"Sarkozy/Bayrou : l'autre bataille" - Les questions SMS #cdanslair
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:03OuverteRéponse directe
La surprise est-elle possible au sort du premier tour, Bruno Jeudy ?
- 0:31FerméeRéponse directe
C'est combien, pas une grosse participation ?
- 1:12OuverteRéponse directe
Sarkozy n'a-t-il pas, une fois de plus, réussi à imposer un sujet polémique Bayrou ?
- 1:34RelanceRéponse partielle
C'est une stratégie risquée.
- 1:40OuverteRéponse directe
En cas de victoire d'Alain Juppé, n'y a-t-il pas un risque de scission entre la droite dite dure, incarnée par Sarkozy, et celle de Juppé ?
- 2:33RelanceRéponse directe
A la droite du Front National, vous y allez assez fort ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:05Invité politiqueFait
« Oui, la surprise, c'est que Nicolas Sarkozy sorte en tête du premier tour. »
- 0:11Invité politiqueFait
« Effectivement, aujourd'hui, il n'a jamais été en tête dans aucun sondage depuis que la course est lancée. »
- 0:25Invité politiqueFait
« Bon, on n'a pas vu le blast. »
- 0:33Invité politiqueChiffre
« Entre deux, on va dire moins de 2,5 millions d'électeurs. »
- 0:37Invité politiqueChiffre
« C'est-à-dire moins que les socialistes en 2011, qu'il y avait 2,6 millions ou 2,7 millions de votants en premier tour. »
- 2:59Invité politiqueFait
« Nicolas Sarkozy a clairement choisi comme axe de campagne d'aller le cœur de la droite et évidemment déborder sur la droite de la droite. »
- 3:04Invité politiqueFait
« il m'a dit, si ce n'est pas moi, les miens iront voter pour Marine Le Pen au deuxième tour de 2017, voire au premier tour. »
- 3:28Invité politiqueFait
« pour la première fois, j'ai vu des militants qui avaient les deux cartes, les Républicains, le Front National, au meeting du Zénith, il y a trois semaines. »
- 4:31InvitéFait
« Elle espère devenir Premier ministre, elle a fait un très beau parcours, comme Jérôme Sainte-Marie le rappelait, »
- 5:07InvitéFait
« François Bayrou a décidé de casser la stratégie du centre qui était au fond d'être une sorte de supplétif de la droite au pouvoir »
- 5:54PrésentateurChiffre
« On l'a dit, c'est 9%, le seul électorat qui existe réellement, c'est l'électorat passé. »
- 6:06PrésentateurFait
« c'était donc en 2007, et dans une configuration très particulière. »
- 6:17PrésentateurChiffre
« Il est entre 10 et 14, 15%. Donc, c'est pas négligeable. »
- 7:50Invité politiqueFait
« les Français viennent délire un président qui n'avait aucune expérience ministérielle, »
- 8:16PrésentateurFait
« il y a des positions qui sont assez originales, parfois pas tellement à droite, notamment en matière économique et sociale, »
Temps de parole
- Nicolas Sarkozy33 %
- Présentateur24 %
- Invité20 %
- Invité 214 %
- Présentateur 210 %
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La surprise est-elle possible au sort du premier tour, Bruno Jeudy ?
Oui, la surprise, c'est que Nicolas Sarkozy sorte en tête du premier tour. Ça, c'est vraiment la surprise. Effectivement, aujourd'hui, il n'a jamais été en tête dans aucun sondage depuis que la course est lancée. Lui, effectivement, il pensait qu'il le serait, souvenez-vous, du 22 août, son lancement de campagne, l'effet blast. Bon, on n'a pas vu le blast. Mais en même temps, il fait le pari qu'il n'y aura pas une grosse participation.
C'est combien, pas une grosse participation ?
Entre deux, on va dire moins de 2,5 millions d'électeurs. C'est-à-dire moins que les socialistes en 2011, qu'il y avait 2,6 millions ou 2,7 millions de votants en premier tour. Donc lui, il parie plutôt moins. Effectivement, s'il y a moins, ça veut dire qu'il y a moins d'électeurs périphériques, moins d'électeurs de gauche, moins d'électeurs centristes. Et on resserre ça sur le cœur de l'électorat. Et lui, il pense qu'il sort en tête. De toute façon, les choses sont assez simples pour Nicolas Sarkozy. Pour gagner, pour entretenir l'espoir d'une victoire, il doit absolument être en tête au premier tour. Sinon, je pense que ce sera extrêmement difficile dans une autre configuration.
Sarkozy n'a-t-il pas, une fois de plus, réussi à imposer un sujet polémique Bayrou ?
Non, autant il faut reconnaître à Nicolas Sarkozy cette capacité à mettre des thèmes sur la table, à polariser le débat. Et là, autant je reste convaincue que le sujet Bayrou n'est pas un sujet qui peut se retrouver en boomerang contre lui.
C'est un sujet de débat au sein de la droite, mais c'est une stratégie risquée. C'est une stratégie extrêmement risquée, oui. En cas de victoire d'Alain Juppé, n'y a-t-il pas un risque de scission entre la droite dite dure, incarnée par Sarkozy, et celle de Juppé ?
C'est une menace qu'on entend aussi dans l'entourage de Nicolas Sarkozy. Bon, moi je pense quand même que l'intérêt des uns et des autres, en tout cas c'est ce qu'ils disent aujourd'hui, c'est quand même de se regrouper. Si on va au fond des choses sur ce qu'on voit monter idéologiquement dans une certaine droite proche de Nicolas Sarkozy, la droite du Sud-Est par exemple, on est quand même dans des idées, dans des programmes qui les mettent à droite de certains leaders du Front National. Je veux dire par là que ce qu'on entend chez Éric Ciotti et d'autres, sur un certain nombre de thèmes, c'est quand même...
A la droite du Front National, vous y allez assez fort ? En tout cas dans le logiciel du Front National ?
Ou dans des choix thématiques, une manière d'aborder les problèmes identitaires ou sécuritaires, qui même par rapport à un Florian Philippot par exemple, on pourrait se poser des questions.
De toute façon, Nicolas Sarkozy a clairement choisi comme axe de campagne d'aller le cœur de la droite et évidemment déborder sur la droite de la droite. Et il le dit, il veut faire revenir des électeurs du Front comme il l'avait réussi en 2007. Aujourd'hui, et là, ce n'est pas une agitation de ses proches, il dit, moi il m'a dit, si ce n'est pas moi, les miens iront voter pour Marine Le Pen au deuxième tour de 2017, voire au premier tour.
Donc il agite vraiment ça, c'est-à-dire qu'il pense qu'une partie des gens, notamment dans le Sud-Est, voteront clairement, et je vais vous dire, au Zénith, pour la première fois, des meetings, j'en ai fait un paquet, mais il est de droite, vous savez, 20 ans que je fais ça, pour la première fois, j'ai vu des militants qui avaient les deux cartes, les Républicains, le Front National, au meeting du Zénith, il y a trois semaines.
– On a la question qui vous est posée sur une éventuelle scission et explosion, moi je n'y crois pas, je pense qu'il peut y avoir une fuite des électeurs du côté du Front National, mais l'intérêt de personne chez les Républicains, ce serait d'exposer le parti, ça signifierait la bord du parti tout simplement, et la victoire du Front National sur le segment droite de l'opinion.
– Que deviendra Nicolas Sarkozy s'il échoue à la primaire ? Est-ce que vous l'avez croisé ? Est-ce qu'il évoque cette hypothèse ?
– Il sera bon perdant, il appellera à voter pour Alain Juppé, en privé, il a toujours dit, si c'est pas moi et si c'est Alain, c'est bien, il a de l'estime pour Alain Juppé, ils ont de l'estime mutuelle tous les deux. – Encore aujourd'hui ? – Oui, aujourd'hui ils sont dans le combat, mais ils ont toujours, c'est une relation compliquée, complexe entre eux, ils ont toujours eu de l'estime mutuelle, donc moi je pense que ça se passera bien, après effectivement, ces électeurs, ces proches, ce sera une autre histoire.
– Qu'espère Valérie Pécresse en soutenant Alain Juppé ? Vanessa Schneider, Matignon ?
– Elle espère, oui, voilà, elle espère devenir Premier ministre, elle a fait un très beau parcours, comme Jérôme Sainte-Marie le rappelait, elle a été ministre à plusieurs reprises, très jeune, députée, elle a conquis une région difficile à arracher à la droite, elle est tout à fait légitime pour occuper un des plus hauts postes au niveau de l'État, oui.
– Qu'est-ce qui différencie le modem et l'UDI ? Bon courage à celui qui va répondre à cette question, allez-y ! – Alors là, ça c'est très clair, c'est très simple.
– Parce que c'est une question de fond et de stratégie du centre. En 2002, François Bayrou, j'allais dire François Hollande, François Bayrou a décidé de casser la stratégie du centre qui était au fond d'être une sorte de supplétif de la droite au pouvoir et d'essayer de construire un mouvement qui allait rassembler dans une posture gaullienne des gens de la droite, du centre et de la gauche sur un programme qui est un programme qui correspond d'ailleurs aux origines de la démocratie chrétienne, de ce qu'on appelait le christianisme social au XIXe siècle. Et les gens de l'UDI, au contraire, ont voulu rester fidèles à cette stratégie d'alliance.
Alors, on voit aujourd'hui que François Bayrou, il a changé, il est revenu à quelque chose de plus classique et d'où les problèmes qu'on connaît aujourd'hui.
– Que représente Bayrou en termes de voix, Jean-Saint-Marie ? – On l'a dit, c'est 9%, le seul électorat qui existe réellement, c'est l'électorat passé. Donc, la dernière fois, c'était 9%. On sait qu'il est monté jusqu'à 18% à une élection présidentielle précédente, c'était donc en 2007, et dans une configuration très particulière. Et aujourd'hui, dans les sondages, il est testé, évidemment, uniquement quand c'est Nicolas Sarkozy qui remporte la primaire. Il est entre 10 et 14, 15%. Donc, c'est pas négligeable. – Avec peu d'élus de terrain ? – Avec très bon fait. Vous savez, pour l'élection présidentielle, notamment pour les sondages, la question des élus de terrain ne se pose pas réellement.
C'est dans le cas que, évidemment, si jamais on devait être en campagne, là, que les choses se passeraient. En plus, il rentrera en campagne très tard, donc il aurait du mal à concrétiser de telle...
– C'est une vraie question. La machine modem, il n'y en a plus. Et aujourd'hui, je pense que François Bérou sait parfaitement que ce serait très compliqué de mener une campagne, parce qu'au fond, depuis qu'il est candidat à la présidentielle, la machine a cessé de se rétrécir. Et aujourd'hui, il reste vraiment plus.
– Donc, c'est sa popularité qui est un atout pour Alain Juppé, plus que son réseau, plus que son...
– C'est devenu un parti personnel.
– Xavier Bertrand va-t-il se prononcer sur le candidat qu'il soutient ? – Oui, c'est vrai, ça.
– C'est vrai, on l'avait oublié. – Oui, il se prononcera sans doute, Alain Juppé tiendra son dernière réunion à Lille, le 18 novembre, c'est-à-dire deux jours avant le vote, dans la région. C'est une indication sur le choix d'exactiver.
– Juppé, Bayrou, Raffarin, est-ce que ce trio d'hommes du siècle dernier qui serait porteur de profonds changements pour la France ?
– Oui, mais quand on regarde les deux favoris, ce ne sont pas des chevaux d'avenir. Bruno Le Maire a fait toute sa campagne sur le renouveau, Nathalie Koscomorizat a essayé également, et visiblement, ce n'est pas ce qui est le plus important, en tout cas, chez les électeurs testés, ce n'est pas un critère fondamental.
– Oui, je pense que vous avez raison, Nessa, surtout, ce qui se passe, c'est que les Français viennent délire un président qui n'avait aucune expérience ministérielle, et je pense que ça joue aussi un peu dans l'inconscience, c'est-à-dire qu'on veut porter, on voit bien à travers Juppé, et aussi à travers Nicolas Sarkozy, on veut porter quelqu'un qui a de l'expérience, il faut un président sérieux.
– Une question sur le fond, mais que sont ces valeurs républicaines de la droite et du centre ? Juppé, Sarkozy, Poisson et les autres, ont-ils les mêmes ? – En réalité, il y a un seul qui se distingue parmi les sept, c'est M. Poisson, qui a paru, on l'a bien vu lors du débat, il y a des positions qui sont assez originales, parfois pas tellement à droite, notamment en matière économique et sociale, mais on voit bien que lui appartient à une droite classique plus qu'à une droite moderne. – Une dernière question, je trouvais plus fiable l'ancien système dans lequel le leader se détachait naturellement, pas vous.
– Ça, c'est la culture de la droite, mais au fond, Nicolas Sarkozy n'a pas réussi à cette opération, – D'où les primaires. – D'où les primaires.
Merci beaucoup, c'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h20. Demain, vous retrouvez Bruce Toussaint à 17h50 pour un nouveau C'est dans l'air. C'est dans l'air, c'est désormais le samedi également. Tout de suite, c'est à vous. Belle soirée, c'est 35. – Sous-titrage Société Radio-Canada
Nicolas Sarkozy