#Direct 🔴 Emission spéciale : dissolution, le pari d'Emmanuel Macron
Emmanuel Macron Au micro : Arnaud Benedetti, Sophie Dravinel, Steve Jourdin, Benjamin MorelSource d'origineTranscription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Pourquoi cette dissolution avant les Jeux Olympiques ?
- 5:00OuverteRéponse partielle
Les députés de la majorité sont-ils prêts à cette dissolution ?
- 7:00RelanceRéponse directe
Le délai de 20-40 jours est-il constitutionnel ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Stéphane Séjourné propose un front républicain : est-ce une stratégie viable ?
- 11:00OuverteRéponse partielle
Les Républicains vont-ils suivre Éric Ciotti dans sa stratégie d'autonomie ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Le RN peut-il bénéficier d'un report des électeurs de Reconquête ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Fait
« c'est une majorité parlementaire qui est très asséchée parce que vous sortez finalement de cette coalition »
- 10:00Fait
« il faut déposer les listes avant vendredi normalement l'élection est dans 3 semaines »
- 14:00Fait
« la clé de ce scrutin c'est en grande partie les accords au sein de la gauche »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
également qui permet finalement d'avoir des des réserves de voix parlementaires là en l'occurrence il faut reconnaître c'est une majorité parlementaire qui est très asséchée parce que vous sortez finalement de cette coalition en plus c'est une coalition c'est-à-dire que vous avez le modem vous avez horizon euh vous avez Renaissance donc vous êtes tributaair aussi des uns et des autres donc finalement il n'y avait pas de réserve et c'était extrêmement difficile pour le gouvernement de pouvoir tenir encore très longtemps et après un choc comme celui que vient de subir le pouvoir parce que c'est un vot de sanction qui s'est exprimé ce dimanche mais on voit bien que finalement le président de la République en tire les conséquences ce qui est surprenant ce qui est surprenant c'est pas temps la dissolution c'est le moment qui choisit pour procéder à cette dissolution avant les Jeux Olympiques il faut quand même le rappeler dans un contexte où bah il faut quand même organiser un événement d'ordre planétaire et sur lequel en plus on communique beaucoup on aurait pu s'attendre par exemple plutôt à ce que cette dissolution Inter vienent à l'automne c'était une possibilité ça permettait tout que ça aurait pas donné l'impression au français que finalement ils ne tenaient pas compte du résultat d'hier et du choix qu'ils ont exp Fall oui al c'était c'était évidemment moi je trouve que finalement il y a une logique hein dans cette décision elle est conforme finalement à l'esprit des institution quand il y a une crise de légitimité parce que il y a une crise de légitimité et il y a un conflit de légitimité ben Michel Debray le disait hein c'est le retour au peuple et le retour aux urnes qui permet de trancher oui absolument c'est le retour au peuple le retour aux urnes et attendre l'automne c'était inter faire intervenir cette dissolution dans le cadre des discussions sur le budget et cetera on aurait été loin finalement des européennes mais c'est vrai que là Emmanuel Macron prend quand même un risque comme le dit Alexis Brezet dans notre éditorial chez nous un risque inoui selon son expression et et c'est vrai vous parliez des Jeux Olympiques et de la date tellement proche en fait c'est le 7 juillet pourquoi parce qu'on peut pas voter aussi tout simplement le 14 juillet c'est pas possible euh et euh et et ça paraît complètement fou et vous l'avez rappelé c'est entre 20 et 40 jours absolument entre 20 et 40 jours mais ce qui est impressionnant c'est les conditions de sécurité dans lequel ça va se dérouler alors évidemment on a tous une pensée pour les instituts de sondage pour tous les collègues qui travaillent dans le champ politique mais pour tous les institut de sondage et moi j'allais dire aussi pour tous les fonctionnaires qui sont depuis hier en ébullition absolue dans les préfectures dans tous les endroits où ils vont être mis voilà parce que on sait très bien et pas seulement pour des questions d'organisation mais des questions de sécurité que là des forces étrangères vont largement profiter de ce moment extrêmement instable aussi bien à gauche qu'à droite partout y compris dans la majorité présidentielle pour s'infiltrer et on a vu ce qui était capable de faire certaines démocraties illibéral certains pardon gouvernements illibéraux euh et on pense à la Russie en matière de désinformation je pense que là tout le monde est sur les dents parce que Emmanuel Macron ouvre un champ assez impressionnant de déstabilisation de notre démocratie aussi on va on va retourner du côté de l'Assemblée nationale voir Elsa bondingava Elsa on a vu le ton assez critique he de de yel Bron pivé à la suite de cette dissolution de l'Assemblée par Emmanuel Macron comment réagit-on du côté des des députés que vous avez pu croiser alors j'en ai pas vraiment croisé ce matin Clément Merri puisqu'ils se font très discrets dans l'assemblée beaucoup sont en circonscription mais j'ai pu échanger par téléphone avec certains on parle de stupeur de sidération mais la nuit a perd un peu digérer la nouvelle ce matin certains pensent encore que c'est une folie d'autres que le président n'avait pas le choix un député me dit on verra à la fin de cette campagne si c'était une bonne ou une mauvaise idée ils sont beaucoup en train de s'organiser certains ont déjà dit sur les réseaux sociaux qu'ils étaient candidats à leur succession on s'organise il y a des réunions une réunion du bureau du groupe qui va se tenir dans quelques minutes ici à l'Assemblée nationale les délais sont très courts puisqu'il faut déposer les listes avant vendredi normalement l'élection est dans 3 semaines beaucoup pensaient qu'Emmanuel Macron allé enjamber le scrutin aidé par le calendrier les Jeux Olympiques vous en avez parlé avant ça un peu l'eurau de football le scénario d'une dissolution tout le monde en parle depuis juin 2022 mais c'est vrai que ce calendrier ce timing a énormément surpris notamment les députés de la majorité qui ne s'y attendaient pas du tout mais ils sont en ordre bataille beaucoup reprennent la campagne dès aujourd'hui merci Elsa merci beaucoup on accueille de nouveaux invités le politologue Olivier rouan bonjour Olivier merci beaucoup d'être avec nous et le constitutionnaliste Benjamin Morel bonjour Benjamin merci également d'être avec nous on entendait Elsa nous parler des réactions des députés elle employait le mot de stupeur c'était stupéfiant ce choix d'Emmanuel Macron c'était stupéfiant parce qu'en réalité un c'était pas forcément attendu d'ailleurs LR envisagé une motion de censure potentiellement à un moment juste avant les Jeux Olympiques en disant jamais la dissolution à ce moment-là parce que en effet c'est pas excessivement rationnel hein c'est-à-dire que je rappelle que on a quand même madame ya casterra et géraldanin qui doivent gérer les Jeux Olympiques qu'on ne sait pas exactement quel gouvernement sera aux manettes du pays dans un mois et que de l'autre côté et bien on a une période qui est une période qui n'est pas vraiment propice pour faire campagne donc en effet c'était pas forcément attendu par ailleurs quand vous regardez les enquêtes d'opinion législative partielle il est pas tout à fait évident que ces élections soient gagnées pour le camp présidentiel c'est même une litote de le dire donc cette action là est quand même une action qui peut surprendre quant à sa rationalité elle avait pas du coup été anticipée par les acteurs politiques Olivier rouan la dissolution c'est une arme qui a été assez peu utilisée sous sous la 5e he je crois que c'est la 6e fois c'est une arme risquée à double tranchant oui c'est risqué le président quelle est sa rationalité parce qu'il y en a quand même une j'imagine je pense que il tient compte quand même de de plusieurs années où l'on voit à chaque fois la majorité fragile l'écrit se multiplié le 493 refusé sauf que les textes les plus lourds ne peuvent être adoptés qu'en utilisant cette arme qui est encore une fois aujourd'hui n'est plus accepté par l'opinion publique euh les crises dans la dans la rue hein jusqu'à celle de Nouvelle-Calédonie donc cette accumulation plus ce score inéit du rassemblement national avec une participation honorable on va dire tout ceci le forcer à réagir et je dirais que c'est un choix contraint mais il a sa rationalité alors ce il y a la volonté quand même de dramatiser puisque le délai est très court euh faire campagne va être quasiment enfin très difficile dans des circonscriptions vous avez 34 communes comment vous voulez faire campagne là donc il y a une dramatisation et c'est une dissolution qui vaut un peu référendum finalement pour ou contre un gouvernement de cohabitation avec le rassemblement national donc c'est un coup de force pour dire au au partis qui sont contre le rassemblement national faites quelque chose si vous voulez refuser et et vis-à-vis des électeurs aussi finalement c'est une sorte de de coup de force symbolique que tente le chef de l'État avec cette dramatisation peut-être un mot constitutionnalisme Jamin Morel effectivement c'est un délai très très court des législative dans 3 semaines est-ce que c'est un choix politique ou est-ce que c'est un délai contraint par la Constitution alors c'est pas un décret c'est pas un délai contraint par la Constitution alors un peu de droit je suis désolé vous êtes là pour ça voil c'est préciux il y a la Constitution la Constitution prévoit que en cas de dissolution législative ont lieu entre 20 et 40 jours le code électoral dit pour toute élection législative vous devez avoir un dépôt de candidature un mois à l'avance la Constitution l'emporte sur la loi donc à partir de là là vous pouvez faire une élection le 30 juin donc on peut pas contester un non respect des règles on pourra toujours essayer parce qu'en fait il y a pas de jurisprudence forcément derrière et donc ce faisant il serait intéressant de contester le décret de convocation qui va bientôt paraître et qui donnera les dates exactes de dépô de candidature mais a priori le Conseil constitionnel va pas jouer là-dessus parce que ça voudrait dire que on neutralise certaines dispositions constitutionnelles or le 20 à 40 jours il a un sens ça permet quand même et bien potentiellement si jamais il y a des contentieux de rapidement pouvoir les régler donc pour cette raisonlà j'y crois pas vraiment à la contestation en tout cas à sa réalisation donc il y aura un premier tour le 30 juin ça implique d'aller en effet très très vite et pour répondre plus politiquement à votre à votre question oui parce que quelle est la clé de ce scrutin la clé de ce scrutin c'est en grande partie les accords au sein de la gauche si vous prenez les circonupes les circonupes sont gagnés en 2022 alors que la gauche obtient moins de voix qu'en 2017 pourquoi bah parce que l'accord électoral c'est la loi du mode de scrutin fait que quand vous avez des alliances vous avez plus de second tour quand vous avez plus de second tours vous avez plus de députés le Paris d'Emmanuel Macron c'est de parier sur la désorganisation des oppositions désorganisation de la gauche qui ne présenteraiit pas un front commun et donc se faisant plus de second tour Majo RN et derrière mobilisation en faveur de la Majo des organisations de LR qui se mettrai pas en ordre de bataille et donc députés LR paniqué qui tout d'un coup rejoindrait les rangs de la majorité ou en tout cas passeraiit des accords CIRC par CIRC donc la rapidité la désorganisation peut en eff servir Emmanuel Macron mais souvenez-vous que c'é également le Paris de Jacques Chirac en 1997 en disant la gauche ne s'organisera jamais et donc ce faisant c'est facile je vais pouvoir purger les baladuriens de ma majorité on connaît la suite alors on va justement parler de cette campagne à venir des enjeux de cette campagne législative dès hier soir Stéphane sé journé a annoncé que la majorité ne présenterait pas de candidat face aux députés sortants qui font je cite qui font partie du champ républicain qu'entendait-il par là et bien il a apporté des précisions ce matin c'était chez nos confrères de France Inter par définition le projet que nous porterons euh dans cette élection sera dans le champ républicain donc tous les députés sortants qui souhaitent s'investir dans ce projet il y aura une discussion avec les les partenaires de la majorité mais également je souhaite que on puisse avoir une discussion avec des gens raisonnables AC qui on peut travailler et dans ce cadre là oui nous donnerons les investitures à ceux qui partagent ce projet et donc chaque candidat qui se dit en désaccord avec ce projet aura évidemment un candidat en face aux éles législa Arnaud Benedetti on voit qu'il y a quand même une condition à cette main tendue par Stéphane séjourné hein c'est très clairement de s'investir dans un projet clair autour de la majorité présidentielle comment analysez-vous ça est-ce que c'est une offre de coalition de front anti RN clairement oui c'est essayer de constituer encore une fois dans dans l'urgence voir dans une certaine forme de panique aussi un front républicain avec les bordures des républicains et les bordures du Parti socialiste mais il y a au moins trois limites à cet exercice première limite déjà c'est les déclarations des principaux leaders politiques et notamment de LR hier soir à la proposition de jour a totalement exclu cette hypothèse deuxième limite c'est que vous pouvez en effet par exemple sur la gauche considérz que vous allez soutenir un candidat socialiste parce que vous le considérez comme étant une force de ce qui de ce qu'on appelle l'arc enfin en tout cas de ce que la majorité présidentielle appelle l'arc républicain mais enfin pour gagner il faut fauda aussi les voix de LFI en l'occurrence et donc il est loin d'être sûr que il y ait un transfert si vous voulez de l'électorat LFI pour un candidat socialiste qui serait soutenu par la majorité présidentielle si vous voulez ça sera pas mécanique à mon sens jel mélch d'ailleurs m en garde des troème limite à cet exercice troisème limite à cet exercice qui est à mon avis une limite qui là de ce point de vue- là peut profiter au rassemblement national c'est tout simplement de considérer voyez les anciennes forces de gouvernement qui ont gouverné le pays depuis 40 ans ça çaarrange entre elles pour sauver un système qui est à bout de souffle donc ça peut aussi avoir un effet si vous voulez voilà c'est un peu le retour de l'UMPS donc ça peut avoir aussi un effet de de mobilisation pour une partie de l'électorat du rassemblement national qui souhaiterait évidemment avoir une offre d'alternance qui soit une offre d'alternance de rupture elle est politiquement risquée cette proposition de Stéphan sesjourné mais oui elle est politiquement risquée et puis en même temps elle est un piège pour la gauche parce que et d'ailleurs il y a elbour Pivet a pris ses distances hein par rapport à à ce qu'a dit Stéphane séjourné elle a bien précisé que pour elle euh ceux qui participaient euh au Parlement à la vie politique au Parlement faisaient partie de cet arc républicain et donc elle a intégré euh les député insoumis euh d'une certaine façon ou voir totalement euh dans ce dans cet arc-là mais euh c'est un paril risqué parce que mais c'est un piège pour la gauche parce que euh finalement euh évidemment que que que tout le monde va être euh avoir en tête cette campagne des européennes et évidemment euh la la la l'ultra présence de Rima Hassan et du conflit Israël Gaza et et ça on a beau dire François Ruffin va sans doute sortir ou essayer de sortir du du du jeu pour incarner cette autre gauche la nuupes saison 2 est-ce qu'il va réussir son Paris est-ce que Jean-Luc Mélenchon va se laisser faire et est-ce que la majorité présidentielle ne va pas profiter de cette occasion pour essayer de dissoudre cette gauche soluble justement dans cette question extrêmement forte extrêmement puissante de l'antisémitisme qui euh joué beaucoup de cartes pendant cette campagne des européennes c'est évident qu'on parlait tout à l'heure de de l'effet vitesse et du fait que ça pouvait être un un un argument positif pour Emmanuel Macron c'est pour la majorité c'est sûr mais moi ce que je vois surtout c'est un rejet fort profond lointain régulier de la politique d'Emmanuel Macron et de sa majorité présidentielle et même ilel BR Pivet ce matin reconnaissait sur France 2 chez No confrère de France 2 que Emmanuel Macron avait d'une certaine façon perdu son son enfin disons n'avait pas n'était pas parvenu à réussir à faire de la politique autrement tel qu'il l'avait promis au début du prer gingena et du du 2è et que cette politique autrement c'était cette coalition dont nous parlons peut-être l'UMPS autrefois en tout cas l'en même temps de la macroni et que il n'y était pas parvenu pourquoi est-ce qu'il réussirait maintenant j'ai des doutes Olivier Ran euh qui peut saisir cette main tendue par Stéphane séjourné est-ce que c'est juste pour diviser le camp adverse ou est-ce que c'est une vraie main tendue je pense que c'est un peu les deux en fait c'est une vraie main tendue parce qu'ils ont besoin je pense que la la majorité sortante déjà difficile serait très surprenant qu'elle augmente son nombre de de députés hein donc ils auront besoin de soutien si tantz qu'ils qu'ils aient un résultat honorable sachant que rappelons-le quand même c'est une élection à deux tours donc il faut pas trop calquer ce qui vient de se passer hier au soir sur l'organisation et le déroulé déroulement des législatives et les résultats qu'elle pourrait avoir ce qui est problématique pour la gauche au-delà de tout ce qui a été dit c'est aussi la négociation des circonscriptions éventuell puisque nous sommes dans une gauche pluriel et il faut si on veut avoir des chances de gagner si cette gauche va avoir des chances de remporter une circonscription faut à l'avance répartir entre les veres LFI et cetera bon ça c'est très difficile de le faire dans le délai imparti euh bon donc c'est un vrai risque aussi pour l'institution présidentielle parce que si au sortir de cette période électorale il n'y a plus de majorité si à l'Assemblée il y a une fragmentation telle que nous la connaissons déjà avec 10 groupes plus non inscrit donc si cette fragmentation est reproduire donc si l'objectif de clarification que ce est attendu c'est un retour d'une certaine bipolarisation là si ceci ne survient pas et franchement ça les probabilités sont limitées l'institution présidentielle va va forcément être affaibli dans par la su question la démission est posée de la démission d'Emmanuel Macron pour vous h potentiellement enfin je veux dire si poursuit dans sa logique à lui qui est euh moi face à l'Histoire pourquoi ne pas imaginer ça alors évidemment on est dans la politique fiction on va reprocher au aux éditorialistes ou journalistes politiques de se projeter dans quelque chose de mais il y aurait quelque chose de cohérent si jamais il y avait une démission ce serait un nouveau quinquena 2429 et la possibilité aussi pour lui de se représenter éventuellement en 2029 sans parler de démission c'est comme l'institution comme au moment de 97 on avait eu 5 ans de cohabitation avec une présidence qui sortait de là quand même très très affaibl on va écouter Sébastien Chenu le vice-président de l'Assemblée nationale et le vice-président du rassemblement national il appelle au rassemblement mais à certaines conditions l'écoute alors un candidat RN ou qui adhérera à la plateforme de proposition que nous sommes en train de structurero ça veut dire que vous savez pour une élection il faut des candidats il faut aussi un programme à minima une plateforme et nous dirons quelque part qui a envie de souscrire à cette plateforme est le bienvenu et qui a envie de souscrire à cette à cette plateforme peut candidater avec nous même s'il n'est pas du rassemblement national donc cette offre politique car c'est une offre politique qu'on fait aux Français mais elle se fait aussi aux hommes et aux femmes qui sans être au rassemblement national venant deslr de la gauche patriote peut-être parfois de chez zmour et cetera peuvent se retrouver dans ce que nous proposons qui peut saisir cette offre benjan Mel alors a priori l'offre on pourrait le penser s'adresse d'abord à reconquête et reconquête là-dessus est sur une position assez ambivalente du point de vue du RN c'est-à-dire que d'un côté c'est le parti à tuer parce que fondamentalement il prque des électeurs et Éric Zemmour et Marine Le Pen ne s'entendent pas vraiment en même temps c'est un parti qui permet de modéré le RN notamment au regarde de l'électorat centriste c'est toujours bien d'avoir quelqu'un à votre extrême ça permet d'apparaître comme n'étant pas si extrême donc est-ce qu'il peut y avoir un jeu possiblement en sous-main ensuite il y a potentiellement des députés avec le reconquête qui appelé hier à l'union des droites hein exactement c'est c'est la ligne de reconquête c'est la ligne de Mario maréchal Le Pen et de et de d' Zemour donc ça c'est très clair pour le RN il est pas sûr qu'on y a intérêt mais pourquoi pas l'autre option c'est également les députés LR parce que les députés LR pour l'instant vont tenir mais quand ils vont voir la situation sur le terrain si jamais ils ont un candidat de la Majo face à eux et qu' qu'ils ont un RN qui a fait 40 50 % aux européennes même si je suis absolument d'accord et c'est très important c'est pas le même électorat qui vote et il y a un jeu de participation différentielle mais une partie de l'électorat est très en colère contre la majorité Emmanuel Macron il peut se mobiliser en votre sanction au quel cas l'idée de passer un accord avec le RN au moins pour pas avoir de candidat face à soi peut-être une position électoralement rationnelle et donc il peut y avoir en effet un jeu de porosité pour les députés LR vers la majorité mais également vers le RN d'où cette main tendue qui n'est pas tout à fait innocente Arnaud Benedetti est-ce que ça vous semble envisageable un rapprochement entre reconquête et le RN dans ce délai très court et est-ce qu'au-delà de cela le RN peut chercher finalement à faire l'union des droite que Marine Le Pen a a refusé de faire de faire jusqu'à présent alors déjà la réalité c'est que de toute façon le RN bénéficiera d'un report des électeurs de reconquête après de 95 % ça c'est j'allais dire une garantie pour le r n' pas besoin de de chercher à se rapocher point de vue là c'est quand même une une force indéniable pour le et on l'a vu lors des dernières élections législatives en 2022 où l'électorat où Éric Zemour avait performé c'est largement reporté sur Marine Le Pen et sur les candidats du rassemblement national lors des des seconds tours donc ça c'est quand même un avantage comparatif important ensuite aujourd'hui si vous voulez manifestement le RN fait le Paris de sa dynamique sociologique clairement parce que ce qu'on a vu hier quand même c'est une consolidation du RN de manière très forte dans les classes populaires et dans une partie des classes moyennes je rappelle qu'il font 30 % chez les professions intermédiaires plus de 50 % chez les ouvriers près de 40 % chez les employés et qu' per chez les cadres où ils font 18 % donc alors je dis pas que ça devient un vote interclassiste parce que la dimension populaire et classe moyenne reste très forte mais quand même là vous avez je vais dire un phénomène qui est massif qui est fort et qui explique le succès du rassemblement national hier soir et moi je pense que il y a des réserves de voix en plus c'est-à-dire que on voit bien que toutes les classes populaires ne se sont pas mobilisées lors de cette élection européenne donc il ils sont assez surr d'eux et après je veux dire ils ont une grande marge de manœuvre en fonction des circonscriptions on en fonction des seconds tours en fonction du rapport de force au second tour et je partage ce que dit Benjamin c'est-à-dire que un certain nombre en effet d'électeurs et de surtout de de députés LR vont eux aussi je veux dire regarder à deux fois contenu de la nature même de leur circonscription beaucoup de députés LR sortant sont issus de circonscription qui sont des circonscriptions soit rurales ou avec en tout cas une j'allais dire une dimension de classe populaire qui est extrêmement qui est extrêmement forte et qui explique aussi leur succès un mot rapide pour soutenir Arnaud avec qui je suis toujours d'accord ça sur la Corse il y a euh le vrai phénomène d'hier enfin si on estcl à dis solution si regarde uniquement les élections européennes c'est pas le niveau du rassemblement national 31 % ou 32 voilà c'est le la diversification de son électorat ça veut dire qu'aujourd'hui dans l'électorat centriste il est très difficile d'envisager qu'il y aura un vote barrage il est très également il est pas forcément non plus tout à fait évident que cet électorat là se mobilise pour Emmanuel Macron contre le RN demain à ses élections cet électorat visiblement n'a pas voulu se mobiliser là pour Valérie Eyer et aujourd'hui il il y a une forme de porosité qui s'installe entre cet électorat centre- droit et le rassemblement national donc l'idée qu'il y aurait tout d'un coup un front républicain que l'électorat centriste serait là que l'électorat de gauche qui s'est pas mobilisé pour la majorité non plus dans les second tours majorité RN en 2022 se mobilise également pour le candidat de la majorité c'est faire le Paris d'un retour du front républicain dont tout nous montre depuis 3 ans qu'il est mort oui et d'autant plus j'allais dire absolument cette droite patrimoniale cette droite rurale qui est un peu finalement peut-être cette alliance qui avait été construite par Nicolas Sarkozi qui s'est aujourd'hui reporté sur le rassemblement national et je pense qu'il y a quelque chose on va voir comment ça se joue à droite à gauche pardon on va voir comment François Ruffin et d'autres Clémentine Autin Olivier fort et et et Marie toussin évidemment avec Marine Tondelier les écologistes vont vont vont réagir mais c'est vrai qu'il y a quelques quelque chose qui s'est cristallisé autour de Jean-Luc Mélenchon avec des choses qui nous rappellent la dernière présidentielle plutôt Marine Le Pen que Jean-Luc Mélenchon et ça c'est vrai que dans des circonscriptions où il y aura des duels entre LR ou même la majorité présidentielle avec enfin là où LFI sera présent face au RN il va y avoir un report encore plus fort en faveur du RN je le crains enfin je le crains je je je le suppose je sais que beaucoup l'envisagent et et c'est cette espèce de bascule et la crainte incarnée par Jean-Luc Mélanchon du fait de sa campagne qui quand même parce que c'est un des meilleurs stratèges de notre de notre vie politique il a fait un excellent Paris il a fait juste enfin sa candidate maintenant auri a fait moins de 10 % mais c'est quand même un très très bon score et évidemment elle a pas doublé son score de la précédente des précédentes européennes mais enfin elle a fait qu points qu points de plus et donc il a mobilisé les quartiers et juste pour compléter ce que vous disiez très justement sur le RN il y a aussi une autre division qui s que nous avons observé en France et qui se confirmera peut-être c'est celle de la politique des villes et la politique des champ oh là là je suis pas sûr qu'il est mobilisé les quartiers quand même he alors on va voir dans les on voir il a mobilisé en zone très urbaine d'accord oui mais c'est les zones urbaines qui m'intéressent et puis deè remarque sur nation donc évidemment classe défavorisé évidemment plus rural mais il a élargi et il est allé vers le rurbain voir vers l'urbain hein puisque il fait à peu près sa moyenne désormais jusque dans des villes de 100 150000 habitant à Marseille hein il est en tête à Marseille et par cont et je pense justement puisqu'on parle des de la géographie et des territoires je pense que dans ces préparation très rapide législative beaucoup pensent déjà au municipal dans 2 ans absolument 2026 il va y avoir en effet une pression sur ces élus locaux notamment dans les zones où le RN a déjà une présence dans les dans les collectivités locales si on prend le Grand Sud-Est je pense que là il peut y avoir un effet d'entraînement euh notre petit point par rapport à ce qui se et qui va donc déstabiliser peut-être l'air un notre point par rapport à ce que à ce que vous disiez c'est que si le la majorité sortante veut élargir et et faire le le coup du rassemblement républicain il faut sans doute arrêter de comment dire stigmatiser et de cristalliser sur LFI sans quoi ils affaiblissent tout toute la gauche qui pourrait éventuellement le camp républicain donc là il y avait hier sur les plateaux une dissonance entre l'objectif et ce qui était dit on va s'intéresser peut-être plus en détail à présent au Républicain à la droite avec ériic soioti qui a donc précisé hier que LR irait seul sous ses couleurs au législativ sans coalition sans coopération sans collaboration avec ce pouvoir qui a tant abîmé la France ce sont les mots d'éic soti Stéphanie Despierre vous êtes en direct de l'Assemblée nationale est-ce que les députés de droite sont prêts à à suivre ce mot d'ordre d'Éric Coti il est encore un peu tôt pour le dire ni Macron ni Le Pen là s'accentue en tout cas des deux côtés sur les députés républicains vous le savez on dit souvent depuis 2022 que la 60 soixantaine pardon de députés sortants sont des autoentrepreneurs de la politique ils vont évidemment scruter les résultats dans leurs circonscription les résultats de ces européennes voir les scores du rassemblement national les scores de François Xavier bami ce débat faut-il s'allier à Emmanuel Macron ou regarder vers le rassemblement national empoisonne les républicains depuis 2022 il y a quelques semaines c'est Gérard Larché le président du Sénat qui avait relancé la discussion en proposant une coalition avec le camp présidentiel hors de question avait dit Éric cotti l'a répété hier soir depuis des mois depuis des mois également une quinzaine une vingtaine de députés jugés Macron compatible réfléchissent s'organise mais pour l'instant ils n'ont pas encore franchi le pas un pas vers le camp présidentiel est-ce que c'est pour maintenant on va voir dans les prochains jours il y a aussi une jeune génération les députés Aurélien Pradier Pierre-Henri Dumont Julien div qui eux veulent jouer cette carte du niini ni Macron ni Le Pen en en espérant reconstruire sur les ruines des républicains un nouveau chemin pour la droite et puis il faudra surviller ce que vont faire les trois députés LR sortants qui en mars 2023 avaient voté la motion de censure de rassemblement national sur la réforme des retraites en tout cas la menace de dissolution était la menace ultime la pression maximale sur les républicains de la part du président de la République il a mis sa menace à exécution à l'issue des prochaines législatives les députés les républiqu pourra être encore moins nombreux qu'en 2022 merci beaucoup Stéphanie pour ces explications est-ce que les républicains ce sont eux qui ont le plus à perdre avec cette dissolution Arnaud on voit bien que de toute façon les tergiversations qui ont été les leurs pour par exemple présenter une motion de censure contre l'exécutif depuis 2 ans montre bien que ils ne sont pas sûrs sur leurs assises dans leurs circonscription pour un certain nombre d'entre eux donc il y a aujourd'hui en effet un risque très important qui plane sur les députés républicains dans un certain nombre de circonscriptions d'autant plus que le score quand même de Monsieur bami malgré la bonne campagne indéniable qu'a pu faire individuellement monsieur bami montre que les républicains sont encore en recul par rapport à 2019 au scrutin européen précédent le problème c'est que les républicains n'ont pas n'ont pas résolu l'équation qui est la l'heure enfin l'équation très complexe qui est là l'heure depuis 2017 prix en éto entre euh un bloc majoritaire qui a aspiré vampirisé une partie de la droite libérale centriste qui s'est retrouvé euh autour d'Emmanuel Macron et puis euh euh le bloc rassemblement national qui grignote progressivement euh scrutin après scrutin une partie de leur de leur électorat euh parce que là clairement il y a quand même une grande partie de l'électorat historique du rassemblement du du LR qui a voté dans un certain nombre de de régions pour le rassemblement national donc si vous voulez ils en sont au même point et avec encore moins d'oxygène qu'ils en avaient il y a 5 ans donc ça va être en effet des élections extrêmement difficiles d'où la pression d'ailleurs qu'exerce Emmanuel Macron pour essayer de de créer les conditions d'une alliance avec une partie d'entre eux alors vous l'avez dit hein une partie de la droite est tentée par un un rapprochement avec Emmanuel Macron il y a eu cette hypothèse d'une nomination de Gérard Larchet à Matignon qui avait circulé un moment ces dernières semaines Steve Jourdin vous êtes en direct de la salle des conférences du du Sénat Steve on sait que le président du Sénat est très préoccupé par une possible arriver au pouvoir du ARN est-ce qu'il pourrait tenter de passer un accord politique avec Emmanuel Macron vous l'avez dit hein cette hypothèse a été levé la semaine dernière c'est un suspense qui a été levé la semaine dernière et qui a duré quand même une petite une petite dizaine de jours un suspense qui est parti des propos de Gérard arché lui-même dans dans un entretien accordé à nos confrères de la FP il avait déclaré en substance et bien qu'en cas d'une extrême droite à plus de 40 % aux européennes et bien il faudrait en tenir compte et moi j'en tiendrai compte voilà les mots de Gérard ararcher à la FP pourquoi cette hypothèse Larché à à matino et bien il faut dire que Gérard Larcher peut-être l'une des seules grande personnalité capable de fédérer certains ALIR autour de sa personnalité et puis donc la semaine dernière c'est cette rumeur a été balayée elle a été balayée au cours d'une réunion du groupe LR organisé ici même au Sénat c'était mardi Géral arché avait dit en substance et bien Emmanuel Macron et moi nous ne partageons pas et bien la même vision de la France alors on pourrait croire qu'il s'agit de simple rumeurs de simple jeux politiens et bien pas du tout quand vous demandez ici à certains élus à certains sénateurs LR ce qu'ils en pens et bien ils nous disent qu'ils ont été interpellés dans leur circonscription dans leur département sur cette possible alliance LR macronie il y avait besoin d'une clarification Gérard Larcher a donc et bien effectuer cette clarification la semaine dernière il n'y aura pas d'alliance en tout cas lui ne rejoindra pas matigon ne rejoindra pas le camp Macron merci Steve merci beaucoup un mot est-ce que ce scrutin des européennes va avoir des conséquences sur la majorité sénatoriale qui est composée à l'heure actuelle de la droite et du centre un groupe LR un groupe Union centriste Hervé Marseille le patron du groupe Union centriste a fait campagne pour la liste renaissance de Valérie ayet il peut y avoir éventuellement des conséquences mais ces conséquences on les voit déjà en amont souvenez-vous le projet de loi immigration souvenez-vous un certain nombre de réformes de tension au sein de la majorité souvenez-vous du ca c'est pas la première fois entre guillemets que la majorité est fragilisée c'est pas si nouveau au Sénat au Sénat et vous avez une particularité c'estàd que vous n'avez pas besoin d'une majorité qui soutient un gouvernement c'est une faiblesse du Sénat c'est-à-dire que tout d'un coup il peut pas contrôler le gouvernement et le faire tomber mais c'est également une liberté parce que dès lors bah vous pouvez avoir une majorité sénatoriale qui ne correspond pas tout à fait à une majorité qui soutiendra un gouvernement ce qui permet une forme de pluralisme au sein de la majorité ça veut dire qu'on va avoir un sénat qui probablement sera moins lisible moins clair moins discipliné entre guillemets qu'il n'a pu l'être mais ça veut pas dire que tout d'un coup on aurait plus de majorité de droite Union centriste LR qui tiendrait sur les textes ça sera juste un peu plus dissipé Sophie dravinel on sait que certains responsables de droit sont tentés hein par un rapprochement avec Emmanuel Macron qu'en est-il de l'électorat de droite comment est-ce qu'il se positionne entre une stratégie d'autonomie ou d'alliance ou d'accord politique avec la majorité présidentielle et bien nous parlions de de désordr je pense que là aussi chezlr on va assister à des disons divisions au sein alors pas forcément de la tête de la formation au moins jusqu'au 30 juin on a vu que Laurent voquier revient dans le jeu François Xavier bami comme lui a opposé d'ailleurs un nom assez catégorique à la proposition d'alliance faite par la majorité présidentielle la main tendue c'est Emmanuel Macron qui aurait dit à Gérard lâcher il va bien falloir y arriver en soutexte à cette union à laquelle donc la majorité présidentielle essaie de forcer ses alliés jusqu'à LR mais François Xavier bami a dit un nom clair et net hier est-ce que que va faire l'électorat c'est toute la question et là encore je vous répondrai la même chose que pour la gauche ça va se jouer au niveau quasiment de chaque circonscription parce que évidemment nous vous le disions tout à l'heure il y a l'antimélenchon qui va jouer un Antim maacron aussi la politique d'Emmanuel Macron qui va monter et je pense que finalement pour ceux qui se souviennent des all entre le RN et la droite qui ne s'appelait pas LR dans les années 80 en bouche du rô à Marseille et autres on va revenir à des espèces d'alliances totalement décontracté ou décomplexé et évidemment à une espèce d'ouverture et à une à cette fameuse union des droites à laquelle a déjà appelé Éric Zemour que pousse certains de façon assez forte depuis un an ou deux on va y arriver de façon euh plus plus tôt que prévu puisque c'était le projet de 2027 pour beaucoup h est-ce qu'il y a certains LR qui peuvent être tenté par cette union des droites par un rapprochement avec le RN et reconquête probablement mais certainement je veux dire il faudra attendre quand même le résultat des des élections législatives avant que ça ne se se fasse mais c'est vrai qu'il y a quand même une situation un peu différente par rapport à la situation dont vous parlez c'est-à-dire les années 80 et surtout les années 90 quand il y avait eu dans un certain nombre de régions et d'exécutifs régionaux des alliances je pense en pas en langue d' crousillon et cetera c'est que si vous voulez à l'époque quand même ce qu'on appelait le cordon sanitaire ou la stratégie du du Front républicain continuer à fonctionner là manifestement ça nèd plus ça n perd plus ça s'émousse de plus en plus donc en effet il y a pour certainement un certain nombre de de de de de républicains de LR la tentation qui pourra venir le moment venu d'essayer de voir comment on bâtit une alliance sur un modèle italien par exemple sachant que la France n'est pas l'Italie n'a pas la même culture politiquea pas la même plasticité mais c'est en tout cas une hypothèse qu'il ne faut pas qu'il ne faut pas exclure d'autant plus quand même qu'il y a une porosité entre les deux électorats on va s'intéresser à la gauche à présent alors va-t-elle reconstituer une alliance politique identique semblable à l'anupe ou va-t-elle partir en ordre dispersé on va écouter le premier secrétaire du PS Olivier fort qui était sur France Info ce matin et il a repris à son compte l'expression de Front populaire qu'avait employé hier François Ruffin moi j'appelle ce matin à ce que nous puissions constituer un front populaire avec des gens qui se respectent moi je ne demande pas à qui que ce soit de s'aligner sur ce que je suis mais je ne m'alignerai pas sur ce que dit aujourd'hui par exemple Jean-Luc Mélenchon nous avons aujourd'hui nécessité de Ré sera pas derrière son drapeau lui la gauche il n'y aura pas de d'alignement sur qui voilà il faut faire les choses totalement différemment il faut euh je pense construire quelque chose de neuf et ce font populaire auquel ont appelé d'ors et déjà les communistes François Ruffin sont enfin est pour moi la formule qui permet de faire face ensemble au risques d'extrême droite il y a pas de fatalité nous pouvons l'emporter hier j'ai appelé un un front populaire et Olivier fort pour le Parti socialiste il répond ce matin positivement Fabien Roussel il a répondu positivement dès hier soir Marie Tondelier pour les vers il a répondu elle aussi tout comme génération et Jean-Luc Mélenchon on na pas de réponse de Manuel bonpard maintenant que les choses soient claires les insoumis sont les bienvenus dans ce font populaire il y a pas on va pas tracer des lignes de manière sectaire c'est pas ça le sujet et on vient pour dire qu'on peut gagner et qu'on peut faire gagner les gens je crois que des mesures communes on en a déjà un paquet ensemble confirme Olivier rouan ou cette expression frond populaire SEM faire l'unanimité à gauche mais est-ce que la gauche peut ressusciter une Nupe rebaptisée front popul l'unanimité à gauche c'est c'est quelque chose de peu envisageable mais euh il y a la volonté d'avoir une dynamique une ouverture et le score le résultat plutôt de raphaë glusman permet à cette gauche on va dire socialdémocrate é lgie renouvelé d'avoir un espace une visibilité qu'elle n'avait pas donc il y a la volonté d'en profiter ça c'est c'est une évidence simplement regardons l'électorat de Raphaël gluman pour l'instant c'est il progresse où il retrouve des marches sur les cadres les plus diplômés les classes les les dans les les les grandes villes mais il y a pas du tout de dynamique vis-à-vis des employés des ouvriers euh alors il y en a une semble-t-il auprès des sans préférence partisanes ce qui aujourd'hui est très important il y a un effet est-ce que cet effet il y aura une prise de conscience des responsables politiques de gauche pour en profiter et trouver sinon une unanimité un fort compromis pour pour ce camp-l il faut le souhaiter mais deuxième remarque est-ce que les appareils politiques aujourd'hui des gauches ou de la gauche éventuellement réunis arrive à bien contrôler le terrain nous sommes dans des élections législatives dans des circonscriptions il y a des notables il y a des notoriétés locales qui ont des stratégies aussi qui vont défendre toujours en pension municipale comme à droite qui vont défendre leur leurs intérêt est-ce que tout ça en quelques semaines va pouvoir s'articuler s'harmoniser alors que encore une fois la gauche davantage besoin de temps d'habitude pour homogénéiser tout ceci que Renaissance ou la droite d'autant Sophie deavinel que Raphael Luxman il a fait campagne sur une ligne très claire oui à l'union de gauche mais pas d'alliance avec la France insoumise pas d'alliance avec Jean-Luc Mélenchon il a répété hier à mocouvert est-ce que du coup c'est possible de faire une campagne législative avec une nuup telle qu'elle existait avant et bien écoutez c'est la nuup saison 2 c'est ce qu'on on se disait tout à l'heure la seule chose c'est que que va jouer comme rôle Raphaël gluxman dans cette nouvelle campagne il a été élu à Bruxelles il a cette image très européenne je sais que les socialistes enfin vont reprendre la main un petit peu sur la campagne euh c'est évidemment OL a dit hier soir il y a un rapport de force qui a évolué avec ce il y a Olivier fort il y a Boris Vallot il y a pier je veux que vous receviez précédemment ils vont reprendre la main sur cette campagne là qui va décider parce qu'en fait Raphaël glxman vous parliez de son de son de son corps de ceux qui l'ont soutenu il y en a beaucoup aussi qui venaient certains de chez Emmanuel Macron de la majorité présidentielle les anciens socialistes de cette voilà est-ce que eux vont aller jusqu'à LFI il y avait ces mots très étonnants de François Ruffin tout à l'heure les LFI sont bienvenus dans le Front populaire enfin lui-même si je ne me trompe et quand même député LFI de la Somme et donc il y aurait quoi un nouvel homme un un un un quitter cet habit ancien le on le revait et encore une fois c'est dans les territoires que ça va se jouer et dernier mot sur Carole Delga qui est à la tête de la ion ocitanie dans laquelle il y a 16 députés RN et ce que son entourage me disait ce matin c'est que quand même ces députés du RN ont été élus face à des LFI et donc il va falloir revoir toutes les alliances locales de gauche est-ce qu'on a le temps pour cela et et le RN est arrivé en tête partout en ocitanie quand François Ruffin parle des insoumis comme si n'en faisait pas parti est-ce que ça laisse présager d'une division à gauche alors il faudrait l'éviter pour la gauche parce qu'en fait si dans la plupart des circos vous avez un candidat la fi et un candidat de gauche non la FI il y a plus de groupe PC il y a plus de groupe vert il y aura peut-être un groupe PS résiduel il y aura peut-être un groupe Lafi résiduel donc ils n'ont pas le choix d'une certaine façon c'est-à-dire que il y a un moment où le l'instinct de survie devrait les conduire à s'allier à s'allier avec tout de même une reconfiguration parce que les accords de la nuup en 2022 sont fondés sur l'écrasante domination de Jean-Luc Mélenchon donc les circos qui sont les circos actuellement nup ne devrait pas être rejoué en négociation mais les autres peuvent être éventuellement répartis c'est là-dessus beaucoup plus que sur le programme que ça va jouer Ruffin là-dessus fait une manœuvre et je terminerai là assez intéressante et intelligente pour lui parce qu'en fait il est Lafi peut-être mais il est populaire très populaire hors Lafi il est justement le Lafi qui n'est pas sur la ligne Mélenchon et donc dans une perspective d'union il est plutôt bien positionné on libère juste Arnaud Benedetti merci Arnaud merci beaucoup d'avoir été avec nous évidemment à très vite Olivier rouan pour conclure est-ce que les Français pourrai croire à une reconstitution de laanupe après avoir vu la gauche se fracturer comme elle l'a fait ces derniers mois ces dernières semaines est-ce que ça peut pas être interprété comme une pure stratégie électorale h il cela va vraiment dépendre dans le le le la durée courte qui a octroyé cela va dépendre des prises de parole je crois qu'elles vont beaucoup compter et de la force encore une fois que pourrait trouver dans des discours dans des incarnations vous avez parlé de François Ruffin cette gauche qui travaille it à une n de nouvelles alliances je crois que il peut y avoir un écho parce que juste pour terminer euh le vote européen d'hier est marqué énormément par des électeurs qui ont des émotions négatives dominantes qui sont inquiets qui sont dans la colère qui sont dans le mécontentement et dans la fatigue et donc je pense que la campagne des législatives va être dans le sillage de ceci euh donc comment comment la gauche peut faire avec ça avoir un discours mobilisateur qui évidemment ne sera pas populiste mais c'est c'est là il peut y avoir une régénération de la parole de gauche pour ces législative et un mot sur Mathilde Panau la présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale qui adresse aux autres forces de l'ANUP une proposition de réunion très rapidement dans la journée on va évidemment suivre tout ça peut-être un mot Sophie parce que parce que on l'a dit la campagne va être très très courte 3 semaines est-ce que ça veut dire que ce seront des élections qui se feront sur une personnalité sur une étiquette plus que sur une campagne de fond oui évidemment mais de toute façon Rémy Lefèvre qui est politiste à à Lille à l'Université de Lille l'a très bien dit dans une interview récente au monde de toute façon les campagnes politiques ont tendance à se rétrécir elles ont tendance évidemment à s'appauvrir aussi là on va avoir une forme de régénération politique parce que je pense et vous aviez tout à fait raison de le dire ce sont deux élections différente et on va voir qu'en matière de participation il y a des chances même si ça n'est pas une évidence mais qu'il y ait une participation beaucoup plus importante moi ce que je pense ce sur quoi j'ai un doute c'est sur l'incarnation de cette de cette campagne éclair est-ce qu'il va y avoir un axe antimacron est-ce qu'il va y avoir un axe de réflexe ou d'engagement politique contre le RN oou est-ce qu'il va y avoir cette espèce de d'abandon euh on ne les a jamais testé allons voir parce que ce qui se joue c'est évidemment cette période 2024-2027 de possibles cohabitations avec l'idée chez certains cette stratégie dangereuse pour la vie politique ou démocratique qui est de dire on va tester le RN au pouvoir on va les laisser voir on va les laisser entrer au centre du jeu pour éventuellement débrancher le RN en 2027 si jamais il ne se débrouillait pas bien et tout ça euh et plein de plein de points d'interrogation on va suivre cette campagne évidemment de très près sur LCP Public Sénat merci beaucoup à tous les 3 et qu avec Arnaud Benedetti d'avoir été avec nous ce matin on remercie aussi nos nos journalistes sur le terrain elsamondingava et Stéphanie des piierre à l'Assemblée nationale et Steve Jourdin au Sénat merci à tous de nous avoir suivi la journée spéciale se poursuit sur les chaînes parlementaires consacrées évidemment à cette dissolution à 13h vous avez rendez-vous sur LCP avec Brigitte boucher à 18h Thomas HUG pour une émission spéciale de sens public on vous souhaite une très bonne journée sur nos antennes à très [Musique] vite les inondations de novembre et janvier ont touché plus de 300 communes du pas decala durement frappé il faudra reparler de curage de faocardage de fascinage de débroussaillage de bassin de rétention pour nos cours d'eau pour comprendre ces phénomènes la mission sénatoriale sur les inondations s'est rendu début mars dans le Pas de caléis et le problème c'est que quand l'eau elle monte bah ça ça met sur la hautee en fait