Enjeux stratégiques du Grand Nord : audition de Hervé Baudu
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 57 %Attaque 10 %Défensif 33 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 12:00OuverteRéponse directe
Quelle est la réaction norvégienne face à la présence russe croissante au Svalbard ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Les tensions internationales pourraient-elles freiner ou accélérer le développement des routes arctiques ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Quel regard portez-vous sur les velléités récentes d'annexion du Groenland par les États-Unis ?
- 21:00OuverteRéponse directe
Le Conseil de l'Arctique est-il encore efficace face aux tensions croissantes ?
- 24:00OuverteRéponse directe
La militarisation progressive du Grand Nord va-t-elle rééquilibrer la géostratégie régionale ?
- 27:00OuverteRéponse directe
La Chine a-t-elle une légitimité à intervenir en Arctique ? Faut-il réformer le Conseil de l'Arctique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Hervé BauduFait
« l'intérêt des États-Unis qui sont pas de de tout de suite hein mais notamment du président Trump sur l'article secoue pour on dit un peu vulgairement un peu le cocotier. »
- 6:00Hervé BauduChiffre
« 90 % des communications passent par les fibres optiques, d'accord ? Elles font tout le tour par Suè et cetera et on s'aperçoit que si on veut aller de l'Asie à l'Europe et si on passait par le pôle Nord, on gagnerait 600 mè de secondes »
- 8:00Hervé BauduChiffre
« 30 % de réduction de la d'économie de de temps, donc de de coût sur la frraitement d'un navire au quotidien. »
- 10:00Hervé BauduChiffre
« l'équivalent du volume transporté dans l'Arctic sur une année qui est 39 millions de tonnes »
- 14:00Hervé BauduFait
« la Russie a fait le choix de l'évacuer par voie de mer et donc il faut le liquéfier donc on refroidit un gaz à 200 à - 163°gr »
- 16:00Hervé BauduChiffre
« le méthane est 80 fois plus nocif que le CO2 d'accord même s'il reste moins longtemps stocké dans l'atmosphère »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
commencer. Oui, tout d'abord excuser l'absence de Cédric Perin qui est en déplacement avec quelques-uns de nos collègues dans une pour une mission importante à quelques milliers de kilomètres. Donc, je vais essayer de le remplacer aussi bien que je pourrais le faire.
Bien mes chers collègues, notre commission a lancé une mission d'information sur les enjeux sécuritaires du nord de l'Europe. C'est dans ce cadre qu'une délégation de nos collègues s'est rendue en Norvège il y a 2 semaines et poursuivra ses travaux en Suède dans 2 semaines. Cette mission permettra de mieux documenter l'état des menaces sur le flanc nord de l'OTAN et d'évaluer notre niveau de préparation à titre collectif.
Elle fournit en autre l'occasion d'élargir la focale aux enjeux stratégiques du Grand Nord, zone dans laquelle les appétits de la nouvelle administration américaine font écho aux ambitions russes et qui suscitent même un certain intérêt chinois. C'est pour les éclairés que nous avons le plaisir d'accueillir ce matin monsieur Hervé Baudu qui est un interlocuteur précieux à plusieurs titres ancien officier de marine, membre de l'Académie de Marine et professeur de sciences nautiques à l'École nationale supérieure Maritime. Il est un fin connaisseur du droit de la mer et un praticien de la navigation.
Spécialiste des eau polaires, il est aussi formateur et expert consulté par le ministère des affaires étrangères notamment pour certaines questions de navigation dans les glaces. Monsieur Baudu a enfin une activité de chercheur spécialiste de la géopolitique de la zone Arctique. Il est ainsi membre de l'observatoire de l'article de la fondation pour la recherche stratégique et a publié de nombreux articles sur la géopolitique du Grand Nord.
Tous tous nos collègues n'étant pas familiers de ces questions, nous serions heureux, monsieur Baudu, que vous puissiez nous brosser d'abord en état des lieux des enjeux économiques, juridiques et géop politiques de cet espace et des conjectures que l'on peut faire sur son rôle dans les années à venir compte tenu de l'évolution des routes maritimes, des opportunités économiques et des volontés de puissance. Nous aimerions ensuite savoir comment vous analysez les changements intervenus dans la région depuis l'invasion russe de l'Ukraine. Comment en particulier évaluer et qualifier la menace sur le flanc septentrional de l'Europe et le potentiel de conflictualité de cette partie du continent ?
Notre discussion devrait permettre d'évoluer ensuite la réaction qu'il convient d'organiser en Europe. Les États nordiques ont renforcé leur coopération militaire entre eux et leur solidarité avec les États baltes. Par exemple au sein du groupe 10 NB8.
Ils ils ont désormais à l'égard de l'OTAN une position plus unifiée puisque la Suède et la Finlande ont rejoint l'organisation dont la Norvège et le Danemark était membre depuis sa création. Mais il reste pour l'instant davantage tourné vers le protecteur américain malgré les provocations du président Trump et lui ont même récemment donné un accès très élargi à leurs installations militaires respectives. Les tensions régionales ne seront donc pas sans doute apaisées par la disparition de ce qui restait des politiques de neutralité.
Il faut également regretter la marginalisation des enceintes régionales de dialogue spécifique tels que le conseil de l'article dont les activités sont devenues très réduites. La France qui en est membre d'observateur peut-elle faire autre chose qu'observer le déclin du multilatéralisme et la brutalisation de la compétition stratégique dans la région. Monsieur Baudu, je vous cède la parole pour une présentation liiminaire après quoi je la distribuerai aux collègues présents pour une session de questions réponse.
Je rappelle que cette audition est captée et retransmise sur le site du Sénat et ses réseaux sociaux. Merci. Vous avez la parole, monsieur Vaudu.
Merci monsieur le vice-président, mesdames les sénatrices, mesdames monsieurs les sénateurs. Merci tout d'abord de votre accueil. Euh je suis ravi de partager un petit peu cette expertise avec vous parce que je sais que cet espace est est très politisé.
Donc je suis ravi que euh votre commission s'y s'y intéresse comme tout d'ailleurs la commission également aussi à l'Assemblée nationale. Donc vous avez quasiment tout résumé, tout dit. Donc je vais simplement rentrer un petit peu dans les détails.
Je vous propose de balayer. Alors j'ai fait un petit expos prévu pour 30 minutes. Peut-être un peu des débordes.
J'ai des slides en fait. Je vais je vais vous dresser je dirais un peu la problématique de l'article sur tous ces anglesl et après je vais pas trop détailler sur certaines questions qui permettra éventuellement si ça vous intéresse d'être creusé par la suite sous forme de de question. Alors j'ai j'ai intitulé le les enjeux articles maritimes.
Pourquoi ? Parce que je vais vous démontrer que l'article c'est d'abord un espace maritime euh évidemment d'un exceptionalisme vers une globalisation. vous l'avez très bien très bien résumé euh l'article jusqu'alors d'en gros si on date un petit peu l'évolution de de de ce qui se passe en Arctic euh depuis la chute du mur du Berlin, c'est effectivement une exceptionnalisme.
C'est-à-dire qu'en fait, il y avait un système de gouvernance qui n'était pas ethanusien ou onusien mais qui était local, régional et qui fonctionnait très bien jusqu'à diront la guerre de crime en 2014 mais surtout depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022. Euh et là en fait il y a un changement de vous le voyez hein, c'est très très euh très médiatisé. Euh effectivement l'intérêt des États-Unis qui sont pas de de tout de suite hein mais notamment du président Trump sur l'article secoue pour on dit un peu vulgairement un peu le cocotier.
Je commence toujours mes présentations. Vous vous m'entendez ? Oui, c'est Ah si si, c'est bon, j'ai tout ce qu'il faut.
Euh je présente toujours, enfin je commence toujours mes présentations par euh par une géographie, hein. Vous savez que c'est Napoléon qui qui se prête ce mot-là, que un pays fait la politique de sa géographie. Bien, c'est exactement ça.
Ici, en fait, on a deux pôles, deux pôles qui sont posés. Alors, c'est une projection un peu particulière mais qui est conforme en terme des distances sur les sur les continents. Euh et en fait, on part toujours de cette c'est un peu ce négatif et ce positif.
Le l'Antarctique est un est un continent qui est entouré d'océan et il y a pas de population permanente autre que des chercheurs, quelques milliers de chercheurs en hiver. Il y a des ressources certes et cetera, mais elle est régie ce cette Antarctique par un traité sur l'Antarctique qui est un autre sujet. Et en fait à l'arrière, c'est à l'opposé, on a le pôle Nord.
Et en fait, en fait, le pôle Nord, c'est ni plus ni moins qu'un océan qui est entouré de continents et des continents qui sont pas les moindres, on les appellera plus tard. Vous verrez les articles 5 qui sont donc dans l'ordre sans une aiguille d'une monde, qui sont le Canada, les États-Unis, la Russie, la Norvège et l'Islande. On verra d'ailleurs he que les pays qui sont qui sont définis dans l'Arcartic qui sont élargis au 8 he, ce sont tous les pays qui sont qui ont eu le cercle polaire qui traverse leur leur territoire.
Et donc le l'article que je qualifierai sur tous les sens géographiques, crio, enfin météorologique, sécuritaire, capacitaire, gouvernemental et cetera est un espace différé. Euh d'abord il est contraint pourquoi ? Parce que cet espace il est contraint géographiquement.
Il y a des D3 accès à son difficile. Côté électro being Bering qui qui permet de mettre en en liaison l'espace l'océan Pacifique nord et puis l'océan Arctique. et puis aussi un petit peu moins réduit mais enfin avec la mer de Norvage et la mer de Grenland sachant que le verrou c'est un petit peu l'Islande là entre la Norvège et puis le Groenland la mervège elle est contrainte criéquement en fait c'est c'est les glaces là aussi je montré tout à l'heure la slide suivante quoi qu'il arrive quoi qu'on fasse quel que soit le réchauffement climatique la Terre elle est inclinée de 23°gr 26 minut il y aura toujours de la glace en hiver en Artique et en Antarctique ce qui fait que je dirais l'activité quelle qu'elle soit Même si l'activité nautique aura tendance à se développer les ambitions de la Russie pour la développer l'hiver, il y aura cette phénomène de saisonnalité même sur le plan politique euh dans ces régionsl euh c'est réglementaire.
Cet espace est réglementé. Alors, je vais vous le démontrer parce que c'est très important parce que là aussi je me fais un petit peu je dirais euh la critique de de ce qu'on peut voir sur le médias qu'il faut qu'alis sur des choses qui sont facilement compréhensible. Et donc moi, j'ai une vision un petit peu technique que vous que je partagerai avec vous pour rendre un petit peu euh juste la justesse de ces de cet environnement là.
Euh il est réglementaire pourquoi ? parce que c'est les conventions des Nations unies sur l'Or de la mer, une clou en anglais ou c'est une DM pour en français ou européen euh qui va régir en fait ces espaces là et surtout qui va octroyer ces espaces maritimes la propriété des sous-sols aux États côtiers. Donc déjà premier paradigme, il n'y a pas de course aux approvisionnements, il y a pas de course à l'énergie et cetera.
Tous les potentiellement toutes les énergies et les hydrocarbures minires et cetera sont de l'apanage des états côtiers. Euh même si on verra tout à l'heure un petit centre l'artic qui est commun mais euh qui pour l'instant euh ne fait pas l'objet d'exploitation. Réglementaire sur la partie maritime aussi avec tous les bateaux qui traversent.
Il y a un code polaire, un code polaire qui est une espèce de codeontologie appliquée au navire qui vont naviguer dans ces zones-là. J'en parlerai un peu plus tard qui permet d'augmenter légèrement hein le niveau sécuritaire des bâtiments qui y naviguent par son environnement aussi également. Alors, il y a la prévance un tropis de plus en plus fort, légitime euh car longtemps oublié, voir ostracisé euh qui est la notion des populations autochtones.
Alors, autochtone, j'aime pas trop le terme, c'est plutôt les Européens disent même de changer plutôt des potions locales, c'est moins moins péjoratif qui sont très nombreuses autour de l'arc arctique puisque je vous dis que les continents sont habités d'un côté les inuites, d'un côté les Répon et cetera, toutes ces populations locales qui sont présentes et qui vivent d'itinérance et notamment de euh localement avec leurs ressources propres. le donc voilà l'exceptionisme vers globalisation en gros on va balayer rapidement enfin ça touche tous ces sujets là et je pense que on pourrait le décliner et on fera souvent la comparaison avec d'autres territoires avec territoires en mer rouge en mer noire notamment aussi en odopacifique il y a beaucoup de beaucoup de similitude sur la façon de se comporter des pays comme en en Indo Pacifique. Et donc là, on couvre tous les spectres qui sont géopolitiques, à savoir un problème de l'environnement et qui est des premiers parce qu'en fait c'est la sentinelle de de de la Terre de notre planète puisqueen fait on y voit un réchauffement climatique qui est quatre fois plus important que la reste de la Terre, trois fois en France, deux fois dans d'autres endroits avec notamment une réduction de l'extension de la banquise à la fin de l'été de plus en plus importante. problème de gouvernance aussi, on verra qu'il y a un forum de gouvernance alors qui b un peu de l'aile depuis depuis la sortie de la Russie he qui était le conseil de l'article qui est un forum intergouvernemental d'échange qui n'a aucune structure aucune légitimité vis-à-vis de de l'ONU notamment.
Euh il y a des euh des coopérations commerciales qui se font qui se faisaient avec l'Europe notamment et la Russie euh et surtout un espace très fort d'affirmation de souveraineté notamment de la part des Russes mais également d'une manière induite aussi des Canadas et euh des États-Unis euh plus sur un jeu politique plus que sur une revendication liée à son territoire de l'Alaska. Donc un un espace très politisé euh et très médiatisé. Réglementaire, j'en ai parlé hein, la convention des Nations- Unies qui va avoir va octroyer un certain nombre d'avantages ou de prérogatives aux États côtiers sur la liberté de déviation au large de ses côtes avec un article particulier, j'y viendrai plus tard. des étendus donc zones économique exclusives qui sont des espaces dont la colonne d'eau et la la partie sous-marine sont la propriété des côtiers qui fait que il laisse un petit un petit endroit au au nôle nord mais qui est donc ce qu'on appelle la zone dans actuellement il y a même encore actuellement un un un convention sur l'interdiction des de pêche dans cette zone là même si les restes glacés et en fait sur cette étendu là il en reste que 10 % de haute mer au sens cect on le verra un peu plus tard les infrastructures Alors infrastructures, il en a beaucoup du côté du côté russe bien évidemment le russe c'est 23000 km de côte, c'est 53 % de la surface lié dans cette zone polaire.
Donc si on se coupe de la Russie, on verra plus tard qu'on se coupe la moitié des ressources et des savoirs russes. Des bases militaires. La partie est très militérisée, hein, même depuis la baisse de l'attention suite à la guerre froide, elle reste très militérisée et se remitarise depuis quelques depuis quelques années notamment sur des îles cybériennes.
J'en parler un peu plus tard. euh des infrastructures qui sont liées aux fibres optiques. He vous savez que les fibres optiques c'est un peu on l'a vu, c'est même un peu un peu la guerre hybride he c'estàd que c'est quelque chose sur lequel on se focalise beaucoup.
Euh 90 % des communications passent par les fibres optiques, d'accord ? Elles font tout le tour par Suè et cetera et on s'aperçoit que si on veut aller de l'Asie à l'Europe et si on passait par le pôle Nord, on gagnerait 600 mè de secondes et ce qui fait que pour des opérations robotisées de bourse c'est secondes ça ferait que l'Europe serait ou la city en particulier serait tout à fait privilégié. Donc il y a des projets de de fibre optique.
Il y a un projet qui était qui devait passer par les côtes russes à l'intérieur des puisqu'en fait il faut l'autorisation de l'état côtier pour faire passer une fibre russe parce que le sous-sol appartient à l'état côtier et qui évidemment on va pas faire passer une fibre optique hein dans le climat actuel euh au large surtout qu'il y a pas beaucoup de fonds. Donc il y a un projet hein North Fiber qui va passer par le côté canadien qui est en qui est en qui est en cours. Donc effectivement des intérêts particuliers même si c'est indirect he dévissement portuaires aussi qui sont du côté russe hein. la notion de de shipping, c'était la notion de navigation.
Là aussi, je vais je vais être très clair, on en parle beaucoup, 30 % de réduction de la d'économie de de temps, donc de de coût sur la frraitement d'un navire au quotidien. Là, c'est pareil. L'équivalent du volume transporté dans l'Arctic sur une année qui est 39 millions de tonnes et encore il y a beaucoup de dedans de comptage de cabotage, c'est l'équivalent du tonnage d'un d'une journée de navire qui passe à Suè c'est c'est rien quoi.
Il y a pas il y a pas de il y a pas de il y a pas de sujet même si effectivement il suffit d'un bateau qui s'échoue qui fait de la pollution et cetera ça prendion mais il y a pas vraiment pour l'instant de Panama blanc ce n'est pas une route alternative à éventuellement de délestage et encore on a vu que à l'occasion des certaines des incidents qu'il y a eu en mer rouge he depuis quelques enfin depuis 2 ans maintenant de 1 an et demi bah les bateaux font le tour par le cl d'homospérance même si les Russes disent ouais venez par chez nous et cetera, mais la route elle est fermée 6 mois de l'année. pour tout ce qui est le shipping, ce qu'on appelle le transport juste à temps, c'est-à-dire porte conteneur. C'estàd que c'est comme le train, faut que ça arrive à l'heure.
Euh je vais pas moi risquer d'engager des navires à passer par la route maritime uniquement pendant la saison estivale, c'estàdire juillet jusqu'à la fin octobre, mi-octobre. désorganiser surtout pour le trafic au conur toutes mes ma chaîne logistique que j'ai que j'ai mis du temps est en place sur la partie asiatique. Donc sur le transport juste à il n'y a pas de sujet non plus et d'ailleurs la CMA s'est tout à fait déclaré il y a quelques années à l'occasion d'un G7 avec le président Macron qui a dit que nous on n'emprunterait pas pour des questions de respect de l'environnement.
Oui, mon œil. Enfin, on reste entre nous, hein. Euh, mais c'est surtout parce que euh justement ça s'il y a pas d'intérêt économique, c'est trop aléatoire et que si un jour le shipping est un très opportuniste, si un jour euh il y a des intérêts qui se manifestent là, croyez-moi que queles que soient les compagnies, ils iront l'emprunter.
Euh la croisière et la pêche sont beaucoup euh étendu en mer de Barons. Donc c'est une mer qui gè pas qui entre le Groenlande et puis la Norvège hein. Et en fait effectivement shipping la flotus hein puisque on a une concentration la plus haute concentration de de réacteur nucléaire dans la dans la péninsule de Cola avec les les bases militaires russes mais également civiles he puisque la Russie laisse le bateau à avoir des navires à propulsion nucléaire qui sont les remorqueurs qui sont les briseglaces pardon au monde.
Et puis les ressources. Alors, les ressources, c'est un gros sujet. Là aussi, je vais être assez contrariant puisqueen fait les ressources carbures, elles sont d'abord dans un potentiel d'abord elles sont unsorell's sont évacués par la mer, elles sont uns pour l'instant.
Il il y a qu'une qu'une plateforme qui repose sur le fond qui est soumis à la pression des glaces. Sinon, le défi technologique est tellement important que pour l'instant, il y a pas de projet qui tiennent la route sur des exploitations offshore, c'estàdire sur le sous-sol, d'abord parce qu'il y a de la glace. Alors, certes, la Norvège le fait parce qu'il y a pas de glace, mais là aussi, je vous donnerai un petit focus là-dessus.
Euh même pour le Groenland, on verra et le Canada, on verra que ce n'est pas euh ce que ce que ce qu'on à quoi on peut s'attendre. Les Chinois, oui, les Chinois sur le plan politique, le plan des ressources sont effectivement très très attachés. J'y reviendrai un petit peu ici, puisque'en fait la route maritime d'Or et dans la continuité de leur aberie, c'est des beltin de route initiative qui en fait ce qu'on appelle la route de la soie qui fait partie la partie maritime qui fait partie de leur extension de leurs besoins de créer des routes et des corridors sûrs à la fois vers l'Asie ou les Amériques hein et la route de la soie.
Donc par le par le POR en fait partie et puis effectivement la science la science on en parlera la science est un est un vecteur diplomatique dans cet espace là très important qui est à mon avis sous-estimé et sous-évalué et et pour qui est question tout simplement de ressources de quels que soient les pays et puis avec Trump ça va pas allang Voilà simplement un petit slide pour vous montrer que et bien les deux pôles gèlent alors c'est une émission vidéo mais enfin là on a tout à droite en gros l'extension maximale de la banquise à la fin de l'été c'est-à-dire en gros juillet toute la partie Mais ça commence à déblaquer à débacler maintenant c'est que la sous l'effet de la houle et du réchauffement de l'eau effectivement et bien la glace la banquise se fractionne et puis ça appelle ça des flots des flots ce sont des gros morceaux de glace qui peut faire plusieurs kilomètres carr et qui vont permettre de libérer des routes et des espaces maritimes le long des côtes du côté canadien et qu'on va appeler ça pour la route maritime le passage du nord-ouest et du côté russe le long des côtes qu'on va appeler le passage du nord-est qui est va se faire une route entre les îles et puis qui va être margée au nord par justement cette anction maximale de de banquise. On constate qu'avec le recharge climatique, ce retrait de la banquise effectivement est plus un peu important. Bien sûr, en hiver non.
Puisqueen fait, il fait nuit. Donc quel que soit le rchement clésque, ça gè un peu plus tard parce que l'eau est un peu plus chaude mais elle se refroidit suffisamment vite hein. La banquise s'épaissit en fait par-dessous du fait de la la température de l'eau et sa gelle 1,8.
Mais en revanche du fait de l'été arrive plus vite, les chaleurs sont plus importantes, la débaque les plus importante et ce qui veut pas dire que moins de glace, ça veut dire qu'au contraire, c'est au contraire, il y a un peu plus de glace en terme de surface. C'est la même quantité même volume mais comme elle débacle et s'éparpille beaucoup plus. ce qui rend en terme de navigation une navigation beaucoup plus aléatoire puisqueen fait on va être confronté à avoir des des plaques de glace qu'il va falloir négocier et surtout ce sont des navires qui sont pas classe glace, ça va être un peu plus difficile.
Donc je dis voilà, c'est une réalité he entre 60 entre 75 et 2019 75 étant un référentiel 79 un référentiel des premières captures de satellite la NASA et qu'on a on a on a une connaissance assez exhaustive de toute la partie éévolution de la glace sur l'épaule grâce à ça et le réchauffement climatique, il est très prignant en Artique, c'est évident 70 % de la banquise est de première année. Avant, il y en avait avant des années 70, il y en avait à peu près 50 % de purée annuel qui fond des pas d'accord mais là elles font. Et donc ce qui fait qu'il reste plutôt 1,4 million de km carr sur les 15 millions de m carr qui restent de laur annel qui est en fait de la neige qui de la la glace qui reste ici au nord du Greenland.
Alors deuxième chose sur les espaces maritimes, je je me fais un petit peu didactique et vous m'en excusez par avance même si c'est un peu technique mais je pense que certains d'entre vous le connaissent bien surtout des marins mais enfin je tout tout le postulat des notions des ressources apprpropriation des ressources et la façon de la viiller repose sur les conventions des droits de c'est pour ça que je dis que la convention des unis sur de la mer qui est universelle euh et qui en fait saucissonne un petit peu la partie maritime et la partie souterraine dans l'espace maritime. Alors vous avez plusieurs zones, vous avez les eaux intérieures qui en fait est une ligne fictive qui va en fait par exemple entre Brest et Édouard Nené ben la meroise entre les îles du général du Four et puis le rat de Saintin bien toutes les merois c'est une mer intérieure c'est-à-dire qu'en gros l'État a une législation la souveraineté plein entière c'est que un bateau ne peut pas y pénétrer bon il est cas particulier mais enfin il faut autorisation de l'état cette souveraineté dans certains cas dans le domaine maritime est étendue jusqu'à 12000 qu'on appelle les autoritoriales. Les autoritoriales le navire a le droit normalement international d'inviguer sans consentement enfin sans accord de l'État uniquement s'il le fait sous un passage inoffensif pour rejoindre ou sortir d'un port.
Ce qu'on appelle he le passage inoffensif. Dans les faits, la réglementation, puisque c'est souverain, la réglementation d'état côté s'y applique. Et donc si il y a un navire, un pétrolier qui ne répond pas à d'une certaine réglementation internationale, l'État côtier peut effectivement lui interdire son accès, hein.
Euh mais si il est au-delà de ces 12000, je ne peux rien faire. He c'est le cas si vous vous souvenez à titre d'exemple en Baltique à plusieurs reprises où des tankers ont arraché des fibres optiques et dans la partie donc Baltique il y a des des voies de circulation internationale et tant que le navire n'était pas on est soupçonné on savait que c'était lui enfin une corrélation on savait que c'est fortement forte présention que c'était lui qui l'avait arraché avec son intentionnel ou pas c'est un autre sujet mais les États la sué la fin est incapable de la raisonner puisque il était dans international à 12000 d'accord euh ensuite une zone contigue qui qui est liée qui est liée à la problème doigier, c'est pas un problème. et ensuite étendu jusqu'à 200000 200000 où là en fait il y a pas toujours pareil l'université de navigation entre les 12000 200000 mais surtout ça permet de définir cette extension donc qui va suivre la ligne de base l'état côtier qui va suivre la propriété propriété pleine et souveraineté entière sur les ressources aliotiques sur la colonne d'eau et sur sur son sur sur son sous-sol et surtout et les parties ressources énergétiques dans le sous-sol 200000 ça fait 380 km d'accord ce qui fait que quand on va faire ces 380 km autour de tous les continents artiques et cetera mais savoir qu'il reste plus grand-chose hein au milieu de au milieu de l'article l'espace aérien je le mets aussi parce que c'est important on n pas trop on a pas trop dans quand on fait la pas pas le pas pas pas le signifier mais c'est important pour des questions de survol aérien et cetera notamment quand il y a la fin et la Russie qui a interdit son son espace de survol aérien ce qui fait que pour en faire un Seattle Singapour ben il fallait faire tout le tour ça coûtait beaucoup plus cher là aussi la souveraineté est pleine entière sur l'espace aérien et c'est calqué sur l'extension des 12000 d'accord donc j'ai pas le droit de faire voler un hélicoptère effectivement dans les zones territoire sans avoir l'autorisation du euh de l'état côtier.
Et au-delà de ces 200000, il y a une une marge qu'on appelle la ligne l'extension du plateau continental, d'accord ? Qui est une une extension, c'est une extension morph géomorphologique du du continent qui plonge dans l'eau qui permet dans certains cas, dans certaines législations, on le verra tout à l'heure, de pouvoir s'arroger c'est à peu près 150000 supplémentaires de souveraineté sur les ressources si le pays arrive à prouver qu'il y a une continuité morphologique sur son t continuental. ce qui est le cas de tous les pays en Arctique.
Voilà. Donc ici une photo sur laquelle vous voyez vous voyez tout ce qui est en ce qui est en mauve en fait ce sont les ressources hydrocarbure supposé. D'accord ?
Il y a jamais eu de vraiment d'exploitation faite. Enfin, c'était un le l'organisme de géologie américaine qui en 2008 avait sorti cette carte là qui qui sert toujours de référence mais qui est qui est pas prouvé encore mais enfin supposé hein qui a encore 60 % de gaz en Arctique euh qui serait du côté russe, du pétrole également effectivement mais euh il n'y a pas de partage de conflit je dirais de partage sur les ressources puisque vous voyez j'ai mis en bleu le sauter bleu l'extension des deux. D'accord.
Tout ça c'est sous les glaces, même un peu une partie en en été hein, mais on l'a vu hein, il y a aucune nevéléité pour l'instant, ça coûterait trop cher d'exploitation. Il y a de l'exploration avec les Chinois notamment en coopération avec les Russes dans la dans la mer de Cara pour aller sonder effectivement s'il y a du pétrole mais pour l'instant il n'y a aucune exploitation je dire par une aucune exploitation de pétrole et de gaz en Arctique et de toute manière s'il y en avait et si un pays est autorisé comme le fait la Chine notamment elle ne pourrait que passer par des projets communs avec la Russie, le Canada et cetera puisque'en fait on n pas l'autorisation d'aller forer comme ça dans les 200000 des Russes des côtes côtes russes. Voilà.
Donc ça c'est les de tous les pays côtiers. Donc on voit alors j'ai oublié tout à l'heure de mentionner dans les articles 5 effectivement le Grenland au titre du Danemark de la couronne du Danemark puisque le Groenland on verra un peu plus tard est un territoire autonome maintenant enfin qui dépend quand même de la couronne sur le plan euh économique et puis affaires étrangères enfin économique subventionné par le par le par la couronne du Danemark. Et il reste une partie centrale qu'on voit un peu en gris là euh avec un trait à l'intérieur.
Je sais pas vous travez bien là. Le CR intérieur, c'est les extensions du plateau continental revendiqué par Chequet à Côtier. Et puis au milieu, c'est la haute mer, c'est-à-dire en gros, c'est la la typiquement euh euh on pourrait très bien y pêcher comme on veut euh sans avoir l'autorisation qui que ce soit, hein.
C'est euh même si le traité de la haute mer, c'est le BBNJ effectivement essaie de réglementer ça, mais pour l'instant pour anticiper ça, il y a eu un moratoire en janvier, en juillet 2021 signé par des pays articles dont la Chine, la Corée du Sud, effectivement les articles five pour empêcher. Donc il y a pas le droit de pêcher dans ces zonesl tant qu'on a pas prouvé que les ressources étaient sécurisées. Bon, il y a pas de besoin parce qu'il y a de la glace, donc on pourra pas les pêcher.
C'est c'est une précaution. L'extension du pio continental qu'on entend pas mal aussi parler qui est en fait tous les tous les pays qui sont signataires de la convention du droit maritime sur les Nations- Unies peuvent prévaloir de l'appropriation de l'extension du plateau continental à condition que ce soit prouvé. D'accord ?
Alors sur la partie artique, vous avez ce sont deux plaques technologiques qui se rencontrent, l'oroisienne et puis l'euro américaine et qui en fait sont du côté russe, il y a beaucoup de pateau continental mais au milieu il y a des fausses. Au niveau du pôle nord, il y a 4000 belles de fond. euh entre la ligne entre le Zalbarne et la Norvège et puis le nord du Groenland, il y a aussi une fausse de ce côté-là et puis la reste ce sont des au fonds.
Et là euh il y a des contentieux, il y a pas des conflits, c'est-à-dire que ce sont des contentieux euh sur euh l'appropriation de cette dorsol de Monosophe et de Gakel qui sont des extensions qui relient des riges. C'est un ridge, c'est c'est qui relie ces deux plaques continentales et qui permettrai à chaque pays de prouver que effectivement l'extension jusqu'à 350000 est avérée et devient la propriété de l'état côtive. Alors quand il y a des c'est ça ces instructions là est soumis à une CLPC, c'est une commission des Étations-Unis sur l'extension des plateaux continentaux et qui étudie donc ils sont un peu jugés parti parce qu'en fait ce que ce scientifique de tous les pays hein et qui regarde si effectivement scientifiquement l'extension géomorphologique est prouvée ou pas et si celle l' et pour la pour la partie russe a priori ça a déjà été légiféré ça l'est mais s'il y a conflit avec un autre pays et bien c'est entre c pays là de s'entendre il s'arrange d'accord alors ça a été le cas sur certaines parties notamment encore il reste quelques litiges mais enfin ils ont été résolus d'une manière bilatérale et là si vous voulez il y a pas une chambre d'arbitrale qui va dire bah si cette partie extension continental c'est à la Russie parce que c'est prouvé c'est ça arranger limite et pour l'instant tout le monde les revendiquant les revendiquant pour l'instant ça reste un statut quo sur la partie shipping j'en ai parlé tout à l'heure je vois ici un petit peu les passis sont les détaillés mais enfin vous voyez en gros sur une projection polaire donc qui qui qui respecte les espaces et les distances sur dans les espaces continentaux, on voit que la route orange est la route traditionnelle de Suè et puis la route blanche c'est la route qui effectivement en terme de distance à peu près 30 % plus courte.
D'accord ? Elle n'est pas contraint sur la mer rouge, elle n'est pas contraint sur le canal de Suè. Il y a des ce qu'on appelle checkpoint, c'estàdire en gros des endroits où effectivement c'est assez sensible des concentrations de bateau ou même de la piraterie comme comme du côté de Socatra rentrant en mer rouge, l'Éthiopie, l'héritrait et cetera ou à Malaka mais ce sont des routes commerciales qui sont utilités depuis très longtemps et même si et encore avec la mer rouge avec les outis et bien tous des bateaux qui sont juste à un peu moins les vraqués mais juste attendant c'est tous les portes conteneurs font le tour par le cap de l'espérance et donc il existe cette route blanche qui passerait par donc passer par Bering qui longerait la partie la partie russe et qui viendrait en Europe he et la même chose du côté canadien mais je vous dis ces routes là pour l'instant sont peu usées sont usité surtout pour le trafic local parce que si vous voulez alors vous voyez les volumes hein Malaka c'est c'est 2 millions de tonnes par an Gibraltar c'est 800 bateaux par jeu par an d'ouvre le pas de calé et le deuxième des trois après Malaka 25 % du trafic maritim voilà Su c'est 8 % du trac maritime avec euh 1 million de un millier de pardon 1 milliard de tonnes de de transport de de marchandise de volume de marchandise qui passe.
Voilà ce que donne un peu plus d'une manière un peu plus précise. Donc les routes maritimes. Donc vous avez trois routes maritimes qui se dessinent.
La route la rouge qui passe par le nord-ouest qu'on appelle ça une route orthodromique, c'est la route la plus directe hein sur la sphère donc entre le being et puis la mer de Norvège elle est pas usitée hein à quelques exceptions pour des brises glace au côt tourisme. La compagnie du Pon avec le charco qui est une brise glace de croisière va régulièrement maintenant au pôle Nord dans le cadre de ces croisières. Et puis donc à l'ouest il y a la la bleue qu'on appelle le passage du nord-ouest qui est une route qui est qui est pas usité du tout. quasiment pas, faut être clair.
Euh éventuellement par la par la euh par la croisière. Pourquoi ? parce que c'est des routes, il y a pas beaucoup de tirandau, c'est des des routes qui sont très sigueuses, qui passent avec des zones où il y a pas beaucoup d'eau au fond et surtout sur le plan donc on a vu la convention de la mer, elle est dans des zones intérieures décrétées par les Canadiens. intérieur, c'est-à-dire qu'en gros, j'ai le droit d'autoriser ou d'interdire une navigation et les Canadiens ne sont absolument pas favorables à à dérouter ces routes commerciales pour des raisons environentales parce que qui dit route commerciale maisant moyen d'intervenir si un bateau qui a des difficultés avec des moyens de de secours que les Canadas ne peuvent pas se permettre d'avoir et de l'éendre surtout sous ce passage là qui fait plusieurs millères.
Et à l'opposé, on a la route orange qui est la route en fonction de l'extension des glaces qui est la route donc du passage du nord-est qui longe les côtes russes alors plus ou moins au nord en fonction de la glace hein et qui est en fait une route de transit bien sûr entre le Pacifique et puis le mais là c'est pareil c'est 3 millions de tonnes par an. 3 million de tonn c'est même pas 10 % du volume total. Donc c'est pinot, c'est rien.
Excusez-moi l'expression mais c'est rien. Alors c'est très miniétisé puisqueen fait les Chinois toujours pareil pour les problèmes de de communication et de politique sont quasiment les seuls bateaux qui font des trafics réguliers parfois jusqu'en Europe mais surtout jusqu'à Mourmanque ou archangelesqu hein. C'est 14 bateaux l'année dernière.
C'est rien 14 bateaux mais effectivement ça prend des proportions. Les Chinois font la font la route. Oui.
Le véhicule là-dessus mais bon là aussi en terme de volume, c'est c'est pas grand-chose. Mais surtout c'est du trafic de destination. C'est du trafic qui vont d'un port à un autre et surtout des ports sont dans un sens c'est dire des ports russes et notamment de la Sibérie orientale du côté de la péninsule de Yamal, je montrerai ça tout à l'heure pour l'exportation des hydrocarbures russes et minerais russes qui sont je vous dis les 37 millions de tonnes par an.
Donc c'est pas du pas du transit, c'est simplement des Russes vers l'Asie et les bateaux vides qui reviennent en aller-retour. Voilà un peu le trafic maritime si vous voulez en couleur plus c'est plus c'est clair sur la slide de droite plus le trafic est important. Donc on est sur la péninsule au nord de la Norvège hein et la péninsule de Colas où là il y a du trafic qui est lié à la pêche he et puis après on a un petit peu de trafic marginal sur les routes maritimes qui se développe surtout sur la partie la partie russe et on voit donc sur le petit tableau à côté hein les volumes en millions de tonnes par an donc depuis 2018 et en gros tout le volume donc les 20 millions de tonnes et cetera est exclusivement lié à l'exportation de l'usine yamal LNG qui est de de production de gaz Lqufié dans la Sibérie occidentale qu'on verra tout à l'heure.
Euh usine qui nous approvisonne à 80 % de notre notre GNL en France. On verra ça tout à l'heure. Voilà.
Pour donner un peu une idée ce que c'est de la ce que la glace hein. Voilà en période estival sont des flots qui se qui se qui se détachent. La banquise qui était compact comme on le voit à droite hein.
Il y a pas de d'iceberg dans la partie ou très peu gorelandaise éventuellement. Il y a que de la glace de mer, la glace de terre. De toute manière les bateaux doivent pas toucher parce qu'il coule sinon.
Mais la glace là ici de mer va disloquer, va se fondre, va se répartir et cetera. Et pour donner un peu une heure d'idée, des bateaux spécialisés qui peuvent naviguer en hiver comme celui qu'on voit à droite qui est un tank LNG euh russe qui va faire les navettes entre cette usine de liquefaction et Yamal, LNG en Europe et en Chine qui lui peut fonctionner tout l'hiver. Voilà, j'ai rapidement un petit peu toute la partie, ça ce sont les deux projets.
Donc toute l'activité de production d'hydrocarbure, gaz et minera et pétrole se concentre sur la péninsule de Yamal, de Guidan et de euh et de Timi qui se trouve là à l'ouest à l'est pardon la péninsule de Col en mer de Cara, d'accord, à la marge de la mer de Barans où là il y a quasiment 80 % ça reste sous la glace. Mais donc le pétrole effectivement depuis déjà qui est exploité depuis déjà plusieurs décennies hein avec deux simplement la petite pastille en haut qui est cette plateforme là justement qui est qui repose sur le fond 30 m de fond et le reste ce sont des des boués qui sont à la à l'extérieur à la mer mais qui sont reliés sur des champs là pareil on est sur des volumes qui sont relativement modestes hein mais dont à parin qui est de de Rosnef là qui va effectivement qui est en cours de construction là qui est dans près de Dixon là la partie haute de la carte là à droite où il y a un projet d'un de Vostock hein qui est russe 200 millions de tonnes pour euh la fin de la décennie. Là, ce sont tous les projets LNG euh de Novateek qui est l'entreprise privée russe.
D'accord. Mais finalement projet du pouvoir rien rien rien éloigné du pouvoir surtout concernant d'ordre financier. Donc la première c'est Yamal LNG qui se trouve sur la PU Yamal qui est un qui est un champhore qui est les plus importants au monde.
Il y a un potentiel de gaz et de pétrole en Russie qui est phénoménal, qui est considérable. D'accord. Et quand on voit, je fais une parenthèse de tout ce que les usines de de liquéfaction ou de relfaction qui se développent en Europe, en Amérique et cetera, euh j'en parlerai un peu plus tard, surtout aux États-Unis font que le gaz, c'est clair, même si ça se dit pas et on doit pas le dire entre les lignes, fait que ça sera l'énergie alternative au mieux quand il y aura en 2050, voir la fusion nucléaire, la fission nucléaire ou la fusion nucléaire, la fission plutôt euh, ça restera là le gaz, c'est clair. gaz.
Alors, les Russes ont du mal, on verra tout à l'heure, à le à le à le vendre, à part ce de celui de de Yamal LNG où il y a des contrats avec des entreprises européennes et total pour pas la nommer hein, qui a un contrat euh à très long terme sur cette usine, qui a participé à la construction de cette usine, qui a financé une partie de cette usine et qui est encore actionnaire de Novatec à 20 %. Euh ce qui est d'ailleurs et on l'a vu avec la déclaration de de la présidente de la Commission européenne qui a des vérités à à se soustraire du gaz russe d'ici 2027 va être compliqué puisque en fait on en a besoin. Ça pas faire entre autres pour l'instant le LNG le gaz LNG représente à peu près enfin représente 20 % de approvisionnements et surtout en France et la Belgique hein.
Donc ce gaz là, il y avait des projets qui ont été développés à côté. Donc article LNG G2 avec les sanctions économiques qui ont été quasiment stoppé. Il n'arrive pas à produire.
Les deux trains d'ification sont construits. Ils n'arrivent pas, ils produisent mais ils n'arrivent pas à vendre parce que cette usine est sous sanction et les bateaux tankers aussi associés sont sous sanction. Et après il y a plein d'autres projets.
Alors il communique là-dessus les Russes he si on les entend bien article NNG G3 et cetera puisqueen fait là cette région-là est très très riche en en gaz. Euh ça pas été encore financé. Euh la seule alternative c'est les Chinois.
Les chinois sont très méfiants, hein. Il veut pas mettre tous les autres au même panier. Et donc pour l'instant, ces projets-là, même si euh Novatech est en mesure de les faire, ne sont pas ne sont pas commencé et n'ont même pas été com été financés.
Voilà, les enjeux économiques sont sur l'article et je me focalise sur la Russie parce qu'effectivement du côté des États-Unis, il y a aussi en Alaska de de gisement importants, un des plus gros gisement qui s'appelle le Prudom Pridom B qui est au Alaska qui a été réouvert en partie avec la législation de Trump avec des projets qui vont se mettre dessus parce que c'est en marge d'une zone naturelle ce qui fait un peu ce qui avait pour l'é précédent avait été sanctuarisé mais là il l'a ouvert. Mais il y a pas de gaz pour l'instant. Et donc voilà les deux grosses usines, c'est Yam LNG qui est en construction.
Donc c'est une usine qui a été construite, je crois que j'ai un slide après. Voilà qui a été construite ici. Vous voyez sur la droite les citternes sont de Vincy.
D'accord. Toute la technologie de d'ingénierie était assurée par technique MFMC qui est une franco-américaine qui a dû se retirer avec une perte conséquence de du projet article LNG G2 parce qu'il le fait sur le même principe mais qui était avec les sanctions qui ont été qui ont été obligé de se retirer et cette usine est construite sur des thermosifons. C'estàd que le pergol qu'ils font avec le champ climatique et bien le terrain est instable.
Il s'agit pas de construire des usines sur directement sur le sol. Et donc elle est construite cette usine là, l'aéroport enfin tout toute toute la partie ici vous voyez l'usine, elle est construite sur 42000 thermoscifond qui sont ce sont des congélateurs locaux qui sont refroidis pour qu'on maintienne le pergiciol à à température. Et donc ce cette usine là produit a trois trains de liquéfaction parce que vous savez que le gaz ça soit gazoducque avec légère souspression ou il est plutôt préféré maintenant parce que les gazodues sur permafros pareil ça bouge ça et donc du coup en plus de ça c'est là ils sont complètement stcisés et donc la la Russie a fait le choix de l'évacuer par voie de mer et donc il faut le liquéfier donc on refroidit un gaz à 200 à - 163°gr qu'on met dans des gros thermos de navir il faut des navires spécialisés d'accord et qui ceuxl en bas sont des aners arque 7 qui ont une glace brise glace très très très haute qui leur permet de de pouvoir naviguer en autonomie l'hiver euh un peu moins sur même s'il y avait avité ouvrir la route pendant l'hiver mais surtout vers le vers l'Europe.
Là, c'est la prisona, c'est la c'est la plateforme qui repose sur le fond, d'accord, qui 30 m de fond qui est produit qui est le produit du pétrole et puis le projet article NG2 qui est différent, qui est pas construit sur la sur la terre, mais on a fait des barges, sont des barges flottantes. Donc c'est deux terrains de foot, d'accord ? C'est une capacité de de enfin de tank.
Euh toute l'usine, c'est 25 milliards de dollars d'investissement et elles sont remorquées et elles sont amarrées à un qu. D'accord ? Les deux premières sont en production mais pour l'instant il y a pas trouvé d'acheteurs.
Ils ont mis ça dans des tankers pour les stocker et cetera mais pour l'instant il y a pas d'argent avec les sanctions occidentales. Il y a pas d'acur pour l'instant. Mais Trump à babou, on dit qu'effectivement en terme de deal pourrait lever les sanctions de son côté sur sur l'exportation d'exportation de GNL.
Autre fait particulier sur la Russie, le pergol effectivement qui est une grosse contrainte puisqu'en fait le le c'est une bombe à retardement puisqu'en fait ça ça emmagine plein de plein de gaz notamment du méthane des hydrates de méthane qui avec le réchauffement climatique bah son dans l'atmosphère le méthane est 80 fois plus nocif que le CO2 d'accord même s'il reste moins longtemps stocké dans l'atmosphère et ça c'est un drame. Vous voyez ici par exemple le gros trou béant, il y a un petit homme à côté, ce qu'on appelle les euh ce sont des des fausses d'hydrométhane. C'estàd qu'en fait des poches de méthane qui représenté puis un moment elles sont refroidies, elles exposent et puis du coup comme il y a du vide dessous bah ça crée des ça crée des gouffres.
D'accord. Et on ça aussi sous l'eau par exemple, on a fait pingo. Autre fait particulier aussi donc oui quand je dis que c'est une bombartement c'està dire qu'en gros en terme de virus, en terme de CO2, c'est c'est c'est très problématique he puisque du coup tout ça ça va être l'atmosphère.
Euh première gétique, les Russes euh sont en train de lancer des programmes. Le premier est à évêque du côté euh côté du du Bering là avec des centrales nucléaires flottante, d'accord, de 60 MW qui est en gros la moitié d'une centrale classique en France euh avec les normes de sécurité qui sont absolument pas compatibles si on devait la mettre au Hav ou à Cherbourg, je sais pas où. Enfin bon bref, mais euh c'est comme ça qu'ils avaient produire du courant parce que justement bah on met pas de poltoé électrique sur le permafos et cetera.
Ça ce sont les tankers qui permettent de faire justement les liaisons. Voilà. Les Russes pour pour en terme de shipping pour pouvoir effectivement ouvrir leur route, ils sont en construction sur des projets de brise glace à propulsion nucléaire.
Il sont les seuls à faire ça. Ils maîtrise toute toute la technologie. Donc ils n'ont pas besoin de ils n'ont pas besoin des aides occidentales pour le faire puisque les réacteurs étaient ukrainiens, l'usine était en Ukraine, ils ont rapatrié la technologie hein.
Et ils en sont en construction de 7 pour ouvrir justement leur ambition de ouvrir les routes maritimes pendant l'hiver. D'accord. Pour escorter ces tankers, ça ira plus vite.
Il faut 9 jours pour le faire. Et pour l'instant simplement c'est déglacer la mer de Cara pour que les bateaux puissent accéder au gisement articel NG2 pétrolier et cetera de la Sibérie orientale. Il y a un projet de 120 MW.
Alors sur je sais pas ce que vous dit c'est c'est un 10e enfin c'est un 10è des plus grosses centrales nucléaires françaises donc avec des réacteurs 200 m de long 180000 tonn 48 m de large pour escorter effectivement les tankers puisque les autres sont plus étroits. Le chénal qui laissé dans la banquise il faut qu'il soit la largeur du bateau qui le suit quoi. Ils ont aussi construit aussi c'est très militarisé les premiers patrouilleurs militaires briseglace he porteur de de missile antiérien.
Euh sur la route maritime ça aussi c'est un point d'achoppement qu'il faut comprendre. C'est un peu technique mais enfin ça permet de dire qu'effectivement la route est plus ou moins contrôlée. Il y a un article de la Montégobé, la Montégobé c'est la convention des Unniques qu'on appelle Montégobé qui dit que qui octroit dans les zones glacées, l'article 234 qui octroie euh l'autorisation enfin le privilège à un navire, à un état côtier d' de pouvoir euh je dirais exprimer un contrôle sur la flotte le navire qui passe donc au dehors des zones territoriales si ce navire représente un danger de pollution pour son bateau.
D'accord ? Alors lecture c'est sûr on le fait en France pareil au large avec les abeilles. Il y a un article qui compte qui est le 231 qui fait pareil pour PV Maritime qui dit si effectivement il y a un navire qui est en panne au-delà des autres territoriales.
Donc il il fait ce qu'il veut toute légitimité. Et pour éviter l'avocadis, le préfet maritime a une mise en demeure, elle impose un remorqueur en disant vous az pas le choix parce que du coup si vous vous aurez pas le temps de dépanner et vous finissez sur mes côtes et ça sera unadis donc cétait c'est c'est autorisé par la par les législations internationales et là c'est pareil sur zone zone de zone de glace et donc c'est une interprétation russe de cet article là puisque même quand il y a pas de glace dis bah non il faut quand même l'autorisation pour passer et donc il y a un espè de de permis hein qui est avec une administration qui s'appelle l'administration de la NSR justement non euh où il Il faut demander l'autorisation pour passer. Alors les navires de commerce bah jouent le rôle même si c'est un peu abusif mais il y a une compagnon list donc chaque liquidité et si en gros un bateau la russe une estime qui est pas représente pas tous les les critères de sécurité peut très bien interdire.
D'accord. Ce qui fait dire que et c'est un des arguments aussi pour l'Europe et la France en particulier que ça peut restreindre la liberté de navigation puisqueen fait vous voyez que cette zone des là touche l'extension maximale de la banquise et ce qui fait que ça fait un espèce de corridor sous autorisation de la Russie et ça pour les États-Unis notamment qui sont très attachés à la liberté de la navigation ça blesse un peu très militarisé aussi vous voyez là que c'est bon les les les petites passies sont un peu grosses mais enfin il y a des bases en gros sur les îles les îles au large de la Russie hein que soit l'île de Grang l'î de de de Sibérie du Nord, les François Joseph qui est juste au large du Valbard qui est qui est l'archipel norvégien où là ils ont des bases tout à fait récentes en capacité, c'est pas c'est pas équipé mais en capacité d'accueillir des batteries antimissiles, des avions des gros porteurs euh qui est qui est pas négligeable. D'accord ?
C'est surtout orienté. Alors si on l'entend, on contrôle, ils le disent he le passage du nord-est contrôle avec nos radars et cetera. Un radar de surface si vous voulez, c'est lié à l'entité de la terre.
Donc un radar surface, on peut détecter un bateau maximum à une trentaine de kilomètres, pas plus. En revanche, tous les tous les tous les appareils de détection radar sont pour les détections aériennes, notamment un peu ce ce relan un peu de guerre froide là sur les missiles euh intercontinentaux. Donc assez militarisé et puis vous trouvez un mourmanque hein, la concentration de de de brise gaz nucléaire puisque c'est là où la flotte du nord, la plus grosse flotte russe avec leur sous-marins et leur navire de guerre euh qui est stationné dans ces zonesel.
Voilà les zones de détection aussi effectivement et ça simplement pour vous mettre un slide pour la partie défense. Voyez ce qu'on appelle le bastion. Le bastion c'est cette extension complètement virtuelle de zone de restriction de la Russie qui dit que quand il y a un exercice qui se passe au large de la Norvège et cetera, et bien lui il va venir un peu essayer d'aiguillonner enfin titiller les flores de l'OTAN qui s'entraînent ici pour dire attention là moi vous arrivez dans ma zone d'influence et que je veux contrôler.
D'accord. Donc ça fait des zones potentiellement de friction mais pas mais pas effectivement de de de de enfin de de conflits ouverts. Alors dernier slide pour terminer parce que c'est la question qu'on peut se poser et qu'on pose toujours parce qu'effectivement qu'est-ce que la France a à faire en Artique sur des zones qui ne sont pas les nôtres puisqueen fait on a pas d'intérêt économique outre que je vous dis à la marche sur des intérêts commerciaux qu'il y avait avant que la Russie sur par exemple technique FMC qui a fait l'ingénierie des deux usines l'équifaction ou alors pour Vinci effectivement il y a pas vraiment pour l'instant nous des d'enjeux économiques outre le LNG qu'on qu'on récupère de de de Yam LNG qui approvisionne un/art du JNL En France, les autres venant des États-Unis et de la Norvège, chacun pour pour un quart et le reste c'est dissimé entre l'Algérie et d'autres petits pays.
Euh le premier intérêt, le premier argument mais qui est vrai, qui est fort, c'est scientifique. D'accord ? la notion de science pour étudier le rchement climatique, il faut aller à la sentinelle donc du climat qui sont les pôles.
La recherche est très développée. On a des stations permanentes enousonosvalbarn avec d'autres d'autres d'autres pays d'ailleurs du reste il y a une stratégie polaire qui a été faite par qui reprend celle de 2016 de Michel Rockard qui était le premier ambassadeur d'épaule et ensuite Olivier Poarvor sur équilibrise extrême en fait qui est typiquement ciblé pour la recherche et encore plus hein. Là aussi, c'est un autre sujet mais enfin qui qui est très délicat, qui est pas l'objet de cette commission là, mais qui est le financement de la recherche.
On a les ter de j'en profite hein, les stations des DU du Monurville est absolument n'est plus au standard et il faut trouver des sous hein. Et donc c'est un peu la mission de cette stratégie en disant il faut trouver des sous pour réhausser le niveau de la recherche polaire. Euh voilà, donc ça c'est un argument.
On l'Europe tout aussi à travers des financements de l'Europe que ce soit éducatif pour le Gorenland et cetera sur sur la science. On n pas de bris glace. L'Allemagne, on a eu on a eu en train de refaire le Polarstan 2 13on3 de d'euros.
Le seul briseglace que l'on est nous, c'est l'astrolab qui fait la rotation qui appartient à la marine nationale qui fait des rotations entre DDU et puis au Bart pendant les périodes estival en Artique. Alors, il y a un briseglace qui est en construction avec Romer, un projet qui s'appelle qui s'appellera d'ailleurs le Michel Rocard mais qui sera positionné lui aussi à Numéa et qui fera un peu la la la recherche à la fois en pacifique l'été, enfin l'hiver et puis en qui fera aussi la recherche en mer australe l'hiver. Politique politique pourquoi ? parce que tous les pays enfin pas tous je l'ai pas mais enfin même si on applique les principes membres de l'eu.
D'accord donc le Grenland ne le l'est pas puisque elle est elle est autonome sur ce sujet-là. On est pays observateur du conseil de l'article depuis 2000. On est parti des premiers euh premiers depuis la convention d'Otawa la création du conseil de l'article en 1996 euh qui permet ce conseil, je vous expliquerai tout à l'heure ce ce conseil de l'article là donc qui est un forum intergouvernemental où il y a des pays permanents qui sont des pays de l'article et des pays observateurs sur lequels on est relativement actif dans les groupes de travail.
Moi je suis le représentant français d'un des groupes de travail sur la partie sécurité notamment où là effectivement c'est à c'est un niveau technicien, c'est pas un niveau politique parce qu'il y a une strade supérieure où là encore on arrive à changer avec tout le monde russe compris. Euh sur le plan militaire. Alors le plan militaire je je vais pas y aller par différents chemins.
L'article l'article les maritime et et la marine même si elle elle c'est pas sa vocation à communiquer beaucoup là-dessus, c'est elle qui s'approprié la partie la partie maritime de l'article sur le plan sécuritaire. D'accord. Très très très de très nombreux exercices sont organisés notamment par le lavège et et l'OTAN.
Bien sûr, la France, elle a actuellement encore eu un exercice de de de grande ampleur en Norvège et elle lui a envoyé une frégate he la quittèine et un sous-marin aussi assez régulièrement. Les sous-marins c'est des choses un peu qui sont pas métisés mais enfin on sait que ils ont les capacités d'aller sous la glace ou dans les fausses là-bas. Donc ça se fait, ça se pratique.
Il y a les sous-marins nucléaires, le premier suffrain qui a fait escale également sur un port spécialisé en Norvège puisqu'ils ont des accords de défense avec l'OTAN. Donc là, oui, on y est, on est assez présent. On y est présent indirectement avec le Fulmar qui est un patrouilleur vieillissant qui est un ancien chalutier à Saint-Pierre Milan.
Donc oui, on y est. On y est. Pourquoi ?
Parce que il y a une stratégie de défense article qui a été éditée en 2025. Elle est confidentielle mais enfin il y a une partie là qui est qu'on retrouve sur internet qui est pour les décideurs qui affiche clairement l'intérêt de la France pour des questions. Alors la question évidente ces intérêts français, quels sont-ils éventuellement de la navigation ?
Effectivement bah il faut que la navigation soit libre et cetera. Et puis bon, c'est pour s'associer un petit peu aussi à la dimension de l'OTAN. L'article 5 du 13 article qui est du 42.7 de lieu sur tout ce qui est bah assistance le temps au pays qui serait directement directement agressé est aussi valable hein puisque on a des coopérations sur ce sujet-là à la fois maritime mais surtout maritime également terrestre commerciaux.
Bon les minerais stratégiques et les routes maritimes, j'en ai parlé. Les minerais, on viendra un peu tout à l'heure, les minerais stratégiques, oui, il y en a, mais c'est pareil, c'est la propriété souveraine de souveraine. Donc effectivement, si on on louche beaucoup du côté greenlandais, il y en a beaucoup.
Il y a pas d'exploitation pour l'instant. Donc, je par un peu tout à l'heure et géostratégique euh stabilité face à des des compétiteurs subartiques, c'est le terme qui est employé dans les dans les littératures. Bon, les compétiteurs, il y en a pas vraiment, je voulais essayer de vous les démontrer puisque les ressources appartiennent aux États.
Euh compétiteur, si Trump qui qui sur les sur les ressources grilandaises avec le discours que vous connaissez. Bon là aussi du fait que géographiquement c'est très compliqué d'extraire des des minerais quand il fait quand il y a de la glace et cetera et du pétrole à forcerie, il y a pas de il y a des sondages qui ont été fait d'exploration en Grenland, il y a pas de pétrole, ils ont été très déçus de du pétrole en partie sud pu en fait on fait sondage, c'est pas c'est pas exploitable et c'est pas suffisamment rentable. Et la liberté d'action de navigation sur l'NG euh voilà, j'ai un petit slide et cetera.
Vous voyez que en gros on est à 20 millions de tonnes par an. Euh donc sur le 24 la la depuis très vite après Gazprom a coupé le la provision par gazoduc. Donc on a été vous savez en février 2022 c'était très compliqué cette année en provision de gaz.
Ça s'est rétabilisé. En fait c'est une his de vaste communicant. Les Américains ont compensé avec un gaz de chiste en France mais on reste très dépendant du gaz russe pour l'instant et même s'il y a une volonté de s'en défaire avec le 17e paquet de sanctions lieu qui est prévu là qui a été déclaré hier il reste plus qu' de voter.
Là on s'y oppose notamment. Ça va être compliqué. Il y a des intérêts privés, ça va être compliqué et je pense que pour l'instant on n'est pas prête à débarrasser.
En revanche, on a interdit la réexportation du gaz qui devait on a des ces de stockage par une entreprise qui s'appelle belge qui s'appelle Flux Asie Bruge et à Dinkerc et là on interdisait parce qu'en fait on stockait puis on revendait ailleurs. Donc du coup c'était du commerce et là ça passait sur les sanctions. Les ressources minérales elles sont très nombreuses. côté côté norvégien, vous voyez le photo, la SL là haut de l'exploitation de gaz et de préol qui alimente un fond souverain en Norvège qui est le plus important au monde.
D'accord ? Ils sont ils avaient un moratoire bon maintenant c'est bon, on va mettre lever le pied, on va plutôt féliger les les ressources alternatives comme l'hydrogène et cetera. Puis en fait, ils sont revenus dessus, ils ont rouvert des des concessions et cetera qui sont dans les deux norvégiennes.
Donc il y a pas de CG là-dessus hein, mais il y a un gros potentiel euh sur la partie euh des minerais. Les minerais, il y en a partout, il y en a partout au Canada, miner de fer et cetera. Il y a une très grosse des plus gros producteurs européens, en fin du monde de fer à Curina qui est dans le nord de l'anurvage là qui sont d'ailleurs en train de démonter la ville.
Il démontent la ville pour parce que la mine est dans l'ouvert dans la ville, donc il la démonte, il la déplace, déplace la ville pour pouvoir encore racler tout autour. Et puis les terres rares. Les terres rares effectivement c'est un peu l'apanage.
Donc Kurina, vous voyez là la partie alors à droite, vous avez une garde de la géologie de la géologie greenlandaise où effectivement on dans et c'est vrai hein de des ter prouver alors prouver c'est pas forcément c'est des sondages qui ont été fait avec d'ailleurs des des chercheurs français du CNRS font régulièrement ce genre de travail là ils vont et donc vous savez que les 19 articles terrar du du tableau de BLF là font que le GR était très riche en terrar alors pas d'exploitation le problème des terrar il y en a partout il y en a l'allié he si on veut faire chir ter rare. Le problème c'est le traitement. Or un traitement des terres rares, c'est un pourcentage qui est de quelques pourcé de passer par des réactions chimiques qui sont en général radioactives et qui font des bou réactives.
Et donc en terme d'environnement et en terme de de réglementation, c'est absolument drastique. C'est pour ça que ni les Américains ni les Français ont des capacités à le faire des grandes ampleurs et que ce sont les Chinois qui se sont qui se sont àarissent ce système là. Donc les Chinois ont sur certaines matières donc avec des noms un petit peu enum bizarres la Chine et même c'est des moyens rétorsion.
à le monopole des terres rares quasiment moins dans l'entraitement. Et donc, il suffit de les extraire. Il y a une mine d'uranium dans le sud-est de de la Greenlande qui est qui qui qui intéressait beaucoup les occidentaux.
Mais le gouvernement récemment élu là il y a quelques semaines grenlandais a suspendu son exploitation, enfin son exploitation son a interdit son exploitation. Pour finir, je deux derniers slides, j'étais un peu long, j'en suis désolé euh sur l'article les gouvernants, c'est la partie donc les conseils de l'article avec qui est justement à commission à présidence tournante là, c'est c'est c'est fait le c'est dans le 12 mai dans quelques jours où c'est le Danemark qui prend la la présidence à la suite de la Norvège et qui a perdu un petit peu de son ampleur et de son influence avec la je dirais un peu l'écart la Russie qui s'en est retiré un peu forcé par les par les membres artic donc en février enfin en mars 2002 ça a repris un petit peu les derniers et ça vit grâce à ces groupes de travail notamment des groupes de travail par correspondance dans lequel et bien c'est force de proposition sur des des conventions qui sont qui sont voté à l'issue mais qui sont pas forcément contraignantes puisque le forum n'a aucune légitimité juridique contraignante mais qui peuvent être repris pour la partie maritime par exemple à l'OMI l'organisation maritime internationale notamment le code polaire la réduction d'utilisation des fiou lourds et cetera en article ça vient ça vient de là quoi. les institutions qui sont en marge du Conseil d'Arctique un petit focus là et cetera il y en a certains qui sont qui sont importantes et non pas des moindres sur le plan sécuritaire de celle de de l'OTAN.
D'accord maintenant sur les articles 8 des pays sont depuis le ralliment de la Finlande et de la Suède ensuite à l'OTAN. Donc ce qui fait réagir très fortement la Russie face à ça qui se sent donc ce message qui dit qui se sent agressé mais quand même sécuritaire qui est une force de proposition importante notamment avec la Norvège qui organise très régulièrement des exercices à la fois terrestres et maritimes. Il y a il y a un forum qu'on appelle Baron Articil qui était un forum local dans lequel la Russie s'est retirée en 2022 à la suite de l'Ukraine.
Il y a aussi des forums les R map donc purement purement militaire. Il y en a un qui marche très bien avec tous les pays nordiques dans la France pays associé observateur est associé euh et qui l' organisé l'année dernière en virtuel he puisque les présentiels se font sur les pays du monde permanent. Voilà.
Alors qu'est-ce qu'on pourrait dire pour finir pour conclure de cet espace artique ? En fait il y a trois hypothèses. Soit ça reste un petit peu comme ça même si Trump s'agite un peu.
En fait bah le grenandais souverain souverain le Canadien l'it aussi donc j'imagine mal une invasion militaire. Après des intérêts privés euh de gré à gré comme l'ont fait les Russes comblant entre les Chinois au Greenland, pourquoi pas ? Mais en général pour les Chinois, ça a pas mal avorté.
Euh tension faible, tour descend, c'est un peu le un peu le soufflet qui se dégonfle. La Russie arrive une autonomie technologique, elle arrive à revendre, à équilibrer les cent d'exportation de LNG, elle récupère le le LNG, l'Arctique, enfin les ressources minières hydrocarbures de l'Arctique, c'est 15 % de son PIB. 15 % de son PIB.
Euh et sinon après une tension forte donc là on peut penser effectivement la présence chinoise un peu plus affirmée qui peut jouer faire un peu réagir la la Chine. Aucun navire militaire chinois, aucun avir militaire de l'OTAN ne va naviguer en Arctique. Il est pas question de faire des des opérations de liberté de navigation des phonops comme on en fait entre Taiïwan et puis la Chine.
Pour l'instant, c'est pas à l'ordre du programme. C'est c'est c'est préparé hein, mais c'est pas c'est pas au programme. Ce serait trop trop brusque. et puis pédentellement ce qui pourrait effectivement domination de la Russie sur la route maritime du nord qui pour faire réagir les Russes et encore voilà simplement petit focus là j'en profite effectivement il faudra un moyen français je pense ça pr ça a été plus ou moins c été reprise par la stratégie en France et nécessaire la le meilleur le meilleur vecteur de communication dans ces pays un petit peu en tension c'est la science et donc je verrais très bien moi un astrolap 2 qui fait les rotations armé par la marine nationale j'en verrai bien très bien remplacer le fulmar par en 2030 par un autre hein qui pourrait être à la fois scientifique voire européen et cetera pour pouvoir faire un peu de présence sur place.
Si euh vous avez besoin de source, je voulais rester de de de mon ouvrage sur les routes maritim articles et la géopolitique de l'article. Et puis sinon, il y a un observateur de l'article que vous pouvez qui est taxé libre sur lequel on rédige des fiches mensuelles avec des fiches thématiques sur lequel vous pouvez euh vous pouvez avoir euh des euh des ressources si nécessaires. Je vous remercie et je suis à votre disposition pour pour les questions.
Bien, merci beaucoup monsieur Bauduc pour cette présentation extrêmement complète et particulièrement précise. Juste une petite question que je voudrais vous poser avant de passer la parole à à vos collègues. J'ai évoqué tout à l'heure une mission qui a été faite en Norvège il y a 15 jours.
J'en faisais partie. Ouais. et et nous avons d'ailleurs rencontré nos amis marins sur la frégataine qui faisaient des manœuvres conjointes comme vous disiez tout à l'heure dans une bonne ambiance de coopération et et donc nous avons eu un certain nombre de rendez-vous et il y a en effet une inquiétude très puissante par rapport aux Russes qui prennent de plus en plus de volume, j'allais dire et puis qui sont de plus en plus présents.
La preuve d'ailleurs, il y a un contrat en cours, enfin un appel d'offre en cours pour par les Norvégiens pour acheter des frais gardantis sous-marines. un gros contrat de plusieurs milliards d'euros sur lequel Naval Groupe est présent et alors que leurs fréates antis-marines ne sont pas encore complètement très vieillissante puisque non que entre guillemets 20 ans. Donc ça montre bien que il y a beaucoup d'inquiétudes.
Ils l'ont dit d'ailleurs et d'ailleurs dans la présentation vous avez évoqué l'archipel j'ai un peu de mal à lire Valbard à plusieurs reprises et bon on avait entendu parler de ça avant d'aller sur place mais c'est quand même un sujet qui est revenu à plusieurs reprises par les Norvégiens parce que cet archipel est géré donc par un un traité spécial sous souveraineté norvégienne depuis pas mal de temps. Alors, j'ai cru comprendre que les Russes étaient présents sur sur l'archipel en question pour puiser quelques ressources en particulier. Par contre, que dans le statut qui est particulier, là aussi pas question qu'il ait quelque chose de militaire, mais je crois que les Norvégiens ont un peu d'inquiétude par rapport à la gourmandise des Russes qui pourraient peut-être avoir envie de se positionner sur cette terre.
Euh donc, je voulais avoir votre avis là-dessus pour ça peut en complément de notre déplacement. Très bien. Alors le Zalbart c'est effectivement quelque chose de très particulier.
Bon c'est c'est le Zalbart, c'est en haut c'est juste en haut c'est c'est un atle dans l'île principale et le speedberg. Pour ça qu' des fois on l'entend comme Spiedberg est en principale et l'archipel est envalbard qui est norvégien et qui est un qui qui régit un statut particulier qu'on appelle le traité de Paris 1920 qui est en fait issu de de de des répartitions territoriales de la Première Guerre mondiale. Et en fait c'est c'est un statut très particulier sur les ressources.
Le ce traité-là euh accorde la souveraineté pleine et entière à la Norvège sur le plan euh militaire, sur le plan économique et cetera, euh sur les eaux territoriales également, sur les ressources aliotiques aussi, mais elle autorise tous les pays signataires euh au moment du traité et puis ceux qui l'ont fait après, notamment la Chine et cetera, qui l'ont ratifié quelques années après, donc il date de 1920 qui donne l'autorisation de pouvoir bénéficier de des ressources euh des ressources à la fois maritines dans les dans les eaux territoriales mais également terrestres. Alors, il y a une mine, il y a une mine de fer de charbon, pardon, qui se trouve à Baransbourg et Baransbourg, c'est dans le sud de l'archipel du du Sidberg qui est qui est russe. Et en fait, il y a une communauté russe qui exploitait.
Alors, il continu à exploiter la mine, ils doivent en sortir trois vagonnets par jour de façon à ce que ça fasse une certaine légitimité de leur présence. D'accord. Mais il y a une forte communauté communauté russe russe sur place qui est la seule du reste en terme d'exploitation.
Il y en avait une après à Logerbine qui est la capitale du Zalbard mais elle a été fermée il y a il y a plus d'une décennie et maintenant le ça ne vise uniquement que quasiment que du tourisme et des ressources locales un petit peu qui sont liées à la science. Il y a un plateau de de scientifique où il y a des plateformes et des antennes satellitaires pour le contrôle des satellites à orbite polaire qui sont qui dont une partie fait partie de la NASA. Voilà.
Et donc ça ce statut très particulier c'estd qu'en gros il interdit normalement toute activité militaire. Alors, il y a quelques années, euh le vice-président de la défense était était venu atterrir pour faire une inspection de ces troupes, enfin les troupes enfin pour aller à Baransbourg qui avait fait pas mal crisé, mais ils avaient pas prévenu le gouvernement norvégien, donc ça fait pas mal criser. Euh mais la Norvège a un statut qu'elle entend bien défendre euh sur ce sur ce cet archipel là. sur le plan scientifique, elle le régule complètement puisqueen fait les sessions scientifiques qui sont internationales en France, on en a une à Linuson qui est au nord de de avec la avec la station Corbelle qui est à côté euh où il y a tous les même les Chinois station scientifique.
Donc il y a un côté sur la science qui est un peu international, ça se passe très bien même si des fois il y a un peu de rivalité sur avec les Chinois sur effectivement leur leur science que l'on sait qui est dual hein mais onarrive pas trop bien à savoir et à communiquer donc ça ça fait un peu crise Norvégien. Euh mais sinon, il y a pas de su le militaire effectivement il y a il y a des il y a des scénarios des scénaris pardon qui euh qui prévoient effectivement si la Russie venait à euh parce qu'il y a un rapport international venait envahir euh le le Zvalbard et cetera, le le temps de réponse et les moyens de réponse de la Norvège serait serait complètement différé et donc du coup c'est à craindre. Bon, pour l'instant, il y a pas une vélité même à que effectivement que de toute manière réaction de l'OTAN, on peut s'y attendre, hein.
Mais c'est vrai que c'est des schémas qu'on entend bon qui sont des militaires sont dans leur rôle au final hein, de pouvoir effectivement de pouvoir réfléchir à tout ça. Ils l'en font très bien. Euh, ils le communiquent pas heureusement comme ça mais euh euh voilà.
Et donc, c'est un statut très particulier. Il y a eu des problématiques aussi sur ce qu'on appelait c'était le problème des crabes des crabes polaires qui une espèce sédentaire ou pas parce qu'il bouge donc il y avait un contentieux notamment de pêche et cetera dans les deux parce qu'en fait la deux à l'époque du traité du salur n'existait pas et donc par extension la Norvège il dit bah on l'applique là quand même donc mais normalement bah donc ça fait des conflits notamment avec l'Ukraine pour les crabes des neiges ça fait avec l'Europe aussi puisque il y avait des quotas qui étaient répartis entre la Russie avant avant la Crimée entre la Russie et la Norvège. Mais sinon voilà, ça reste une tête de pont pour la croisière.
Faut rester vigilant. Oui, agit tout à fait monsieur. Parfait.
Merci beaucoup monsieur Baudu. Je vais passer la parole à deux de mes collègues, Nicole Durant d'abord et après ça sera Jean-Luc Ruel. Merci monsieur le président.
Merci monsieur pour vos propos complets et effectivement votre exposé très précis sur l'article. Donc effectivement l'article a été longtemps perçu comme une frontière lointaine mais elle s'impose aujourd'hui comme un espace bien sûr stratégique majeur au cœur des rivalités économiques, politiques et militaires. Donc bien que vous ayez évoqué partiellement ma question hein, quel regard portez-vous sur les véités récentes donc d'annexion du Groenland par les États-Unis pour affirmer ses ambitions d'étendre l'influence américaine donc sur l'Arctique.
Et pensez-vous que les tensions internationales pourraient freiner le développement de ses routes ou au contraire l'accélérer ? Et une troisième question sur le rôle du Conseil de l'Arctique. Pensez-vous qu'il est encore efficace aujourd'hui face aux tensions croissantes ?
Je vous remercie. Merci de vos questions effectivement. Alors, j'essaie de répondre assez rapidement sur la première, les déclarations de de Trump qui sont pas nouvelles he premier mandat, il l'avait déjà dit et cetera.
Alors, certains se justifient en disant c'est des déclarations dans Alors, c'est pour ça qu'il faut se mettre toujours pareil dans ces problématiques là. Enfin, c'est ma démarche, faut se mettre dans la vision des gens sur place et cetera et pas forcément un regard extérieur. En fait, dans le narratif de Trump, c'est un petit peu c'est toujours ce qu'ils ont fait, ils ont dû acheter l'Alaska.
Le dernier territoire qu'ils ont acheté, c'est les Vierges en en 2000 en par exemple 1917. Et donc en fait, ils sont dans une démarche complètement mercantile et surtout surtout Trump. Donc pour lui dire "On va envahir le Canada pour et cetera pour des questions sécuritaires on va envahir la Gorenland".
C'est pas un discours qui choque les Américains, faire certains Américains qui peuvent effectivement nous choquer parce qu'effectivement on est très attaché à la liberté. C'est des discours qu'il faut entendre. Alors même si c'est très très violent en disant ben voilà, on est capable de l'envahir et cetera, c'est pas complètement vrai.
Il y a d'autres moyens effectivement et ce que privilégie les le Danemark puisque donc même si quand le le vice-président est venu à à Pitoufic, Pitoufic c'est la station militaire qui se trouve qui a anciennement tué qui se trouve en nord de qui est autant qui est américaine qui a fait un flop politiquement parce qu'en fait il devait il devait venir avec une toute ou une commission au granglaise mais en fait ça s'est traduit par uniquement la visite de de la base de temps parce que le gouvernement provisoire n'était pas encore en place et euh de dire oui on va ça sera plutôt des accords bilatéraux sur éventuellement les les avec les Groenlandais. Les Groenlandais sont c'est un peu péjoratif que je dire ça mais je dire bon ce sont des pays qui sont 56000 habitants. La moitié de la population est à nuque.
Tous les villages sont pas reliés. Il y a aucune il y a aucune route entre les villages. Tout doit se fait par hélicoptère, par avion, par bateau et cetera.
Ça s'être isolé et ça reste des populations locales qui vivent de de leur de leur de leur pêche et cetera. Et donc un peu de côté du canadien. Donc c'est très compliqué et du coup mettons à leur place.
C'est-à-dire que de jour au lendemain, il voit des bateaux de croisière qui débarquent dans leur dans leur village et cetera et qui voi la sainte d'insulation cette sollicitation. Et donc euh le Danemark a été très prudent là-dessus tout en lâchant un peu l'abride sur le plan économique puisque le le Greenland est souverain là-dessus. Euh ils sont très raisonnables.
Tous les le dernier gouvernement Lon, le premier ministre qui vient de se faire il y a 2 semaines est un gouvernement indépendantiste. D'accord. Clairement, ils veulent l'indépendance mais c'est le modéré.
C'est-à-dire qu'en gros, il faut nous accompagner, il faut qu'on y aille et cetera. Et donc, ils ont ils ont ils sont très ouverts et ils ont peu rassuré les États-Unis en disant voilà moi je suis pas contre des accords bilatéraux sur l'exploitation des terra, pourquoi pas et cetera. Les Chinois c'est un peu différent, ils l'ont déjà fait, ils ont déjà essayé d'acheter la concession de l'aéroport international donc la partie du NUC qui a été fait, qui est finie.
Euh, ils ont effectivement mis des pieds dans euh dans le dans les dans les différentes mines. Faut savoir sur le plan des mines Greenland, il y a qu'une qu'une mine en exploitation qui est une mine de ruby. D'accord, c'est tout.
Le reste, on dit ouais exploitation. Oui, il y a du gisement mais pour l'instant pas forcément déclaré, exploité et cetera. Bon, il y a du potentiel mais pour l'instant il y a et toujours les Chinois de manière que ce soit ont fait pareil au Canada, on parle beaucoup des Chinois mais en fait Chinois en fait ils rentrent par une petite porte, ils sortent par l'autre et cetera.
Ils sont sur très long terme et en fait ils font toujours le même démarche. C'estàd qu'en gros ils vont s'associer financièrement dans une à majorité ou pas dans des dans des entreprises canadiennes, australiennes et cetera. Et c'est le cas pour pour une pour une une mine de terre rare Grenlande où effectivement ils ont une part minoritaire sur un sur un propriétaire australien qui qui a acheté l'exploitation.
Mais sinon c'est tout. Donc il y a pas il y a pas énormément de choses. Faut s'en méfier.
Le Canadien, les Canadiens pareil pour une minè, ils sont très attentifs et ils ont mis une commission nationale pareil sur les euh sur les intérêts extérieurs qui ont fait qui ont limité, qui ont interdit la l'achat de cette mine avec les intérêts chinois. Donc sur la partie américaine, euh oui, effectivement, ça fait grand bruit. Euh il y a une délégation américaine qui est installée au même titre que celle européenne et cetera qui fait des yeux doux parlant pour les pour les pour les taras.
Et la démarche des européennes est exactement la même. Mais moi je pense que c'est plutôt à Boabri. Alors simplement un truc sur le plan capacitaire parce que je parle pour les militaires ici sur commission de défense le l'accord fait avec le Danemark sur l'OTAN sur les bases qui date de 1957 et qui est renouvelé régulièrement pour 10 ans.
Se contrad en en raccourci que l'OTAN peut installer à la limite autant de bases qu'elle veut. Pour l'instant en d'accord qui conséquence qui est atulé hein mais cet accord là est pas prévu donc il pourrait très bien dire ben voilà cette manière là sur la partie capacitaire de l'OTAN d'accord on peut très bien intervenir et grossir nos troues et cetera pour l'instant c'est pas c'est pas ce qui est annoncé mais pour ça moi je reste assez prudent effectivement sur la partie chronlandaise sur la partie des routes maritimes. Je votre propos vous pouvez me le rappeler je suis désolé j'ai plus com tr question c'est simplement savoir si effectivement il y a un développement pensez-vous que les tensions internationales Oui.
Oui. Pensez-vous que les tensions internationales pourraient freiner le développement donc de ces routes ou au contraire l'accéléré ? Elles sont elles sont je l'ai évoqué tout à l'heure, elles sont russes.
C'est que là pour l'instant c'est du trafic de destination. C'est du trafic qui va des usines de cyberentales donc qui sont pour l'instant Yama LNG hein. C'est 300 bateaux par an qui font d'aller-retour en 24 heures enfin tous les 32 heures sur le sur le site qui vont vers l'Europe majoritairement parce que c'est où il y a moins de glace et qui vont un peu en hiver et cetera.
Donc c'est toute le trafic de destination qui part de ces zonesl pour le pétrole, le gaz et les minerais surtout. Bon, il y a il y a des projets qui sont notamment pétrole et gaz qui sont pas qui sont sous sanction mais ils sont autonomes qui fait qu'effectivement ça va grossir. Le shipping va être grossi mais la la la loi russe impose pour tout ce qui est lié aux extractions et donc l'exportation des produits carbur et minera russes oblige que les bateaux soient russes avec d'équipages russes armés et construits en Russie et cetera et donc il ont beaucoup de mal d'ailleurs à construire le bateau d'abord parce qu'ils sont ils ont pas les technologies donc pour l'instant ça va pas au rythme où il voudrai mais ce qui veut dire que l'expansion elle aura lieu.
Oui, sur les Chinois effectivement proposent même avec des des des des opérateurs portu comme DP Emirates qui est qui est aux Érabes Unies qui ont mis de l'argent sur le développement d'une route régulière. Donc, ils veulent construire des petits feeders. C'est que là où c'est abérant au niveau shipping, il feraiit de de hub aux extrémités de la route à un moment ce qui en B4 là jusqu'en Pacifique et dirait voilà, on ferait des hub donc les gros conteneurs viennent décharger leur conteneur ici et puis serait rechargé sur des plus petits qui la glace et qui feraient la rotation entre les deux des shuttles quoi.
Bon là c'est pareil économiquement ça ti par la route les opérateurs vous le disent. le shifting c'est le fait de décharger de recharger un un conteneur c'est 180 dollars le le mouvement donc ça ça ça met à plat complètement l'économie donc pour l'instant il y aura peut-être des des vélités mais pour l'instant il y a la route est pas appelé à se développer pour la partie conseil de l'article je finis rapidement oui le conseil de l'article a perdu son intérêt depuis que les Russes sont sont partis de toute manière c'était pas un organe décisionnel le conseil de l'article céit un un espace de dialogue qui marchait très bien. Les conventions qui sont passées sont les conventions qui sont liées sur la coordonation de la science, donc avant 2022, des coordinations qui ont permis de définir les zones de sauvetage centrées sur le pôle nord pour se répartir un petit peu les moyens qui vont intervenir et puis c'est tout.
D'accord ? Donc vraiment un peu sur la pollution et les groupes de travail sont très efficaces en fait, ils sont fort de proposition parce que ça reste très technique sur le plan politique. Si ça permet de réunir d'une manière quasiment les réunions ministérielles de manière annuelle les différents ambassadeurs ou ministres de tous les pays mais les Russes cette fois-ci ne sont pas évités et n'y viennent pas d'ailleurs ils en représentant.
Donc voilà. C'est un peu dommage mais bon, on passe par les voies diplomatiques traditionnelles quoi. Parfait.
Merci donc Jean-Luc Ruel. Merci président. Oui, effectivement c'est passionnant hein.
C'est passionnant. On apprend beaucoup de choses et vraiment merci pour votre contribution. Moi, j'avais bon quelques petites questions liées à l'équilibre géopolitique he de cette région hein.
Donc on a deux aspects hein. Les tensions que nous connaissons au travers du conflit actuel avec un isolement de la de la Russie. Par ailleurs, une militarisation progressive du Flan nord, hein, Norvège, Finlande, Suède et cetera.
Est-ce que ça ça va avoir un effet sur le un rééquilibrage géostratégique de dans cette région ? Ça c'est premier point. Deuxième point, ça concerne la Chine.
Alors vous venez d'en parler hein effectivement très présente dans les discours sur l'article. Moi, je m'interroge simplement sur la légitimité de la de la Chine. Je comprends et je simplifie peut-être vos propos.
Euh elle intervient euh notamment au travers de partenariat euh technique. Euh est-ce qu'elle a d'autres euh d'autres d'autres points de légitimité à intervenir ? Et puis euh est-ce que le régime actuel de l'article juridique actuel de l'article au travers du la convention de Monte Montegobé, conseil de l'article est actuellement suffisante ?
Faudrait-il envisager une réforme ou une relance du Conseil de l'Arctique ? Merci. Oui, merci de votre Oui, très intéressant.
Notamment la dernière question que c'est un problème épineux sur la partie militaire. Oui. Alors, il est monté en puissance depuis l'adhésion de la Suède et la Finlande à l'OTAN, ça c'est clair.
La Norvège a toujours été très proactive sur la mise en place d'exercices de l'OTAN pour affirmer si vous voulez. Pourquoi ? Parce que la Norvège, elle a quand même 280 km de de frontière avec la Russie.
Donc, elle est sans arrêt d'embêté. La Finlande, c'est pareil. Euh la Russie est très provocatrice hein, sur des domaines sécuritaires très importants.
Très souvent elle les brouille, par exemple, elle les met des brouillages dans dans Kirkenes qui est la qui est la petite ville du nord et cetera. Euh bien souvent euh donc il y a des sites qui sont ils ont même le devoir de faire ça. Bon ben voilà, on peut pas enfin on atterrit difficilement sans les moyens GPS parce que bah la Russie à côté brouille les fréquences.
Alors il y a pas l'inttrusion mais elle brouille les fréquences. Euh donc ce qui fait que euh la Russie quand il y a des exercices militaires qui se dent les points, ils posent des des des zones notames. Zones notames sont des zones de récection aérienne en disant ben voilà qui sont en temps de paix qui dit voilà je vais tirer un missile qu' le tire ou il tire pas mais enfin il gage une zone dans laquelle bah les bateaux militaires vont pas pouvoir exercer parce que justement il y a une notam donc ils font ça donc ils sont très provocateurs.
Ils avaient été très virulents dans le discours en disant quand la Finlande et la et la Suède disant vous verrez on rpostera du côté militaire et cetera quand la Suède sera c'est la dernière à avoir des réalut. ça s'est pas traduit par euh par des faits et cetera. Bon, la Baltique effectivement est un autre sujet très intéressant parce que aussi c'est un espace très très fermé hein euh mais ce qui fait que maintenant le tropisme que ce soit même la Suède et la Finlande hein qui sont qui notamment la Finlande qui élevait son budget militaire maintenant se tourne plus sur l'article.
Donc oui, je pense que et la Norvège a un rôle très important. Elle a ouvert des bases avec des accords pour des détachements permanents des avions de l'OTAN, que soit des Péidons ou même des ports au-dessus de Tromseu pour accueillir très régulièrement des sous-marins et puis des navires des navires américains. Euh le la Suède met à sa disposition des moyens satellitaires aussi polaires pour justement avoir une meilleure ressource, une meilleure connaissance informative à la fois de des glaces, des navires et cetera et de l'environnement.
Donc sur le plan militaire que la la Norvège et avec les pays de l'OTAN sont très actives avec le soutien de l'OTAN aussi même si Trump disait qu'on fait qu'on en fasse moins et cetera, c'est pas vrai. Et les exercices sont de plus grande ampleur et sont de plus en plus fréquents. Donc oui, ce qui fait d'ailleurs réagir très très profondément la la Russie.
Sur votre deuxè la dernière question sur le Conseil de l'Arctique, est-ce qu'il faut réviser le conseil de l'article et la convention Nations Unies ? la convention des sciences unies convention maritime donc qui est pour effectivement les espaces maritimes dans ce domaine là mais après c'est aussi pour la navigation. Il y a pas eu il y a pas de projet de de de modification de la convention des Nations- Unies.
Pourquoi ? Parce qu'elle est volontairement très interprétable, très souple et ce qui permet de justement à la marge de certaines réglementations de mettre un peu tout le monde d'accord et de pas le rentrer en conflit. Donc cette notion d'espace elle y est pas.
Cette notion d'extension de pio contental comme je l'expliqué ça va être légiféré mais ça reste sur un statut coût parce qu'en fait il y a pas de validité pour l'instant explorer les fonds marins sous la glace d'accord et si c'est le jour c'est le cas parce qu'il y aura moins de glace mais c'est pas vrai non plus ça sera tellement cher que tout meilleur il y aura d'autres il y aura d'autres ressources alternatives comme l'hydrogène et choses comme ça qu'on peut on peut le penser même si l'hydrogène se fera à base de méthan et le conseil de l'arctique oui c'est dommage que que et je pense surtout notamment avec le Trump maintenant qui fait une chasse aux sorcières dans toutes les parti scientifique et cetera sur région climatique va perdre encore plus de sa substance là. Donc on va voir comment ça va se passer à la suite là de de votre de de la page 68 du conseil de l'article. Et puis vos deuxième question, vous pouvez me la rappeler parce que je me suis égaré là.
C'était non, c'était sur la partie la partie actuelle. Bon voilà, je pense que mais c'est sûr que ça se méditarise de plus en plus et ça ça craindre. Alors c'est pas en tension hein, mais ça va amener beaucoup plus de de d'exercices de flottes.
Les flottes sont plus grosses, des survols. Alors il y a très souvent des frictions notamment les les gros porteurs avec la guerre en Ukraine qui les gros porteurs russes he que soit les Tupolef ou les effectivement les bombardiers et cetera survolent. Ils sont interceptés par les chasseurs américains euh ou norvégiens et puis très souvent c'est relaté dans dans la dans dans la presse.
Mais ça reste je dirais ça reste sans jeu de mot de bonne guerre quoi. Très bien. Merci.
Euh oui, tu peux le micro. Le point sur la Chine. Ah oui, pardon.
Oui, la Chine oui trè Oui, ça alors la Chine, oui, la Chine la Chine est très présente sur le plan scientifique. C'est une des plus grosses contributrice des publications en Artique, même si c'est en Antarctique son son point d'intérêt particulier. Euh, elle a construit en 3 ans enfin 4 ans quatre brises glace scientifiques.
D'accord. Elle le premier clasché qui 1, dragon des neiges 1 et 2. Le premier était ukrainien.
Elle est très présente. C'est elle qui a participé au relevé des fonds marins pour pouvoir à ce que la Russie puisse porter à la CLPC. C'est son projet d'extension de plateau continental.
Euh on la voit régulièrement boué mouiller des boué enfin fait des et cetera. Elle communique là-dessus hein puisque le département artique et antarctique chinois euh mais on sait que elles ont des missions duales. C'est clair.
On sait qu'elle a voulu s'implanter en Islande à la suite de la crise financière 2008. C'est elle a quand même subventionné la banque la banque islandaise et le dit c'était OK, je vous aide mais à ce moment-là vous me faites rentrer au conseil au conseil de l'Arctique comme observateur. Ce qui a été ce qui a été le cas pour les Chinois.
Elle a une ambassade qui ressemble à une ambassade absolument en Islande qui est absolument énorme. Elle a un projet avec les Norvégiens sur des projets scientifiques avec une terre avec en Islande aussi avec une une station de recherche pour tout ce qui étude de l'atmosphère. Euh et euh mais elle est très prudente la Chine en fait.
Euh elle met un pied là, elle le retire, elle veut pas de contentieux, elle s'emmèle pas des contentieux et cetera. Elle dit il faut que ce soit respecté suivant les normes de l'ONU. Elle joue sur les deux tableaux.
Elle ne veut pas surtout euh être le partenaire privilégié exclusif de la Russie. Et on le voit par la traduction de projet comme le le pipe nord-subérien qui s'appelle Newberry là qui doit être construit entre et qui doit passer par la Mongolie. Pour l'instant, rien n'est fait.
Elle achète effectivement du gaz mais elle a pas acheté de gaz de LNG par exemple parce qu'elle veut pas non plus fro les des donc elle est très subtile la Chine très très subtile pas agressive et en fait voilà ça se traduit d'une manière visible par la science dont on sait que il y a des missions dual mais elle reste très très prudente. Merci Olivier Cadic pour une dernière intervention. Oui c'était en fait ça ça complétait mais c'était justement sur la Chine et je remercie Jean-Luc Ruel de s'en être occupé.
Effectivement, la Chine avait tenté d'acheter des vastes étendues de terre en Islande en 2011 et ensuite un ancien président islandais a créé une fondation qui on soupçonne être en connexion donc avec la Chine et donc il y a cette organisation Arctic Circle qui se réunit tous les ans et donc et dont la Chine est le pays non article non arctique qui est présent au travers justement de cette euh cette fondation. Donc on voit bien les approches indirectes de la Chine, mais une présence qui s'affirme effectivement de façon très àoite comme vous l'avez souligné. Ceci étant, euh il y a peut-être une chose qu'on pourrait compléter, c'est le côté de l'observation spatiale sur l'article et donc c'est aussi un sujet qui peut être nous préoccupé.
Qu'est-ce que vous pourriez nous dire sur ce sujet ? Alors sur sur le plan spatial, c'était un peu alors on est d'accord sur le plan technique, il n'y a t tous les il y a deux types de satellites. Satellites stationnaire qui sont au niveau de l'équateur et qui font qui restent fixes à un point de la terre.
Ces ces satellites stationnaires ne peuvent pas recevoir ou émettre des choses au-dessus du 74e de l'attitude. Donc en gros, tout l'article ne peut pas bénéficier des satellitaires gestionnaires notamment pour les communications. Donc ça va mettre en place des satellitaires qu'on dit à défilement polaire.
Donc c'est-à-dire qu'ils sont qui sont centrés sur l'épaule. Euh et là comme du fait de la nature, un peu comme les les longitudes qui convergent vers le pôle, euh il y a des satellites qui ont été mis en place, des satellites de communication, des satellite d'observation. Euh et depuis la montée en puissance de la Russie en Arctique et bien elle a elle a mis ses propres satellites en orbite pour justement avoir un peu une connaissance de connaissance de l'environnement notamment météorologique mais exactement comme les suivis de navire et cetera.
Il y a des satellites comme l'iridium qui sont des satellites de communication orbite polaire qui aussi ont des charges IGS. Ce sont les transfondeurs qui permettent de suivre les navires dans ces zonesl alors qu'avant on pouvait pas. C'est comme ça que le Rô en 2018 il a fait la traversée qu' est ils l'ont découvert en arrivant Berlin, il y a un bateau militaire qui est là.
Comment ça se fait ? Euh bon s'il avait eu des systèmes AIS, il l'aurait su bien avant. Euh et euh effectivement ça devient quelque chose de très particulier.
Il y a une véléité aussi pour justement mettre en orbite ces ces ces c qui sont qui sont géographiques. Il y a deux choses. Aux albard, je vous le disais, il y a des antennes, il a des champs d'antennes qui permettent de contrôler et de récupérer les données des satellites qui sont à des films polaires.
Donc il y a tout un champ ce qui est le cas spécificité aussi d'une d'une en Norvège pas en Norvège en Suède, il y a une en Suède, c'est la première base européenne de lancement de petits lanceurs à orbite orbite polaire. Euh il y a trois bases comme ça et qui euh qui permettent de mettre euh notamment qu'en association avec les A hein pour mettre des des satellites euh et c'est certainement cette constellation-là qui mettra en orbite pour 2030 euh l'équivalent de QP ou l'équivalent euh de euh de Starlink euh qui s'appelle le projet européen Iris hein qui sont des satellites de communication. Alors, avec moins de satellite, il y aura 300 satellites hein, plutôt que les milliers de les milliers de One Web ou de Mais effectivement sur le plan spatial, il y a il y a effectivement un attrait particulier euh qui sont liés justement à ces bases et puis aussi cette concentration de satellite orbite polaire.
Enfin pour l'instant, il y a pas de si vous voulez, il y a pas de de crainte à avoir puisqueen fait c'est un espace dans lequel aucun pays peut intervenir ou interférer quoi, ne serait-ce que je disais les brouillages des signaux GPS aussi qui peuvent être si c'est une contrainte importante quoi. Bien merci. Bien, on va pouvoir vous libérer dans quelques minutes.
Je demande aux collègues de rester là puisque nous avons l'examen d'un rapport dans les minutes de question. Juste rapidement euh une dernière petite question très courte. Euh lorsqu'on fait des déplacements, quand on va dans les préfectures maritimes en particulier, que ce soit de l'Altique ou de la Manche, les préfets maritimes depuis des années nous alertent sur ce sujet.
Ouais. Et euh il y a eu un un article dans le télégramier, je sais pas si vous l'avez vu, d'une collègue à vous qui s'appelle Anne Choqué ou et le titre de l'article, je l'ai noté, c'est la bataille mondiale de l'Atlantique s'accélère face au recul des glaces, l'article devient un un enjeu pardon stratégique mondial. États-Unis et Russie États-Unis et Russie s'activent pour s'assurer une part des vastes ressources et des routes maritimes qui s'ouvrent.
En 2 secondes, pour vous, est-ce qu'on est suffisamment conscient de ce qui se passe ? Est-ce qu'il y a lieu de s'alarmer ou pas ? C'est tout.
Alors, on est conscient, on est conscient de ce que je dis, ce que je vous dis, c'est partagé par les experts et cetera et cetera. Mais je dis le problème, c'est c'est la métisation effectivement, c'est capteur, les routes maritimes, le pal blanc, friction, les russes et cetera. Les ressources ou les ressources des cent de propriété effectivement on a besoin du gaz russe et cetera.
Donc après les moyens de s'alarmer, non, il y aura pas de il y aura pas de de guerre ouverte ou de tension. La tension va monter effectivement, les frictions vont monter et cetera. Mais pour l'instant, si vous voulez, les Russes sont chez eux aussi.
Donc ils ont pas d'événité aussi à s'étendre. Il y a pas de il y a pas de conflit, il y a pas de très peu de de de de mouvement de bateaux militaire en Arctique he même pour les Russes. Les Russes on aucun bateau militaire classe glace qui est capable de de se projeter hein.
Donc non, lieu inquiéter. Donc c'est à surveiller. C'est à surveiller puisque en fait et on entend parler parce qu'en fait c'est des je c'est une importation des problématiques euh je dirais politique extérieur du fait que les pays soient soient autour de l'article qui font que on en parle autour de l'article mais ce sont des pays et des problèmes qui sont pas forcément connexes à l'article quoi.
Donc je pense que et sur le shipping ça montrera en puissance sur des destinations mais sur le transit je pense pas dans les médias quoi. Donc à suivre mais il y a pas d'inquiétude particulière à mon avis. Très bien.
Merci pour ce propos rassurant. Merci monsieur. B Merci bien.
Bon, je souha une bonne journée. Merci de votre accueil.