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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 14 mai 2024 27 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalNumériqueEnvironnement & énergie

Le message du Président Emmanuel Macron à la 7ème édition du Sommet Choose France de Versailles.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:00Emmanuel MacronChiffre
    « Nous avons lancé le plan France 2030 avec 54 milliards d'euros consacrés aux principaux secteurs d'innovation. »
  • 9:00Emmanuel MacronChiffre
    « 75 % de notre électricité est produite par l'énergie nucléaire. »
  • 15:00Emmanuel MacronPromesse
    « Nous allons continuer les réformes afin d'augmenter la productivité et la réindustrialisation. »
  • 16:00Emmanuel MacronPromesse
    « Nous présenterons un nouveau projet de loi afin de simplifier la bureaucratie. »

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Merci. Merci infiniment. Merci !

Merci beaucoup d'être là, Mesdames et Messieurs. Je suis désolé, je vous ai fait attendre. Merci beaucoup de votre présence.

Je sais que vous avez pu avoir un aperçu des Jeux Olympiques. Je suis ravi de vous accueillir ici pour cette nouvelle édition du Sommet Choose France. J'espère que cette journée a été constructive pour chacun, chacune d'entre vous dans ce lieu unique.

Merci encore au château de Versailles de nous accueillir et de nous permettre d'être ici, aujourd'hui. Nous sommes dans la galerie des Batailles et nous dînerons dans un endroit plus apaisé, plus pacifique : la galerie des Glaces. Plusieurs traités ont été signés dans cette galerie et nous avons également réalisé un sommet européen en mars dans cet endroit.

Je suis ravi de vous accueillir. J'espère que vous avez eu des réunions très productives et j'espère vous retrouver nombreux lors de la cérémonie d'ouverture pour différentes épreuves, événements en marge des Jeux Olympiques et des Jeux Paralympiques. Certaines épreuves seront organisées ici à Versailles, en marge du Château.

Les lieux sont fantastiques. Aujourd'hui, nous avons accueilli pas moins de 180 PDG pour ce sommet avec un engagement et des annonces d'investissement à hauteur de 15 milliards d'euros d'investissement en France. Merci.

Je tiens à vous remercier. Merci de votre confiance. Je tiens à remercier tous les organisateurs.

Merci à Business France, merci aux ministres, à leurs équipes, et merci à vos équipes d'avoir préparé ces annonces d'investissements. C'est beaucoup de travail. Cela veut dire qu'il y aura beaucoup d'investissements, par exemple dans la santé : avec Pfizer, AstraZeneca, dans différentes régions.

Et puis dans le domaine de l'IA avec Microsoft, Amazon, Accenture, mais également des investissements pour décarboner notre économie, avec Lycos, Skeleton. La liste de l'ensemble est longue évidemment. Ce n'est pas l'ensemble des entreprises d'investissements, mais je suis ravi de pouvoir vous dire que certaines entreprises françaises vont également investir davantage.

Par exemple, Blue solutions va finaliser de nouvelles "gigafactories" de batterie à Mulhouse. Sanofi va investir 1 milliard d'euros de bioproduction. C'est également une annonce importante dans le cadre de ce sommet.

Les batteries, la santé, tout cela demeure notre priorité en ce qui concerne les investissements. Je tiens à vous remercier chaleureusement. Avant de vous accueillir pour les Jeux olympiques en juillet, je voulais simplement dire quelques mots sur la France, sur l'Europe, et, bien sûr, nous pourrons échanger, vous pourrez poser des questions.

En effet, c'est la cinquième année consécutive...

Alors, c'est la 7e édition du Sommet Choose France. Merci. Merci d'être présent.

C'est la 7e édition de Choose France, mais c'est la 5e année consécutive que la France est la première destination en termes d'investissement en Europe. Parce que, la première année, il a fallu travailler dur. Donc, [INAUDIBLE] nous obtenons des résultats puis cet investissement.

Merci. Cela représente pour moi la preuve de votre confiance et le fait que nos réformes et notre programme enregistrent des résultats. Ces derniers sont l'illustration de notre travail.

Tout d'abord, une floppée de mesures fiscales pour attirer l'investissement, de l'impôt sur les sociétés à la "flat tax" sur les plus-values. Nous avons donc réduit de 60 milliards nos impôts dans ce pays afin de combler le fossé et retrouver notre compétitivité. Et nous suivons cette tendance pour réduire à nouveau les impôts sur les sociétés, les avantages fiscaux pour la recherche et la production de produits verts nous maintenons et importons également.

Le second pilier de notre stratégie est un environnement commercial continuellement simplifié afin d'aller plus vite. Nous avons donc fait passer une série de lois depuis 2017 et nous avons récemment annoncé 55 sites industriels clé en main, ce qui fait partie de [INAUDIBLE] pour les projets majeurs, puis nous avons adopté une série de réformes du droit du travail et ainsi de suite depuis 2017. Le troisième pilier est le développement de talents.

À l'évidence, lorsque je discute avec les dirigeants, les talents et les compétences sont aujourd'hui primordiaux. C'est la raison pour laquelle nous améliorons, dans le contexte de notre réforme du marché du travail, l'apprentissage, les programmes de formation, nous investissons dans l'éducation, les universités ainsi que les programmes de reconversion, nous modernisons nos systèmes d'enseignement professionnel et nous transformons le système dans les différents établissements d'enseignement avec de nouvelles réformes sur les universités afin d'améliorer la situation et corriger le déséquilibre entre nos programmes de formation et les besoins et exigences de l'industrie. Quatrième pilier : l'investissement public dans l'industrie, l'innovation, la recherche et l'éducation.

Nous avons adopté une série de lois afin d'augmenter l'investissement dans l'éducation, les universités et la recherche. Nous avons réduit l'écart avec nos principaux concurrents, écart déjà présent en 2017. Juste après la Covid, nous avons lancé le plan France 2030 avec 54 milliards d'euros consacrés aux principaux secteurs d'innovation, de nombreuses startups et entreprises présentes dans cette salle ont bénéficié de ce programme de l'IA à la quantique, à l'hydrogène et bien d'autres secteurs différents.

Le dernier point concerne la transition énergétique. En effet, nous avons un gros avantage basé sur le fait que 75 % de notre électricité est produite par l'énergie nucléaire. Nous avons améliorer cette situation grâce au lancement d'une stratégie fondée sur trois piliers : l'efficacité énergétique, plus de ressources renouvelables et plus d'énergie nucléaire, en continuant également l'exploitation et l'amortissement des centrales nucléaires existantes avec les normes de sécurité les plus élevées, nous avons décidé de lancer des réacteurs supplémentaires, et d'autres seront annoncés à l'avenir.

Puis d'ici quelques jours, nous inaugurerons Flamanville et l'EPR, ce qui marque une date importante pour le pays car il s'agit du premier EPR depuis des décennies. Nous suivrons tout cela et nous renforcerons cet avantage français, sobre en carbone, énergie concurrentielle et pilotable. Voici donc ce que nous avons accompli.

La situation, c'est que la France possède l'attractivité que je viens de décrire, à la 1re place au cours de ces 5 dernières années, et si vous comptez la croissance et la création d'emplois, nous sommes en première et seconde place en Europe. Nous avons réduit l'écart avec l'Allemagne, qui était un problème, et nous devons enchaîner car ce n'est pas encore terminé. Nous allons donc continuer, et je souhaitais également clarifier le programme des réformes.

Comme vous le savez, nous n'avons pas cesser de réformer le pays. Même en temps de guerre, juste après la Covid, nous avons voté une réforme de notre système de retraite, ainsi qu'une réforme de l'assurance-chômage. Nous avons donc poursuivi nos efforts, et lorsque vous prenez une carte et que vous comparez, seule une poignée de pays ont mené des réformes tant impopulaires au cours de cette période.

Nous l'avons fait. Pas uniquement parce que c'était mal vu, mais parce que c'était nécessaire. Au-delà de tout cela, qu'est-ce qui est au programme aujourd'hui ?

Nous allons continuer les réformes afin d'augmenter la productivité et la réindustrialisation. La semaine prochaine, nous annoncerons une nouvelle réforme de l'allocation chômage pour garantir une meilleure incitation à la participation de la main-d'œuvre, car cette dernière n'est pas encore satisfaisante. Nous continuerons de moderniser le Code du travail.

Cet automne, nous mènerons donc une seconde floppée de réformes comparables à celles que nous avions adoptées en 2017. Il s'agit donc de la deuxième étape. Troisièmement, nous présenterons un nouveau projet de loi afin de simplifier la bureaucratie.

Ça a été présenté en avril, ça arrivera au Parlement. L'objectif est donc de réduire la charge administrative, de faciliter les projets industriels, la rationalisation de la consultation publique, la limitation des appels contre la planification environnementale et urbaine, les autorisation, etc. C'est tout ce que vous connaissez déjà au sein des différents pays, mais nous avons sélectionné les meilleures pratiques au monde.

Ce n'est pas de l'innovation, c'est l'imitation des premiers de la classe sur ces différents axes. C'est très important pour nos futurs EPR, mais également pour un grand nombre de vos projets. C'est donc la troisième réforme additionnelle.

Quatrièmement, nous appliquerons en 2025 une nouvelle garantie pour soutenir les projets industriels en fournissant des garanties d'État couvrant jusqu'à 50 % de la dette du projet. Et cinquièmement, nous continuerons d'améliorer notre attrait financier. Beaucoup d'entre vous, beaucoup de banques ont décidé d'adopter Paris, notamment après le Brexit.

Nous ferons passer une loi pour améliorer notre attractivité dans ce domaine : régime de bons à usage multiple, valeurs mobilières dématérialisées, modernisation de la régulation en matière de gouvernance d'entreprise, etc. Afin d'améliorer l'attractivité pour les secteurs de la banque et de l'investissement, mais également consolider le fait que Paris soit le 2e endroit au monde à coter vos entreprises compte tenu de la profondeur de notre marché ainsi que la taille de nos sociétés. C'est pourquoi je milite constamment pour nos grands champions français car je crois que votre décision d'investir et de la force de nos grandes entreprises est exactement la même bataille.

Voici donc les quelques nouvelles réformes que nous lancerons dans les semaines et les mois à venir pour la productivité et l'industrialisation. En parallèle, nous enchaînerons sur nos réformes des services publics de manière plus efficace, notamment pour l'éducation et le système de santé. Nous continuerons la décarbonisation de notre industrie grâce à un grand nombre d'investissement, il s'agit là d'une approche française et européenne.

Je pourrais y revenir pendant les questions. Et bien évidemment, nous consoliderons de même ce que nous avons fait pour la sécurité et la justice pour le pays. Mais permettez-moi de prononcer, afin de conclure ce discours, quelques mots sur l'Europe.

Nous avons de bons résultats pour la France. Je pense que nous sommes revenus dans la course, très compétitif dans l'énergie, la quantique, l'IA, sur de nombreux terrains comme la santé, plein de secteurs, les batteries, dans lesquels nous investissons. Nous avons effectué beaucoup de réformes comme vous avez pu le voir.

Vous avez investi grâce à la confiance générée par ces dernières et nous continuerons de réformer avec force et engagement. Mais parallèlement, si je parle uniquement de l'Europe en comparaison avec la Chine et les États-Unis, la situation n'est pas très bonne actuellement. J'essaie d'exprimer cette inquiétude, mais mon ambition afin de corriger cette situation, il y a quelques semaines à La Sorbonne, afin de préconcevoir ce que j'appellerais la mission pour la commission à venir, et ce sera un travail difficile, nous nous devrons de le faire.

Mais lorsque vous observez la situation pour les Européens, notre modèle économique doit changer. Nous avions un modèle fondé sur une énergie peu coûteuse provenant de Russie, un grand marché pour nos exportations en Chine ainsi qu'une organisation de la production avec l'Europe centrale, comprenant de la haute qualité et le reste de l'Europe avec des entités à bas coûts, et un parapluie géopolitique avec les États-Unis. Ces piliers du modèle européens sont dépassés.

C'est pourquoi nous devons changer et bâtir un nouveau modèle économique, ainsi qu'un nouveau modèle de croissance dans le but d'être compétitif dans un monde en accélération. En plus de ce que j'ai mentionné, la guerre en Europe et son lot d'incertitudes, les règles de l'OMC ne sont plus respectées par les deux géants de notre monde. La Chine et les États-Unis ne se conforment pas à l'OMC au vu du niveau de subventions qu'ils versent à leurs sociétés.

Cela ne fonctionne pas correctement, d'être un modèle commercial basé sur les anciennes règles et d'être le seul qui respecte les réglementations internationales. C'est un signal d'alarme pour les Européens. Ce qu'il faut faire, selon moi, est assez simple.

Tout d'abord, sur l'énergie, il faut que nous accélérions le rythme afin de produire à l'échelle européenne notre énergie, en se fondant sur les renouvelables et le nucléaire. C'est un vaste programme, mais il faut que nous mettions en place, vraiment, un continent d'électricité. Nous avons amélioré la situation, nous avons adopté des directives importantes, vous êtes nombreux à être acteurs, mais le marché est clairement trop fragmenté et nous avons déjà trop de réglementations sur ce marché.

Si je prends l'hydrogène, avec les différentes augmentations, il faudrait optimiser nos capacités pour produire des électrons bon marché avec des renouvelables et du nucléaire en Europe, et faire en sorte que ce marché soit totalement ouvert. Un marché libre pour les électrons à faible carbone, ça signifie la neutralité en termes de technologie. Et pour ça, il faut simplement favoriser la production d'énergie bas carbone et les meilleurs marché possible sur notre continent.

À partir de ce point de départ-là, il faut simplifier nos réglementations, il faut accélérer les investissements et il faut que nous ayons un agenda de décarbonation accéléré pour l'Europe, en se fondant sur cette électricité souveraine à bas carbone. Si on va plus loin, si je prends l'agenda en matière de décarbonation et l'agenda vert, nous avons un avantage concurrentiel, dans un certain sens, parce que nous respectons la réglementation, ce qui n'est pas le cas encore des États-Unis, et ce n'est pas non plus encore le cas des autres. Maintenant, il faut que nous accordions un peu plus de flexibilité, afin de ne pas tuer notre compétitivité, mais il faut surtout que nous investissions bien davantage, parce que si l'on prend l'agenda en matière de décarbonation, qui fait partie du premier pilier de ce nouveau modèle économique, on ne peut pas faire trop de réglementations et sous-investir.

Et c'est exactement la situation de l'Europe par rapport aux États-Unis. Donc, il faut synchroniser l'Europe avec les États-Unis. Il faut simplifier un peu la réglementation en gardant les objectifs clés, parce qu'il faut décarboner, il faut simplifier l'électrification des marchés européens et il faut investir bien davantage dans le public et le privé pour réaliser cet agenda.

Si on regarde pour l'IA, aujourd'hui, le niveau de subventions des Chinois, très clairement, nous ne sommes pas au bout de nos efforts. Et le niveau de subventions [INAUDIBLE] [INAUDIBLE] en Europe n'a rien à voir avec les crédits d'impôts qui sont accordés aux États-Unis. Et que l'on prenne l'acier, l'aluminium, l'industrie chimique, nombre d'industries on a observé que nous avons beaucoup perdu en Europe, par rapport à la Chine et aux États-Unis, au cours des dernières années.

Deuxième point : le marché unique. Nous avons un grand avantage : 450 millions d'habitants en Europe, un immense marché, mais il faut finaliser l'intégration du marché unique, énergie, télécommunications, finances, tout cela doit être adapté selon l'approche du marché unique. Il nous faut rationaliser nos réglementations pour faire en sorte que l'UE soit véritablement un marché unique, en n'ayant pas trop de réglementations, en faisant vraiment en sorte que tout cela soit bien en place.

Troisièmement, il faut que nous ayons un vrai agenda européen de politique industrielle. Il y a cinq ans, c'était quasiment impossible de prononcer ce mot. Lorsque je parlais de politique industrielle, les réactions en Europe étaient : "Bon, d'accord !

C'est encore la fantaisie française." Mais je suis ravi de voir maintenant que tout le monde a adopté cette idée d'autonomie stratégique. D'ailleurs, c'est justement dans la salle dans laquelle nous allons dîner que cette décision a été prise par le Conseil européen.

C'est au moment de l'après-Covid, et dans la situation géopolitique qui est la nôtre, que le moment est vraiment venu de mettre en place une politique industrielle en Europe, c'est-à-dire qu'il va falloir décider d'investir dans certains secteurs, l'IA, le quantique, décider quelle est la partie de la chaine de valeur que nous voulons protéger, comment organiser notre diversification et comment faire en sorte que nous ne soyons pas dépendants, pour une partie de notre chaîne de valeur, d'un pays. Disposer d'une politique industrielle, c'est créer les conditions de votre souveraineté. C'est vrai de l'agriculture, des matières premières, en passant par l'IA, les capacités informatiques, etc.

Donc, c'est exactement l'agenda que nous allons suivre, notamment au plan européen, afin de faire en sorte que nous soyons dans la course, c'est-à-dire qu'il va nous falloir adopter un nouvel ensemble de règles pour le marché public européen, un ensemble de règles afin de pouvoir bien évaluer les choses et afin de ne pas être le seul endroit très ouvert, tandis que les autres ne respectent pas les règles du jeu. Quatrièmement, cela signifie qu'il faut un agenda commercial fort, robuste, avec des règles et des principes de réciprocité très forts. Nous sommes beaucoup plus ouverts que la Chine et les États-Unis, c'est un fait.

Ce que nous appelons de nos vœux, c'est la réciprocité, être sur un pied d'égalité. On ne peut pas rester ouverts face à un pays, lorsque ce pays impose à nos entreprises d'autres règles. Et si nous décarbonons notre industrie, nous ne pouvons pas ouvrir le marché à des dispositifs, à des équipements qui ont des normes différentes, parce que sinon ce sera la fin de nos producteurs.

Vous pourrez toujours être les premiers de la classe en termes de biodiversité, de décarbonation, etc, mais finalement, vous ne serez qu'un pays de consommateurs, sans producteurs. Donc, il est important d'avoir des clauses miroirs, la réciprocité. Elles doivent être les nouvelles normes de cette approche d'échanges commerciaux.

Et cinquièmement, il faut que nous capitalisions sur la recherche et l'innovation. L'agenda de Lisbonne, avec les 3 %, reste valable aujourd'hui encore bien plus qu'hier. Et si on compare avec les États-Unis, au cours des trente dernières années, le PIB par habitant a doublé aux États-Unis, par rapport à l'Europe.

Pourquoi ? En raison de l'investissement dans l'innovation, et les innovations qui ont ensuite été déclinées dans les différents secteurs. Il faut que nous investissions davantage dans l'innovation, pour les laboratoires publics, pour nos entreprises.

C'est la raison pour laquelle il faut que nous soyons vraiment, de manière très forte, présents en matière d'investissements dans l'innovation en Europe. Et puis dernier point, sur le nouveau modèle économique pour les Européens, en nous fondant sur les cinq premiers piliers, c'est qu'il nous faut bien plus d'investissements. Si vous souhaitez faire face aux problèmes de sécurité...

Je n'ai pas parlé de la sécurité, mais nous avons par ailleurs l'effort de guerre et ce qu'il faut que nous investissions pour la défense. Mais la décarbonation, l'agenda de compétitivité, l'innovation, les investissements dans l'IA, dans le quantique, tout ça, c'est une guerre d'innovation. Et je crois que c'est un moment unique dans notre histoire, un moment où le niveau d'investissement requis est historique.

Et donc je dirais qu'il faut davantage d'investissements publics et privés. Il faut doubler le budget européen, comme on l'a fait après le Covid. C'est exactement ce que nous avons décidé avec Madame la Chancelière Merkel, en mai 2020 et puis ensuite en juillet 2020, lors du Sommet.

Il faut faire la même chose, cette fois non pas pour le Covid, mais pour la défense, le climat et pour l'IA. Il faut doubler le budget. Pourquoi ?

Parce que si nous ne le faisons pas, cela va affaiblir le marché unique. Et par ailleurs, il nous faut davantage d'investissements privés en Europe. Et c'est là que l'union des marchés de capitaux est absolument essentielle et cruciale.

Il faut avancer dans les réformes, et il faut qu'elles portent leurs fruits. C'est la raison pour laquelle il faut également resynchroniser les réglementations de la banque, de l'assurance en Europe, par rapport aux États-Unis, parce qu'on ne peut pas être le seul endroit où 75 % passent par les institutions [INAUDIBLE] nous sommes les seuls à mettre en œuvre les réglementations, comme solvabilité, [INAUDIBLE], etc. Et tout cela, c'est impossible.

Ça n'est pas compatible avec l'investissement. C'est la raison pour laquelle en matière d'investissement, il s'agit d'investissements publics européens, l'union des marchés de capitaux, et une nouvelle évaluation, une nouvelle synchronisation de la réglementation pour les institutions financières entre l'Europe et les États-Unis. Je vais conclure ainsi, mais je voulais vraiment lancer un appel, un appel à l'action, et partager avec vous un certain nombre des réformes que nous allons mettre en place en France au cours des prochains mois.

Et bien sûr, je défendrai ces questions-là en Europe au cours des prochaines semaines et des prochains mois. Si vous avez des questions, c'est le moment. Monsieur le Président, merci.

Je suis Américain et...