Discours à l'Assemblée des Maires de France | Emmanuel Macron
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 19:01OuverteRéponse directe
Comment compenser la suppression de la taxe d'habitation et où prendre l'argent ?
- 21:00FerméeRéponse directe
Êtes-vous favorable au suffrage universel direct pour les communes ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
es et Messieurs les maires je suis ravi d'être les présidents ravi d'être devant vous ce matin et d'avoir l'opportunité d'échanger quelques jours après ce que nous avions fait devant les départements cher Dominique à peu près dans la même configuration et le même exercice alors je seraai je l'entendais en loge peut-être moins vibrant parfois que mon ami Jean Lassal qui j'ai beaucoup de de sympathie et d'estime et je vais essayer de revenir sur plusieurs sujets qui concernent aussi votre quotidien et je sais qu' beaucoup d'attente parce que j'ai pu m'exprimer sur des sujets qui concernent directement votre quotidien et je veux ici lever toutes les questions tous les doutes qui peuvent qui peuvent exister je pense et j'y reviendrai ensuite dans le le fonctionnement que prétendre à la plus haute fonction de l'état c'est prétendre aussi travailler et renouveler la méthode de travail avec celle de ceux qui aujourd'hui font le quotidien de nots territoire qui font le quotidien de l'action publique de la responsabilité publique et du lien démocratique et c'est pour ça que le rendez-vous d'aujourd'hui avec les maires est particulièrement important pour moi je l'ai souvent dit on m'a d'ailleurs souvent reproché moi-même de ne pas être élu je cherche à combler cette défaillance dans les semaines qui viennent mais néanmoins je ne mésestime pas qu'il y a une catégorie d'élus qui au quotidien vit la responsabilité démocratique et la réalité de l'action et de ses exigences au quotidien ce sont les maires parce que vous êtes apporté de reproches ou de félicitation et que vous ne pouvez je dirais vous protéger derrière un tel ou un tel même derrière vos services et donc aujourd'hui où la classe politique est décriée où il y a un doute faut bien le dire qui s'est installé sur l'action publique pour moi la nécessité d'un travail partenarial entre l'État entre le Président de la République son gouvernement et les élus locaux et en particulier les maires et plus importante encore qu'hier et c'est pour toutes ces raisons que je veux vraiment que la commune puisse demeurer l'échelon de référence de notre organisation institutionnelle et que je veux revenir sur un ensemble de points mais pour moi la philosophie d'ensemble de la démarche que je veux aujourd'hui vous proposer c'est pour le quinquen à venir ce que j'ai pu appeler un pacte girondin ou un pacte de liberté ce que j'avais eu l'occasion de commencer à présenter devant les départements mon analyse c'est que les gouvernements de droite comme de gauche durant ces dernières années ont essayé de faire au mieux moi je ne jette la pierre à personne j'ai participé à un gouvernement mais personne n'a l'exclusive de la relation avec les maires et tous ont essayé de partager la contrainte des finances publiques dont nous sommes les codépositaires et je sais que vous avez eu à vivre parfois des décisions un unilatérales sur les dotations que ce soit des gels ou des baisses et ça ça nous en partageons de manière très écuménique les responsabilités parce que de manière très écuménique nous en avons partagé les contraintes ce pacte de liberté c'est une manière aussi de repenser donc la méthode et de retrouver un peu le sel de cette libre administration des collectivités territoriale qui est au fondement de notre République alors je vais essayer de rentrer dans le détail et la chair de ce Pact d'abord il n'y a pas de liberté sans marge de manœuvre dans les choix budgétaires et c'est d'abord la liberté finan des collectivités locales que nous assurons c'est pourquoi dès l'automne 2017 une trajectoire quinquénale sera élaborée je v le faire pour l'ensemble de la dépense publique parce que je pense que l'ensemble de la dépense publique a besoin de visibilité c'est la même chose que je veux faire sur la part de l'État c'est avoir une stratégie quinquenale plutôt qu'une régulation annuelle ou parfois infraannuelle mais je veux aussi donner aux collectivités locales une parfaite visibilité sur cet ensemble ce qui a posé problème ces dernières Ann anné c'est les décisions prises à l'année l'année quand ce n'est pas semestre par semestre et donc permettre d'avoir des projets sur le long terme de faire vivre ces projets c'est donner de la visibilité et une stabilité cette trajectoire elle reposera sur trois piliers le premier pilier c'est un changement de méthode concernant la maîtrise des dépenses publiques local alors vous le savez je suis fermement décidé à mettre l'accent sur l'efficacité de la dépense publ il y a des grands projets à faire dans ce domaine et c'est vital à la fois pour le pouvoir d'achat des Français mais aussi le dynamisme de l'économie française donc je ne vais pas ici venir vous dire qu'on ne fera pas d'économie dans les 5 années à venir la trajectoire que j'ai présenté il y a quelques semaines consiste à réaliser 60 milliards d'euros d'économie sur la durée du quinquena mais cet effort je veux qu'il soit partagé de manière équitable entre les différentes administrations publiques et donc à cet égard que les collectivités locales puissent s'engager à faire 10 milliards d'euros d'économie sur 5 ans c'est-à-dire je vais y revenir je vais y revenir mais je vous mentirai et quiconque d'ailleurs prétend faire des économies vous dirit que on ne va pas mettre à contribution pour faire des économies les collectivités territoriales vous mentir parce que ça veut dire qu' on va le faire sur le social ou l'autre par contre ce qu'il faut changer c'est la méthode c'està-dire qu'on on ne l'a fait sur ces 7 dernières années maintenant que par des baisses ou des gels de dotation qui ne me semble pas être la bonne méthode et donc il ne s'agira pas à cet égard de baisser de façon unilatérale les dotations aux collectivités local j'ai dit la même chose devant les départements je sais que d'autres candidats s'engagent dans leur plan d'effort à baisser les dotations je crois que ce qui avait été dit au département c'était de l'ordre de 7 milliards d'euros je ne propose pas pour ma part de baisser les dotations mais nous sommes les codépositaires de la dépense publique et donc je souhaite que vous vous engagiez dans une trajectoire de de baisse de vos dépenses de fonctionnement mais qui ne baisse pas qui ne passe pas mais je pourrais vous dire de la même façon que c'est fait pour l'État mais je vous dis juste mais on va pas se renvoyer on va pas se renvoyer la balle parce que à la fin des fins il y a un juge qui est n concitoyen on ne peut pas vouloir on me reproche vous savez parfois surtout ces derniers jours d'être d'accord avec tout le monde on va peut-être pas être d'accord là-dessus aujourd'hui mais je suis d'accord avec raison lorsque les gens disent quelque chose de sensé y compris quand ils sont pas de mon camp politique ce qui me semble être d'ailleurs la noblesse de la vie démocratique mais je ne vais pas vous mentir et d'ailleurs quiconque peut vous dire aujourd'hui que on ne fera pas d'effort en dépenses publi côté état comme côté collectivité territoriale ou sociale ne vous dit pas la vérité voilà donc moi je ne vous dis pas que je baisserai les dotations je m'engage à ne pas baisser les dotations mais je demande à ce qu'il un effort sur le quinquena et donc un effort pluriannuel pour baisser les dépenses du côté des collectivités territoriales ce n'est pas uniquement ce n'est pas uniquement le bloc communal dont il s'agit ce sont l'ensemble des catégories de collectivité territoriale et c'est pour moi une méthode qui favorise justement la bonne gestion et la responsabilité partagée parce que on est dans notre relation nous avons deux options soyons responsabl il y a une option où je viens vous dire il faut faire des efforts je baisse vos dotations voilà c'est la première option elle a été retenue par d'autres candidats que moi je pense que c'est unilatéral et c'est aveugle il y a une autre option qui est de vous dire on ne fait pas d'effort du tout je pense que c'est irresponsable ou plus exactement que c'est un mensonge parce que le temps viendra de toute façon s'engageant par ailleurs à augmenter les dépenses public ou à baisser les impôts on viendra vous revoir c'est sûr ça fait quand même quelques le fait il y a une troisième option qui est celle de partager la responsabilité qui est de dire quand on regarde la dépense publique il y a la sphère état il y a l'ashère sociale il a La Fère collectivité territoriale moi je propose qu'on ait un pacte de confiance et que ce soit géré en responsabilité et donc c'est pour cela que je veux changer de méthode proposer aux collectivités une stratégie construite concertée qui leur donnera de la visibilité et des marges de manœuvre et je vais y revenir pour mieux piloter leur budget faire porter les efforts sur les dépenses de fonctionnement au lieu de renoncer comme on l'a vécu ces dernières années à des dépenses d'avenir parce que c'est concrètement ce qui s'est passé quand Infiné on décide de baisser de manière unilatérale la dotation c'est quand même comme ça que ça finit donc je pourrais aujourd'hui dans un propos d'estrade en campagne vous faire plaisir vous dire je vous demanderai pas d'effort puis je reviens gentiment dans 2 ans je fais comme on a toujours fait je viens vous baisser la dotation et vous régulerez sur vos investissements on peut continuer cette chorégraphie si elle est plus simple de manière collective je pense qu'elle est irresponsable et donc pour ma part je souhaite qu'on ait cette méthode et qu'on la fasse vivre de manière démocratique par une conférence des territoires où je réunirai tous les 6 mois et je demanderai au Premier ministre d'en faire le suivi l'ensemble des collectivités territoriales autour d'ailleurs de leurs associations pour faire le suivi justement de ces efforts avec une évaluation indépendante qui sera faite et je pense que c'est une culture de la responsabilité partagée et de l'évaluation qui vaut beaucoup mieux qu'une culture unilatérale de la gestion par la dotation ou la promesse intenable un mot d'ailleurs dans le cadre de ce premier pilier également pour une dimension qui vous est chère celle de l'équité je sais qu'il y a des débats sur ces points je souhaite le poursuivre avec les collectivités territoriales notre but doit être que les ressources qui leur sont affectées tiennent justement bien compte des dépenses des charges et des efforts en particulier de l'effort fiscal pour moi cette conférence territoriale qui se réunira également conférence des territoires qui se réunira tous les 6 mois elle aura aussi pour charge d'évaluer la nature des charges qui sont parfois reportées sur les communes je pense à ce qui s'est passé sur la carte d'identité comme aujourd'hui il n'y a pas de suivi dans la relation et il n'y a pas de suivi avec une évaluation partagée B on peut transférer des compétences et ça c'est du cûp caché et vous le savez très bien et donc il faut pouvoir là aussi avoir une évaluation dans le temps partagé et suivie le second pilier de l'aspect financier de ce Pact c'est un engagement fort pour l'investissement et pour moi c'est le complément d'un engagement à pas à ne pas baisser de manière unilatérale les dotations parce que le sacrifier des dernières années ce fut l'investissement public euh les dernières années ont été marquées par un recul sans précédent des dépenses d'équipement de l'ordre de 25 % pour le bloc communal alors on le sait il y a des dispositif comme le fond de soutien à l'investissement local doté d' 1,2 milliards d'euros par an qui ont permis de freiner cette baisse mais ils sont pas à l'échelle pour susciter dès 2018 un choc d'investissement dans nos territoires j'ai donc décidé dans la trajectoire budgétaire que je porte que sur les 50 milliards d'euros du plan d'investissement que nous mettrons en œuvre durant le mandat 10 milliards d'euros puisse bénéficier aux collectivités locales sur la transition énergétique sur la numérisation de l'administration sur la santé les transports et équipement locaux et là aussi avec du pragmatisme sur les transports je ne propose pas un grand plan d'infrastructure de plusieurs centaines de milliards d'euros parce qu'on ne les fait pas je propose qu'il y ait et la conférence d'ailleurs sera saisi sur ce point des investissements publics dont j'ai d'ailleurs détaillé devant les travaux publics les tenants et les aboutissant qu'il y ait une série d'investissements qui soi fait pour que toutes les communes puissent être relié de manière pertinente à la zone économique d'intérêt ou la métropole qui leur permet justement un juste développement on a besoin d'un projet de mobilité adapté au 21e siècle et pas de grandes infrastructures en proposant la même chose pour tout le monde parce que ça on le sait c'est une promesse qui est devenue intenable la question c'est à tel endroit la deux fois de voie à tel autre l'accès autoroutier à tel autre la gare ou l'aéroport de proximité et donc c'est ce projet d'aménagement que je souhaite porter qui est plus raisonnable en terme de finances publiques mais en même temps qui est raisonnable aussi en terme de délai d'exécution ensuite sur le plan de la santé dans ce plan d'investissement il y a le doublement des maisons de santé que je porte dans mon projet et il y a enfin la numérisation j'ai pu en tant que ministre por le sujet de la numérisation en avec beaucoup d'ailleurs d'entre vous en essayant de modifier nos textes de loi parfois pour améliorer justement la couverture je sais qu'aujourd'hui elle n'est pas satisfaisante en particulier dans le monde rural pourquoi parce que les opérateurs ne sont pas encore suffisamment intéressés au développement les départements ont joué un rôle important pour développer en particulier les fameux RIP et consolider ces derniers mais on a encore aujourd'hui des opérateurs qui ne jouent pas le jeu et donc mon souhait que ce soit pour les centrebourgs ou les autres zones prioritaires parce qu'on sait bien même quand le centre est couvert siil reste de la commune n'est pas couvert on n' pas une situation satisfaisante et bien qu'on donne 18 mois aux opérateurs pour s'engager fermement et achever les déploiements sinon l'état prendra la main et c'est dans la part de ce plan d'investissement le troisième pilier de cette liberté financière retrouvé c'est l'autonomie fiscale et je tiens à évoquer à ce stade mesure qui je le sais a donné lieu à beaucoup de débats à beaucoup de commentaires parfois enthousiaste dans cette auguste assemblée qui est l'exonération de la taxe d'habitation pour 80 % des ménages alors sur non moi je viens et je vous respecte je vous demande simplement la même chose on peut être en désaccord mais moi je fais partie des je vous savez je fais partie des décideurs politiques qui refusent de faire siffler ses opposants en meeting je viens pas devant les maires de France pour me faire siffler je vous le dis très franchement donc je viens ici pour vous expliquer pourquoi et comment pour vous expliquer pourquoi et comment parce que si les candidats élection présidentielles ne sont là que pour servir des arguments qui plaisent aux audiences devant lesquels ils se rendent ils ont le choix soit comme le font certains ne pas s'y rendre et envoyer des représentants soit faire plaisir à tout le monde et au final on fait plus grand-chose pourquoi la taxe d'habitation parce que c'est un impôt qui est injuste socialement il ne prend pas suffisamment en compte les capacités contributives de nos citoyen et on le sait c'est donc un impôt qui aujourd'hui pèse le plus en relatif sur les classes moyennes c'est démontré prouvé vérifiable et c'est un impôt qui est injuste sur le plan territorial il pèse plus sur les villes moyennes sur les villes centre sur la ruralité c'est la réalité de cette situation donc décider de plutôt exonérer 80 % de nos concitoyens sur cet impôt qu'elle est alléger des tranches marginales supérieures de l'impôt sur le revenu ou autre chose c'est une décision politique mais c'est plus juste et donc à ce titre je veux insister sur les les modalités justement comment voulez-vous qu'on procède monsieur le Président que je termine ou que je réponde aux questions ce sera retranché de mes réponses aux questions alors sur ce sur ce volet là comment je compte justement faire je souhaite être très explicite avec vous et pleinement transparent 1 l'état remboursera directement au collectivités à l'euro prè ce qui techniquement seront des dégrèvements de taxes d'habitation sur la base des taux actuels deuxème point deuxème point les maires les maires conserveront leur plein pouvoir de taux avec un principe les éventuelles augmentations ne seront pas prises en charge par l'État mais par les contribuables ce qui est normal et donc l'état couvre à hauteur de 10 milliards d'euros au taux actuel la taxe d'habitation pour ces 80 % d'habitants si le maire que je garantis l'autonomie fiscale décide de le réaugmenter pour la totalité de ses habitants ce sera per perceptible par les habitants l'allègement porté par l'État restera mais la collectivité garde sa liberté la Constitution garantit l'autonomie financière et fiscal des collectivités territoriales et nul ne pourra y porter atteinte et ce que je propose c'est un suivi par une instance indépendante former d'élus locaux avec des maires des magistrats de la Cour des comptes qui justement constatera d'une part l'intégralité de ces remboursements et d'autre part la prise en compte de la dynamique des bases parce que là aussi il faut pouvoir faire vivre dans le temps cette mesure d'exonération je souhaite d'ailleurs que dans le cadre de cette conférence des territoires et des échanges qu'il y a entre le gouvernement et les élus et les associations d'élus il puisse y avoir enfin une rénovation en profondeur de cette fiscal locale mais aujourd'hui qui est la victime de cette nonrénovation parce que c'est aussi l'arlaisienne on le sait très bien ça fait des décennies qu'on parle de rénover les bases de rénover les impôts et cetera ce sont les contribuables donc je prends une décision qui est en effet en faveur des classes moyennes je prends une mesure en responsabilité pour compenser les communes les compenser de manière équitable responsable et transparente avec un mécanisme de suivi indépendant vous serez représenté comme cela ne s'est jamais fait et en partageant d'ailleurs toutes les hypothèses dans ce contexte comme ça ne s'est jamais fait saz rappelez-vous he des réformes de la taxe professionnelle ou ce genre des réformes j'ai pas le sentiment que c'est des mécanismes avec ce niveau de responsabilité et de transparence qui vous ont alors été proposé ensuite pour donner les moyens et je finirai sur ce point compte étant tenu du temps je veux aussi qu'il y ait des aspects législatifs et réglementaires dans ce pacte c'est-à-dire que des moyens vous soient donnés pour avoir plus de flexibilité et plus de souplesse d'abord à l'égard des normes moi je veux un changement radical de de de méthode il y a un flux attention monsieur Macron il vous reste plus que 4 minutes 40 temps total avec les questions alors je finis juste en 2 secondes pour vous donner les les latitudes je souhaite qu'il y ait en matière normative un allègement profond un changement de méthode sur le flux législatif et réglementaire je l'ai dit moins de circulaire plus de déconcentration et donc qu' donne la possibilité justement aux fonctionnaires d'État sur le terrain d'adapter la norme au plus près aujourd'hui on change les lois pour adapter la norme sur le terrain la deuxième chose sur la question du stock c'est de donner au Conseil national de l'évaluation des normes plus de place également sur ce point et puis pour assoublir les contraintes de gestion des communes et intercommunalités avoir cette méthode qui garantit justement d'avoir dans le cadre de la Conférence des territoires une association plus fine en particulier des communes et de l'ensemble des territoires je conclurai sur ce point pour pouvoir répondre on va passer aux questions maintenant ça presqueêtre merci Monsieur Macron merci pour lui ça a presque être du speed dating maintenant vous avez en gros 2 minutes par réponse on va entendre le président de l'Association des Maires du valdeemarne et maire d'ivr sursène c'est Monsieur Philippe bissou bien ben bonjour monsieur Macron alors je suis bien ennuyé parce que vous avez répondu aux questions avant que je vous les POS mais je vais quand même non non non non non je vais quand même les reformuler en en apportant trois éléments de contexte premier élément de contexte il y a une crise terrible dans le pays tout le monde l'a dit depuis ce matin deuxème élément de contexte je réfire un sondage à une étude du scours populaire qui disait que 55 % des Français ont peur pour eux-mêmes et pour leurs enfants de la pauvreté demain dans ce contexte là les collectivités locales et les communes sont en première ligne on vient de subir une purge de plusieurs années entre 2015 et 2017 vous étiez ministre de l'Économie pendant cette période qui a privé les collectivité locale de 11 milliards d'euros de dotation de l'État aujourd'hui c'estes pot de chagrin on n'en a plus vous nous dites aujourd'hui que vous allez pas poursuivre sur cette voie en ne baissant plus les dotations il reste plus rien à baisser remarquez comme ça c'est réglé mais vous nous annoncez que vous allez vous en prendre à la taxe d'habitation je suis d'accord avec vous sur un point je suis communiste donc c'est étonnant c'est que cette taxe elle est profondément injuste ça c'est clair mais privz les communes aujourd'hui du seul d'un des rares leviers d'autonomie fiscale qui leur reste première question comment vous allez le compenser et où vous prenez l'argent ailleurs sans doute pour compenser ce que représente aujourd'hui ces 11 milliards dans le budget des commune et de dernier élément et je m'en tiendrai là il a été long je le suis peut-être un peu mais je vais me dépêcher deuxème élément l'investissement public dont vous parlez les communes et les collectivités locales aujourd'hui supportent 70 % de l'investissement public dans ce pays on a perdu 25 % de ces investissements à cause du plan de purge que je viens d'évoquer et ça c'est très mauvais pour l'économie monsieur Macron et très mauvais pour cette fameuse croissance que vous appelez de vos vœux voilà c'était une fausse question mais je l'ai posé quand même on est bien compris je rappelle que les questions ne doivent pas excéder une minute 15 c'est pour le bien commun le bien de tous Emmanuel Macron sur le point investissement je partage c'est pour ça que j'ai prévu ce plan d'investissement sur la taxe d'habitation je vous ai répondu parce que je laisse l'autonomie de Tau et je compense sur une année donnée et je prends en compte la dynamique des bases donc je réponds à votre question sur ce point et sur le le point du financement c'est 10 milliards d'euros que je finance en trois tranches puisque on va le faire sur trois exercices budgétaires et je le finance sur les économie que nous faisons sur l'ensemble de la sphère publique j'ai un plan on fait 60 milliards d'économie et bien je je réaffecte ça pour partie en baisse de déficit pour partie en baisse d'impôt impôt sur les sociétés et impôt sur les ménages et donc il y a 10 milliards d'impôts sur les ménages en moins qui passent par la taxe d'habitation c'est un choix qui est fait d'autres font d'autres choix qui consistent par exemple à passer par l'impôt sur le revenu en totalité par l'ISF moi je n réforme que la moitié ou ou d'autres c'est une fiscalité comme une autre mais je la finance par les économies qui sont faites question suivante merci pour la réponse question suivante elle est posée par Françoise Gatel vice-présidente de la MF président de l'Association des Maires d'î et villenes et sénateur maire de Château giron c'est à vous euh monsieur Macron euh bonjour ma question ne sera pas longue et votre réponse pourra être très brève parce qu'elle pourrait consister en un oui ou un non donc je pose ma question si nous considérons euh comme nous le croyons à la MF que la commune est vraiment le socle de l'édifice républicain indispensable à la cohésion sociale et qui doit conjuguer à la fois de la proximité mais de l'efficacité au sein d'intercommunalité de subsidiarité et non d'autorité quel est votre position sur le suffrage universel direct qui pour nous ressemble fort à un faire part d'enterrement de la commune je vous remercie je dis un mot avant que le s'il vous plaît je dis un mot avant que le chronomètre soit déclenché un modèle pour les autres personnes qui poseront des questions merci bravo Madame en même temps la formulation rend compliqué une réponse strictement oui ou non mais je vais vous répondre je suis favorable à garder régime actuel d'élection pour les communes avec un fléchage vers l'intercommunalité j'ai un point sur les métropoles je pense que c'est très compliqué sur les métropoles pour le faire et donc sur les métropoles je pense que là il faut qu'on fasse davantage de la dentelle et du cas par parce que vous avez des situations métropolitaines où c'est quasiment impossible sauf à avoir des assemblées ingouvernables c'est le seu exception que je feris voilà sinon je suis pour maintenir le rég 2 à votre disposition monsieur Macron vous voyez on s'est rattrapé un mot de conclusion a je un mot de conclusion parce que c'est important pour moi j'ai moins évoqué ce sujet pour essayer de de laisser du temps aux question dans les les latitudes que je veux redonner au aux gestionnaires locaux que sont justement les maires je l'ai évoqué pour les normes de manière très rapide pour parce qu'on était aux questions quand je dis construire la norme différemment ça veut dire aussi avoir un état plus déconcentré avoir un mode de production de la norme qui est beaucoup plus dans l'interaction locale ça c'est pour moi très important moi combien de fois j'ai vu des amendements à des textes de loi qui sont faits parce que vous faites remonter par votre députés des des propositions et la loi se met à traiter un cas particulier et du coup elle devient inapplicable dans le reste du territoire on a besoin d'avoir moins de lois et donc moi je suis pour plus d'évaluation et moins de légifération et en même temps pour une coproduction normative de terrain qui soit beaucoup plus forte et ça c'est une discipline collective c'est aussi pour ça que je veux renforcer les pouvoirs pour moi de la CNEC qui qui est très importante et donner aussi plus de pouvoir à ceux qui représentent l'état localement dans cette capacité à adapter sur le terrain la norme et la déconcentration pour moi elle accompagne cette simplification ensuite dans les flexibilités que je veux donner et c'est le dernier point sur lequel je voulais insister il y a un point très important je veux redonner des capacités à décider sur le terrain par rapport à certaines grandes règles c'est pour ça que je veux redonner au maire la possibilité de choisir par rapport à la réforme des rythmes scolaires et donc donner la CAP la capacité de d'en sortir si ça n'est pas pertinent au niveau de la commune et et donner la capacité également de gérer différemment la fonction publique territoriale aujourd'hui on le sait bien quand on décide d'augmenter d'un point la fonction publique hospitalière on tire les trois fonctions publiques mais il faut les gérer de manière séparée la fonction publique d'État la fonction publique hospitalière la fonction publique locale elles ne doivent pas à mes yeux répondre aux mêmes règles aux mêmees dynamique et là l'ensemble des collectivités doit doivent en définir bien davantage les modalités ça c'est aussi un principe de flexibilité qui permet d'accompagner ce pacte de confiance que je veux faire donc oui je demande des efforts j'en ai conscience mais je les demande plus de manière unilatérale verticale d'en haut je les demande de manière partagée dans la durée avec de l'évaluation plutôt que de la décision unilatérale et avec des moyens de faire en face merci beaucoup Emmanuel Macron merci à vous
Emmanuel Macron