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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 27 mai 2021 6 minAutoproduitFond programmatiqueSantéEurope & international

Déclaration du Président Emmanuel Macron depuis un centre de vaccination de Kigali.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Emmanuel MacronChiffre
    « L'Union européenne a pris un engagement fort, qui est au moins 100 millions de doses livrées d'ici à la fin de l'année, d'ici novembre. »
  • 3:30Emmanuel MacronChiffre
    « La France a pris, au sein de cet engagement, un engagement fort, qui est de 30 millions de doses. »
  • 4:30Emmanuel MacronChiffre
    « La France fera 30 millions, l'Allemagne fera 30 millions. »
  • 5:30Emmanuel MacronFait
    « La France a d'ores et déjà commencé à livrer, comme on l'a fait aujourd'hui. »
  • 9:00Emmanuel MacronFait
    « Nous avons rendu, au début du mandat, obligatoires plusieurs vaccins pour en particulier nos enfants. »
  • 11:00Emmanuel MacronChiffre
    « Le travail qui a été fait auprès de nos aînés dans les EHPAD a permis d'atteindre plus de 90 % de taux de vaccination. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Je veux vraiment remercier Messieurs les Ministres de la Santé, Monsieur le Ministre des Affaires étrangères, qui nous accompagnent, le ministre des Affaires étrangères et moi-même. Remercier aussi notre députée européenne, Chrysoula, qui est là et qui, en plus de son travail, son rôle de médecin qu'elle continue, avec courage, à exercer, a pris la tête, vraiment, de l'initiative ACT-A et du véhicule COVAX, et en plus vaccine aujourd'hui. Nous sommes ici, vraiment, et je pense que vous pouvez être très fier de ce qu'on a vu, Monsieur le Ministre, et de ce qui est organisé.

Nous sommes arrivés ce matin, en effet, avec des doses additionnelles du vaccin AstraZeneca, qui ont permis de déployer dans plusieurs centres la vaccination et d'avoir la deuxième dose, nous l'avons vu aujourd'hui, pour beaucoup de patients, de citoyens, de Rwandaises et de Rwandais, qui attendaient d'avoir, justement, la pleine protection. Je veux redire ici l'importance pour nous tous d'aider l'Afrique à la vaccination. L'Union européenne a pris un engagement fort, qui est au moins 100 millions de doses livrées d'ici à la fin de l'année, d'ici novembre.

Et la France a pris, au sein de cet engagement, un engagement fort, qui est de 30 millions de doses. La France fera 30 millions, l'Allemagne fera 30 millions. Je suis donc sûr que, collectivement, on devrait faire plus que 100 millions de doses de toutes les familles de vaccins, et la France a d'ores et déjà commencé à livrer, comme on l'a fait aujourd'hui.

On l'avait fait il y a plusieurs semaines. Aider l'Afrique, en particulier ici le Rwanda, à vacciner ses soignants, puis les personnes les plus vulnérables, comme nous l'avons fait nous-mêmes, et ensuite, progressivement, toute la population, pour atteindre l'immunité collective, c'est d'abord un devoir de solidarité et ensuite, c'est simplement comprendre comment fonctionne le virus, et donc aussi un intérêt bien compris de tous les pays européens et de tous les pays du monde, parce que si nous ne vaccinons pas au plus vite partout où on le peut, le virus continuera à se développer, à trouver d'autres mutants, parce qu'il s'adapte constamment, et donc touchera plus durement les pays où ces mutations apparaissent, avec le risque, aussi, qu'il se rediffuse dans d'autres pays où il y a eu de la vaccination parce qu'on aura eu des variants, à ce moment-là, résistants. Et donc, je veux vraiment dire que c'est non seulement un devoir moral, politique, mais une exigence sanitaire d'avoir cette stratégie.

Et donc c'est ce que nous avons lancé il y a maintenant un an avec l'initiative ACT-A, que nous avons d'ailleurs co-conçue avec le bureau de l'Union africaine, et en son sein le président Kagame, qui était d'aider par, justement, la livraison de doses de vaccins et le don de doses, et donc on va continuer à monter en charge, d'aider économiquement et d'aider les systèmes de santé primaires, Et je vais finir sur ce point. Il y a aujourd'hui, le vaccin, le don de doses. On veut compléter cela en faisant quoi ?

En transférant la technologie pour produire plus de vaccins sur le continent africain. C'est ce que nous avons initié avec le Rwanda, c'est ce que nous ferons aussi demain avec l'Afrique du Sud : les transferts de technologie et lever toutes les contraintes qui empêchent ces transferts de technologie, et donc de produire plus. Et ensuite, c'est de ne pas oublier les systèmes de santé primaires.

Ici, vous avez investi depuis des années dans un système de soins qui est l'un des plus performants de la région et qui permet en effet aujourd'hui d'organiser la campagne de vaccination, qui permet aussi de faire de la prévention, de traiter des maladies chroniques qui sont connues. Ce n'est pas le cas dans tous les pays en Afrique, et je pense que l'on doit absolument, au moment de cette crise, renforcer notre aide bilatérale et multilatérale sur ce sujet. C'est d'ailleurs ce que la France a décidé dans le cadre de la loi pluriannuelle, que le ministre défend en ce moment au Parlement, qui portera notre aide publique au développement à 0,55 % de notre PIB, eh bien d'avoir, entre autres, un pilier santé qui est le renforcement des systèmes de soins primaires.

Monsieur le Président, au Rwanda, la vaccination n'est pas obligatoire. Elle ne l'est pas non plus en France, même si ces derniers jours, l'Académie de médecine aimerait la rendre obligatoire. Est-ce que la position de l'Académie de médecine vous fait réfléchir à nouveau sur ce sujet ou est-ce que la porte reste fermée sur la vaccination obligatoire ?

Aucune porte n'est fermée, par essence. Nous avons rendu, au début du mandat, obligatoires plusieurs vaccins pour en particulier nos enfants, vous le savez, vaccins qui étaient connus, pour essayer d'éradiquer complètement les maladies qui étaient concernées. Il y avait un avis scientifique fort et un avis éthique qui était aussi très fort sur ces vaccinations obligatoires.

La conviction qui est la nôtre depuis le début de la crise, c'est qu'il est plus efficace de miser, au moment où nous sommes, sur la confiance et la conviction. Nous regardons les choses. On nous a dit au début : "regardez, vos soignants ne sont pas assez vaccinés".

La question s'était posée il y a quelques mois, d'une vaccination obligatoire des soignants. Je constate que par, à la fois la conviction, par, aussi sans doute l'exemple, cette vaccination a beaucoup augmenté et elle est aujourd'hui autour de 75 % des soignants qui sont vaccinés dans notre pays. Le travail qui a été fait auprès de nos aînés dans les EHPAD a permis d'atteindre plus de 90 % de taux de vaccination.

Donc, je crois qu'il est plus efficace de passer par la conviction et aujourd'hui, de ne pas rendre la vaccination obligatoire. Ce qui est important, c'est d'expliquer à chaque fois tout ce qu'on sait, comme nous l'avons fait, en transparence, de demander aux autorités sanitaires de tout dire et de partager toutes les informations et le recul que nous avons sur ces vaccins. Aujourd'hui, je crois que la confiance est en train de s'installer et je m'en réjouis.

Donc il faut, je pense, continuer d'avancer ainsi, comme c'est fait ici. Merci beaucoup. Merci Monsieur le Ministre, et vraiment merci à notre présidente parlementaire européenne.

Merci Chrysoula.