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InterviewC à vous (sur YouTube)· 18 décembre 2018 14 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Tout sur les mesures Macron - C à Vous - 18/12/2018

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    On passe au SMIC, aux heures supplémentaires, à la CSG, aux primes exceptionnelles, mesures présidentielles pour regonfler le pouvoir d'achat.

  • 0:21ComplaisanteRéponse directe

    Bonsoir Nicolas Dose, merci de votre présence ce soir sur le plateau de C'est à vous.

  • 0:34OuverteRéponse directe

    On va passer en revue les mesures annoncées par Emmanuel Macron, détaillées par Édouard Philippe.

  • 1:17OuverteRéponse directe

    Des annonces qui n'ont pas convaincu tout le monde avec un appel à manifester cet après-midi en région à Paris.

  • 2:06OuverteRéponse partielle

    Leur revendication, une annulation de la hausse de la CSG pour tout le monde et l'indexation de toutes les pensions sur l'évolution des salaires.

  • 3:03RelanceRéponse directe

    Vous comprenez ces frustrations, Nicolas Dose ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00InvitéPromesse
    « Pour ceux qui touchent moins de 2000 euros par mois, nous annulerons en 2019 la hausse de CSG subie cette année. »
  • 4:22InvitéPromesse
    « Le salaire d'un travailleur au SMIC augmentera de 100 euros par mois dès 2019, sans qu'il en coûte un euro de plus pour l'employeur. »
  • 8:38InvitéPromesse
    « Les heures supplémentaires seront versées sans impôts ni charges dès 2019. »
  • 8:48InvitéChiffre
    « Le Premier ministre annonce 400 euros de gains en moyenne par salarié. »

Temps de parole

  • Invité48 %
  • Invité 211 %
  • Présentateur11 %
  • Invité 37 %
  • Invité 46 %
  • Invité 55 %
  • Invité 65 %
  • Invité 74 %

13,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Pour l'instant, on passe au SMIC, aux heures supplémentaires, à la CSG, aux primes exceptionnelles, autant de mesures présidentielles pour regonfler le pouvoir d'achat et faire retomber la colère. Et pourtant, il y aura des laissés pour compte et certaines mesures d'urgence ne vont pas se concrétiser aussi vite qu'espérer. D'autres facultatives vont générer des frustrations, notamment la prime exceptionnelle, qui touchera quoi et quand. On fait le point avec Nicolas Dose, éditorialiste éco sur BFM TV. Bonsoir Nicolas Dose, merci de votre présence ce soir sur le plateau de C'est à vous.

On va passer en revue les mesures annoncées par Emmanuel Macron, détaillées par Édouard Philippe, qui seront présentées demain en Conseil des ministres avant d'être portées au vote à l'Assemblée nationale jeudi et au Sénat vendredi. Il faudra faire vite parce qu'il y aura des déçus, à commencer par les retraités qui manifestent. Aujourd'hui, on réécoute d'abord les mesures annoncées par Emmanuel Macron, les concernant le 10 décembre dernier.

0:55
Invité

Les retraités constituent une partie précieuse de notre nation. Pour ceux qui touchent moins de 2000 euros par mois, nous annulerons en 2019 la hausse de CSG subie cette année. L'effort qui leur a été demandé était trop important et il n'était pas juste.

1:13
Présentateur

Des annonces qui n'ont pas convaincu tout le monde avec un appel à manifester cet après-midi en région à Paris. Nelson Jetten et Chloé Ambiel ont rencontré ceux qui se sentent mal retraitées.

1:21
Invité

Mon prénom c'est Catherine, j'ai 2300 euros de retraite actuellement qui vont encore baisser. Je suis retraité de La Poste, ma retraite est de 1700 euros. Brigitte, 2300 de retraite. Infirmière anesthésiste et je touche en tant que retraite 1900 euros par mois. Je fais un tout petit peu plus de 2000 euros de retraite. André, travaillé chez Renault, retraité de chez Renault et je touche 1630 euros net. Alors bon, j'ai commencé à 14 ans et je ne vois pas, je ne dois rien à personne. Et bon voilà. Par contre les loyers ont augmenté. Ma mutuelle a augmenté. Ma mutuelle a augmenté de 3% et ainsi de suite.

2:06
Présentateur

Leur revendication, une annulation de la hausse de la CSG pour tout le monde et l'indexation de toutes les pensions sur l'évolution des salaires.

2:12
Invité

Je ne suis concerné par aucune des propositions qu'a fait le président. Il faut enlever la hausse de la CSG pour tous les retraités. Si vous êtes marié, ce qui est mon cas, si vous avez une conjointe qui gagne un peu plus, 2100 euros, à ce moment-là, vous ne bénéficiez pas de la baisse de la CSG. Non, moi je suis en couple et on sera au-dessus de toute façon. Pour vous, ça ne va rien changer ? Pour moi, je perds sur toute la ligne. Alors là, on ne touche rien, mais on paye partout. Je trouve ce qui est malheureux, parce que j'ai fait partie aussi des gilets jaunes, il faut qu'il y ait un moment où les gens cassent pour qu'on soit entendus.

Et là, c'est la troisième manif que je fais avec les petits vieux, j'en fais partie. Je suis désolé, il n'y a rien qui bouge. On nous dit, on leur a donné un bonbon, ils sont contents, ils ont manifesté, ils sont rentrés chez vous.

3:03
Présentateur

Vous comprenez ces frustrations, Nicolas Dose ?

3:06
Invité

On comprend les frustrations. Effectivement, il y a encore 35% des retraités français qui vont supporter une CSG à 8,3% et plus de 60% qui vont avoir une CSG ramenée à 6,6%. Je comprends qu'effectivement, il y ait des perdants et qu'ils auraient bien souhaité faire partie des mesures présidentielles. Ce n'est pas du 100%.

3:23
Présentateur

D'autant que cet allègement, il ne sera pas perceptible immédiatement.

3:26
Invité

Non, c'est techniquement compliqué parce qu'il faut que la CNAV mette ses trucs à jour et le temps de updater tous les logiciels. Il faut attendre effectivement le mois de juillet. Et au mois de juillet, les 6 mois de trop perçu de CSG pour ces 30% de retraités qui voient le 1,7% supprimé seront rétrocédés. Ils vont faire 6 mois d'avance sur recette pour l'État français.

3:44
Présentateur

Donc ils ne vont peut-être pas y croire dans un premier temps.

3:46
Invité

Ils ne vont peut-être pas y croire psychologiquement. En tout cas, on n'a plus que 30-35% des retraités qui supportent ce fameux 1,7% de CSG. Mais il a beaucoup fait parler de lui quand il est arrivé sur 1,7%. Maintenant, on me dit que le fait de le retirer, c'est des miettes. Non, si ce n'était pas des miettes quand il est arrivé, ce ne sont pas des miettes quand il s'en va.

4:00
Présentateur

D'accord.

4:01
Invité

Pour les salariés à présent, les salariés les plus modestes, ou ce qu'on appelle parfois les travailleurs pauvres, Emmanuel Macron a fait lundi dernier tout ce qu'il a pu pour annoncer une mesure sonnante, trébuchante, simple et claire, que ce soit compréhensible pour tout le monde. Et quand je dis qu'il a fait des efforts, c'est parce qu'on lui a beaucoup reproché, à juste titre, d'avoir un langage techno. Donc il a annoncé ceci. Le salaire d'un travailleur au SMIC augmentera de 100 euros par mois dès 2019, sans qu'il en coûte un euro de plus pour l'employeur.

Le salaire d'un travailleur au SMIC, alors là, on a tous compris, enfin beaucoup, moi-même sur ce plateau, j'ai dit hausse du SMIC, et c'est d'ailleurs la même... Oui, je sais, je sais, je sais. Et au début, on comprend ça. Je sais, au début, on comprend ça. À l'arrivée, oui, à l'arrivée, c'est de l'argent en plus, et du pouvoir d'acheter. Et c'est pas une hausse du SMIC. Mais c'est cette annonce-là qui a fait sensation. C'est celle qu'on attendait le moins, évidemment. Surtout que 100 euros, c'est colossal comme hausse. Il faut bien voir qu'habituellement, les revalorisations, ça vous met 15 euros, 16 euros tous les mois, ça ne vous met pas 100 euros. 8% pour un SMIC.

C'est une véritable hausse très importante par rapport à l'historique du SMIC. Mais Emmanuel Macron ne voulait pas solliciter les entreprises, et notamment les petites entreprises, qui risquaient de ne pas pouvoir financer cette mesure. Donc c'est une hausse de la prime d'activité, et selon des modalités qui ont souvent été compliquées à expliquer par les membres du gouvernement. Encore Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, hier matin sur RTL. Toute personne qui travaille au SMIC et qui n'a que le SMIC comme revenu, aura bien 100 euros en plus.

Un couple sans enfant qui gagne chacun un peu plus du SMIC, qui gagne chacun 1440 euros par exemple, aujourd'hui ils n'y ont pas droit, demain ils auront droit à la prime d'activité. Si quelqu'un est au SMIC mais que son conjoint gagne 5000 euros, oui, là on dit que ce n'est pas à l'état d'intervenir. En revanche, par exemple, deux personnes qui travaillent, même qui gagnent 1500 euros chacun avec deux enfants, aujourd'hui ils n'y ont pas droit, ils auront droit demain à ces 100 euros, et jusqu'à 1800 euros, ils auront quelque chose. Donc on va beaucoup plus loin.

On pourra, si le couple gagne 3000 euros qu'il a des enfants, jusqu'à 3000 euros pour le couple avec des enfants, il y aura une prime d'activité. Bon, pour ceux qui s'y retrouvent, bravo. Non, mais même une astérine a mal à la tête. Non, mais ce n'est pas la plus douée pour expliquer les situations. La prime d'activité, elle est calculée selon les revenus du foyer. Du foyer et la composition du foyer. Deux éléments essentiels. Elle démarre à 0,25 SMIC, c'est une cloche. 0,25, elle est au top à 0,8 SMIC, elle descend à 1 SMIC, vous avez un petit palier, et puis elle devait s'éteindre avant à 1,3 SMIC, elle s'éteint à 1,5 SMIC.

Donc, elle cible un panel extrêmement large de travailleurs pauvres, des gens qui travaillent à temps partiel ou avec très peu d'heures dans le mois, jusqu'à des gens qui touchent 1,7 SMIC déjà remets. Donc, effectivement, si vous êtes un couple avec deux enfants, à 3000 euros, vous avez la prime d'activité. Si vous êtes une femme seule avec votre enfant, vous avez la prime d'activité à 2000 euros. Si vous êtes célibataire, vous avez la prime d'activité à 1565 euros. Et 100 euros, ça n'est vraiment pas négligeable. Deux conséquences, tous les SMICards ne toucheront pas cette hausse.

Et là, on a découvert que 30% des personnes payées au SMIC étaient dans un foyer qui gagnait, qui était dans des tranches assez supérieures de revenus. Il y en a un qui est à 1000, qui est au SMIC et l'autre qui est à 4000. La deuxième chose, c'est que la mesure va profiter à plus de... 55%. 5 millions de salariés. J'ai été étonné du chiffre, non, de foyer, de foyer, de foyer. Le chiffre, Philippe, m'a surpris. Aujourd'hui, vous avez 2,6 millions de foyers éligibles à la prime d'activité. Normalement, il y en a 1,2 millions de plus. On n'arrive pas vraiment à 5 millions. En tout cas, c'est très sensiblement élargi. Et c'est un outil hyper efficace.

C'est le successeur du RMI de Michel Rocard en 1988. Ça a été très intelligemment fusionné, RSA d'activité et prime pour l'emploi en 2015 par François Hollande parce que vous aviez 2 organismes payeurs. L'un était conjugalisé, l'autre était individuel. Enfin, c'était absolument ingérable. Et donc, aujourd'hui, c'est le meilleur outil pour réduire la pauvreté des travailleurs et pour réduire les inégalités en France dont nous disposons sans effectivement avoir une hausse structurelle du SMIC qui, elle, augmente le coût du travail. Mais c'est compliqué à expliquer.

8:09
Présentateur

Et ce sera sur une durée illimitée ?

8:11
Invité

Alors, écoutez, je vous dis 88 RMI. On est en 2018. La prime d'activité existe toujours. C'est quoi ? C'est le revenu d'activité. C'est le revenu de base, la prime d'activité qui ne porte pas son nom. Donc, c'est depuis Rocard et ça risque... Mais ça ne va absolument pas être remis en cause. C'est l'outil le plus efficace dont nous disposons pour lisser les écarts de revenus et les phénomènes de pauvreté. C'est un super outil de redistribution. Maintenant, puisque c'est mon sujet du jour, les fameuses heures défiscalisées, l'annonce du Président. Je veux renouer avec une idée juste. Que le surcroît de travail accepté constitue un surcroît de revenus.

Les heures supplémentaires seront versées sans impôts ni charges dès 2019. Le Premier ministre annonce 400 euros de gains en moyenne par salarié, mais c'est une moyenne. C'est une moyenne. On peut estimer que... Il y a eu 9 millions de salariés qui en avaient bénéficié sous Nicolas Sarkozy. Les salariés, véritablement, avec des petits salaires, étaient minoritaires. Parce que le problème de ces heures supplémentaires défiscalisées ou désocialisées, c'est qu'elles fabriquent des effets de baine. C'est hyper facile dans une entreprise d'organiser des heures supplémentaires défiscalisées quand le temps de travail n'est pas compté en heures.

Généralement, c'est pour des catégories de la population dans l'entreprise plutôt bien installées. Donc vous vous retrouvez avec des heures normales qui deviennent des heures supplémentaires, des primes qui deviennent des heures supplémentaires. Donc ceux qui gagnent le plus vont gagner plus. Alors, sous Nicolas Sarkozy, on s'est rendu compte que ça avait été l'un des effets de baine regrettables. C'est d'ailleurs pour ça que ça a été plafonné jusqu'à 5 000 euros de revenus en plus par an et par salarié. Pour éviter qu'il y ait un effet de baine qui consistera à vouloir essayer de faire bénéficier des cadres supérieurs de cette disposition. Après, il n'y a aucun problème.

Ça apporte du pouvoir d'achat aux gens qui en bénéficient. Et il n'y a pas que des hauts salaires qui vont en bénéficier. C'est une mesure efficace. Ce n'est pas une mesure économiquement que je trouve très pertinente pour toutes les raisons que je viens d'indiquer. Elle ne crée pas d'emploi, au contraire. Elle n'a pas un phénomène de redistribution très efficace. Mais à côté de ça, c'est une mesure efficace en termes de pouvoir d'achat. Il faut bien voir que dans les 10 milliards annoncés, sur chacune des mesures, ce n'est pas de la ponction en moins, comme sur les taxes sur le carburant. C'est du pouvoir d'achat en plus.

Je n'arrête pas d'entendre que ce n'est pas concret et que ce sont des vignettes. Je suis désolé, mais un demi-point de PIB de pouvoir d'achat en un an, c'est concret, ce ne sont pas des vignettes. Il y a des recettes qui sont abandonnées par l'État. Des recettes ? Par exemple, sur les erreurs supplémentaires. Oui, évidemment. Vous avez un coût à 10 milliards d'euros. En termes d'opinion, juste, c'est la mesure annoncée par Emmanuel Macron qui a été la plus plébiscitée quand on a post-testé ces annonces. Les heures supplémentaires déficulées. 85%, le revival Sarkozy, 85% d'adhésion.

Et c'était la raison pour laquelle c'était fracassé la popularité de François Hollande lors de son précédent quinquennat. C'est parce qu'il les avait retirées. Et puis il y a un cas particulier dont on parle beaucoup. Ce cas, c'est les familles monoparentales. Une famille sur cinq en France. 35% vivent sous le seuil de pauvreté, établi à 1112 euros. 1026. 1026 euros. 1026. Merci de rectifier. Ça fait 2 millions de personnes. 60% du salaire médian qui est à 1750. 2 millions de personnes. Importants dans 8 cas sur 10, ce sont des mères qui élèvent seules leurs enfants.

Des femmes qu'on semble voir pour la première fois la faveur de ce mouvement sur les ronds-points, dans les cortèges, au péage. A l'image de Nathalie interrogée par notre reporter Nelson Jétaine. J'ai cinq enfants en charge. Je suis mère au foyer. Et je touche à peu près 915 euros par mois. Et voilà, c'est dur. Ça fait 7 ans. 7 ans que je ne les ai pas en vacances parce que je ne peux pas. Il n'y a pas de parc d'attractions. Il n'y a pas de plage. Même la mère, je ne peux pas les emmener. Pourtant, c'est à côté. Et c'est dur. Qu'est-ce que vous leur dites ? Que maman, elle ne peut pas les emmener parce qu'elle n'a pas de sous. Qu'est-ce qu'ils vous répondent ? Pourquoi tu n'as pas de sous ?

Et je leur dis parce que maman, elle ne travaille pas déjà. Et que le peu que j'ai, c'est pour payer les factures. Pas autre chose. Je n'ai pas les moyens. C'est tout con. C'est tout. Emmanuel Macron a parlé de ces femmes de courage. Ce sont ses mots pendant son allocution le 10 décembre dernier. Concrètement, qu'est-ce qui va changer pour ces femmes-là ? Si je vous ai bien suivi, on va parler du cas de Nathalie après. Si je vous ai bien suivi, pour les femmes qui élèvent seules leurs enfants, ce sera donc 100 euros de plus. Pas pour cette dame. Après, on va parler de Nathalie. La prime d'activité. Ce sera 100 euros de plus jusqu'à 2000 euros. Oui. Net. Oui. Pour Nathalie.

Si elle ne travaille pas et qu'elle a 900 et quelques euros par mois, ça veut dire que c'est un cumul, j'imagine, de minima sociaux et d'aide sociale. Exactement. À ce niveau-là, je vous parle. Elle a deux enfants, visiblement, comme ça ? Non, elle les a quatre, je crois. Les a quatre ? Oui. Et là, effectivement, dans les mesures annoncées, il n'y a pas de solution. Non. C'est des mesures uniquement pour les travailleurs, pour les retraités. Elle n'aura pas droit à la prime d'activité, puisque la prime d'activité vient en complément d'un petit salaire. Quand vous êtes à zéro de revenus, vous avez zéro de prime d'activité.

Ce n'est pas un outil qui est là pour lutter contre la pauvreté des gens qui sont sous le seuil de pauvreté de 1026 euros. Pour aider les travailleurs pauvres à gagner du pouvoir. C'est pour aider les travailleurs pauvres qui ont des petits revenus à vivre décemment de leur travail, justement. C'est ça l'objectif de la prime d'activité. Elle est vraiment liée à l'activité. C'est la première fois que le mot activité, dans un sigle, porte bien son nom. Parce que le I d'insertion n'a jamais fonctionné, et le A de RSA non plus. C'est la demande des Gilets jaunes, d'ailleurs, qu'on vive de notre travail. Les Gilets jaunes ne se sont jamais souciés des gens comme Nathalie, c'est ça ? Nathalie.

En disant, voilà, ces gens qui vivent des minima sociaux, ça n'intervient jamais dans leur discours. Ce sont les gens qui travaillent et il faut vivre de son travail, vivre dignement. On ne veut pas être assisté. C'est ça le fonds dominant, en tout cas, des Gilets jaunes. Et voyez, toutes les mesures d'Emmanuel Macron ne sont pas rien, vous le dites. Est-ce qu'elles ont changé le climat ? Est-ce qu'elles ont modifié les choses ? Oui, Diguel-Simon. On n'a pas l'impression.

13:44
Présentateur

Oui, Diguel-Simon, et on conclura là-dessus. Il faut qu'on conclue.

13:47
Invité

Non, non, pas sur la popularité d'Emmanuel Macron, mais sur le soutien au mouvement des Gilets jaunes. Il était encore majoritaire après les annonces d'Emmanuel Macron, mais il était tombé d'une vingtaine, 25 points quasiment. Donc, ça a quand même atténué une partie de la colère de l'opinion publique. Pas forcément celle des gens qui sont sur les ronds-points. Parce que, vous savez, une fois que le dentifrice est sorti, pour le remettre, c'est compliqué.

14:07
Présentateur

Merci beaucoup. Vous restez tous les trois avec nous. On continue d'en parler. C'est l'heure du 5 sur 5 d'Antoine Janton. Merci.

14:13
Locuteur

Merci. Merci. Merci.