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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 3 février 2023 27 minComplaisantMixteAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Manger c'est voter en Seine et Marne

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que c'est le rôle d'un premier secrétaire ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous avez découvert comme sénateur que vous n'aviez pas expérimenté comme responsable syndical ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Quel est le retour que vous avez des consommateurs pour le bio ?

  • 7:00FerméeRéponse directe

    Combien est-ce que vous avez d'agriculteurs dans la coopérative ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi l'été dernier il y a eu une telle pénurie de moutarde dans les rayons des français ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00sénateurFait
    « Un animal c'est comme un être humain il faut savoir le soigner lui donner du bon médicament la bonne alimentation et puis aussi la bonne relation humaine. »
  • 6:00sénateurChiffre
    « On valorise cinq fois le lait en le vendant en fromage en produits finis. »
  • 8:00sénateurFait
    « La restauration collective un levier formidable pour transformer le modèle agricole et le structurer. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] bonjour les amis petit matin un peu frisquet sur les remparts de cette magnifique ville médiévale de Provins classés au patrimoine mondial de l'UNESCO ce matin manger ses beauté et en Seine-et-Marne comme vous l'avez compris on va rencontrer le sénateur Pierre Kuiper oscillateur de ce département extrêmement rural comme on le voit et pourtant juste aux portes de la capitale allez on va retrouver le sénateur [Musique] bonjour monsieur sénateur je suis ravi de vous rencontrer on est vraiment sur votre terroir c'est vraiment la ruralité la plus proche de Paris c'est comme la Beauce qui génère un état d'esprit s'est Réali etc la brise c'est aussi ça mais à l'est de Paris mais en plus avec des cultures industrielles avec de la betterave à sucre on produit un peu de tout et moi-même j'ai été éleveur de viande bovine voilà aujourd'hui je suis céréalier je produis de également de l'orge de brasserie je produis du colza énergétique pour les carburants un peu tout quoi toutes ces billes dans le même panier c'est le bon agriculteur on fait un tour dans votre village parler un petit peu il y a 13 ans dans le village il y a 27 km de voirie deux églises à l'inventaire deux écoles de châteaux d'eau et 67 km de réseau d'eau alors tous les sénateurs ne connaissent pas aussi bien leur village mais il faut dire que vous avez été plus longtemps ici que sénateur au Sénat ah oui et vous êtes aujourd'hui premier secrétaire qu'est-ce que c'est le rôle d'un premier secrétaire et bien d'abord c'est de surveiller les séances aussi d'être présent nous moi j'ai mon tableau de permanence jusque au mois de septembre 2023 donc vous avez vraiment du boulot vous jusqu'à 6h du matin les rendements agricole les rendements moderne qu'une institution d'équilibre par rapport à notre pays on a besoin de ce bicamerisme et puis lui au Sénat on ne vote pas par rapport à un dogme on vote pas non plus par rapport à un parti on est à la recherche permanente déséquilibres et du bien fondé pour nos concitoyens alors je vois qu'on arrive devant une belle maison en meulière là c'est quoi c'est la mérite d'osuère le repos il y a comme vous pouvez le voir une église et il me fait un fort fortifiée en hirondelle à la base de justice là vous avez une particularité c'est des marnaise vous avez il a été planté dans toutes les communes de Seine-et-Marne et c'est un arbre de vie puisque c'est le seul qui est résisté à la bombe d'Hiroshima est-ce que je vais vous dire c'est un arbre qui vient d'extrêmement Orient du Japon et de Chine c'est un patrimoine et ce patrimoine il faut le garder il faut pas tout raser je le sénateur vous êtes venus à la politique par le monde agricole par le syndicalisme comment est-ce que comment est-ce que ça s'est fait très simplement j'étais président du syndicat agricole FDSEA devant le département je suis devenu aussi ensuite président de la Chambre d'Agriculture et j'ai toujours accompagné politiquement mes valeurs républicaines au travers d'une liste sur lequel j'étais sans pour autant être élu et puis il s'est trouvé qu'un de mes sénateurs que Michel well est décédé en 2016 et donc j'étais le suivant de la liste et j'ai accepté de finir le mandat de Michel well quand il est décédé qu'est-ce que vous avez découvert comme sénateur que vous n'aviez pas expérimenté comme responsable syndical dans le dans l'agriculture et comme mère de village d'abord nous sommes peu nombreux étant agriculteurs mais il y a une forte valeur pour défendre la ruralité l'alimentation et l'agriculture on voit bien aujourd'hui au-delà de l'alimentation qui le troll majeur en tant qu'agriculteur peut aussi pouvoir produire de nouvelles richesses ce sénateur j'arrive en Brie première chose j'ai envie de goûter du brie je vous suis vous m'emmener on y va c'est parti [Musique] allez c'est parti pour notre périple Seine-et-Marne et on commence tout de suite avec une icône du département un fromage connu dans le monde entier le brie mais le bruit de Coulommiers que nous présente Camille et Nicolas ensuite direction la légumerie ou un autre Nicolas nous montrera ses beaux légumes qu'il va chercher partout dans le département avant de se diriger vers l'école vers le restaurant scolaire comme on en a l'habitude mais aujourd'hui c'est du côté de Lieusaint ou la cuisine est au petit oignon une bonne bière par la suite du côté du silo de courpalais avec la famille Rabourdin et puis nous irons goûter la moutarde de province cette moutarde dont la graine brune et blonde craque délicatement sous la dent j'emporterai un pot au chef Aloïs doukand à la Fabrique à Brie-Comte-Robert et on mettra le sénateur au travail allez hop sénateur en cuisine alors où est-ce qu'on va là monsieur le sénateur et bien nous allons rencontrer Nicolas et Camille qui sont éleveurs et producteurs de Brie de Coulommiers bio et fermier et fermier bien évidemment bonjour bonjour Camille vous allez bien bonjour le temps est moyen aujourd'hui c'est un peu un mauvais temps c'est le temps qui dure dans notre métier il faut du soleil il faut de la pluie il faut du froid il faut du chaud alors on dit toujours que les paysans se plaignent mais c'est pas vrai ils attendent le bon temps donc le mauvais temps c'est le temps qui dure et en politique c'est pareil ça devrait être comme ça voilà c'est tout il faut accepter les choses comme elles sont et puis quand ça va pas mais il faut accepter de les modifier alors dites moi je voyais que vos vaches elles sont en train de manger du foin là c'est vous qui le prodigez ce foin alors nous oui ici sur la ferme on est en caddie autonomie sur l'alimentation des animaux on produit le foin on produit les céréales qu'on va leur donner en complémentation et surtout on produit l'herbe des prêts qu'elles vont les pâturer une majorité de l'année un animal c'est comme un être humain il faut savoir le soigner lui donner du bon médicament la bonne alimentation et puis aussi la bonne relation humaine voilà et je voyais tout à l'heure quand vous passiez toutes les vaches se tournaient la tête vers vous Camille papa vers lui vers vous voilà alors vous vous êtes éleveur bio quel est le retour que vous avez vous des consommateurs alors nous on a des consommateurs qui cherchent exclusivement le bio voilà pour l'alimentation et il y a toute une partie de nos consommateurs qui ne consomment pas exclusivement du bio quoi qui consomme de manière très variée et qui vont venir chercher un bon produit chez nous monsieur le sénateur nous notre génération c'est vrai qu'on était attaché à nos Chambres d'agriculture à la FNSEA qui sont souvent un peu en guerre avec cette filière bio qu'est-ce que vous en pensez vous une conversion totale de notre France en bio ne serait pas profitable notamment conservateur parce que parce qu'on aurait la capacité de produire bio pour tout le monde je dirais que l'agriculteur quel qu'il soit aujourd'hui son premier intérêt c'est de ne pas dépenser d'argent et puis il faut savoir que le consommateur il retrouve son compte aussi je crois que ils font des choix il faut des choix de venir acheter du fromage ici ils font du choix d'acheter des œufs bio ailleurs peut-être certains me disent on va acheter du miel bio je veux bien mais j'ai encore jamais vu une abeille qui allait choisir là où elle allait butiner si c'était bio ou pas bio donc il faut aussi faire 13 attention j'ai vis-à-vis du consommateur voilà ce qui est important c'est que les deux filières puissent avancer conjointements dans une dans une direction qui est meilleur au final quoi la transparence de de chacun envers le consommateur et voilà comme voilà comment moi je produis et c'est le client qui fait son choix ici c'est un modèle particulier puisque vous fabriquez un fromage à partir de votre lait donc le fromage fermier qui a un nombril de Coulommiers ou Coulommiers en revanche il y a pas d'AOP non il n'y a pas de Colomiers actuellement ça c'est pas à proprement parler du Colomiers c'est vraiment le brie de Coulommiers ça désigne un grand fromage maintenant on fait la même recette qu'un Coulommiers si on change la taille du moule nous n'aurons pas le même fromage à la fin et pas le même goût pour nous c'est le grand frère du Coulommiers qu'on connaît alors combien est-ce que vous vendriez aujourd'hui un brie comme celui-là c'est autour d'une trentaine d'euros pour 12 litres de lait si vous vendiez le litre de lait à quelqu'un qui fait un ramassage pour une laiterie vous le vendriez combien le litre je pense retour de 48 centimes autour de 57 donc on valorise cinq fois le lait en le vendant en fromage en produits finis ça explique qu'on gagne sa vie en faisant du fromage et qu'on gagne pas sa vie en faisant du lait aujourd'hui monsieur le sénateur quand même d'accord si vous n'êtes pas comme ça il gagnerait pas leur vie ce serait pas bien viable juste pour faire du lait plus personne ne peut vivre juste du lait sauf avoir des exploitations extrêmement intensives et encore c'est ce que je pense c'est que pour bien parler du fromage il faut d'abord le goûter et moi je goûter très bien le bruit de six mois si vous êtes d'accord c'est moi qui coupe Camille du coup bien sûr OK [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] bonjour Nicolas bonjour Vincent bonjour merci je me disais en arrivant chez vous d'abord je pensais au milieu des champs une coopérative bio mais même dans les friches voyez la nature reprend ses droits il y a des petites peurs des champs quand même exactement ici vous êtes dans un bâtiment qui nous permet de transformer les légumes de nos agriculteurs c'est pour ça que on n'est pas au milieu des champs mais on doit voilà avoir ce type d'outils pour stocker les légumes et puis ensuite les transformer dans des bonnes conditions parce que ça part dans les cantines scolaires ensuite pour autant il est bio pour autant tout est bio à 100% une grosse partie de notre activité ça consiste aussi à ramasser des produits dans les fermes de nos producteurs et d'aller les livrer directement dans les cantines ou dans les magasins tout n'est pas transformé et pourquoi aussi on a décidé de construire ce cet outil de transformation c'est parce que dans la région il y avait plus aucune légumerie plus aucun outil de transformation de légumes c'est bien de produire local mais c'est encore mieux si on transforme localement pour consommer localement combien est-ce que vous avez de d'agriculteurs de du département qui sont des on pourrait dire des importants comme dans une coopérative viticole alors aujourd'hui nous on est une coopérative régionale donc on regroupe une centaine d'agriculteurs dans la région Île-de-France et en Seine-et-Marne il y a à peu près 50 agriculteurs donc la moitié qui sont implantées et quelle est la production qui qui passe entre vos murs en matière de légumes alors ici dans cette légumerie on va pouvoir transformer l'équivalent de 4000 à 5000 tonnes de légumes par an on peut nourrir énormément d'enfants par conséquent c'est extrêmement sécurisant pour vos agriculteurs d'avoir cet outil oui alors c'est très sécurisant et surtout ça donne une visibilité à nos agriculteurs pourquoi grâce au marché public les marchés publics pour approvisionner les cantines scolaires de la région ça c'est un formidable outil pour structurer les filières agricoles ça donne une visibilité de 3 à 4 ans avec des volumes et des prix quasiment garantis et ça forcément c'est très structurant et donc la restauration collective un levier formidable pour transformer le modèle agricole et le structurer est-ce que je peux visiter l'intérieur votre [Musique] [Musique] plus difficile pour nous dans notre modèle de se faire connaître et de faire une promotion à grande échelle [Musique] vous permettez que je goûte allez [Musique] merci beaucoup monsieur le sénateur de m'avoir récupéré cela dit vous avez raté un truc quand même j'étais désolé pour vous parce que la légumerie c'était bien et là on va où nous allons à l'école l'eau vive de Lieusaint je peux dire pour ma part un des meilleurs restaurants collectif du département [Musique] on est attendu bonjour monsieur bonjour je vous en prie on va en cuisine direct [Musique] donc je vous présente Christine Monroe la chef de cuisine d'accord et qu'est-ce qu'il y a au menu alors nous avons du blé bio aïe oignon échalotte comme à la maison c'est quoi la base c'est le self on peut y aller les slips je vous en prie vous venez avec nous Christine bonjour mesdames bonjour messieurs bonjour c'est le déjeuner de l'équipe là ça va le menu ici vous vous avez fait le choix avec quelques communes un petit pôles de communes qui ont des cuisines c'est ça tout à fait on a en moyenne 1300 1350 couverts par jour ah ouais tout le monde réunit en fait on leur laisse le choix de la quantité que les enfants souhaitent manger en fonction de l'appétence des enfants on a fait un système d'ourson parce que d'un CP1 CM2 oursons aujourd'hui un truc non seulement j'aurais pris trois oursons à chaque fois mais j'aurais mangé les jours sont en plus dans l'anti gaspillage vous voyez on a on a acheté des centrifugeuses des extracteurs de jus sur toutes les cuisines il nous reste des pommes bah voilà ce midi on va faire des jus de pomme pour les enfants qui souhaitent pouvoir en consommer on leur laisse également le choix tous les jours d'un repas végétarien ou non est-ce que ce pôle qui résiste à l'envahisseur de la restauration collective de grands groupes ça à avoir avec une forte poussée écologiste dans les mairies complètement nous dans le marché public que l'on a fait avec Grand Paris Sud sur les fournisseurs on est à moins de 300 km d'ici est-ce que le fait d'avoir une municipalité écologiste fait que vous poussez plus sur le bio par exemple vous essayez d'être au dessus des quotas oui les élus nous ont demandé en 2017 de pouvoir proposer 40% de produits bio alors que de mémoire il fallait qu'on soit 20% en 2020 c'est le double vous vous avez un menu qui commence très bas pour les gens qui sont à faible revenu on est à 27 centimes il vous coûte combien alors un repas maternel on est un euro 90 un repas élémentaire on est à 2,10 le prix d'achat le prix d'achat c'est à part ça ça coûte aux alentours de 10 €, je suis sur un repas c'est pas une charge quoi on fait goûter le blé au céréales on est là pour ça [Musique] un vrai produit du terroir en fait c'est cuit comme un risotto quoi c'est un Blaise auto en tout cas bravo si j'habitais ici à Lieusaint ça me gênerait pas trop de pays des impôts locaux en sachant que les plus défavorisés pour moins de 30 centimes peuvent avoir un repas comme ça vraiment c'est une belle initiative ah je vois que les digestifs ont été servis on trinque avec le jus de pomme maison à votre santé [Musique] vous savez pierre mine de rien j'ai bien déjeuné dans cette cantine de Lieusaint mais là j'ai envie d'une bonne bière on m'a dit qu'il y avait ça en Seine-et-Marne bien exception que vous allez découvrir à courpalec qui s'appelle La Bière de Brie qui est donc produite par la famille Rabourdin [Musique] dites-moi pierre vous m'emmenez dans un silo à grain là dans une brasserie c'était un silo agricole c'est devenu une brasserie on reste quand même dans le grain dans les céréales c'est normal totalement bonjour Hubert bonjour Pierre bonjour Vincent ferggio ça sent là-bas évidemment que ça sent bon on n'y pense pas forcément mais une bière c'est un vin de céréales tout à fait on part on part de la céréale donc l'orge de brasserie et à la base on est agriculteur céréalier donc producteur d'orge de brasserie et il y a une vingtaine d'années mes parents ont pris ce pari un peu fou de vouloir transformer leur orge en bière ça représente combien d'hectares sur votre sur votre exploitation alors on va utiliser à peu près une vingtaine d'hectares d'orge qui vont être transformés à la brasserie pour au final produire à peu près 3 millions de petites bouteilles on est passé de un salarié à 12 maintenant donc on essaie de se développer dans le je suis local et en essayant de faire revivre un peu le village de courpalais je vous montre ça [Musique] tout démarre ici pour pour pouvoir produire la bière ah d'accord tout est en cuve ah oui on est sur des fermentations qui sont contrôlés dans des cuves fermés et seulement à la fin on va arriver à la partie embouteillage ces technologique le brassage alors c'est pas trop compliqué de faire une bière il y a trois ingrédients c'est de l'eau du malt d'orge et du houblon le plus dur c'est de faire deux fois la même bière et pour faire deux fois la même bière et bah il faut avoir un petit peu de matériel exactement avoir une bonne eau aussi c'est très important alors ici on maîtrise notre eau pour avoir l'eau la plus pure possible et d'une qualité identique toute l'année donc avec cette particularité c'est que j'utilise bien mon orge pour faire ma bière peut-être qu'un jour on pourra marquer bière fermière sur nos exploitation en quelque sorte le houblon ou j'ai pas encore passé le cap de monter une Houblonnière j'ai appris que dans la vie il fallait jamais dire jamais donc peut-être un jour aujourd'hui c'est un le marché qui est en pleine explosion vous en bénéficiez le monde de la bière a complètement évolué toutes les régions de France ont aujourd'hui des brasseries chaque sénateur a une brasserie aujourd'hui c'est sûr il y en a même plus plusieurs en 2001 il y avait allez une quarantaine de brasseries en France aujourd'hui on est 2500 et on pense qu'on va arriver vers 3000 bientôt bon on parle trop et ça me donne soif vous voyez ce que je veux dire et ben on peut aller on peut aller déguster allez chacun la sienne toutes les couleurs dans la bière c'est sûr toujours avec les voitures qui mettra je lève mon verre à votre santé et je vous dis longue vie et que Dieu vous protège [Musique] [Applaudissements] allez direction la moutarde de Provins [Musique] bonjour monsieur boudinia bonjour Alors j'ai pas résisté monsieur le sénateur m'a arrêté dans un champ de moutarde à côté je vous ai apporté quelques fleurs la moutarde blanche et ça c'est la moutarde brune c'est essentiellement celle-ci qu'on utilise il nous faut à peu près 400 mille graines pour faire un kilo un kilo de graines ou un kilo de moutarde 1 kg de graines 1 kg de graines alors à peu près 3 kg de moutarde j'aimerais savoir pourquoi l'été dernier il y a eu une telle pénurie de moutarde dans les rayons des français ce qui était intéressant c'est qu'on a découvert que on fabriquait pratiquement plus de graines en France et que les moutardiers utilisaient beaucoup de graines qui venaient du Canada pour faire de la moutarde en France les moutardier ont besoin de 30 000 hectares donc aujourd'hui ils ont quand même quelques agriculteurs qui en font mais ça ne suffit pas de toute manière ça ne suffit pas les règles de l'usage des produits phytosanitaires ne sont pas les mêmes au Canada qu'en France ah peut-être peut-être gros soucis dans cette production c'est des insectes au printemps les médisettes notamment aujourd'hui il y a quand même un retour un petit peu à fabriquer des produits il y a un mouvement qui se fait où on a envie de refaire du local et la moutarde va en faire partie alors montrez-moi un peu votre gamme vos best-sellers j'ai envie de dire quels sont vos moutarde phares les moutarde de Farges je dirais que c'est la moutarde de Provin qui est faite avec du vinaigre de miel vous voulez goûter moutarde de crème une moutarde d'Ukraine c'est quoi l'histoire alors l'histoire c'est une boulangerie qui est tout près d'ici elle va régulièrement aider des gens là-bas elle emmène des produits alimentaires et tout ça elle a récupéré des graines donc j'y écoute on va faire une moutarde avec tes graines et puis ce sera vendu au profit du crâne voilà enfin quand même ça envoie pierre vous savez que maintenant on va aller cuisiner vous et moi on va cuisiner des produits du terroir évidemment sauce au brie mais je pense qu'on va utiliser de la moutarde est-ce qu'on peut vous demander un ou deux pots pour le chef la moutarde de Provin voilà un produit d'excellence pierre Brie-Comte-Robert et on va au restaurant La Fabrique dont le chef à Loïs doukan a on le voit là le beau chef qui est là nous attend pour une cuisine bistronomique mais c'est vous qui allez mettre la main à la pâte je vous préviens alors j'ai apporté de la moutarde de Provins normal on est locale d'autant que c'est le sénateur qui cuisine c'est lui le chef aujourd'hui d'ailleurs on va y aller tout de suite parce qu'on a du boulot c'est une première oui oui mais une première qui va rester dans les annales Aloïs là vous avez un beau poulet il vient d'où celui-là aujourd'hui on va utiliser que le suprême on laisse la peau on laisse la peau on va faire revenir la le filet et on va le faire croustiller donc un peu de fleur de sel on verse un beau volume d'eau bouillante frémissante jusqu'à ce que ça tireise donc ça fait à peu près une vingtaine de minutes une trentaine de minutes pas plus pendant que le poulet cuit chef qu'est-ce qu'on fait on va demander au sénateur de nous préparer une sauce à la moutarde la moutarde on a rapporté de chez Patrice et voilà maintenant vous délayer un petit peu la moutarde dans le vin blanc là c'est homogène on voit le spécialiste et à cette moutarde vous allez y rajouter deux cuillères à soupe de crème fraîche fermière voilà il faut le généreux [Musique] je pense qu'on est parfait venez pierre on va laisser votre sauce et le chef travailler il faut que je vous pose quelques questions quand même on a compris que la Seine-et-Marne elle est riche de produits et qu'on ne sait pas pareil on trouve de tout partout et puis on trouve surtout une intelligence des producteurs de vouloir se diversifier alors là il y a une prise de risque il y a une prise de risque pour chacun de s'investir dans un nouveau métier qui est bien souvent ils ne connaissent pas et qu'ils apprennent au fur et à mesure on l'a vu avec la moutarde on apprend soi-même à faire et puis on trouve autour de soi des intelligences qui vous accompagnent qui vous aident et qui vous et qui vous conduisent au marché et au marché qu'il faut développer parce que on a vu aussi dans la bière c'est bien de produire mais il faut la commercialiser c'est à tous c'est une chaîne complète pour lequel en temps moi en tant que sénateur je souhaite aider l'ensemble de tous ceux qui sont les acteurs du bien-être et du bien vivre à Seine-et-Marne puisse aboutir donc cette ceinture verte qui a eu tendance un peu à disparaître autour de la capitale vous voulez que la Seine-et-Marne demeure un poumon vert de l'Île-de-France c'est pour ça qu'il faut maîtriser le foncier il faut faire en sorte que on aille pas aujourd'hui grandir grandir grandir et qu'on puisse aller sur une certaine forme de décentralisation et que les départements soient eux-mêmes les gestionnaires de leur aménagement c'est important politiquement ah ça commence à sentir bon c'est prêt chef ça y est c'est prêt on a les yeux sur le bifteck pierre ça on lâche pas des yeux que c'est joli la sauce du sénateur je vais goûter votre sauce mais je vous préviens je suis pas tendre monsieur le sénateur régalez-vous et vous si vous avez envie d'aller à la campagne que vous êtes citadin pensé à la Seine-et-Marne eh oui c'est pas forcément loin mais c'est très dépaysant très verts comme vous le disiez heureux heureuse comme cette émission manger ses beautés on se retrouve très bientôt heureux forcément sur le public Sénat moi je retape dedans merci j'y retourne parce que j'ai pas bien goûté celle-là en fait [Musique]

Manger c'est voter en Seine et Marne — Pierre Cuypers · Pourquijevote