Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 11 octobre 2023 6 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJustice

Nathalie Godard : "Il y a des lignes rouges qui sont actuellement franchies dans l'atrocité"

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:29OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'Amnesty a pu se rendre sur place ?

  • 1:00RelanceRéponse directe

    Mais vous avez des équipes sur place ?

  • 1:32OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous arrivez à avoir des renseignements sur les atrocités commises ?

  • 1:48OuverteRéponse directe

    Donc pour vous, il s'agit de crime de guerre, c'est le terme que vous employez

  • 1:55RelanceRéponse directe

    Mais est-ce qu'on peut parler de crime de guerre quand on n'est pas dans un conflit entre deux armées régulières ?

  • 2:23OuverteRéponse directe

    Et quand vous dites que des lignes rouges ont été franchies, c'est quoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:47Invité politiqueFait
    « il y a des lignes rouges qui sont actuellement franchies dans l'atrocité »
  • 3:23Invité politiqueFait
    « c'est une forme de punition collective contre les 2,2 millions de Palestiniens et palestiniennes qui sont dans la bande de Gaza »
  • 3:30Invité politiqueFait
    « Qui est une punition collective en droit international »
  • 3:39Invité politiqueFait
    « C'est vraiment la famine comme arme de guerre qui est totalement interdite en droit international »
  • 3:50Invité politiqueChiffre
    « le directeur de l'hôpital de Gaza, dit qu'il a 5 jours de réserve d'eau et que dans 5 jours, il n'a plus d'eau »
  • 5:18Invité politiqueChiffre
    « on sait qu'il y a déjà 900 morts palestiniens à Gaza »
  • 5:26Invité politiqueChiffre
    « 2 millions de personnes dans 360 km² »
  • 5:48Invité politiqueChiffre
    « il y a 1 million d'enfants sur 2 millions d'habitants »

Temps de parole

  • Invité politique69 %
  • Présentateur26 %
  • ?5 %

3,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Il est 6h21, bonjour Nathalie Godard, vous êtes directrice de l'action au sein d'Amnesty International France, une ONG qui se bat pour la défense des droits de l'homme, vous dénoncez les atrocités qui sont commises partout dans le monde, et en l'occurrence en ce moment au Proche-Orient. Ces dernières heures, l'armée israélienne a découvert des massacres perpétrés par le Hamas dans plusieurs kibbutz des villages israéliens situés près de la bande de Gaza. Est-ce qu'Amnesty a pu se rendre sur place ?

0:31
Invité politique

Alors Amnesty est en train d'enquêter sur cette situation, mais je voudrais d'abord souligner le tragique et la gravité de ces révélations, de ces informations, de ce à quoi on assiste depuis samedi, depuis l'attaque par le Hamas. Cette gravité, elle montre qu'il y a des lignes rouges qui sont actuellement franchies dans l'atrocité, et c'est important aussi de pouvoir le dire, et nous si on n'a pas encore enquêté totalement sur place,

1:00
Présentateur

Mais vous avez des équipes sur place ?

1:02
Invité politique

Il y a Amnesty International Israël qui est sur place, et nous avons également des chercheurs qui sont sur place, effectivement. Mais on a pris la mesure de la gravité de la situation en nommant directement cette situation, et en la qualifiant sans aucun doute de crime de guerre. La notion de crime de guerre, elle n'est pas banale, elle n'est pas anecdotique, elle est vraiment très forte, et c'est ça qu'on veut garantir.

1:26
Présentateur

On va y revenir, mais juste encore un mot sur ce qui s'est passé dans les kibouts, parce que ce sont vraiment les dernières infos qui nous viennent de là-bas. Est-ce que vous arrivez, vous, à avoir des renseignements sur les atrocités qui ont été commises dans ces villages ?

1:37
Invité politique

Alors on est en train d'enquêter, nos collègues sont en train de le faire, et ils sont sur place pour cela. Donc on pourra révéler les résultats de ces enquêtes très bientôt.

1:48
Présentateur

Donc pour vous, il s'agit de crime de guerre, c'est le terme que vous employez, mais est-ce qu'on peut parler de crime de guerre quand on n'est pas dans un conflit entre deux armées régulières ?

1:55
Invité politique

Alors la situation entre Israël et la Palestine est qualifiée par le droit international humanitaire de conflit armé permanent. Mais là il s'agit du Hamas, qui est une organisation terroriste. Ça ne change rien au fait que, quels que soient les belligérants, les belligérants doivent respecter le droit international humanitaire. La situation est qualifiée en général de conflit, et donc les différentes parties, quelles qu'elles soient, doivent respecter le droit international et les règles de la guerre.

2:23
Présentateur

Et quand vous dites que des lignes rouges ont été franchies, c'est quoi ? C'est le fait de prendre délibérément pour cible des civils ?

2:29
Invité politique

Alors oui, on va dire le degré de l'attaque conduite par le Hamas samedi, d'attaquer délibérément, de manière aveugle, des civils avec cette ampleur-là. Effectivement, c'est un type d'attaque que le Hamas n'avait pas conduit avec cette ampleur-là. Et on est aussi sous le choc de l'ampleur de ce drame-là.

2:55
Présentateur

Et des prises d'otages aussi.

2:56
Invité politique

Et donc les prises d'otages de civils sont, quoi qu'il arrive, toujours interdites en droit international. Il n'y a rien qui peut justifier à la fois les attaques contre les civils et les prises d'otages de civils.

3:09
Présentateur

Et la riposte d'Israël à Gaza en ce moment, est-ce que pour cette riposte-là, vous parlez aussi de crime de guerre ?

3:16
Invité politique

Alors ce qu'on a qualifié jusqu'à maintenant de crime de guerre, c'est déjà l'imposition d'un siège total sur la bande de Gaza. Et donc c'est une forme de punition collective contre les 2,2 millions de Palestiniens et palestiniennes qui sont dans la bande de Gaza. Qui est une punition collective en droit international. C'est le fait de sanctionner un groupe de personnes pour un crime qu'ils n'ont pas personnellement commis. Et ça, ça relève également du crime de guerre. C'est vraiment la famine comme arme de guerre qui est totalement interdite en droit international.

3:43
Présentateur

Donc aujourd'hui, il n'y a réellement plus d'eau, plus d'électricité, plus de gaz à l'intérieur de la bande de Gaza. Vous avez des retours d'habitants sur place ?

3:50
Invité politique

Alors ce que dit par exemple le directeur de l'hôpital de Gaza, dit qu'il a 5 jours de réserve d'eau et que dans 5 jours, il n'a plus d'eau. Ce qu'on sait, c'est que déjà la bande de Gaza était très dépendante de l'aide d'Israël pour l'eau et pour l'électricité. Et que déjà, le blocus imposé depuis 16 ans restreignait énormément les possibilités des habitants de la bande de Gaza. et les mettaient déjà dans une situation de tension humanitaire extrêmement forte. Ils n'ont pas de ressources propres en eau, en gaz, en électricité ? Non, en eau, les nappes phréatiques sont impropres à la consommation. 95% n'est pas potable.

Et donc, ils vont dépendre en partie des 10% d'eau qui viennent d'Israël et aussi des usines de dessalement. Sans cette aide d'Israël pour avoir un peu plus d'eau potable, ça restreint encore plus leurs possibilités. En gros, l'eau qui leur reste, elle est impropre à la consommation et elle est en quantité insuffisante. Donc, ça ne pourra pas durer très longtemps.

4:47
Présentateur

Donc, il y a ce siège qui est donc illégal en droit international, vous nous l'avez dit. À cela s'ajoutent les bombardements. Est-ce que là aussi, vous savez si ce sont des bombardements incessants tous les jours, matin, midi, soir ?

4:58
Invité politique

Alors, ce qu'on a pu documenter dans le passé, dans différentes attaques menées par l'armée israélienne, c'est qu'il y a une habitude d'attaques indiscriminées sur des zones. Mais aujourd'hui, il n'y a pas dans le passé. Tout à fait. On est également en train d'enquêter sur ces attaques. Ce qu'on voit aussi, c'est qu'on craint des attaques sur des grandes zones. On sait qu'il y a déjà 900 morts palestiniens à Gaza. Et que dans cette enclave avec une densité de population extrêmement forte, vous vous rappelez, 2 millions de personnes dans 360 km², c'est quasiment impossible de mener ce type de bombardement de manière discriminée, c'est-à-dire en distinguant combattants et civils.

Et la population n'a nulle part où fuir ? La population est prise au piège. Dans la bande de Gaza, encore une fois, c'est 40 km sur 10 maximum. C'est vraiment très resserré avec une population qui est pour moitié composée d'enfants. Donc, il y a 1 million d'enfants sur 2 millions d'habitants et qui n'ont aucune possibilité de sortir puisque tous les accès, soit à l'Egypte, soit à l'Israël, sont complètement fermés.

5:57
Présentateur

Merci beaucoup Nathalie Godard, directrice de l'action au sein d'Amnesty International en France. Et pendant que nous discutions, il y a l'armée israélienne qui vient de donner le dernier bilan des morts côté israélien. Donc, il s'est alourdi ce bilan à 1200 morts. Merci beaucoup Nathalie Godard. Vous êtes-il invité du 5-7 ?

6:15
Locuteur

Merci beaucoup Nathalie Godard. Merci beaucoup Nathalie Godard. Merci beaucoup Nathalie Godard. Merci beaucoup Nathalie Godard. Merci beaucoup Nathalie Godard. Merci beaucoup Nathalie Godard. Merci beaucoup Nathalie Godard. Merci beaucoup Nathalie Godard. Merci beaucoup Nathalie Godard. Merci beaucoup Nathalie Godard. Merci beaucoup Nathalie Godard. Merci beaucoup Nathalie Godard. Merci beaucoup Nathalie Godard. Merci beaucoup Nathalie Godard. Merci beaucoup Nathalie Godard. Merci beaucoup Nathalie Godard. Merci beaucoup Nathalie Godard. Merci beaucoup Nathalie Godard. Merci beaucoup Nathalie Godard. Merci beaucoup Nathalie Godard. Merci beaucoup Nathalie Godard.