Grève dans les transports, service minimum, retraites, trottinettes électriques... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Clément Beaune
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:12OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous dites à Philippe Martinez, pas touche aux vacances ?
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Du même ordre que la précédente journée de grève à la SNCF ?
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Vous parliez à l'instant des grèves qui ont eu lieu pendant les fêtes de fin d'année à la SNCF. Ça veut dire quoi ?
- 2:23RelanceRéponse partielle
Ça a été fait dans les raffineries par votre gouvernement.
- 2:37FerméeRéponse directe
Vous pourriez le faire à la SNCF ou pas ?
- 3:51RelanceRéponse directe
Mais l'objectif de ces mesures, c'est de faire rouler davantage de trains quand il y a des grèves.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Invité politiqueFait
« Il y a une journée de mobilisation d'abord avant le début des vacances scolaires pour la première zone, qui est je crois la zone A le 4 février, le 31 janvier. »
- 0:23Invité politiqueFait
« Moi je suis focalisé sur cette journée parce que je sais qu'elle va créer forcément, on n'en mesure pas l'ampleur, encore des perturbations dans les transports pour le travail, pour le quotidien. »
- 1:04Invité politiqueFait
« On a évidemment un droit de grève, on a un droit de l'opposition dans le cadre de la loi, un droit syndical à la réforme des retraites, c'est la démocratie sociale. »
- 2:17Invité politiqueFait
« Certains ont dit, il faut réquisitionner les grévistes. Heureusement d'ailleurs, dans notre pays, la réquisition, c'est quelque chose de très encadré. »
- 2:30Invité politiqueFait
« La réquisition, c'est le dernier recours quand vous avez une situation de blocage qui menace le fonctionnement vital du pays. »
- 2:57Invité politiqueFait
« Et c'était de l'ordre de l'anticipation, 48 heures pour déclarer les grèves, pour qu'on anticipe et qu'on mette des solutions en place pour minimiser les risques. »
- 3:36Invité politiqueFait
« Mais même quand vous avez des très grandes grèves, comme on a vécu à Noël, vous avez presque toujours plus de 50% du service. »
- 3:47Invité politiqueFait
« ça ne marche pas vraiment parce que de toute façon, on est au-delà d'un service minimum constitutionnel aujourd'hui. »
- 6:33Invité politiqueFait
« On a fait une réforme ferroviaire qui a mis fin au régime spécial à la SNCF pour les nouveaux entrants. Depuis le 1er janvier 2020, c'est déjà le cas, avant même cette réforme des retraites. »
- 6:42Invité politiqueFait
« Ce sont les règles générales, notamment en matière de retraite, qui s'appliquent aux nouveaux recrutés à la SNCF. »
- 6:57Invité politiqueFait
« les nouveaux recrutés, comme pour ceux qui avaient encore le régime spécial, on décale l'âge légal de deux ans. »
- 7:36Invité politiqueFait
« Les nouveaux recrutés, ça va être dès le vote de la réforme. »
- 8:51Invité politiqueChiffre
« c'est deux tiers de l'équilibre du régime qui est assuré par une subvention de l'État. »
- 10:44Invité politiqueFait
« aujourd'hui, en moyenne, les femmes partent un peu plus tôt que les hommes à la retraite. »
- 10:50Invité politiqueFait
« Souvent d'ailleurs, ce n'est pas toujours un choix, c'est parce qu'il y a eu des carrières plus hachées, des interruptions de carrière qui sont plus importantes chez les femmes, subies parfois parce que, pour des raisons familiales, on sait que c'est elles qui souvent font un sacrifice personnel professionnel pour élever les enfants par exemple, donc en moyenne. »
- 12:30Invité politiqueFait
« aujourd'hui, c'est les femmes qui subissent le plus la décote. »
- 12:40Invité politiqueFait
« Et la revalorisation des petites pensions, c'est aujourd'hui majoritairement aussi les femmes qui en bénéficient. »
- 14:23Invité politiqueFait
« c'est sans doute un acte de malveillance, c'est même à cette heure confirmé, un acte de malveillance qui a été fait sur les câbles et le réseau. »
- 16:10Invité politiqueFait
« Il y a une pénurie massive de conducteurs et de chauffeurs. »
- 16:19Invité politiqueChiffre
« 500 conducteurs. »
- 16:21Invité politiqueChiffre
« au total, si vous prenez le bus et le métro, c'est même plus de 4000 personnes qui sont recrutées en 2023 par l'RATP, c'est deux fois plus que d'habitude. »
- 16:41Invité politiquePromesse
« c'est qu'au début du printemps, il y ait évidemment une amélioration progressive, mais qu'on revienne à la situation normale au début du printemps. »
- 19:22Invité politiqueFait
« nous avons défiscalisé les aides que les employeurs peuvent donner à leurs salariés pour l'abonnement de transport public. »
- 19:30Invité politiqueChiffre
« Vous savez que 50% de l'abonnement de transport public est pris en charge par l'employeur. »
- 19:33Invité politiqueChiffre
« On est allé jusqu'à 75% sans cotisation, sans fiscalité. »
- 20:12Invité politiqueChiffre
« 200 millions d'euros »
- 22:06Invité politiqueChiffre
« Vous avez aujourd'hui, je prends l'exemple de Paris, 10 millions de trajets chaque année en trottinette. »
Temps de parole
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Bonjour Clément Beaune. Bonjour Marc Fauvel. La CGT n'exclut pas des journées d'action pendant les vacances de février qui débutent pour la zone A en fin de semaine prochaine. Qu'est-ce que vous dites à Philippe Martinez, pas touche aux vacances ?
Il y a une journée de mobilisation d'abord avant le début des vacances scolaires pour la première zone, qui est je crois la zone A le 4 février, le 31 janvier. Moi je suis focalisé sur cette journée parce que je sais qu'elle va créer forcément, on n'en mesure pas l'ampleur, encore des perturbations dans les transports pour le travail, pour le quotidien.
Du même ordre que la précédente journée de grève à la SNCF ?
C'est honnêtement trop tôt pour le dire, mais une journée de mobilisation, inévitablement, va avoir des impacts dans les transports publics. Donc c'est ça aujourd'hui que je regrette, même si je respecte le droit de mobilisation sociale et syndicale, mais ça va être une journée difficile forcément le 31 janvier. Sur les vacances ensuite ? Et sur les vacances, je crois que les organisations syndicales n'ont pas encore pris leur décision. J'ai entendu des déclarations de Philippe Martinez, je suis toujours un peu surpris qu'on anticipe les journées de mobilisation quand on n'a pas encore réalisé la précédente. Bon, mais oui, je dis, il faut du respect de la responsabilité.
On a évidemment un droit de grève, on a un droit de l'opposition dans le cadre de la loi, un droit syndical à la réforme des retraites, c'est la démocratie sociale. Mais les Français ont subi pour beaucoup d'entre eux, et parce que les syndicats parfois n'avaient pas vu venir un conflit à la SNCF en décembre, des perturbations à Noël. Et donc je pense qu'on doit aussi prendre en compte les galères des Français, les difficultés des Français, les vacances qui sont attendues par beaucoup de familles, qui ont parfois galéré à Noël et qui pourraient regalérer si on était dans cette optique. Donc pas deux fois de suite, c'est ça le message ? Oui, j'appelle encore une fois.
Le droit de grève, il est autorisé dans notre pays. Donc il n'y a pas aujourd'hui, on en reparlera peut-être, des dates qui sont préservées ou sanctuarisées. Mais je crois qu'on fixe ces dates, quand les organisations syndicales prennent leurs décisions, oui j'appelle à la responsabilité, pardon, à du respect, à tenir compte aussi des situations des Français qui, pour certains, vont retrouver leur famille pendant les vacances dès le début du mois de février.
Vous parliez à l'instant des grèves qui ont eu lieu pendant les fêtes de fin d'année à la SNCF. À la suite de ces grèves, Emmanuel Macron avait demandé au gouvernement de réfléchir, de trouver des solutions pour assurer la continuité des services publics en toutes circonstances. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu'on peut améliorer le système actuel. De différentes façons. Parce que j'entends parfois des slogans un peu magiques. Certains ont dit, il faut réquisitionner les grévistes. Heureusement d'ailleurs, dans notre pays, la réquisition, c'est quelque chose de très encadré.
Ça a été fait dans les raffineries par votre gouvernement.
Et on a assumé de le faire, mais de manière ponctuelle, de manière ciblée, parce que c'est notre droit d'ailleurs. La réquisition, c'est le dernier recours quand vous avez une situation de blocage qui menace le fonctionnement vital du pays. Vous pourriez le faire à la SNCF ou pas ? Non, à Noël, moi je l'avais dit. Vous m'avez, je crois d'ailleurs, sur ce plateau interrogé sur les réquisitions. On n'était pas du tout dans ce cadre-là. Ensuite, il y a des choses qui avaient été mises dans la loi, les éléments, en 2007 d'ailleurs, quand il y avait déjà eu un débat sur le service minimum.
Et c'était de l'ordre de l'anticipation, 48 heures pour déclarer les grèves, pour qu'on anticipe et qu'on mette des solutions en place pour minimiser les risques.
Oui, aujourd'hui, la SNCF doit garantir un service, doit prévenir à l'avance du service qui sera offert aux usagers.
Ça ne remet pas des trains, soyons honnêtes, mais ça permet de s'organiser, parfois de compenser en mobilisant un certain nombre d'autres salariés. Je pense que c'est vers ce genre de pistes qu'il faut aller, peut-être avoir des délais d'anticipation un peu plus grands, peut-être mobiliser des personnes au sein des entreprises qui sont capables de faire un métier qui est en grève, qui soit une solution de recours pour qu'il y ait moins d'impact pour les usagers. Je vais vous dire, le service minimum tel que ça avait été présenté, par exemple, au Sénat, je crois, par Bruno Retailleau, ça aboutirait à ce que 30% du service environ soit garanti.
Mais même quand vous avez des très grandes grèves, comme on a vécu à Noël, vous avez presque toujours plus de 50% du service. Donc ce que je veux dire, c'est le service minimum, un peu le slogan qu'on met dans le débat, ça ne marche pas vraiment parce que de toute façon, on est au-delà d'un service minimum constitutionnel aujourd'hui.
Mais l'objectif de ces mesures, Clément Beaune, c'est de faire rouler davantage de trains quand il y a des grèves. Oui, très clairement. Ça fera l'objet d'une loi ?
Alors, c'est en débat, il y a des discussions qui commencent. On aura, je pense qu'il vaut mieux laisser passer, pour avoir un dialogue social apaisé, la réforme des retraites. Il faut en discuter avec les organisations syndicales. Encore une fois, moi, je le respecte. Vous pensez pouvoir décrocher un accord sur ce point avec les syndicats ? Je vais vous prendre un exemple. On a beaucoup mentionné le cas italien pour les grèves de Noël.
L'Italie, interdiction des grèves, les jours de grand départ.
Si on est tout à fait précis sur le cas italien, c'est intéressant. Il y a effectivement des jours qui sont préservés. Des fêtes très importantes, comme Noël, des heures de pointe, des heures de départ de vacances importants. Bon, mais qu'est-ce qui s'est passé dans le cas italien ? C'est une négociation sociale. C'est-à-dire que le législateur a dit, trouvez les solutions pour que certaines périodes soient préservées. Et secteur par secteur, ou parfois entreprise par entreprise, il y a eu un dialogue social qui a permis, par avance, de préserver certaines périodes. Ça, c'est une solution qui est intéressante.
Donc, vous demandez au patron de la SNCF, M. Farandou, d'ouvrir ces négociations ? Pas maintenant, tout de suite.
Parce que, je vais vous dire, aujourd'hui, il faut, je l'assume, il y a une réforme importante qui suscite des questions. Moi, j'ai échangé régulièrement avec des agents de la SNCF directement. Je vois les questions qui se posent sur la réforme des retraites. Et autour de la réforme des retraites, le rapport au travail, le déroulement des carrières, la pénibilité. Sur tout ça, j'ai demandé, d'abord, au président de la SNCF, au président de l'RATP, d'avoir, en accompagnement de la réforme des retraites, des discussions dans l'entreprise. C'est ça, la priorité, aujourd'hui. Et puis, on réfléchit déjà à ces mesures qui pourraient améliorer le service public aux usagers.
Moi, mon obsession, ce n'est pas des slogans comme le service minimum, avec des pourcentages qu'on ne sait pas définir. C'est améliorer le service aux usagers, mieux anticiper. Quand il y a des grèves, avoir moins d'impact et avoir plus de dialogue social dans l'entreprise, peut-être pour préserver des jours, pour éviter des grèves au moment des départs en vacances ou des périodes de galère pour les gens.
Dans la réforme des retraites figure la suppression des régimes spéciaux, suppression progressive, car ne seront concernés que les nouveaux embauchés. C'est ce qu'on appelle la clause du grand-père. Mauvaise idée, dit Xavier Bertrand, le président LR des Hauts-de-France. On l'écoute. Dans 43 ans, les régimes spéciaux, aujourd'hui, ne peuvent pas s'éteindre dans 43 années au moins. Moi, ce que je souhaite, ça ne va pas se faire du jour au lendemain en un an. Il faut qu'il y ait une convergence. Elle peut se faire sur 10 ans, elle peut se faire éventuellement sur un peu plus. La seule chose, c'est que la justice, c'est que ce soit, pour tout le monde, les mêmes règles qui s'appliquent.
Supprimer les régimes spéciaux, mais dans 40 ans, c'est trop tard, dit-il. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ?
Non, je pense qu'on a un bon équilibre. Je vais l'expliquer parce qu'on a peut-être assez peu parlé des régimes spéciaux dans cette réforme. Les régimes spéciaux, c'est un contrat social historique qui avait été fait, notamment à la RATP, à la SNCF, dans les industries de l'énergie, par exemple. Je le dis à la SNCF, personne n'avait le courage de le faire, pas même la majorité à laquelle avait appartenu Xavier Bertrand. On a fait une réforme ferroviaire qui a mis fin au régime spécial à la SNCF pour les nouveaux entrants. Depuis le 1er janvier 2020, c'est déjà le cas, avant même cette réforme des retraites.
Ce sont les règles générales, notamment en matière de retraite, qui s'appliquent aux nouveaux recrutés à la SNCF. Donc, ce sujet, cette réforme, elle a déjà été faite à la SNCF. On applique un principe d'équité à la SNCF, à la RATP, pour ceux qui ont les règles du régime général, les nouveaux recrutés, comme pour ceux qui avaient encore le régime spécial, on décale l'âge légal de deux ans. On dit qu'il y a des privilèges, des situations spécifiques. Il faut le dire, il y a un effort qui est collectif, qui est équitable, et donc le décalage de l'âge légal, il s'applique partout, y compris dans ceux qui sont encore au régime spécial.
Non, mais c'est quand même très important, parce que je ne veux pas laisser dire qu'on ne demande pas d'effort à tout le monde. C'est un effort collectif, y compris pour les régimes spéciaux. Il y avait un régime spécial dans le secteur des transports qui était encore là, celui de la RATP. Celui-là, comme on a fait pour la SNCF, on y met fin progressivement. C'est-à-dire, les nouveaux vont être affiliés pour la retraite.
Dans 40 ans, dans 43 ans.
Les nouveaux, ça va être tout de suite. Les nouveaux recrutés, ça va être dès le vote de la réforme. Oui, mais le régime va se faire. D'accord, mais moi j'assume cet équilibre. C'est-à-dire, les nouveaux, on met fin au régime parce que c'est une mesure de justice. L'histoire sociale, syndicale, n'est plus la même aujourd'hui pour la RATP, pour la SNCF.
Vous avez chiffré à partir de quand ça permettra à ce régime-là de dégager des économies. Quand Nicolas Sarkozy a fait l'autre réforme, la Cour des comptes avait dit qu'il a fallu des années et des années parce qu'il y avait eu tellement de compensations que ce n'était pas rentable pour les finances publiques.
Je vous réponds tout de suite. Je vais finir juste d'une phrase sur le point. C'est très important parce qu'il y a un contrat social aussi. Les gens qui ont été recrutés, qui ont choisi un métier avec des avantages et des inconvénients, les deux, le régime pétiel, on ne va pas leur dire maintenant, écoutez, pour ceux qui étaient rentrés dans le régime pétiel... C'est ce qu'on fait pour les autres Français aujourd'hui ? Non, on fait comme pour tout le monde. C'est-à-dire, on décale l'âge. Quelqu'un qui avait, par exemple, un âge de départ à 52 ans ou à 57 ans, ça va monter à 54 et à 59. Et c'est un mot sur les compensations accordées à partir de quand ?
Ce qui avait été fait par la réforme de Nicolas Sarkozy, c'est qu'il y avait eu beaucoup de mesures financières autour qui avaient parfois complètement écrasé le bénéfice financier, si je puis dire, ou d'équilibrage de la réforme. Aujourd'hui, on n'est pas dans cette optique. Je le dis aussi parce que certains disent qu'il n'y a pas de déficit, etc. Quand vous regardez ce qui se passe pour les régimes spéciaux, à la RATP, c'est deux tiers de l'équilibre du régime qui est assuré par une subvention de l'État. Donc c'est à ça qu'on met fin. Ça prendra un certain nombre d'années. Mais je pense qu'on a le bon équilibre.
Ceux qui sont aujourd'hui dans un régime spécial, ils le gardent en faisant un effort comme tous les Français. Et ceux qui sont nouvellement recrutés, ils passent aux règles générales.
Clément Bonne, ministre des Transports, invité de France Info, jusqu'à 9h, 8h42. Le fil info avec Maureen Suignard.
Sous la pression d'organisations internationales, la France vient de rapatrier 15 femmes et 32 enfants. Ils étaient, avant leur arrivée, détenus dans des camps de prisonniers djihadistes en Syrie. Les mineurs sont remis à l'aide à l'enfance. Les adultes sont en garde à vue. La gare de l'Est, paralysée ce matin. Une panne qui va durer au moins jusqu'à 10h, indique la compagnie ferroviaire. Aucun TGV, TER et Transilien P ne circule au départ et à l'arrivée de la gare parisienne. Le chef de la diplomatie finlandaise estime que son pays doit envisager d'adhérer à l'OTAN sans la Suède. Cette demande d'adhésion est plus pressante depuis le début de l'invasion russe en Ukraine.
La Hongrie et surtout la Turquie bloquent depuis le mois de mai dernier l'entrée du pays dans l'alliance. La France ne conserve pas la coupe à la maison. C'est le Danemark qui remporte la prestigieuse récompense culinaire du Bocuse d'or cette année. Cinquième place pour la France qui a moins convaincu dans cette épreuve cette année qui mettait la queue de l'hôte et la courge à l'honneur. France Info
Toujours avec le ministre des Transports Clément Beaune dans l'étude d'impact publiée hier par le gouvernement sur la réforme des retraites, on voit que ce sont bien les femmes qui vont devoir faire le plus d'efforts et notamment travailler plus longtemps, plus longtemps que les hommes pour passer aux 64 ans. Est-ce que vous reconnaissez qu'elles sont dans cette réforme, dans cette version, en tout cas aujourd'hui, les perdantes ?
Non, je crois qu'il faut regarder, parce que c'est très important, l'ensemble des paramètres, sans être trop technique, mais c'est évidemment essentiel pour ceux et celles surtout qui nous écoutent. Aujourd'hui, en moyenne, les femmes partent un peu plus tôt que les hommes à la retraite. Souvent d'ailleurs, ce n'est pas toujours un choix, c'est parce qu'il y a eu des carrières plus hachées, des interruptions de carrière qui sont plus importantes chez les femmes, subies parfois parce que, pour des raisons familiales, on sait que c'est elles qui souvent font un sacrifice personnel, professionnel pour élever les enfants par exemple, donc en moyenne.
Donc quand vous décalez l'âge, il y a un impact qui est forcément un peu plus grand pour ceux qui partent.
Le saut est plus grand pour les femmes dans cette réforme.
Oui, alors si vous avez dit travailler un peu plus longtemps, non. C'est que parfois, le saut va être un tout petit peu plus grand. Mais il faut regarder l'ensemble des paramètres, parce qu'il n'y a pas que ce paramètre qui a été évoqué.
L'un des paramètres, c'est par exemple les trimestres gagnés par les femmes avec les enfants ou avec le congé parental. Cet avantage, avec quelques guillemets, il va être perdu par le fait qu'elles vont devoir aller jusqu'à 64 ans. Pour beaucoup de femmes, il va être perdu.
Pour enfants, mais il y a des choses courantes, ça c'est la situation actuelle. Ça c'est dans la colonne des mois en tout cas, vous le dites vous aussi. Non, oui, ce que je dis c'est qu'il faut regarder l'ensemble des paramètres. On a des mesures qui vont être, si je puis dire, plus favorables aux femmes, et c'est légitime. Par exemple, le fait qu'on prend en compte les trimestres de congés parentales, qui sont souvent, aujourd'hui, plutôt assurés par des femmes. On va prendre en compte les congés pour les aidants, qui sont, c'est une réalité, c'est pour les femmes et les hommes, évidemment. Non, mais en moyenne, ce sont beaucoup plus souvent des femmes qui se sacrifient pour aider.
Mais l'étude d'impact explique que ce ne sera pas suffisant et qu'il y aura quand même un écart avec les hommes. Comment on rétablit cette égalité ? Le débat parlementaire va commencer dans deux semaines. Comment votre majorité veut rétablir cette égalité ?
Encore une fois, d'abord, j'insiste beaucoup, ce que vous dites sur l'étude d'impact, c'est un des paramètres, ce n'est pas la situation des femmes en général. Quand vous rajoutez la question des congés parentaux, la question des aidants, je le dis aussi, la question de la décote, pardon d'insister sur des paramètres un peu techniques, mais c'est très important. Aujourd'hui, c'est les femmes qui subissent le plus la décote. Quand, en décalant l'âge légal, vous ne décalez pas l'âge d'annulation de la décote, c'est un avantage pour ceux qui bénéficient le plus, qui subissent le plus la décote aujourd'hui, notamment les femmes.
Et la revalorisation des petites pensions, c'est aujourd'hui majoritairement aussi les femmes qui en bénéficient. Quand vous regardez l'équilibre de la réforme, j'insiste, parce que j'entends beaucoup de remous sur ce sujet, c'est légitime comme question.
Votre collègue de gouvernement lui-même, Franck Riester, qui est en charge du lien avec les parlementaires, explique que les femmes vont être pénalisées par cette réforme.
Il y a parlé de ce paramètre-là, le premier qu'on évoquait sur le report de l'âge légal.
Le report de l'âge légal, quel est le principal curseur aujourd'hui ?
C'est celui qui concerne 60% des futurs retraités. C'est justement pour ça que cette réforme est importante. Je sais que parfois elle est aussi plus complexe. Je crois qu'il n'y a jamais une réforme dans laquelle on a pris autant en compte les situations individuelles et spécifiques. La question des aidants, la question du congé parental, la question de la revalorisation des petites retraites, la question de la décote, si vous mettez tout ça bout à bout, je crois qu'on a un équilibre qui est équitable et qui bénéficiera au total aux femmes. On va regarder tous les paramètres. Vous m'avez posé la question, est-ce qu'il y a des sujets qui seront débattus pendant le débat parlementaire ?
Moi, je ne suis pas parlementaire, mais j'imagine que ça reviendra dans le débat. Et on a dit, il y a des sujets qui peuvent encore être discutés. Mais je ne veux pas laisser dire qu'on n'a pas pris en compte la situation des femmes sur beaucoup de paramètres. Encore une fois, aidants, congés parentaux, décotes, petites pensions. Ce sont les femmes qui sont aujourd'hui victimes d'une situation sociale défavorable. Et ce sont elles qui vont bénéficier le plus de ces mesures. Et c'est le juste et légitime.
Un mot avant de revenir spécifiquement à la question des transports de ce qui se passe depuis ce matin. Gare de l'Est à Paris, trafic complètement interrompu depuis 5h du matin. Vous savez ce qui se passe, vous ?
On commence à savoir. Je regrette d'abord parce que pour des milliers de gens, la gare de l'Est est extrêmement fréquentée. Pour tout l'Est de la France et beaucoup de Franciliens. Donc c'est une galère ce matin jusqu'à 10h. On fait au mieux, j'ai échangé à l'instant avec le président SNCF pour rétablir le trafic le plus vite possible. Et c'est sans doute un acte de malveillance, c'est même à cette heure confirmé, un acte de malveillance qui a été fait sur les câbles et le réseau.
On regarde le détail technique, mais c'est un acte de malveillance qui est à l'origine de cette panne que je regrette évidemment pour l'impact sur beaucoup de gens qui prennent les transports pour le boulot ce matin. On ne sait absolument pas qui est derrière ? Non. Malheureusement, vous le savez, il y en a régulièrement des actes de malveillance sur les câbles, sur les voies pour parfois prendre du matériel qui a un peu de valeur et qui est revendu. Donc, il faut qu'évidemment, ces actes soient sévèrement sanctionnés parce qu'on voit les impacts qu'ils ont sur la vie quotidienne.
En dehors de ce qui se passe depuis ce matin à Gare de l'Est à Paris, les transports franciliens sont en grande difficulté depuis des mois. Vous avez pris le métro récemment ? Oui. Par exemple, je m'excuse auprès des auditeurs et des téléspectateurs d'autres régions dans lesquelles c'est parfois difficile aussi, mais c'est vrai qu'à Paris, vous l'avez pris le métro ?
Oui, je prends le métro, je vais être très honnête, la semaine, peu, parce que j'ai une protection et que je me déplace dans une voiture officielle, je ne vais pas vous mentir, mais je prends le métro toutes les semaines. Qu'est-ce que vous en avez pensé ? Je sais que c'est la galère et c'est la galère, la vérité c'est que c'est souvent aux heures de pointe, c'est difficile, mais c'est beaucoup plus... Pas seulement aux heures de pointe, je sais, en général, parce qu'il manque beaucoup de trains et beaucoup de conducteurs. Oui, c'est ce que je dis depuis le mois de septembre, c'est une situation extrêmement galère, extrêmement difficile.
Vous avez raison, je le dis d'un mot, parce que je ne veux pas qu'on pense qu'aux franciliens. Il y a des difficultés, par exemple, dans les Hauts-de-France, sur le TER en ce moment. J'étais à Strasbourg vendredi, on met en place un LER à Strasbourg. Alors, ça commence à marcher, heureusement, c'est un très beau projet qui va vraiment améliorer la vie, mais le rodage marche mal et donc on améliore les choses d'ici le mois de mars. En Ile-de-France, qu'est-ce qui s'est passé ? En Ile-de-France, c'est la région où il y a le plus de transports publics dans notre pays, parce que le réseau est très utilisé. 25% des déplacements sont par transports publics.
Il y a une pénurie massive de conducteurs et de chauffeurs. Et depuis le mois de septembre, j'y insiste, j'ai insisté auprès de Jean Castex avec Valérie Pécresse encore ces dernières semaines, il y a un plan de recrutement historique, littéralement, inédit. 500 conducteurs. Oui, enfin, au total, si vous prenez le bus et le métro, c'est même plus de 4000 personnes qui sont recrutées en 2023 par l'RATP, c'est deux fois plus que d'habitude. Et c'est littéralement un effort qui est fait jour et nuit. Avec un retour à la normale fixée déjà, un cap.
Oui, l'engagement qui a été pris, moi je l'avais demandé dès le mois de décembre, c'est qu'au début du printemps, il y ait évidemment une amélioration progressive, mais qu'on revienne à la situation normale au début du printemps. Je crois que c'est aujourd'hui possible. Jean Castex a détaillé ligne par ligne des améliorations sur le matériel, sur les recrutements, sur la maintenance. Hier encore, avec la région Île-de-France, j'étais présent, et donc on est engagé sur ce plan de recrutement. Je sais que pour les franciliens, depuis septembre, c'est une très grosse difficulté, et notre boulot, c'est de tout faire pour qu'en mars et en avril, on ait rétabli la situation.
8h50, le fil Info, Maureen Sunnière, on poursuit avec vous dans un instant, Clément Beaune.
Les défenseurs de l'environnement saluent une grande victoire. Les betteraviers dénoncent un coup de massue. Après une décision de justice, la France va bien interdire les néonicotinoïdes pour les semences de betterave. L'État promet un accompagnement financier pour les planteurs. La CGT du secteur de l'énergie promet de nouvelles actions. Des temps forts jeudi et vendredi contre la réforme des retraites. Des coupures volontaires d'électricité ciblées, la gratuité pour certains clients et une baisse de la production sont possibles. Des grèves aussi à venir à la SNCF. Invité de France Info ce matin, le ministre des Transports affirme qu'il n'y a pas de réquisition prévue des salariés.
Il s'agira du dernier recours en cas de menace sur le fonctionnement vital du pays dit Clément Beaune. C'est une panne dans un poste d'aiguillage qui est à l'origine des problèmes Gare de l'Est à Paris. Le trafic est totalement interrompu depuis tôt ce matin. La SNCF estime que le trafic pourra reprendre à 10h et soupçonne un acte de malveillance. Au MPSG, l'une des affiches des huitièmes de finale de la Coupe de France de football puisque les Parisiens ont largement battu l'USP de Cassel hier soir. 7 buts à 0. France Info
Le 8.30 France Info Salia Braquia, Marc Fauvel
Toujours avec le ministre des Transports Clément Beaune. David Belliard, le premier adjoint écologiste à la mairie de Paris, propose de taxer les SUV pour financer les transports en commun. C'est une bonne idée ?
Hier, il y avait des assises du financement des transports franciliens. J'ai accepté d'ouvrir ce débat. Tous les groupes politiques, toutes les collectivités, Ville de Paris, Région Ville de France se sont exprimés. Je vais être très honnête. À la fin, il y avait une liste de taxes qui représente plusieurs milliards d'euros, si ce n'est pas plus de 10 milliards d'euros. Ça règle la question du financement alors. Oui, alors, il n'y a jamais de solution miracle, je l'ai dit aussi, devant tout le monde. Moi, je vais tout regarder, donc y compris de la fiscalité écologique. Mais enfin, il faut regarder combien ça rapporte, il faut regarder quel est l'impact.
Et puis surtout, il faut qu'il y ait une ressource qui finance durablement, on parle de 10 à 15 ans, les transports franciliens. Donc, je ne veux pas qu'il y ait de gadgets. Moi, je n'ai aucun tabou. On va tout regarder.
C'est quoi votre piste privilégiée ? Par exemple, Valérie Pécresse demande soit de baisser la TVA ou soit de demander aux entreprises de mettre un peu plus la main à la poche.
Alors, d'abord, je le dis aujourd'hui parce qu'il y a une mesure qui est peu connue et c'est pour tout de suite. C'est que nous avons défiscalisé les aides que les employeurs peuvent donner à leurs salariés pour l'abonnement de transport public. Vous savez que 50% de l'abonnement de transport public est pris en charge par l'employeur. On est allé jusqu'à 75% sans cotisation, sans fiscalité. Donc, je le dis aussi, c'est la responsabilité des employeurs quand on voit qu'avec le coût de l'énergie, certains billets de transport augmentent, notamment en Ile-de-France. Ils peuvent faire cet effort et soulager aussi beaucoup de salariés du coût des transports publics. C'est leur responsabilité.
Après, pour les pistes, encore une fois, aujourd'hui, en Ile-de-France, c'est 50% des transports publics qui sont financés par les entreprises. Donc, on ne peut pas dire qu'elles ne participent pas. Mais on va tout regarder. Le versement mobilité, on va regarder des options de taxes, mais pas seulement. Il faut aussi que la région mobilise des financements. L'État va regarder l'effort qu'il peut faire. Moi, j'ai décidé, cette année pour 2023, que l'État donne une aide financière de 200 millions d'euros exceptionnelle à la région Ile-de-France pour faire face au coût de l'énergie, pour recruter davantage de conducteurs.
Ce n'est pas suffisant, Valérie Pécresse, menace de ne pas ouvrir les nouvelles lignes pour les JO 2024.
Oui, non, on n'est pas dans la menace.
Si elle n'a pas suffisamment d'argent.
C'est vrai que là, j'ai accepté pour la première fois qu'on ouvre ce débat. Et donc, hier, il y a eu une journée de travail. On a dit que jusqu'au mois d'avril, on allait partager l'évaluation des coûts supplémentaires, les pistes de financement et prendre des décisions d'ici l'été. Pourquoi d'ici l'été ? Parce que nous avons un budget pour 2024 où il faut qu'on ait réglé cette question. Est-ce qu'il faut, Clément Beaune, d'interdire les trottinettes en libre-service dans les grandes villes ? Alors, comme ministre des Transports, je ne souhaite pas avoir une mesure nationale d'interdiction. D'ailleurs, à titre personnel, je ne suis pas favorable à l'interdiction. Les villes peuvent le faire.
C'est leur liberté. Il n'y aura pas de politique nationale. On a déjà eu ce débat. C'était une loi sur les mobilités il y a quatre ans. Et on a dit qu'il y a une autorisation donnée à chaque ville de définir son cadre de régulation. Il y a des villes qui semblent vouloir interdire, comme Paris, même si ce n'est pas totalement assumé. Avec une consultation des citoyens. Bon, très bien. Il y a des villes qui n'ont jamais autorisé. C'est vrai aussi. La majorité des grandes villes et même des villes moyennes sont en train de développer la trottinette. Est-ce que vous considérez, je vous pose la question autrement, que ça devient un problème dans certains cas ?
Mais oui, c'est un problème dans certains cas. Mais face au problème, qu'est-ce qu'on fait ? Je pense qu'il faut réguler. Et donc, moi, je vais en revanche travailler sur un plan national. Ça veut dire quoi, réguler ? Régulation. Ça veut dire que vous pouvez avoir... Limiter le nombre, par exemple ? Ça veut dire, oui, mais ça c'est ville par ville qu'il faut le décider. C'est déjà le cas. Ce que peut faire l'État, c'est de renforcer les contrôles, par exemple. C'est d'obliger les opérateurs à avoir des systèmes de limitation de vitesse. C'est déjà le cas aussi ?
Non, alors, c'est déjà le cas pour certaines villes, mais il y a des obligations qui ne sont pas respectées ou qui ne peuvent pas être imposées aux opérateurs. Il faut, pour ça, modifier le cadre national. Donc, je suis prêt à le faire. J'ai commencé une discussion avec les représentants des métropoles, la maire de Nantes, par exemple, le week-end dernier. On annoncera dans les prochaines semaines un plan de régulation qui sera une sorte de boîte à outils dont pourront saisir les villes. Mais pourquoi je suis contre l'interdiction ? Parce que je considère que c'est toujours une solution simpliste.
Vous avez aujourd'hui, je prends l'exemple de Paris, 10 millions de trajets chaque année en trottinette. Évidemment, il y a des gens qui ne respectent pas. Évidemment, il y a des accidents. Mais il y en a aussi à vélo et on a trouvé des moyens de régulation. D'ailleurs, la ville de Paris elle-même a trouvé des moyens de régulation pour les vélos en libre-service avec des espèces de stationnement obligatoires. Donc, je pense que vouloir interdire quelque chose qui est en train de se développer et qui peut contribuer à l'écologie avec les bonnes règles. C'est dommage. Et rendre le casque obligatoire ou pas ?
Alors, ça fait partie des pistes sur lesquelles j'ai lancé des consultations et des associations. Vous y êtes favorable, vous ou pas ? Je ne suis pas opposé mais je vais dire, non mais, pardon, vous souriez, mais je ne prends pas la décision aujourd'hui. Je l'ai assumé parce que je veux annoncer un plan global et pas égrené mesure par mesure. Ce sera pour quand le plan ? Ce sera sans doute pour le mois de février ou le mois de mars au plus tard.
Donc, avant la consultation menée par Anne Hidalgo
Je ne sais pas quelle sera la nature du débat. Est-ce que les arguments seront posés ? Est-ce que chacun aura l'accès à ce débat public ? Bon, c'est le choix de la ville de Paris. C'est son droit de collectivité locale. Moi, mon boulot de mise des transports c'est qu'on contrôle plus, qu'on sanctionne mieux et qu'on donne des outils aux collectivités locales qu'on régule.
Est-ce qu'on parle des contrôles ? Clément Bonny, il y a 11 agglomérations aujourd'hui en France qui ont mis en place des ZFE, des zones à faible émission pour interdire les voitures les plus polluantes. À quel moment est-ce qu'on passe aux sanctions, aux amendes, au PV ?
Alors, je le redis aussi parce qu'il y a pas mal de confusion. Le calendrier des zones à faible émission est entre les mains des collectivités locales. C'est très important. Ça ne vous regarde pas ? Non, pas du tout. Moi, j'assume complètement cette ambition des zones à faible émission. Ça a été fixé dans la loi. La loi votée.
Mais vous voyez bien qu'aujourd'hui, personne ne veut être le premier à mettre des PV.
D'abord, il y a des... Avant les sanctions, les règles, il y a des collectivités. J'étais à Strasbourg, par exemple, la semaine dernière, je le disais, la métropole de Strasbourg a lancé une première étape. Les critères 5 sont interdits de ZFE au 1er janvier. C'est les collectivités qui, en première intention, font des contrôles par leur police municipale, etc.
Vous voyez bien, pardon, l'exemple de Toulouse. Jean-Luc Modin, lui, a envoyé une consigne à sa police municipale. Ne verbalisez pas parce qu'il considère que les aides de l'État pour aider les plus modestes à changer de voiture, elles ne sont pas suffisantes.
On fait des aides et on va les renforcer. Mais pardon, il faut quand même que chacun assume ses responsabilités. L'État a défini en effet un cadre où on assume cette politique des aides de feu. Ensuite, parce que les situations sont différentes, le rapport à la voiture, la pollution de l'air, etc., ce n'est pas les mêmes calendriers. C'est normal. Aglomération par aglomération.
Mais vous voyez le risque de ségrégation qui peut y avoir entre les villes qui sont fréquentées par des gens qui prennent beaucoup les transports en commun. C'est logique. Il y a un peu plus dans les villes et les banlieus arts.
C'est pour ça qu'il faut le faire progressivement et que quand vous avez une ville où le pouvoir d'achat est faible parce qu'il y a plus de ménages modestes, on a besoin de la voiture, il y a moins de transports publics, ça ne peut pas être le même calendrier que dans une grande ville où il y a beaucoup de transports publics. C'est pour ça qu'il faut différencier et laisser les collectivités choisir. Ce n'est pas pour renvoyer le ballon, c'est parce que c'est la meilleure solution. On assume qu'il y a des aides des feux, c'est nécessaire.
Avec Christophe Béchut, on a défendu au Parlement qu'il fallait garder cet outil, mais il est entre les mains des collectivités et l'État a mis des aides en place, je ne vais pas toutes les égrener, mais pour la prime à la conversion qui sont majorées en ZFE, le bonus écologique qui est majoré pour les ménages modestes. Donc on peut encore renforcer ces aides, j'entends Jean-Luc Moudinck et d'autres, mais ce sont les collectivités qui définissent le calendrier et le contrôle, il existe déjà. C'est les collectivités qui le mettent en place. Ce dont on parle parfois, c'est un contrôle automatisé. Avec des radars automatiques. Oui, et ça évidemment... C'est votre souhait ?
Mais ça sera à terme quand les aides des feux... C'est-à-dire des portiques à l'entrée des villes ? Non, pas des portiques à l'entrée des villes. Mais il peut y avoir... Non, parce que vous parlez de ségrégation, je ne veux pas même que symboliquement, on soit dans l'idée qu'il y ait une espèce de grande porte qui interdise l'accès aux villes. Mais qu'il puisse y avoir des sanctions et des outils automatiques de sanctions, on y travaille. Ce sera un outil proposé aux collectivités d'ici 2024 pour répondre précisément à la question. Merci Clément Bonnet, bonne journée à vous. Merci beaucoup.