Charles Alloncle : Audiovisuel Public, le rapport qu'on a voulu faire taire ? [EN DIRECT]
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Charles à l'oncle, bonsoir. Bonsoir. Nous vous recevons pour une chaîne internet qui s'appelle Sinkerview.
Nous sommes en direct. Est-ce que vous pouvez vous présenter succintement ? Très succintement.
Alors moi je j'ai le plaisir d'être là. Merci infiniment pour votre invitation. Cherl l'oncle, je suis député depuis peu de temps.
J'ai été élu il y a un peu moins de 2 ans. Je viens plutôt du milieu de l'entreprise et de l'entrepreneuriat. J'ai peu d'heur de vol politique à mon actif.
J'ai 32 ans. Qu'est-ce que je peux vous dire ? Je suis membre de la commission des affaires économiques.
C'est un sujet qui est important pour moi et j'ai été connu sur les derniers mois en tant que rapporteur de la commission d'enquête sur le public. Je viens de remettre mon rapport et j'ai le grand plaisir quasiment en exclusivité de vous donner les grandes recommandations de ce rapport. On suit cette commission depuis à peu près 6 mois.
On va en parler longuement. On va parler de la presse, de l'audiovisuel, de militarisation, de budget public pour faire passer X ou Y idé et et peut-être faire terire les autres. Vous connaissez la chaîne YouTube Seriew ?
Évidemment, je je vous avoue que c'est une des chaînes que j'écoute le plus. Je vais une fois par semaine au sport, c'est un espèce de temps que je sanctuarise et tous les lundis matins, je vous écoute. J'essaie de rattraper mon retard sur les dernières interviews et c'est évidemment une chaîne.
C'est pour ça que c'est un grand honneur que vous me faites de m'inviter et j'espère être à la hauteur de toutes les questions que vous allez me poser évidemment. Ce que vous avez pu regarder, vous avez une interview à conseiller à notre communauté. Oui.
Alors, vous allez m'accuser de partialité mais je trouve que alors il y a différentes interviews. Les premières qui m'ont vraiment intéressé, c'est celle de Laurent Alexandre que je trouve fascinant. dans sa démarche, dans son côté aussi un peu disruptif, même si la disruption c'est un terme que je récuse et qui qui veut un peu tout et rien dire, mais je trouve qu'il arrive à penser en dehors de la boîte, il arrive à à donner de la matière à réflexion et à débat et c'est aussi pour ça que j'aime beaucoup l'écouter.
Et après une interview un peu récente, un peu plus récente, c'est celle de Jean-Philippe Tangi. Ah oui, j'ai trouvé fort. C'est un souverainiste convaincu.
On a pas forcément les mêmes idées sur la dimension économique, mais j'ai trouvé passionnant. J'ai trouvé aussi des questions très intéressantes. Donc voilà, ça fait partie des dernières interviews qui ont pu être révélé sur votre chaîne que j'ai écouté avec beaucoup d'attention.
Avant de commencer, moi je vais conseiller une interview à notre communauté. C'est l'interview du général Didier Castre et l'interview du contreamiral Loï Finas. Je vous le recommande ça chaudement pour faire votre sport.
En plus, ça motive très bien pour courir vite et fort. On rentre dans le vif du sujet. Qu'est-ce qu' a qu'est-ce qui a déclenché cette commission ? un certain nombre de points.
Déjà, ce qu'il faut dire, c'est que chaque groupe d'opposition à l'Assemblée nationale dispose d'un droit de tirage annuel. Un droit de tirage, c'est quoi ? C'est la possibilité de faire une commission d'enquête par an sur le thème de son choix.
Nous, on est un petit groupe, on est le plus petit groupe à l'Assemblée nationale. On a un peu plus 15 députés avec Eric Seti. Et pour notre toute première commission d'enquête annuelle, on a décidé de la consacrer à l'audio duel public.
Alors pourquoi déjà la première raison c'est parce que l'Assemblée nationale n'avait jamais réalisé la moindre commission d'enquête sur ce thème-là. C'est un thème qui pourtant est important, c'est 4 milliards d'euros d'argent public, c'est la moitié du budget du ministère de la culture. Il y avait trois axes qui nous paraissaient essentiels.
Le contrôle de la garantie de pluralisme qui je pense que les Français ont sont témoins mais semaine après semaine, on voit un certain nombre d'entors à ce principe qui est pourtant fondamental. Le deuxième point, ce sont les conflits d'intérêt et d'une certaine d'une certaine façon comment assaignir les pratiques des dirigeants de l'audiovisal public. Et le troisème point, c'était aussi la gestion financière.
Il y a eu beaucoup de rapports de l'IGF, de la Cour des comptes qui quasiment tous les 6 ou 7 ans révélait les turpitudes de gestion financière de ces entreprises. On voit qu'elles sont au bord de la fate cour des comptes il y a quelques mois seulement révélé que il y avait un risque de dissolution qui posait sur France Télévision. La trésorerie est négative, les capitaux propres sont inférieurs à la moitié du capital social ce qui vaut quasiment risque de dissolution dans le code de commerce.
Et on a aussi un déficit qui a été cumulé de plus de 80 millions d'euros simplement entre 2017 et 2024. Donc pour ces trois points fondamentaux, le respect du pluralisme, les atteintes d'une certaine façon à la bonne gestion financière et les conflits d'intérêt, on s'est dit avec Ericil Sutilic, c'était important de s'intéresser à ce sujet. Je ne dis pas que c'est le sujet le plus fondamental qui concerne les Français.
Quelle était ma question ? Pourquoi on avait convoqué cette commission d'enquête ? Donc voilà, si je devais retenir deux raisons.
Première, c'est la première fois que l'Assemblée nationale réalise ce sujet de d'étude de l'audiovisuel public. Et la deuxième raison, c'est qu'à un moment où budget après budget qu'on vote, on demande toujours plus d'efforts aux Français. On leur demande toujours plus de se serrer la ceinture.
C'est important aussi de demander des comptes à ceux qui ont pour profession de poser des questions quasiment jamais d'y répondre. Et encore une fois, demander des comptes à l'audis public, sans en aucun cas régler ses comptes. C'est au contraire faire preuve de l'article 24 de la Constitution.
L'évaluation des politiques publiques, on me l'a suffisamment reproché et je pense que c'est sain aussi de s'intéresser à l'ensemble des politiques publiques. Que ça plaise ou ça déplaise un petit système qui s'est très longtemps protégé, il était temps une bonne fois pour toutes d'ouvrir le couvercle et de de lever ce sujet important. Avant de rentrer dans le détail parce qu'on a un peu de temps sur Syerview et avant de rentrer dans le détail, est-ce qu'on a essayé de vous faire taire, de vous impressionner, de vous mettre la peur au ventre ? [grognement] ou de vous faire passer des messages comme quoi si vous continuez sur cette lancée, votre avenir en politique était détruit, on allait trouver X ou Y chose sur vous.
Est-ce que par exemple la plainte c'est une plainte contre vous ? C'est une plainte contre X et quel est le motif de la plainte et par qui ? C'est c'est absolument ridieux et ça était une éème tentative au fond d'essayer de détourner le regard, détourner l'attention médiatique, détour détourner le regard des Français.
On a vu que il y a eu beaucoup d'articles de façon coordonnée, de façon politique qui ont été diffusés dans les heures qui ont précédé la publication du rapport. C'est peut-être une interprétation le fait que ce soit coordonné. C'estàd c'est un sujet qui est bon qui estable pour vendre du papier faire perdre de temps de cerveau disponible et c'est surtout un bon canal pour faire passer surfer sur votre buzz et en plus si on peut vous mettre un petit coup derrière la tête c'est bien.
Mais ce que je n'ai pas accepté, c'est que l'agence France-press, qui est quand même un organe qui euh contribue à la restauration de la confiance, qui est un repère pour la confiance des Français, le journal Le Monde, France Interre, France info qui ont diffusé allègrement cette fausse information dans les heures qui ont précédé la publication du rapport. Donc c'était à partir de lundi 6h du matin. Donc on a le monde qui a fait une alerte le monde diffusé sur des millions de téléphones portables de français.
On a France Inter qui à partir de 5h30 du matin toutes les demi-heures, faisait un flash pour diffuser une fausse information. On a France Info qui sur son site a relayé cette fausse information. Cette fausse information c'était laquelle ?
Même l'agence France Press a diffusé cette fausse information. La fausse information c'était que j'étais visé par une plainte pour prise illégale d'enterrêt. Quand on regarde la plainte, c'est une plainte qui est déposée contre.
Cette plainte n'est pas déposée contre moi. C'est une plainte en plus qui a été déposée par une association d'extrême gauche militante dont le dirigeant est une personne qui a été virée par anticorps et qui en plus de ça a été condamné par la justice il y a quelques mois. Donc vous voyez aussi la perception et la légitimité de la plainte qui a été déposée.
Mais ce que je regrette c'est que je me fais je me fais l'avocat du diable. C'est un peu une association d'extrême gauche qui fait bien son boulot hein. Absolument.
Et vous avez raison. C'est pas forcément le le prisme militant, mais ce que je regrette, c'est pas tant la plainte qui a été déposée. N'importe quelle association peut déposer une plainte, c'est le traitement qui a été fait de façon parfaitement mensongère.
Le le l'alerte le monde indique que je suis visé par une plainte. Sur le site de France info, il y a même explicitement indiqué dans l'article une plainte est déposée contre Charles Loncle. L'agence France Presse relée une dépêche qui indique à peu près la même teneur de l'information.
Alors que la plainte est déposée contre il la plainte n'est pas déposée contre moi. Donc dans les heures qui ont précédé la publication du rapport, il y a une vaste entreprise politique pour essayer de me discréditer et d'une certaine façon, c'est pas que moi parce que je m'en fiche, ça ne ça porte atteinte simplement à mes intérêts, à la limite on pourrait s'en passer. Mais le l'objectif, le dessin qui est derrière proposé, c'est de discréditer les 400 pages de rapport que j'ai pourtant rédiger, les 80 recommandations qui étaient quasiment qui allaient quasiment être révélées.
Et donc voilà, j'ai j'ai essayé de rétablir cette vérité dans une conférence de presse. Je constate quelques heures après que il y a toujours des médias notamment de la presse privée qui continuent à relayer cette fausse information. Je ne suis pas visé par cette plainte.
Cette plainte n'a pas été déposée contre moi, c'est une plainte contre X. Donc j'attends que le monde, que Franceerre, que France info, que France Télévision d'une façon générale et que l'agence France Press rétablisse la vérité, rétablisse [grognement] aussi mon honneur parce que ça fait 48 he qu' fuse n'importe quoi. Ça fait 48 he que je me prends des centaines de messages de mails de de d'articles sur les réseaux sociaux qui indiquent que je serai corrompu, qu'il rétablisse une bonne fois pour toute la vérité.
C'est pas faute d'avoir passé du temps avec eux. Il ne m'accorde aucune forme de contradictoire. Je trouve que ça dit aussi beaucoup de l'état de défiance démocratique qui est en train de s'installer.
Quand on ne peut plus avoir confiance dans les médias principaux qui nous alimentent en information, ça dit aussi beaucoup du système qui se protège et qui essaie de déformer la vérité et le rapport au réel. Cool. Ça ça vous avez déposé plainte ?
Je prépare effectivement je l'ai absolument pas dit. C'est la première fois que que je le révèle. Je prépare avec mes avocats euh un des pot de plainte pour dénonciation calomnieuse parce que cette association, même si elle ne me vise pas, même si elle n'a pas porté plainte contre moi mais contre ils dénonciation calomnieuse qui a été en plus de ça, vous voyez ce qui est très étonnant c'est que je suis contacté par le monde le dimanche après-midi.
Ils ont fait l'effort de vous contacter déjà veille de la publication du rapport il ils essayent de me de m'appeler. Je ne réponds pas parce que je me dis c'est encore un éème média qui essaie d'obtenir mon rapport sous embargot alors que j'ai expliqué que je ne révélerai pas mon mon rapport tant qu'il n'était pas publié. Je ne leur réponds pas.
Quelques minutes ou quelques dizaines de minutes après, je reçois un message. Voilà, bonjour monsieur machin, journaliste du monde, vous avez euh vous êtes objet vous êtes ciblé par un dépôt de plante pour prise illégale d'intérêt, pacte de corruption. Nous souhaiterions avoir votre votre réponse et si vous nous répondez pas sous x temps et bien on publiera l'article sans votre contradictoire.
Donc je suis très étonné. Évidemment, je vois un tel message, je rappelle immédiatement le journaliste du monde. Je dis bon, vous m'apprenez qu'il y a une plainte qui est déposée contre moi.
Est-ce que vous pouvez m' m'en dire plus ? Là, la personne est très évasive, me dit "Non, je peux pas vous en dire plus. Euh je peux simplement vous dire que c'est de la prise illégale d'intérêt.
Il y a un soupçon de corruption." Je vous dis "Mais dites-moi, qui vous a transmis l'information ? Quel est le motif exact de la plainte qui est déposée ?" Je ne suis pas au courant.
On a quelques heures de la publication du rapport. Je vais avoir besoin de vous parce que vous me demandez une réaction sur une plainte que vous connaissez mais vous ne voulez pas me révéler le fond exact de cette plainte. Donc je vais vous demander d'être un peu plus locasse parce que sinon la conversation risque d'être assez stérile.
Locas ou Prolix ? Les deux. [rires] Et euh au bout de quelques minutes, la personne finit par me dire "Bon effectivement, j'ai accès à la plainte." Ça montre aussi la collusion entre ces associations qui attaquent des politiques et certains médias qu'ils choisissent avec une forme d'efficacité. une suputation.
Ça c'est peut-être une suppation mais c'est sûrement parce que les journalistes ont des copains chez chez dans la dans la police et il y a une violation souvent du secret de l'instruction qui est tout aussi scandaleuse. Et moi, j'ai subi une violation notamment du du rapport qui a été publié qui ne devait pas être révélé avant la publication de ce rapport. Pourtant, les journalistes sont donnés à cœur joie, ont révélé des recommandations, n'ont même pas demandé mon avis et ma vérification sur est-ce que ces recommandations figuraient bien dans le rapport et ont déformé un certain nombre de recommandations qui étaient en plus des fausses informations.
Mais pour revenir à ce point, le journaliste du monde finit au bout de quelques minutes de de conversation téléphonique par me dire "Bon, je vais vous en dire plus, j'ai eu la plainte que je n'avais pas eu à l'évidence que j'étais pas visé par la plainte." Il me dit "Bon voilà, vous êtes soupçonné de prise illégale intérêt, de pactes de corruption parce que vous auriez reçu sur votre boîte mail publique des questions envoyées par la garde question que le président de la commission d'enquête a aussi reçu, que d'autres députés ont reçu, sachant que j'ai reçu depuis le début de cette commission d'enquête des centaines de contributions sur ma boîte mail publique. C'est d'ailleurs tout le rôle des députés.
Euh j'ai reçu des contributions de syndicalistes, de représentants de salariés, de producteurs indépendants, même de directeur actuels de l'audiovisuel public, d'ancien directeur de France Télévision. Voilà, c'est aussi le rôle d'un député de recevoir sur sa boîte publique un certain nombre de contributions. Donc il m'a dit voilà, vous auriez reçu ça et donc il y a une plainte qui vous concerne, qui est déposée contre vous pour pris illégale d'intérêt et pacte de corruption.
Je dis ben je suis très étonné, j'ai pas reçu cette plainte. Le mail vous l'avez ouvert en question ? Alors, c'est un texto, un SMS.
Euh le le mail des questions, vous voulez dire ? Alors, c'est mes collaborateurs qui euh gèrent ma boîte mail. Ils ont reçu effectivement, je crois, trois mails que le président aussi de la commission, enfin le président de la commission a reçu un certain nombre de questions.
Comment vous le savez que que ces mails ont été reçus ? Parce que après coup, quand le monde a révélé ces informations, j'ai demandé à à mes collaborateurs, je leur ai dit mais vérifiez, on m'accuse de ça. Est-ce que effectivement sur ma boîte mail publique, on a reçu ses contributions ?
Donc il y a eu un petit temps parce que je je reçois des milliers de contributions de messages et de mails sur ma boîte publique pendant ces 6 mois de commission d'enquête. Donc il a fallu un petit temps pour pour retrouver tout ça et pour faire acte d'archéologie. Et mes collaborateurs juste après m'ont dit "Oui effectivement à l'évidence il y a trois mails, deux ou trois mails qui ont été reçus envoyés visiblement le président de la commission d'enquête et d'autres députés les ont reçus." Donc voilà j'ai évidemment simplement c'estàd que c'est un mail avec plusieurs noms plusieurs destinataires.
Vous avez appelé votre président, vous avez dit "Tu as reçu le même mail". Comment ça se passe ? C'est ça.
Je suis tout de suite retourné vers le président en disant "Mais tu vois, à l'évidence, on a reçu ce mail là." Mais vous voyez, en prenant un peu de recul, ce sont des activités d'affaires publique. Chaque entreprise, chaque institution a un département d'affaires publique et met à profit ce département d'affaires publique pour envoyer des contributions aux députés.
La période la plus intense, c'est notamment la période du budget où vous recevez des centaines voire des des plusieurs centaines de mails notamment d'entreprises qu'elle soit publique ou privé qui vous disent attention il y a cet amendement qui risque de mettre en péril notre secteur et notre domaine. Est-ce que vous pouvez défendre l'intérêt ? Il y a même des entreprises qui vous prérédigent des amendements en vous disant voilà vous pouvez déposer cet amendement, il est tout fait, vous apparaîtrez comme techniquement au point, vous avez juste qu'à le déposer, on s'est occupé de tout.
C'est vieux comme l'Assemblée nationale, je le déplore parce que je pense qu'il faut tenir le plus éloigné possible des parlementaires et des représentants des Français ces activités de lobbing. Il faut réguler tout ça. Je pense qu'il faut empêcher ces pratiques-là.
Mais à l'évidence, recevoir un mail sur sa boîte publique à l'Assemblée nationale n'est en rien une infraction pénale. Donc je voudrais simplement finir cette ce sujet-ls au monde et je leur dis "Mais vous m'apprenez cette nouvelle. C'est quoi cette histoire de SMS ?
Alors ce SMS c'est le SMS du journaliste du monde qui a essayé de me contacter dans les heures qui ont précédé la publication du rapport. J'ai pas répondu parce que j'étais persuadé qu'il voulait que je lui envoie le rapport sans embargot alors que je ne l'ai envoyé à personne et il finit par me dire il y a une plainte qui a été déposée contre vous. Je l'appelle, je lui dis "Mais c'est très étonnant, j'ai pas reçu cette plainte, vous en êtes sûr ?" Il me dit "Oui oui, j'en suis sûr.
Dans la foulée, j'ai France Interre, dans la foulée, j'ai l'agence France-presse. Donc on est le dimanche veille de la publication du rapport. J'avais autre chose à faire que de répondre à ces gens-là.
Et je leur réponds, je leur dis "Je suis très étonné, j'ai pas reçu la plainte. Euh, on est plusieurs dont le président de la commission d'enquête avoir reçu ces questions. Évidemment, vous l'avez vérifié, je les ai pas utilisé.
Vous avez très bien vu les questions qui m'ont été envoyé, les questions que j'ai posé, vous voyez que je les ai pas utilisé. Vous voyez que j'ai pas été conciliant avec Vivindi parce que je me suis attaqué d'une certaine façon. En tout cas, j'ai posé des questions assez compliquées à Nagi qui est coactionnaire de Biget, don Vivandy et coactionnaire.
J'ai posé des questions sur le cas de Takiscandiste qui a fait des navettes entre France Tévision et Panigé. J'ai posé des questions aux dirigeants de Banigé. Donc si j'avais été un pion de Vivandi, j'aurais préservé les intérêts de Banigé.
Donc je vous apporte la preuve évidente que ces questions qui m'ont été envoyées sur ma boîte publique, comme elles ont été envoyées sur la boîte publique du président et d'autres députés, ben n'ont influent rien dans ma capacité de décision de cette commission enquête. Bon voilà, je leur réponds je leur réponds à tout ça. Je leur donne ces éléments factuels.
Un, c'est bizarre, j'ai pas reçu de dépôt de plainte. Et de ces questions ont été envoyé à d'autres députés que moi, au président. On me dit demain matin à l'aube, on publiera cet article.
L'agence France-press me dit "La dépêche sera publiée à 6h du matin." Bizarrement, c'était le jour où était censé se tenir la publication du rapport. Je leur dis "Mais vous êtes sûr d'en faire un fait d'actualité ?
Moi, je trouve ça assez louche. J'ai toujours pas la moindre information. Est-ce que vous êtes sûr vraiment que ça doit venir parasiter les conclusions du rapport que je rends et qui a fait l'objet de 6 mois de travail ?
Il me disent bah vous savez on est souverain, c'est à nous de décider. Je le dis très bien. Le lendemain matin, 6h du matin, j'étais réveillé, je vois Alerte Le Monde diffusé sur des millions de téléphone portable avec Charles à l'oncle, rapporteur de la commission d'enquête visé par une plainte pour prise illégale d'intérêt, dépêche de la FP qui s'en alimente nombre de médias qui ne font preuve d'aucune déontologie, qui ne m'appellent même pas pour avoir un droit au contradictoire, qui ne vérifient même pas cette information. se disent c'est la FP, c'est un totem, c'est un socle et un pilier de la démocratie donc on ne peut pas la remettre en question et la FP diffuse exactement la même chose.
France interre des 5h30 du matin, le lundi de la publication du rapport, toutes les demi-heures faisait un flash. J'étais quasiment mis en examen. J'étais aux portes de la prison de la santé.
Pablo Escobar et j'étais Pablo Escobar pour pacte de corruption, prise illégale d'intérêt. Ça y est, on avait découvert, on avait retiré le masque du rapporteur de la commission d'enquête. Toutes les révélations qu'il avait faites en fait étaient fausses parce que il était soi-disant euh ses ficelles étaient tirées par des intérêts privés externes.
Je me prends cette vague là, je constate qu'en fait la plainte n'est pas déposée contre moi, c'est une plainte contre X et donc je passe quasiment l'intégralité de mon lundi que j'aurais dû plutôt consacrer à la justification de mes recommandations, au service après-vente de mon rapport, à la réponse de journalistes et de français qui voulaient en savoir plus sur ce que contenaient les révélations de ce rapport. Je le consacre pendant près d'une journée aller répondre et éteindre des incendies fallacieux de la part de journalistes qui n'ont aucune déontologie, qui ne vérifient rien sur l'information qui est donnée pour dire simplement une chose, non, la plainte n'est pas déposée contre moi, elle est déposée contrips et aujourd'hui 48 heur après, vous pourrez vérifier sur le site de France info, il y a toujours un article avec un titre explicite : plainte déposée contre Charlalonque pour prise illégale d'intérêt. Bah, c'est une fausse information. et de voir que le service public de l'information payé par l'ensemble des Français se permet de relayer une telle information qui me diffamme, qui salue, qui salie mon honneur, qui discrédite les 6 mois de commission d'enquête au moment le plus crucial, celui de la révélation du rapport.
Je vous avoue que ça me conforte dans une chose, c'est qu'il y a beaucoup de ménages à faire dans l'audiovisuel public et qu'il faut arrêter aussi de financer ces entreprises dans une logique purement militant. que ces gens-là et des désaccords sur les recommandations que je peux proposer qui ne sont que matière à débat et à réflexion, ce ne sont pas des injonction, c'est pas force de loi. C'est simplement là pour éclairer d'une certaine façon le débat démocratique.
Qu'il soit en désaccord, j'en suis parfaitement conscient et je l'admets, c'est d'ailleurs le sens de la démocratie, mais qui viennent me diffamer, qui viennent me calomnier, qui viennent révéler sur leur site en mettant les moyens publics à leur disposition pour raconter n'importe quoi au prétexte que ça salira mon travail. Je vous avoue qu'avec un peu de recul, le peu de recul et le peu d'heur que j'ai par rapport à la diffusion de ces fausses informations, j'ai beaucoup de ranqueurs, d'igreur et j'espère qu'un jour ils ils reconnaîtront leur leurs erreurs, ils demanderont pardon. Euh qui demande pardon, c'est bien, mais que le rédacteur en chef, le média en question se fasse condamner à des sanctions pécunières, c'est envisageable.
Autre que des sanctions de diffamation, c'est-à-dire un média qui a été pris la main dans le sac d'une fake news, on lui inflige une amende systématique, une amende dissuasive. Vous êtes pour ou contre ? Et je suis pour parce que le rôle des médias dans un moment en plus d'archipélisation totale de la société et encore plus du paysage audiovisuel.
Je suis un très grand fan de Jérôme Fourquet. Je trouve que c'est la personne la plus intéressante. Vous parlez de Laurent Alexandre qui est fascinant dans ses propositions notamment à caractère scientifique.
Jérôme Fourquet est peut-être le sociologue, je sais pas si se définit comme un sociologue, mais la personne l'une des personnes les plus intéressantes de France, celui qui décrype le mieux les enjeux profonds de de de fragmentation de la société française. Bon, il définit parfaitement cette archipélisation et à l'issue de ces 6 mois de commission d'enquête, je perçois qu'il y a une archipélisation qui est aussi en cours sur le paysage audiovisuel. C'est-à-dire que euh en fait, vous allez avoir tendance à consommer du contenu médiatique en fonction de ce que vous votez.
Donc vous allez vous conforter c espèce de cercle vicieux, vous allez regarder des chaînes d'information, vous allez consommer du contenu qui va vous conforter dans vos choix politiques. Et tout le mérite de l'audiuel public, c'est au contraire d'être une forme d'agora qui permet de continuer de confronter des opinions divergentes qui donne une expression à une pluralité d'opinion d'expression de ligne éditoriale. C'est là tout le mérite de l'audovisuel public. dispatoire pour défendre ses ses opinions, la pluralité d'opinion normal non c'est ça et de voir que il y a certains politiques qui boycottent des chaînes d'information parce que ces politiques considèrent que la chaîne d'information est par exemple trop à droite.
Ces news est boycotté par un certain nombre de de politiques de gauche. Il y a d'autres chaînes d'information et inversement. et inversement.
Exactement. Donc il y a une archipélisation qui concerne la gauche, la droite où on ne va plus s'exprimer que sur des chaînes qui viennent retranscrire exactement les intentions et les valeurs de notre parti politique qui contribue à une archipélisation, qui contribue à mettre des œillères aussi sur les les Français. La presse notamment écrite est de plus en plus désertée.
Donc les Français ne sont plus abonnés de façon payante un certain nombre de titres de presse. Les compagnies aériennes sont toujours abonnées. Ça fait toujours vendre des titres. passer pas une vente, je sais pas comment on va appeler ça mais il y a il y a de moins en moins de rendez-vous pluraliste et donc c'est aussi tout le mérite et l'honneur de l'autel public de sanctuariser ça et par exemple de dire le lundi matin on a une chronique d'un journaliste de libération, le mardi c'est le Figaro, le mercredi c'est les échos, le jeudi c'est le monde, enfin voilà et donc de voir que sur ce service public de l'audiovisuel qui pourtant doit avoir une mission fondamentale, celle de vérifier la sincérité de l'information délivrée parce que le jour où une information est fausse, le jour où on a par exemple une personne responsable du fact shaking sur France 5 et France info qui s'appelle Linlan Dao qui est tête d'affiche d'un meeting de la France insoumise il y a quelques mois à Toulouse avec le député François Picmal, ça a été l'une des révélations de cette commission d'enquête.
Cette personne est chargée du facting quand même, donc de la vérification de la sincérité de l'information donnée sur le service public. Mais c'est une militante qui est tête d'affiche d'un meeting de la France insommise. Le jour où le service public ce de l'information se compromet à ce type de de d'agenda politique, le jour où le service public de l'information se compromet à la diffusion de telles fausses informations pour discréditer des partis ou des représentants politiques, c'est une rupture fondamentale de confiance à l'égard de la contribution des français.
Ouvre une parenthèse qui soit de gauche tête de militant, il est peut-être totalement intègre. Non, la responsable du f shaking. Non, mais que que la personne soit gauche l'avocat du diable.
Non, mais vous avez raison. Que la personne soit de gauche ou que la personne soit de droite. Et d'ailleurs vous le verrez dans mon rapport, quand je dénonce les entors au pluralisme, je dénonce la sous-représentation chronique du Rassemblement national et ce qu'on peut appeler la droite nationale d'un point de vue général.
Par exemple, aux dernières élections législatives, ce sont les chiffres de l'Arcom, le temps de parole consacré à ce qu'on appelle la droite nationale, en gros le Rassemblement national. Sur France en terre, on est à 10 %. Sur France culture, on est à 11 %.
Sur France info, on est à 15 %. Mais à quelle heure ? Entre 3 et 5h du matin.
Non, sur le temps de parole, sur la période des élections législatives. Donc, période en plus sanctuarisée électorale où on doit faire encore plus attention sur l'attribution du temps de parole. L'ARCOM euh définit le temps de parole en fonction de trois critères.
Le résultat, le dernier résultat que vous avez fait dans les urnes, la place que vous avez au Parlement, c'est-à-dire la taille de votre groupe parlementaire et les sondages qui vous projettent. Ce sont ces trois critères qui permettent de définir la bonne affectation de votre temps de parole. Bon, à l'évidence 10 % de temps de parole sur France Interre en pleine période électorale en 2022, c'est largement insuffisant par rapport à la nécessité de de l'ARCOM.
Donc quand on voit cette sous-représentation chronique, c'est en période électorale, c'est aussi hors période électorale. Le dernier trimestre 2025, il y a des chiffres aussi qui sont sortis. On voit que sur la matinale de France en Terre, on a que près un peu moins de 15 % de temps de parole attribué à cette droite nationale alors que les dernières élections les ont mis à plus de 33 %, qu'on a 1/3 de groupes parlementaires à l'Assemblée et que les prochains sondages pour l'édition présidentielle donnent le Rassemblement national à un peu plus de 35 % au premier tour.
Donc ils sont très loin derrière leurs obligations de respect des temps de parole et du pluralisme. et je le dénonce pour la droite nationale et je le dis ouvertement, j'appartiens à ce groupe politique. Mais c'est aussi le cas pour la France insoumise.
La France insoumise est sousreés de façon chronique sur bon nombre d'antennes du service public, en particulier France 2. Euh alors moi, j'ai essayé de mettre ces chiffres sur la table. Je vois que la France enise aussi essaie de se débattre en réclamant davantage de pluralisme.
J'entends Patrick Cohen et Thomas Logrand nous expliquer que France inter par exemple représente le maré centre droit centre gauche et que ça représente une forme de social déémocratie même de progressisme. C'est la directrice l'ancienne directrice de Franceer Adelle Vendrette qui est en rupture totale avec le principe de pluralisme et de neutralité explique France interre est une radio résolument progressiste. Donc je constate, ça ne concerne pas que le Rassemblement national ou que la droite nationale.
Je constate qu'un certain nombre de parties quand ils sortent de la ligne, quand ils déplaisent au système, quand ils s'attaquent à un certain nombre d'intérêts de ces gens qui sont très protégés depuis des années et qu'on a jamais voulu d'une certaine façon démasquer, quand on s'éloigne de la ligne officielle, le fameux maré centre droit, centre gauche, on est ostracisé. Et c'est le cas du Rassemblement national, c'est le cas de la France insoumise. Moi, j'essaie de faire toute la lumière de façon la plus indépendante possible dans le cadre de mes travaux.
Et vous verrez dans le rapport que j'ai rendu, je ne me fais pas que l'avocat de cette droite nationale, je me fais aussi l'avocat de ces partis de gauche qui sont sous-représentés et qui en dépit de leur poids, parce que la France insoumise aujourd'hui est un parti qui est important, on voit dans les sondages, on voit dans les dernières élections, c'est inadmissible et c'est absolument pas acceptable que sur les antennes du service public, il soit autant sous-représenté. Donc, on voit qu'il y a un gros problème du pluralisme et de voir que au-delà du manque de respect du temps de parole, il y a des fausses informations qui sont diffusées allègrement sur le service public pour discréditer des parlementaires qui contreviendraient à leurs propres intérêts. Ça, de la même façon, c'est indigne aussi du fonctionnement démocratique.
Survie, on essaie d'être à l'équilibre parfait, c'est-à-dire qu'on essaie d'avoir autant de droite, d'extrême droite, de gauche, d'extrême gauche, de centre, d'extrême centre. On essaie de proposer à notre communauté une diversité d'opinions, même si sur des opinions qu'il n'aiment pas ou qu'ils n'entendent pas, pour qu'ils puissent se faire leur opinion en leur âme et conscience sur un temps long, en direct, fact checké en direct. La question qu'on nous objecte souvent ou qu'on nous reproche souvent, c'est attention, toutes les paroles ne se valent pas.
Qu'est-ce que vous pensez de cette phrase souvent brandit en étant d'art de la vertu par une petite caste journalistique qui est toutes les paroles ne se valent pas. On ne donne pas la parole, on va dire, un mangeur d'enfant dictateur avec quelqu'un de de bonton de gauche au centre. Comment ça se fait que nous on observe le service public ne pas représenter en fait tous les Français ?
Est-ce que toutes les paroles se valent ? Est-ce qu'il faut donner la parole à tout le monde ? C'est une très bonne question.
C'est une question qui en plus est délicate et périlleuse qu'on a essayé de traiter dans le cadre de cette commission d'enquête. En fait, je trouve que répondre non à cette question, c'est donner un argument et une justification à une forme de censure à une forme de déséquilibre à une forme de rupture très grave vis-à-vis du pacte démocratique qui est celle de l'occultation d'un certain nombre de courants d'opinion. Moi, je serai toujours dans le camp de ceux qui refuseront la censure, dans le camp de la liberté, dans le camp de la liberté d'expression, de la démocratie directe, de donner la parole aux gens, de donner la parole au peuple, de ne de nostraiser et de ne mettre de côté aucune parole et aucune proposition.
Je je suis un libéral, mais libéral au sens pas simplement défense de certains intérêts économiques sans contrôle de l'État et et sans contrôle parlementaire, mais libéral au sens où je pense que la liberté d'expression est quelque chose que l'on doit sacraliser parce que la grande différence entre une dictature et une démocratie tient à la place que l'on peut accorder à des voix, à des paroles, à des thèses dissonnantes, discordantes et dissidentes. Donc à partir du moment où on sanctuarise ça, d'arriver à une forme non pas de d'absence de relativisme mais de condamnation d'une parole dissidente, c'est déjà dangereux pour le pacte démocratique. Et on a pu le voir dans le casadre de cette commission d'enquête.
J'ai interrogé notamment le représentant du syndicat national des journalistes, de la société des des journalistes sur le le cordon sanitaire qui qui était appliqué en Belgique. Le cordon sanitaire, c'est quoi en Belgique ? de ne pas donner les moyens d'expression sur les chaînes publiques en Belgique à des représentants de parti qualifié d'extrême droite.
Donc en Belgique, si vous êtes un représentant d'un parti qualifié d'extrême droite, vous ne pouvez pas intervenir sur une antenne du service public. L'extrême droite est à combien en Belgique déjà ? C'est une bonne question.
Je vous avoue que je suis pas un spécialiste de la politique belge, mais c'est c'est en tout cas des partis qui sont importants mais qui sont ostracisé à hauteur évidemment de de plus de 10 % mais qui sont ostracisés par le schéma notamment d'audiovisuel public. Et c'est une tentation qui est en train de s'emparer euh en France alors qu'elle est absolument illégale. Il y a une loi, la fameuse loi Léotard dont on a parlé allègrement qui consacre des principes d'honnêteté, d'indépendance, de pluralisme et on voit même que ce sont devenus des objectifs à valeur constitutionnels.
Le pluralisme euh de donner la parole à une diversité d'opinions est devenu un objectif à valeur constitutionnelle. Donc le devoir des syndicats de journalistes qui ne s'en cachent pas, des syndicats même de journalistes de France Télévision qui expliquent qu'on ne doit pas donner la parole à l'extrême droite de voir des représentants de société de journalistes expliquer que le modèle belge qui est un modèle de censure qui est un modèle illibéral qui est un modèle de rupture totale démocratique qui assume de plus en plus qu'il faudrait changer la loi en France pour éviter de donner la parole à des partis qui pourtant représentent plus de de d'un tiers des Français. Moi ça me dépasse.
Est-ce que c'est un couvercle de cocotte minute sur une guerre civile latente ? Ah ben je je crois de façon certaine que plus on bayonnera les Français, plus on limitera la liberté d'expression, plus on imposera aux gens de détourner le regard d'un certain nombre de sujets. Ce sera les meilleurs ingrédients, les meilleurs nutriments pour accélérer ce qui peut s'apparenter à un face-àface.
Ce que Gérard Colomb expliquait en quittant le ministère de l'intérieur. Aujourd'hui, on peut être ensemble. Demain, on sera face-à face et je vois aussi aujourd'hui cette archipélisation française s'exprimer de façon la plus la plus la plus exacerbée possible.
Donc je pense au contraire que de libérer la parole, d'accorder vraiment la place une pluralité d'opinion, de confronter les points de vue, de sanctuariser l'audiovisuel public comme une agora où toutes les opinions notamment politiques peuvent s'exprimer, c'est le meilleur garant de l'unité de la cohésion nationale. Il y a rien de pire que la sclérose de pensée, il y a rien de pire que la censure. Il y a rien de pire que la disqualification politique.
Et même vous voyez dans les quelques jours qui ont précédé le vote du rapport, même dans les quelques minutes qui ont précédé ce vote, il y avait une majorité qui était défavorable à la publication du rapport, ce qui aurait été un précédent dans l'histoire de la vie parlementaire. Parce que censurer un rapport parlementaire, c'était aussi condamné et censurer l'intégralité des vidéos, l'intégralité des compte-rendus, l'intégralité des 70 auditions qu'on a mené et de voir que des macronistes à la gauche, ils se sont d'une certa d'une certaine façon concertés pour empêcher la publication de ce rapport, il a fallu 4h30 de délibération, de négociation, de chantage pour réussir à publier ce rapport. Je trouve que déjà ça pose question sur la capacité des représentants à l'Assemblée nationale de défendre les intérêts des Français.
Donc on le voit que même cette tentative de censure, cette tentative illibérale et antidémocratique est même représentée dans le temple même républicain et de la démocratie que doit être l'Assemblée nationale. Donc cette tentative de censure, cette tentative de délégitimation et d'attaquer la démocratie est même aujourd'hui présente dans l'institution même qui est censée défendre les intérêts des Français. l'Assemblée nationale.
Quel type de NGO il y a eu ? Quel type de d'arrangement il y a eu pour que ça sorte ? des chantages aussi ridicules que qu' trancier.
Je vais vous donner trois exemples de sur la forme. J'ai eu le président de la commission d'enquête qui donc Jérémy Patrieletus député macroniste qui pendant 45 minutes a caparer la parole pour expliquer que il voyait soi-disant un certain nombre de calomnie et de mise en cause personnelle que j'avais pu proférer dans le cadre du rapport comme des attaques indignes de l'institution républicaine de l'Assemblée nationale. Vous avez proféré des calomnies.
Alors, je lui ai dit, je lui ai dit sur 400 pages de rapport, éclairz-moi, j'ai on peut je peux encore supprimer des choses avant la publication de ce rapport. Dites-moi s'il y a des calomnie, s'il y a des des des insultes, s'il y a des mensonges, il faut me dire, je serai totalement en mesure de de les supprimer. Donc dit dites-moi.
Et donc le président de Macronisme m'a dit "Bah oui, dès l'introduçon par exemple, vous m'attaquez, vous me calomniez et vous me mettez en cause personnellement." l'introduction, on fait pas ça ici hein. Attention, on fait pas ça.
L'introduction, je l'assume du premier au dernier mot. Je l'ai rédigé. Elle elle fait 10 pages, vous l'avez, elle est publique depuis depuis ce matin.
Et donc je creuse, il me dit "Mais par exemple, vous avez pu dire que dans l'introduction, j'étais actuel administrateur de France Méia, France Méia, CRFI et France 24 que j'avais été administrateur de Radio France et de LCP jusqu'en 2024." Et à ce titre-là, vous me mettez en cause personnellement. C'est plutôt une qualité dans le sens ça montre qu'il connait il connaît le boulot, qui connaît la profession.
Alors effectivement, il a une expertise que je ne lui enlève pas mais je lui dis mais vous voyez très bien que c'est vrai, c'est factuellement la vérité. Vous êtes aujourd'hui administrateur de France Médiamond, vous l'avez été de Radio France et de LCP jusqu'en 2024. Quel est le problème ?
Il m'a dit "Oui, mais vous voyez ça met ça me met en cause dans mon rôle d'impartialité et de mettre ça dans une introduction de rapport parlementaire. discrédite la fonction de président et met en doute l'impartialité des travaux de l'Assemblée nationale. J'étais très surpris dans le jeudi.
Donc votre rapport à la vérité est tel que on devrait supprimer des éléments factuels parce qu'ils vous déplaisent. Donc ça a été le premier chantage engagé par le président Macronist de la commission qui a eu le soutien d'une partie de la totalité même du bloc central qui représente quand même 1/3 des forces de l'Assemblée donc 1/3 des forces de cette commission d'enquête. Donc sans ce tiers là et si ce tiers s'était opposé à la publication du rapport, il n'aurait jamais été publié.
Premier chantage. Deuxème chantage, les mêmes députés macronistes, le président Macronist de la commission me dit "Vous avez attaqué la présidente de l'Assemblée nationale." Encore une fois, je dis "En quoi aurais-je Bron Pivé macroniste ?
En quoi aurais-je attaqué Yel Brun Pivé ?" Il me disent "Mais si toujours dans la même introduction qui est scandaleuse, vous tapez sous la ceinture, c'est indigne d'un rapport parlementaire, vous n'écrivez pas comme un député. Vous ne respectez pas les codes d'une institution qui vous dépasse.
Vous diffamez, c'est scandaleux. Vous n'êtes pas un représentant digne du peuple. Bon, je leur dis d'accord, qu'est-ce que j'ai dit de mal sur Yel Bron Piivé ?
Il disent "Bah, vous avez expliqué que le matin de l'audition de la présidente de Radio France, elle est allée au micro de France en Terre dans la matinale de Benjamin Damel pour vous mettre en garde, pour vous rappeler à l'ordre et pour vous dire que vous n'assumiez pas un rôle correct de rapporteur." C'est exactement ce que j'ai fait parce que elle l'a dit au micro de France Inter Benjamin Damel le matin de l'audition de la présidente de Radio France, ce qui est déjà un affaiblissement total. un hasard, ce qui est un hasard, mais ce qui affaiblit considérablement le rôle d'enquête d'une commission d'enquête de l'Assemblée nationale et ce qui outredépasse totalement les prérogatives d'une présente de l'Assemblée nationale.
Une présence de l'Assemblée nationale, elle est pas simplement la porte-parole d'un parti, elle est élue par l'ensemble des députés. Et à ce titre-là, selon la Constitution, elle doit garantir les pouvoirs des parlementaires et notamment le pouvoir très important d'enquête d'une commission et d'évaluation des politiques publiques. Et le fait qu'elle se compromette sur une antenne objet même de cette commission d'enquête le matin de l'audition de la présente de Radio France sur une antenne de Radio France pour venir me discréditer et jeter aussi un trouble, un discrédit sur l'ensemble des travaux qu'on pouvait mener.
Pour moi, je considérais à l'évidence comme une entrave et une entrave inédite. Jamais Philippe Séin, jamais d'autres président de l'Assemblée nationale auraient fait une chose pareille. Bien au contraire, ils auraient préservé nos pouvoirs d'enquête, ils auraient pris du recul, ils auraient appelé les responsables de ces entreprises publiques Delphin Airnut et CILV à une forme de neutralité de devoir de réserve et de coopération avec ce qu'on pouvait leur demander au titre de la commission d'enquête.
Elle a fait tout l'inverse donc et j'ai eu le malheur de le spécifier très factuellement, très froidement dans cette introduction de commission d'enquête de rappeler simplement que elle était allée au micro de France interre le matin de l'audition de la présidente de Radio France et ça a déplu aux députés macronistes qui ont vécu ça comme une mise en cause de leur probité, comme une mise en cause de leur capacité de défendre les intérêts des Français et d'assumer leur rôle de parlementaire d'évaluation des politiques publiques. Donc je me suis insurgé contre ça. Je leur ai dit "Mais je n'ai fait que rappeler la stricte vérité.
Vous avez un problème avec le rapport au réel. Vous avez un problème avec la vérité mais ils en ont fait un chantage. Ils m'ont dit "Si tu ne supprimes pas ces deux éléments, on votera contre et donc ton rapport ne sera pas publié et l'intégralité des travaux de la commission d'enquête seront censuré." Donc j'ai fini même si ça m'a dépit plus et je me suis dit "OK, je vais le supprimer même si tout ce que j'ai mis est vrai, mais au moins j'irai en parler dans les médias et j'irai dénoncer leur tentative scandaleuses de chantage parce que pour moi, ce n'est pas digne d'un fonctionnement parlementaire sain." Donc voilà, il y a eu ça et puis après donc ça c'est les deux les deux éléments qu'on m'a demandé de supprimer et le troisème et dernier porté sur le fond et j'étais très ouvert sur le fond.
J'ai présenté pendant près d'une heure l'ensemble de mes recommandations, il y en a près de 80. Et j'ai dit à tout le monde, on a le temps qu'il faut. S'il y a des recommandations qui ne vous plaisent pas, s'il y a des contrevérité, s'il y a des mensonges que vous identifiez dans les 400 pages, évidemment je les supprimerai.
On a encore le temps pour ça, le rapport n'est pas publié, vous me le dites. Et le seul mensonge qui sont trouvés, parce que les députés socialistes se sont agités, m'ont dit "Votre rapport est truffé de fake news, de diffamation et de mensonge." Je je leur ai dit, "Mais dites-moi, dites-moi quels sont les mensonges sur ces 400 pages.
Peut-être qu'effectivement il y a une ou deux controyérités qui ont pu passer. Le président, Macronic de la commission ne m'a accordé que 10 jours pour rédiger mon rapport, ce qui est inédit. D'habitude, on accorde 1 mois et demi au rapporteur en fin de commission sans audition pour rédiger son rapport.
Moi, je n'ai eu que 10 jours. Je leur ai dit peut-être qu'il y a quelques contre vérité, montrez-les moi et si jamais évidemment je les supprime, je m'y engage. Et donc là, une député, madame Adizadé, député socialiste, me dit "J'ai relevé un mensonge mais qui est grossier, c'est que vous osez citer un sondage toujours dans l'introduction de ce rapport." Je vous invite à lire les 10 pages d'introduction parce que visiblement, elles ont beaucoup fait parler.
Il me dit "Il a un mensonge, je dis "D'accord, lequel me dit "Vous citez un sondage." Effectivement, je cite un sondage. J'explique que 60 % des Français selon un sondage de novembre 2025 par qui ?
Comment ? Payer, comment ? Quelle méthodologie ?
Alors voilà, mais c'est là tout le point, vous avez raison, fait par le CSA. Je cite sondage du CSA novembre 2025 60 % des Français considèrent l'information délivrée sur le service public deel comme une information qui n'est pas impartiale. Et donc elle me dit voilà vous avez cité profonge.
Je dis bah oui j'ai cité ce sondage je l'ai sourcé figure en note de bas de page je me suis pas trompé c'est la bonne date. Elle me dit mais le CSA appartient à Avas. Est-ce que vous savez à qui appartient Avas ?
Je dis bah non je je honnêtement je ne savais pas à qui appartenait à Vas. Vous avez une Rolex ? Non, j'ai une lip en plus.
Ah France, bien vu. Celle du général, c'est une lipe Himalaya à laquelle je tiens énormément. C'est une magnifique entreprise française.
Et vous avez le droit de dire on embrasse Besançon. On embrasse Besançon parce que c'est effectivement là où où le redressement de cette entreprise a eu lieu et vous voyez en plus elle s'est arrêté. Non, elle donne plus l'heure, elle s'est arrêté en pleine commission d'enquête.
J'ai toujours pas eu le temps d'aller la réparer mais j'adore cette marque et si on peut faire un peu de publicité pour cette marque française et toutes les autres marques françaises de montre toutes les autres marques françaises de monde mais celle-ci pas comme de penselles ou quelque chose d'autre. Alors ça je ne la connais pas. Je vous avoue que je suis pas un je suis pas un fanatique de de montrer d'horlogerie mais celle-là me convient très bien et je la trouve très fanatique de la France.
C'est le principal. C'est le principal effectivement. Euh et donc effectivement euh à ce moment-là, j'ignore que le CSA appartient au groupe Avas et que le groupe Avas était tenu visiblement, alors je sais pas si c'est en minorité ou en majorité par le groupe Bolloré.
Et donc j'ai eu le malheur de citer un sondage du CSA parce que en fait monsieur Bolloré était actionnaire du CSA, je ne pouvais pas diffuser ce sondage et c considéré comme un mensonge et comme une fake news. Donc ça vous dit aussi le rapport à la vérité de ces députés-là. Comme j'ai évidemment explic n'allait pas supprimé où la probité des instituts de sondage.
Alors, il faudrait je crois qu'il y a une commission d'enquête d'ailleurs qui a été réalisé sur et c'est d'ailleurs un sujet important le sujet des sondages dans l'altération de l'opinion notamment à mesure qu'on s'approche de grandes échanges électorales. C'est un vrai sujet. Je crois que c'est la France insoumise qui avait décidé de de provoquer une commission d'enquête pour vérifier la sincérité des méthodes de sondage faites et je crois que c'est une bonne idée de la France insommise.
Je crois que c'est très important d'aller vérifier parce que il peut y avoir aussi une manipulation de l'opinion sur un certain nombre de sondages d' se qualifier certaines opinions politiques, certains candidats, en mettre en évidence d'autres qui ne reposent sur aucune adhésion populaire. Donc effectivement, je je ne pas le caractère important d'aller vérifier aussi les méthodes de cet institut de sondage, mais j'avais pour seul tort de relayer un sondage du CSA et voilà, ça a été vu comme le seul mensonge de ce rapport qui fait 400 pages. J'ai décidé évidemment de le maintenir parce que pour moi c'est je je ne faisais que que rappeler un fait.
Et le tout dernier point sur lequel on m'a attaqué et pour le coup, j'ai aussi fait preuve d'ouverture sur les 80 recommandations que j'ai présenté. Il y en a une qui a déplu à quelques parlementaires. C'est alors c'est un peu technique, c'est un levier fiscal, la C2I qui permet au réalisateur de cinéma étranger de venir en France et à ce titre-là pour faire un certain nombre de films de fiction en France et de bénéficier d'un crédit d'impôt.
Quand vous êtes réalisateur étranger, que vous venez filmer vos réalisations en France, vous bénéficiez d'un crime d'impôt, je considérais que la France est un pays tellement magnifique, inépuisable de richesse, de paysage touristique, culturel, qu'on se suffisait, qu'on avait pas besoin d'activer un leusier fiscal pour attirer des grands réalisateurs étrangers. Donc, je proposais pour des motifs d'économie, ça pouvit représenter 125 millions d'euros d'économie par an, de supprimer ce levier fiscal. Il y a un certain nombre de députés qui me disaient "On est membre de la commission des finances, ça pourrait avoir plus d'impact que ce seul levier fiscal.
Vous avez pas vraiment compris tous les tenants et les aboutissants de cette réduction d'impôt ?" Et voilà, j'ai dont j'ai expliqué que j'étais pas membre de la commission des finances, que j'avais peur peu d'heur de vol politiqu à mon actif, que probablement qu'ils étaient plus techniques et compétents que moi sur ce sujet. Je leur ai dit donc j'en ai appelé à la sagesse des groupes parlementaires.
Il y a plusieurs groupes parlementaires qui m'ont dit non effectivement c'est une mesure qui est périeuse et qui serait nuisible aussi pour l'écosystème de de l'audiovisuel. Et donc j'ai accepté de retirer cette recommandation. Mais voilà tout ça pour vous dire sur ces 4h30 de longues discussions et débats pour savoir si on allait voter ou pas pour le rapport de pour la publication du rapport.
J'ai consenti à ces deux modifications de forme qui étaient pour moi des chantages parce qu'il disaient strictement la vérité et à cette modification de fond qui avait l'air d'être étayé et qui traduisait probablement une mesure technique que j'avais mise dans le rapport qui était pas forcément la plus appropriée. Donc c'était normal aussi que je revienne sur cette mesure. J'ouvre une parenthèse sur le dispositif fiscal pour attirer des grands réalisateurs pour mettre la France à l'image un peu partout dans le monde.
Regardez, on a tourné mission impossible sur l'éliiport de Bery. Euh l'éliiport qui ne sert strictement à rien parce que il était mal fait, on peut jamais se poser, ainsi de suite. C'est pas extraordinaire.
Et à Mission Impossible, Tom Cruise qui arrive, euh Légion d'honneur, ça fait de la bonne pub. Ça fait un budget de 128 millions d'euros pour rayonner à l'étranger. C'est une bonne idée.
Oui. Alors, initialement, je considérais que on avait tellement de capacités, notamment d'attraction culturelle, patrimoniale, de paysage. En France, on a Paris, on a la Clo d'Azur, on a la Bourgogne, on a Je sais que vous êtes attaché à la Bourgogne, on a bien d'autres, on a la Bretagne, on a beaucoup d'autres régions magnifiques qui pour moi se suffisaient pour attirer des réalisateurs étrangers.
Après voilà, c'est un logique official, c'est une réduction d'impôts. Si demain ça peut contribuer à attirer encore plus de réalisateurs que Emiline Paris, Restin Paris et que d'autres séries à gros budget notamment Netflix et bien d'autres plateformes puissent s'implanter en France si elle profite d'un lie. Voilà, moi j'étais pas forcément très aligné avec ça.
Je pensais que on était un pays totalement autosuffisant sur la question. Il y a plusieurs parlementaires qui m'ont indiqué que ça pouvait risquer un déséquilibre sur l'écosystème audiovisuel. Encore une fois, ça a été une condition qui a été posée pour la publication du rapport.
J'entendais leurs arguments. Je voulais absolument pas être sourd parce que le but d'un rapport, il est approuvé par l'ensemble des membres de la commission d'enquête. C'est aussi qu'il traduisent les aspirations de plusieurs groupes politiques.
C'est pas simplement mon rapport, c'est le rapport de l'ensemble de la commission d'enquête et donc d'entendre aussi les remarques, les critiques et les propositions d'amendement de l'ensemble des groupes politiques. Pour moi, c'était la moindre des choses. Vous connaissez les Liport de Bercy ?
Je le vois. Je vois parfois quand je passe sur la ligne 6 et que je vais gard pour rentrer chez moi. Mais euh non, j'y suis jamais allé.
Ouais, le point de vue est magnifique. C'est vrai, j'imagine. On a eu la chance de visiter le point de vue magnifique.
Mais il y a pas beaucoup d'hélicoptères qui se posent. Euh, je suis désolé, il y a ma grand-mère de 103 ans qui m'appelle. Mamie, je te rappelle après.
Désolé. C'était son anniversaire ? C'était son anniversaire.
Vous pouvez lui souhaiter son anniversaire 103 ans. Quel chose ? Magnifique.
Mamie. Je t'aime. On a tous envie d'arriver à cet âge là.
Revenons, revenons à la commission d'enquête. Donc nous, on vous suit depuis à peu près 6 mois. Comme vous le savez, on a été je pense le premier à s'intéresser à vous.
On s'est mis en retrait pour pas interférer dans la commission. Donc, on a refusé de on a accepté de de pas vous prendre tout de suite en émission. Mais vous vous nous avez dit qu'on vous a conseillé ou qu'on vous a interdit de venir vous exprimer dans les formats longs qui rentrent dans dans le détail.
C'était quand ? C'était par qui ? Alors, c'était une forme de censure évidente qui ne respectait en rien le règlement et la loi qui régit commissions d'enquête.
Et c'est une mesure qui a été imposée par le président de la commission d'enquête Jérémy Patrilus qui je crois souffrait beaucoup d'une transparence des travaux que j'avais souhaité dès le premier jour de cette commission d'enquête. Parce que je considère que la France aujourd'hui, notre vie démocratique souffre d'une absence de démocratie directe. On a confié la parole, la décision, l'expression souveraine des Français aux mains de quelques-uns qui parce qu'ils ont été élus, parce qu'ils sont nommés à la tête d'institution ou d'entreprise publiques, s'arroge une légitimité par le diplôme, par le portefeuille, par un certain nombre de d'attributs purement sociaux.
Il s'accorde une légitimité supérieure à l'expression populaire. Moi, c'est quelque chose que je récuse et si j'entends une chose, si j'entends poursuivre un destin et un objectif dans le cadre de l'exercice de mon mandat, c'est celui de rendre la souveraineté de la décision aux français. C'est la première fois que je menais une commission d'enquête.
C'est d'ailleurs la première fois tout court que je participais à une commission d'enquête. Et pour moi, c'était la moindre des choses de faire la transparence et de prendre à témoin les Français dès la toute première audition parce que tous les Français contribuent à le public par le biais de la TVA depuis la suppression de la redevance. Tous les Français contribuent qu'ils disposent d'une télévision, d'une radio, qu'ils consomment des contenus de l'audiel public ou non.
Et donc à ce titre-là, ils sont tous coactionnaires, ils doivent tous être codécisionnaires de cette audiel publique. Donc, j'ai fait ce choix de la totale transparence de mettre davantage de démocratie directe. Ça m'a été reproché parce que instantanément, c'était la première fois à l'Assemblée nationale qu'on faisait une commission d'enquête sur le dos deel public sur les réseaux sociaux.
Ça a été fulgurant. dès la première audition du patron de l'ARCOM, monsieur Heddari, que personne n'avait vraiment vu à qui beaucoup de personnes de gens avaient des questions. Pourquoi par exemple Daniel Conbendit, ERC Dupon Moretti, Rosine Bachelot, Matthieu Pigas se sont pas considérés comme des personnalités politiques ?
Pourquoi Philippe Deviler mais il y en a d'autres sont considérés comme des personnalités politiques ? Pourquoi il y a des militants qui sont nommés à l'Arcom comme par exemple monsieur Foued Berou qui demande sur ses réseaux sociaux public à l'été 2024 une mobilisation indigéniste antifasciste contre l'Empire Bolloré et qui un an après est nommé à Larcom. C'est un certain nombre de questions et je vous cite des questions peut-être orientées.
Il y a d'autres questions aussi sur le pluralisme et sur le respect des temps de parole d'un certain nombre de groupes de gauche comme de droite. Tous les Français voulaient poser ces questions. Donc dès cette première audition, le fait de publier ses travaux sur les réseaux sociaux, le fait de publier les questions, de publier les réponses, l'intérêt a été fulgurant.
Tout de suite, j'étais pas connu. J'avais, je crois, sur Twitter 5000 followers. Sur Instagram, c'était peut-être 8000 ou 9000.
C'était quand même assez insignifiant sur TikTok. Je vous raconte même pas. Je comprends rien de TikTok.
Mon équipe non plus. Je pense que je suis déjà catégorisé dans dans dans la catégorie boomer parce que je je ne comprends pas ce ce réseau social. Mais du jour au lendemain, en publiant simplement les questions et les réponses, en faisant la transparence sur nos travaux, l'intérêt a été fulgurant.
Il y a eu beaucoup plus d'aponnés. Et donc quelques semaines après, le président macroniste, il a pris ombrage, a considéré que c'était une entrave scandaleuse à l'exercice de la vie parlementaire, à la probité et l'indépendance des travaux d'une commission d'enquête. Et donc ça lui a pas plu parce que évidemment ça mettait en difficulté les intérêts de quelques-uns, les intérêts de société de production qui profitaient de centaines de millions d'euros de contrats passés avec France Télévision depuis des années.
Ça mettait en cause des intérêts de dirigeants de l'audis public qui étaient assis de façon confortable dans leur petite prébande et prérogative depuis des années. Ça mettait en cause des animateurs producteurs aussi qui n'avaient jamais été inquiétés depuis les années 90, depuis la fameuse affaire des animateurs producteurs révélé par une mission parlementaire qui avait mené à la démission de Jean-Pierre Elk Cabache, qui avait mené à la condamnation pour favoritisme de France Télévision et de la société de Nagi. Donc il a fallu attendre 35 ans pour rebraquer un projecteur sur ses dérives et ses conflits d'intérêt.
Donc le président de la commission d'enquête macroniste qui visiblement voulait aussi défendre les intérêts de ces gens-là a pris ombrage et c'est ça c'est de la supputation. Bon vous savez quand on est administrateur de Radio France administrateur de LCP jusqu'en 2024 qu'on est actuel administrateur de France Méia monde et qu'on met autant de ailes à vouloir mettre le couvercle sur des travaux qui passionnent et qui intéressent les Français alors que c'est totalement autorisé de le diffuser sur les réseaux sociaux. Quand on met autant de ziles à vouloir censurer les travaux d'un rapporteur, c'est à penser en tout cas qu'on peut être jugé parti.
Ça ne regarde que moi. CP qui est une très bonne chaîne qu'on regarde assidument et le CP en plus qui diffusait, vous avez raison, qui diffusait les travaux depuis le premier jour. Il y a d'autres chaînes YouTube qui les a diffusé.
C'était évidemment pas interdit au contraire de faire la publicité de ces travaux. Moi j'assume de l'avoir fait. Et donc début janvier, même fin décembre, le président explique que ça va trop loin, que d'une certaine façon les Français sont trop intéressés à ces travaux, que c'est en train de dépasser le cadre d'une commission d'enquête et qu'il faut restreindre la publicité de ces travaux.
Donc il suspend les auditions. C'est la première fois dans l'histoire d'une commission d'enquête à l'Assemblée qu'un président sans convoquer le bureau de la commission d'enquête, sans obtenir un vote, décide de lui-même en rupture totale de ses prérogatifs. Pour ne pas dire en abus de pouvoir, c'est la première fois qu'il décide unilatéralement de suspendre les auditions pendant plus d'un mois.
Alors qu'une commission d'enquête, comme toutes les commissions d'enquête, euh n'ont que 6 mois d'existence. vous ne pouvez pas aller plus loin, il y a aucun motif qui justifie une prolongation de commission d'enquête. Donc il décide de mettre en place cette restriction, la suspension sinédié des de la convocation et des auditions et il nous réunit, il explique si vous voulez qu'on reprenne les auditions, il faudra qu'on fasse une diète médiatique.
Le rapporteur le premier qu'il arrête de raconter, de parler des révélations dans la presse, qu'il arrête de mettre en lumière ses travaux et qu'on interdise le live tweet. Voilà, ça c'est été une autre condition du président de la commission d'enquête. Le live tweet, c'est quoi en direct ?
C'est le tweet en direct. C'est dans le cadre d'une audition qui est diffusé pourtant sur LCP qui est diffusé sur nombre de chaînes YouTube que mes équipes, c'était évidemment pas moi, je m'occupais de poser les questions, je suis rapporteur, j'avais autre chose à faire en pleine audition que d'aller diffuser les extraits sur les réseaux sociaux. C'était mon équipe qui le faisait dans ce souci de transparence et pour aussi engager les Français.
Et donc il explique que c'est un dévoiement d'une commission d'enquête de live tweeté. J'étais pas le seul à le faire. Il y avait d'autres députés de la commission d'enquête de gauche comme de droite qui le faisaient avec leurs équipes.
C'est assez courant à l'assemblée quand vous posez une question au gouvernement. Vos équipes sont là pour publier votre question en direct que vous posez dans l'hémicycle. Quand vous participez à un débat budgétaire, vous défendez un amendement, votre équipe va publier en direct.
La question que vous posez, c'est la moindre des choses. Est-ce que je peux me faire l'avocat du diable ? Allez-y, allez-y.
Merci bien. Ça peut être aussi pris pour influence sur la [grognement] la commission. Vous connaissez les réseaux sociaux, ça peut monter hors de contexte une question, on met pas la réponse ou on met juste la réponse de la question.
Ça peut être considéré aussi comme une démarche consciente ou inconsciente d'influencer l'opinion publique sur la question ou sur la réponse. Vous avez raison. Et c'est aussi pour ça que il faut toujours s'astreindre à publier la question.
à publier la réponse et même les médias quand vous posez une question au gouvernement le mardi ou le mercredi, vous avez 2 minutes de temps de question et le gouvernement a 2 minutes pour vous répondre. Si c'est le premier ministre, il peut répondre autant qu'il le souhaite. Ça dépasse généralement 2 minutes.
Et à la fin, les médias vont pas publier dans le journal de 20h, c'est une question intéressante, ils vont pas publier les 2 minutes de questions et les 2 minutes de réponse. Ils vont faire des coupes. Ils vont publier le moment le plus important dans la question et le moment le plus important dans la réponse.
Ce qui compte, c'est que il y a un contradictoire. Donc moi, mes équipes depuis le début, contrairement à ce que j'ai pu lire, contrairement à beaucoup de fausses informations qui ont circulé pour me discréditer, ont toujours publier les réponses aux questions que je posais sur une vingtaine de questions que je pouvais poser pour chaque audition. Évidemment qu'ils ont pas publié les 20 questions parce que humainement c'est impossible de faire autant de travail sur les réseaux sociaux.
Ils ont publié sur une vingtaine, ils ont publié peut-être 10 ou 12 avec à chaque fois les réponses qui étaient publiées. Mais bon, ça ça n'a pas plu au président de la commission d'enquête qui voyait que l'intérêt des Français était fulgurant, que le nombre de retweet était massif. Moi aussi, je vous avoue que je vous l'ai dit, j'étais inconnu euh totalement du grand public.
Je venais d'être élu. J'avais pas l'habitude de cette exposition sur les réseaux sociaux. Mais j'ai tout de suite vu que les questions que je pouvais poser intéressaient les Français, que les réponses aussi qui a été diffusées intéressaient les Français.
Et je me suis dit mais de voir un tel intérêt, il faut continuer, il faut continuer à faire la publicité de ces travaux. Bon, on nous a un peu coupé les ailes. Quelques semaines seulement après le début de la commission, le président nous a convoqué, a suspendu l'envoi des auditions convocation, nous a dit "Si vous voulez qu'on reprenne les travaux alors qu'il n'en avait pas le droit, on arrête les live tweet alors que il le faisait lui-même et d'autres députés le le faisaient aussi eux-mêmes.
Vous ne pourrez tweeter qu'une fois les auditions terminées et on s'impose une diète médiatique." médiatique, c'est on fait moins de médias, on vient moins parler de la commission d'enquête, on vient moins exposer les révélations. Aucun règlement, aucune loi euh n'autorise ce genre de de de censure et d'inter.
N'importe quel député qui soit rapporteur, président ou membre d'une commission d'enquête a le droit d'aller s'exprimer dans les médias et a le droit d'exposer sur ses réseaux sociaux. Je je n'ai contrevenu à aucune loi ou aucun règlement de l'Assemblée nationale. Mais pourtant le président a imposé ça et je me suis dit au nom quand même du du fond des travaux pour poursuivre aussi cette mission importante d'aller braquer le projecteur sur les dérives et les défaillances de l'audiovisuel public pour proposer des recommandations et pour mieux les résoudre parce que c'est tout le but que j'ai poursuivi depuis le début.
Je n'ai jamais été l'agent de la privatisation que le président a voulu me prêter depuis le début de la commission cas. Depuis le premier jour, j'ai toujours dit que je tenais aux missions importantes de l'audis public et que pour moi la seule façon de les résoudre, la seule façon de redresser les comptes, la seule façon de garantir davantage de pluralisme, la seule façon d'assaignir les pratiques de ces entreprises, c'était de mettre en lumière d'une certa d'une certaine façon leur leur turpitude, de les mettre en lumière de façon inédite. Bon, pour moi, je trouvais ça assez regrettable qu'on ne puisse pas faire preuve d'une grande transparence.
Donc, j'ai consenti à ces interdictions au nom de la reprise des travaux de la commission d'enquête, mais je regrette et je le déplore, je vois que le président ne s'est pas imposé lui-même ces objectifs là. Moi, vous voyez, depuis le mois de janvier, début janvier où on nous a imposé cette diète médiatique, jusqu'à la fin de la commission d'enquête, en tout cas jusqu'à la remise du rapport, j'ai fait une télé, c'était les grandes gueules, si on peut dire que c'est une télé. J'ai fait une matinale RMC, c'est ça ?
RMC, j'ai fait une matinale, c'était la matinale d'Europin et j'ai dû participer à une autre télé, pardon, c'était BFM face à Consignie sur la commission d'enquête. Donc en l'espace de plus de 3 mois, j'ai dû faire trois interventions médiatiques télé et radio alors qu'on expliqué que j'étais matin, midi et soir sur ces news. Ces news, je ne l'ai fait qu'une seule fois de toute la commission d'enquête et pourtant il y a une espèce de fausse information qui a circulé. il est sur C News matin, midi et soir.
Je n'ai répondu qu'à une seule invitation de C News. Au moment où le rapport est voté, je réserve euh ma première intervention médiatique, c'était la semaine dernière, non pas à C News mais à BFM. Alors que normalement c'était chez nous d'ailleurs hein.
Alors c'était évidemment alors je vous avais dit que je vous révélerai mes recommandations au moment de la publication du rapport. Le rapport a été publié ce matin. On est cet après-midi chez vous, chez Tinkerview.
Il y a une semaine quand le vote a été fait, je pouvais pas m'exprimer sur le contenu du rapport. Je devais attendre la publication. C'est aussi pour ça que je suis pas venu aussi rapidement chez vous.
J'ouvre une parenthèse. Rendons à César. Ce qui est à César.
Je tiens à à remercier personnellement Sarah Nafo qui m'a indiqué qu'il y avait une commission sur l'audiovisuel qui se lançait et comme elle sait que je suis très frant médias et comment les médias sont nous scultés de la charte de Munique et de tout un tas de choses, je tiens à la remercier parce que ça a été meilleur que la série Netflix le la diplomate que je vous je recommande d'ailleurs à tout le monde qui rentre simplement en surface sur le le boulot de diplomat et des renseignements, mais très très bien pour se sensibiliser ce genre de choses. Donc merci Sarah Knafo de d'avoir éclairé Charles à l'oncle auprès de nos oreilles et nos yeux. On a passé de très très bons moments. 70 auditions.
Combien ? 70 250 heures d'audition et à peu près 230 personnes qui ont été auditionnées. Vous nous avez bien fatigué Charles.
J'ai vu qu'on vous avait attaqué parce que Charles c'est pas votre prénom entier. C'est quoi votre Charles ? Mon vrai prénom c'est Charles Henry.
Et ben c'est un très beau prénom. Pourquoi vous l'utilisez pas ? Et alors je je l'assume totalement.
Je crois que Nagi et Xavien Nielal ont voulu me mettre en défaut. Alors c'était une grande révélation qu'ils ont faite parce que j'avoue que j'ai eu beaucoup de médias notamment de Monsieur Niel qui ont été à mes basques pendant l'ensemble de la commission d'enquête. Par exemple, j'ai eu une enquête sur mes collaborateurs.
Je vous vois raconter ça, je jamais raconté. Donc on s'est intéressé à ma vie privée, on s'est intéressé à mon prénom. Alors, on a trouvé des scandales.
Un petit peu de fesse, un peu de drogue, un peu de détournement de fond, de fraude fiscale ou alors on a trouvé des scandales. Ou on a trouvé des scandales. Bon, le premier scandale, c'est je m'appelle pas Charles, je m'appelle Charles Henri.
Bon, c'est des fins liés, c'est vraiment des bons enquêteurs parce que ils ont raison. Je m'appelle pas Charles, je m'appelle Charles Henri. Euh ma famille m'appelle Charles, mes amis m'appellent Charles Henry.
Et le jour où il a fallu choisir, je j'ai plutôt préféré Charles mais j'assume totalement ce prénom là, mais Nagi sur le plateau de quotidien le lendemain de son audition a estimé que c'était croustillant de d'expliquer que je m'appelais Charles Henry, mais il a totalement raison. Et après, j'ai eu d'autres d'autres enquêtes et d'autres révélations. C'est celle sur mes collaborateurs parce qu'on s'en est pris à défaut d'avoir des casseroles sur moi.
Ils ont cherché, ils ont fouillé hein pendant à peu près 3 mois. Ils ont remué beaucoup de choses. Mes réseaux sociaux, ils sont allés voir sur mon compte Facebook si j'avais pas des commentaires, des publications, des likes qui pouvaient remonter à il y a 15 ans.
Voilà. Bon, ils ont rien trouvé. Et euh ils sont allés voir mes collaborateurs.
Donc un jour, je reçois un appel [grognement] de Street Press. Je sais pas si vous connaissez. en street press, c'est ça pour très objectivement hein, je pense qu'on peut tous le définir comme un média en ligne d'extrême gauche.
Et donc, il me contacte en me disant "On a des révélations à faire sur vos collaborateurs. Notre enquête très étayée qui fera une dizaine de pages sera publiée demain à la première heure. Vous avez 2 heures pour nous répondre.
Il y a des faits à Cablon, il faut nous rappeler." J'étais en pleine commission d'enquête, je vois ce message, ça devait être pareil un dimanche de la même façon. Je rappelle la personne de Street Press.
Je rappelle euh là, on a 1 heure de conversation, je leur dis "Bon bah, expliquez-moi qu'est-ce que vous avez trouvé sur mes collaborateurs ?" J'avais l'impression d'être Raphaël Arnaud au lendemain de de l'assassinat de de du pauvre Quentin. Euh, j'avais vraiment l'impression de de de en tout cas d'être dans la même peau de quelqu'un qui avait quelque chose de grave à se reprocher notamment du point de vue de ses collaborateurs.
Enfin, vraiment honnêtement, j'étais mis sur le grill et bon, je je j'avais toute confiance en mes collaborateurs, mais parfois vous dites peut-être quelque chose qui qui un vendredi soir un peu bourré et vous dites peut-être qu'il y a un vrai truc. Et donc Street Press, journaliste de Street Press m'appelle, il disent il m'explique "Oui, alors effectivement c'est c'est quand même quelque chose de grave. Je vais vous demander la plus grande sincérité et la plus grande vérité.
De toute façon, je retranscrirai tout ce que vous m'expliquez dans ce dans ce dans cette enquête qui sera publiée demain." C'est honnête, c'est honnête. C'est honnête.
Et je dis "Bon, allez-y, expliquez-moi, j'ai trois collaborateurs, dites-moi." Et la personne me dit "Bon, est-ce que vous confirmez que monsieur Intel est votre collaborateur ?" Je dis bah oui, c'est mon collaborateur.
Est-ce que vous confirmez qu'il travaille avec vous depuis un an ? Je dis oui, il travaille avec moi depuis un an. Est-ce que vous confirmez, c'était ça la grande révélation, qu'il a été au scout d'Europe ?
Quoi ? Au scoutot d'Europe ? Voilà.
Scoutot unitaire, euh je non, c'est scout d'Europe. Alors, il y a différents types de scout. Alors en plus, elle s'est trompé parce que j'ai vérifié avec lui.
Je l'ai rappelé juste après, je lui dit "Tu étais au scout d'Europe ?" Il me dis "Ouais, j'étais au scout mais c'est pas le scoot d'Europe. Je crois qu'il était au scout unitaire de France ou au scout de France.
Je jamais été le scoot mais je j'aurais aimé d'ailleurs scoot, ça m'aurait rendu un peu plus débrouillard et un peu plus manuel. J'aurais plus vu Loufto mais non, je je suis pas très manuel et je pense que mes parents ont eu tort de pas me mettre au scout. Ça m'aurait un peu déniaisé un peu plus tôt si je puis m'exprimer ainsi.
Et donc grande révélation, on m'explique voilà est-ce que votre collaborateur a bien été au scoot d'Europe ? Je dis bon je le connais, il est plutôt câau. Je crois qu'il a été chez les scout de là à vous dire que c'était les scoot d'Europe.
Oui, probablement que c'était SC. Dit mais vous vous rendez compte, vous avez embauché un collaborateur qui a été au scoot d'Europe ? Je dis bah oui, pardon.
Est-ce que c'est une une organisation terroriste ? Est-ce que c'est une organisation interdite par la loi ? Elle me dit "Mais non, mais c'est grave quand même, c'est une organisation catholique et identitaire." Je dis "Bon bah, ça c'est votre appréciation." Mais oui, effectivement, est-ce que vous avez d'autres révélations ?
Oui, j'ai une autre révélation sur votre autre collaboratrice. Elle me cite le nom de la personne. C'est une collaboratrice qui n'a fait que 3 mois auprès de moi parce que pour un certain nombre de raisons, on s'est séparé avant la la période à la Rodol et elle travaillait pour moi à mi-temps et là on me dit il paraît qu'elle a rédigé pour la revue alors de mémoire j'ai essayé de vous dire pour la revue ictus c'est quoi ?
Elle a elle a rédigé alors je connaissais pas la revue, je dis donc là ictus en plus vous dites merde ça ça sonne pas très bon ictus j'espère que c'est pas un truc et en plus j'avais tout toute confiance en elle donc je je suis dit bah je j'en sais rien mais dites-moi qu'est-ce que c'est que cette revue euh si elle a rédigé bon bah si vous avez la preuve elle a dû rédiger dans cette revue je vais pas vous le nier me dit bah c'est une revue qui se présente comme une revue catholique et fière d'être française. Bon je crois que c'est ça. Puis bon d'accord.
Oui, probablement qu'elle a enfin j'en sais rien mais elle a peut-être rédigé dans cette revue là. Bon, j'ai appelé elle a rédigé quoi ? Bah, elle a rédigé des articles pour cette ou mais c'était des des articles de quoi ?
C'était des recettes de cuisine, c'était des recettes politiques, c'était des articles géopolitiques d'économie ou c'était des articles, des tribunes ? Je crois que c'est des articles d'actualité. Mais donc du coup, parce que je vous avoue que je lui ai dit, bon, vous m'apprenez cette nouvelle.
Après avoir accroché, j'ai appelé cette collaboratrice qui ne travaillait plus pour moi, qui a travaillé que 3 mois pour moi, qui était une étudiante qui faisait ça en plus à mi-temps, qui était étudiante, je crois elle était à la Sorbonne ou elle était droit combien mal payé. Mal payé parce que alors mal payé pardon, mais à l'Assemblée nationale pour être tout à fait transparent, vous disposez d'une enveloppe pour vos collaborateurs de 8500 € net par mois. Vous pouvez monter jusqu'à 5 collaborateurs et vous devez diviser évidemment c'est pas c'est jusqu'à 5 collaborateurs mais une enveloppe totale. 16000 balles c'est ça ?
Non, j'ai 8500. Ouais. Mais chargé ou pas chargé ?
Cotisé ou pas cotisé ? Net. Moi, je compte en net.
Donc vous c'est chargé à combien assistant de C'est une bonne question mais en tout cas c'est 8500 € qui revient sur leur fiche de paix net. Donc en fait moi ça m'aide à y voir clair pour savoir exactement combien il touche à la fin. J'ai toujours eu du mal avec le brut puisque le brut et le brut chargé pour les entreprises sur le jeu.
C'est simple, vous divisez par deux à peu près. Donc 8500 € donc vous voyez quand vous avez moi j'ai quatre collaborateurs dont une qui était à mi-temps, vous divisez 8500 par allez 3 et demi à peu près. Ça vous donne le montant exact qui perçoiv chaque mois.
Donc on peut pas dire contrairement à ce que Lavien nous explique en expliquant que le coût de parlementaires est scandaleux, qu'il faudrait baisser leur dotation. Vous gagnez combien ? Moi je gagne, je vais vous dire très précisément.
Sur mon compte bancaire chaque mois, je perçois 4700 €. Le compte bancaire français ? Non, suisse.
Ah, je le savais. Le Suisse, mais qui est caché et que je n'ai jamais révélé au fil. Non, français.
Et et euh vous vous occupez de d'implantation capillaire ? Euh oui euh ma femme. Ma femme et je vous le dis droit dans les yeux d'ailleurs euh comme un certain ancien ministre qui avait lutté contre la fraude fiscale et qui droit dans les yeux vous disait qu'il ait pas de content suisse.
C'est votre femme euh qui s'occupe de l'importantation capillaire effectivement. Euh donc oui. Non.
Croyez en Dieu. Je crois en Dieu. Depuis combien de temps ?
Euh j'ai j'ai un vrai doute évidemment, mais je pense que le doute, je vais vous enfoncer une porte ouverte qui va être catastrophique pour ceux tous ceux qui ont la foi et qui vont penser que que je suis un mécréant en enfonçant une telle porte ouverte. Mais je pense que le doute est constitutif. Non mais je pense que posta Non non mais je je me je me sens catholique, je crois en Dieu.
J'ai un doute fondamental mais je vous avoue notamment dans des moments de tempête personnelle, de tempête aussi métaphysique de moment où on a envie de se remettre à une cause, à un instinct, à une présence, à un esprit qui nous dépasse. Je vous avoue qu'il y a une dimension extrêmement rassurante et au contraire très rationnelle de s'en remettre à quelqu'un qui ordonne l'ordre l'ordre des choses. Et moi, j'ai été baigné dans une culture catholique.
J'ai fait une bonne partie de ma scolarité dans le privé. J'étais chez les odistes chez qui ? Les pères odistes.
Donc euh c'est c'était un un font de la bière. Non, ils font pas de la bière. C'est peut-être pour ça qu'on les connaît pas.
Ils font pas de la bière mais ils m'ont inculqué un certain nombre de de principes et de précepts que je ne renie pas qui ont été je pense que je leur doit aussi le fait d'être devant vous aujourd'hui. Je pense que je le dois à cette éducation, je le dois à ces principes peut-être un peu qu'on peut considérer comme rigide. Aime ton prochain ?
Ouais. Et puis de faire du catéchisme, d'aller à la messe, de faire des pèlerinages, de s'intéresser de Saint-Paul, c'est quoi l'ancien de Saint-Paul ? Je sais pas.
Pas fait pas été au courant. pasiez pas très assu hein donc la messe elle est en latin chez vous elle est en français elle est pas en latin [grognement] bon ça va alors elle est pas en latin en latin en latin c'est pas mal hein il y a il y a un magnifique livre que je conseille de de Patrice Buisson je suis pas d'accord avec toutes ces thèses notamment ces dernières dans son dans son dernier livre mais qui explique notamment que la fin des rites et des mythes de l'église avec le tournant de Vatican I a aussi été une sorte de de rupture et aussi été une explication de la perte de la foi, de la perte de la pratique. Si les églises courant enfin en tout cas à l'oré des années 60 et 70 ont commencé à être vidé parce queon a perdu ces rites populaires et même ces pratiques qui pouvaient apparaître mystérieuses pour bon nombre de croyants notamment en France qui pouvaient se confondre avec un certain nombre de de faites aussi populaires qui pouvaient se confondre avec du paganisme.
Le fait d'avoir fait disparaître ces rites peu compréhensibles, mystérieux et assez occulte d'une certaine façon, c'est ce qui aussi a perdu nombre de croyants. Donc je ne crois pas à l'intellectualisation pure de la foi. Je pense que la foi repose aussi sur ses rites, sur cette part de mystère.
Et plus on tendra à l'intellectualisation, plus on tendra à la volonté de rationalisation, plus on tendra à la volonté d'essayer d'exprimer de la façon la plus factuelle possible pourquoi on croit. plus les églises seront désertées. Donc je j'en reviens à votre question.
J'ai une vraie part de doute en moi, mais je pense que ce doute est aussi constitutif d'un mystère qui fait qu'à la fin, je vais être davantage pratiquant, je vais davantage douter, je vais davantage trembler [grognement] quand je serai devant une église et devant ce mystère de la foi. Donc je pense pas que ce soit incompatible de pas être aussi pratiquant et de pas aller à la messe tous les dimanches. Parfois, d'avoir des doutes en même temps de me remettre à quelque chose qui me qui me dépasse.
Si je vous dis les gens qui se réfugient dans la religion, c'est les gens qui ont peur et qui ont besoin de se rassurer avec un ami imaginaire. Il y a une part de vrai. Il y a une part de vrai.
Je pense que la religion, le mystère, la transcendance, c'est aussi le royaume de ceux qui doutent, le royaume de ceux qui n'ont pas toutes les explications, le royaume de ceux qui pensent qu'ils ne sont pas omnipotents, omniscients, qu'ils n'ont pas tous les pouvoirs et qu'à ce titre-là, ils doivent aussi faire preuve d'humilité de ces gens qui estiment que le centre du monde n'est pas le centre de leur nombril et que à ce titre-là, ils doivent aussi faire de la place, euh souvent s'excuser euh essayer aussi de se remettre en question pour s'améliorer, de tendre l'autre joue, de tendre l'autre jour, enfin juste de faire preuve d'humilité, de laisser la place aux doutes et aux autres. Donc euh oui, vous avez raison. Je je pense que la foi et le mystère de la religion est aussi euh le fondement de ceux qui doutent et qui ont pas forcément confiance en eux.
Mais je pense que c'est sain de pas avoir confiance en soi. Je pense que c'est aussi ce qui permet à une société de s'améliorer. C'est une quête de progrès et c'est aussi une aspiration attendre vers la meilleure version de soi-même.
Il y a une grande différence avec ceux qui ont beaucoup de certitude. Revenons à notre commission. Petite parenthèse fermée.
Vous inquiétez pas, on pose ce type de question pratiquement tous nos invités et on a eu un peu plus de respect pour vous. C'est-à-dire que on a pas commencé la question par est-ce que vous avez un ami imaginaire ? Mais passons.
Vous vous dites que vous avez vous avez ressenti ou subi des attaques coordonnées de médias qui était selon vous sous emprise de ou contrôlé par un peu ce que on vous a objecté un peu avant. Vous pensez que c'était fait à dessin ou c'était simplement parce que c'était très banquable ? En fait, quand vous avez des sociétés de production qui bénéficient de près d'un milliard d'euros de contrat passés par France Télévision chaque année, que les actionnaires et fondateurs de ces sociétés de production sont aussi des fondateurs et actionnaires de médias importants.
On pense à monsieur Niel qui est actionnaire et fondateur de la première société de production Media One qui bénéficie des contrats avec France Lévision à hauteur de 11 millions d'euros qui est aussi fondateur ou actionnaire de nombre de groupes de médias importants comme l'OPS, comme le monde comme le Finton Post comme les jours. Je pense à monsieur Pigas qui est lui aussi fondateur et actionnaire de Media One qui bénéficie en tout cas qui a à la tête d'un certain nombre de groupes de médias et de de de groupes culturels. Quand vous avez ces gens-là que vous vous inquiétez, le le rôle c'est pas de les inquiéter, c'est de leur poser des questions sur les conditions d'attribution de ces contrats parce que ces contrats échappent à toute règle de marché public et c'est regrettable, c'est une recommandation que je mets dans le rapport de respecter les règles de marché public jusqu'à présent ça y est échapper parce qu'on considère que un karaokeé comme n'oubliez pas les paroles que un plateau comme c'est dans l'air ou c'est à vous se sont considérés comme des œuvres et de la création et qu'à ce titre-là ça doit pas faire l'objet d'un contrôle et d'un marché public en monnaie du forme.
Donc ça a donné lieu depuis des années voir des décennies à du favoritisme, à de la prise illégale d'intérêt, à du détournement aussi d'argent public et donc le seul fait de faire la lumière sur la passation et les conditions de passation de ces contrats, c'est inquiéter ces gens qui se disaient "Mince, on prend 110 millions d'euros par an, on fournit des émissions qui nous assurent un taux de marge quand même assez confortable." Et vous avez eu le taux de marge ? Ouais, j'ai eu le taux de marge.
Comment ? Parce que donc c'est l'un des pouvoirs d'une commission d'enquête. Euh je pouvais euh exiger les documents notamment auprès de France Vision.
Et j'ai même révélé, vous le pourrez lire euh dans le rapport que par exemple pour une émission comme c'est à vous, la marge réalisée infin dépasse de 10 points celle qui est convenue initialement dans le devis. Et pourtant, il y a une clause qui figure spécifiquement dans les contrats qui indique que quand la marge excède de cin points ce qui est convenu initialement dans le devis, c'est à la société de production privée de rembourser l'audit de production. Pardon, c'est un peu technique mais c'est un point qui est très important.
J'ai vu donc dans le contrat qu'il y avait une marche qui est excédait de 10 points ce qui était contenu dans le convenu dans le devis pour l'émission. C'est à vous émission de Mediawan et j'ai pu voir que ce n'était pas Media One qui avait remboursé l'audit de production mais c'était France Télévision qui l'avait payé. Donc pour avoir eu le malheur de dire "Mais attendez, pourquoi vous respectez pas cette clause qui s'impose pourtant à toutes les sociétés de production ?
Pourquoi Media One n'a pas remboursé le dit de production alors que réglementairement ils auraient dû ? Ce qui peut s'apparenter à du favoritisme. Bon je je me suis pas fait des amis. la direction de France Télévision à Beauté en touche.
Les dirigeants de Mediawan ont pas souhaité me répondre mais c'est un exemple parmi d'autres notamment sur les conditions de passation des contrats sur les marges réalisées sur des documents que j'ai pu demander qui viennent contrarier les intérêts de ces personnes-là qui sont des personnes puissantes, des personnes qui disposent d'un certain nombre de médias, des personnes qui veulent d'ailleurs limiter les moyens de l'Assemblée nationale. Zavel ne s'en est pas caché. Je vais je vais prendre la la défense je vais me faire l'avoquer du diable.
Vous êtes pas dit voilà Xavier Niel il a Courchevil, il y a peut-être autre chose à que envoyer euh ses journalistes euh vous tailler des croupières. Euh c'est peut-être des journalistes qui avaient envie de surfer sur votre buzz ou c'est peut-être des journalistes qui se connaissent entre eux qui font partie du même réseau, qu'on fait la même école et que bah ça tourne dans leur groupe privé et ils ont décidé de se faire Charles Henri parce que Charles Henry papa était préfet ça ? Oui, mon père effectivement est préfet et Nagy d'ailleurs le lendemain de son audition est allé sur le plateau quotidien devant Yan Bartes expliquant donc révélant que je m'appelais Charles Henri.
Bon ça pour le coup il avait raison. Et ensuite il explique, je vais même vous en dire plus sur qui est vraiment Charles Henry à l'oncle. Son père avait soutenu ou travaillé pour Charles Pasquis et il avait fait voter des lois contre les Algériens.
Moi, je vois ça. Il réalise en plus une audience considérable ce soir-là. Ils font plus de 2 millions de téléspectateurs et donc devant 2 millions de Français qui écoutent quotidien, mon père est diffamé.
On explique que mon père a fait passer des lois contre les Algériens. C'est parfaitement faux. Mon père n'a jamais travaillé euh ou soutenu Charles Pasquis.
À la limite, s'il l'avait fait, ça m'aurait pas dérangé parce que Charles Pasquis est issu d'une grande famille de résistants et je pense ça fait beaucoup de bien aussi notre famille politique. Mais c'est même pas vrai. Mon père n'a jamais travaillé pour lui, ne l'a pas soutenu et mon père a encore moins fait passer ou fait voter des lois contre les Algériens.
Donc de voir Nagi qui vient me diffamer, qui vient me discréditer sur une émission suivie par 2 millions de français le lendemain de son édition en expliquant mais si en fait il m'a posé ces questions, s'il m'a demandé combien coûtait mon karaokeé, n'oubliez pas les paroles. S'il m'a expliqué, s'il m'a demandé pourquoi je prenais des dizaines voir des centaines de millions d'euros de contrat depuis des années, c'est parce que son père en fait est un raciste, que son père a passé des lois contre les Algériens. Il a pas dit raciste.
Alors, il l'a fortement sous-entendu. Il avait fait un post sur les réseaux sociaux qui m'a jeté en pâure devant son demi million d'abonnés pour expliquer que si je le convoquais alors que j'ai convoqué Laurent de Laousse, j'ai convoqué Léa Salamé, j'ai convoqué Samuel Étienne, j'ai convoqué Michel Drucker, j'ai convoqué Patrice Sébastien, Elise Lu Tristan W énormément d'animateurs. Mais si je convoquais Nagi, c'est parce qu'il était d'origine égyptienne et c'est parce qu'il était végan.
Il met ça premier degré noir sur blanc dans son poste sur les réseaux sociaux qui m'a valu mais des centaines de messages d'insultes où je on m'a passé on m'a fait passer pour un raciste. On m'a dit "Mais si tu t'intéresses à Nagis parce qu'il est d'origine égyptienne et végane." Enfin comme si moi j'étais un carnivore effronté et que je je j'en voulais à la terre entière à tous ceux qui pouvaient préférer les graines à la viande.
Enfin tout ça est complètement ridicule. Il y a pas que des graines. Oh non mais pardon mais de voir ce poste là sur ces réseaux sociaux qui m'a jeté en pâure devant un demi million de personnes de voir aussi ces allégations mensongères que j'attaquerai d'ailleurs sur le plateau de quotidien contre mon père qui a été un serviteur de l'État impeccable depuis des années qui n'a jamais fait passer la moindre loi discriminatoire et encore moins contre des Algériens de voir ce type de d'attaque sous la ceinture qui a été proférée à quelques semaines d'ailleurs du vote du rapport.
Je vous avoue que je l'ai vraiment mauvaise. J'ai une forme d'aigreur et j'espère qu'un jour on rétablirait à la fois mon honneur et que ces gens-là s'excuseront et expliqueront que ils sont peut-être allés trop loin dans leurs accusations et que la moindre des choses c'était pour eux de rendre des comptes parce que c'était tout l'objet aussi de cette commission d'enquête. Le le journaliste ou la personne qui était en face de Nigi quand il a balancé ça, est-ce que il y a une contradiction en face du genre c'est quoi la source ?
Vous avez enquêté ? Vous avez appelé un cabinet pour enquêter ? Comment ça se passe ?
La contradiction c'était Yan Bart. qui a ricané en apprenant ça, qui a fait l'ofusqué. D'ailleurs, je me souviens cette séquence m'a marqué, elle a marqué mon père, elle a marqué aussi une bonne partie de ma famille qui s'appelle à l'oncle qui ont été aussi contactés sur les réseaux sociaux où on les a accusé de de racisme en disant "Ah ouais, toi aussi ton père c'est un gros raciste qui a fait passer des lois contre les Algériens." Donc je me souviens à peu près de ces moments, tout le plateau sur Charles Henry machin Rican euh c'est assez saisissant, vous voyez et il y a un effet assez immédiable.
Je crois que le score d'audience ce soir-là était considérable. Vous voyez très bien l'opinion notamment sur les réseaux sociaux, particulièrement sur Twitter, vous voyez l'opinion se retourner des gens. Vous voyez même des messages disant "Mais je l'aimais bien le rapporteur." Il posait des questions qui étaient pertinentes.
Je croyais en lui mais en fait c'est bon, j'ai compris. Son père est un raciste. Il aime pas Nagi parce qu'il est d'origine égyptienne.
Il a un problème avec les végan. En fait, j'ai tout compris. D'ailleurs, il s'appelle pas Charles, il s'appelle Charles Henri.
Donc il y a une présomption de bourgeoisie, une présomption de d'être soi-disant bien né et donc à ce titre-là de ne pas être suffisamment représentatif des Français parce que c'était ça le procès qui m'était fait, que j'étais pas digne aussi de mener cette enquête parce que j'appartenais soi-disant, ce qui est parfaitement faux. Moi, j'ai des grands-parents qui n'ont pas eu le bac. Enfin, je je je sais aussi d'où je viens et je sais le mérite de mon prê de mon père qui est un pur produit de la méritocratie républicaine, qui est le premier d'ailleurs à voulu le bac de sa famille.
Donc je je sais aussi d'où je viens et j'ai une immense fierté pour ce qu'il a pu accomplir grâce à l'école de la République. de de voir du jour au lendemain ce type d'accusation, ce type d'insulte me jeter en pâure sur les réseaux sociaux et de voir aucune forme de contradiction et contradictoire de la peine de la part de Yan Bartes qui depuis le début de cette commission d'enquête avec Jean-Michel Apat avec un certain nombre aussi de journalistes se sont dit on va essayer de le discréditer, on va essayer aussi de montrer à quel point soi-disant cette commission d'enquête est un circoue que j'ai beau avoir le cuir un peu plus épais maintenant que la commission d'enquête est terminée à ce moment-là il était pas suffisamment épais pour ne pas m'attendre. Vous avez l'impression que c'est une gestion de la politique à l'américaine, c'est-à-dire utiliser les grands médias pour mettre des petites balayettes, mettre des couteaux dans le dos, mettre des cibles.
Euh est-ce que c'est un un astrurfing à la papa pour influencer l'opinion publique ? Ouais, je je pense je pense et quand on voit euh parfois la dimension coordonnée de repost médiatique, je vous en parlais euh au premil en introduction de de cet entretien, notamment dans les heures qui ont précédé le vote et dans les heures qui ont précédé la publication du rapport sur notamment cette fausse information d'une soi-disant plainte qui a été déposée contre moi pour prise légale d'intérêt quand vous voyez à quel point ces informations sont relayées de façon coordonnée par l'agence France Press par le monde qu'il révèle par France Inter qui ont fait des flash toutes les demi-heures sur leur matinal par le site de France info quand vous voyez la dimension coordonnée d'alignement d'intérêts privés parce que derrière le monde il y a aussi des intérêts privés de gens qui sont à la tête de société de production qui profitent de contrats importants du service public et d'intérêt public quand vous voyez un tel alignement des planètes publiques privées un tel dévoiement et une telle altération de la sincérité de l'information vous pouvez vous dire d'une certaine façon que oui il y a un petit système qui se défend et qui use de tous les moyens, y compris l'argent du contribuable pour aller dénigérer le travail d'un parlementaire. Euh, [raclement de gorge] comment on dit alignement des planètes ?
Apprenez-le moi. Cig Mais dans quelle langue ? En français.
En français, vous parliez on aime on aime les mots. Euh vous parliez d'assaignissement, cet effet à dessin assignir. Oui.
Vous savez ce qu'on a saigni ? On assaignit les égouts. On assaignit c'est c'est fait exprès d'utiliser ce champ lexical.
C'est fait exprès, je le revendique. Et d'ailleurs, quoi ? Et c'est c'est pourquoi et même pour vous dire hier euh hier soir, je reçois un un message sur WhatsApp de du responsable des administrateurs de l'Assemblée nationale à qui j'avais transmis mon rapport 10 jours auparavant parce que je devais le remettre donc 4 jours avant le vote du rapport parce qu'il fallait que les députés membres de la commission d'enquête puissent le consulter dans une salle fermée pendant 3 jours.
Tout ça est très mais bon ça faisait à peu près de semaines que le rapport ne m'appartenait plus. Je ne pouvais plus en faire la moindre modification. Il appartenait à l'assemblée, enfin il appartenait en tout cas à l'administration de l'Assemblée nationale.
Et donc hier dans les heures qui ont précédé la publication de ce rapport, je reçois un WhatsApp du chef des administrateurs me disant "Monsieur le rapporteur, on vous a pas demandé, il faudrait donner un titre à ce rapport." Et je vous avoue, chose qui me paraissait évidente, j'avais pas vraiment réfléchi au titre de ces 400 pages qui, sachant que le rapport avait déjà été voté, ça resterait, je dis pas que ça fera l'histoire, que ça fera l'histoire parlementaire, long de moi ces prétentions là, mais quand vous avez ce choix-là qui peut paraître complètement anecdotique, donner un titre à ces 400 pages, à ces 6 mois de travaux, à ces nuits blanches, à ces weekends atrophier, à ces journées stressante que vous avez consacré. Chaque mot compte.
Donc c'est pour ça que je suis intéressé par votre question parce que j'ai longtemps hésité. J'ai demandé un peu le le l'avis de mes collaborateurs et donc je me suis arrêté. J'espère que je vous et vous pourrez le vérifier d'ailleurs sur le site de l'Assemblée.
J'espère que vous je vous traduira exactement le le bon titre. Le titre je me suis dit il faut que ça commence par le titre principal audiovisuel public commun des Français parce que pour moi c'est important. Tous les Français ils contribuent.
Tous les Français sont coactionnaires, doivent être codécisionnaires et en plus majoritairement ils tiennent à cette audiovisuel publique et ça traduit aussi l'attachement que je peux avoir parce que je dois beaucoup de choses notamment mon éveil politique, mon éveil culturel à des belles émissions et des beaux programmes de service public. Je voulais rappeler cet attachement par ce premier titre comme la cuisine de Maité. Alors non, je suis trop jeune.
Pardon, je suis trop jeune. Je sais qu' est Maité, je la connais aussi à travers le sketch des inconnus euh sur J'ai beau tr matinal, j'ai mal. Mais mais c'est un peu le ma connaissance de maité s'arrête aussi aux parodies qui ont été faites et qui sont très drôles.
Mais bon voilà, titre principal, l'audiuel public, deux points bien commun des français. Après, le sous-titre pour moi était le plus important et c'est là où c'est intéressant. J'ai longtemps hésité dans le choix des mots et j'ai retenu, j'espère ne pas dire de de bêtises et vous pourrez vérifier sur le titre exact du rapport, j'ai retenu garantir le pluralisme, redresser les comptes et assaignir les pratiques.
Pour moi, c'est le triptique essentiel, je m'exc plus vite f checking que vous pouvez faire mais pour moi, c'était ça. pour moi le triptique essentiel du redressement indispensable de ces entreprises de l'audiel public pour garantir un service public qui rassemble et qui ressemble au français et qui dans un an ne souffrera tellement d'aucune contestation que on ne parlera plus de privatisation, que la présidentielle ne tournera plus autour de ce sujet parce qu'il y a bien d'autres sujets encore plus indispensables et nécessaires pour l'avenir des Français et pour notre souveraineté. Je voudrais pas qu'on braque un projecteur trop important sur une campagne présidentielle sur ces seuls 4000ards.
Il y a bien d'autres sujets qui sont fondamentaux, mais je pense que pour garantir une bonne mission au service du public, il y a à la fois la garantie du pluralisme, le redressement des comptes pour qu'on arrête d'éponger les gabgis et l'irresponsabilité voire même l'impunité de ces dirigeants qui sont subsédés qui ont cramé la caisse en disant c'est pas mon argent, c'est les Français qui payent. Donc on s'en fout. Et l'assaignissement des pratiques parce que de ce que j'ai pu voir.
Vous auriez pu employer un autre champical encore plus dur. Ouais. Alors l'assainissement, vous avez raison.
Je pense que c'est un c'est un terme qui est cru qui indique le travail de de purge. Il y a curé. Non pas purge.
Il y a curé aussi qui qui marche bien ou mais qui est qui est moins moins délicat. Mais effectivement il s'assimile à peu près à ça à l'assainissement des pratiles. Vous avez raison. curer les comptes publics.
Non, c'est pas ça. Oui, mais j'ai j'ai effectivement préféré ce ce terme et je je revendique totalement ce terme. Quand on voit l' C'était vraiment un bourbier et c'est un bourbier énorme.
Quand vous voyez l'ampleur des conflits d'intérêt, je vous citer deux exemples que vous avez déclenché des articles 40, un premier effectivement les sur les indemnisations pour tu te tais parce que tu as eu des Ouais, on on va on va en parler un peu après. Euh j'ai j'ai perdu le fil, vous m'avez déconcentré les gars. Désolé.
Je vais vous poser une blague et puis on va rebondir sur ce que vous étiez en train de dire. Si je vous dis une boutade, vous allez me trouver l'auteur de la boutade qui d'ailleurs a été peut-être pas une boutade mais peut-être une boutade. Quand les journalistes m'emmerdent, je prends une participation dans leur canard et ensuite ils me foutent la paix.
Alors je l'ai c'est pas un humoriste. On aimerait que ce soit un humoriste parce que ce serait très drôle. Un humoriste François Hollande par exemple.
Ça pourrait être ce type de d'humour mais je préférais d'ailleurs que ça vienne de d'un humorist. Malheureusement non, ça vient d'un d'un patron de presse important. Ça vient d'un fondateur et actionnaire d'une société de production importante.
La première société de production qui bénéficie des contrats de France Télévision. Ça bénéfie ça vient de Xavieral si je me trompe pas et c'est dommage. Vous vous trompez pas et ça fait peur d'ailleurs sur fait toujours je vais prendre je vais prendre la défense je vais je pas la défense je vais me faire l'avocat du diable.
C'est un entrepreneur. Vous suivez son compte Twitter, il fait des blagues à longueur de journée. Et vous pensez que c'est une blague ?
Vous pensez quand je quand un journal des journalistes m'emmerdent, je prends une participation dans leur canard et en fait ils se taisent. Vous pensez vraiment que venant de Xavieral ? Alors on a le droit à l'humour, on a le droit à l'ironie, à la dérision mais quelque chose me dit malgré tout que c'est pas forcément une blague.
Ouais. C'est toujours d'ailleurs, ça a été en fait cette citation a été allègrement discutée. Il l'a nié, il a expliqué, j'ai jamais dit ça sans ou sa biographe a expliqué si je vous assure, je vous affirme que j'ai bien entendu cette donc on voit que même lui n'est pas à l'aise avec cette citation.
Donc check news non on a parlé. Comment c'est c'est quoi le doit être l'IB là. Ouais. continue, excusez-moi.
Non mais et en fait euh bon, il il a le droit de de revenir sur ses propos. s'il ne les assume pas et qu'il convient que ça peut faire peur, ça peut faire froid dans le dos à nombre de citoyens sur la qualité de l'information qui leur est délivrée, sur la sincérité de l'information qui est délivrée, qui est peut-être le premier mur porteur d'une démocratie saine, euh je comprends que ça puisse faire froid dans le dos aux français et qu'il se disent "J'ai pas envie de jeter un voile de suspicion sur mes participations médiatiques et donc je vais ni avoir tenu ses propos." Ça montre d'une certaine façon qu'il a un recul aussi sur l'engagement qu'il doit avoir.
Mais moi, je vous avoue que ça me fait encore plus froid dans le dos que tous ceux qui peuvent éprouver des des craintes sur ce type de phrase. C'est d'ailleurs une question que je lui ai posé dans le cadre de de la commission d'enquête. C'est une question qu'il a pas vraiment apprécié.
Peut-être l'une des raisons d'ailleurs qu'il a mis dans un état de fureur difficilement compréhensible, assez inquiétant d'ailleurs. Il était comme survolté, les yeux orbités, tremblant aussi de tout son corps. Et je me suis dit à ce moment-là d'une violence d'ailleurs notamment verbale assez inouie que je n'attendais pas, qui était d'ailleurs assez inédite dans le cadre de cette commission d'enquête.
On a vu pourtant défiler beaucoup de patrons d'entreprise, beaucoup de producteurs, beaucoup de dirigeants de l'audovel public qui pour certains étaient stressés parce que il y avait des questions compliquées compromettantes qu'on allait leur poser mais se sont toujours très bien comportés. Là, c'était la première fois qu'on voyait quelqu'un quasiment dans un état second. Et je vous avoue que pour l'avoir vécu, pour avoir accueilli cette forme de violence et d'outrance verbale et physique, euh je me suis inquiété pour les dizaines voire les centaines d'entrepreneurs qui ont cette personnelà à leur bord et à leur conseil d'administration. et je me suis dit d'avoir une personne aussi centrale qui a de telles participations dans des entreprises notamment françaises ou internationales fondamental de voir une telle perte de moyens dans un moment aussi important.
Ça m'a un peu ça m'a un peu inquiété en tout cas ça m'a un peu interpellé. Peut-être pas ces boîtes comme ça. Il y a peut-être passer une mauvaise nuit et ça peut arriver à tout le monde.
Et ça peut arriver à tout le monde. Effectivement il avait des sué Vous nous dites qu'il avait des sué. Il était peut-être constipé ou inversement. des choses comme ça, il y a peut-être mal au ventre, il a peut-être envie de faire pipi, ça peut arriver à tout le monde.
Je vous invite à à regarder les les 45 premières minutes de cette commission d'enquête ou d'ailleurs c'est pas contre moi qu'il a déversé ses outrances, c'est contre le président de la commission d'enquête, président Macronils, qui a eu pour seul tort, je le défends totalement sur ce coup, de lui avoir demandé en toute première question avant même que monsieur Nial prête serment, vous avez eu une convocation pour une précédente audition à laquelle vous n'avez pas déféré, vous n'êtes pas présenté alors que c'est une obligation légale qui est importante. Vous n'avez pas voulu vous présenter à cette première audition pour laquelle vous étiez convoqué et même pour vous dire, il nous avait demandé une exemption. Il nous avait dit "Je suis à l'étranger pour des raisons professionnelles, j'aimerais pouvoir participer à cette audition en visoconférence".
Bon, ce qui est assez rare, c'est la commission sur les plateformes, il y en avait deux qui étaient il y en avait un YouTube, il était en vidéo conference. Vous avez raison. Euh ça arrive mais c'est assez rare et généralement on prend cette décision pour un motif exceptionnel et je considéris on demande au rapporteur son approbation et je considéris que Xavier Niel étant un entrepreneur reconnu, chevroné, ayant un vrai impact quand même sur le tissu entrepreneurial français.
Bon ben c'est important lui accorder des facilités. s'il a à l'étranger pour aller euh aider euh des entreprises, pour aller participer en tout cas à son agenda professionnel, c'était euh tout à fait normal de lui permettre de s'adapter aussi et de pouvoir répondre à cette audition. Donc, j'avais accepté qu'il soit en visoconférence et 30 minutes avant le démarrage de cette audition qui mobilise des équipes, qui mobilise l'administration, qui mobilise une salle, qui nécessite une vraie préparation, qui mobilise aussi des journalistes, il y a quand même tout un tout un cadre qui est quand même assez lourd à l'Assemblée nationale et qui a un coup 30 minutes avant le début de cette audition, on reçoit un mail le président et moi du secrétariat de monsieur Nial 30 minutes avant.
Vraiment l'audition commencé à 14h30 à 13h59 on reçoit un mail nous disant "Monsieur Niel finalement ne se présentera pas euh à l'audition pour aucune justification, aucun motif, aucune excuse." Il était peut-être aux urgences, il voulait pas vous en parler parce qu'il s'était peut-être tordu une couille. Non, ce motif médical aurait été justifié, je vous l'accorde.
C'est la raison pour laquelle on lui a envoyé un mail pour dire "Mais d'accord, mais on aimerait avoir un motif." nous a jamais répondu et donc il est venu un mois et demi après parce qu'on lui a renvoyé une convocation. Donc l'audition a été annulée.
On a dû congédier le personnel de l'Assemblée nationale qui s'était mobilisé, les députés, les journalistes. Tout ça a été remis un mois et demi après. Donc un mois et demi après, il se présente enfin devant la commission d'enquête et le président avant même que Xavier Niel prête serment lui pose cette simple question évidente.
Alors la neige était bonne alors pas encore et ça dépend quelle neige. Mais oh non ça ça c'est gratuit ça. Non non mais mais monsieur Niel pourquoi vous ne vous êtes pas présenté à cette à cette audition ?
Et la fureur de monsieur Niel qu'on a absolument pas comprise qui explique au président directement qu'il attaque en disant vous n'êtes pas un procureur, vous n'avez pas à me demander ce que je faisais à ce moment-là, ce n'est pas votre rôle d'une certaine façon, vous violez mais non parce que quand vous ne répondez pas à la loi, quand vous ne déférez pas une convocation d'une commission d'enquête, vous devez à minimal justifier. Déjà, c'est une rupture légale et vous devez le justifier. Et donc la question du président de la commission d'enquête était parfaitement légitime.
Monsieur Niel est rentré dans une colère incompréhensible ce qui fait que le président était totalement désarmé. N'a pas voulu euh reposer une deuxième fois sa question. Monsieur Niel quelques minutes après, a simulé un départ de commission d'enquête de de l'audition en expliquant de toute façon vous voulez pas m'entendre.
Si c'est ça, en fait, je me casse. Donc il il prend sa veste, il se lève, le président l'appelle en disant "Non, non, monsieur Niel, surtout pas, venez, en fait, on va être un peu plus sympa." Enfin, c'est je traduis le sous-texte mais venez monsieur Niel, on vous attend, vous inquiétez pas en fait, on va être on va être gentil.
Euh et donc monsieur Niel se rassier, moi je soupçonne une mise en scène qui était longuement préparée et mise en scène qui était tellement préparée qu'à la fin de cette audition qui a duré assez longtemps, monsieur Niel assez courtois, assez poli est venu me voir, m'a salué, m' dit "Monsieur le rapporteur, j'ai un cadeau pour vous. Je vous remets mon dernier livre, vous allez voir, c'est dit beaucoup de choses. J'espère que vous aurez le l'occasion de le lire.
Je regarde son livre. Donc effectivement, il m'a offert son livre et son livre écrit noir sur blanc, c'est sa couverture, une sacrée envie de le bordel. Donc il m'offre ce livre à la fin de son édition qui traduit d'une certaine façon l'attitude qu'il a eu devant la la représentation nationale et c'était une forme de signature, une sacrée envie de le bordel.
Ça montré aussi que ce cowboy des télécom, ce mania d'une certaine façon ce sérial entrepreneur qui a beaucoup de mérite, qui a beaucoup d'intelligence, qui a aussi une vraie compétence notamment entrepreneuriale, voulait montrer qu'il était un peu au-dessus de tout ça, que ces outrances ont peut-être été enfin peut-être été d'une certaine façon un peu coordonné et obéissez à une stratégie, celle de suputation pure, celle de le bordel. Et donc tout ça pour dire parce que pardon je suis en train de vous mettre un tunnel euh on a appris quelques jours après, c'est off investigation qui a diffusé ça, qui a révélé ça, que monsieur Niel en fait lors de sa première audition à laquelle il devait euh déférer en fait était pas du tout à l'étranger. Il était pas du tout en train de sauver une entreprise comme il a pu nous le faire entendre parce qu'il nous a dit voyez vous me convoquez, j'aurais pu être un conseil d'administration d'une entreprise importante française que j'aurais pu sauver.
Moi, votre cirque de l'Assemblée nationale et de demander des comptes à des gens, ça me dépasse complètement. Je pourrais être beaucoup plus utile ailleurs. Et d'ailleurs, vous êtes trop payé.
D'ailleurs, à l'Assemblée nationale, c'est pas normal qu'on mette autant d'argent. En limite, on devrait baisser le salaire des députés, on devrait baisser le salaire des équipes qui vous aident pour d'une certaine façon aussi. C'est pas du tout ses propos, mais il y a il y a une tentation de corruption.
Moins vous payez des représentants du peuple. Suputé. C'est suputé.
C'est pas du tout ce qu'il a dit. C'est pas du tout ce qu'il a dit. C'est probablement pas son intention, mais la conséquence directe d'une telle intention qui est dire vous êtes trop payé, une commission d'enquête coûte trop d'argent, c'est celle de dire bah demain OK, en fait si on met pas de moyens, si l'Assemblée arrête d'évaluer les politiques publiques, si l'Assemblée nationale arrête d'enquêter, si les collaborateurs des députés ne sont plus payés 1500 € ou 2000 € par mois mais 800 ou 900 € par mois, c'est la porte ouverte à toutes les formes de corruption.
Donc je ne comprends pas comment on peut justifier un tel message parce que ce serait aussi l'honneur d'une démocratie de renforcer le pouvoir des parlementaires, de renforcer le pouvoir des représentants du peuple qui seront demain encore plus imperméables à ces tentatives d'ingérence, d'influence notamment financière et économique. Donc on a pu apprendre qu'il était non pas à l'étranger en train de sauver une entreprise mais qu'il était à Courchevel en train de faire du ski. Donc c'est la neige était bonne.
La neige était bonne visiblement il en a profité. allègrement. Off investigation lui a posé la question, il ne l'a pas nié.
Il n'a pas voulu répondre aux questions des journalistes. Il y a plusieurs sources de journalistes concordantes qui expliquent qu'il était effectivement à Courchevel. Et à nouveau, je pense que son intention, une sacrée envie de le bordel témoigne un mépris considérable de cet homme pour simplement les principes et les murs porteurs d'une démocratie qui se porte bien.
Courchevel, c'est surfait. Il faut aller à M tabi beaucoup plus familial. Le fromage est délicieux.
Les gens sont absolument magnifiques et gentils. Mais habillé dans le doux. Je connais pas.
On les embrasse fort et on on revient à notre interview. Est-ce qu'on vous a entravé les auditions ? Oui.
Euh oui oui, je peux vous citer quelques exemples. Je vous ai cité l'interruption de des auditions de la commission d'enquête. Donc une interruption d'un peu plus d'un mois décidée arbitrairement en outrepassant ses pouvoirs par le président de la commission d'enquête.
Il y a des auditions qu'on m'a refusé aussi. Une audition c'est celle de Caroline Lang. Caroline Lang enfin vous savezstein c'est exactement c'est la fille de Jack Lang et Caroline Lang est une une pièce maîtresse du paysage de l'audiovisuel français.
Pourquoi elle a faitin d'ailleurs ? euh pour Caroline Lang parce que je crois que elle était à la tête d'une société ici on n'est pas là pour croire hein avec alors non mais je je j'ai je je veux pas vous dire de bêtises mais euh monsieur Epstein avait confié ou avait créé une société en lien avec Caroline Lang euh dans les derniers jours de monsieur Epstein, il y avait un testament qui avait été je crois établi pour que madame Lang hérite d'une somme quand même extrêmement importante de plusieurs dizaines 2 millions d'euros euh [grognement] bon plusieurs millions d'euros plusieurs millions d'euros je préfère être précautionneux précautionneux pardon donc Caroline Lang était une pièce maîtresse du paysage de l'audiuel pourquoi parce qu'elle était présidente directrice générale présidente ou en tout cas elle était à la tête du syndicat des producteurs indépendants. syndicat qu'on a entendu dans le cadre de la commission d'enquête parce que l'ADN du service public, c'est aussi de financer et de soutenir la création et la production indépendante française et parce que madame Lang était à la tête de la Warner en France et l'entreprise Warner est une des entreprises qui bénéficient le plus de contrat de France Télévision.
Au même titre que Media One, Biger, ces sociétés-là, la Warner bénéficie de contrats très importants chaque année de plusieurs dizaines de millions d'euros de la part de France Télévision. Donc madame Langue était une personnalité très importante. C'était parfaitement légitime qu'on l'entende.
Moi je réclame son audition depuis le début de la commission d'enquête et honnêtement je n'ai pas compris l'opposition du président de la commission d'enquête, monsieur Patrick Lettus. L'opposition de la gauche et des macronistes qui m'ont regardé avec d'habill comme ça en me disant "Mais attendez, qu'est-ce que vous demandez ? Vous demandez l'audition de Caroline Lang ?" Alors là, ça a pas du tout être possible. comme si j'avais demandé l'audition d'une personne qui n'avait rien à voir avec le sujet de la commission d'enquête, même l'audition d'une personne qu'il fallait à tout prix protéger parce que supputation ça alors non c'est pas une supputation parce que c'est l'une des seules auditions qu'on m'a refusé.
Si on m'avait refusé une quinzaine. François Hollande François Hollande, on l'a entendu. Alors François Hollande, on l'a pas entendu.
François Hollande pendant longtemps, pendant longtemps, la le bureau de la commission d'enquête voulait pas trop que je le convoque. Alors que pourtant le président du CSA de l'époque avait dit que François Hollande avait influé sur la nomination de Delphine Arnut en rupture totale de la loi alors que c'est lui-même qui avait fait passer une loi pour que l'Élysée ne se mêle plus à la nomination de des présidents de de Grub. Mais à la fin, il faut dire la vérité, le bureau n'avait donné raison, le président aussi.
Et le président avait fini par envoyer une convocation à François-Hollande qu'il a lui-même refusé. Il n'en avait pas le droit. D'autant plus qu'il avait participé déjà à des commissions d'enquête, notamment sur le nucléaire, notamment sur un certain nombre de sujets important.
Donc euh quand vous dites c'est une suppation comme quoi Caroline Lang était une personne à protéger, c'est plus qu'une suppitation parce que c'est l'un des seuls noms euh proposés qui a été refusé. Gérard Larch Gérard Larch France insoumise voulait l'auditionner. Monsieur Saintoule et d'autres de ses collègues de la France insoumise ont voulu l'auditionner.
Moi depuis le début, j'ai toujours dit parce que c'est un Tou, il bose bien hein, il travaille bien. Il travaille bien. Je trouve qu'il est intéressant.
J'ai beaucoup de désaccord sur le fond avec lui mais il a été très présent dans le cadre de la commission dans lequat. Il a participé à beaucoup d'éditions avec un certain sérieux, avec une vraie sincérité et un vrai rapport euh à la vérité, pardon, pour cette totologie. Et je vous avoue que dans l'ensemble des députés membres de la commission d'enquête qui ont participé à la commission d'enquête, euh monsieur Saint-Toule est l'un de ceux qui m'a le plus euh impressionné.
Oui, je je peux le dire, je peux le dire. En tout cas, il a fait un un gros travail. À nouveau, il me charge allègrement euh parce que je pense qu'il est pas d'accord avec moi sur un certain nombre de de propositions et c'est parfaitement normal.
C'est le sens de la démocratie. Et je lui reconnais une certaine compétence et je lu reconnais une certaine et je lui reconnais aussi une certaine honnêteté. Vous pouvez rajouter une certaine pugnacité, une certaine publicnacité qui est une qualité quand on est parlementaire.
L'insistance, la publicité, l'envie de ne rien lâcher qui m'a été allégègrement reproché. Parce que pour beaucoup par qui ? part bon nombre de de députés, le président de la commission d'enquête qui s'étonnait que je puisse poser à deux ou trois reprises des questions pour lesquelles je n'avais pas de réponse.
Soit-disant, c'était une rupture fondamentale avec les principes de l'Assemblée nationale que d'être insistant, que de faire preuve d'insistance avec des personnes qui prêtaient serment et qui passaient en audition devant notre commission d'enquête. Je n'avais pas le droit quand je n'obtenais pas une réponse. Je vous donner un exemple.
C'est le président de la 3e chambre de la Cour des comptes. Il est au magistrat, personne a sermenté. Il est payé par nos impôts pour une vraie sincérité, un audit transparent d'un certain nombre de politiques publiques.
Et je lui pose une question simple dans le cadre de son audition. On était au début de la commission d'enquête. Est-ce que oui ou non vous avez reçu un mail du secrétaire général de France Tévision pour vous demander de décaler la publication du rapport de la Cour des comptes sur France Tévision après la décision de reconduire Delphin Arnut ? question assez simple parce qu'on était très surpris de voir que France Télévision entreprise de 3 milliards d'euros de budget de 9000 salariés la Cour des comptes avait attendu plus de 9 ans pour revenir faire un audit de France Télévision là où des entreprises de quelques centaines de millions d'euros de budget d'entreprises publiques subissent des contrôles tous les 3 ou 4 ans.
Là c'est étonnant France Tévision on a attendu 9 ans pour avoir la Cour des comptes qui revient. Donc je me suis étonné de ce calendrier. J'ai plusieurs sources qui m'ont avéré le fait que le secrétaire général de France Livision avait envoyer un mail à la Cour des comptes pour demander le décalage du rapport qui m'ont lu le verbat exact du mail qui aurait été envoyé par monsieur Tardieu à monsieur Mda 3e président de de la Cour des comptes et donc j'ai ce président de la Cour des comptes en face de moi qui a prêté serment. question très légitime.
Je dis mais monsieur le président, vous avez sorti votre rapport quelques jours après la nomination de Delphine Arnut. Il aurait été plus opportun de publier ce rapport de la Cour des comptes avant sa nomination pour éclairer l'ARCOM sur cette décision de reconduction pour savoir si elle avait fait un bon travail sur la partie financière. Ça aurait été beaucoup plus pertinent que d'attendre sa reconduction.
Est-ce que oui ou non vous avez reçu un mail du secrétaire général de Franceision vous demandant de décaler la sortie du rapport ? Question fermée, simple, oui ou non ? Est-ce que vous avez reçu un mail ?
à quatre reprises, il refuse de répondre et je vous invite vraiment parce que le moment est confondant est un témoin éclairant de l'affessement de nos institutions et de la perte de confiance aussi que les français légitimement peuvent éprouver à l'égard de nos élites, à l'égard de nos corps de contrôle, à l'égard d'un certain nombre de haut fonctionnaires qui sont pourtant payés par nos impôts pour défendre les intérêts des français et pour faire toute la transparence. Je vous invite à revoir ces 10 minutes de de espèce de de dérobade. Le terme est pas du tout français mais je l'emploie.
On a un haut magistrat qui prête serment qui par tous les moyens essaie de se dérober à la vérité, essaie de trouver des espèces de de d'arguments ou de pirouettes linguistiques et et lexical pour essayer de ne pas répondre oui ou non à la question pourtant très simple que je lui pose. Donc on a on a ça qui est quand même assez assez dingue. On a quand même un haut magistrat qui se dérobe qui se dérobe à cette question pourtant simple.
Donc je vous avoue que cette pugnacité, cette insistance, j'ai posé quatre fois la question et pourtant à quatre reprises, je n'ai pas obtenu la réponse de voir qu'on me le reproche après coup en me disant mais le rapporteur ça était un inquisiteur, ça a étit un procureur comme si d'ailleurs le terme de procureur était une insulte pour beaucoup de personnes. Oui, j'assume, c'est une commission d'enquête. On est là pour mettre le doigt sur un certain nombre de dérives de dysfonctionnements.
C'est pas une mission d'information, c'est pas une table ronde. On est là pour enquêter, on est là pour émettre des recommandations, pour résoudre ces dérives. Donc d'être insistant pour essayer dans un esprit un peu de maillotique, essayer d'accoucher un peu de la vérité, je pense que c'est la meilleure des solutions plutôt que de poser une question, d'obtenir une réponse.
Cette réponse ne répond rien à la question qu'on a posé mais on fait semblant. Ça a été le cadre de beaucoup de commissions d'enquête à l'Assemblée nationale. J'ai posé ma question, j'ai pas obtenu de réponse mais au moins les Français pourront pas se dire que je suis partial.
Je continue, j'avance, je pose d'autres questions, mais au moins ça ne mettra en difficulté personne et ça ne contreviendra aucun intérêt que je pourrais que je risquerai de de d'inquiéter ou de bousculer. Donc moi, c'est pas l'intention et c'est pas la méthode que j'ai euh que que j'ai voulu euh appliquer. Et je pense honnêtement que par cette méthode, demain, au-delà même de l'audiovisuel public, n'importe quel responsable public, n'importe quel dirigeant d'entreprise publique, n'importe quel haut fonctionnaire en charge d'un budget payé par les Français aura d'une certaine façon peut-être davantage de précaution, de sentiment de responsabilité, de vigilance dans l'utilisation de l'argent des Français parce qu'il se dira dans 2 ans, 3 ans ou 10 ans, "J'ai pas envie de me retrouver devant une commission enquête, j'ai pas envie d'avoir à répondre de l'utilisation que j'ai faite de l'argent des Français quand j'étais aux manettes à ce moment-là.
Et donc, je vais utiliser de la plus grande probité et précaution dans l'affectation de cet argent aujourd'hui au moment où je suis au responsabilité. Donc si au moins cette insistance qui a été perçue comme une forme de rôle de procureur ou d'inquisiteur par certains peut mener à davantage de probité à en finir avec cette culture de l'impunité de fin lié ou de fin limier et en finir avec cette culture de l'impunité que ces haut fonctionnaires et ses dirigeants publics se disent mince demain on aura peut-être un all à l'oncle à la tête d'une commission d'enquête qui nous demandera des comptes donc on doit faire attention dans la façon de dépenser l'argent des français honnêtement ça peut dépasser l'audis public ce sera une grande réussite de cette commission d'enquête et j'assume totalement toutes les critiques, toutes les insultes, toutes les outrances que j'ai pu subir et qui auront je crois été plus que fécondes. Vous avez terminé sur Caroline Lang ?
Euh Lang pardon et je fais beaucoup de détours. Mais bon, sur Caroline Lang c'est ça. Euh sur Caroline Lang, je c'est pas une suputation, c'est probablement la seule proposition que j'ai réclamé qui m'a été refusée et il y a eu aucun motif légitime qui m'a été opposé.
La gauche et les Macronistes dans leur immense majorité en bureau de commission d'enquête ont fait pour éviter à tout prix que madame Langue soit additionné, que je lui pose des questions probablement peut-être parce qu'il se disait que j'allais avoir une tentation de poser des questions qui pouvaient dépasser le seul cadre de ces fonctions chez Warner et et au sein de la société de enfin du syndicat de de producteurs indépendants. la tentation aurait été grande parce que je pense qu'il y a un certain nombre de questions que les Français se posent notamment sur la FEPstein. La présidente de l'Assemblée nationale a refusé la création d'une commission d'enquête sur ce sujet.
Ça c'est étonnant, elle ne l'assume même pas. Et d'ailleurs là encore, vous voyez que c'est pas gauche, c'est pas droite. Je crois que c'est la France insoumise qui réclamait l'ouverture d'une commission d'enquête sur ce sujet de la de la faire.
Non mais encore, je suis détesté par la par les représentants de la France insoumiste qui considèrent qu'à la droite de Mélenchon, on est forcément un fasciste. Voyez, moi j'ai un peu plus de tolérance et d'esprit d'ouverture. Je sais leur accorder des bons points comme j'en ai accordé à monsieur Saintou dans la commission d'enquête.
Je sais leur accorder des bons points quand ils mettent le doigt sur des sujets légitimes. Donc moi, j'ai pas compris pourquoi Yel Bron Pivet avait refusé une telle commission d'enquête et je n'ai pas compris pourquoi la gauche comme les macronistes s'était opposé comme un seul homme à l'audition de Caroline Langue alors que elle était présidente du syndicat des producteurs indépendants et elle était à la tête de la Warner en France l'une des principales sociétés à bénéficier des contrats avec France Lévision. C'est inadmissible qu'on m'est opposé un tel refus et ça dit, je crois aussi beaucoup, parfois la préservation de certains intérêts qui pensent plus euh de de représentants du peuple qui pensent plus à la défense de certains intérêts plutôt qu'à la défense des intérêts des Français.
Euh dans votre assaignissement, vous avez trouvé d'autres trucs un peu bizarres ou qui sentaient un peu le pâté ou qui était caché ou qui était genre des emplois fictifs ? qui pourrait être considéré comme emploi fictif des quelques articles 40 des indemnisations, on sait pas d'où ça sort, pour quel motif, des suites d'hôtel. La liste est tellement longue.
Je peux vous donner deux exemples. Un premier sur les conflits d'intérêt, c'est celui de Bernard Henry Lévi qui a été peu documenté mais Bernard Henry Lévi, je jeise pas à attaquer Bernard. Bon, ça fait je démoncerai ça comme une pression.
Bernard, il a besoin qu'on finance ses documentaires. Voilà. Et euh et sauf que les Français n'ont pas à financer la rénovation de la villa à Tanger de Bernard Henry Lévi.
Ça, il faut Vous avez les contrats vous avez les factures. Oui, effectivement, ce qui m'a valu bien des ennemis. Non, mais vous avez les vous avez de quoi prouver ce que vous racontez.
Ah oui oui oui. Et ça figure d'ailleurs dans le rapport que je vous invite vraiment même si je sais que vous avez pas eu le temps parce que il date d'il y a à peine quelques heures mais vous pourrez retrouver ça dans le Je peux vous couper la parole ? Allez-y.
Bien sûr. Quand vous publiez vos rapports publiés le soir qu'on est toute la nuit pour le lire, regardez il y a il y a un truc qui s'appelle lire SEM. Ouais. qui publie des rapports.
Bon, de temps en temps des grosses dobes mal faites, mais de temps en temps des pures pépites d'or, des œuvres d'art. Le le rapport sur la Chine, il doit faire peut-être 3 ou 400 pages, on l'a éclaté dans la nuit et le lendemain, on a fait l'on a fait l'ambassadeur de Chine. La prochaine fois, votre rapport vous publiez le soir comme ça, on a toute la nuit pour le lire.
Quand vous le publiez le matin, regardez, on a comment il s'appelle là notre premier ministre le corn le cornu. Il s'est exprimé sur votre rapport, il l'a lu en une heure. S'est exprimé, je crois 50 minutes après la publication de et ben il lit très vite, il est premier ministre.
Et Delphine Ernot s'est même exprimé à 7h58 par un communiqué de presse sur son compte Twitter qu'elle n'avait pas utilisé depuis 2 ans. D'ailleurs en censurant, supprimant la possibilité de commenter son poste. Ce qui dit beaucoup aussi de la perception du pluralisme, la démocratie d'une présidente de France Télévision. 7h58, je crois qu'à cette heurelà le rapport n'était pas encore publié.
Donc il a été publié, je crois, aux alentours de 8h. Donc il faudra m'expliquer comment Delphin en 2 ou 3 minutes, alors même que je crois que le rapport n'était pas encore publié, a réussi à assimiler 400 pages de rapport qui n'avaient pas fuité, 80 recommandations pour ne vous expliquer à quel point mon rapport était une dube, à quel point c'était une atteinte à l'état de droit, à la démocratie et à tout ce qui pouvait constituer le sel de la démocratie. Ce serait pas aussiible honnêtement, ça avait pas été publié avant la publication du rapport.
Enfin, je c'est là où vous voyez espèce de ils font même plus semblant de faire semblant. Enfin, il y a il y a vraiment ce il y a vraiment ce trucl où ils se disent pas "Attendez, on va quand même passer pour des cons." Euh ce communiqué de presse, il y a x société de de communication institutionnelle que le contribuat paye pour défendre d'ailleurs la communication officielle de madame ces sociétéslà ont dû se réunir depuis des jours en disant "Bon, qu'est-ce qu'on va répondre au rapport de Charles Longue ?
Quand même, il faut réagir. Il y a beaucoup de Français qui veulent le lire. Il y a quand même des choses qui qui sont révélées dans ce cadre là qui peuvent nous mettre en difficulté.
Il faut préparer un community de presse. Mais comment ces spin doctor, ces super communiquants qui sont payés probablement assez cher ne se sont pas dit "On va essayer de pas avoir l'air de pas avoir l'air trop con. On va attendre à minima 3 ou 4 heur le temps au moins que les gens se disent bon c'est bon ils ont lu le rapport ils peuvent avoir la légitimité de s'exprimer." Non non non.
Ils publient leur communiqué de presse dans la minute ou une minute avant la publication du rapport. Et le cornu c'est pareil. Le Cornu il est quoi ?
Il premier ministre, il a pas un service de renseignement qui lui a fourni votre rapport en exclusivité. Il était déjà en train de le de le déguster au petit-déjeuner à 4h50. Non, ça ressemble à un mauvais SED Chat GPT.
Quand vous regardez le tweet très long de le cornu, vous vous dites "OK, le truc est tout droit sorti de de chat GPT." C'est vraiment vous poser la question basique que pensez du rapport de Charles Loncle en l'attaquant sur voilà qui avait pas lu le rapport d'ailleurs qui avait pas eu le rapport mais bon je pense que vous faites un prompt assez rapide vous avez exactement le tweet de Le cornu sans avoir le le rapport et sans mettre le nez dans ces 400 pages c'est en tout cas ce à quoi ça ressemble et je le regrette parce que Sébastien Lecornu moi je suis ravi qu'il s'empare de ce sujet-là je suis ravi qu'il tweet et qu'il s'exprime dans les minutes qui suivent la publication du rapport ça montre un intérêt de l'exécutif D'ailleurs, Catherine Pegar, nouvelle ministre de la culture, a convoqué Delphine Arnet et Sibil Veale dans les heures qui ont précédé à la publication du rapport pour les mettre autour de la table et pour leur dire maintenant, il va falloir mettre en place des réformes. Donc, on voit aussi que cette commission d'enquête en dépit des critiques a permis de faire bouger les lignes.
Et il faut aussi saluer et féliciter le pragmatisme de ces dirigeants, Finarnut et Civil Veale et la ministre de la culture qui se disent on peut pas être sour à ces critiques et à toutes ces révélations, mais de voir le premier ministre qui dans un réflexe purement politique partisan n'attend même pas de lire vraiment le rapport pour exprimer un certain nombre de pistes et dans le tweet qui fait en fait c'est tiède il y a même pas le début d'une piste de recommandation pour dire en quoi il est pas d'accord avec le rapport en quoi il est d'accord Quelles sont les bonnes recommandations qui pourraient être mises en œuvre, lesquelles en fait ne sont pas ne sont pas souhaitables pour le public. Il y a même pas ça espèce de de de mauvais tweet chat GPT où on comprend pas vraiment. il nous dit en fait il faut que tout change pour que rien ne change.
On tient l'audis public, il doit se réformer mais on doit pas l'attaquer, on doit pas le critiquer. À la fin, on comprend rien. Et c'est dommage parce que quand on fait un travail si minutieux pendant 6 mois, c'est à la fin pour donner de la matière à débat, pour donner de la matière à réflexion.
Et moi, je serais ravi qu'on m'attaque sur mes propositions, qu'on me dise sur la 12e, 16e, 32e recommandation, tu te trompes. Voilà pourquoi je pense différemment. Voilà pourquoi je pense que la fusion entre France 2 et France 5 n'a pas lieu d'être.
Pourquoi on doit pas faire un seul pôle de chaîne d'information en continu à vocation internationale ? Pourquoi on doit pas plafonner euh le pourcentage le montant total contractuel passé avec des sociétés de production ? Pourquoi on doit pas ouvrir à un certain nombre d'éditaux des des des éditorialistes et des journalistes de la presse écrite ?
J'aimerais qu'on vienne me contredire et qu'on vienne argumenter sur le fond et sur mes recommandations. Mais c'est même pas ça. On me dit il est de l'extrême droite, il est dans le groupe des Ripsotti.
Son père a fait passer des lois soi-disant en reprenant les arguments d'al contre les Algériens, ce qui est totalement faux. Il a eu une plainte contre lui pour pris égal d'intérêt, ce qui est totalement faux. Et donc en fait son rapport n'est qu'un n'est qu'une attaque de l'état de droit et ne mérite même pas qu'on savez comment on appelle la FP en Afrique ?
Non. Agence France propagande. Bah là ces dernières heures ça y a un peu ressemblé.
Ouais. Je vous avou le le Qu'est-ce qui vous a le plus choqué durant vos auditions de ce que vous avez pu découvrir ? C'est quoi ?
C'est les des potentiels emplois fictifs, des doubles pleintemps, c'est des nuits d'hôtel de dingue, c'est des primes contre silence. Est-ce qu'il y a eu des articles 40 à la suite de votre commission ? Donc, il y a eu un article 40 que j'ai déposé dans les plus brefs délais parce que les faits étaient qu'on me rapportait était tellement accablant que j'avais peur d'en être complice en les dénonçant pas.
Donc la loi oblige dans le cadre d'un article 40 toute personne témoin de fait passibles de de poursuite pénale de les dénoncer. Prescription. Oui, vous avez raison.
Euh en fait, ce sont des faits d'agression sexuelle dénoncé par une ancienne employée de de France Télévision qui sont produits au début des années, enfin fin des années 2000, début des années 2010 qu'elle a dénoncé auprès de sa direction. C'est-à-dire ils sont lui a demandé de quitter l'entreprise de ce terre. Ces mêmes directeurs euh ont été depuis promu chez France Tévision.
Elle a dû quitter l'entreprise, a euh reçu une indemnité compensatoire et en échange, elle a dû signer un protocole d'accord qui imposait une clause de confidentialité. C'est d'ailleurs ce que a dénoncé ce qu'a dénoncé Jacques Cardos dans le cadre d'une audition sous serment où il expliqué il faudrait s'intéresser à cette dizaine de millions d'euros d'indemnité de départ qui parfois achète le silence de victime ou de témoins de fait d'agression ou de violence sexuelle. Donc j'ai eu ce témoignage de cette personne qui est visiblement ébranlé par ce qui lui est arrivé, qui aujourd'hui est clean à s'exprimer à parler et qui a voulu relayer ça.
Donc elle m'a envoyait hein les captures d'écran. Elle m'a envoyaé les messages de victimes. Il y a plusieurs victimes, notamment certains mineurs qui euh lui ont écrit.
Elle avait dénoncé ses faits auprès de sa direction. Donc elle m'a envoyé toutes ces preuves-là sur ma boîte mail publique. Donc encore une fois, voyez, sur une boîte mail publique, vous recevez énormément de contribution.
Vos collaborateurs doivent trier entre le vrai, le faux et ce genre de fait. Si vous les dénoncez pas, vous pouvez être accusé de de complicité. Donc j'ai tout de suite transmis ça à la procureur de Paris.
C'était lundi 13 avril où j'ai fait un article 40. J'ai attendu la fin de la rédaction de de mon rapport, la présentation aussi des recommandations et j'ai un certain nombre d'autres articles 40 qui vont venir parce que j'ai été témoin effectivement de faits passibles de poursuite pénale, de la prise illégale d'intérêt, des pactes de corruption, des emplois fictifs principalement, c'est les trois principaux motifs qui seront euh enfin qui feront l'objet de d'article 40. Donc oui, il y a il y a eu beaucoup de de révélations, j'en ai documenté un certain nombre.
Je me suis arrêté sur Bernard et Lévi parce que j'étais j'étais interrompu visiblement. Je je mais non sur Bernardan et Lévi, je dis pas que ça fera l'objet d'un article 40 parce que tout ça a été documenté. J'ai pu interroger d'ailleurs é qui m'a dit qu'en fait ils avaient contrôlé que ça n'enfraignait aucune loi mais ça pose question.
Il est président du conseil de surveillance d'Arté depuis 32 ans. Euh la limite d' Il est très bien. Il est très bien.
Alors il est probablement un formidable président du conseil de surveillance d'Arté qui est irremplaçable sur l'appelle là non sur les près de 70 millions de français. Je pense que on ne pourra jamais trouver de de personnes au talent et à la compétence équivalente de celle de Bernard Henry Levi. Et donc je pense que jusqu'à la fin il devra rester évidemment président du conseil de surveillance de de d'Arté. [grognement] faudra-t-il lui faire un hôtel de la dévotion à l'entrée des studios d'Arté et je crois que c'est déjà le cas euh et c'est d'ailleurs tout l'objet de ses révélations, c'est que il a donc déplacé à deux reprises les statuts pour rester euh en dépit de la limite d'âge atteinte pour rester président du conseil de surveillance, ce qui ne l'a pas empêché de faire acheter ses propres documentaires et films pour 750000 € sur les 10 dernières années.
Un peu plus de 10 dernières années. 750000 sur 10 années ? Ouais. sur 10 ans de de films et de documentaires qu'il a lui-même produit qu'il a vendu à soit ça ça fait quoi 70000 € par an ?
Ouais, peut-être que ça vous ça vous choque pas et honnêtement qu'un président c'est une boutade non qu'un président de conseil de surveillance qui en plus un pouvoir important parce que c'est lui notamment avec le conseil de surveillance qui nomme la direction de la chaîne. Donc vous voyez vous avez un lien Ouais. Changeons de sujet.
Changeons de sujet. Euh question euh non vas-y continue. Non et [grognement] puis non le dernier point non le dernier point c'est euh il il a il avait fait financer un documentaire sur sa rénovation de villa à Tanger.
Il a une il a une villa à Tanger. Il y a quelques années. Il avait Bernard H Leville il avait fait filmer pour France 5 donc il avait produit un documentaire qui filmait la rénovation de sa villa et il avait vendu ce documentaire à France 5.
Donc en fait, il a remboursé d'une certaine façon la rénovation de sa villa à Tanger en mandatant Franc 5 de lui acheter son documentaire qui filmait la rénovation de sa villa donc on voit vous avez des preuves de ça ? Ah oui oui. Non mais tout ça est parfaitement documenté.
D'ailleurs, Emcon Emric Caron m'a précédé. Voyez Emer Caron pareil, il est pas de mon camp. Je crois qu'il est plutôt du côté de la France insoumise.
Il avait documenté ça. Je crois d'ailleurs qu'il a fait un article 40. Il a saisi le procureur avant la commission d'enquête pour un fait comme ça.
Mais voyez, il y a une sorte de mélange des genres de faire financer la rénovation de sa baraque par le service public en faisant un documentaire qu'on va vendre à France 5 en mettant en avant un architecte en lui disant probablement je vais te mettre en avant donc fais-moi un prix. Je dis ça, je n'en sais rien par la suputation. C'est la suspitation mais en tout cas il y a bien un documentaire qui a été vendu à France 5 pour filmer la rénovation de la villa de Bernard Henry Lévi qu'il a lui-même produit.
Bon tout ça est honnêtement assez étonnant et euh sur des soupçons d'empla fictif, il y en a un sur lequel je suis allègrement revenu, c'est le cas de monsieur Angacha. Alors monsieur Aacha, c'est quand même assez dingue. Il est directeur des opérations spéciales de France Télévision.
Alors précaution oratoire euh il n'a pas été encore jugé emploi fictif. Je dis soupçon. Je dis soupçon.
Il y a une une enquête qui a été euh qui était euh ouverte et donc monsieur Engacha est directeur des opérations spéciales de France Télévision. Euh il se présente à l'élection à la mairie de Paris avec Annie Dalgo, sur la liste d'Annie Dalgo. Et dans le cadre de cette campagne, il précise à la presse si je suis élu notamment si je suis élu maire adjoint, je ferai j'adapterai mon rythme de travail à mon nouveau mandat.
Sachant que quand vous êtes adjoint de la première ville-de-Fance, c'est un temps plein, ça vous prend beaucoup de temps. Donc assumer des fonctions de direction exigeante à la tête de la première entreprise audiovisuelle français, ça nécessite quand même à minima un avenant. Donc il l'annonce, il est élu maire adjoint Daner à l'étranger.
Il est surnommé, il est surnommé d'ailleurs le ministre des affaires étrangères d'Anidalgo. Donc qui sillonne le monde pour la représenter Anniealgo à l'étranger à Paris. Alors non pas dans Paris, c'est Paris ou Annie Dalgot qui représente à l'étranger ?
Alors non, il est adjoint à Paris, adjoint maire adjoint à Paris Danny Dalgo, mais il est chargé de la représenter à l'étranger. Il est d'une certaine façon délégué pour la représentation des affaires internationales d'Ango et de la mairie de Paris. Donc il sillonne beaucoup le le monde.
On le voit d'ailleurs sur ses réseaux sociaux, il y a des miles, il a probablement beaucoup de de miles. Euh les miles qu'on vous p est-ce que les miles payés par la mairie de Paris vous appartiennent ou pas ? Ça j'en sais rien.
Ça j'en sais rien. Est-ce que les cadeaux qu'on achète avec les miles faudra qu'on crosse un peu. Nous à l'assemblée non mais c'est une bonne question.
Nous à l'assemblée moi je prends très peu l'avion. Euh pour rentrer chez moi à à Montpellier. Je je prends toujours le train pour un certain nombre de de raisons.
Mais on a l'interdiction d'utiliser les miles cumulés dans le cadre de nos déplacements en avion payés par l'Assemblée nationale. C'est la moindre des choses. On peut pas utiliser un miles, c'est parfaitement normal.
Bon, monsieur Engacha est élu adjoint Dani Dalg à la mairie de Paris et là je me rends compte en regardant les documents, demandant un certain nombre d'information à Franceision qu'il y a aucun avenant qui a été fait depuis alors qu'on arrive à la fin du mandat de monsieur Engacha et de de Dan d'Andid Dalgo, il y a aucun avant qui est fait. Monsieur Angacha est payé plus de 100000 € nets comme directeur des opérations spéciales de France Télévision. Il a ce temps plein, il est élu pour un autre tempslin maire adjoint de la première ville de France d'Ango.
Il est payé 60000 € donc il cumule tout ça. C'est c'est les Français qui payent. Faut quand même pas se leurer.
C'est 100 % d'argent public. Et donc c'est pas fini parce que là je vous présent vous me diriez bon à la limite France Télévision a fait preuve d'un peu de de l'alxisme voilà de mais mais c'est scandaleux déjà là le cas est scandaleux mais on apprend qu'en fait il y a pas un directeur des opérations spéciales chez France Télévision il y en a deux il y a deux directeurs des opérations spéciales donc le monde est grand oui effectivement et puis les opérations spéciales c'est quand même quelque chose d'important chez France Tévision à condition de savoir exactement ce que ça recouvre puisque c'est un titre qui est assez obscure. Et donc pour y voir un peu plus clair sur cette bureaucratie chez France les division, j'ai demandé à monsieur Angé, son homologue aussi directeur de spéciale de venir nous détailler en commission d'enquête la réalité, l'effectivité de leur mission.
Et même le monde qui n'est pas favorable a convenu qu'à l'issue des 2h30 d'audition, on avait pas compris grand-chose de la différence de mission entre ces deux directeurs des opérations spéciales. Seule différence, c'est qu'il y en a un qui est rattaché à la présidente de France Télévision, monsieur Anga, et l'autre qui est rattaché au numéro 2 de France Télévision. Bon, je je vois que à l'évidence, il y a un problème.
Surtout qu'on apprend dans la presse que l'assistante de monsieur Anga a fait un borout. Donc le burout, j'ai appris ce que c'était. C'est l'inverse du burnout.
C'est quand vous avez tellement pas de travail que vous vous ennuyez, que vous mettez en arrêt de travail parce que vous vous avez une sorte de sentiment de déprime. Il y a une dépression forte parce que vous arrivez enfin vous ne bossez pas. Utilité.
Voilà. Donc ça ça a été révélé par la presse et euh le l'histoire n'était pas terminée parce que on a pu voir à cette occasion, moi j'ai demandé à Delphin Arnut lorsqu'elle est venue en audition. Je dis bon, monsieur Ang est l'un des deux directeurs des opérations spéciales, il est adjoint à la mairie de Paris, il a pas eu d'avenant si vous pouvez nous prouver qu'il effectue clairement ses missions et quelles sont les missions qu'il effectue qui justifient d'ailleurs qu'il soit payé 100000 € net par an par les Français.
Elle dit "Vous savez, monsieur ANG, il travaille beaucoup, c'est pas du tout un emploi fictif, je tiens à l'affirmer, je suis souserment, je vais vous le dire." Monsieur Anga, par exemple s'est occupé du téléton d'Elpineut sous serment. Son audition, tout ça est retraçable.
Quelques jours après, on a monsieur en audition qui prête serment. Je dis bon bahon c'était bien. Alors le Téléton, on vous le doit.
Merci pour tout. En tout cas, Delphine Arnold sous Sermon nous a expliqué que vous étiez occupé du Téléton. Vous pouvez nous dire ce que vous avez fait effectivement.
Et alors non pas du tout. Je crois qu'il y a eu il y a une confusion, il y a eu méprise. En fait, je me suis pas du tout occupé du Téléton.
Donc on a deux personnes sous serment qui ont des positions contradictoires sur un sujet quand même assez fondamental, les soupçon d'effectivité de mission d'un directeur des opérations spéciales élu maire adjoint Danny Delgo à la mairie de Paris qui est censé la représenter dans ses affaires internationales et qui sillonne le monde pour la représenter qui n'a même pas fait d'avenant avec France Télévision pour essayer d'alléger et de d'adapter son rythme de travail qui est toujours à temps plein alors qu'il aurait dû à minima ou 3/5e et qui nous dit non non en fait la personne personne à qui je réfère qui m' N + 1 DPIN Arnod vous a dit de je m'occupais du Téléton en fait non elle s'est trompé je m'occupe pas du Téléton vous avez ça en plus de ça à côté de lui il a un autre directeur des opérations spéciales dont vous devenez fou vous dites Delfine elle s'était peut-être trompé de nom non non je non elle s'est pas trompé de nom parce que elle a bien vu de j'insister sur le profil de de monsieur Gacha elle l'avait parfaitement en tête c'est d'ailleurs son N-1 directement et à la fin elle est revenue dans une dernière audition je dis bon madame vous étiez sous serment vous nous avez dit que monsieur c s'était s'est occupé du Téléton. Il nous a dit quelques jours après lui aussi sous serment qu'il s'occupait pas du Téléton. Dites-nous parce qu'il y en a un des deux qui était sous serment qui a menti.
Elle me dit non effectivement je me suis trompé. Monsieur Angacha s'est pas occupé du Téléton. Bon voilà je vais pas faire une procédure de par jour pour ça.
Et donc il s'occupe de quoi lui ? Il faudra lui demander, il faudra lui demander et et c'est c'est tout le problème. Non mais honnêtement, c'est tout le problème parce que il y a deux directeurs des opérations spéciales titre quand même assez ronflant opération spéciale je à la limite quand on bosse pour la DGSE, quand on bosse pour des industries, des entreprises d'armement honorable contributeur non même pas.
Ouais non mais c'est ça mais bon là les opérations spéciales et donc voilà. Bon, c'est un cas parmi d'autres, mais pour vous quand je parle d'assaignir les pratiques pour revenir à ça, que vous expliquez que le terme est fort d'assainissement parce que ça renvoie un vocabulaire peut-être champ lexical, un champ lexical un peu de de on va curer les les écuries d'OGIAS, on va assaignir les canalisations des égouts. Euh ça ressemble un peu à ça, non Ça ressemble un peu à ça, mais quand vous êtes exposé à ce type de pratique de conflit d'intérêt, de soupçon d'emploi fictif, de personnes qui vous disent pas vraiment la vérité, qui ignorent l'effectivité d'émission, de personnes qui sont payées 100000 € net par an, 100000 € net par an, je pense que on peut regarder, j'ai pas regardé mais dans le dans l'échelle des salaires à 100000 € nets par an, vous devez honnêtement être dans le pourcent le premier pour des Français qui gagnent le plus.
Delpine Arnut, elle gagne combien ? Elle gagne 400000 €. Euh, [grognement] elle a d'autres boulots à côté.
Alors, en fait, elle gagne 400000 €. Euh, j'ai j'ai peur de vous dire une bêtise. Par moi ou par an ?
Non, parents non, parents quand même. Mais euh non, ce qui est assez étonnant d'ailleurs, c'était le motif de d'un certain nombre de questions, c'est que elle a perçu près de 70000 € de prime de performance. Elle a perçu 98,5 % de sa prime de performance l'année dernière.
Et donc je lui ai posé des questions parce que je lui ai dit "Attendez, j'ai lu le rapport de la cour des comptes qui est sortie il y a quelques mois où on voit que vous avez fait plonger la trésorerie dans le rouge alors qu'elle était abondée à hauteur de plusieurs dizaines de millions d'euros." Est-ce que je peux vous couper ? Quand on l'a vu pendant la commission, elle était venue avec ses petites pancartes là.
Vous vous rappelez du moment là ? Vous pouvez m'expliquer un peu ça ? moment mensonger, moment totalement mensongé où on passe les 25 premières minutes de cette audition qui est importante pour laquelle j'ai des dizaines de questions fondamentales à lui poser.
Je veux simplement rétablir un point. Le point c'est que depuis des semaines, je lis dans la presse les arguments de finir notes qui sont relayés sans même un checking de la part des journalistes qui expliquent si il y a eu un déficit cumulé par France Télévision, c'est parce que les dotations publiques attribuées à France Télévision ont diminué. C'est l'argument, c'est si on a mis les comptes dans le rouge et que l'entreprise se porte mal financièrement, c'est parce que au fond les Français contribuent moins.
Donc moi, c'est un argument qui est important. J'ai voulu vérifier, j'ai regardé, j'ai ouvert le rapport de la Cour des comptes et dans ce rapport de la Cour des comptes, je vois que entre l'année 2015, année de prise de fonction de Delphine Arnut, première année où elle est présidente et l'année 2024, la dernière année vérifiée par la Cour des comptes dans le rapport, il y a une augmentation de 136 millions d'euros. de dotation publique.
Donc je ne comprends pas comment Delphine Ernot et les dirigeants de France Télévision et une bonne partie des médias puisse relayer une telle information qui est une fake news qui est de dire les dotations publiques à date validées par la Cour des comptes ont diminué par rapport à la prise de fonction de Delphine Airot. Donc je démarre cette audition en lui disant "Madame Anaut, est-ce que vous convenez alors que je vous ai entendu plutôt dire le contraire publiquement qu'entre 2015 et 2024 les dotations publiques ont augmenté de 136 millions d'euros par an ? Enfin 136 millions d'euros." Et là elle me dit "Non, non, monsieur le rapporteur, ce que vous dites est faux.
Ce que vous dites est faux." Elle le dit sous serment. Je dis "Mais attendez, telle page du rapport de la Cour des comptes, on voit x milliard en 2015. telle page en 2024, on voit x milliard.
Je fais une soustraction, c'est pas très difficile, ça fait 136 millions d'augmentations. J'ai le rapport de la Cour des comptes sous les yeux, je vous le montre. Elle me dit non, monsieur le rapporteur, ce que vous dites est un mensonge.
Et donc là, elle s'emporte. Elle dit "Mais vous savez moi monsieur le rapporteur, j'en ai marre de vos mensonges, j'en ai marre de vos fake news. Moi, ça fait 30 ans que gère des entreprises, ça fait 30 ans que d'une certaine façon, j'ai pas de leçons à recevoir." Et elle nous sort une pancarte avec des chiffres d'évolution de la dotation publique qui indiquent que la dotation publique a baissé entre 2015 et 2024.
Et elle dit "Mais voyez, ces chiffres, ils sont publics. Ces chiffres, tout le monde peut les consulter. Franceelévision.fr." Ah, c'est de la source.
Ah, ça c'est de la source par rapport à la cour des comptes, par rapport à des chiffres de haut magistrat qui sont plongés quand même dans les comptes pour la première fois en 9 ans. Donc, ils avaient quand même un petit peu de travail à réaliser, de comparer les chiffres de la cour des comptes factuels avéré au chiffres de la direction de France Télévision sur le site franévision.fr.
C'est hallucinant. Je vais même vous vous dire mieux. Je suis allé sur le site franévision.fr et j'ai vu quelque chose de très grave.
J'ai vu un communiqué de presse qui date du 13 mars 2025. J'invite tous vos auditeurs à aller taper communiqué de presse 13 mars 2025 France Télévision. Sur ce communiqué de presse, vous pouvez voir le titre du communiqué, peut-être le ressortir mot pour mot pour la 9e année consécutive France Télévision mais c'est compte à l'équilibre.
Et dans mot pour mot, c'est le titre, il se félicite d'une 9e année soi-disant à l'équilibre des comptes de France Télévision. Et au sein du comuniqué de presse, vous pouvez voir que il loue, il se félicite. C'est un exercice d'autocongratulation payé par nos impôts dans un exercice totalement fallacieux, pour ne pas dire mensonger, où ils disent euh pilotage dynamique de ressources, maîtrise des dépenses, effort quasiment de rigueur budgétaire, il conclu pour la 9e année, c'est formidable, les comptes sont à l'équilibre. 13 mars 2025, quelques mois, quelques semaines seulement après, les cours des comptes sont en rapport en disant "Mais attendez, entre 2017 et 2024, il y a eu 81 millions d'euros de déficit qui a été cumulé.
Les comptes sont dans le rouge. L'entreprise est menacée de dissolution. Les capitaux propres sont inférieurs à la moitié du capital social.
Pierre Moskovici, ancien socialiste qu'on peut pas accuser de mon camp, explique que la situation financière de France Tévision est telle qu'aucune autre entreprise ne pourrait la soutenir. Bon, comment vous expliquer que la communication institutionnelle officielle de France Télévision, dont tous les Français sont coactionnaires et cofinanceurs puissent expliquer sur son site internet qu'ils n'ont toujours pas corrigé, ils n'ont toujours pas modifié ou supprimé ce communiqué de presse ? Comment vous pouvez voir, justifier, expliquer qu'ils font une telle communication financière aussi fallacieuse qui donne l'impression que depuis 9 ans, il y a une rigueur et que les comptes chaque année sont à l'équipe, qu'il y a pas de déficit au fond qui a été cumulé alors que la Cour des comptes dit strictement l'inverse.
Donc moi, c'est ce qui m'a vraiment énervé parce que j'ai été accusé par la direction de France Tévision, par un certain nombre de médias complaisant systématiquement de diffuser soi-disant des fausses informations, de diffuser des mensonges parce que je me référais au chiffres de la Cour des courtes, parce que je dénonçais ces communiqués de presse totalement falacieux et mensongés parce que j'ai osé à Delphine Arnut, vous pouvez pas dire que les dotations publiques ont baissé entre 2015 et 2024, c'est faux, elles ont augmenté de 136 millions. Il y a une espèce de de de chasse de repost payé par nos impôts par ces dirigeants de France Télévision qui ont essayé de semer le trouble et de me disqualifier en disant non, c'est le rapporteur qui m et pas plus tard qu'aujourd'hui. France Télévision a même mis ses moyens notamment sur les réseaux sociaux à disposition pour discréditer le rapport.
C'est pas simplement Delphine Ernote qui à 7h58 avant même que le rapport soit publié a fait un communiqué de presse pour expliquer à quel point mon mon rapport était mauvais alors que visiblement lire 400 pages en 2 minutes c'était impossible. C'est aussi la communication officielle de France Télévision sur ses propres réseaux sociaux qui a publié des tweets pour venir discréditer le rapport. Monsieur Saint-Thou, j'ai l'impression que c'est une sorte de référent, mais Monsieur Saint-U qui m'a beaucoup critiqué dans le cadre de la commission d'enquête parce qu'on n'est pas d'accord sur un certain nombre de constat et de recommandations, lui-même a tweeté, il appartient à la France insoumise en disant c'est inacceptable qu'une entreprise publique objet d'une commission d'enquête mette ses moyens à sa disposition payés par les Français pour aller nier, pour aller attaquer, pour aller discréditer le travail parlementaire.
C'est inacceptable. Donc quand vous voyez cette pratique du mensonge totalement officialisée, totalement assumée, quand vous voyez les moyens aussi de ces entreprise publique que l'on paye qui servent aussi à défendre les intérêts personnels de quelques dirigeants qui n'ont que faire de la sincérité de l'information et de la vérité, vous posez vraiment des questions sur les intérêts de ce système qui se défend depuis de trop nombreuses années. J'ouvre une parenthèse.
Vous avez le numéro de Jérémy ? Ouais, je l'ai. Ouais.
Bon, vous lui demanderez si vous pouvez nous le passer comme ça on lui proposera de venir à l'occase. Question : " Vous parliez de prime de de performance, on a compris que qui c'est qui donne le le la note sur la prime de performance ? C'est le conseil d'administration.
On a appris d'ailleurs qu'Emmanuel Grégoire, nouveau maire de Paris, qui était au conseil d'administration de France Télévision. Donc, il y a un petit encart d'ailleurs dans mon rapport qui montre les liens entre la mairie de Paris et le Parti socialiste, c'est des dirigeants de France Télévision. On a parlé de monsieur Engacha, mais on peut aussi parler d'Emmanuel Grégoire.
Emmanuel Grégoire était donc membre du conseil d'administration de France visision avant d'être maire de Paris et on a vu dans le compte-rendu sur le vote de la prime de performance qu'il a été l'un des seuls à exiger à demander l'attribution de 100 % de la prime de performance de madame Ana. Il avait peut-être jugé que le travail était bien fait. Ah ben quand vous mettez les comptes dans le rouge, quand vous cumulez 80 millions d'euros de déficit, quand la trésorerie devient négative, pour justifier une prime de performance à hauteur de 100 %, c'est quand même assez fort.
Et par 100 %. Et je vais vous dire, elle a obtenu 98,5 %. Est-ce que vous savez pourquoi elle n'a pas obtenu 100 % dans le compte-rendu ?
C'est parce que les objectifs de réduction d'émission de gaz à effet de serre de France Lévision n'ont pas été atteints. Je C'est pas du tout une blague. C'est très très grave.
C'est très grave. C'est très grave. Et c'est la raison pour laquelle madame sont passé au toilet de sèche sanctionné.
Malheureusement, je ne crois pas. C'est la raison pour laquelle madame Ernut n'a pas 100 % de sa prime de performance. Non, c'est c'est évidemment de la dérision, mais quand vous voyez l'écart, enfin quand vous voyez qu'on arrive à attribuer à un dirigeant d'entreprise publique qui crame autant la caisse, qui incarne d'une certaine façon ce sentiment d'irresponsabilité, d'impunité, quand vous voyez que son conseil d'administration est capable de lui attribuer à une prime de performance à ce niveau-là, vous dites qu'il y a un énorme travail de refondation à faire.
Est-ce que vous avez crevé ? Est-ce que pardon ? Est-ce que vous avez creusé dans le détail ?
J'allais dire crever l'absè. Est-ce que vous avez creusé dans le détail les autres pourquoi elle avit peut-être 95 ? Elle était peut-être contente parce que les employés étaient contents.
Euh, il y avait des gens qui étaient heureux au travail, il y avait moins de démission, je sais pas, il y avait du cordon bleu à la cantine. J'ai posé ces questions effectivement parce que c'est vrai c'est une vraie source d'interrogation. Comment elle peut obtenir 9,5 % avec ses résultats financiers pareil alors qu'elle a euh des audiences de dingue peut-être ?
Alors non, même pas. Les audiences sont sont en baisse. Elle avait fait un cé la faute à YouTube.
Elle avait fait un grand projet. Non mais alors pour le coup, on peut pas on peut pas lui tenir rigueur. Les audiences baissent pour l'ensemble des chaînes de télévision effectivement.
Donc que les audiences d'âge de de France Tévision, c'est l'une des moyennes d'âge les plus élevées. J'allais y venir. C'est au-delà de 60 ans.
Att merde non mais c'est cette histoire. Non, mais vous disiez sur ses objectifs, elle avait dans ses objectifs un rajunissement de l'audience qui était un des objectifs fondamentaux qui d'ailleurs je crois figuré aussi dans les conditions d'attribution de la prime de performance. Et depuis qu'elle a été nommée en 2015, bon, les audiences ont fait que que que enfin vieillir, le terme est pas tout à fait exact, mais en tout cas que reculer en terme en terme d'âge.
Alors que pourtant, elle s'était dotée de moyens importants. Elle avait doté notamment France TV/ un montant important, très beau. C'est quoi ?
France TV/ash/ash France TV/ c'est la plateforme numérique à destination des jeunes jeunes public. Netflix pour France TV. Ouais, c'est vraent le Netflix du pauvre très militant qui est dire quoi ? très militant.
Très militant, c'est parce que ça relait par exemple une cagnotte pour le comité justice pour Adama Traoré. Ça relaus qui expliquent qu'il faut arrêter de dire bonjour madame ou bonjour monsieur pour éviter de mes gens et les personnes. Ça relait des contenus qui euh relais des thèses racialistes préoccupantes parce que ça parle à l'envie de de privilège blanc parce que ça déculpabilise et ça vient normaliser l'usage de champignons hallucinogène et ça explique que le cannabis peut être un levier de relance de l'économie.
Enfin, il y a une centaine de contenus délirants. Ouais, ça s'adresse aux 15 35 ans. Ah, et il y a même il y a eu des études comme quoi le cannabis chez les jeunes, c'était pas très bon pour le cerveau.
Voilà. Mais bon, ça ça le la part scientifique dans ce genre de contenu, j'ai l'impression que la destination des jeunes, il préfèrent la dimension militante que la dimension scientifique. Alors que sur le service public, on devrait faire davantage de place au contenu scientifique.
Notamment, je pense à ces pas sorciers qui sont des émissions magnifiques de transmission à caractère pédagogique pour les jeunes, mais bon, on préfère faire davantage de place au contenu militant. Et le dernier exemple, mais il y en a bien d'autres, on pourrait y passer la soirée sur euh France TV/, c'est euh des contenus qui incitaient à consommer des contenus à caractère pornographique euh transsexuel alors qu'on s'adresse à un public mineur. Donc euh ça peut être de la la corruption de mineur.
Qu'est-ce que vous avez dit là ? Il y a eu des publications sur France TV/ash qu'il regrette d'ailleurs aujourd'hui, même si Delphine Arnet explique qu'ils assument tout. Euh les les directeurs euh direct de France TV/ash en audition expliqué qu'il regretta un certain nombre de contenus.
Je crois que celui-ci le regrette mais il y en a eu d'autres qui attention on n'est pas là pour croire non mais alors ils mettaient de l'eau de l'eau dans leur vent. La Mern a assumé les contenus de France CV slash. Eux ont mis de l'eau dans leur vin en expliquant que sur une certaine période, il y avait peut-être eu un peu trop de militantisme.
Il avait dévoyé cette mission euh notamment de de contenu qui pouvaient intéresser les les jeunes publics et notamment les mineurs. Et donc oui, il y a eu des contenus qui valorisaient ou qui faisaient la promotion de contenu à caractère pornographique euh de contly fan, de pornographie transsexuelle. Et quand j'ai interrogé ces personnes qui ont été responsables de cette ligne éditoriale à l'époque, ils m'ont expliqué oui en fait euh pour les mineurs, comme il consomme déjà du contenu pornographique, on se disait que la pornographie transsexuelle était une pornographie plus éthique.
Mais non, mais il y a c'est interdit le conduct pornographique pour les murs. Pour les mineurs. Ouais.
Et pourtant, on a un c'est combien ? C'est 75000 € d'amende, 30 ans de taux ou pour la corruption de mineur. Ouais.
Ça doit être une peine assez élevée et pourtant voilà on finance en service public qui sur sa plateforme numérique à destination des jeunes qui abondé à hauteur de 17 ou 18 millions d'euros par an. Sûr de ça ? Je suis sûr de ça.
Je suis sûr de ça. Je vous enverrai toutes les captures d'écran d'ailleurs pour certaines que j'ai publié sur mes réseaux sociaux que j'ai montré à Delphine Arnut et aux dirigeants de de France Télévision. Bon, ils assument d'une certaine façon que ils ont des regrets.
Ils ont des regrets et c'est et c'est pas normal. Il y a eu plus d'une centaine de contenus dénoncés par des associations euh de vigilance citoyenne qui ont expliqué, c'est quelques exemple que je vous cite, mais qui ont expliqué que c'était des contenus anormaux pour le service public. Euh je passe un message à la communauté qui est en direct, qui pose les questions sur Twitter.
Euh il y a beaucoup de questions, il y en a au moins 57 et on va pas lire toutes les 57 questions. Donc je vous demande de faire de l'intelligence collaborative et de liker les questions que vous avez envie qu'on lise et qu'on pose à Charles à l'oncle. Pendant que je pose ma dernière question avant la question de la communauté, [souffle coupé] même que ça va être deux questions.
Est-ce que vous trouvez que sur certains points vous avez merdé dans la commission ? Vous aurez pu être meilleur ? Je pense qu'on fait toujours des erreurs.
Vous avez eu une conduite introspective ? J'ai pas assez de recul aujourd'hui. Je vous avoue que je suis encore dans le rush du service à prévente de ce rapport.
Je je ferai cet exercice nécessaire d'introspection. Vous savez, le doute m'habite constamment, je pense évidemment. Le doute.
Le doute, ouais, le doute. Euh, plutôt chrétien, c'est ça. Et puis je je pu lire des critiques, j'ai pu lire un certain nombre aussi de messages.
Je suis très perméable et très sensible aussi à tout ça, même si j'ai essayé de de me créer une sorte de carapace et [grognement] d'étoffer un peu ce ce cette peau pour pour en être le plus insensible possible. Mais oui, probablement que j'ai dû faire des erreurs que j'ai dû en faire aussi beaucoup. J'ai malgré tout essayé de rester le plus courtois, le plus posé, le plus calme possible dans les questions que je pouvais poser.
Alors après, il y a eu des auditions qui ont été très médiatiques, celle de Patrick Cohen, de Thomas Logran, on a parlé de Xavierel, on a parlé de Nagi, Patrick Sébastien. Patrick Sébastien ? Oui, mais celle de Patrick Sébastien, elle a été médiatique mais il y a pas eu de il y a pas eu de clash, ce qu'on peut appeler un clash, mais il y a effectivement eu des auditions où il y a eu des clashes euh Patrick Cohen qui retourne systématiquement les questions que je lui pose.
Bon bah, je j'ai dû lui rappeler qu'il était pas sur un plateau de France 5 qui si c'était une commission d'enquête et que la personne qui posait la question c'était moi. Et quand je revois l'extrait qui aujourd'hui agrement diffusé où on me dit bah regardez c'est un procureur, c'est un inquisiteur, il rappelle il rappelle à l'ordre Patrick Cohen et lui dit que c'est pas Patricken de poser les questions, c'est lui qui pose les questions quand je revois rétrospectivement l'extrait et il faut voir le contexte tous les jeudis donc déjà on avait tr ou qu jours par semaine d'audition on démarrait à 9h du matin on finissait souvent à 20h. On avait une trentaine de minutes simplement à l'heure du déjeuner pour pour faire une pause.
On avait enchaîné deux ou tr jours de de d'audition. Donc en fait vous arrivez l'audition de Patrick Cohen l'audition de Thomas Land, elle venait achever une semaine assez éprouvante. Alors, je dis pas je trouve je compte pas trouver des excuses, mais il y a aussi un état de fatigue où quand pour la 50 fois de la semaine, vous posez une question, vous avez pas de réponse, on part dans le décor, on vous retourne une accusation, en fait à la fin vous pouvez être un peu donc peut-être que mon principal regret c'est de pas avoir suffisamment à chaque fois qu'un début d'agacement pouvant être témoigné, pris un peu de mesure, pris un peu de recul. et me dire ce qui compte à la fin, c'est que il y ait aucune perception d'alliement, il y a aucune perception de de partialité, il y a aucune perception de d'intention de mettre en défaut la personne qui est en face.
Sur 250 heures d'auditions, sur plus de 70 auditions, c'est pas toujours évident. Mais oui, je pense qu'il y a des moments, c'était à refaire, je les referai différemment. J'éviterai à tout prix les clashes parce que ce que je regrette c'est que à la fin on ne s'intéresse qu'à ces grands moments euh de prise de bec.
On s'intéresse à Xavier Daniel qui se lève et qui explique ceci estir que monsieur le rapporteur, je suis pas un clown. Alors ça ça passe, ça passe, ça passe. Il avait prévu sa punchline et donc ça a bien marché parce que ça passe allègrement et donc tout le monde se dit bon bah le le rapporteur c'est la politi spectacle.
Donc j'aurais à tout prix évité et fait la plus grande précaution pour queit le moins de clash possible. Donc voilà, c'est peut-être un regret que que j'ai. Question Internet, votre objectif est-il de rendre le service public neutre virgule en donnant la parole à tout le monde ? [raclement de gorge] Point d'interrogation ou finalement tout cela n'est-il qu'une histoire de paroisse et le seul objectif est de transférer la mane vers des gens que vous aimez. et je lis entre les lignes.
En gros, c'est transférer ce qui part à gauche pour transférer à droite juste avant les élections présidentielles ou faire perdre le le principal organe, je mets entre guillemets et euh c'est-à-dire le principal organe de la gauche ou du centre gauche pour influencer sur les élections présidentielles ou d'être où dette le rempart contre les chaînes privées. Je comprends totalement les questions. Pour vous donner un exemple, je me suis largement intéressé à la société Banig.
Beniger, c'est une société qui est détenue enfin qui est en tout cas dirigée par Stéphane Courbi. Stéphane Courbi, c'est un grand ami de Nicolas Sarkozy. Je me suis prê Il a le droit d'être amis avec Nicolas Sarkozy.
Oui, mais ils investissent, ils ont un certain nombre d'investissements communs, ils se connaissent très bien. Je crois que monsieur Sarkozy est au conseil d'administration de Stéphane Courbi. C'était peut-être des bons investisseurs.
Oui, mais j'ai pas fait un j'ai pas fait preuve de la totale transparence quand je me suis présenté, mais politiquement quand j'étais étudiant, j'étais président des jeunes avec Nicolas Sarkozii. Alors, j'adore l'homme en quelle année ça ? C'était dans les années 2010.
Alors, j'adore le le la bête politique qu'il est. J'ai un peu de recul sur le bilan. Pour autant, je garde une forme une vraie admiration pour l'homme politique vraiment qu'il a été.
C'est un écrivain extraordinaire. Prolix. Prolix et rapide.
Très très rapide. Je soupçonne une pointe de d'ironie de votre part mais non, on peut pas lui enlever on peut pas lui enlever en tout cas un succès populaire et une capacité de de rédaction beaucoup de les vieux. Non, je j'ai l'impression quand vous regardez les fils de vente dans les librairies où il vient dédicacer ses livres, c'est quand même assez assez bon, je suis pas là pour être moi, je préfère regarder sa déclaration d'impôt mais il gagne de l'argent un peu, non ?
Combien combien il a pris de million la dernière fois là ? 14 l'année dernière et euh j'ai peur de dire une bêtise mais je crois que c'est temps là. Ouais ouais, il faut regarder le détail, il y a des gros chèqus mais tout ça pour dire que vous voyez euh j'ai été proche un temps de Nicolas Sarkozy et pourtant Stéphane Courbi qui est considéré comme son meilleur ami, je me suis intéressé en profondeur à sa société de production dont d'ailleurs Nagy est coactionnaire.
Et vous voyez s'il y a un ennemi viscéral visiblement que je me suis fait à l'issue des questions que j'ai posé, c'est Nag qui m'en veut, qui m'a jeté en pâure sur ses réseaux sociaux qui je pense va continuer à essayer de de me diffamer et de m'accabler. Et donc si j'avais protégé les intérêts personnels des très bons amis et même de Nicolas Sarkozy à qui je dois quand même une forme d'initiation politique, je ne me serai jamais intéressé à Benig, je ne me serais jamais intéressé à Stéphane Courby, je ne me serais jamais intéressé à NI, je ne me serais jamais intéressé à Takis Scandilis qui pourtant a effectué une navette que j'ai dénoncé qui était directeur de la fiction de Beniger qui se fait embaucher comme directeur adjoint des antennes et des programmes de France Télévision et qui ensuite rebascule chez Banig tout ça en faisant augmenter de façon très importante le volume contractuel entre France Télévision et cette société de production. Je n'aurais jamais braqué ce projecteur si j'avais cédé à la moindre faiblesse d'amitié ou de proximité avec des gens qui partagent mes idées ou avec des gens en tout cas pour qui j'aurais pu avoir une une allégece passée.
Et à tous ceux qui me disent aussi que je pourrais être un émisère de Boloré. Ben monsieur Boloré, vous voyez, il est aussi actionnaire de Bigé. Il est actionnaire alors actionnaire minoritaire, il siège pas au conseil d'administration, mais si j'avais été soi-disant un émissaire de monsieur Boloré, je me serais jamais intéressé à nouveau ni à Banigé, ni à Nagi, ni à Takis Scandellis, ni à Stéphane Courbi.
Je les aurais largement préservés et je me serais intéressé à bien d'autres animateurs producteurs, à bien d'autres émissions, à bien d'autres contenus. Donc encore une fois quand on c'est pas du tout le sens de la question de la personne qui qui vous la poser, elle est légitime, mais quand on a pu me faire le procès d'être un agent de la privatisation, d'être un agent de Bolloré, aujourd'hui on fait le procès d'être un agent de l'ORTF. Vous avez déjà rencontré Bolloré ?
Jamais. Vous avez [raclement de gorge] des copains qui connaissent Bolloré ? Alors, j'ai des amis qui l'ont rencontré.
Effectivement, rencontrer dans quelqu'un ? Un petit dîner, une poignée de main, vernissage, une remise de médailles. Comment ça se passe alors ?
Euh, Bretagne à la messe ? Non, même pas. Même pas en Bretagour d'un petit Queen non même pas même pas en Bretagne mais bon c'est des gens qui ont monté des entreprises qui ont élargi ont diversifié leur capital et les investisseurs qui sont aujourd'hui au au conseil d'administration de leurs entreprises et qui ont eu des discussions avec monsieur Boloré ou ses représentants.
Ces gens-là ils vous ont appelé ? Non ces gens-là ne m'ont pas appelé. Non ces gens-là ne m'ont pas appelé et donc je n'ai jamais rencontré monsieur Boloré.
D'ailleurs, la question lui a été posée. Il était sous par une députée socialiste qui était persuadé de tenir un scoop complet en lui disant "Est-ce que vous pouvez nous le dire ? Vous êtes sous, vous avez déjà rencontré ou échangé avec monsieur àoncle ?
Jamais changé le moindre message, jamais eu le moindre appel, pas le moindre mail, jamais la moindre rencontre et tout ça est vérifiable. Vous connaissez vous connaissez Nicolas Sarkozy mieux que moi. Alors ça Nicolas Sarkozi, je peux je peux pas en dire autant. effectivement, je le connais.
Ouais. [raclement de gorge] Et je et je l'ai vu. Euh, vous avez peut-être un téléphone avec un nom genre Paul Bismut que on vous a envoyé que des D'accord.
Il y a pas eu de Et voyez, je suis au début de ma carrière politique, sera d'ailleurs peut-être pas très longue. Euh, on sait jamais, il faut toujours se soumettre. On a un mandat qui ne nous appartient pas et c'est la décision des Français, il faudra toujours la respecter.
Mais je peux vous dire très honnêtement, je ne l'ai jamais rencontré, jamais écrit, jamais appelé, jamais le moindre mail. La première fois où j'ai où je l'ai vu, où j'ai échangé avec lui, c'était quand il est venu en audition dans le cadre de la commission d'enquête. D'ailleurs, quand la députée socialiste lui a posé la question, je pense qu'elle était très déçu parce qu'il a dit "Bah non, première fois que je rencontre monsieur à l'oncle, je crois qu'il a dit il a l'air très efficace euh et sympathique.
Je crois que c'est les deux mots qu'il a qu'il a donné." Et voilà. Mais bon, tout ça pour dire les critiques que je peux avoir.
Émissaur de de monsieur Boloré. Je me serais jamais intéressé à Banigé, je me serais jamais intéressé à N, je me serais jamais intéressé à tous ces sujets-là. agent de la privatisation.
Depuis le premier jour, j'ai toujours dit que je tenais aux missions utiles de l'autel public et que j'étais pas là pour privatiser. Et tous ces gens-là aujourd'hui se retrouvent un peu gros gens comme devant. Alors expression un peu un peu un peu étonnante.
Ça fait 15 ans que j'ai pas employé cette expression mais ça me fait plaisir de l'employer. Mais il se retrouve gros gens comme devant parce que dans les 400 pages de rapport il y a pas une fois le terme en tout cas il y a pas une fois la proposition de privatisation qui figure. Et la troisème accusation de G c'est c'est un agent il veut revenir à l'ORTF.
Donc il faudra choisir. Moi, je demande à mes détracteurs de choisir. Est-ce que je suis pour la privatisation et à vendre le public à monsieur Boloré à des milliardaire ou est-ce que je suis un agent de l'ORTF qui veut encore plus nationaliser et rendre ce service public encore plus service public ?
Et ce sont les mêmes députés de gauche et macronistes qui m'accusent des deux mots qui me disent "Monsieur à l'oncle veut revenir à l'ORTF et en même temps c'est un agent de la privatisation." Je trouve ça formidable. Il faudra m'expliquer ce qui montre que je suis plutôt dans le vrai parce que si je suis pour les deux, si je suis visiblement peut-être dans une position un peu plus consensuelle, faudra m'expliquer comment c'est possible de défendre l' RTF et d'être agent de la privatisation.
Vous avez fait latin à l'école jusqu'en euh première. Formidable, ça vient de pardon formidable non je formid pas mal pas trop loin. Ça veut dire terrifiant.
Question internet. Alors euh il y a un petit trollage mais on va on va le on va le lire quand même. Pourquoi monsieur Allonk n'a pas voulu auditionner François alors qu'une demande a été faite pourinterrogation ?
C'était un des profils idéals pour cette commission d'enquête. Bon je pense que Ellie vote UPR mais comme nous on écoute toutes les questions et entend tout le monde pose sa question et d'ailleurs l'UPR a bien travaillé parce qu'ils ont fait monter la question de l'UPR. Je vous écoute.
C'est de la structure F, c'est pas bien les gars. Non non, ça m'étonne vraiment pas parce que j'ai reçu beaucoup de demandes et il faut être très honnête, j'ai reçu beaucoup de demandes de personnes qui me disaient "Monsieur Asselino est invisibilisé notamment sur les antennes du service public." C'est pas normal.
Notamment parce que il défend une vision notamment il défend le Frexit qui est une opinion, une vision qui est trop peu représentée sur les antennes du service public alors que il y a quand même beaucoup de Français qui s'accordent pour défendre aussi ce sujet-là. Et c'est vrai qu'il y a une invisibilisation, qu'on soit d'accord ou qu'on soit contre, il y a une invisibilisation totale de cette défense de la sortie de l'Union européenne. Invisibilisation totale.
Alors que je pense que si on faisait un sondage, si on consultait les Français, c'est pas le fait de quelques milliers ou dizaines de milliers de personnes qui de façon sectaire parlent de FRIT et soutiennent monsieur Assino. C'est bien plus large. Donc effectivement qu'il y a un vrai sujet de représentation, de pluralisme et de représentativité de ces idées-là.
Euh j'ai reçu beaucoup de messages à cet endroit et ça m'a inspiré d'ailleurs une recommandation dans le cadre de de ce rapport, c'est celle de créer une plateforme pour donner la parole au français. Que les Français qui sont tous coactionnaires de leur audielle publique soient vraiment codécisionnaires et que à cet égard, exactement comme ce que vous venez de faire, c'est-à-dire faites vos propositions de questions sur Twitter, votez pour en faire remonter certaines comme ça ça me permettra de mieux les sélectionner, de faire exactement la même chose pour France Télévision et Radio France. une plateforme utilisée directement par les Français avec un système de vote qui ferait émerger un certain nombre de préconisations.
Il faut faire gaffe aux opérations d' structuring. Euh faites gaffe à Non mais on pourrait avoir par exemple une fois par mois, on pourrait avoir une enquête, une investigation du thème du choix des Français, une investigation de cash investigation choisie par les Français une fois par mois, une fois par trimestre, un invité politique choisi par les Français. Et là à ce titre là, je pense que monsieur Aselino par exemple serait davantage invité.
C'est pas très difficile puisque je crois qu'il est quasiment jamais visité sur les antennes du service public. Des programmes à vocation culturelle, on pourra avoir un secret d'histoire, le thème du secret d'histoire choisi par les français. On aurait des votes.
Quel est le prochain secret d'histoire ? Et pas faire ça pour l'ensemble des émissions parce que il y a une forme de de de visibilité aussi à donner au aux dirigeants de l'autel public. Mais on pourrait faire cette plateforme sur les propositions de programme et de contenu aussi sur un certain nombre de de vigilances de travail de vigilance parce que les médiateurs et les comités d'éthique sont peu connus, ont des prérogatives qui sont parfois d'ailleurs assez confondus et donc les Français ne saisissent pas suffisamment les comités d'éthique et les médiateurs.
Je vais avoir une plateforme unique pour Radio France et France Télévision sur beaucoup de téléphones de France via une application où il permettraient de faire leur recommandation à leur proposition. Je crois que ça permettrait aussi que demain les Français soient véritable codécisionnaire de leur chaîne publique. Question internet.
Comment garantir que les médias d'état restent indépendants et ne deviennent pas des outils de propagande du parti au pouvoir d'interrogation en cas de privatisation. Comment éviter qu'il ne fasse la propagande des partis soutenus par l'élite et qui on serait propriétaire ? C'est aussi pourquoi, c'est aussi la raison pour laquelle je crois un service public audiovisuel que je suis pas euh un ardent défenseur de la privatisation parce que je crois, je vous donne un exemple, la mission d'investigation, on pourra jamais la confier à des intérêts privés.
Euh à quel moment vous allez demander à une chaîne privée détenue par des actionnaires quel qu'il soit, que ce soit monsieur Pigas, que ce soit monsieur Boloré, à quel moment euh vous allez demander à une chaîne privée de faire une investigation de façon indépendante ? Il y a forcément un moment où il y a des intérêts qui vont être divergents. Est-ce qu'on peut demander à Elise Lu enquête sur le service public ?
Voilà, et c'est exactement la question que je lui ai posé. Le service public sonorerait notamment sa mission d'investigation sonorerait à enquêter sur les employeurs d'Éis UC. Élise Luca sonorerait montrerait toute son indépendance si elle réalisait une vraie enquête notamment suite à cette commission sur France Télévision.
Et je crois que si Sonia Mabrou dans le cadre d'une émission cit sur quelle époque où elle se retourne vers Éise Lu en lui disant mais pourquoi est-ce que vous faites pas une enquête sur Francevision ? Lu avec beaucoup d'appels, lui répond "Non mais vous savez moi je connais Franceision de l'intérieur, il y a aucun motif en enquête, tout va très bien, il y a rien à voir." Bon ça c'était avant la commission d'enquête, je lui ai posé la question, j'ai l'impression qu'elle a un peu changé d'avis sur des motifs d'enquête qui pourraient être légitimes, mais je trouve que l'audiovisuel public s'honorerait à faire preuve d'indépendance.
Donc à nouveau, si je suis pas pour la privatisation, c'est parce que je crois à cette indépendance du service public à condition de sanctuariser cette indépendance, à condition de ne pas confier 1 milliard d'euros par an sur les 3 milliards d'euros de budget de France Télévision à des sociétés de production privées qui vont venir produire des émissions d'information, de débat, d'opinion et de politique du service public. de confier des contrats à monsieur Pigas qui fait la une de libération il y a quelques mois expliquant qu'il mettra tous les moyens dont il disposent y compris médiatique pour lutter contre la droite radicale pour faire avancer son agenda politique. Tant qu'on préservera le service public de ses intérêts financiers, personnels et politiques.
Là honnêtement, on pourrait avoir un service public fort et indépendant. Mais je vous avoue qu'aujourd'hui c'est pas le cas. Aujourd'hui, il y a des ingérences notamment de société de production privée, il faut lutter contre ça.
Il y a des ingérences politiques. On l'a vu dans la nomination étrangère étrangère aussi. On l'a vu aussi dans la nomination de Delphine Arnut en 2015 où Franço Hollande est intervenue directement alors que la loi ne le permettait pas.
Il y a eu des preuves de ça ? Oui, il y a eu des preuves. Un témoignage sous serment de monsieur Schramc qui était président du CSA en 2015 qui devant une commission d'enquête a expliqué que François Hollande l'avait appelé pour décommander deux candidats sérieux concurrents de Delphine Arnut alors qu'il n'en avait pas le droit.
Les les auditions du CSA parce que le CSA, j'ai l'impression qu'ils ont des réactions un peu selon si c'est la pleine lune ou pas la pleine lune. C'est tout le problème. Je vais vous donner un exemple.
Sur les 15 dernières années, le CSA, je crois, attribué plus de 8 millions d'euros d'amende au groupe, enfin à C8 et CS. Euh 0 € d'amende aux chaînes de l'audiel public. Pendant les gilets jaunes, je crois que le CSA, et je parle de tête, je demande à me faire checker, les internautes vont aller trouver ça.
Je crois que le CSA avait convoqué les patrons de presse, les patrons des différentes chaînes de télé pour dire "Bon les gars, on va se calmer un peu sur les gilets jaunes là." Non, vous avez pas entendu parler de ça ? Alors, je vous avoue que je non, j'en ai pas entendu parler mais peut-être que c'est et en même temps, le traitement qui a été fait à l'époque, pas que sur le service public des gilets jaunes, ce retournement médiatique assez inoui en quelques jours à peine qui a d'une certaine façon criminalisé ces honnêtes gens qui défilaient dans la rue, qui pour la plupart sacrifient une partie de leur temps, une partie aussi de leur argent. de leur vie familiale, de leur vie tout court pour aller manifester pour des causes qui étaient quand même relativement justes, de voir cette crimin cette criminalisation qui a été à l'œuvre euh de de de vouloir les faire passer pour euh une bande de de de personnes qui étaient en quête de sédition et qui étaient des menaces de la démocratie de voir ce traitement médiatique qui a été appliqué.
Je vous avoue que je je l'ai vécu avec une certaine circonscription. question. En faisant un peu de prospective, les médias audiovisuels, radio, télévision, ont-ils un avenir dans le monde qui vient ?
C'est une très bonne question. Euh et d'ailleurs, c'est peut-être une leçon de cette commission d'enquête. Si elle a été euh autant commentée, autant critiquée.
Ceci parce que je crois que c'est la première fois qu'on a introduit un ingrédient qui déplaît fortement à une petite élite, à un système et à une représentation, c'est l'ingrédient de la démocratie directe et que par l'intermédiaire des réseaux sociaux, par cette exposition assez cru des séquences de ces auditions et de cette commission d'enquête, on a supprimé les médians, on a supprimé euh euh les médias en fait, on a supprimé cette espèce d'intermédiaire entre les faits et et la perception directe que les Français pouvaient pouvaient avoir. Donc je je dis pas je veux pas théoriser la commission d'enquête pour le plaisir de venir théoriser ça. Mais je crois qu'effectivement c'est un symptôme qui signale beaucoup de l'évolution du rapport à la consommation informationnelle et médiatique de la part des Français. cette surconsommation notamment sur les réseaux sociaux, cette désaffection notamment dans les abonnements, la perte de vitesse totale des abonnements euh de titre de presse.
Je crois que l'express par exemple, c'est ce qu'on m'a dit récemment. J'ai pas la preuve. Donc je un ami qui m'a dit ça il y a 3 jours, je me permets de de vous restituer ce chiffre là.
En 2012, je crois que l'Express avait 450000 abonnés. Aujourd'hui, je crois que l'Express en a plus que 70000 abonnés. Bon, l'Express n'échappe pas, c'est un titre parmi d'autres, mais il y a une désaffection totale, notamment des abonnements pour des titres de presse et au contraire un temps bien plus conséquent passé par les Français sur les réseaux sociaux.
Donc, il y a une désintermédiation de l'information qui pour moi n'est pas un péril. Faut pas avoir peur de la désintermédiation de l'information. Il faut pas avoir peur que les Français soient eux-mêmes les témoins et même parfois les émetteurs d'information à condition qu'ils sont encadrés à condition aussi que par exemple des notes qui signalent qu'on a un certain nombre de fausses informations qui sont diffusées.
Mais effectivement la question est légitime parce que je crois que ça touche au rôle central des médias qui devront s'adapter à cette désintermédiation, qui devront s'adapter à cette démocratie directe qui est en train de naître qui je crois n'a pas fini aussi de progresser et je crois que c'est aussi pour le meilleur pour la démocratie. Allez, dernière question d'internet. Bonjour, vous parlez d'un milliard d'économie annuelle sur les 4 milliards annuels alloués.
Oui, non. Oui. Euh pas fini, j'ai pas fini. jusque il y a combien de zé 1 milliard ?
Il y a combien de zéos à 1 milliard ? Il y en a euh neuf. Très bien.
Comment le Figaro et valeur actuelle ont-ils eu accès au rapport en avant-première ? Avez-vous des contacts particuliers avec eux ? Alors, je sais pas si c'est une supputation ou Non, c'est pas une supputation.
La personne a parfaitement raison. Je n'ai envoyé mon rapport à personne, mais vraiment à personne une fois que le vote avait alors queil y a eu des fuites. Il y a un certain nombre de médias d'ailleurs qui ont révélé que les fuites proviendraient d'une députée socialiste parce que cette députée socialiste visiblement ne savait pas que dans les propriétés d'un document Word, on pouvait savoir qui avait cré le document et qui l'avait modifié. les méta les métadonnées, les fameuses métadonnées.
Donc euh je vous conseille je vous conseille les métadonnées euh sur l'entrée des USA euh dans la guerre en Irak avec les armes de destruction massif de tout le bordel. Enfin, c'est pas piqué des hanons. OK.
Et euh et effectivement donc dans ces métadonnées, ça a traduit les fuites avant même le vote du rapport d'une députée socialiste. C'est sortie dans les médias. Moi, je j'ai vraiment fait le choix d'une grande vigilance et de n'envoyer mon rapport à personne.
Effectivement, dans les heures, dans les toutes dernières heures qui ont précédé non pas le vote du rapport parce que c'était parfaitement interdit, mais la publication, il y avait tellement de fausses informations qui circulaient allègrement depuis 10 jours. Par exemple, je voulais supprimer le Tour de France, Roland Garos et les cination alors que je dis tout l'inverse. J'explique au contraire qu'il faut sanctuariser ces grandes compétitions qui font l'exception sportive française et au contraire le service public à vocation à continuer à les diffuser.
Je voyais des fake news sur il veut revenir à l' RTF et il veut que le président de la République nomme directement sans contrepouvoir les présidents de groupe d'autis public alors que j'explique que il faut qu'il y ait un vote à l'Assemblée nationale et au Sénat pour que ce soit plus pluraliste, transparent et démocratique. Il y avait tellement de fausses informations qui circulaient où les médias ne prenaient même pas la peine de m'appeler en me disant "On a eu cette suite là, est-ce qu'elle est vrai ? Qu'est-ce que vous répondez ?" Il la mettait textuellement, il continue à la mettre textuellement au présent de l'indicatif sans même faire preuve de la moindre de odéontologie.
J'étais tellement exaspéré par ces mensonges et je voyais, je lisais les commentaires, les gens disaient "Mais c'est dingue, il veut ça, il veut s'attaquer au sport, il veut s'attaquer à Roland Garos, il veut s'attaquer au Tour de France, il veut que le président de la République nomme directement les patrons d'entreprise publique." Ce type est un dictateur en puissance. Je voyais ça depuis 10 jours sur tous les commentaires de ces articles.
Je me disais "Mais c'est complètement fou, on est en train de me diffamer, on est en train de salir ces 6 mois de travail et commission d'enquête." Donc dans les dernières heures, c'était avant-hier pour préparer l'atterrissage du rapport et rétablir quelques vérité, j'ai effectivement confié au Figaro et à valeur actuelle effectivement euh mes réponses sur ces contrevérités et donc je leur ai exposé un certain nombre de recommandations qui figuraient bien dans le rapport. Donc, il y a eu un top 10 des recommandations euh euh écrites par le Figaro pour répondre notamment à ces mensonges.
Mais en aucun cas, j'ai envoyé le rapport à qui que ce soit. Et c'est aussi la raison pour laquelle j'insiste autant de voir Delphine Ern qui à 7h58 ce matin fait un tweet, un comuniqué de presse pour expliquer tout le mal qu'elle pense du rapport alors qu'il n'a jamais fuité, que personne n'en a eu connaissance et qu'il venait à peine où il n'avait même pas encore été publié. Je vous avoue que ça me dépasse.
Est-ce que vous avez trois livres à conseiller à notre communauté ? C'est une très bonne question. Déjà, je vais commencer par les auteurs.
Moi, il y a trois auteurs qui m'ont qui m'ont bouleversé au-delà de me bouleverser qui m'accompagne vraiment au quotidien. Un d'ailleurs qui m'a pas ménagé, c'est un prononcour récent qui est un génie linguistique immense qui saisit d'ailleurs très bien les réalités sociologiques françaises. Bernard Henry.
Non, non, mais alors il m'a vraiment défoncé sur les réseaux sociaux. Ah oui, lui euh il m'a croqué de façon quand même assez mais avec un verbe et une plume parfaitement assérrée. Je n'enlèverai rien au mot qu'il a pu écrire mais il m'atteigne énormément.
C'est horrible. Il a même repris une caricature de Domier où je suis représenté de façon maléfique, horrible sur la caricature de Domier pour illustrer son penflet. Mais je le trouve néanmoins, je n'ai aucun euh aucune critique et je lui en veux pas parce qu'il a un talent immense, c'est Nicolas Mathieu qui est très fort.
Je vous invite d'ailleurs à vous abonner à son compte Instagram parce que vous verrez ces critiques horribles qu'il a pu faire de moi et en même temps, vous pourrez lire aussi euh les différents textes magnifiques de poésie qui ne raconte mieux que personne le sentiment amoureux. Je vous invite d'ailleurs à lire aussi son dernier sa dernière correspondance qu'il a publié qui s'appelle Le ciel est ouvert qui est pour moi le plus beau livre qui parle d'amour qui de façon absolument universelle parle de ce sentiment qui même à 45 ans après plusieurs divorces plusieurs séparations. Pe encore vous rattraper alors vous avez l'impression d'être d'être un enfant donc comment on dit le titre en anglais le ciel est ouvert.
Je sais pas Sky is open. C'est un petit clin d'œil à votre with the with the beautiful French accent my friend. Non non mon accent est horrible.
On m'a beaucoup on m'a beaucoup moqué pour moi. De tris. Donc voilà, Nicolas Mathieu, je vous le conseille. son dernier recueil notamment une correspondance qui raconte mieux que personne le sentiment amoureux et c'est fulgurant, c'est sublime leurs enfants après eux c'est une porte ouverte que je défonce qui est son prigoncour qui est sublime qui dit beaucoup aussi sur cette génération des années 90 totalement déclassé cette cette France paupérisée délaissée méprisée cette France désindustrialisée de haut fourneau qui a été abandonnée un peu du jour au lendemain avec l'arrivée d'immigrés qui euh ont essayé de d'être à leur tâche, qui ont travaillé, qui ont contribué et qui génération après génération ont vu aussi une forme de de séparation un peu des des populations.
Mais ce livre est magnifique. Le deuxième auteur qui moi m'obsède euh et pareil, ça va être une porte ouverte enfoncée mais c'est évidemment Wellbeck. Euh j'adore son rapport au quotidien.
J'ai même une petite anecdote à vous révéler. Vous avez le même coiffeur ? J'espère pas. [rires] Je le prends comme une critique table.
Je non, je je veux faire une petite anecdote. Le jour de mon anniversaire, c'était il y a 2 ans. C'est quand ? 21 octobre.
Jour de mon anniversaire. On était un lundi matin. Je je il y a une salle de sport en bas de chez moi.
C'est un keep cool. À Paris, j'ai un petit appartement qui est dans le 13e arrondissement euh pas loin de de Glaciaire et je vais au Kipol juste à côté. Donc salle plutôt austère mais elle me plaît parce que bon une salle de sport sont ce qui ce qui compte c'est les machines et j'aperçois un homme assez vieillissant plutôt bedonnant qui qui absolument pas l'archétype de la personne qu'on pourra attendre dans une salle de sport et vraiment pas.
On est un lundi à 10h30 du matin. Je le calcule pas trop. Je me mets sur une machine lui et sur exactement la même machine à côté de moi.
On pousse péniblement parce qu'on a quand même pas un physique très athlétique. Alors moi je m'en sors un peu mieux que lui j'espère. Et donc on pousse cette même machine et là nos regards se croisent.
Michel Welbec, Michel Wellbec en tenue de sport, petit short flashy, t-shirt Nike, chaussures de sport Nike. Et là je je je me réveille parce que il y a 20 minutes, j'étais encore dans les bras de Morphe. Je me réveille, jour d'anniversaire.
Je me dis "OK, non mais c'est bon, en fait, mon cerveau est en train de délirer complètement, je suis pas au keep cool glacière. En présence de Michel Welbe, ça n'existe pas. Le jour de mon anniversaire, ça n'existe pas." Donc là, j'ai eu une réaction complètement accablante où je l'ai regardé en disant "Vous êtes Michel Welbeck ?" Il me répond, on avait l'impression d'être dans un film de Nikou Talaso, enfin je sais pas si vous l'avez vu.
Et il me répond, il me dit "Oui, je suis Michel Welbeck très gêné parce qu'il se dit "C'est la 15e fois de la semaine qu'il y a un gars un peu bizarre qui vient me voir, un peu un peu timide." Voilà. Et donc là, j'ai fini par lui dire cette phrase confondante aussi que tout le monde doit lui sortir.
Je lui dis "J'ai tout lu de vous. Je suis fan de vous. Merci pour ce que vous faites.
Je pense que j'ai fait le pire des effets. Là, il a rajouté 5 kg de chaque côté et donc non et donc après il s un petit peu intéressé à ce que je pouvais faire. Il s'intéressé beaucoup à Lunel puisque moi je suis élu dans l'héros et j'ai Lunel notamment dans ma circonscription.
Il connaissait Lunel. Bon malheureusement par sa triste réputation qui est d'ailleurs un peu galvodé d'être la capitale de des djihadistes. En 2014, c'est la ville en France qui envoyait le plus de djihadistes en Syrie.
Donc il connaissait Lunel aussi. Et donc on a beaucoup parlé de Lunel dans ces 20 minutes dans un keep cool en poussant des poids. On a parlé de ça.
Donc c'était un vrai moment suspendu. Pardon si je vous ai mis un tunnel, une parenthèse mais tout ça pour dire que j'ai une admiration immense pour Michel Welbec. Et si vous n'avez rien lu de Michel Welbec, je ne peux que vous inciter à démarrer par particules élémentaires parce que c'est le livre probablement qui traduit le mieux son esprit tellement français.
Et après le troisème auteur et j'ai déjà été trop long, un auteur fulgurant, c'est Emmanuel Carer euh que j'adore que j'adore. J'ai lu beaucoup de ses livres. Si vous voulez pleurer et si vous voulez revivre notamment les attentats tragiques qu'on a pu connaître, il faut lire V13, mais il faut avoir le cœur un peu accroché parce que ça retrace tous les procès un peu hors norme sur ces sur ces attentats du 13 novembre.
Si vous voulez euh vous transporter dans un univers russe et avoir notamment espèce de quotidien euh aussi loufo qui excentrique et 1000 vies dans une vie, il faut lire euh Limonov. Limonov roman, c'est même pas un roman ça. raconte la vie de Limonov qui a à la fois été dans les plus hautes sociétés russes, qui a épousé une milliardaire, qui en même temps a vécu à la rue à New York, qui a dû se prostituer dans les rues new yorkaaises pour s'en sortir, qui a été enfermé dans les prisons de Poutine car dissident, qui a monté des groupes révolutionnaires extrêmement inquiétants, qui a vendu des dizaines voir des centaines de milliers de livres, qui a une renommée exceptionnelle, il a tout vécu, des basfonds de l'existence humaine. au plus hautes à la plus haute noblesse de la reconnaissance sociale.
Ce livre en l'espace de 300 pages vous fait tout vivre, vous transporte et vous donne une force d'âme et de caractère, même si Mononof est loin d'être un exemple et vous ressortez de ça et vous vous dites "Qu'est-ce que je peux faire au quotidien pour être utile et pour vivre intensément Donc voilà, c'est les trois auteurs que je vous recommande avec ces quelques livres que j'ai pu euh Avant de vous poser notre dernière question, euh on on demande à notre communauté de nous soutenir sur Tipi, euh de partager nos vidéos, de s'abonner, de mettre la petite cloche, de suivre parce que des fois l'algorithme YouTube, il nous pose un petit peu des problèmes. On se demande bien pourquoi. J'espère qu'il y a un jour une commission d'inquiète là-dessus.
Dernière question, oubliez pas de vous abonner les enfants. Dernière question, un conseil pour les jeunes générations, une bouteille à la mer, quelque chose d'impérissable. dans l'idée de transmission.
Le seul conseil que je pourrais peut-être donner, c'est celui. Je pense que notre génération et je m'inclus, même si j'ai 32 ans, je fais communion avec ceux qui sont pas encore majeurs. Je pense que notre génération est condamnée au courage et je pense que quand on a la volonté de servir les intérêts du pays, quand on a quand on se sent éminemment français, quand on a envie de défendre son pays et ses concitoyens, quel que soit le motif d'engagement, qu'il soit associatif, qu'il soit professionnel, qu'il soit politique, quand on a dans sa vie une fois l'occasion de s'engager pour la défense de son pays, il faut pas tergiverser.
Et je vous avoue que moi, j'ai eu des fourmis dans les jambes pendant un certain temps. J'étais comblé dans ma vie d'entrepreneur passé. Il y a eu beaucoup de réalisation.
C'était magnifique. Mais il y a quelque chose qui me manquait. Et tous les matins, je me levais en me disant poursuivre et défendre des intérêts commerciaux, ce sera toujours d'une certaine façon un peu plus, c'est ce que je me disais, c'est pas la vérité, mais je me disais ce sera toujours un peu plus vulgaire que de pouvoir s'engager quel que soit l'échelle pour son pays.
Donc le seul conseil que je pourrais donner, que ce soit un motif associatif, un motif professionnel, un motif politique, le jour où vous avez une occasion de vous aligner avec une ambition, un destin, un dessin supérieur qui vous dépasse et qui fait que le soir vous couchez avec le sentiment de devoir accompli, le matin, vous vous levez avec une excitation parce que vous avez l'impression de participer à une entreprise commune qui laissera une trace mais au nom d'un bien commun, au nom aussi d'une poursuite de défense d'intérêt français. Je crois que c'est le la plus grande des recommandations, c'est celle quel que soit son expression, qu'on tienne un podcast, qu'on soit engagé en politique, qu'on défende une cause associative, qu'on monte une entreprise pour soutenir des causes françaises ou des causes économiques. Derrière ce qui compte, c'est la place qu'on pourra humblement euh occuper pour défendre des intérêts supérieurs et surtout pour défendre la France parce que c'est un pays qui mérite tellement plus que des chamailleries individuelles.
Voilà, c'est le seul petit conseil peut-être fort banal que je pourrais donner mais que j'ai vécu moi il y a 2 ans quand j'ai dû prendre la décision en même pas 24 he le lendemain de la dissolution. On avait 24 heures pour se décider de savoir si on se présentait ou pas comme candidat aux élections législatives. J'avais une entreprise à abandonner.
J'avais près de 150 personnes que j'avais recruté et formé personnellement qui formaient une vraie famille. Je savais que l'étiquette politique pour laquelle j'allais m'engager allait être une une forme de disqualification euh advitam eternam. Ça allait être une mort sociale mondaine et professionnelle.
Je savais que c'était un aller sans retour. Je savais que mes actionnaires m'en voudraient au point qu'il ne m'accepteraiit pas si je perdais. J'ai pris ce risque là.
Je ne le regrette pas. Peut-être que ça durera pas très longtemps. Peut-être que dans un an, à la faveur d'une autre dissolution, je serai battu et ce sera le choix des électeurs.
Il faudra euh il faudra le respecter. Mais si vous avez une occasion une fois dans votre vie de défendre ce dessin supérieur, il faut pas hésiter. Charles à l'oncle.
Merci. [musique] [musique] [musique]
Charles Alloncle