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AutreFrance Inter — Le débat de midi (sur Site radio)· 5 juillet 2022 54 minAutoproduitMixte

Les jeunes et le vote : génération désengagée ?

Source d'origine 3 locuteurs

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0:17
Présentateur

à la table du débat de midi, où s'invite aujourd'hui une ritournelle. Oui, une ritournelle qu'on entend à chaque élection, celle de l'abstention massive des jeunes. Les trois quarts des 18-24 ans ne sont pas allés voter pour élire les députés le mois dernier et 4 sur 10 ont séché en avril pour la présidentielle. Des millions de voix potentielles qui passent sous le nez des candidats et de leurs opérations séductions sur TikTok, YouTube ou Snapchat, pendant que les spécialistes noircissent des feuilles entières et répondent aux questions pour tenter de comprendre ce péril jeune comme le titre souvent les médias.

Un phénomène complexe, plein de nuances, à commencer par les individus qui composent ce qu'on nomme un petit peu trop paresseusement les jeunes. Qui sont-ils ? Quelles raisons se cachent derrière leur abstention ? Et a-t-on affaire pour autant à une génération désengagée ? Le raccourci serait un peu facile. Autre question qui se pose, celle de la représentation politique. Si le vote est donc un truc de vieux, c'est l'avenir de notre démocratie qui est en jeu, diront certains. D'où l'importance de dessiner un chemin entre tout envoyer valser ou faire rentrer dans les cases d'un système dépassé. Comment faire ? Et bien on en débat ensemble jusqu'à 13h. C'est parti ! Camille Cronier.

Le débat de midi sur France Inter. Après cette journée consacrée aux 5 ans de l'accord de Paris, je voulais me tourner vers vous, notre jeunesse. Je ne suis pas allé voter parce que je pense profondément que ce n'est pas utile.

1:45
Invité

Capter l'attention des jeunes, c'est vieux comme le monde en politique. J'ai choisi de ne pas y aller parce que je ne me sens pas représentée par les partis politiques qu'il y a actuellement.

1:54
Présentateur

Vous avez vu le nombre de ceux qui n'ont pas été votés ? Ce n'est pas sérieux quoi. Le jeune devient un enjeu électoral. Et ce qui me fait encore plus de peine, c'est le pessimisme. Je ne le comprends pas et ça me fait de la peine. Il n'y a aucun programme qui m'a vraiment parlé. Je n'y ai pas trouvé d'utilité. Je vois dans l'extraordinaire précocité de Jeanne d'Arc l'occasion de souligner l'espoir que nous devons placer en notre jeunesse.

2:16
Locuteur non identifié

Du coup, on a décidé de ne pas voter parce que ce qu'ils proposent, les politiciens, ça ne parle pas forcément des étudiants.

2:34
Présentateur

Génération désenchantée. Mais la question qu'on se pose aujourd'hui est donc de savoir s'il s'agit d'une génération désengagée. Et j'attends toujours message, question, témoignage sur l'application France Inter et le mail du débat de midi. Pour débattre, justement, nous sommes avec Céline Braconnier. Bonjour. Bonjour. Vous êtes directrice de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye, professeur de sciences politiques, spécialiste de l'abstention. Donc, on pourra y revenir largement avec vous. Lorraine Lolo, bonjour. Bonjour. Co-fondatrice de l'association Cité des Chances qui promeut l'engagement et la démocratie dans les banlieues. Vous nous en direz un petit peu plus dans un instant.

Bonjour à Charles Sijenstoul, Alsacien député de la 5e circonscription du Barin. Bonjour. Ça va, je n'ai pas trop mal prononcé. Vous ne m'en voudrez pas si j'accroche de temps en temps. Alors, vous venez-vous d'arriver à l'Assemblée nationale dont vous faites partie, on peut le dire, des jeunes, mais des jeunes vieux, si je puis me permettre, puisque vous avez 33 ans, c'est ça ?

3:28
Invité

J'ai 33 ans.

3:29
Présentateur

Bon, et enfin, Mathéo Isaac Boussaki, bonjour.

3:31
Invité

Bonjour.

3:32
Présentateur

TikToker aux 62 000 abonnés avec votre compte LaPolitiqueDeMath. Vous avez 17 ans, vous sortez de terminale. Alors, première question en ce jour de résultat quand même. Vous l'avez eu le bac ou pas ?

3:43
Invité

Oui, je l'ai eu avec mention assez bien.

3:45
Présentateur

Ah bon, donc vous êtes content, tout va bien. Très content. Et vous allez faire quoi à la rentrée ?

3:49
Invité

Je pars à l'étranger, à Bruxelles, pour mes études en sciences politiques.

3:53
Présentateur

Bon, alors donc vous, vous avez 17 ans, vous n'avez pas encore voté. Est-ce que vous auriez aimé, est-ce que le vote, vous le voyez comme un droit et un devoir ?

4:01
Invité

Je le vois comme un droit et un devoir, en effet, et je pense que c'est très important. Et bien sûr, j'ai regretté de ne pas avoir pu voter, mais ce sera pour la prochaine fois.

4:08
Présentateur

Céline Braconi, on va le développer, mais est-ce qu'on peut dire en préambule que l'acte même de voter, pour lequel beaucoup se sont battus, aujourd'hui a perdu du sens. Quand on entend des jeunes, on l'entendait il y a trois minutes, dire voter, ça ne sert plus à rien.

4:23
Invité

Oui, alors ce n'est pas une majorité de jeunes, puisque paradoxalement, il y a 70% des jeunes qui continuent de penser que le vote, ça peut servir à changer des choses. Donc il y a une sorte de paradoxe, les jeunes votent de temps en temps, de moins en moins souvent. Ils votent quand même à 70% à la présidentielle. Mais c'est vrai qu'ils cessent de participer dès que l'enjeu n'est pas compris, que les programmes ne collent pas à leurs aspirations immédiates, et aussi par volonté de ne pas voter à l'aveugle. Il y a une vraie demande de compréhension des enjeux institutionnels, auxquels aujourd'hui on ne répond pas.

Et donc le vote intermittent des jeunes ne signifie pas, on peut d'ores et déjà le dire, ne signifie pas refus du vote. Et encore moins refus évidemment de l'engagement. C'est une exigence en fait.

5:13
Présentateur

C'est une appel à plus de clés de compréhension. Lorraine Lolo, quelles actions mène votre association,

5:17
Invité

donc Cité des Chances et où précisément ? Alors nous on est pour l'instant dans toute l'Île-de-France à peu près, sauf dans le 77 un petit peu moins. On compte plus d'une centaine de bénévoles, et on a tous entre 18 et 30 ans, enfin 29 ans pour le plus âgé en réalité. Et en fait nous on agit déjà dans les lycées, parce qu'on considère qu'en fait justement il faut donner des clés de compréhension, et qu'aujourd'hui l'enseignement moral et civique est en fait insuffisant, parce qu'il ne déclenche pas d'engagement, il ne permet pas forcément de comprendre tous les enjeux immédiats.

Donc nous en fait on fait de l'enseignement à la politique par la pratique, par la mise en situation, comme la simulation parlementaire. Et en fait aux abords de chaque élection, donc locales comme nationales ou européennes, on va directement dans les quartiers, que ce soit en bas des bâtiments, dans les missions locales, etc. pour parler directement aux jeunes, débattre avec eux, rappeler les enjeux, et rappeler que c'est important de pouvoir voter, et répondre à toutes leurs questions. Et ils vous disent quoi alors dans l'ensemble ? Ils sont plutôt blasés ? Ils sont plutôt intéressés ?

En fait on a d'un côté, on a ceux qui sont intéressés, mais qui disent justement, je n'ai pas envie de voter à l'aveugle, et j'ai plein de questions, et j'ai peur de faire le mauvais choix, parce que c'est quelque chose d'important, et ils s'en rendent compte. Et il y en a en fait qui sont totalement désintéressés, en se disant, de toute façon, droite, gauche, à quoi ça sert ? Ça ne change rien du tout à ma vie, ça ne change rien à mon quotidien, et je n'y vois pas l'intérêt en fait. Charles Zitzenstuhl,

6:46
Présentateur

vous êtes arrivé comment, vous à la politique ?

6:49
Invité

Moi je suis arrivé jeune à la politique, ça m'intéressait déjà quand j'étais à la fin du collège, au début du lycée, puis j'ai pris ma carte le lendemain de mon bac.

6:56
Présentateur

Où ça ? Votre carte où ?

6:58
Invité

A l'UMP à l'époque.

6:59
Présentateur

A l'UMP ?

6:59
Invité

Je me suis engagé à droite, et c'était l'UMP qui était dirigé par Nicolas Sarkozy à l'époque, et qui avait d'ailleurs réussi à fédérer beaucoup de jeunes autour de lui, c'est sûrement la dernière fois que la droite avait une organisation de jeunesse assez massive, et c'était il y a 15 ans.

7:10
Présentateur

Et ça vous vient d'où cet intérêt ?

7:12
Invité

Alors je ne sais pas, c'est quelque chose qui est venu très naturellement en moi, je n'ai pas une famille spécialement engagée en politique, et ça m'a intéressé assez naturellement quand j'étais à l'école. Voilà, j'aimais beaucoup l'histoire, donc il y a certainement un lien.

7:24
Présentateur

Cette abstention massive chez les 18-24 ans, je précise, c'est vraiment la transdage qui va nous intéresser plus aujourd'hui, elle vous étonne vous ?

7:32
Invité

Elle m'étonne, et puis elle m'inquiète surtout, sur l'avenir de la démocratie en France. Moi je l'ai constaté au cours de la campagne des législatives, et puis même de la présidentielle, il y a un désintérêt de cette tranche d'âge-là, et un peu plus largement, jusqu'à la trentaine, pour les élections. Et donc je pense qu'il y a un peu un état d'alerte sur la santé de notre démocratie.

8:00
Présentateur

Céline Braconi, est-ce que vous pouvez nous rappeler les chiffres précisément, au moins sur les deux dernières élections, donc les législatives et la présidentielle ?

8:07
Invité

Oui, alors on estime, d'après les enquêtes, puisque l'INSEE est en train de travailler sur les listes d'émargement pour avoir des données plus solides au niveau national, on estime que 27% des jeunes ont participé aux élections législatives, et que 66 à 72% en fonction de l'âge, de la tranche d'âge, jusqu'à 30 ans, ont participé à la dernière présidentielle. On était déjà sur ces chiffres-là en 2017. D'accord, donc c'est statu quo, ou est-ce que ça va de pire en pire ?

8:34
Présentateur

C'est ce que je voulais vous demander.

8:35
Invité

Non, il n'y a pas de statu quo, malheureusement. On est sur une importante démobilisation électorale, notamment aux législatives, qui continue de s'accroître, et qui continue de s'accroître, et s'accroît parallèlement le décalage et les inégalités entre les tranches d'âge. C'est-à-dire qu'on pouvait s'attendre à ce qu'une hausse très très forte de l'abstention finisse par atténuer les écarts, parce que ça signifie que dans toutes les classes d'âge, il y a des abstentionnistes. Ça n'est pas le cas. Plus l'abstention augmente, plus les écarts de participation entre les jeunes et les 65-69 ans, par exemple, qui constituent la tranche d'âge la plus participationniste, s'accroît.

Cet écart-là, il a doublé, l'écart de participation entre les jeunes et les autres, et notamment les plus âgés, a doublé en une décennie, y compris pour l'élection présidentielle. L'écart était déjà très très très élevé pour les législatives, les régionales, les départementales. Je vous rappelle que les 18-24 ans ont voté à 15% aux dernières régionales. 15% ! 15% ! 27% aux législatives, là, il y a quelques semaines. Et les écarts pour les législatives étaient déjà très importants il y a 10 ans, de 35-40 points entre ces tranches d'âge.

Mais ce qui accroît la difficulté, c'est qu'y compris à la présidentielle, qui reste quand même l'élection la plus mobilisatrice pour les jeunes, eh bien, l'écart de participation a doublé. Donc les jeunes, oui, remettent à distance de plus en plus l'institution électorale, tout en continuant de dire qu'ils ne remettent pas en question la démocratie représentative et le principe même du vote. En revanche, ils ont des exigences qu'ils explicitent de plus en plus fréquemment et ouvertement. Et est-ce que c'est pareil dans les autres pays ou est-ce que c'est quelque chose de très franco-français ? Alors, l'ampleur du phénomène est propre à la France.

Mais la difficulté à faire voter les jeunes n'est pas du tout propre à la France. Et elle n'est pas propre à notre histoire très contemporaine. Ça a toujours été... Le vote, ça a toujours prolongé des formes d'intégration sociale. Donc, ça a toujours prolongé l'intégration dans la vie active, la fondation d'une famille, etc. Donc, on a toujours plus voté à 40 ans qu'à 25. Mais ça s'est accentué avec le temps. Ça s'est doublé d'un phénomène générationnel qui est particulièrement fort en France.

Puisque en France, aujourd'hui, les personnes de 60 ans continuent de voter même quand elles n'y croient plus, même quand elles sont désenchantées par devoirs civiques, alors que les jeunes n'y vont plus quand ils n'y croient plus. Ils ne culpabilisent plus de ne pas voter. Et ça, ce sentiment-là de ne pas avoir à y aller du tout si l'offre ne correspond pas, si on ne comprend pas les enjeux, il est particulièrement fort en France.

11:12
Présentateur

Mathéo, Isaac Boussaki, est-ce que vous, quand vous avez créé votre compte TikTok il y a un peu plus de deux ans, c'est ça ? Est-ce que c'était justement pour essayer de mobiliser des jeunes autour de vous, plus âgés aussi, mais pour essayer de les mobiliser, pour essayer de leur faire comprendre des choses, c'était dans quel but que vous avez fait ça ?

11:30
Invité

C'était vraiment dans ce but de pouvoir sensibiliser les jeunes à la politique, au vu de... C'était après, en fait, les régionales à peu près que j'ai créé mon compte où j'avais vu le taux d'abstention des jeunes qui était énorme. Et donc j'ai voulu les sensibiliser parce que c'était... Enfin, je trouve ça très important et j'ai l'impression qu'en effet, ils n'ont pas les clés pour comprendre forcément le système électoral, comment marche, par exemple, l'Assemblée nationale, etc. Et on ne travaille pas assez dessus. Et l'exemple de l'EMC, par exemple, c'est pas...

11:57
Présentateur

L'EMC, l'enseignement moral et civique.

11:58
Invité

Voilà, c'est une heure toutes les deux semaines.

12:00
Présentateur

C'est une heure toutes les deux semaines dans le secondaire, une heure toutes les semaines dans le primaire, me semble-t-il, depuis 2013, je crois.

12:06
Invité

Donc c'est pas du tout assez. On ne parle pas... Enfin, pour mon expérience et l'expérience de beaucoup de personnes, c'est uniquement faire des exposés la moitié de l'année, les présenter ensuite. Et on ne connaît pas assez bien dans le détail chaque fonctionnement du système électoral.

12:20
Présentateur

Alors, on a un autre Mathéo qui nous écrit sur l'application France Inter à l'instant. J'ai 18 ans, je vote, je suis assez engagée, mais je me demande si l'argument du aucun programme ne me correspond ou ne me représente n'est pas un argument de facilité pour des gens qui ont juste eu la flemme de les lire. Est-ce que ça, vous le constatez à la fois dans vos abonnés et parmi vos amis, vos connaissances, une sorte de flemme aussi quelque part ? Du coup, ne pas aller voter n'est pas forcément un acte politique ?

12:45
Invité

Je pense que ça existe, mais c'est très minime. Je pense qu'il y a surtout un manque de confiance envers les politiques et l'impression qu'ils vont trahir forcément leur parole. Il y a beaucoup d'exemples. Le climat, je sais que c'est très important pour les jeunes. C'est un sujet très important. On peut voir qu'Emmanuel Macron disait il y a quelques mois, le 16 avril, que le gouvernement sera écologique ou ne sera pas. Et hier, quand il a fait son nouveau gouvernement, le ministère de la Transition écologique est passé de la cinquième à dixième place du rempli protocolaire. Et par exemple, le ministre qui a été nommé, M.

Béchut, n'a aucune expérience et n'a jamais travaillé, que ce soit de près ou de loin, dans l'écologie.

13:19
Présentateur

Je vais laisser Charles Cizensoul vous répondre dans un instant. Mais juste d'abord, Lorraine Lolo, est-ce que dans les territoires de banlieue où vous travaillez, donc où vous intervenez, est-ce que justement, il y a tous ces discours qui ressortent ? Est-ce que vous constatez une sorte de phénomène particulier ces derniers mois, ces dernières années ?

13:37
Invité

En fait, c'est en fait les banlieues et les quartiers populaires, d'une manière générale, nous, on intervient. Déjà, on remarque, c'est des quartiers où il y a beaucoup d'enfants d'immigrés, dont je fais partie. et on constate que quelque part, on a intégré, et moi, je me sentais comme ça avant d'avoir mon déclic que j'ai eu à 16 ans, de, en fait, ce n'est pas votre pays, ça ne vous concerne pas, etc. Et du coup, on intègre ça en se disant, bon, peut-être qu'en fait, on doit se faire discret, on ne doit pas trop donner notre avis, etc. Et en fait, il y a une espèce de stigmatisation qui, je pense, est intégrée.

et je pense qu'il y a aussi ce problème de, on n'a pas envie quelque part de demander de l'aide, on a envie de s'en sortir par nous-mêmes, même sans la politique, en fait. Donc, une forme d'auto-exclusion ? Oui, en fait, je pense que c'est vraiment à la fois de l'auto-censure, de je ne comprends pas assez, donc je n'ai pas trop envie de me risquer, mais aussi de l'auto-exclusion, de je me sens exclue, donc je continue à m'exclure et je m'en sortirai par moi-même sans la puissance publique, notamment.

14:43
Présentateur

Charles Tiedenstoul, je n'y arrive pas, je suis désolée, j'ai du mal. Le sociologue Benoît Cocard déclarait dans Un Intentia au Monde en mars dernier, je le cite, les jeunes ruraux ne se sentent pas représentés ni dans leurs préoccupations ni par quelqu'un qui leur ressemble. Alors, lui s'intéresse particulièrement aux jeunes des milieux populaires du Grand Est, donc vous qui faites partie de cette région, est-ce que vous avez l'impression tout simplement de les représenter ?

15:07
Invité

Moi, je représente les gens qui sont venus voter, les députés représentants du peuple, mais je veux un peu nuancer ce qu'ont dit les deux précédents orateurs, parce que moi, ce que j'ai quand même constaté au cours des dernières campagnes électorales, c'est que ce phénomène, il concerne l'ensemble de la jeunesse, tous les milieux, toutes les origines, qu'elles soient sociales, ethniques ou religieuses, et que le phénomène de flemme qui a été pointé avant par un des auditeurs, moi, je l'ai beaucoup constaté et je l'ai beaucoup entendu, c'est-à-dire que j'ai rencontré beaucoup de jeunes électeurs au cours de ma campagne législative il y a quelques jours encore, et puis, après, on a pu constater que je n'étais pas forcément toujours certain que ces personnes qui m'avaient dit on ira voter, etc., étaient effectivement bien allées voter et il y a beaucoup d'excuses de facilité, ce n'est pas très compliqué de voter en France.

16:10
Présentateur

Mais sur ce que disait Mathéo... Et donc, moi,

16:11
Invité

j'ai beaucoup constaté que ça a été, oui, c'est la flemme...

16:15
Présentateur

Et le sentiment de trahison qu'évoquait Mathéo Isaac Boussaki à l'instant ?

16:19
Invité

Dans les milieux, les quartiers populaires où des villes comme la Seine-Saint-Denis ont une abstention bien plus forte que dans des villes comme Paris, comme Bordeaux, même pour l'ensemble de la population. Mais je pense que l'abstention chez les 18-24 ans, elle a été massive partout en France. Donc, c'est un phénomène qui traverse toute la jeunesse. Céline Braconnier. Oui, alors, vous avez raison de dire que c'est la jeunesse, y compris étudiante, c'est d'abstenue. Mais il y a plusieurs jeunesses, on a commencé l'émission en le rappelant.

Et effectivement, la jeunesse qui cumule les difficultés, notamment économiques, est beaucoup plus abstentionniste que la jeunesse étudiante qui, par ailleurs, est en situation difficile pour voter. toute la jeunesse du fait de problèmes liés aux procédures électorales, à l'inscription sur lesquels on reviendra, qui neutralisent en grande partie la capacité des jeunes, y compris des étudiants à voter. Moi, je voulais au contraire dire à quel point j'étais d'accord avec ce qu'avaient dit Lorraine et Mathéo.

systématiquement, quand on a des records d'abstention, on les enregistre dans les quartiers populaires des grandes villes, tout simplement parce que ce sont des quartiers plus jeunes que la moyenne, mais où tout ce qui conduit à s'abstenir est cumulé. Il y a plus de chômage qu'ailleurs, le chômage des jeunes est très important, il y a moins de diplômes qu'ailleurs, et le niveau de diplôme conduit aussi à la distance aux urnes, et puis il y a un problème aussi de confiance en soi qui conduit à moins y aller qu'ailleurs. Donc, il y a des inégalités au sein de la jeunesse même si l'abstention affecte toutes les jeunesses, c'est important de le rappeler.

Et poser le débat en termes de flammes est problématique de mon point de vue parce que c'est une approche morale et moralisatrice qui, jusque-là, qu'on a activé beaucoup jusque-là et qui ne conduit pas à essayer d'identifier des solutions. Alors que ce que montrent les jeunes, c'est que quand on met du sens, quand on explique, eh bien, il y a une bonne volonté que toutes les jeunesses sont prêtes à partager. Donc, le retour aux urnes, c'est aussi à nous, adultes et à nous, institutions, d'imaginer comment l'orienter.

18:25
Présentateur

On va en parler. Léo nous écrit aussi sur l'application France Inter. Je pense que l'identification dans les candidats est peut-être un problème des élections actuelles. C'est un peu compliqué pour nous sachant qu'ils ne sont plus à notre place et ont vécu leur jeunesse dans une société différente. Allez, 18-24 ans, génération désengagée ou pas, on se pose la question dans ce débat de midi. Préparé par Maxime Cochelin avec Pénélope Tricard, réalisé tout l'été par Théo Raison et c'est Arnaud Cahier qui est à la technique.

19:46
Locuteur non identifié

Elle de montagne,

20:54
Présentateur

c'était Laissez-moi rêver.

21:03
Locuteur non identifié

Pour moi, un homme politique idéal, à mon avis, il n'existe pas, mais il ne faut rien qu'il soit objectif, qu'il essaie de présenter le problème à des gens qui n'ont pas forcément des connaissances. Donc, essayer de se mettre au niveau de tout le monde, de ne pas regarder d'un air un petit peu dédaigneux.

21:19
Présentateur

Quelle image vous faites-vous de l'homme politique idéal ?

21:22
Locuteur non identifié

L'homme politique idéal ? Ça se complique. Il faudrait voir si ça existe. Il y avait un homme dont on parle beaucoup actuellement, par exemple, c'est John Fitzgerald Kennedy. À mon avis, ça représente un idéal parce qu'il croyait en ce qu'il faisait, à mon avis, d'après tout ce qu'on dit. et puis, il intéressait les gens à ce qu'il faisait.

21:45
Présentateur

Ces archives de 1974 datent du vote à 18 ans avec des lycéens et leur vision de l'homme politique idéal. Charles Zidenshoul, est-ce que vous avez l'impression, tiens-vous, de faire rêver ?

21:58
Invité

Ça, je n'en sais rien. Est-ce que c'est votre but ? Ce n'est pas du tout mon but quand on s'engage en politique. C'est d'améliorer la situation du pays et la vie de nos concitoyens.

22:06
Présentateur

Mais oui, pourquoi ça ne passerait pas par le rêve ?

22:09
Invité

Ça, c'est à mes concitoyens, à mes électeurs, de le dire. Ce n'est pas à moi de juger si je fais rêver ou pas mes concitoyens. En tout cas, je sais que j'ai remporté les élections il y a quelques jours à 60%. En tout cas, j'ai recueilli la majorité des électeurs. Sur la désaffection des jeunes, je pense qu'il y a un autre phénomène qui m'a beaucoup frappé. C'est que quand on voit les jeunes qui, pour le coup, s'engagent et vont voter, on remarque souvent que ce sont des jeunes qui ont des engagements par ailleurs. Que ça soit des engagements que ça soit des engagements par exemple dans des paroisses ou que ça soit des engagements dans des corporations bien particulières.

22:47
Présentateur

Dans des paroisses, vous parlez socialement de certains jeunes.

22:50
Invité

Oui, et que ça soit aussi dans certaines corporations professionnelles. Je pense notamment aux jeunes agriculteurs. Donc, on voit que quand on prend le problème à l'inverse de voir ce qui déclenche l'engagement très jeune, on voit que l'inclusion dans des milieux sociaux bien particulières aide. Et donc, je pense que la désaffection d'une partie de la jeunesse est aussi le reflet de l'individualisation et de l'individualisme croissant de nos sociétés.

23:17
Présentateur

Mais est-ce qu'il n'y a pas aussi, vous disiez tout à l'heure, donc vous aviez pris au départ votre carte à l'UMP, vous avez travaillé jusqu'à récemment avec Bruno Le Maire par exemple, est-ce qu'il n'y a pas cette espèce de politique à la papa, si je peux le dire comme ça, si vous me le permettez, qui finalement a fait du mal et qui a un petit peu participé, voire attisé la défiance sous le désintérêt de certains ?

23:38
Invité

Je ne pense pas parce que ce qui est étonnant avec la dernière élection présidentielle, c'est qu'on voit que le candidat qui a recueilli le plus de votes dans les jeunes qui se sont déplacés, je disais sous le contrôle de Mme Braconnier, c'est le candidat le plus âgé, paradoxalement. Oui,

23:51
Présentateur

mais qui ne représente pas encore une fois la politique dont je vous parle assez de droite.

23:54
Invité

automatiquement ne recueille pas le soutien de la jeunesse, donc je ne suis pas sûr que l'identification se fasse autour de critères d'âge mais plutôt autour d'une bonne campagne ou de l'idéologie.

24:05
Présentateur

Là, je parlais plus d'une forme de politique et d'image qui est plutôt la politique de l'ancien monde, si je dois le dire comme ça. Oui, mais l'ancien monde,

24:10
Invité

c'est tous les Français qui l'ont rejeté en 2017 d'ailleurs et ils ont confirmé ça à l'occasion de l'élection présidentielle 2022, pas simplement les jeunes. L'ensemble des Français l'ont rejeté l'ancien monde.

24:17
Présentateur

Céline Braconnier sur ce point-là ?

24:19
Invité

Non, alors il y a un engagement des jeunes sur le terrain, dans le milieu associatif ou même en dehors des associations qui est indéniable et qui me font douter un peu de la thèse de l'individualisme grandissant. Il y a des formes de solidarité qui s'exercent dans tous les milieux y compris dans les quartiers les plus éloignés du vote. Le problème qu'on a, c'est que ce sont des engagements qui tentent à se faire maintenant de plus en plus parallèlement à notre fonctionnement institutionnel et on n'arrive plus à se faire croiser les mondes des institutions et notamment par le biais du vote et puis de ces formes d'engagement quotidiennes qui sont réelles des jeunes.

Donc il y a un problème de canal institutionnel mais pas un problème d'engagement ou de rejet du système par les jeunes.

25:06
Présentateur

Mathéo Issac-Boussacki, vous êtes d'accord avec ce que viennent de dire Céline Braconnier et Charles Sitzenschul ?

25:12
Invité

Je suis d'accord sur le fait que les jeunes s'engagent toujours mais différemment. On peut voir qu'on parle de l'engagement post-it, c'est-à-dire qu'ils sont engagés sur des causes qui changent rapidement mais sur des causes plus que des partis politiques et même au niveau par exemple des manifestations qu'il y a eu pour le climat, pour Black Lives Matter, pour d'autres manifestations, on voit qu'ils se mobilisent même sur les réseaux sociaux avec les Ouïghours mais je pense qu'ils s'abstiennent parce qu'ils ont l'impression d'être pas assez représentés au niveau de l'Assemblée nationale.

25:41
Présentateur

Donc vous, pour vous, c'est vraiment la clé du problème. Est-ce que par exemple quand vous avez Charles Sitzenschul en face de vous qui est quand même on va dire dans les jeunes de l'Assemblée nationale à 33 ans, est-ce que vous avez l'impression qu'il peut vous représenter vous à 17 ans ?

25:54
Invité

Je pense que ça va même en dehors de là, c'est plus sur la profession, sur l'endroit où la personne vient, c'est qu'on a l'impression qu'en politique il y a beaucoup plus de bourgeoisie entre guillemets que dans l'ensemble de la population ou même au niveau des métiers, les personnes ouvrières sont beaucoup moins représentées que ce qu'elles sont en général en France et je pense que déjà c'est important d'être assez bien représenté et que surtout à l'Assemblée nationale on soit représenté par rapport à ce qu'est la population mais aussi par rapport à la manière dont fonctionne le système électoral qui pour moi est un peu dépassé sur plusieurs points.

26:31
Présentateur

Mais être représenté à l'Assemblée nationale ça vraiment conditionne le fait d'aller voter et aujourd'hui il y a des gens effectivement qui disent je ne me suis pas représenté je ne me suis pas représenté donc je ne vais pas voter donc il y a quand même une sorte de paradoxe qui ne va pas là non ?

26:43
Invité

Oui mais ce que je disais c'était plutôt par rapport à ce que font les personnes de leur vie plus que leur âge particulièrement parce que comme vous l'avez rappelé c'est le candidat le plus âgé donc Jean-Luc Mélenchon qui a recueilli le plus de voix chez les jeunes et le candidat le plus jeune Emmanuel Macron qui a recueilli le plus de voix chez les plus âgés donc c'est plus ce que renvoie la personne et ce que propose la personne qui parfois dérange.

27:07
Présentateur

Lorraine Lolo sur cette question de l'engagement alors j'ai lu le témoignage d'Antoine 22 ans dans la presse il dit ça la génération de mes parents pense que si on ne vote pas on n'a rien à dire je ne suis pas d'accord vous êtes d'accord vous ?

27:18
Invité

Non moi non plus je ne suis pas d'accord parce que nous dans les débats qu'on fait dans les quartiers on rencontre des gens qui ont plein plein de choses à dire et qui considèrent que le vote que les institutions ne sont pas adaptées ou en tout cas n'écouteraient pas ce qu'ils ont à dire même s'ils votent donc je pense que c'est un peu caricatural et je trouve un peu moralisateur de dire ça parce qu'il y a d'autres formes d'engagement en fait nous on promeut l'engagement au sens large que ce soit dans les marches que ce soit dans l'associatif dans le syndicalisme en politique etc on le promeut vraiment au sens large et nous d'ailleurs pour la représentation on a une phrase qu'on dit tout le temps à chaque fois qu'on nous dit je ne me sens pas représentée on leur dit si vous ne me sentez pas représentée présentez-vous parce que c'est quelque chose qui est possible à partir du moment où on a 18 ans et qu'on est nationalité française on peut se présenter à des élections maintenant il y a des freins il y a des freins économiques il y a des freins du temps etc mais nous on travaille notamment avec des partenaires comme tous élus qui accompagnent les personnes qui se présentent à une élection pour la première fois il y en a beaucoup qui est de plus en plus depuis que vous faites ça il y en a de plus en plus qui nous envoient des messages en disant franchement j'y ai réfléchi etc et j'aimerais bien peut-être pas me présenter là tout de suite aux élections législatives par exemple mais peut-être la prochaine etc et commencer à m'y intéresser et me dire oui effectivement je peux représenter une certaine voie en France une certaine expérience en fait de la vie que ce soit sociale professionnelle etc

28:48
Présentateur

Céline Braconnier ce phénomène que certains appellent la démocratie directe je crois c'est-à-dire faire des actes concrets sur le terrain quotidien c'est une vraie évolution assez récente dans le paysage français Oui

29:01
Invité

alors ce qui est nouveau c'est la désinstitutionnalisation vraiment très forte des formes d'engagement et qu'on observe de façon assez généralisée au sein des jeunes générations mais je voulais insister sur le fait que se sentir représenté c'est pas seulement une question d'âge ou même de milieu social même si tous ces éléments entrent en compte mais Mathéo a souligné à quel point il y avait un sentiment de décalage quand on voit que certaines préoccupations qui sont très majoritaires chez les jeunes sont traitées de façon secondaire dans nos politiques publiques et puis dans le programme de certains candidats donc ça accentue et c'est premier sans doute dans le sentiment de ne pas être représenté c'est que les préoccupations ne sont pas représentées et dans le petit son que vous avez donné tout à l'heure qui date de 1974 ce qui m'a intéressé c'est qu'il a été question de dédain et de manque de pédagogie et c'est encore ce qu'on entend aussi c'est-à-dire que face à cette situation où les jeunes prennent leur distance à l'égard des institutions il faudrait commencer par se dire comment on peut leur parler manifestement on n'est pas sur le bon temps on n'est pas sur le bon contenu comment on s'adresse aux jeunes notamment à l'école et notamment en soutenant les associations qui font du travail de terrain pour redonner envie et redonner du sens à l'engagement y compris institutionnel parce que moi ce que dit Lorraine j'y suis très sensible mais il faut savoir que les répertoires d'action et d'expression politique sont très cumulatifs ça signifie que les jeunes qui s'engagent qui vont dans des réunions qui vont dans des manifestations sont souvent aussi déjà des jeunes qui votent et donc notre problème ne se résoudra pas en regardant juste du côté des personnes qui font de la politique autrement il faut poser la question de comment on renoue le lien des jeunes avec l'institution électorale

30:51
Présentateur

un message de Clara sur l'application France Inter bonjour je fais partie des vieilles jeunes parce que j'ai 28 ans je ne vote plus parce que j'ai perdu toute la confiance en la politique et les politiciens l'exemple sur le climat avec Emmanuel Macron est très parlant je fais pourtant partie d'une famille qui a toujours voté mes parents d'ailleurs ne comprennent pas mon abstention alors je reviens sur ce point Charles Zitzenstuhl vous qui êtes député de la majorité vous comprenez qu'il y a certaines déclarations qui sont faites notamment en période de campagne électorale et derrière il y a des actes qui viennent faire l'inverse de ce qui a été annoncé et que tout ça ça contribue à dégoûter quelque part certains citoyens que ce soit d'ailleurs des jeunes ou des plus âgés

31:28
Invité

c'est sûr que le point que vous évoquez on l'a depuis plusieurs années dans le pays et c'est ça qui fait notamment que la politique à l'ancienne comme vous le dites elle a été rejetée massivement il y a 5 ans et que ça a été confirmé en 2022 Maud nous redit

31:46
Présentateur

pardon mais j'insiste parce que Maud nous renvoie encore un message les sujets qui concernent et inquiètent les jeunes sont rarement pris en compte donc ça va dans ce sens là

31:53
Invité

mais je pense qu'il y a plus un problème de pédagogie parce que si je prends un exemple très concret de ce qu'a fait la majorité sortante qui a été reconduite sur les problèmes notamment de repas des étudiants il y a des aides importantes qui ont été données à l'occasion de la crise notamment le repas à 1 euro ça a été une avancée quand même majeure pour les étudiants moi que je n'ai pas connue par exemple quand j'étais étudiant et donc il y a parfois des décisions importantes qui sont prises mais dont la publicité et la communication ensuite n'est peut-être pas suffisante et moi ce qui m'interpelle beaucoup et je crois que la distinction qu'il faut faire c'est celle entre l'engagement et l'intérêt pour le débat public et la politique qui reste présent je pense dans toute la population et chez les jeunes ça je suis d'accord et le vote et la difficulté qu'on a aujourd'hui c'est que le vote est moins considéré comme faisant partie de façon importante de la panoplie démocratique et que ça pose une vraie difficulté parce que le vote tendanciellement va de plus en plus surreprésenter des catégories sociales ou des catégories d'âge et donc l'urgence c'est de réexpliquer auprès de la jeune génération que le vote est un acte important et que ça doit être la traduction au bout d'un engagement public ou d'un engagement citoyen

33:18
Présentateur

c'est à dire qu'il peut y avoir effectivement d'ailleurs il y a peut-être déjà aujourd'hui une crise comme on dit de la représentation politique qui peut être dangereuse entre guillemets pour l'avenir de la démocratie

33:27
Invité

Céline Bracoli bien sûr une démocratie représentative elle n'a pas de sens et elle n'inclut pas le plus de monde possible donc là quand on a des catégories entières qui cessent de voter et notamment des jeunes et bien ça nous interroge non c'est clairement on a atteint le seuil le niveau d'abstention chez les jeunes trop élevé pour ne pas se poser la question je pense que tous les partis politiques et toutes les forces politiques du pays le reconnaissent et donc il est temps de se mettre tous autour de la table pour réfléchir aux mesures qui peuvent aider à aller dans un sens contraire On va en parler

33:59
Présentateur

dans un instant Lorraine Lolo quand même pour comprendre les jeunes les personnes que vous croisez est-ce qu'elle croit encore au système institutionnel actuel on va dire et à son fonctionnement ?

34:10
Invité

Bah non et c'est pour ça qu'ils ont du mal il et elle ont du mal à s'engager dans des partis politiques quand même des associations etc parce que justement par exemple pendant la crise on a vu plein d'actes de solidarité des gens qui faisaient des maraudes etc dans nos quartiers mais quand on leur demande est-ce que vous avez mis enfin est-ce que vous avez créé une association alors qu'on a un pays où c'est super simple de créer une association bah ces gens nous disaient non enfin on le fait parce que c'est nécessaire et qu'on estime que c'est important mais on bah en fait on se structure pas de manière institutionnelle on va pas demander des aides à la mairie à notre député etc on le fait vraiment par nous-mêmes mais après nous on essaye de mettre en place justement des solutions et d'expliquer que bah enfin se constituer en association notamment ça permet d'obtenir des aides de déployer nos actions etc après on a d'autres freins en tant qu'association mais ça c'est un autre débat

34:59
Présentateur

Mathéo Issac Boussaki sur ce qu'on vient de dire sur la déconnexion quelque part d'une certaine partie de la population avec les institutions aujourd'hui

35:07
Invité

avant ça je voulais juste réagir par rapport à ce que disait monsieur le député au sujet de l'aide qu'a apporté Emmanuel Macron aux étudiants donc les 1 euro par repas je pense que les jeunes ils demandent d'être responsabilisés et de pas dépendre du CRUS et d'avoir des repas à 1 euro mais vraiment par exemple d'avoir une allocation on voit que 42% des jeunes aux législatives qui ont voté ont voté pour la NUPS donc l'union de la gauche et cette NUPS donc proposait une allocation de 1063 euros pour les jeunes donc ils demandent vraiment de pouvoir être responsabilisés et je pense pas que ça soit vraiment enfin c'est une aide mais c'est une aide qui n'est pas suffisante par rapport à l'urgence qu'il y a et ensuite vous disiez également qu'Emmanuel Macron n'était plus le vieux monde et qu'on l'avait montré dans les urnes mais pour moi le vieux monde c'est par exemple un nombre de ministres qui est très conséquent qui est accusé de différentes choses on peut retrouver M.

Darmanin pour viol pour harcèlement pour abus de confiance Mme Dussop M. Moriti Mme Miralès M. Solaire ou encore d'autres

36:00
Présentateur

qui ne sont pas au gouvernement il y en a qui ne sont plus

36:03
Invité

au gouvernement oui mais qui sont conseillers qui sont en tout cas dans le gouvernement

36:07
Présentateur

et donc quoi ? qu'est-ce que vous dites là ?

36:09
Invité

je pense que déjà il y a un manque de confiance qui est énorme et les personnes ne veulent plus de ce vieux monde en effet ils veulent un nouveau monde où on veut des ministres exemplaires des membres du gouvernement exemplaires des conseillers exemplaires et pas ce que propose actuellement Emmanuel Macron

36:23
Présentateur

Charles Sietjenstuhl au-delà de la personnalité d'Emmanuel Macron est-ce que tous ces enjeux-là vous en discutez dans vos partis dans vos groupes politiques entre collègues est-ce que ça fait partie des conversations que vous avez ?

36:36
Invité

ça fait partie des conversations des conversations qu'on a moi sur le

36:41
Présentateur

pardon mais du coup ça veut dire quoi vous cherchez vraiment des moyens vous faites des brainstorming vous dites comment on fait etc ou juste voilà

36:47
Invité

non mais moi j'en ai beaucoup j'en ai beaucoup discuté par exemple dans mes différentes campagnes avec mon équipe de campagne avec d'autres élus et on se pose à chaque fois la question de comment est-ce qu'on a davantage de jeunes qui viennent aux réunions etc et on constate tous la même chose d'ailleurs c'est un phénomène qui concerne toute la France tous les partis politiques toutes les sensibilités politiques dans les réunions électorales on a toujours une sur-représentation des personnes qui ont plus de 50 ans une sur-représentation des plus jeunes et donc est-ce qu'en tant

37:18
Présentateur

qu'élu aujourd'hui quelque part vous vous sentez légitime

37:21
Invité

est-ce que vous vous sentez légitime ?

ah oui moi je me sens légitime je pense qu'on a un système on a un système de démocratie représentative qui fonctionne qui fonctionne encore bien moi j'ai été élu par plus de 25 000 personnes donc c'est quand même c'est quand même un nombre considérable mais cette question elle concerne encore une fois tout le monde et je pense qu'il y a aussi d'ailleurs un effet de génération qui est important parce que si j'essaye de réfléchir à pourquoi quand j'étais jeune mes grands-parents me disaient que c'était important d'aller voter et j'ai encore la chance d'avoir ma grand-mère qui est en vie et la génération de mes grands-parents c'était une génération pour laquelle il était impensable de ne pas aller voter c'est-à-dire qu'il pleuve qu'il vente qu'il neige il fallait se déplacer pour remettre son bulletin dans le mur c'est aussi une génération qui a connu la conquête du suffrage universel et qui a vécu notamment du fait de la seconde guerre mondiale ce qu'est de vivre dans un régime où on n'a pas le droit de vote et dans un régime qui n'est pas démocratique et que peut-être que les générations qui ont suivi sont des générations qui sont arrivées à la politique où la démocratie était considérée comme un acquis et allée de soi donc on en revient au point de départ de notre émission je pense qu'il y a un enjeu très important autour de l'école autour de l'histoire et l'éducation nationale où il faudra peut-être renforcer l'explication de la conquête démocratique et de l'importance du vote l'acte de voter est majeur dans une démocratie

38:49
Présentateur

et bien on va y revenir justement à l'école et aux autres pistes qui existent je vous lis juste ce message de Nino qui nous écrit il y a une forme de méconnaissance de nos institutions couplée à un grand intérêt qui à mon sens ne peut être réglé que par de véritables enseignements en collège et en lycée en particulier qui permettraient de comprendre ce qui se joue donc tout ça on en parle dans un instant juste après Billie Eilish I don't change my number

39:11
Locuteur non identifié

I didn't change my number I only changed who I replied to Laura said I should be nicer Not to you I love for you I'm mad at me too Cause I'd have guessed That you would think I was upset You're upset Don't take it out On me too Change to I believe in Easy on exceeding So hurt Fucking up Don't take it out Billie Eilish

41:44
Présentateur

et Valentine Chedebois pour la programmation musicale Et je suis toujours en compagnie de la politologue Céline Braconnier et de la cofondatrice de l'association Cité des Chances Lorraine Lolo du député de la majorité Charles Hitzchenstuhl et du TikToker politique Matteo Isaac Boussaki TikTok pris d'assaut d'ailleurs par les candidats eux-mêmes la preuve Bonjour à tous c'est Marine Le Pen Retrouvez-moi désormais sur TikTok où je vous ferai partager les meilleurs moments de ma campagne et puis je sais que TikTok c'est les jeunes et ça tombe bien parce que j'ai beaucoup de propositions à vous faire Si vous venez d'avoir votre bac ce message est pour vous D'abord pour vous dire bravo félicitations Je voulais aussi vous dire que vous êtes cette génération qu'on appelle parfois du monde d'après vous avez vécu une année hors norme votre génération a donc devant elle un monde à inventer Bonjour c'est la grande surprise aujourd'hui on a atteint un million d'abonnés sur cette chaîne merci à tout le monde et j'avais bien besoin de ça pour le moral c'est bon Est-ce que les réseaux sociaux alors je vous voyais un petit peu rigoler Mathéo Issac Boussaki pourquoi ?

Parce qu'ils n'ont pas les codes ça fait un peu factice tout ça ?

43:01
Invité

Ça dépend lesquels j'ai rigolé spécifiquement pour Le Pen parce que sa vidéo a été prise à la rigolade il y a eu beaucoup de réactions à cette vidéo très drôle mais certains politiques je trouve qu'ils font de bonnes choses sur les réseaux sociaux c'est-à-dire qu'ils essayent de contrairement à d'autres candidats de ne pas mettre seulement de l'humour mais vraiment d'essayer de mettre du fond de parler aux jeunes ça c'est très intéressant et je pense que ça permet même de mobiliser

43:24
Présentateur

Mais ça peut être une solution vraiment ou juste un outil ?

43:27
Invité

Je pense que ça peut être un outil parce que c'est pas la solution finale il y a beaucoup d'autres choses à faire c'est un outil que je trouve intéressant mais qu'il faut utiliser vraiment dans le but de montrer ce qu'on propose etc et je peux donner des exemples mais par exemple Marine Le Pen elle poste pas ce qu'elle propose dans son programme elle met des vidéos avec ses chats et ça c'est pas vraiment ce que demandent les jeunes

43:48
Présentateur

Lorraine Lolo l'impact des réseaux sociaux de la présence des différents candidats et hommes et femmes politiques sur les réseaux sociaux est-ce que ça doit être absolument aujourd'hui couplé à une présence sur le terrain ?

44:00
Invité

Totalement parce que c'est assez simple sur TikTok de bon on le voit on voit tel ou tel homme ou femme politique puis on zappe si de bas on ne s'intéresse pas on va continuer à zapper nous ce qu'on conseille plus c'est d'une part d'être sur le terrain évidemment et pas qu'en temps de campagne parce qu'une fois il y avait un élu qui me disait mais je comprends pas je fais du tractage et les jeunes ils refusent mes tracts on leur dit mais en fait vous êtes où le reste du temps en dehors des campagnes et ça c'est un truc qui revient énormément dans nos débats et ça c'est fondamental en fait et on n'en parle pas assez mais aussi un truc très important c'est l'apprentissage par les pères en fait d'avoir quelqu'un justement comme Mathéo qui est jeune qui nous ressemble qui vient peut-être du même quartier que nous qui a un âge similaire une expérience de vie similaire et qui nous parle de politique là on va se sentir concerné parce que il y a une proximité en fait qui se fait nous quand on intervient dans des lycées par exemple que ce soit des lycées généraux ou professionnels en fait quand on leur dit déjà moi j'ai 24 ans c'est pas la même chose que quand c'est nos parents on se dit bon bah il n'y aura pas ce ton moralisateur etc bon la personne elle sait de quoi elle parle elle sait quelle est mon expérience de vie on prend le même RER et compagnie donc bon je vais peut-être l'écouter parce que cette personne me ressemble beaucoup plus et ça c'est une des solutions c'est vraiment l'apprentissage par les pères Charles Cizansoul vous avez TikTok vous ?

non alors je ne suis pas sur TikTok mais je suis sur plusieurs réseaux sociaux les réseaux sociaux c'est un outil de plus je suis d'accord avec Mathéo mais rien ne remplace la présence sur le terrain et ça a tout l'enjeu quand on est en campagne et ensuite quand on est élu d'aller soi-même de façon proactive au contact de ses concitoyens et c'est vrai qu'en temps de campagne c'est toujours un peu plus compliqué d'aller voir les jeunes parce que bon le marché c'est le lieu par excellence où on fait campagne et en général les marchés c'est en semaine en tout cas chez moi en Alsace c'est le matin et donc on retrouve là encore une fois une sur-représentation des personnes qui sont sans activité ou qui sont retraitées je note par ailleurs qu'il y a aussi des initiatives au niveau communal qui sont intéressantes il y a des conseils municipaux des enfants il y a des conseils municipaux de jeunes c'est un mouvement qui a été engagé il y a une vingtaine d'années dans notre pays il y a des communes et des villages qui continuent à en créer et ça je pense que ça fait partie des solutions parce que quand à 10 ans on a participé à l'élection de son conseil municipal jeune qu'on a peut-être eu la chance d'y être élu il y a quelque chose de très profond qui s'ancre et qui ensuite fait de vous un citoyen un peu plus averti

46:30
Présentateur

mais la clé on le disait tout à l'heure et on a plein plein de messages sur l'application France Inter pour le dire également Lionel Victor qui dit voilà il faut absolument des cours à l'école aussi bien à l'école au collège au lycée etc pour que les jeunes comprennent l'importance du vote et le fonctionnement Céline Braconnier c'est vraiment une clé pour vous mettre la politique à l'école

46:52
Invité

absolument et c'est pas forcément une question d'horaire parce que si on compare aux autres pays européens on s'aperçoit que notre éducation morale et civique elle est assez importante en nombre d'heures théoriques mais elle n'est pas vraiment appliquée et surtout elle est beaucoup trop théorique il faut concevoir un accompagnement une préparation des premières expériences électorales avoir des choses très pratiques Lorraine parlait tout à l'heure de simulation des simulations électorales des mises en pratique et par les professeurs ou par des associations alors ça peut être par les professeurs en classe comme le font certains pays l'Autriche quand l'Autriche a abaissé l'âge électoral à 16 ans c'est allé de pair avec une grande réforme de l'enseignement et une interrogation partagée dans toute la société sur quel est le rôle de l'école dans la construction de la citoyenneté et on a accepté que l'école intègre des débats électoraux que les programmes soient discutés avec des contrôles des associations des professeurs mais il faut briser le tabou de la politique à l'école et au moins organiser des débats poser la question de quel doit être le rôle de l'école à notre époque

47:55
Présentateur

dans les autres leviers que nous donnent les auditeurs sur franceinter.fr il y a Brice ou Emmanuel qui nous disent l'obligation à la fois d'aller voter et la modernisation du moyen de vote est-ce que ça Mathéo Isaac Boussaki ça pourrait aider les jeunes à plus voter si en gros il n'y avait qu'à le faire peut-être soit on compte le vote blanc il y a ça aussi dans les propositions soit on clique sur internet plutôt que d'aller dans un bureau de vote

48:18
Invité

cliquer sur internet ça peut amener à des dérives donc je pense pas forcément que ce soit la solution mais c'est vrai que le vote obligatoire serait intéressant si on accompagne ça avec le vote blanc comptabilisé donc ça permettrait à des personnes de voter et de pouvoir voter blanc s'ils sont d'accord avec personne et c'est vrai que sur ce qu'on disait à l'école c'est très important d'avoir des cours et également comme vous êtes député même pour l'ensemble des députés d'aller à l'assemblée il y a plusieurs députés qui l'ont fait dans différents endroits et je pense que c'est très important parce que oui en effet quand à 14 ans 10 ans ou même 17 ans on se retrouve à l'assemblée nationale rencontrer un député on est direct beaucoup plus proche et c'est plus facilement orienté pour aller voter

49:00
Présentateur

donc reconnecter encore une fois l'institution au terrain on va le dire comme ça Lorraine Lolo sur ce problème aussi que nous souligne Blandine sur l'application France Inter le problème des inscriptions sur les listes ce qu'on appelle la malinscription parfois on a oublié d'aller s'inscrire tout simplement on n'est pas sur la bonne liste parce qu'on est parti faire ses études ailleurs etc ça vous pensez aussi

49:21
Invité

que c'est un levier totalement nous c'est la première chose qu'on dit quand on fait la tournée des quartiers c'est est-ce que vous savez que la plupart de vous êtes déjà inscrits sur les listes électorales maintenant il faut savoir où et savoir si vous pouvez changer du coup si vous habitez pas à cet endroit là par exemple le jour du premier tour d'élection législative je recevais des messages d'amis qui me disaient je suis rentrée voir mes parents mais du coup je suis inscrite autre part donc est-ce que je peux voter ah bah non mince et donc du coup c'est un phénomène qui est assez important il y a plein de gens qui ont voulu comme ça voter mais qui étaient juste mal inscrits et donc il faut justement passer pour moi en tout cas par de l'inscription automatique l'état sait en réalité où on habite il y a 40% des jeunes qui sont mal inscrits sur les listes électorales ça explique en partie la désinfection d'une grande partie de la jeunesse des urnes y compris les étudiants qui sont ou les jeunes cadres par exemple qui ont déménagé qui ont oublié de se réinscrire et qui sont des voix vraiment perdues parce que par ailleurs prédisposées à participer électoralement donc 40% des jeunes sont mal inscrits c'est une conséquence de l'inadaptation de nos procédures électorales à un temps marqué par la mobilité géographique entre deux présidentielles il y a un tiers des inscrits qui déménagent donc ça multiplie les risques d'être mal inscrits et on s'abstint trois fois plus quand on est mal inscrit que quand on peut voter à côté de chez soi on est une des seules grandes démocraties au monde à imposer une réinscription volontaire c'est à dire à obliger les gens avant de pouvoir voter à aller s'inscrire à faire une démarche

50:58
Présentateur

ça Charles-Eden-Soul est-ce que c'est vraiment adapté aujourd'hui à notre époque où voilà il faut se déplacer il faut y aller où en fait les gens ils n'ont plus envie de faire trop d'efforts pour certaines choses en tout cas et certaines personnes évidemment

51:10
Invité

il y a encore des choses à améliorer sur le fonctionnement des listes électorales ça a déjà un peu été fait d'ailleurs dernièrement parce que maintenant on peut préparer notamment ces procurations sur internet ce qui n'était pas encore le cas l'année dernière donc ça ça a été simplifié ensuite il faut passer par un commissariat ou une gendarmerie pour le faire valider ce sujet d'ailleurs je tiens à le citer pose difficulté pour les plus jeunes ou pour les étudiants pour les cadres également parce qu'on les oublie souvent les personnes très âgées moi j'ai pu le constater j'ai pu le constater dans ma campagne que vous avez des personnes qui ont des problèmes pour se déplacer qui sont en maison de retraite ou qui sont vraiment trop âgées pour sortir voter et qui aimeraient voter et là aussi la procédure est un peu lourde puisqu'il faut aller à la gendarmerie ou au commissariat qui envoie un retraité de la gendarmerie ou de la police qui est habilité qui va prendre la procuration donc là il faut simplifier mais en étant bien certain que derrière la confidentialité et surtout le risque de triche soit limité donc c'est toujours l'équilibre qu'il faut avoir c'est pas simple pour les gens mais c'est-à-dire c'est un peu paradoxal de promouvoir la procuration et de parler de confidentialité parce que la procuration c'est précisément la délégation du vote donc il y a d'autres moyens plus efficaces et de faciliter je vous rejoins sur la nécessité de faciliter toutes les procédures électorales de permettre le vote à distance pas forcément électronique mais le vote ne serait-ce que le vote par correspondance permettrait à défaut d'une inscription automatique tout au long de la vie de voter où qu'on soit le jour du vote Allez on a lancé ce petit sondage tout à l'heure

52:53
Présentateur

sur Twitter politique à l'école politique sur TikTok politique dans les partis ou pas de politique c'est politique à l'école qui l'emporte avec quasiment 52% des voix alors je précise c'est pas du tout représentatif c'est un petit sondage Twitter comme ça pas de politique deuxième position 20,3% en troisième politique dans les partis dont on n'a pas beaucoup parlé mais qui ont tendance à s'effacer un petit peu de 15,6% et dernière place politique sur TikTok 12,5% mais je suis pas sûre que ça s'adresse aux tiktokers plutôt aux politiciens merci en tout cas à tous les quatre d'être passés par le studio du débat de midi Charles Sitzenstuhl donc député Renaissance du Barin Céline Braconnier directrice de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye Lorraine Lolo confondatrice de l'association Cité des Chances et Mathéo Isaac Boussaki votre compte TikTok La politique de maths bravo encore pour votre bac

53:43
Invité

merci beaucoup

53:44
Présentateur

et à demain demain on se retrouve pour parler alors rien à voir on va parler chien et chat entre autres avec cette question est-ce qu'on n'aurait pas un petit peu trop d'animaux de compagnie en France bon après-midi Sous-titrage Société Radio-Canada

Les jeunes et le vote : génération désengagée ? · Pourquijevote