Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, réagit à la mort de Quentin Deranque
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse directe
Que ressentez-vous face à la mort de Quentin Deranque ?
- 0:45FerméeRéponse directe
Est-ce que certains des auteurs sont identifiés ce soir ?
- 1:30FerméeRéponse directe
Savez-vous si plusieurs personnes sont impliquées dans ces violences ?
- 2:15FerméeRéponse directe
Vous dites disposer de nouveaux éléments ce soir ?
- 3:00FerméeRéponse directe
Est-ce une question d'heures pour les interpellations ?
- 3:45FerméeRéponse directe
Est-ce qu'il s'agit de membres du groupe antifasciste la Jeune garde ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:25L.NunezFait
« Ce qu'on voit sur les images, c'est effectivement un lynchage. »
- 0:35L.NunezFait
« Quand vous portez des coups à un homme à terre à plusieurs, vous ne pouvez pas ignorer que vous pouvez donner la mort. »
- 0:50L.NunezPromesse
« Je n'ai aucun doute sur le fait qu'ils vont les identifier. »
- 1:45L.NunezFait
« Il y a plusieurs personnes. Ce sont 2 groupes antagonistes qui se sont affrontés, ultradroite et ultragauche. »
- 2:30L.NunezFait
« Il y a des caméras de vidéoprotection. Les services de police travaillent. »
- 4:00L.NunezFait
« C'est un groupe qui appelle à la violence. C'est d'ailleurs pour ça que nous avons engagé une procédure de dissolution. »
- 5:30L.NunezChiffre
« Une cinquantaine de groupes ont été dissous depuis 2016. »
- 7:45L.NunezFait
« J'ai rappelé aux préfets la vigilance sur tous les rassemblements politiques sensibles. »
- 8:30L.NunezFait
« Il peut se passer que les affrontements se déroulent assez loin de la scène de réunion initiale. »
- 10:15L.NunezFait
« Ne déplaçons pas le problème. Le problème, c'est qu'on a des militants d'ultragauche qui s'en sont pris violemment à un jeune homme de 23 ans. »
- 10:45L.NunezChiffre
« Dans la nuit de vendredi à samedi, une dizaine de permanences LFI ont été dégradées. »
- 11:00L.NunezFait
« J'ai mobilisé les préfets pour être attentifs à tous les rassemblements politiques. »
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sur le terrain politique. - L.Delahousse: L'invité politique du "20h" week-end est ce soir le ministre de l'Intérieur, L.Nunez.
Bonsoir et merci d'être avec nous. D'abord, que ressentez-vous face à ce choc, à l'effroi, à la mort d'un jeune homme de 23 ans? - L.Nunez: J'ai une pensée pour sa famille, à qui j'adresse mes condoléances, à ses amis.
C'est inadmissible et inacceptable de mourir dans de telles conditions. Le mot "lynchage" a été employé par l'avocat de la famille. Ce qu'on voit sur les images, c'est effectivement un lynchage.
Quand vous portez des coups à un homme à terre à plusieurs, vous ne pouvez pas ignorer que vous pouvez donner la mort. Le procureur a parlé de "violence criminelle". Je pense qu'il a parfaitement raison. - L.Delahousse: Est-ce que certains des auteurs sont identifiés, ce soir? - L.Nunez: Les policiers travaillent ardemment, sous l'autorité du parquet.
Je veux saluer leur travail. Ils sont en cours d'identification des personnes. Je n'ai aucun doute sur le fait qu'ils vont les identifier.
On verra si on confirme ou si on infirme la thèse selon laquelle c'est l'ultragauche. Manifestement, c'était l'ultragauche à la manoeuvre. - L.Delahousse: Savez-vous si ce sont plusieurs personnes qui sont impliquées dans cette opération et dans ses actes de violence qui ont impliqué la mort du jeune homme? - L.Nunez: Il y a plusieurs personnes.
Le procureur a dit que les investigations visaient à identifier les auteurs des violences criminelles ou correctionnelles, c'est-à-dire ceux qui ont donné les coups pour le correctionnel. Il y a plusieurs personnes. Ce sont 2 groupes antagonistes qui se sont affrontés, ultradroite et ultragauche.
Ca se termine de manière dramatique, avec un jeune homme qui est pris à partie et lynché, à terre. - L.Delahousse: Vous dites que vous disposez ce soir de nouveaux éléments. - L.Nunez: Beaucoup de vidéos ont été prises et ont été recueillies par les enquêteurs.
Il y a des caméras de vidéoprotection. Les services de police travaillent. Je n'ai aucun doute sur le fait qu'ils identifieront les auteurs. - L.Delahousse: Est-ce que c'est une question d'heures, à présent? - L.Nunez: C'est le procureur qui va décider à quel moment il déclenchera des interpellations. - L.Delahousse: Il y a des groupuscules de droite et de gauche, particulièrement à Lyon.
Dans ce cas précis, est-ce qu'il s'agit de membres du groupe antifasciste la Jeune garde? - L.Nunez: On travaille sur toutes les mouvances d'ultradroite et d'ultragauche, car ce sont des groupes qui se livrent régulièrement à des violences.
Il y a des antagonismes forts entre eux, notamment l'ultragauche. Nous les surveillons pour prévenir les violences et pour engager des procédures de dissolution. C'est ce qui s'est passé pour la Jeune garde, un mouvement dissous à l'été dernier.
Il y a eu un recours, mais le mouvement a été dissous. L'enquête confirmera si c'était des militants de la Jeune garde. Les témoignages vont manifestement dans ce sens. - L.Delahousse: Vous parlez de dissoudre ces groupuscules, mais on les retrouve dans la rue quelques heures plus tard. - L.Nunez: Là, il y a un recours tendant sur ce groupe.
Une cinquantaine de groupes ont été dissous depuis 2016, qu'il s'agisse de groupes terroristes radicalisés islamistes, ou de groupes d'ultragauche. Je ne peux pas laisser dire que la menace de l'ultragauche est sous-estimée. Ce n'est pas le cas.
Si vous prenez l'exemple de la Jeune garde, c'est un groupe qui appelle à la violence. C'est d'ailleurs pour ça que nous avons engagé une procédure de dissolution, engagée par B.Retailleau.
Je la poursuis en ce moment. Ces groupes appellent à la violence. - L.Delahousse: Q.Deranque était un militant identitaire.
Etait-il connu des services de police? - L.Nunez: Pas à ma connaissance.
Le procureur le confirmera ou pas. - L.Delahousse: Des affrontements ont bien eu lieu dans l'après-midi entre l'ultragauche et l'ultradroite.
Vous confirmez? - L.Nunez: Bien sûr.
J'ai entendu votre reportage. Ces groupes se cherchent et peuvent parfois s'affronter très loin de la scène initiale qui les a réunis. Je comprends que c'est ce qui s'est passé, mais ça n'enlève rien à la gravité de ce qu'est un lynchage et cette violence criminelle. - L.Delahousse: Quand R.Hassan est reçue pour une prise de parole, est-ce que le ministère de l'Intérieur est tenu informé? - L.Nunez: Bien sûr.
C'est le cas pour tous les rassemblements. Vous avez montré des images des rassemblements qui se sont tenus dans l'Hérault cet après-midi. Vous avez toujours la mouvance antagoniste qui vient graviter autour et chercher l'affrontement.
Nous sommes toujours présents. - L.Delahousse: Cette prise de parole était à risque? - L.Nunez: Oui, mais à chaque fois que R.Hassan se déplace, il y a des contre-manifestants.
Nous sommes toujours présents. J'ai rappelé aux préfets la vigilance sur tous les rassemblements politiques sensibles... - L.Delahousse: Considérez-vous que ce jour-là, compte tenu des risques qu'il y avait, les services de police étaient suffisamment mobilisés autour de l'IEP? - L.Nunez: Bien sûr. - L.Delahousse: Vous confirmez qu'il y avait des policiers... - L.Nunez: Il peut se passer que les affrontements se déroulent assez loin de la scène de réunion initiale. - L.Delahousse: Vous savez combien il y avait de policiers, ce jour-là? - L.Nunez: Je n'ai pas les chiffres. - L.Delahousse: Vous ne savez pas combien de policiers étaient sur place? - L.Nunez: Précisément, non. - L.Delahousse: Il n'y a pas eu faute? - L.Nunez: Non.
Ne déplaçons pas le problème. Le problème, c'est qu'on a des militants d'ultragauche qui s'en sont pris violemment à un jeune homme de 23 ans. - L.Delahousse: Vous craignez un risque d'escalade, à quelques semaines des municipales? - L.Nunez: Nous sommes à un mois des municipales.
Mon rôle est d'être garant des élections municipales, en tant que ministre de l'Intérieur. J'ai écrit à tous les préfets pour leur rappeler la vigilance qu'il faut avoir. Dans la nuit de vendredi à samedi, une dizaine de permanences LFI ont été dégradées.
Il y a une montée en tension à laquelle il est de mon devoir de réagir. J'ai mobilisé les préfets pour être attentifs à tous les rassemblements politiques qui se tiendront, surtout quand ils sont susceptibles d'engager des mouvances antagonistes de l'ultragauche et de l'ultradroite. - L.Delahousse: Merci beaucoup.
Vous partez demain pour l'Algérie. C'est un voyage important. Avez-vous l'espoir d'obtenir la libération de C.Gleizes?
Laurent Nuñez