque le pas,
on peut le dire. La question, c'est pourquoi Mme Knafow est venue vampiriser la campagne de M. Mariani. Historiquement, c'est le cas. C'est quand même toujours la même histoire. C'était le cas de M. Zemmour de venir vampiriser la campagne de Marine Le Pen avec les résultats qu'on sait au risque d'ailleurs de faire élire de l'extrême gauche. Mais d'ailleurs, je ne comprends pas l'axe de la campagne de Mme Knafow parce qu'à part critiquer tout le monde, dire que c'est la meilleure et à la fin dire je ne vais pas faire élire la gauche. Donc ça veut dire qu'elle va se retirer au deuxième tour. Moi, je n'ai toujours pas compris. Et de toute façon, Mme Knafow elle se moque totalement de Paris.
Ce qu'elle veut, c'est la présidentielle. Elle veut remplacer...
Donc il n'y aura jamais d'alliance avec elle. Jamais.
C'était assez compliqué de faire alliance avec une personne qui a considéré que quand on assistait à un meeting et qu'il y avait un salut nazi, ce n'était pas grave puisque ce que Mme Knafow a reconnu publiquement, quand M. Bannon dans une convention américaine a fait un salut nazi, Mme Knafow a estimé que ce n'était pas grave et qu'il fallait rester à la convention alors que nous, on est évidemment immédiatement parti de la convention. Je ne suis jamais d'accord avec ça.
Non mais il y a des choses où vous ne pouvez pas transiger et d'ailleurs, je n'ai toujours pas compris comment Sarah Knafow que je connais depuis un certain nombre d'années a pu ne pas partir d'un meeting où on fait un salut nazi. Ça reste une incompréhension pour moi. Je crois que tout est vraiment juste pour ennuyer le Rassemblement National. Elle est prête à tout y compris au pire.
Jean-Philippe Tanguy, votre appel à la censure de la programmation pluriannuelle de l'énergie au nom barbare de l'acronyme PPE3, ça fait un flop en fait. Vous appelez la censure complètement sous les radars ? C'est-à-dire que malheureusement
vu l'actualité tragique avec la mort de Quentin et ce que vivent nos compatriotes d'un certain nombre d'inondations, évidemment ce sujet n'a rien à voir avec l'importance de cette tragédie. Ce n'est pas pour ça que les Français n'ont pas des préoccupations. Ils savent très bien que les prix de l'énergie ont explosé et qu'avec cette PPE3 ça va continuer à exploser.
Pourquoi est-ce que vous opposez ? Regardez, c'est la relance de la consommation électrique, décarbonée, c'est plutôt dans le bon sens, plus de nucléaire, de l'éolien offshore. Quant au parc éolien, c'est un coup d'arrêt même si...
Un coup d'arrêt qui double ? Oui. Mais si vous voulez, vraiment, ce qui est très inquiétant... C'est une posture. Ce n'est pas une posture, c'est des mensonges d'État avec une propagande gouvernementale extrêmement grave où les titres des documents ne correspondent pas au contenu. Donc quand le gouvernement dit qu'on met un arrêt à l'éolien terrestre et qu'en fait, si vous ouvrez le document, il le double, qu'on calme les énergies intermittentes du solaire alors qu'en fait, elles vont quadrupler et qu'en fait, des milliards de subventions que vont devoir payer les Français, moi, je suis très fier qu'avec Marine Le Pen et Jordan Bernella, on veuille mettre un terme à tout ça.
La vraie question, c'est pourquoi les Républicains ? M. Rotaillot fait une tribune pour dire que cette politique est une catastrophe et mettait en danger l'avenir de la France et le pouvoir d'achat et qu'est-ce qui fait rien. Donc la vraie question, c'est pourquoi les députés LR ne censurent pas avec nous cette PPE 3 et pour toujours au gouvernement.
Il faut quand même le rappeler. Si vous refusez les renouvelables parce que le nucléaire, les réacteurs en plus, ce n'est pas demain matin que ça va arriver. Avec eux, non, ils sont tellement mauvais. Il faut faire une transition. S'il faut refuser cette transition par les décarbonés, c'est l'addiction toujours au gaz algérien ou encore au GNL américain avec votre plan.
Excusez-moi, M. Aki, ça c'est les éléments de langage de la Macronie. Non, c'est une question. C'est une question, mais moi je vous dis que cette question, malheureusement, ressemble beaucoup aux éléments de langage de la Macronie. Il n'y a aucune... Ça fait 30 ans qu'on nous sort ça. La réalité, c'est que les panneaux solaires, c'est que des importations chinoises, les éoliennes, c'est que des importations et qu'en fait, les éoliennes et les panneaux solaires, parce que c'est des énergies intermittentes, imposent l'utilisation du gaz et du charbon en Europe. Donc tout ça, c'est du blabla. La réalité, c'est qu'il y a beaucoup de lobbies.
D'ailleurs, c'est les seuls qui ont applaudi la publication de la PPE 3. Il y a beaucoup de lobbies derrière, il y a beaucoup de détournements d'argent public et tout ça, ça vise à enrichir un certain nombre de parasites qui ne produisent rien de bon pour la France et on voit bien depuis 30 ans, ça fait 30 ans qu'on raconte que les macronistes et les socialistes et les LR racontent les mêmes sornettes aux Françaises et aux Français et que la facture d'électricité, elle, a doublé. Le carburant, il s'est installé au-dessus de 1,50€. Le gaz, il a doublé. Le fioul, j'en parle même pas.
Donc tous ceux qui nous écoutent savent très bien que cette politique qu'on utilise, où on dévoie l'écologie, ça vise en fait à remplir les caisses de l'État et les poches d'un certain nombre, une fois plus de lobbies et de parasites qui font de la désinformation dans tout Paris. Donc vous ne bougez pas. Qui paient des faux experts, qui racontent n'importe quoi. Vous ne bougez pas
et appellent à la censure toujours.
Ah mais bien sûr, il faut absolument bloquer cette PPE 3. D'ailleurs, elle est tellement bonne qu'elle est prévue pour 10 ans mais que M. Lecornu reconnaît que dans un an, il va falloir la refaire. Donc tout ça, c'est n'importe quoi et vous savez pourquoi ? C'est parce qu'en fait, c'est la Commission européenne qui le 30 janvier a exigé de la France qu'elle transpose la directive RAID 3 sur les énergies renouvelables et le fait que M. Lecornu ne soit même pas capable de dire la vérité, à savoir qu'il a dû obéir à Bruxelles contre les Français, ça prouve que c'est vraiment un gouvernement d'opérette.
Que dites-vous des déclarations du ministre allemand des Affaires étrangères qui a jugé insuffisant les efforts de la France pour augmenter ses dépenses en matière de défense. Ils appellent Johan Wadepoul. Il est assez critique avec Emmanuel Macron directement puisqu'il dit qu'au fond, ces appels n'arrivent pas à muscler la souveraineté européenne.
Comme souvent avec les Allemands, c'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité. C'est-à-dire que les Allemands ont vécu sur le dos de l'Alliance Atlantique et n'ont pas financé leur armée pendant presque 70 ans pendant que la France, elle, maintenait une armée opérationnelle et un outil de défense digne que nous n'avons financé la bombe française. Et donc maintenant, les Allemands vont venir nous expliquer comment il faut faire le contraire de ce qu'ils ont fait et ils veulent nous piquer la bombe atomique parce que ce qui est très inquiétant c'est que maintenant, visiblement, M.
Macron veut partager la bombe nucléaire indépendante française avec le reste de l'Europe et les Allemands... Vous êtes contre le parapluie,
l'élagir le parapluie nucléaire français
à nos voisins, vous êtes contre ? On est complètement contre, le parapluie nucléaire français, il est là pour protéger la France. Et si les Allemands voulaient se protéger, ils n'avaient qu'à pas se mettre dans la main de l'OTAN et avoir des bases américaines sur leur sol pendant que le général de Gaulle, lui, a viré les Etats-Unis, en tout cas les bases nucléaires, les bases militaires, pardon, du sol français. Donc c'est insupportable les propos des Allemands. De toute façon, ils ne sont pas contents parce qu'on est en train, enfin, de se débarrasser d'eux sur l'avion de combat, le SCAF, puisque les Allemands voulaient voler l'avance technologique de la France dans les avions de combat.
Et comme, pour une fois, la France a résisté, eh bien, ils ne sont pas contents, ils vont raconter n'importe quoi. Et le réarmement allemand est d'ailleurs très inquiétant parce que quand on connaît un peu l'histoire, le fait que l'Allemagne veille redevenir la première puissance militaire de l'Europe en plus de la première puissance économique, en plus de la première puissance démographique, ça devra inquiéter les Français. Vous y voyez un retour
de l'histoire, vous ?
Bien sûr. Oui. Bien sûr. Toute la politique du général de Gaulle a été d'empêcher la puissance allemande d'être dominante en Europe. Et je rappelle que la vraie construction européenne selon le général de Gaulle, c'était de faire en sorte que ce soit la France qui soit la puissance centrale ou d'équilibre de l'Europe. Si l'Allemagne prend l'ascendant dans tous les domaines, évidemment, ils en abuseront.
Et le rafale, c'est toujours une bonne opération pour la France. Regardez Emmanuel Macron qui est en Inde pour en vendre 114 aux Indiens. De mémoire, Marine Le Pen, il y a une dizaine d'années, mais elle disait que le rafale, c'était un cadavre qui ne se vendait plus parce qu'à l'époque, l'État devait investir un milliard pour le redéveloppement du rafale en question. Oui, mais à l'époque,
c'était la règle. Vous avez changé d'avis ? Non, on n'a pas changé d'avis. C'est la politique autour du rafale qui a changé. Si le rafale ne se vendait pas il y a 10 ans et qu'il se vend désormais, c'est bien qu'il y a eu un changement de politique commerciale et de diplomatie pour le vendre. Donc nous, on a toujours été en tant que gaullistes évidemment pour un programme. Ça peut tout et son contraire. Ce n'est pas tout et son contraire, M. Aquili. C'est que c'est toujours facile pour nos adversaires ou un certain nombre de commentateurs d'isoler une phrase dans des réflexions générales.
Vous connaissez Marine Le Pen depuis 20 ans, vous savez bien qu'elle est souverainiste et qu'elle est pour l'indépendance nationale et qu'elle n'a jamais voulu acheter des avions américains ou des avions suédois. Vous le savez très bien. Donc c'est plutôt une bonne nouvelle ce qui se passe en Inde ? Bien sûr que c'est une bonne nouvelle. D'ailleurs, on s'en est félicité. Marine Le Pen a publiquement félicité ce contrat. Donc il ne faut pas non plus être injuste avec nous. C'est juste qu'à l'époque, effectivement, le rafale n'était pas vendu et connaissait une crise qui aurait pu d'ailleurs l'arrêter.
Donc c'est quand même dingue d'en vouloir à ceux qui alertent plutôt que ceux qui sont responsables.
Merci à vous, en tous les cas. Merci, Yves.
Merci, Jean-Philippe Tanguy. Tiens, il y a une question aussi qu'on se pose. Est-ce qu'il faut continuer de maintenir des quasiment meetings politiques dans les universités ? À Sciences Po, avec ce qui s'est passé, Rima Hassan, par exemple, à Lyon. Tiens, Jean-Philippe Tanguy, parce que je pose la question en fait aux auditeurs.
Qu'on foute la paix aux étudiants quand on est là pour étudier. Oui, mais à Sciences Po, c'est normal qu'il y ait des conférences politiques. Moi, j'étais à Sciences Po, Paris, c'était insupportable. Ils font des meetings. Oui, mais si vous vous étiez invité, vous ne diriez pas ça. Mais non, parce qu'on a une éthique et nous, on considère que les étudiants doivent étudier, qu'on peut faire des meetings à côté. Ils peuvent venir mais pas inviter les facs qu'ils étudient. Pas dans les ansies. Jean-Philippe Tanguy, pas de politique à Sciences Po et dans les universités. C'est ce que vous dites. Non, non, non. Qu'on en fasse à côté et qu'on foute la paix aux gens parce que c'est toujours pareil.
Ceux qui crient le plus fort, ils s'imposent leurs lois. Donc, on laisse les étudiants travailler.
Il y a des invitations avec du contradictoire, par exemple.
Qu'on arrête de perturber les facs parce que les étudiants, ils aimeraient bien étudier. Il y a toujours un certain nombre de jeunes qui ne veulent rien faire du tout et qui appellent politique surtout une excuse pour foutre le bordel.
En tout cas, c'est intéressant. Nous allons y revenir dans un instant. Et les filles, pointez du doigt. Qu'en pensez-vous également ? Tiens, on parlera aussi peut-être un peu des municipales. Je ne sais pas si le RN aura des municipalités. Sans doute pas à Nîmes. D'ailleurs, parce que je découvre ce matin le sondage de l'IFOP pour midi libre qui montre que c'est la liste de gauche qui est en tête au premier tour. Deuxième tour aussi. Il y a deux listes de droite et du centre. Et puis, il y a la liste aussi de Julien Sanchez qui est à 21 alors que les autres sont à 24, 14 et 30% pour la liste de gauche. Sondage d'IFOP ce matin. Oui, alors vous allez me dire, ce sont les sondages.
Mais enfin, quand même...
À 30%, on peut encore battre la gauche.
Allez, bon départ. Non, mais vous êtes à 21. Vous êtes à 21. Vous êtes à 21. Au second tour, vous êtes battu aussi. Mais bon, rien n'est joué. Non, alors que la gauche n'a pas de réserve.
Jean-Philippe Tanguy