La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon évoque la mort du sergent-chef Montorio au Liban
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Réaction aux images de la mort du sergent-chef Montorio ?
- 1:00OuverteRéponse partielle
A-t-on plus d'éléments sur les circonstances du décès ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Trois militaires blessés, sont-ils rapatriés en France ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Comment obtenir une vérité sur la responsabilité du Hezbollah ?
- 4:00OuverteRéponse directe
La France est-elle particulièrement visée par des attaques répétées ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Un hommage national est-il prévu pour le sergent-chef Montorio ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Maud BregeonFait
« Ce qui s'est passé est extrêmement grave. »
- 1:30Maud BregeonFait
« Cette attaque est de toute évidence liée à un groupe armé. Il y a des suspicions évidentes sur l'implication du Hezbollah. »
- 2:30Maud BregeonFait
« Leur état est sérieux, mais les dernières nouvelles que nous avons eues étaient rassurantes. »
- 5:30Maud BregeonFait
« La France a la fois engagée aux côtés de ses partenaires dans une posture défensive, mais refusant d'être partie prenante aux côtés des Américains et des Israéliens. »
- 7:30Maud BregeonFait
« Il est hors de question que la France paye un quelconque péage ou un quelconque droit de passage, tout simplement parce que nous sommes aux côtés du droit international. »
- 9:30Maud BregeonChiffre
« La France a des stocks stratégiques environ une centaine de jours de disponibilité et de carburant. »
- 10:30Maud BregeonFait
« Seules ces hausses de prix et strictement ces hausses de prix doivent être répercutées, ça ne doit pas aller au-delà. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Peut-être votre réaction d'abord à ces images que l'on vient de voir, c'est très impressionnant. Oui, bonjour à tous d'abord et merci pour votre invitation. Je voudrais évidemment commencer cette émission en ayant une pensée, je pense comme l'ensemble de nos compatriotes pour le sergent-chef Montorio qui est mort au Liban, qui servait pour une mission de maintien de la paix comme 700 de ses frères d'armes au sein de la Finule sous mandat de l'ONU.
Ce qui s'est passé est extrêmement grave. Nous allons évidemment en parler et je le redis, comme l'a dit le Président de la République, toute la lumière doit être faite sur les circonstances de sa mort j'ai aussi évidemment une pensée pour l'ensemble des soldats le soldat engagé sur place l'ensemble des soldats français et pour ceux qui sont blessés et encore à beyrouth aujourd'hui si on revient sur les circonstances justement exact du décès de ce sergent-chef a-t-on plus d'éléments aujourd'hui alors on se parle ? Non il convient de rester très prudent et donc je reprendrai là encore les propos du président de la République.
Cette attaque est de toute évidence liée à un groupe armé. Il y a des suspicions évidentes sur l'implication du Hezbollah et toute la lumière devra être faite. C'est ce que le président de la République a demandé, a redemandé hier.
Vous savez qu'il a à échanger avec le président libanais, le premier ministre libanais, pour leur demander encore et pour leur rappeler l'exigence française que toute la lumière soit faite. – Trois autres militaires français ont été blessés hier, dont deux. Gravement, est-ce qu'on n'en sait plus sur leur état de santé aujourd'hui ?
Sont-ils rapatriés en France ou non ? Leur état est sérieux, mais les dernières nouvelles que nous avons eues étaient rassurantes, même s'il convient bien sûr de rester extrêmement prudents. Dans le contexte, ils sont toujours à Beyrouth où les meilleurs soins leur sont prodigués et leur rapatriement en France pourrait être décidé dans les tout prochains jours.
Le président de la République, Maude Bréjon, pointe la responsabilité directe du Hezbollah dans cette embuscade contre les soldats français. Comment obtenir précisément une vérité ? Est-ce que c'est le seul Etat libanais et son armée qui sont capables de vous dire aujourd'hui qui est responsable et ensuite comment arrête-t-on ces gens et comment précisément les traduit-on en justice selon le vœu du chef de l'État ?
Il y a deux choses, là encore il y a l'implication de nos services sur place, l'implication évitante du Liban, à qui nous avons demandé un appui, un soutien, une application absolument totale pour que l'ensemble de la lumière soit faite. Et c'est bien naturel, puisque je le redis, ce qui s'est passé, il faut bien le mesuré est absolument gravissime. Et puis ensuite, il y a la position de la France, la position du président de la République qui, vous le noterez, est d'une absolue constance depuis le début de ce conflits, d'une absolue constance vis-à-vis du Liban.
Le Liban doit être évidemment intégré dans le cessez-le-feu. Le Hezbollah doit déposer les armes et c'est tout le sens de l'action du président de la République. Je le redis encore une fois depuis le premier jour de ce conflit, travailler à contenir autant que possible cette guerre, travailler aux désescalades, éviter son embrasement et être aux côtés de nos amis libanais. – Amandine. – Est-ce que la France est particulièrement visée, Maude Bréjean, parce que ce décès survient après un autre décès.
C'était il y a un mois celui d'Arnaud Frion, adjudant-chef qui a été tué dans la région d'Herbille au Kurdistan iranien irakien, dans une frappe de drone perpétrée par une milice pro-iranienne. Et on voit ici son visage. Est-ce qu'il y a une volonté délibérée de s'en prendre à la France de façon répétée Ce que je peux vous dire d'abord, c'est que, vous le savez, nous n'avons pas voulu cette guerre.
Et nous ne sommes aucunement impliqués de manière offensive depuis le début du conflit, là encore. Une parole très forte, très claire et et constante de la France. Pour autant, je crois que c'est l'honneur de nos armées, que c'est l'honneur de la nation française d'être sur place dans une posture défensive, mais aux côtés de ses alliés, au côté du Liban, aux côtés de l'ensemble de nos partenaires stratégique avec qui nous avons des partenariats de défense, aux côtés de qui nous sommes depuis le début de ce conflit et je le redis encore et vous le savez qu'on le précise autant que nécessaire dans une posture défensive mais pour honorer ces partenariats.
Avec peut-être un hommage national qui serait programmé ou pas, est-ce qu'on en sait plus également sur ce point ? Alors la dépouille du sergent-chef Montorio sera rapatriée aujourd'hui en France ce dimanche. En revanche, quant à la question de l'hommage national, ni la date, ni les modalités ne sont aujourd'hui définies et précisées.
Peut-être pour terminer, pour conclure sur ce que disait François il y a quelques instants, que doit faire finalement le chef de l'État, Emmanuel Macron effectivement s'est entretenu, vous l'avez dit, avec les autorités libanaises. Mais vis-à-vis du Hezbollah, que faut-il faire très concrètement ? Je ne sais pas, des décisions qu'il faut prendre pour tenter de freiner cet engrenage qui touche, là on le voit maintenant, deux donc soldats français qui ont été... – Oui, ça n'est pas dans le mandat de la finule, pardon, de riposter. – Non.
Mais je crois que de manière globale, l'action du chef de l'État, elle est clé, elle est clé au sein de l'Union européenne et la voix de la France a une place singulière depuis le début de ce conflit. Le président de la République, depuis le début, a été la locomotive de l'Union européenne, a été aux avant-postes pour discuter, pour négocier, là encore dans une posture défensive, mais avec un rôle qui, je le crois, a été clé. On l'a vu encore vendredi, on en parlera, sur la question d Hormuz, 49 chefs d'État et de gouvernement réunis pour partie en visio autour du président de la République, autour des leaders européens.
Et donc c'est cette position qu'on continuera tout simplement à tenir une position qui est, je crois, une position d'équilibre et que nos compatriotes comprennent bien. Avant de parler du détroit-dormouz, effectivement, parce que vous l'avez suivi sur BFM TV, il y a eu beaucoup, beaucoup d'événements qui se sont accélérés, des des revirements également de changements de position de côté et d'autre des acteurs. Est-ce qu'un conseil de défense est prévu dans les prochaines heures, dans les prochains jours ?
Je n'ai pas cette information. Pas pour l'instant en tout cas. Les trois dormos justement, situation chaotique.
Vendredi, on apprenait que ce détroit rouvrait. Donald Trump publiait notamment cette information sur son réseau social. Et puis finalement, quelques heures après, ce détroit se ferme de nouveau.
Et il y a quelques heures, On apprend par le biais des gardiens de la Révolution que tout navire s'approchant d'Ormuz, je cite, sera pris pour cible. C'est blocus contre blocus désormais sur place ? Tout ça nous ramène à la grande volatilité de la situation.
On le voit sur vos chaînes depuis plusieurs semaines maintenant, on est sur une situation faite de beaucoup d'incertitudes, de beaucoup d'évolutions. La vérité du lundi est rarement la vérité du mardi. Et donc ça nous amène, toutes et tous, à beaucoup d'humilité dans nos prises de parole, à beaucoup de souplesse aussi dans les décisions qu'on met en œuvre, et notamment sur le plan national avec le prix des carburants, on en parlera tout à l'heure.
Et là encore, ça nous ramène à la position de la France. Dans une posture défensive, faire respecter le droit international, s'engager pour libérer de manière la plus rapide et la plus pacifique possible ce détroit d'hormouz et lorsque ce sera possible lorsque les conditions de sécurité le permettront avec nos alliés faciliter la sécurisation du passage des navires c'est d'ailleurs quelque chose qu'on fait déjà, on l'a déjà dit, mais en mer Rouge depuis deux ans maintenant, dans le cadre d'une opération qui s'appelle ASPIDES. La France est engagée aux côtés d'une vingtaine d'États membres de l'Union européenne pour faciliter la circulation des navires.
Avec cette formule, pas de péage, pas de minage, notamment de l'Elysée, il y a quelques jours. Évidemment, il est hors de question que la France paye un quelconque péage ou un quelconque droit de passage, tout simplement parce que nous sommes aux côtés du droit international et que le paiement d'un droit de passage ou de péage, vous appelez ça comme vous voulez, est évidemment totalement contraire au droit international. Amandine ?
Sur ces mines, La France donc dit qu'elle interviendra, mais lorsque la paix sera revenue. Est-ce que nous avons des informations, la France, sur le fait que le Détroit est de fait miné ou pas ? Alors je n'ai pas d'informations à communiquer sur ce sujet-là.
Et je pense qu'encore une fois, il convient de s'exprimer avec la plus grande vigilance. Je vois que sur BFMTV, beaucoup d'experts parlent et s'expriment depuis plusieurs semaines maintenant, là encore toujours avec beaucoup de vigilance et beaucoup de prudence dans les paroles. Et c'est une bonne chose parce qu'il faut admettre que dans un conflit comme ça, nous ne savons pas tout et nous ne maîtrisons pas tout.
Voilà. Donc qu'il convient de s'adapter à une situation qui est extrêmement évolutive en gardant en revanche une position française qui, je le redirai autant que nécessaire durant cette émission, n'a pas varié depuis le début de ce conflit, n'a pas varié. Et certains ont mis du temps à la comprendre, cette position d'en même temps si je puis dire.
La France a la fois engagée aux côtés de ses partenaires dans une posture défensive, mais refusant d'être partie prenante aux côtés des Américains et des Israéliens. Et bien je crois qu'on voit aujourd'hui avec le peu de recul que nous avons, que cette position-là était la bonne et qu'elle a d'ailleurs été massivement suivie par nos alliés européens. On continuera de parler de la situation militaire, géopolitique bien évidemment dans quelques instants.
Restez avec nous notre autre invité, le général Patrick Dutartre, général de l'armée de l'air pilote de chasse et ancien leader de la patrouille de France sera avec nous un point, un brief comme on dit très détaillé vous verrez carte à l'appui avec les dernières informations et déclarations mais avant ça avec vous évidemment, Maude Bréjon, le quotidien des Français qui nous écoutent sur BFM TV, qui sont parfois très inquiets en raison de ces chiffres qu'on va voir apparaître à l'écran. Ce sont les chiffres de ce matin, justement, des prix à la pompe sur les différents carburants que vous allez voir apparaître. Et justement, la question que l'on se pose ce matin, on voit ces chiffres apparaître à 1 ,97 € pour le 100 .95 et 2 ,22 euros pour le gazole.
Quelle est la perspective d'évolution de ces prix ? Est-ce que vous dites aujourd'hui qu'ils peuvent baisser ou non à la vue de ce qu'on vient de dire juste avant, c'est-à-dire une situation extrêmement Ce que nous avons vu précédemment nous amène précisément sur ce sujet-là à faire preuve de beaucoup de prudence. Moi, je n'ai pas de boule de cristal et donc je ne suis pas en mesure de vous dire ce qui se passera dans le détroit d'Ormousse dans les semaines à venir.
La conséquence de ça, c'est que je ne suis pas en mesure de prédire l'évolution des prix du carburant. Ce que je peux vous dire, en revanche, c'est ce que fait la France, ce que nous faisons, ce que fait le gouvernement. On a mis en place des aides ciblés.
On y reviendra tout à l'heure. On s'assure que l'ensemble de la chaîne joue le jeu. On fait tous les contrôles nécessaires vis-à-vis des distributeurs.
On a demandé une enquête à l'échelle de l'Union européenne pour s'assurer qu'il n'y ait pas d'abus du côté des raffineurs, dont l'ensemble de la chaîne est suivi. Et on a une exigence qui est une exigence de bon sens, qui est une exigence de justice. Quand les prix baissent durablement, quand les cours du baril de Brent baissent durablement, alors ces baisses doivent être ressenties par les consommateurs, doivent être vues par les consommateurs dans les stations-service aussi vite que le Eoselon était.
Et au fond, les Français le comprennent bien. Parce que quand la guerre a démarré, il a fallu quelques heures ou quelques jours pour que les prix dans les stations-services se mettent à flamber. Si on observait donc une baisse durable, et là encore je n'ai pas de boule de cristal, mais si c'était le cas, elles doivent être réimpactées répercutait aussi vite que les hausses l'ont été.
Amandine ? Vous réfléchissiez il y a quelques jours à la mise en place d'un décret pour plafonner les marches des distributeurs. Or ces distributeurs, notamment les grands patrons de supermarchés, étaient complètement vent debout en disant que vous faisiez des victimes, qu'ils ne font que 1 à 2 centimes de marge par litre.
Ils étaient totalement contre. Ils ont envoyé un courrier tout à fait. Est-ce que vous allez mettre en place ce décret ou est-ce que vous y renoncez face à la bronca que ça a déclenché ?
Là-dessus, soyons clairs, l'État est dans son rôle. Enfin, le rôle de l'État, c'est de s'assurer que personne ne profite de la situation. Et c'est ce que nous demandent les Les contributeurs n'en profitent pas aujourd'hui, vous le savez.
Ce n'est pas ce que je viens de dire. Ce sont les raffineurs qui font des marques. Ce n'est pas ce que je viens de dire.
Je dis que notre rôle, c'est de contrôler l'ensemble de la chaîne. Et c'est normal, c'est ce que nos compatriotes nous demandent. On vient de voir les prix affichées à l'écran, qui sont un vrai problème pour beaucoup de Français qui n'ont pas d'autre choix que de faire le plein pour aller au travail, aller faire leurs courses, donner leurs enfants à l'école.
Si nous ne mettions pas en place le minimum de contrôle nécessaire pour s rassurer que chacun joue le jeu, ça nous serait légitimement reproché. Après, une fois que je vous ai dit ça, moi mon objectif c'est de travailler en bonne entente avec les distributeurs et c'est ce qu'on fait depuis le début de la crise, on les reçoit régulièrement. On discute avec eux et pas uniquement sur les plateaux de télévision ou par plateaux de télévision interposés.
Nous n'observons pas de hausse indue de marge. Vous avez repéré quand même des comportements suspects, notamment, je sais pas, illégaux de certains distributeurs. Illégaux, non.
Et très majoritairement... – Opportunistes ? – Très majoritairement, ce que je peux vous dire, c'est que les distributeurs jouent le jeu.
Mais le rôle de l'État, le rôle du gouvernement...
Pas besoin du décret, alors ? Le rôle du gouvernement, c'est de préparer, je vais vous répondre, c'est de préparer l'ensemble des outils, que ces outils soient prêts si nécessaires et donc si le cas échéant on estimait qu'à un moment donné parce que les prix ne baisseraient pas suffisamment l'activation d'un tel décret était nécessaire alors on l'activerait, on ne s'interdit rien par principe nous ne sommes pas dans une posture dogmatique mais on doit anticiper l'ensemble des scénarios possibles et on voit qu'ils sont nombreux et qu'il y a beaucoup d'incertitudes et préparer l'ensemble des outils et puis adapter la situation, c'est ça la gestion de crise. Sur l'incertitude justement, là on parlait de l'inquiétude des Français il y a quelques instants sur le prix du carburant.
Faut-il évidemment qu'il y en ait du carburant ? Et aujourd'hui dans Le Parisien, citation de Roland Lescure, le ministre de l'économie, interrogés justement sur la crainte de pénurie. À ce stade, dit-il, nous n'avons pas d'enjeu de disponibilité, qu'il s'agisse de l'essence, du gasoil, du kérosène ou des engrais.
Mais, dit-il, pour que cela continue, il faut que la situation se stabilise vite et que les flux reprennent. Si la crise se prolonge, conclut-il, la situation pourrait devenir beaucoup plus difficile. Il y a quand même un spectre de pénuries qui plane au-dessus de la France aujourd'hui et il n'y a aucune pénurie à l'heure où on se parle.
Environ 5 % des stations-service font face à une difficulté sur au moins un carburant. En temps de paix, c'est 3 à 4%, donc on est extrêmement proches. Et je ne veux absolument pas inquiéter les Français qui nous écoutent ce matin.
Ensuite, on en revient à la question de ce que l'on maîtrise et ce que l'on ne maîtrise pas. Si la crise venait à durer, durablement, des mois, avec un détroit d'Ormouz bloqué qui normalement voit circuler 20 % du pétrole mondial. Il y aurait de toute évidence des répercussions, mais je vais vous dire que ces répercussions sont déjà là.
D'abord, elles sont présentes au prix à la Elles sont présentes au prix à la pompe et elles sont présentes dans un certain nombre de pays qui, eux, vivent des difficultés de pénurie, je pense notamment à l'Asie, et qui ont dû prendre des mesures de rationnement, ce que nous n'avons pas eu à faire, puisque la France a diversifié ses exportations, et que nous sommes bien moins dépendants du pétrole importé du Moyen-Orient, que...
Ensuite, si vous me demandez, prévoit-on tous les scénarios ? Encore une fois, la réponse est oui. Mais à l'heure où on se parle, il n'y a pas de risque de pénurie.
Sur le kérosène également, parce qu'il semble que précisément, Patrick Pouyanné en parlait la semaine dernière, il y a un sujet sur la possibilité que dans quelques jours, quelques semaines, les compagnies aériennes aient moins de kérosène pour faire voler leurs avions. Il y a davantage de tensions mais encore une fois à l'heure où on se parle il n'y a pas de difficultés et puis je rappelle pardonnez-moi que la France a des stocks stratégiques environ une centaine de jours de disponibilité et de carburant que nous pourrions être amenés à libérer si on avait des problèmes de volume. Et d'ailleurs ces stocks stratégiques sont initialement là pour pallier à des problèmes de volume et non pas à des problèmes de prix.
Alors là pour nous, donc pour l'énergie. Et puis autre question qu'on se pose aujourd'hui, ça concerne très concrètement notre frio, notre assiette avec cette crainte, on peut le dire comme ça, bouteille de lait, beurre, crème fraîche, fromage, dessert Au rayon laitier, est-ce que les prix vont augmenter ? Je vous pose la question parce que le géant laitier Lactalis annonce qu'il va devoir répercuter les effets de la guerre au Moyen-Orient sur ces prix de vente.
Il y a quelques jours, il y a d'autres marques également qui sont positionnées sur la même direction, Yoplait, Candia qui ont également envisagé d'augmenter leur prix. Vous leur dites quoi ? D'abord on demande, c'est une exigence naturelle, à chacun d'être raisonnable.
Qu'il y ait des répercussions sur les coûts de production de la hausse des prix de l'énergie, je le comprends très bien, c'est mathématique. Pour autant, seules ces hausses de prix et strictement ces hausses de prix doivent être répercutées, ça ne doit pas aller au-delà. Donc on sera encore une fois extrêmement vigilants à ce qu'il n'y ait pas de hausses indues.
Et puis je vous renvoie aux déclarations de mon collègue Serge Papin, qui s'exprimait pour dire ce matin qu'il n'y avait pas aujourd'hui nécessité de réouvrir l'ensemble des négociations commerciales. Qui était une demande de la part de certaines entreprises. De certains industriels.
Et ça, c'est une très bonne chose. Pourquoi ? Parce que quand vous réouvrez l'ensemble des négociations commerciales, qui supporte les surcoûts au bout de la chaîne.
Alors, c'est réparti. On peut dire que c'est en partie les industriels, en partie les distributeurs. Mais enfin, à la fin, c'est aussi les consommateurs.
Et donc, je crois que dans un moment de vive tension où les consommateurs ou les Français paient déjà ces hausses de prix sur les prix du carburant, chacun doit faire attention à ce qu'il affiche. À l'image de ces distributeurs, notamment de carburants fournisseurs, etc., de grandes marques.
Là, ces géants du secteur laitier, également, ils pourraient être contrôlés d'une manière ou d'une autre ? En tout cas, l'Actali, c'est de toute évidence une entreprise, et c'est tant mieux qu'ils se portent bien. Quel impact, la hausse des coûts de l'énergie, c'est une chose, je le redis, tout ça doit être fait dans un cadre raisonnable et adapté aux hausses des prix que l que l'on mesure.
Merci beaucoup Maude Bréjon, je vous rappelle pour parler du gouvernement, ministre délégué en charge de l'énergie, on suivra un autre rendez-vous d'ailleurs, je crois c'est lundi, puisqu'il y aura une réunion avec les distributeurs et le ministre de l et l'économie. En quelques mots, il faut en attendre quoi de cette réunion ? Encore une fois on continue les discussions avec un objectif c'est que les prix à la pompe baissent le plus rapidement possible.
Merci beaucoup dans un instant l'expertise militaire du général
Maud Bregeon