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Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 19 janvier 2026 86 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Le Grand Dossier du lundi 19 janvier 2026 - Édition spéciale - Budget, S. Lecornu opte pour le 49.3

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 32 %Attaque 40 %Défensif 28 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 7:00RelanceRéponse directe

    Pourquoi avoir choisi le 49.3 alors que vous aviez promis de ne pas l'utiliser ?

  • 9:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que ce budget est socialiste ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Quelles concessions avez-vous faites aux socialistes ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Ce budget va-t-il rassurer les marchés ?

  • 15:00RelanceRéponse directe

    Pourquoi ne pas avoir utilisé les ordonnances ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous considérez que c'est votre échec et celui de votre gouvernement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Fait
    « Si on s'était pas battu, les retraités étaient prévus pour être sacrifiés. »
  • 8:00Fait
    « Les impôts pour les ménages seront les mêmes en 2026 qu'en 2025. »
  • 9:00Fait
    « Les instruments de fiscalité sur les entreprises pour 99,9 % des entreprises seront les mêmes en 2026 qu'en 2025. »
  • 6:00Sébastien LecornuFait
    « Je prends sur moi ce texte de compromis puisque plus personne ne veut complètement l'endosser. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Infiniment Bastien OG avec Romain Lima depuis l'Élysée l'édition spéciale se poursuit sur LCI Laurent Vquet s'exprime on va l'écouter proposé dans le budget et c'est par rapport à ça que nous on se prononcera. Notre question c'est pas l'outil qui est utilisé, notre question c'est le budget. Dans ce cadre-là, si vous me permettez de répondre, dans ce cadre-là, depuis le début, on sait qu'avec l'absence de majorité à l'Assemblée nationale, ce sera un budget imparfait.

Malgré des batailles qu'on a mené pour défendre la France qui travaille, pour défendre la France qui a travaillé, des avancées qu'on a pu obtenir avec les députés et les sénateurs de la droite républicaine, par exemple pour protéger les Français qui ont des augmentations d'impôts, par exemple pour que les retraités ne soient pas les sacrifiés de ce budget et on a obtenu ses avancées. Mais malgré cela, c'est une évidence, c'est un budget très imparfait. Donc maintenant, on va le regarder dans le détail parce qu'il y a plein de zones qui ne sont pas encore clarifiées.

Qu'est-ce qu'il y a comme vraies économies dedans ? quels sont les efforts qui sont demandés ou non à nos entreprises parce qu'on veut défendre les entreprises françaises et c'est en fonction de ça que avec les députés de notre groupe, on se prononcera. Nous aurons évidemment un échange dès qu'on aura la totalité du budget.

Une sera est-elle envisagée ? Je vous réponds, on se prononcera au regard du budget. On va regarder ce qu'il y a dedans.

C'est un budget imparfait. On a obtenu des avancées pour la France qui travaille et qui a travaillé. Pas d'augmentation d'impôts sur le revenu, la préservation de l'abattement pour les retraités.

Mais c'est tout le budget qu'on va regarder et c'est uniquement par rapport à ça qu'on décidera et on décidera ensemble. Est-ce que c'est un budget socialiste ? Demande mon confrère.

Moi ce qui m'intéresse, c'est surtout qu'est-ce qu'il y a dans ce budget. Pour l'instant, je ne le sais même pas. Peut-être que vous avez plus d'infos que moi, mais j'ai pas la totalité du budget.

Donc qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'il y a comme Qu'est-ce qu'il y a comme économie dedans ? C'est ce qui m'intéresse.

Qu'est-ce qu'il y a par rapport aux avancées pour lesquelles nous on s'est battu ? C'est ce qui m'intéresse. Est-ce que oui ou non on a préservé les retraités ?

Qu'est-ce qu'on veut regarder ? Donc on va regarder le budget dans le détail et on sera très vigilant comme on l'a été depuis le début. Et je veux aussi remercier ici bah nos parlement parce qu'ils se sont battus, ils ont défendu les choses.

Si la droite avait pas été présente, bah l'impôt sur le revenu aurait été augmenté. Si on s'était pas battu, les retraités étaient prévus pour être sacrifiés. Donc il y a des éléments d'avancé.

Pour autant et c'est un constat qu'on partage totalement avec Bruno Rotaillou. Bien sûr que le budget, il est totalement imparfait. bien sûr qui correspond pas à ce qu'on voulait et on est très lucide que si on veut un budget de droite, ben il faudra une majorité de droite à l'Assemblée nationale et c'est pour ça qu'il faut le rassemblement de la droite en 2027 parce que sinon on n'y arrivera pas.

Donc c'est tout le sens de ce qu'on veut porter ensemble. Est-ce que vous pouvez me dire pourquoi la circonscription est importante au niveau national ? Mais toutes les circonscriptions sont importantes.

Elle est plus importante que toutes les autres parce que c'est la vi de vous [rires] dire que je fais un tour de France simplement on est sur une élection partielle. Donc il y a pas aujourd'hui 56. Vous avez entendu la position de Laurent Voquier pour la droite, le patron des députés de droite à l'Assemblée nationale.

Le 493. Le 493. Le premier ministre va l'activer cet article 493 pour engager la responsabilité du gouvernement pour le budget de l'État.

Il sera activé à priori dès demain. Mais voilà, il renonce à sa première promesse arrivé à Matignon le 3 octobre dernier sur le PON. Il ne voulait pas de 493 mais voilà à priori depuis il s'est attaché la bienveillance du Parti socialiste et tout ça devrait débloquer la situation.

Nous y sommes en tout cas. Il a tranché le premier ministre. Il devrait s'exprimer dans les toutes prochaines minutes et c'est à suivre avec nous bien évidemment sur LCI.

Il participe en ce moment même d'où l'image sur le péron de l'Élysée à un conseil des ministres et à l'issue c'est assez exceptionnel. Il sera au côté de la porte-parole du gouvernement pour évoquer ce choix du 493. On en parle et j'en suis ravie avec mes invités que je salue Valérie Nataf.

Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes éditorialiste politique LCI. Bonjour à vous Guillaume Roquette.

Merci également d'être là. Vous êtes directeur de la rédaction du Figaro Magazine. Renault Piloraliste politique LCI.

Mathieu Desmoulin précieux journaliste politique TF1 LCE. Bonjour à vous. Et Christian Saint-Étienne, merci également de nous avoir rejoint dans cette aventure et économiste universitaire et analyste politique auteur du livre Trump et nous comment sauver la France et l'Europe aux éditions Odil Jacob.

à tout moment, on pourra parler de Trump avec vous puisqu'on n'est pas à l'abri d'une déclaration qui viendrait balayer tout ça. Vous l'avez bien compris, mais nous sommes pour le moment en France, le 493. Que dites-vous autour de la table ?

Après tout euh ça va passer. Euh l'essentiel est là et le reste, les renoncements plus tard. Alors, je pense que ça va passer effectivement.

Et la la déclaration qu'on vient d'entendre de Laurent Voquier, le patron des députés LR, droite républicaine à l'Assemblée, ne nous dit pas autre chose. Il dit qu'il va regarder dans le détail ce qu'il y a dans ce budget. Il ne dit à aucun moment qu'il pourrait choisir la censure, votée pour la motion de censure.

Donc entre la bienveillance, entre guillemets, des socialistes et la bienveillance du groupe de Laurent Voquier, vraisemblablement le budget serait adopté par 493. et Sébastien Lecornu resterait à Matignon. Après, on n'est jamais à l'abri d'une surprise en politique, donc je vais rester prudente, mais en l'état actuel de ce qu'on entend et de ce qu'on voit, vraisemblablement le pari de Sébastien Lecornu est assez peu risqué.

On le rappelle, le Premier ministre s'était engagé à renoncer à cette arme tant décriée. Finalement, sauf énorme surprise, c'est bien celle qu'il va activer. Peu importe les renoncements là encore, tant que le budget tant que le budget passe, monsieur l'économiste.

Alors Sébastien Lecornu a déjà expliqué que il est contraint au 493 parce que le gouverne le Parlement l'a déçu. Bon néanmoins, du point de vue de l'économie française, 4 mois pour arriver à un 493, c'est un vrai problème parce que les entreprises ont renoncé à un certain nombre d'investissements. les étrangers regardent la situation française.

Si on devait arriver un 493, il aurait mieux valu avant. Alors Valérie dit à l'instant que ça devrait passer. Il faut vraiment prier pour que ça passe parce que on peut plus attendre.

Mais je suis pas sûr que ça garantisse que le gouvernement de Sébastien Lecnu va durer au-delà des municipales. Je pense que ça lui garantit à peu près de tenir jusqu'au municipal. Mais s'il y a un tsunami au municipal, je pense que ça entraînera des conséquences significatives.

Il peut encore tomber plusieurs fois lors de cet examen jusqu'au mois de février. La route est encore très longue puisque je crois que c'est février l'objectif pour faire passer le budget. Même s'il active dès demain comme c'est ce qui se profile et ce qui est en train de se dessiner dans le le 8 clos du conseil des ministres le 493.

Il y aura effectivement c'est la particularité de l'examen d'un texte budgétaire. Pour arriver jusqu'à l'examen final, l'ultime vote, il faudra utiliser 3 fois le 493. 3 fo 49 ça veut dire tr motions de censure.

Et puis donc là on arrive sur on est sur la deè lecture pardon pour le jargon à l'Assemblée nationale. Ça doit partir au Sénat même si le Sénat et Sébastien Lecnu a eu ces derniers jours et ces dernières heures encore des contacts fréquents avec Gérard Archer pour s'assurer qu'il n'y ait pas de coup de Trafalgar et que ça se passe comme il le prévoit dans son scénario. Ça doit ensuite revenir une dernière fois à l'Assemblée nationale où il y aura donc un 3e 493.

Ça fait déjà jusqu'à la fin février pour obtenir un budget de manière définitive et ça fait trois fois des chances d'être renversé par l'Assemblée nationale. Avant même que l'on sache si c'était bel et bien le 493 Guillaume Roquet, certains comme Sébastien Lecnu par exemple, Sébastien Chenu par exemple du Rassemblement national disaient ce matin, bon il va choisir le 493, on parle déjà de trahison. C'est une trahison le 493 aujourd'hui selon vous ou non ?

Non, c'est pas une trahision puisque c'est un article de la Constitution comme son article, l'article 49 aligné 3. Et donc c'est prévu le le constituant de 1958 avait prévu un une mesure qui permettait entre guillemets de tordre le bras des des députés récal Citron quand ceci n'allait pas jusqu'à vouloir renverser le gouvernement mais n'était pas suffisamment satisfait pour pour voter la loi. Donc moi sur le principe je n'ai jamais compris pourquoi est-ce que Sébastien Lecornu se privait de cette arme dès le départ.

En revanche, oui, on peut dire que c'est une forme de renimement personnel puisque il a expliqué qu'il ne l'utiliserait pas et que c'était justement tout le sens de son de son de son engagement et de sa vision du poste du Premier ministre, c'était de donner une chance au parlementarisme. Et donc on a à mon avis un un problème de de lisibilité et de cohérence mais sur le fond contrairement à la gauche et encore semble-t-il les socialistes ont changé d'avis, je vois pas pourquoi est-ce qu'utilisation du 493 serait quelque chose d'antidémocratique. Donc il a dit plus précisément Sébastien Chenu, il a menti, il ment au français.

C'est un moindre mal. Bah oui, je vais vous dire dans la situation dans laquelle on est, bon on a le choix contre des mauvaises solutions. Il me semble que c'est c'est la moins mauvaise des solution.

Mais ça va être très intéressant d'entendre quelques minutes Sébastien Lescorn sur LCI lors du contrer-rendu du conseil des ministres parce que on va voir si depuis 3 4 mois il a de la vie même de ses opposants en off. Il fait il fait peu d'erreurs de communication. Sébastien le corn.

Il en a il en a me semble-t-il pas fait jusqu'à maintenant. On va voir comment il se débrouille. comment il se débrouille dans quelques minutes pour répondre pour répondre aux questions aux quelques questions de nos confrères pour savoir comment justifier effectivement l'utilisation du 493.

Moi je pense qu'il va dire que c'est un un 493 consentement mutuel. Voilà dans une période inédite on invente des choses tous les jours. Donc c'est un 493 à consentement mutuel comme l'a dit Guillaume.

Effectivement 493 ça a été créé par les constituants pour permettre de fliquer la majorité. C'était ça au départ. C'était quand un gouvernement avait de majorité, il y avait des frondeurs, on s'en souvient euh si François Hollande nous regarde, il s'en souvient.

Et ben quand il y avait des frondeurs, tac, on arrête 493 mais on utilisait pas le 493 pour un budget. Vous rendez compte qu'on va avoir trois censures, trois motions de censure. On a l'air de quoi ?

Donc bon, c'est un moindre mal. Pourvu que ça passe. Mais comment en est-il arrivé à cette décision ?

Est-ce qu'on a quelques petites informations en coulisse ? Pourquoi a-t-il tranché finalement pour le 493 ? Parce que les ordonnances ce serait pire que mal parce que pression des socialistes parce que les socialistes ont dit qu'ils voulaient pas l'ordonance les infos.

Pardon parce qu'il faut récapituler que chaque option même si elle a été soigneusement pesée et souspesée ces derniers jours, elle a ch chacune a ses avantages et ses inconvénients. Pardon, c'est un peu de la technicité et du et du jargon juridique. Les avantages et les inconvénients du 493.

L'avantage, c'est que toutes les concessions, certains diront les compromissions qu'a eu Sébastien lecornu en direction notamment des des socialistes, elles peuvent être intégrées dans le texte avant d'activer le le 493. On active le 493 sur le texte qu'on veut. L'inconvénient, c'est que si la motion de censure est adoptée, il n'y a plus de gouvernement et plus de budget.

À l'inverse, les ordonnances, pardon et encore c'est un peu technique, on l' on les active sur la version originale du gouvernement, c'est-à-dire le budget tel qu'il a été présenté par Sébastien Lecornu au mois d'octobre et ça c'est très hurtquant pour la gauche. En revanche, avantage et ben même si le gouvernement est renversé, il reste un budget. C'est pour ça qu'il y avait un débat au sein du gouvernement entre utiliser les ordonnances et utiliser le 493.

La volonté de Sébastien Lecnu, c'était de pouvoir être là et de pouvoir avoir un budget. Et c'est pour ça qu'il s'est assuré à la fois de la bienveillance des sénateurs pour que ne pas contrecarrer son plan et à la fois de la bienveillance des socialistes en leur donnant pour près de 7 milliards d'euros selon leur calcul de concession. Si vous nous rejoignez, nous sommes en direct.

Cette image c'est celle du Pon de l'Élysée puisqu'il y a un conseil des ministres qui se tient en ce moment même qui doit acter la décision du premier ministre de choisir le 493 pour faire passer le budget de l'État. D'ici quelques instants, comme nous avons aperçu quelques voitures se garer sur le gravier, ça signifie qu'on pourra assister à des sorties de ministres. Puis une prise de parole du Premier ministre qui se tiendra au côté de la porte-parole du gouvernement.

Un œil sur l'Élysée, un œil également du côté de l'Assemblée pour vous retrouver Thbao Petit avec Jérémie Paoloni. Merci beaucoup d'être avec nous. Les motions de censure, elles sont prêtes à s'abattre sur Sébastien Lecornu.

Oui, la France insoumise l'a déjà annoncé qu'il déposerait une motion de censure à chaque fois qu'ils le peuvent sur le budget. Et d'ailleurs, le 493 va devoir être déclenché trois fois pour faire adopter l'intégralité de ce budget. Il y aura donc au moins trois motions de censure de la part de la France insoumise, ajouté aussi celle du Rassemblement national qui probablement seront déposé dans la foulée de ce 493.

Et donc il y aura trois votes sur ces motions de censure. Le premier vote, il peut arriver dès vendredi ou lundi de la semaine prochaine au plus tôt en tout cas vendredi et très probablement vendredi matin. Mais déjà pas vraiment de suspense sur ces motions de censure.

Elles ne devraient passer pour la simple et bonne raison que le Parti socialiste devrait ne pas voter ces motions de censure. Vendredi matin, il ne devrait y avoir ici à l'Assemblée nationale finalement que les députés Rassemblement national, ceux de la France insoumise et tous ceux qui voteront ces motions de censure puisque de toute façon les députés qui ne votent pas la motion de censure n'ont pas besoin d'être présents dans l'hémicycle. Merci infiniment Thiba Petit avec Jérémy Paoloni.

Christian Saint-Étienne, pardon d'être bassement pragmatique mais est-ce que cette annonce qui va intervenir là en direct être confirmé dans quelques instants est de nature à rassurer les marchés, à rassurer le tissu économique ? Écoutez euh moi j'ai une réponse. Vous évoquez Trump en introduction.

On est dans un conflit majeur avec les États-Unis. Au moment même de ce conflit, alors que l'économie française est quand même brinque balante, on met 8 milliards d'euros d'impôts supplémentaires sur les 300 grandes entreprises françaises. Alors, on pourrait se dire c'est pas grave si ce n'est qu'elles sont à l'origine de la moitié de nos exportations.

Donc, on cogne sur ceux qui sont en avant du combat. Donc ça va être reçu. Je pense qu'il va y avoir un ouf parce que tout le monde n'en peut plus après 4 mois de discussion mais euh c'est pas un bon budget.

C'est pas un bon budget. Allez-y Guillaume. Oui.

Moi je pense que les les marchés financiers, ils ont l'habitude de de nos comédies budgétaires parce que maintenant ça fait bah ça fait depuis 2024 que c'est que c'est compliqué. Je pense que ce qui leur ferait vraiment peur, c'est une arrivée de de partis radicaux au pouvoir, que ce soit la France insoumise ou le Rassemblement national, parce que ce serait un saut dans l'inconnu terrible. Je crois que le risque, il est pas tant pour les marchés que pour l'ensemble du tissu économique.

Parce que quand le gouvernement nous dit "Ouais mais c'est pas grave, c'est que les grandes entreprises qui sont surtaxées et elles ont les moyens parce qu'elles sont prospères", ce qu'on oublie, c'est que ces entreprises là, elles font vivre des milliers de de sous-traitants en France. Et quand vous êtes un quand vous êtes le patron d'une d'une boîte multinationale, qu'on vous dit on va vous prendre euh tant d'impôts en plus 8 milliards, il est pas question que vous dégradiez votre résultat dans dans ces dans ces proportionslà. Donc ça veut dire que vous allez serrer la vi de tous les gens avec lesquels vous bossez.

Ça veut dire que vous allez embaucher moins. Et donc cette idée que on peut enfin je parle sous le contrôle d'un économiste distingué mais qu'on peut impunément augmenter les impôts sur les grosses boîtes parce qu'elles sont riches et que ça n'a pas d'impact. À mon avis, c'est un mensonge.

Et comptez-nous comptez sur nous pour continuer cette discussion après la prise de parole de Sébastien Lecnu parce qu'on a rendez-vous avec des représentants d'entreprise qui vont nous dire justement comment ils vivent cette situation et c'est parfois sur un fil entre soulagement de voir la situation budgétaire se débloquer et en même temps de voir les entreprises peut-être en tout cas pour certaines d'entre elles trinquer. Allez-y Valérie Nataf. Non, ce qui a à écouté Christian Saint-Étienne et Guillaume Roquette, euh c'est vrai qu'on peut se dire que dans le résultat, tout ce qui vient de se passer, c'est que les socialistes savent mieux négocier semble-t-il que la majorité euh prés enfin ce qui reste de la majorité présidentielle.

Comment est-il possible qu'il y ait eu autant de concessions et dossi importantes à à 60 députés socialistes ? Voilà, à 69 députés socialistes euh et que euh le premier ministre et son gouvernement n'ont pas réussi à imposer quand même de ne pas détricoter le fameux bilan d'Emmanuel Macron. Donc je m'interroge.

Est-ce que la radicalité était du côté socialiste ou est-ce qu'il y avait une forme de d'empêchement du côté de la majorité présidentielle ? C'est une question, j'ai pas de réponse. Renault.

Oui, il y a peut-être une réponse, c'est que le Parti socialiste depuis depuis plusieurs années faisait ami ami avec LFI et avec les écologistes. Donc, ils étaient vraiment dans une opposition radicale. Ils ont décidé il y a un an de divorcer avec Jean-Luc du moment où il y avait un divorce entre le PS et LFI, et bien vous aviez quand même, il fallait quand même les tirer encore un peu plus vers le vers le baricentre et vers un curseur de de d'abstention.

C'était quand même encore l'opposition. Il y a pas de ministre socialiste, il y a pas de ministre PS au gouvernement. Or, il y a des ministres à l'air, il y a notamment Annie Jeunev.

Permettez-moi du peu, Annie Jeunevar euh c'était celle qui était présidente de la CNI. La CNI, c'est la commission nationale d'investiture chez les Républicains. C'est pas rien.

C'est la présidente de la commission qui dit "Toi, tu vas être candidat, toi tu vas être candidat dans une mairie, dans une" Donc elle était au gouvernement. Bon franchement c'était plus facile. Elle y est encore d'ailleurs.

Elle y est encore mais elle a été suspendue par les républicains que l'ensemble des minus issus de LR. Absolument. Mais mais dans la tête des gens, dans la tête des électeurs de droite, Catherine Vrin, Annie Jeunev ou quelques-uns encore, Philippe Tabarot, Philippe Tabarot, c'est quand même le frère de Michel le frère de Michel Tabarot sont quand même dans les Alpes maritimes des gens qui sont très connus à droite mais il y a pas de minist PS donc il fallait et Valérie raison, il fallait aller chercher des concessions au PS sachant qu'on disait les LR ils sont acquis et regardez les LR ils sont àquis ils osent pas faire chuter un gouvernement ils auraient l'air de quoi de faire ami ami avec elle fille et avec le RN, c'est pas possible pour un parti conservateur.

Mais ils ont déjà eu une énorme concession les socialistes. Il y a eu la suspension de la réform des suffis pas. Non non mais ça j'entends bien mais la rose à l'addition est salé quand même dans une dans une négociation il y a quand même des arguments à faire valoir.

Une fois de plus je ne sais pas si c'est j'imagine que c'est pas facile à faire sinon ce serait déjà fait. Et heureusement que je ne suis pas ministre pour pour négocier parce que là je vous assure qu'on on y non on n'y serait pas. Mais [rires] je m'interroge je m'interroge sur le fait que la négociation n'a été que dans un sens.

Ah ouais fort a été bon mais je pense que quand même pour répondre à la question de Valérie qui qui est une question clé parce que une fin ça coûte des milliards et des milliards. Vous parlez des concessions je pense que le gouvernement avait exclu les ordonnances. Or, les ordonnances présentaient un certain nombre avantage.

L'inconvénient principal étant la la chute vraisemblable de le cornu et la le fait que à ce moment-là le président de la République se retrouvait dans une situation compliquée. Donc, on a choisi le maintien d'un certain nombre de personnels politiques contre les intérêts du pays d'une certaine façon. Donc ça même si Renault dit qu'il fallait attirer les socialistes, vous avez raison mais ça coûte très très cher à la R.

Christian l'intérêt du pays avec une dissolution bonjour hein. Ça veut dire ça veut dire un gouvernement en mars-avril. Alors trop cher.

Ça coûte cher. Ça coûte trop cher les consolations faites à la gauche. Oui.

Moi je pense que ça coûte trop cher. Je pense que même si effectivement on évite une crise politique, on on on aggrave encore la situation de notre pays. On fait tout ce qu'il faut pas faire.

On augmente la dépense publique, on ne on ne on augmente les impôts sur les entreprises et on augmente la dette avec un un déficit budgétaire qui sera de 5 % minimum cette année. Et on vit une situation qui porte un nom, ça s'appelle la 4e République. Vous avez un petit parti, les partis socialistes qui font danser le gouvernement sans vouloir y entrer parce qu'ils veulent pas se compromettre et qui obtiennent concession après concession pour dire à leurs électeurs, regardez, c'est nous les plus forts. aux prochaines législatives voir présidentiell voter pour nous plutôt que pour les gauchistes de la France insoumise qui sont dans une opposition radicale.

Donc d'un point de vue politicien c'est très bien joué mais est-ce que c'est positif pour le pays ? Moi je pense pas. trop cher.

C'était l'impression en tout cas d'un certain nombre y compris parmi les plus proches du président de de la République. Je repense à cette phrase qui a été confiée à mon collègue Bastien Oger à l'époque qui disait "On paye plus cher en terme de concession au Parti socialiste que si on avait nommé un Premier ministre socialiste à l'époque de la de la nomination de Sébastien Lecnu." Donc forcément après les deux derniers épisodes, à savoir le la chute de Michel Barnier renversée lorsque Marine Le Pen a baissé le pouce et la chute de François Baou qui estime avoir été trahi à la fois par les socialistes notamment avec qui il avait fait un pacte de non censure quelques quelques mois plus tôt, c'est vers les socialistes qu'il fallait concentrer tous les efforts et c'est pour cette raison que Sébastien Lecornu l'a fait dès sa nomination à Matignon.

Alors on apprend à l'instant que c'est la fin du conseil des ministres. D'ailleurs, voyez en direct la sortie des ministres concernés. On est sur le perron ici.

Alors, vous avez vu le pupitre juste avant puisque on attend et ce sera bien là l'essentiel, la prise de parole maintenant du premier d'entre eux, le premier ministre Sébastien Lecnu qui selon nos informations a choisi le 493. Il va expliquer, c'est écrit en grand en bas de l'écran son choix et compter sur nous pour le décrypter et tout écouter ensemble. Alors que vous le comprenez, les critiques fut sur un renoncement le 493.

C'était, je crois même son tout premier engagement le 3 octobre dernier sur le péron de Matignon à Sébastien Lecornu. Mais voilà, 3 mois après, on en est là pour avancer et pour et bien accueillir la bienveillance des socialistes peut-être à partir de demain à l'Assemblée nationale. Il a choisi cet argument trop cher, ça nous coûterait trop cher ces concessions.

Là encore, on va poursuivre le débat dans quelques instants. Ce gouvernement qu'on voit sortir ici, c'est un gouvernement qui est tenu par le PS Valérie ? Non, je je je ne je ne diraiis pas ça.

Euh je je pense que ce serait euh leur faire beaucoup euh beaucoup d'honneur d'une certaine manière. Il y a euh pour qu'on puisse reparler politique, il faut passer cet obstacle puisque c'est comme ça qu'il est perçu du budget. Donc, il a fallu faire un certain nombre de concessions.

On peut décider qu'elles sont euh trop chères, euh qu'elles ne qu'elles ne sont pas raisonnables, que que cela ne fait que repousser les questions graves plus tard au débat présidentiel. Donc, on reparlera des retraites, des aides aux entreprises et cetera et cetera. Mais ce gouvernement n'est pas un gouvernement socialiste.

Il il y a il y a il y a il y a pas de il y a pas de d'idéologie socialiste dans ce gouvernement. Il a fallu euh revêtir des habits peut-être socialistes pour voilà multicolore. C'est c'est plus un habit d'arlequin ce gouvernement que le gouvernement d'une d'une de ce qui fut une majorité présidentielle d'Emmanuel Macron.

Bastien Ogog, vous êtes avec nous depuis la cour de l'Élysée pour suivre cette sortie des des ministres de ce conseil de ministres crucial. C'est vrai, c'est une vérité. Est-ce que vous savez pourquoi infiner l'exécutif a choisi cette voie et ce qui pourrait nous attendre dans quelques minutes quand le Premier ministre va s'exprimer ?

Le gouvernement, le Premier ministre a choisi cette voie parce que il a jugé que c'était impossible de d'atteindre son objectif initial, c'est-à-dire de passer sans passer en force, faire passer un budget par un vote sans passer en force et parce que l'autre option qui était sur sa table, celle des ordonnances était jugée risqué risqué politiquement parce que ça voulait dire prendre le risque que les socialistes derrière se fâchent, dénoncent un passage en force et donc censurent le gouvernement derrière. Alors, il y avait quand même un avantage, c'était que le gouvernement pouvait choisir de passer le budget par ordonnance et même s'il y avait derrière centure des socialistes, le budget passait. D'ailleurs, certains dans le camp présidentiel disaient "Bon ben quelque part, c'est pas grave, il faut prendre ce risque, il faut accepter de sauter là-dessus, mais au moins il y aura un budget." Finalement, le Premier ministre a estimé qu'il était possible d'obtenir une forme de bienveillance de non censure des socialistes en faisant des concession, que c'était le meilleur moyen quelque part pour avoir de la stabilité, hein.

C'est d'ailleurs l'argument qui a été une fois de plus mise en avant par les les proches d'Emmanuel Macron tout à l'heure de dire les deux critères c'était avoir un budget, l' et la stabilité. Et on juge que finalement le 493 était l'option la moins mauvaise pour faire passer un budget au prix d'un renoncement, un renoncement sur l'engagement du Premier ministre, initialement pris, hein, vous l'avez dit, de de ne pas passer par 493. On va peut-être d'ailleurs tenter la la question à à madame Jeunevar, la M agriculture qui qui sort à l'instant de l'Élysée.

Madame Jeunevar, le 493 est-il un renoncement ? Voilà, regard mais elle a pas voulu nous répondre mais on attend donc les explications du premier ministre lui-même Sébastien Lecnu. Dans quelques minutes, il sera en salle du porteparola du gouvernement.

Voilà, vous aurez reconnu Bastien OG qui ne lâche jamais rien, il faut le savoir. Vous avez tenté et vous avez eu bien raison de le faire. Dans quelques instants, nous serons en direct avec Jérôme Get, je porte-parole du Parti socialiste qui va nous confirmer si oui ou non ce PS va donner sa bienveillance à Sébastien Lecnu et son gouvernement demain quand sera concrètement activé le 493.

C'est c'est ça pas d'erreur de ma part. S'il l'annonce le 493 aujourd'hui, le premier ministre s'est activé dès demain à l'assemblée. Ça veut dire que demain matin, il monte à la tribune et il prononce ces mots qu'on a main de fois entendu, notamment sous le mandat d'Élisabeth Borne à à Matignon sous le fondement de l'article 49 alinéa 3 de notre Constitution.

J'engage la responsabilité de mon gouvernement. Pourquoi il le fait dès demain ? C'est encore une de ses subtilités juridiques.

Demain, c'est la reprise des débats sur le budget. Et si euh d'aventure ce budget a été rejeté dès demain à l'Assemblée nationale, il serait parti. C'est les subtilités de la navette parlementaire dans les limbes d'une sorte de trou noir où il aurait fallu à un moment tout recommencer à zéro.

Merci Jérôme Gedge, merci beaucoup d'être en direct avec nous depuis l'Assemblée nationale. Député PS de Lon, porte-parole du Parti socialiste. Sans détour dans quelques secondes, peut-être tout au plus, Sébastien Lecnu va confirmer qu'il a choisi le 493.

Qu'en pensez-vous et lui accordez-vous votre clémence ? Écoutez, le 493, c'est pas la solution idéale. Nous ne l'avons pas demandé, mais c'est la seule solution qui reste dans les mains du gouvernement aujourd'hui, compte tenu de l'intransigence d'un certain nombre de groupes politiques qui eux ont refusé de rentrer dans la logique du compromis, contrairement à ce que nous socialistes avons assumé de faire depuis le début.

C'est ce qui nous a permis d'adopter un budget de la sécurité sociale et euh d'avoir des éléments qui ont été annoncés par le Premier ministre vendredi dernier. Et pour répondre très franchement à votre question, si ces éléments-là se retrouvent dans le texte soumis à 493 et après la décision collective que le groupe socialiste prendra demain matin, si ces éléments-l qui sont de la justice sociale d'un côté financé par de la justice fiscale, alors il est possible qu'il y ait une non censure parce que un il faut qu'il y ait un budget et de surtout il faut que c'est des éléments qui protègent les français et quand on obtient une augmentation de la prime d'activité c'est-à-dire du pouvoir d'achat concret pour pour les gens les classes moyennes, les classes populaires, notamment les gens qui sont autour du SMIC, quand on a le repas 1 € pour les étudiants des crouses qui galèrent, quand on a le renforcement du fond vert, quand on a le renoncement à ce qui était envisagé, c'est à l'augmentation de l'impôt sur le revenu pour tous les ménages. C'était la conséquence du gel du barê de l'impôt sur le revenu et qu'à la place, on a un dégel, écoutez, ça va dans la bonne direction et donc on va pas faire la fine bouche.

On va pas être dans les rous péteurs et les raleurs qui disent "C'est jamais assez, il en faut plus. Il y a des gens qui peuvent être dans cette position, c'est pas la nôtre. Un compromis, c'est jamais idéal.

Le recours au 493, c'est pas du tout idéal. Mais à un moment donné, il faut savoir prendre ce qui a pu être obtenu dans la négociation. Vous Jérôme Gedge, vous ne voterez pas la censure demain ?

Écoutez, je vous le redis, une fois que nous aurons le texte du budget soumis à 493, nous prendrons cette décision si euh et nous allons vérifier stylo à la main et nous l'avons fait à chaque étape d'être méticuleux, rigoureux. Si on y retrouve les éléments qui ont été annoncés par le Premier ministre, ceux pour lesquels, y compris ces dernières heures, on demande des clarifications, alors il y aura euh probablement, mais je veux pas annoncer une décision d'un groupe qui ne s'est pas encore positionné, mais il y aura probablement une non censure si euh la parole donnée est respectée. Et c'est comme ça qu'on a construit les discussions avec le gouvernement depuis plusieurs mois désormais.

Et moi je salue quand le négociateur avec lequel on discute est réglau. Ça a été le cas au moment du budget de la sécurité sociale. Si c'est le cas sur le budget de l'État, et bien oui, nous avons pris nos responsabilités.

Encore une fois, c'est pas le budget des socialistes. Nous sommes toujours dans l'opposition. Il y a pas de coalition, il y a pas de renversement d'alliance.

Certains vont avoir beau jeu de dénoncer cela. Non, on a juste cherché à être utile aux Français et notamment en préservant leur pouvoir d'achat. Mathieu des Moul, une question pour vous.

Jérôme Geg, allez-y. Oui, Jérôme Gadge, pardon de regarder dans le rétroviseur, mais si je remonte à l'automne, lorsqueOlivier Fort faisait campagne pour Matignon, il avait lui aussi promis qu'il n'utiliserait pas le 493 et qu'un premier ministre socialiste n'utiliserait pas le 493. Au vue de ce que vous avez observé, de la réalité et des obstacles sur votre route.

Si vous aviez été nommé à à Matignon, vous le parti socialiste, la promesse se serait fracassée également ? Pas forcément. Regardez que ça a été possible sur le budget de la sécurité sociale.

Il a été adopté 1493 parce que à un moment donné dans la discussion la négociation certains ont pris leur responsabilité ont préféré s'abstenir que être dans une opposition voilà pardon mais pas sur le budget de l'État qui est hautement plus politique. Les deux sont très politiques. Pardon.

Le budget de la sécurité sociale, c'est celui dans lequel il était prévu initialement une année blanche. C'est celui dans lequel il y a eu la suspension de la réforme des retraites. C'est celui dans lequel était prévu initialement le doublement des franchises médicales.

C'est celui dans lequel on a obtenu des moyens supplémentaires à hauteur d'un milliard d'euros supplémentaires sur l'hôpital. Le budget de la SQ, c'est plus important en volume financier et en quotidien de nos concitoyens que le budget de l'État. Mais les deux ont leur importance.

Là où ça a été compliqué, c'est que dans le budget de l'État, il y a une symbolique sur si on vote le budget de l'État, alors on est dans la majorité. et certains se sont dit bah on ne peut surtout pas faire ça. Et puis il y a eu des postures, il faut le le reconnaître et aussi des blocages sur la question de la justice fiscale parce que aujourd'hui les avancées qui ont été annoncées par le Premier ministre, elles sont rendues possibles par le fait qu'il y aura probablement des mesures fiscales qui préservent les classes moyennes et les classes populaires, les PME et les petites entreprises, mais qui mettent à contribution les plus hauts patrimoines, les plus hauts revenus et les très grandes entreprises.

Et c'est cette justice fiscale que nous appelions de nos vœux qui manifestement n'emporte pas l'adhésion d'un certain nombre d'acteurs dans le débat dans le débat politique. Donc c'est pas la solution idéale le recours au 493. Je réponds à votre question.

Le fait qu'il y ait pas eu de 493 pendant les 3 mois du débat budgétaire d'octobre à décembre, ça a quand même permis de décanter pas mal de choses. Voilà, à la fin, il est rendu indispensable par la la l'intransigence de certains et leur irresponsabilité. Je le regrette mais maintenant il faut terminer et il faut avoir un budget.

Merci infiniment d'avoir été avec nous. Merci Thbait, Jérémy Pauloni, merci pour la pour la réaction. Vous le voyez, il est là le pupitre, il se prépare.

Le premier ministre certainement à cette prise de parole. On l'a aperçu sortant il y a quelques instants de l'Élysée, du péron de l'Élysée pour rejoindre la la salle avec les journalistes et les micros. Mode Brégon, la porte-parole du gouvernement à ses côtés également Améline Montchalin, la ministre en charge du budget.

Bon, l'horizon semble s'éclaircir du côté du Parti socialiste là, franchement souff énorme surprise nous le confirme Oui. Alors bien sûr, il y a il y a la rétorique autour de "Nous allons regarder ligne par ligne ce budget et cetera, mais enfin on a bien compris que la censure ne serait pas du côté des socialistes et que la France insoumise et le Rassemblement national chacun déposeront sans doute une motion de censure et qu'elles seront donc discutées vendredi", nous disait Thbao Petit tout à l'heure et que ça doit être confirmé encore mais c'est en tout cas l'hypothèse sur laquelle travaille l'Assemblée nationale. Voilà et donc on va aller vers un budget qui normalement sera adopté entre mi et fin février.

C'est cela Guillaume Rocket. Je pense qu'il faut rendre hommage à au c'est pas la première fois d'ailleurs au parler vrai de Jérôme Gate. C'estàd qu'il lui dit "Mais en gros même s'il prend les formes il dit ce budget ça nous va et et c'est normal ve dire on va on va on va augmenter les impôts sur les entreprises on va augmenter la dépense publique on va augmenter le nombre de fonctionnaires.

C'est vrai qu'on en a 6 millions, c'est pas beaucoup c'est une bonne idée d'en recruter de davantage. Donc et évidemment on ne revient pas sur la suspension de la réforme des retraites. C'est pour ça que moi je pense profondément que ce gouvernement, il est d'essence socialiste entre guillemets.

C'est-à-dire cette idée que on ne doit pas dépenser diminuer la dépense publique, c'estàdire une logique kénésienne et que les gens ne doivent pas travailler davantage. Et donc on va être le pays d'Europe où on part à la retraite le plus tôt. Pour moi, c'est dans la droite ligne idéologiquement des 35 heures de de madame Aubri et de la et des et des réformes de 1980. que moi je vois là une continuité assez assez évidente et je ne comprends pas ce que les républicains vont faire dans cette galère sauf effectivement à se dire faut mieux que ça continue comme ça parce que sinon on aura le risque de perdre notre siège de députés.

Christian Saint-Étienne, je suis sûr que vous ne cessez de faire les comptes des concessions et de ce que ça paye ça pèsera pour notre budget pour notre déficit pour notre dette. Mais quand même infiné, est-ce que bah c'est c'est mieux euh que rien ce budget même imparfait, quoi qu'il en soit. C'est c'est mieux que rien pour 2 mois. euh 2 mois parce que je pense que les municipales sont probablement les élections locales les plus importantes depuis un demi-siècle parce qu'elles vont permettre en en réel on connaît les limites des élections locales parce qu'il y a des personnalités qui peuvent faire consensus localement mais on va quand même avoir notamment dans les villes de plus de 50000 habitants où les personnalités comptent moins un une mesure exacte de ce que que les Français pensent de la classe politique.

Donc je je pense qu'on gagne du temps. Et ceci étant et ça fait des mois que les économistes bon sauf les ceux d'extrême gauche ou d'extrême droite mais la l'essentiel des économistes du PS au à LR et disons la droite classique tout le monde est d'accord et même ceux qui n'ont pas de d'orientation politique tout le monde est d'accord sur le fait que cinq points de déficit c'est mortel pour le pays que si on veut reprendre prendre le contrôle des finances publiques, il faut revenir en dessous de 2 %. Pourquoi ?

Il y a rien de magique, c'est arithmétique, c'est le moyen de stabiliser la dette pour éviter une boule de neige sur les taux d'intérêt parce que ce qui se passe et et je termine par là, quand vous votez un budget qui est fortement en déficit d'année en année avec un niveau d'endettement qui a 3500 milliards, vous vous retrouvez dans une situation où à la surface ça semble passer mais en dessous de la surface vous payez de plus en plus d'intérêt. que les la charge d'intérêt va passer au-dessus des dépenses du ministère de de la défense et du ministère d'éducation. Et donc la ce qu'on peut dire c'est que la dépense hors charge d'intérêt baisse en réalité.

Donc les choix dans une République ne peuvent pas être opérés. On subit en fait la loi des marchés financiers. Donc c'est une question d'indépendance nationale de ramener le déficit à à à moins de deux points.

Ça suppose donc d'être capable. On va voir si le cornu va au-delà de la la présentation du 493. Ce qui manque terriblement, c'est ce que tout le monde demande, la communauté financière, les les économistes et les et les entreprises.

C'est une orientation sur plusieurs années qui soit crédible et qui nous permettent d'arriver à moins de 2 %. Et il est clair que ce budget va pas dans la bonne direction. Guillaume Roquet, si vous étiez dans la salle avec les autres journalistes avec la possibilité de poser une question à Sébastien le Cornu, quelle question vous pourriez lui poser ?

La question du renoncement, pourquoi avez-vous promis pas de 493 pour y revenir aujourd'hui ? Quelle serait votre question ? Non, ma question ce serait euh pourquoi dites-vous que euh cette cette ce statut quo euh avec l'aggravation de tous les indicateur qu'on vient de qu'on vient de rappeler et est et est préférable à une clarification politique, c'est-à-dire à à une à une dissolution alors même que de toute façon, il y a l'année prochaine un rendez-vous électoral et que donc il va arriver et qu'on va rendre la parole au français.

Pourquoi est-ce qu'on ne la redonne pas maintenant ? Mais c'est pas lui qui décide. C'est pas lui qui décide.

Oui, c'est pas lui qui décide. la convocation d'élection c'est c'est la ce sont les prérogatives du président de la République. Oui mais Valérie, vous savez très bien que si monsieur le cornu fait tous ces efforts qui sont d'ailleurs assez habiles, il faut bien reconnaître que acheter pas acheter, c'est pas le terme parant je le retire mais obtenir le une forme de bienveillance à la fois des socialistes et des républicains en plus de ce qui reste du bloc central, ça démontre une grande intelligence politique.

Et si fait tout ça, c'est parce que Emmanuel Macron lui a donné une feuille de route qui consiste à dire il faut tenir jusqu'à l'année prochaine. C'est vrai que c'est pas lui qui décide, mais en tout cas il décide d'être le le bras armé d'une décision qui est celle du président. Allez-y.

Oui. Non, ce qui est intéressant dans dans ce qui peut se passer, on va voir ce que dit le Premier ministre dans quelques instants, c'est qu'on a, je trouve, à l'Assemblée euh un front républicain contre le RN et contre les filles, exactement comme ça se passe lors des législatives dans une circonscription. On voit que le paysage politique n'est pas encore totalement recomposé.

On voit que la droite et le RN ne sont pas prêts de fusionner dans ce qu'on appelle une union des droites. On pourrait tout à fait avoir, si jamais il y avait une clarification totale des du paysage politique, un parti LR qui dit exactement ce que dit Guillaume. Il y en a marre, on perd trop de temps, on vote la censure avec le RN ou on vote la censure avec LFI parce que le budget est socialiste.

Nous nous ne sommes pas socialistes et nous voulons désormais que la droite, la vraie droite soit au pouvoir quitte à devenir l'allié du RN et c'est peut-être qu' se passe ce qui se passera dans 5 ou 10 ans. Pour l'instant, ça n'a pas lieu. On voit que le parti qui est présidé par Retaillot dans le groupe est présidé par-mo.

Ah le voilà, le premier ministre est là, on l'écoute. de retrouver les journalistes ici pour un point un petit peu inhabituel puisque je vais me coller moi-même au compte rendu du conseil des ministres sous le contrôle de la ministre porte-parole du gouvernement et en compagnie évidemment de la ministre de l'Action et des comptes publics pour vous faire un point fond forme calendrier sur la manière dont on peut donner un budget à la France après plusieurs jours de délai constitutionnel déjà largement écoulé. Bon, j'avais pris plusieurs engagements au mois d'octobre, mois de septembre, au mois d'octobre jusqu'au mois de décembre.

Donner un budget à la France dans les temps, c'est-à-dire avant le 31 décembre. Force de constater déjà que le calendrier n'a pas été complètement respecté. En tout cas, pour le budget de l'État, il en est autrement pour le budget de la sécurité sociale, j'y reviendrai dans un instant, de faire en sorte que ce budget, quoi qu'il arrive, soit à 5 % de déficit.

Je rappelle qu'il est à 5,4, nous sommes à 5,4 % de déficit sur l'année 2025. Nous étions à plus de 6 % de déficit en 2024. Donc nos engagements internationaux, nos engagements vis-à-vis évidemment de nos partenaires européens, enfin tout simplement la crédibilité de la signature de la France dépend effectivement beaucoup de cette parole donnée à 5 %.

Et puis sur un terrain plus politique et et personnel, j'avais pris aussi un engagement et plus qu'un engagement, j'ai fait un pari qui était le pari de se dire que après deux censures de deux gouvernements différents, il fallait gouverner différemment, partager le pouvoir avec les collectivités locales. C'est toute l'initiative qui a été prise sur la décentralisation avec les partenaires sociaux. Je rappelle quand même le contexte social plus que tendu au mois de septembre dernier.

Manifestation, une mobilisation de l'intersyndical très puissante, des mouvements d'ordre public difficiles à gérer avec l'extrême gauche et le mouvement bloquant tout. Et au fond, fallait être complètement décalé par rapport à la réalité politique que la dissolution et le nouveau scrutin avait donné, le nouvel équilibre au sein de l'Assemblée nationale pour ne pas justement gouverner différemment. Et au fond, ce paris, parce que c'était un paris hein, c'était de se dire qu'il fallait que le parlement aille jusqu'au bout, jusqu'au bout des débats, jusqu'au bout de ses votes, jusqu'au bout de ses amendements pour au fond déjà avoir aussi un moment de grande clarification. peut pas être dans une logique où c'est toujours la faute des autres dans lequel on narrive plus très bien à comprendre qui vote quoi, qui défend telle ou telle conviction, telle ou telle position sur le fond.

Cette méthode au fond, elle a bien fonctionné pour le PLFSS, c'est-à-dire le projet de loi de financement pour la sécurité sociale dans lequel très vite au fond dans l'hémicycle parce que c'est là aussi on a pris le plus de temps tout au long de l'automne, une ambiance au fond de calme s'est installé a permis de d'avoir un travail particulièrement exigeant. Je rappelle que les deux textes cumulent en tout pratiquement 350 heures de débat depuis le début, ce qui est absolument colossal, plus évidemment les nombreuses heures de travail qui ne se voi pas dans les différentes réunions. Ça nous a amené chemin faisant à avoir un compromis puis un projet de loi de finance pour la sécurité sociale qui a été voté.

Partons aussi du principe d'ailleurs tirant aussi quelques conclusions enseignement aussi de ce qui avait pu se passer sous les gouvernements de de Michel Barnier et de François Baou que je salue pour leur engagement et leur courage aussi d'afficher clairement les éléments de compromis et de démarrer parfois les discussions parlementaires par ces éléments de compromis. Sur le projet de la de finance pour l'État, les choses se sont convenablement passées jusqu'à Noël. Elles se sont largement gâtées depuis Noël. alignement, en tout cas désalignement profond entre le Sénat et l'Assemblée nationale avec une commission mixe par avant Noël qui durait quelque chose comme 40 minutes ce qui donnait déjà d'entrée la tonalité et l'ambiance.

Je rappelle que les ministres et le gouvernement ne sèchent pas dans cette commission. Des échanges avec les ministres et les formations politiques entre Noël et le jour de l'an qui ont laissé à à montrer qu'un chemin était possible. une reprise et débats en commission à l'Assemblée nationale avec très vite un radissement et je l'ai déjà dénoncé à de nombreuses reprises des tentatives très clair de pression de sabotage notamment de la part de la France insoumise et du rassemblement national puis progressivement la désertion de certains groupes politiques qui jusqu'alors bien que groupes politiques dans l'opposition très exigeant avait accepté de mener un travail de fond je pense aux écologistes et aux communistes, ils ont décidé pour des raisons qui leur appartiennent et que je respecte mais enfin enfin que je ne comprends pas, je les respecte mais je ne les comprends pas, c'est de ne plus venir à ces réunions de travail depuis le début du mois de janvier.

Et donc là évidemment, on a quelque chose qui a commencer à s'embourber, à s'enrayer avec au fond cette circonstance un peu particulière d'un gouvernement qui veut que les débats aillent jusqu'au bout, mais un parlement qui de lui-même a acté que en tout cas certaines composantes du parlement qui ont acté que les travaux eux ne pouvaient pas aller jusqu'au bout. Ce qui m'a amené avec les ministres la semaine dernière à devoir constater les quatre options au fond que nous avions sur la table. La première, c'est de ne pas changer de stratégie, peut-être de s'enté, en tout cas certains ont commencé à le dire, et de se dire "Bah, on va renoncer aux outils du parlementarisme rationalisé jusqu'au bout et coûte que coûte, il faudra qu'il y ait un vote, c'est-à-dire en clair permettre une navette jusqu'au moment où assemblée nationale et Sénat s'accorderont, c'est-à-dire en clair envoyer le texte au Sénat, de le faire encore cheminer dans cet enton noir, de le renvoyer à l'Assemblée nationale et de guerre là au fond dire et prendre l'opinion publique à témoins en disant bah vous voyez le pouvoir a complètement été rendu au parlement mais enfin il faut accepter d'avoir peut-être peut-être un budget en avril ou en mai et probablement pas à 5 %.

Je me dois pour être complètement être direct et sans longue de bois que cette perspective m'a quand même traversé l'esprit. Bon, enfin comme il se trouve que j'avais dit qu'il fallait un budget vite, comme il se trouve que j'avais dit qu'il fallait un budget à 5 % et puis comme il se trouve que depuis le début comme ancien ministre des armées de Surcroix, je suis très inquiet du décalage entre la vie politique nationale et la vie internationale géopolitique qui ne cesse de se dérégler y compris depuis ce début d'année, on voit bien que cette option au fond aurait viré une forme d'entêtement de ma part. Les deuxième option, c'est ne pas avoir de budget du tout.

Alors d'ailleurs certains artisans du chaos dans lequel nous nous trouvons, nous pourrions nous trouver parce que précisément nous ne sommes pas encore et nous faisons tout pour l'éviter désormais présente la loi spéciale comme étant au fond un budget temporaire qui pourrait devenir permanent sans incidence. Alors c'est toujours pareil quand on m au peuple français on s'en sort toujours bien mais jusqu'à un moment donné où quand même certaines vérités nous rattrapent. C'est vrai en matière de fiscalité, c'est vrai euh en matière de commande notamment de commande publique, c'est vrai sur le fonctionnement des collectivités locales, c'est le vrai tout simplement aussi pour la crédibilité de la France à l'étranger ou dans notre ensemble européen.

Donc présenter la loi spéciale comme étant un budget minimal qui peut durer évidemment une hérésie et ça nous y refusons. Et comme je n'ai pas abandonné la méthode de compromis et de concertation, je me suis assuré auprès de tous les groupes politiques de l'Assemblée nationale et du Sénat qui étaient dans un état d'esprit, même dans l'opposition, mais constructif, n'abandonnant pas les perspectives, heureusement de défendre l'intérêt général. ces différentes formations politiques nous ont dit non, la France doit avoir un budget, y compris parfois des formations politiques qui ne l'assumeront pas publiquement mais qui nous ont dit ne faisons pas n'importe quoi, les choses sont trop graves.

Donc ensuite évidemment il ne restait que deux possibilités, celle que le constituant avait imaginé en 1958, les outils du parlementarisme rationalisé comme on dit, ordonnance ou engagement de la responsabilité du gouvernement. Après là aussi beaucoup de concertation. Après d'ailleurs avoir demandé à ce que techniquement les deux outils soient préparés et prêts pour que le gouvernement puisse prendre ses décisions, nous avons décidé, je dois le dire à titre personnel avec une certaine forme de de regret et d'un peu d'amertume, mais d'engager la responsabilité du gouvernement, ce que je ferai demain sur la partie recette du projet de loi de finance.

Alors, je le fais avec un un regret déjà parce que j'ai conscience que je suis obligé de revenir sur ma parole. Mais en même temps, pour tenir parole, il faudrait que je m'entête. Et pour s'entêter, euh on finirait par dire que je suis têtu et je ne veux surtout pas, vous l'avez bien compris, euh avoir l'ego mal placé et être source de désordre parce qu'au fond, c'est ma ligne quand même depuis le mois de septembre, discuter avec tout le monde, euh trouver des lignes de compromis, travailler le plus sérieusement possible, tenir le gouvernement le plus loin possible de l'échéance présidentielle et au fond refuser le désordre là où d'autres en font commerce.

Et donc, j'ai bien compris ces derniers jours et compris en vous lisant, en écoutant les radios et télévision que en mentant trop longtemps, je serai moi-même source de désordre. Néanmoins, il faut que l'engagement de la responsabilité du gouvernement parce que précisément certains groupes politiques n'ont pas voulu engager la leure alors qu'ils étaient candidats aux élections législatives pour donner un budget au pays. Qu'on le veuille ou non, on peut l'amender, on peut ne pas être d'accord.

À la fin, on peut voter contre. On n'est pas obligé de saboter la copie, la rendre incohérente et avec les différentes opérations auxquelles on a pu vraiment constater avec la ministre que désormais il y avait plus beaucoup de règles en tout cas dans la manière de se comporter. C'est une question d'éthique morale.

C'est ainsi. C'est pas parce qu'on engage la responsabilité du gouvernement qu'on abandonne l'idée du compromis du travail sur le fond. Et c'est pour cela que la semaine dernière, vendredi, j'ai commencé à dessiner à quoi pouvait ressembler cette copie finale avec au fond aussi quelques conclusions que nous tirons du projet de loi de financement pour la sécurité sociale qui est un projet de loi de financement, vous le savez, qui permet un certain nombre de protections, mais enfin, on voit bien que pour les actifs, pour la jeunesse, pour des secteurs qui potentiellement sont en crise, je pense particulièrement au logement, pour le rapport à celles et ceux qui travaillent tout simplement ou qui vont travailler les étudiants, celles et ceux qui sont en apprentissage.

Il fallait qu'on fasse considérablement euh évoluer la copie. Et je remercie vraiment les ministres parce que ces ces nombreuses semaines n'ont pas servi à rien parce qu'elles nous ont permis de moissonner un certain nombre d'initiatives, d'idées, de repousser aussi en fonction de nos propres lignes rouges ce que nous ne souhaitions pas. Je rappelle quand même qu'on a démarré euh ces discussions budgétaires avec des atteintes qui auraient pu être très dures sur l'appareil productif et sur l'outil de production.

Je reviens pas sur les éléments de fiscalité, mais enfin là aussi il y a pas de mauvaise surprise. Le gouvernement a toujours dit les thèmes sur lequels nous étions ouverts à la discussion et les thèmes sur lequels au fond n'étions pas fermés mais enfin en tout cas nos convictions n'évolueraient pas et que par définition ces chapitres n'étaient pas n'étaient pas ouverts. Ce qui m'amène donc aussi peut-être à dire un mot mais nous pourrons répondre avec les ministres à vos questions du fond de cette copie parce qu'en lisant la presse ce matin, j'ai peur de ne pas forcément avoir été bien compris.

Donc je vais me permettre d'être encore plus clair. Nous tiendrons les 5 % et les tableaux évidemment vont être dévoilés au fur et à mesure dans la semaine comme le prévoit la procédure parlementaire et nous serons à 5 % sincèrement. La deuxième des choses, c'est que nous avons visé la stabilité fiscale.

Ce qui ne veut pas dire que nous n'assumons pas les outils de lutte contre la fraude fiscale et les outils de lutte contre la suroptimisation fiscale qui peut-être contre. Enfin, parfois il y a des gens qui sont contre mais publiquement en général ils ne l'assument pas. Nous nous l'assumons.

Il est évident que les règles doivent être les mêmes pour toutes et tous les contribuables sans quoi le consentement à l'impôt par définition euh estabîme ou en tout cas c'est frites. En tout cas ça m'amène à vous dire que les impôts pour les ménages seront les mêmes en 2026 qu'en 2025. que tous les instruments de fiscalité sur les entreprises pour 99,9 % des entreprises seront les mêmes en 2026 qu'en 2025.

C'est aussi ça un des éléments des points de compromis que nous avons tenté de tracer avec les différents groupes politiques. Alors comme c'est une copie de compromis, ça devient la copie de personne. Donc plus personne n'est là pour la défendre.

Mais c'est pour cela aussi qu'on se retrouve à devoir engager notre responsabilité pour donner à la France un budget et essayer d'expliquer qu' ce qu'il y a dans cette copie parce que on n'a pas du tout abandonné les perspectives d'aller chercher la croissance. La stabilité politique euh va nous y aider. En tout cas, on verra ce qui se passe dans les jours qui viendront.

La visibilité sur les questions fiscales après un long débat qui a animé largement les chroniques, les gazettes et qui a pu créer ici ou là un certain nombre d'inquiétudes. Désormais, nous avons quelque chose qui est clarifié. Fort de cet engagement, d'autres éléments sur la copie seront évidemment précisés dans les heures qui viendront.

J'écrirai aux parlementaires. Les ministres du pôle de de Bercy vont aussi rentrer en contact avec les différents responsables de texte, les rapporteurs généraux des finances. Des discussions se poursuivent encore actuellement sur un certain nombre de thématiques, mais il est clair que désormais, c'est à la représentation nationale de prendre aussi sa responsabilité.

Est-ce qu'on renoue avec un scénario de crise ou est-ce qu'après tous ces efforts de compromis, après une méthodologie, je crois qui était la seule au fond que nous pouvions prendre et opter à l'automne dernier ? Est-ce qu'on va vers une sortie au fond de cette mauvaise séquence que nous connaissons depuis le mois de septembre ou est-ce qu'au contraire nous replongeons dans un moment de d'aléa, de difficulté ? Vous l'avez compris, je ne le souhaite pas. surtout au moment où l'actualité internationale nous rattrape largement et n'est pas sans impact sur la vie politique intérieure.

Si vous en êtes d'accord, je me propose de répondre à vos questions. Bonjour monsieur le premier ministre Bastien OG pour TF1 et LCI. Vous avez vous-même expliqué les raisons de votre choix de renoncer à votre engagement sur le 493.

Est-ce que vous considérez que c'est votre échec et celui de votre gouvernement et est-ce qu'il y a un risque que cela décrédibilise la parole publique, la parole de l'État ? Je pense que c'est enfin faut faut être humble. C'est un semi-uccès, semi-échec.

Ça a fonctionné sur la sécurité sociale, personne n'y croyait et ça a eu un mérite énorme énorme de remettre du sérieux et du calme dans la vie politique du pays. Après, c'est un paris qui emmené plusieurs personnes. Je vous rappelle que la bande du 493 était demandée par les forces politiques à l'Assemblée nationale et vous voyez bien que ces lignes évoluent depuis quelques jours tout simplement parce que tout le monde en arrive aussi à la conclusion que il y a on va dans une impasse.

Deuxième des choses, je sais pas complètement répondre à votre question, c'est dans 15 jours qu'on saura si tout cela est un échec complet ou pas. Parce qu'au fond quand même la première mission du gouvernement de la République, c'est de donner un budget à la nation avant tout. Et d'ailleurs dans les nombreuses paroles que j'ai pu avoir et prendre, c'était de donner un budget à la nation.

Et l'abandon du 493 était une des conditions pour y arriver. Depuis plusieurs jours, on s'aperçoit que le 493 devient la condition pour avoir un budget. Je pas têtu.

Est-ce que est-ce que c'est ma conviction ? Non. Parce que moi, je reste persuadé que notre démocratie parlementaire, elle doit gagner en maturité et que au fond qu'à un moment donné, on se retourne systématiquement vers l'exécutif n'est pas une bonne chose sur le long terme.

Et j'ai beaucoup voyagé comme ministre des armées dans plein de capitales européennes. Il y a des démocraties parlementaires qui sont des modèles à mon avis à suivre et qui sont complètement compatibles avec notre 5e République. En tout cas, je suis gauliste et je défends la 5e République.

Ce que je vois c'est que beaucoup de personnes qui promuvent une 6e République visiblement sont croyants mais pas pratiquants. Bonjour monsieur le premier ministre Thomas Sulier pour le Parisan aujourd'hui en France ce que vous ficelez depuis des jours des semaines avec le PS le bloc central LR est-ce que vous appelez ça un accord de non censure et est-ce que vous avez la garantie aujourd'hui à l'heure où on se parle que vous ne serez pas censuré dans les prochains jours ? Et 2è question, concernant les sénateurs cette fois-ci, est-ce que vous avez la garantie que les débats ne vont pas s'enliser et durer des semaines euh au sein du Sénat ?

Non, il y a aucune garantie. Je l'ai dit depuis le début hein, moi je fa plus je suis pas un adepte des discussions partisanes. D'ailleurs, je je tiens les partis politiques le plus éloignés possible de l'action du gouvernement.

Donc non, il y a il y a pas d'accord secret, il y a pas de discussion et de réunions dans les arrières-boutiques avec qui que ce soit. C'est juste des réunions techniques depuis des semaines ou des amendements qui ont été déposés dans l'hémicycle ou en commission dont nous constatons que il y a un chemin de convergence possible. Donc ce que nous faisons depuis vendredi, c'est mettre devant les Français, pas en cachette, devant les Français un texte qui nous semble le meilleur pour le pays.

C'est pour ça d'ailleurs je j'ai pris cette décision sur la prime d'activité. Il est vrai que le Parti socialiste le demandait. Enfin, pardon, c'est quelque chose que d'autres groupes politiques ont pu demander dans le passé.

Nous-même sur le premier quinquen d'Emmanuel Macron, nous avons eu largement recours à la prime d'activité. Et au fond, l'idée de se dire que la France qui travaille, celles et ceux qui sont au SMIC à 1,1 SMIC, à 1,2 SMIC méritent un accompagnement en matière de pouvoir d'achat me semble aller dans le bon sens. Faut pas dire qu'on veut revaloriser la valeur de travail toutes les 5 minutes et pas en tirer quelques conclusions.

Même chose pour Gabriel Atal qui nous a instamment demandé de renoncer à une économie sur les allègements de charge pour éviter que le coût du travail augmente. Premier ministre Atal tenait à cette mesure. On y a donné droit.

Le modè Marc Fenot le président du groupe Modem tenait à ce que nous puissions créer un statut de bailleur privé et enfin changer de paradigme sur la question du logement avoir un plan de relance. Nous le faisons. Laurent Voquier m'a demandé à de nombreuses reprises depuis maintenant de nombreuses semaines qu'il n'y ait aucun impact sur l'impôt sur le revenu.

Le renvoqué est clair depuis le début. Il dit les impôts des ménages ne doivent pas augmenter. L'ensemble du barê sera dégelé comme Laurent Voquet nous l'a demandé.

Donc c'est un travail exigeant qui demande beaucoup de patience, beaucoup de calme dans lequel au fond essayé de se dire c'est la copie la moins mauvaise. Alors c'est le problème d'une copie de compromis. c'est qu'on va voir beaucoup d'inspecteurs des travaux finis du compromis qui vont venir nous trop à gauche, c'est trop droite, c'est trop ceci, c'est trop cela.

Bon, les mêmes qu'on aura pas vu pendant les débats depuis 3 mois, souvent, les mêmes qui seront pas venus aux réunions, les mêmes qui parfois d'ailleurs ont des ambitions politique pour la suite. C'est la vie des bêtes. Ce que je dis juste, c'est que on a désormais et dans les heures qui viennent un texte qui me semble solide, sérieux, qui ne donne pas du tout la part belle à la folie fiscale comme certains veulent bien le dire, qui en même temps structure des recettes pour l'État parce que faut bien des recettes, qui épargne 99,9 % des entreprises de ce pays et pour les 0,1 % nous diminuons en plus l'assiette et nous sortons les ETI et en plus nous affectons cet argent pour notre effort de défense.

Si on est égoïste, on peut aussi être un peu patriote, ça fera mal à personne. Donc voilà, je je prends sur moi ce texte de compromis puisque plus personne ne veut complètement l'endosser. Je le donne au parlement et j'é gouvernement pour se faire parce qu'une fois de plus, on est la France et donc je pense qu'on va arrêter de se donner en spectacle devant le monde entier pendant de nombreuses semaines et nous permettre de donner un budget à la nation.

Merci monsieur le premier ministre. Bonjour Christ Meral France Télévision. Va donc y avoir vous le rappeliez à l'instant donc une surtaxe sur l'impôt sur les bénéfices pour les grandes entreprises.

Est-ce que leur compétitivité la compétitivité des entreprises ne va pas en souffrir comme le dénoncent les organisations patronales ? Et puis autre point, vous venez de dire que nous tiendrons les 5 %. Alors quelles économies allez-vous faire pour justement rester dans les clous des 5 % ? puisque je partage la parole, je vais partager la parole avec la mise de l'action des comptes publics et je redirai un mot pour vous répondre après.

Merci pour votre question sur les économies parce que c'est un sujet effectivement qui a beaucoup agité les débats. Bon, vous rappelez que nous avions présenté un budget qui portait continuité du plus grand effort de réduction des dépenses de fonctionnement de l'État depuis 25 ans. Ça a été fait en 2025.

Ça a permis de tenir le fameux 5,4 %. Je rappelle que sur les dépenses de l'État, nous avons fini l'année à 300 millions d'écarts par rapport aux 480 milliards d'euros de dépenses totales pour l'État. On peut donc dire que la fois les engagements peuvent être tenus pour peu qu'on ait la bonne méthode.

Et le premier ministre a confirmé que pour 2026, toutes les lignes budgétaires, tous les éléments de dépenses et de recettes pour l'État, les collectivités et la sécurité sociale continueraiit d'être suivi comme nous l'avons fait tous les trimestres. avec ce qu'on appelle des comités d'alerte avec une très grande transparence pour que tout ce qui est dans la voilà ce projet de budget comme l'a dit le premier ministre pour que nous tenions sincèrement le 5 % ne soit pas seulement sur les épaules voyez des différents ministres mais bien que ce soit quelque chose qui soit fait en transparence. Ensuite, sur les économies que nous faisons, nous en faisons beaucoup sur les opérateurs et les agences.

Et vous verrez d'ailleurs que dans les prochaines heures, un certain nombre d'économies supplémentaires seront demandées à un certain nombre d'acteurs, notamment pour que nous puissions optimiser ce qu'on appelle leur trésorerie, qu'il n'y ait pas d'argent dormant, que les impôts payés par les Français soient utilisés aussi vite que nécessaire et qu'au fond n'y ait pas, voyez, des petits réserves comme tels, des écureuils alors que c'est l'argent des Français et que nous devons être très précautionneux avec l'impôt que nous collectons et très rigoureux avec la manière dont il est dépensé. Vous verrez également qu'un salon de ministère, nous allons procéder à des mécanismes budgétaires pour que nous annulions une partie de notre réserve. Ce qui veut dire que nous allons mettre sous contrainte l'ensemble des administrations pour dire que les budgets votés doivent être strictement tenus et qu'il n'y aura pas de rallonge sauf crise, sauf besoins exceptionnels.

Donc nous mettons l'ensemble de la puissance publique voilà dans un cadre extrêmement rigoureux. Nous faisons des économies ensuite sur des éléments essentiels, les les demand les éléments de commande publique et d'achat public. Vous avez vu beaucoup de reportages où au fond nos règles obligent les acteurs publics à acheter plus cher que si euh les règles étaient de bon sens.

Nous avons changé les règles sous l'autorité du Premier ministre avec le ministre David Damiel pour que les achats coûtent moins cher 1 milliard d'euros d'économie par ce biais. Premier ministre a donné instruction que nous diminuons dans tous les ministères avec tous les opérateurs les dépenses de communication et au total les économies qui vont être présenté par rapport aux nouvelles annonces qui ont pu être faites permettent de tenir les dépenses pour qu'elles soient compatibles avec 5 %. J'insiste enfin sur la fiscalité.

Je dois vous dire que il y a eu beaucoup de changements en fait entre la version du budget présenté le 14 octobre et celle que le premier ministre voilà est en train de finaliser par ses arbitrages. Il n'y aura pas plus d'impôts dans la copie présentée demain que dans celle que nous avions présenté au départ. La grande différence effectivement c'est qu'il y a eu des changements sur qui contribuera un peu plus en 2026. toute la fiscalité des ménages.

Nous avions eu des projets sur l'abattement sur les retraités, des projets sur un de révision de niche fiscale, des projets sur le gel du barê de la sur revenu. Tous ces éléments ont été retirés pour qu'il ait une fiscalité strictement stable. Ce qui amène et je conclurai là à ce que l'effort de la nation par ses prélèvements obligatoires soit inférieur en pourcentage de notre PIB en 2026 par rapport à ce qu'il était en 2019. 2019 c'est la dernière année nous étions sous 3 % de déficit. 2019, c'est la dernière année avant les grandes crises du Covid, de l'Ukraine et de l'inflation.

À l'époque, nous avions 44 % de prélèvement obligatoire dans la richesse nationale. Il y aura en 2026 43,9. Ce qui veut dire que nous ne sommes pas dans la folie fiscale.

Ce qui veut dire que nous essayons de revenir à un moment de notre histoire économique et budgétaire qui était la dernière année où nous étions sous les 3 %. Il nous semblait que c'était une bonne boussole à tenir. Mais sur les ministères, vous disiez que vous alliez utiliser la réserve, mais est-ce qu'il y aura davantage d'économies qui vont être actionnées très concrètement ?

Concrètement, ça veut dire qu'il y a 1 milliard et demi d'euros que les ministères pouvaient espérer dépenser, qu'ils ne pourront pas dépenser en 2026 et nous le faisons de manière extrêmement transparente. Et c'est très important pour que les Français comprennent que quand on fait des économies, ce sont des vraies économies, pas des économies voyez d'écriture. Ce sont des vraies économies qui sont faites au-delà de celles qui sont déjà dans le budget.

Et comme le dit et comme nous l'anticipons, dans quelques semaines, nous aurons et j'en suis sûr beaucoup de questions au gouvernement sur un centre de mesures, dispositifs qui ne seront peut-être pas financés comme certains auraient voulu et je ne doute pas que ces mêmes qui aujourd'hui disent qu'il leur en faut plus d'économie sont les premiers à demander où est l'argent et dans quel secteur. Et les ministres évidemment condui et je veux le dire aussi en réponse à ce qu'a pu dire Olivier Fort, notre engagement c'est de financer pleinement les services publics que les Français attendent. Maintenant sur tout ce qui n'est pas le cœur des services publics, tout ce qui n'est pas le fonctionnement attendu de notre pays, et bien nous assumons de faire des économies de fonctionnement, de rationnalisation et d'organisation.

Les éléments notamment que le premier ministre porte pour que nous mettions un état dans une capacité à faire plus efficace sont évidemment essentiels à la tenue de ces économies. Merci beaucoup. Merci infiniment.

Bonne journée à vous toutes. Merci beaucoup. Merci à tous.

Alors moi je vous propose qu'on continue pour la partie plus formelle. quand même embrayer euh sur la question budgétaire euh dans le sillage de ce qu'a dit le premier ministre et de ce qu'a dit madame la ministre de l'action et des comptes publics par la réaction du président de la République qui, vous le savez a autorisé donc le gouvernement à engager sa responsabilité sur le budget de l'État et des collectivités territoriales. Je vais donc vous citer les propos du président de la République en réaction à cette autorisation et plus globalement à la copie budgétaire qui est présentée par le Premier ministre et par Améie de Montchalin.

Il a dit, je cite, ce sont ces mots, que cette équation budgétaire est le fruit d'un travail politique qui, par définition a a nécessité des compromis et des concessions de la part de chacun. Une équation budgétaire qui permet de contenir le déficit à 5 % de déficit. qui permet pardon de contenir le déficit à 5 % du PIB, de garantir une stabilité et d'être cohérent avec la politique économique suivi.

C'est donc une copie qui permet au pays d'avancer. Encore une fois, ce sont ces mots. La feuille de route est remplie et nous devons toutes et tous la défendre, en défendre le résultat.

Il parlait là des membres du gouvernement parce qu'il y a dedans de véritables éléments de relance et il faisait notamment référence au crédit et aux mesures relatives au logement parce qu'il y a une consolidation d'éléments de défense et notamment sur le régalien et parce que la surtaxe IS donc sur les grandes entreprises est plus concentrée que qu'en 2025 et touche moins d'entreprises. Les ETI, les TPE, les PME, vous le savez, ne seront pas touchés en 2026. Et le président de la République a conclu en saluant l'engagement du premier.

Voilà pour cette prise de parole. Alors, les mots du président de la République ont été répercutés. On va se les remettre à l'esprit.

Selon le président français, cette équation budgétaire qui vient d'être décidée, le fruit d'un travail politique qui, par définition a nécessité des concessions et des compromis de la part de chacun. Parce que oui, le 493 a été acté définitivement officiellement par le Premier ministre Sébastien Lecnu il y a quelques instants avec regret à Mertume, dit-il. Oui, je suis revenue sur ma parole mais je ne veux pas être source de désordre, je ne veux pas être entêtée.

Il l'assure, il y a des compromis et peut-être sur certains aspects même un texte amélioré. Oui, il l'assure. Les 5 % seront garantis, seront assurés.

Oui, il a tenté de rassurer les entreprises. On en parlera également avec vous Michel Picon, président de l'Union nationale des professions libérales. Merci beaucoup d'être avec nous.

Mais tout d'abord, la justification euh Guillaume Roquette du Premier ministre sur le 493. Euh oui, je reviens sur ma parole, mais dit-il, il fallait arrêter de se montrer en spectacle au reste du monde. C'est la bonne justification aujourd'hui.

Bah, c'est c'est incohérent parce qu'effectivement, c'était quand même la base de la méthode de Cornu. Il l'avait promis juré au mois d'octobre, c'était de pas utiliser le 493. Et on voit bien que tout ça ça n'était qu'en fait une qu'une une forme de de tactique de tactique pour arriver à ses fins, c'est-à-dire avoir un budget quoi qu'il en coûte parce que c'est vraiment dans ce registre-là qu'on est et comme ça n'a pas marché, il essaye autre chose.

Maintenant sur le l'argument selon lequel la France offre un spectacle un peu pitoyable à l'extérieur, ça ça n'est pas faux. Le président de la République a des rendez-vous internationaux importants dans les jours qui viennent et effectivement comment peut-on être un pays crédible sur le le la capacité à répondre aux menaces extérieures si on n'est pas fichu de voter un budget pour la défense ? Je vois la première réaction qui vient de tomber, c'est celle de Marine Le Pen pour le Rassemblement national.

Je vais vous la lire. Elle nous dit compte tenu des annonces irresponsables pour acheter acheter le PS dit-elle au mépris de l'intérêt national annonces qui se traduiront par plus d'impôts et plus de dettes. Le groupe Rassemblement national déposera évidemment une motion de censure.

On s'y attendait. Le terrain a était préparé. Elle ajoute il est plus que tant que les députés qui ont prétendu diminuer les impôts et rétablir les comptes publics prennent enfin leur responsabilité.

Les Français et les Françaises ont raison de sanctionner durement les politiciens qui choisiront de ruiner notre pays pour sauver leur siège en refusant de retourner devant le peuple. Voilà pour la critique. Mais ça passera.

Le budget passera en tout cas le 493 lui évitera la censure pour cette fois avec la bienveillance des socialistes. Oui, je le crois. Et la bienveillance des républicains qui ont aussi obtenu quelques quelques concessions du du gouvernement.

Je je voudrais m'arrêter sur une phrase qu'a dite euh Maude Bréggeon, la porte-parole du gouvernement. Elle dit que ce budget est cohérent avec la politique économique suivi. Pardon, je n'en suis pas sûr.

En tout cas, pas la politique économique depuis 2017. La politique de l'offre n'est évidemment pas euh respectée là avec la surtaxe sur les 300 plus grandes entreprises sur les impôts euh la surtaxe des impôts pour les 300 plus grandes entreprises. Donc il y a beaucoup d'habiletés dans ce qui nous est présenté mais quelques contradictions pour ne pas dire incohérence.

Alors, on entend l'élément de langage, comme on dit, c'est de parler d'un texte de compromis. Mais est-ce que pour vous autour de la table, c'est du compromis ou c'est du renoncement ? Allez-y.

Le compromis est toujours une forme de renoncement ou plutôt de plusieurs renoncements. Donc effectivement, ça fait toujours mal à ceux qui font des efforts. Mais pour revenir à ce qu'a dit Sébastien Cornu, il me semble que alors effectivement Guillaume le disait tout à l'heure très bien, économiquement ce n'est absolument pas un bon budget pour la France. il ne fait pas d'économie sur la dépense publique, il augmente les impôts sur les grandes entreprises.

Heureusement, il est par les petites entreprises. Euh, il ne prépare pas vraiment l'avenir de la France de 2030-2040. Mais je pense que il y a euh dans les politiquement deux trois phrases de Sébastien Lucornu qui résume sa philosophie.

Il veut être un pôle de stabilité. Il veut être dans un pays où les Français n'en peuvent plus, ne regardent plus la politique, on honte. C'était il y a un mois un sondage qui montrait on honte du du spectacle donné par la classe politique.

Il veut apparaître comme un pôle de stabilité. Regardez ce qu'il dit. Je tiens au maximum les partis à l'écart de ce qui se passe.

Je je tiens au maximum les partis politiques à l'écart de ce qui se passe. Ceux qui ont déjà des ambitions présidentielles, ils pensent même à Gabriel Atal, il pensent à Rotaillot, il pense à il pense à Édouard Philippe. Donc il veut apparaître comme celui qui est moins de soldat jour après jour.

ça a été compliqué mais j'essaye. Voilà donc pour l'instant il a une popularité relativement correcte mais de toute façon on est dans un tel bazar que franchement si on peut arrêter de discuter du budget dans 15 jours, personnellement je serais vraiment vraiment soulagé quoi. Il y a tellement de sujets.

Il dit "Je prends sur moi ce texte de compromis." Il dit semi-succès, semi-échec mais après tout ma priorité c'était surtout un budget pour le pays. Permettre au pays d'avancer.

C'est ce que dit Magduel Macron de son côté. Et après tout, ils ont raison. Christ Saint-Étienne.

Bon, je pense qu'il y a deux horizons totalement différents. À très court terme, on en a tous tellement marre que on veut que le budget passe. À moyen long terme, je dirais que c'est le budget d'une faiblesse consentie.

C'est-à-dire que à la fin, tout le monde est épuisé et tout le monde sait que c'est pas un bon budget, mais finalement tout le monde consent à ce budget. Donc je je rebondis quand même sur ce que disait Renault à l'instant. Euh, visiblement Sébastien le Cornu essaie de tailler sa propre statue de euh homme d'état qui pourrait servir à l'avenir.

Mais pour moi, malgré tout, c'est mon opinion, euh c'est plutôt l'homme de la faiblesse. Il a pas réussi à faire travailler ensemble les les partis. il a beaucoup lâché au Parti socialiste parce qu'il falouit il fallait absolument pour servir son maître, c'est-à-dire le président de la République, arriver à ce à quoi nous arrivons maintenant.

Euh quand je l'écoutais tout à l'heure, c'est vraiment le président du Conseil de la 5e République, de la 4e République qui s'exprimait et pas un premier ministre de la 5e. Donc euh voilà, on on on est un peu dans la situation de OK, la c'est comme si si vous voulez un dîner de famille qui s'est pas très bien passé, mais finalement à la fin on se sépare sans se taper dessus. Michel Picon, je le rappelle, président de l'Union nationale des professions libérales, les concessions faites à la gauche, elle coûte cher, elle coûte trop cher ?

Ma première question et la deuxième, je vais les enchaîner. Ce que vous estimez malgré les mots pour tenter de rassurer les entreprises notamment, vous estimez que c'est un un budget qui joue contre les intérêts des entreprises aujourd'hui ? Alors, nous nous sommes satisfaits qu'un budget soit aux portes d'être adopté il y a tellement longtemps qu'on le demande, d'avoir de la visibilité, d'avoir un peu de stabilité, de confiance dans nos concitoyens.

Donc, je vais pas me plaindre qu'un budget soit adopté. Je vais pas me plaindre non plus parce que je représente les professions libérales, mais les artisans, les commerçants, toutes les petites entreprises, les moins de 10 salariés, ce budget nous épargne. Je dois bien le dire.

Alors ça me satisfait pas qu'on massacre les grandes parce que vous savez les effets dominaux quand on tape sur les grandes en règle générale elles essaient de se récupérer sur leurs sous-traitants et sous les les petites dans qui qui dépendent d'elles. Donc moi, je me satisfais pas de de cela mais globalement les TPE, les PME et les ETI sont protégés par une fiscalité puisqu'elle ne va toucher que 300 grandes entreprises. Voilà.

Ensuite, est-ce que le Premier ministre pouvait faire mieux dans cette copie, dans ce monde complètement fou, d'un parlement complètement irrationnel, qui n'a qu'une seule boussole, c'est celle de l'élection présidentielle, qui est prêt à tout ? Moi, je je pense qu'il s'en sort plutôt bien et que enfin, il va donner à à notre pays un moment de calme au moins, je l'espère, jusqu'à la prochaine présidentielle. Les entreprises, elles sont en difficulté.

Les petites sont en difficulté. C'est plus de 90 % du tissu économique de notre pays. Les petites entreprises 70000 sont parti au tapis.

Et moi, j'avais vraiment plaidé pour qu'on on n'attaque pas le chantier de l' de la diminution des allègements de cotisation sociale parce que ça aurait envoyé au tapis des milliers d'entreprises. Et donc je souhaitais que l'on arbitre plutôt madame la ministre des comptes publics m'avait dit "On peut pas tout faire, ça sera ou les allègements de charge ou la CVAE." Pour moi, de manière un peu égoïste pour les petites entreprises, je préférais ne pas toucher aux allègements de charge parce que la CVAE est elle n'est pas dû par les entreprises qui ont un chiffre d'affaires de moins de 500000 € et jusqu'à 2 millions, elle est assez faible.

Voilà. Donc globalement, nous on est plutôt satisfait de la situation. Bien sûr, ce n'est pas idéal.

Ce budget n'est pas un bon budget. Moi, je pense que c'est le moins pire. En tout cas, il faut s'attaquer à des réformes de fonds de la fonction publique qui coûtent énormément cher à la nation.

Arrêtons arrêtons-nous sur ce qui est central également dans les éléments et du premier ministre et du président de la République, c'est les 5 % garanti sur le déficit. On sent que ça ça va nous être martelé encore et encore. Ça vous semble tout à fait crédible ?

C'est assez crédible s'il n'y a pas une accentuation de la guerre commerciale avec les États-Unis et si l'Union européenne reste à 1 % de croissance, sinon on pourra pas le tenir. Euh il est assez vraisemblable, c'est pas le sujet du jour, mais que on va trouver un accord même désagréable avec les États-Unis parce que les Allemands qui dominent la l'Union européenne ne veulent pas de conflit avec les États-Unis. Il est vraisemblable qu'on passera autre chose assez rapidement.

On peut faire confiance à la planète. il va y avoir d'autres crises qui nous feront oublier le Grenland, mais si la croissance se maintient à 1 %, il est vraisemblable qu'on va se on va obtenir les 5 % à à un ou 2 milliards près, mais c'est pas satisfaisant pour l'économie française. Les grand les grandes réformes de structure ne sont pas là.

Dans les nouvelles technologies sur l'intelligence artificielle, sur l'espace, sur le numérique, il y a pas de mesures fortes pour assurer l'économie française dans 10 ans. Alors, c'était pas le travail qui était demandé à le cornu, mais néanmoins, ça fait plusieurs années de suite qu'on fait pas le travail nécessaire au long terme et on va le payer très cher à l'arrivée. Mais le pays avance, c'est ça qui qui l'emporte à la fin ?

Le pays avance. En tout cas, le pays s'enfonce pas dans une crise politique majeure. Je crois que le pays, je suis d'accord avec Christian, le pays n'avance pas parce que les réformes structurelles ne sont pas faites quand on voit à quel point il faut plus de croissance, il faut plus de recherche et développement, il faut préparer la robotisation, il faut préparer l'arrivée de l'intelligence artificielle partout, l'école de demain, la santé de demain, il y a tellement d'enjeux mais on ne s'enfonce pas dans une crise politique.

Moi je trouve que l'argument de Sébastien lecornu que contre il a dû écouter Guillaume Rocket tout à l'heure sur LCI parce que il dit il dit si on me dit qu'il y aura 5 % de déficit, c'est trop mais s'il y avait eu des législatives, s'il y avait eu une dissolution après une dissolution législative, la formation du gouvernement, ça nous emmenait au mois d'avril, au mois d'avril mai, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le gouvernement n'est pas vraiment n'est pas vraiment en action. Ça veut dire peut-être plus de déficit.

Allez-y. Moi, je je me demande si vous auriez préféré qu'on n'aille pas au bout du jeu parlementaire et que le 493 euh est soit intervenu est intervenu, je sais pas comment on dit, euh avant. Est-ce que vous auriez préféré euh qu'on ait pas cette cette tragédie comédie pendant 4 mois à l'assemblée pour avoir un budget avec 493 beaucoup plus vite ? même si j'entends bien qu'il fallait s'assurer la bienveillance des socialistes.

Est-ce que pour vous ça aussi ça ça compte dans dans votre soulagement ? Oui, enfin nous aurions préféré avoir un budget avant parce que depuis plusieurs mois que ce cirque dure et bien les entreprises elles sont au ralenti. La consommation elle est à tonne.

La prime rénovisans du bâtiment ils souffrent parce qu'ils savaient pas si ça va se faire, ça va pas se faire. enfin dans beaucoup de domaines euh cette instabilité et le fait qu'on éétait pas sûr d'avoir un budget, oui, ça aurait peut-être été utile, mais je pense que le Premier ministre a peut-être été un peu candide en imaginant qu'il allait pouvoir euh mettre autour de la table les gens avec un peu de responsabilité, retrouver le sens de l'intérêt général. Bah, malheureusement, il s'est trompé.

L'intérêt général, c'est une boussole qui a disparu du du palais Bourbau. Autre point, elle le promet la ministre en charge du budget, il y aura d'autres économies qui vont être annoncées. Elle, on le comprend, elle annonce les resserrages de boulons sur certains ministères.

On va apprendre des coupes importantes dans certains ministères. Lesquels est-ce que vous en avez un petit peu eu l'écho, Mathieu ? Mathieu des Moulin ?

Ce qu'on sait effectivement, c'est que mathématiquement, si on prend les concessions qui ont été faites par Sébastien Lecnu vendredi dans son allocution et les renoncements à baisser des impôts sur les sociétés qui ont été actées dans un courrier envoyé aux entrepreneurs ce weekend, il n'y a pas le compte pour revenir à 5 % de déficit et donc il va falloir aller plus loin. Il y a des budgets qui ont été sanctuarisés voir sanctuarisés à la hausse dans ce projet de budget sur lequel Sébastien Lecnu va engager sa responsabilité. C'est le cas de la défense, c'est le cas de la sécurité, c'est le cas d'autres budgets dit régaliens, mais il va falloir pour d'autres geler des crédits, c'est-à-dire que il les ministères seraient censés les avoir mais auront des consignes très claires, de ne pas les utiliser, de ne pas décaisser ces fonds.

On parle et Améline Monchalin le confirmait il y a quelques minutes de plus d'un milliard et demi d'euros qui vont être gelé dans les crédits des ministères et ça peut même aller encore plus loin si d'aventure comme ça s'est déjà produit ces dernières années les calculs ne sont pas exactement bon il va falloir geler encore plus comme ça a pu se faire et centralité de l'argument de Sébastien Lecnu c'est j'ai été ministre des armées nous sommes dans un monde en gros en guerre de guerre et il faut arrêter d'envoyer ce spectacle au monde et il Faut un budget pour les armées. Ça c'est à la fin quoi qu'il en soit l'argument massu, l'argument qui doit arrêter l'histoire. Je pense que c'est l'argument qui va le porter le plus auprès des Français parce qu'il y a une inquiétude et elle est légitime compte tenu de la de l'aggravation de la situation internationale.

Maintenant sur le fond, si vous voulez, pour réarmer un pays, il faut des finances publiques en ordre et qu'on puisse se réjouir de dire "Oh, regardez, le déficit de l'année prochaine, ce sera que 5 % du PIB." Mais enfin, on on on reste le mauvais élève de l'Europe. Alors, on nous dit "Ah mais vous allez voir, il y aura des il y aura des économies supplémentaires." Moi, je vais vous dire, j'attends de voir.

Tous les ans, on nous dit ça et à la fin des comptes, qu'est-ce qui se passe ? Les augmentations d'impôts, elles sont acquises, que ce soit pour les Français les années précédentes ou pour les entreprises cette année. En revanche, pour les pour les économies des des différents ministères, on ne les voit pas.

Donc, je suis à on va dire qu'on va être prudent en quelques mois. Non, non, mais je je voulais compléter. Si euh l'argument de la défense était si important, il fallait l'utiliser début décembre.

Pourquoi on attend un mois et demi pour l'utiliser ? Donc euh il a été utilisé début décembre, pardon. Oui, non mais dans ce cas-là, non mais je vais dire au sens de faire le 493 début décembre.

Non, parce qu'il fait donner de concession aux socialistes. Ça allait pas. Début décembre, il y avait pas assez de concession.

Il fallait avoir un accord de consentement mutuel, il fallait avoir un accord de non censure et il a fallu beaucoup de semaines pour obtenir l'accord de non début décembre, vous pouviez pas amener à la fois l'entrée, le plat et le dessert. Il fallait amener l'entrée en en décembre, le le le le plat principal entre les entre les fêtes et puis le dessert maintenant. Oui, mais enfin bon.

Ah bah c'est oui, c'est un digeste. Non, mais c'est un digeste mais au moins on a mangé. Oui, oui, certes, mais à ce moment-là, si vraiment il y avait un impératif absolu sur la défense nationale, il pouvait aussi aller aux ordonnances à mi-décembre à ce moment-là.

Non, parce que les ordonnances, vous avez une censure. Allez-y. Michel Picouz-moi, monsieur Michel Pic, allez-y.

Bon, il était pas du tout évident qu'au mois de décembre, sous un 493, il n'y ait pas une censure derrière et que le gouvernement tombe. On en a déjà vu deux tomber, donc c'était pas impossible. Moi, si vous me le permettez, juste une chose, enfin, je suis assez sidéré tout de même, je viens d'écouter la ministre des comptes publics.

Il faut se retrouver dans la situation catastrophique dans laquelle nous sommes pour qu'on nous dise on va se mettre à acheter un peu moins cher que ce qu'on achète. C'est-à-dire qu'on paye une fois, deux fois, trois fois le prix, euh les équipements publics. Ça c'est assez sidérant quand même de la façon dont le pays est géré depuis de nombreuses années.

Merci beaucoup Bastien OG depuis l'Élysée, vous avez suivi tout ça bien sûr pour nous. Bon alors sans surprise, il l'a acté le premier ministre Sébastien Lecnu le 493 et il a surtout justifié ce choix. Oui, avec regret et amertum-t-il dit.

Ce sont les mots qu'il a utilisé Sébastien Lecnu au moment de confirmer ce que nous vous annoncions déjà cet après-midi, à savoir qu'il utilisait cet article 493 de la Constitution et donc qu'il renonçait à la promesse, à l'engagement pris à son entrée en fonction, à savoir ne pas avoir recours à cet outil que lui donne la Constitution. C'est ce que d'ailleurs lui demandaient les les socialistes initialement. Alors quand il est venu devant la presse, c'était pour annoncer cette décision mais en fait c'était surtout pour justement se justifier, devancer un petit peu les critiques qui commençaient d' d'ors et déjà à fuser dans l'opposition mais y compris parfois dans son propre camp.

Au moment même où il a annoncé cela, pour tout vous dire, je recevais un un message d'un député du camp Macronis qui disait "Le premier ministre abîme encore et encore la parole politique." Voilà donc pourquoi Sébastien le Cornu avant même qu'il soit interrogé par les journalistes là-dessus et bien a pris les devant a bien dit que oui en effet il avait pris cet engagement initialement mais que selon lui sans têter et bien ce serait ajouté du désordre au désordre dans le pays. Et puis il a aussi Sébastien Lecnu tout en reconnaissant un semiéchec voul partager la responsabilité avec le reste de l'Assemblée nationale avec le reste des formations politiques en rappelant habilement que les socialistes eux-mêmes avaient demandé l'abandon du 493 initialement avant finalement ces derniers jours, ces dernières semaines et bien de se montrer plutôt ouvert à l'utilisation de cet article 493 de la Constitution.

Bref, Sébastien Lecornu voulait déminer les critiques dont il savait qu'elles allaient arriver, mais l'essentiel pour lui, c'est ainsi qu'il l'a jugé, et bien c'était d'avoir un budget.