Marc Fesneau sur les tensions France-Algérie : « Il faut que chacun fasse sa part des efforts »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Alger demande à 12 agents de l'ambassade de France de quitter le pays. Comment réagissez-vous ?
- 1:00RelanceRéponse partielle
Est-ce que la méthode de la diplomatie marche ? Faut-il un bras de fer ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Les droits de douane américains vont-ils accélérer l'accord Mercosur ?
- 5:30OuverteRéponse partielle
40 milliards d'efforts supplémentaires dans le budget, c'est possible sans hausse d'impôts ?
- 9:30OuverteRéponse directe
Faut-il augmenter les impôts des grandes entreprises ou des grandes fortunes ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Faut-il mettre à contribution les retraités aisés ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Marc FesneauFait
« La méthode Retaillo, c'est pas la bonne. J'ai pas du tout dit ça. Je vous parle de la méthode Atlantique. »
- 7:00Marc FesneauFait
« La dette, elle est chez les autres. C'est les autres qui payent notre train de vie. »
- 12:30Marc FesneauFait
« Est-ce qu'il faut mettre à contribution les retraités aisés ? Bah moi, j'ai toujours dit que je n'étais pas choqué. »
- 16:00Marc FesneauChiffre
« Le seul pays du monde qui reviendrait à la retraite à 60 ans avec 3300 milliards de dettes. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Marc Frunot, bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes député de Loir et Cher, président du groupe Mem à l'Assemblée nationale et premier vice-président du ModEM.
On va commencer euh par cette information qu'on a appris euh euh ce matin Alger qui demande à 12 agents de l'ambassade de France de quitter euh le pays. Jean- Noël Barre qui demande à Alger de renoncer à cette décision. C'est un épisode supplémentaire de tension entre la France et l'Algérie.
Oui, enfin manifestement c'est un épisode supplémentaire de tension, une volonté d'Alger, des dirigeants d'Alger de remettre de la pression. Je suis pas sûr qu'on ait besoin de ça. Euh tout ça est peut-être le sous-jacent aussi d'une d'un diplomate euh qui à l'ambassade d'Algérie en France a été interpellé si j'ai bien compris parce que il avait sans doute essayé d'enlever un influenceur.
Euh les les lois s'appliquent partout, il y a pas de de difficulté à ça. Je pense que quand même on a besoin de faire en sorte que d'abord de faire respecter le pays et nous respectons les autorités algériennes mais il faut que les autorités algériennes respectent les autorité français ce qui est pas le cas avec cette décision. Je je n'en sais rien mais en tout cas je pense qu'on a besoin de se faire respecter réciproquement.
Moi, j'entends très volontiers que chacun veille se faire respecter, mais ça commence par se l'appliquer à soi-même. Et deuxième élément, on a besoin de trouver la voix du dialogue. Euh, les Algériens comme les Marocains, comme les Tunisiens, enfin ce sont nos voisins les plus proches de l'autre côté de la Méditerranée.
On peut pas considérer que nous aurions intérêt réciproquement et durablement à des relations qui soient tendues d'une part et d'autre de la Méditerranée. Je pense que c'est l'intérêt de personne. Il faut que chacun fasse sa part des efforts.
Il faut pas qu'à chaque fois qu'on a le sentiment qu'on essaie de détendre les choses. Et la la visite la semaine dernière de Jean- Noël Barreot sur du monde du président de la République avait donné le sentiment que quelque chose s'ouvrait à la fois sur les les laisser passés consulaires, sur les OQTF et peut-être une porte qui pouvait s'ouvrir sur Boalem Sans sal. C'est ça qu'il faut essayer de construire à l'assablement.
Mais est-ce que l'annonce de ce matin, c'est pas la preuve que la méthode de la diplomatie marche pas et qu'il faut être dans une méthode de bras de fer comme le produit ? en parlera peut-être tout à l'heure. Je vois bien la méthode de bras de fer.
Il y en a de l'autre côté de l'Atlantique pour l'instant. J'ai pas le sentiment que ça marche très bien. Voyez le Donc la méthode Retaillo, c'est pas la bonne.
J'ai pas du tout dit ça. Je vous parle de la méthode Atlantique. J'ai pas l'impression que la Vendé c'est pas outreatlantique.
C'est c'est dans l'hexagone. Est-ce qu'il faut un br avec l'ad moi j'entends ce que dit aussi Bruno Retaillot et je partage en partie ce qu'il dit sur la question de se faire respecter. C'est ce que j'ai dit au début de mon propos.
C'est pas du tout la même chose mais faire comme on voit parfois les gros bras et simplement les gros bras. On voit bien qu'à la fin, on est obligé de faire petit brasse. En tout cas, c'est ce qu'a fait le président Trump vis-à-vis des affaires douanières.
Donc, il y a besoin de diplomatie. La diplomatie, c'est la diplomatie, c'est pas la molesse, hein. La diplomatie, c'est aussi de savoir affirmer un certain nombre de positions et de donner les limites de l'exercice du dialogue qui peut se construire.
Et là, vous pensez que la France sera en capacité de faire renoncer l'Algérie écoutez, on va voir. En tout cas, je pense que c'est bien que tout de suite nous indiquions que ça n'était pas acceptable pour nous. Justement un petit mot sur Donald Trump et les Rifier, vous qui avez été ministre de l'agriculture, est-ce que vous pensez que les droits douanes vont faire accélérer l'Allemagne Ourela Vlen sur le mercour afin de gagner de nouveaux marchés si suite des États-Unis se ferme ?
Mais je pense que ce serait de mauvaise allois et mauvais conseil pour se faire respecter des Américains, enfin pas des Américains du président Trump et de ceux qui le poussent à cette politique là. Qu'est-ce qui a marché ? C'est le fait que l'Europe soit unie.
Et pour que l'Europe soit unie, il faut qu'on soit d'accord sur les accords commerciaux ou les non accords commerciaux. C'est pas le cas pour le moment. L'accord sur le Mercure n'est pas un bon accord.
Je le dis très tranquillement. Je l'ai dit à longueur de temps quand j'étais ministre d'agriculture. Ce qui a permis d'ailleurs, c'était la demande du président de la République que cet accord ne soit pas signé.
C'est pas parce qu'on a de mauvais tarifs douigners qu'on a un bon accord mercurû. C'est pas de la magie hein. C'est ce que dit la France, c'est pas ce que dit l'Allemagne par exemple.
Mais très bien, mais il faut un vote. C'est peut-être ce que dit l'Allemagne et c'est pas ce que dit la France. Donc ça nous fait pas changer notre avis sur le Mercur euh qu'on puisse interroger.
Qu'est-ce que ça montre aussi cette affaire de tarif douignier ? C'est qu'on a besoin d'échange. Euh que il y a pas un pays dans le monde qui puisse prétendre vivre en autarciie.
Peut-être la Corée du Nord, mais je suis pas sûr qu'on vivre heureux, on puisse vivre heureux en Corée du Nord. La plupart des autres pays encore qu'ils ont des échanges avec certains. Euh, on a besoin d'échange.
Nos économies sont interdépendantes. Qu'on qu'on le veuille ou qu'on le veuille pas, c'est comme ça. Les Chinois produisent des choses, les Français produisent des choses, les Allemands produisent des choses, mais on a besoin de rapports commerciaux qui soit des rapports équip.
Przez pas que ça accélère l'entrée en vigueur mais c'est je vois bien que certains vont pousser à ça. Enfin, c'est pas l'entrée en vigueur, c'est la ratification. Là, on en est pas encore à l'entrée en vigueur mais on va essayer, on on essaie et avec succès jusqu'à de s'opposer à l'accord du Mercur.
On va parler de du budget Éric Lombard, le ministre de l'économie qui annonce donc un effort supplémentaire de 40 milliards. Ça vous paraît vraiment possible sans augmentation d'impôt ? Ah, c'est une marge très haute.
On a fait plus de 30 milliards cette année en 2025. Euh c'est une marche très haute incontestablement mais nous n'avons pas le choix. C'est une affaire de souveraineté.
L'affaire l'affaire budgétaire, c'est pas une affaire d'embêter les Français. C'est pas une affaire de rigueur pour la rigueur, c'est pas une affaire c'est pas une affaire comptable. L'affaire budgétaire d'abord, c'est une affaire de souveraineté.
Si nous ne sommes pas capables de limiter notre dette et notre endettement supplémentaire et limiter notre déficit, nous sommes dans les mains des autres. pas impossible d'ailleurs qu'une un certain nombre de mesures des contesures qui été prises par les Chinois vis-à-vis des Américains comme ils tiennent une partie de la dette américaine n'est pas été à l'origine du revirement de Donald Trump. Vous voyez ce que je veux dire ?
Quand vous quand la dette que vous avez n'est pas détenue par votre propre pays. Au Japon, c'est plutôt les Japonais qui détiennent la dette de leur pays chez nous. La dette, elle est chez les autres.
C'est les autres qui payent notre train de vie. Quand vous êtes dans cette situation-là, vous êtes en situation de dépendance très grave et donc vous avez besoin de faire un effort supplémentaire et donc on a un effort qui va pas être ça fait sans augmentation d'impôts. Ouais.
Est-ce que vous dites ? Il faut regarder les impôts des grandes entreprises, il faut regarder les impôts des grandes fortunes et là on peut euh on peut les augmenter. Mais il y a deux choses.
Est-ce qu'on augmente les impôts ? La réponse est non parce que je pense que c'est pour personne globalement. Alors après tout ça va se nicher dans des détails.
Vous avez en France ce qu'on appelle Attendez attendez attendez ça va se nicher dans des détails au sens que en France vous avez beaucoup de niches fiscales. Les niches fiscales c'est pas une augmentation d'impôts. Si on revient à ce qu'aurait dû être les les choses.
Moi, je pense qu'il faut qu'on regarde dans les niches fiscales. Monsieur Bah, on va regard on est pardon, je c'est je veux bien que vous me posiez des questions au mois d'avril. Le budget est généralement délibéré au mois de septembre.
On va les regarder et on va analyser les niches fiscales de certaines qui peuvent être produites dans certaines entreprises. On a commencé à le faire d'ailleurs dans le budget 2025. Les niches fiscales ou les optimisations, les suroptimisations.
On voit bien qu'il y a des montages financiers qui se sont développés depuis une dizaine d'années qui ne sont rien d'autre que la volonté d'échapper à l'impôt. C'est pas de la fraude hein, mais c'est tout à fait légal. Mais il y a toujours des génies de ce genre de de montage.
Bah ça c'est pas c'est c'était pas la logique et l'intention du législateur que des gens puissent y échapper. Bon regardons ça aussi. Mais c'est pas des hausses d'impôts en tant que tel.
C'est est-ce que par exemple on pérénise les contributions des haut revenus ? Là pour le moment elle est exceptionnelle. Est-ce qu'on la pérénise ?
Pardon. C'était la demande du groupe modè depuis peut-être plusieurs années. Donc la réponse est donc la réponse est oui.
Donc vous redemandez. Mais on redemande oui. Nous avons une forme alors c'est peut-être un défaut une forme de constance.
Bon ça fait des années qu'on dit c'est pas la question n'est pas de matraquer de faire la chasse auoris. Je déteste cette terminologie, cette espèce de marotte qui fait croire que parce qu'on prélèverait 4 3 4 milliards de plus, on serait à la hauteur des enjeux budgétaires. Mais en même temps, demande au plus aisés, y compris parce qu'ils ont ils ont œuvré en terme de d'optimisation fiscale de faire non pas un effort mais de faire de payer ce qu'ils ont à payer, ça me paraît pas quelque chose d'indécent dans le même dans lequel on vit avec la nécessité que nous aurons par ailleurs de faire des efforts à François Bairou de l'inscrire dans le budget 2026 pérénisation de la contribution.
Nous sommes j'ai l'impression que entendant les déclarations de monsieur Lombard, il y a pas besoin de le demander. C'est fait. N'essayons pas de de comment dirais ?
C'est un sujet trop sérieux pour pas commencer à faire des taux de thèmes. J'ai obtenu, vous voyez ce que je veux dire ? Euh c'est la logique de ce que défend le groupe modè depuis des années.
Hm. Bon et ben vous dites on est un peu habitué à une polyphonie au sein du gouvernement pour vous parce qu'Éric Lombard l'a dit hier, c'est fait. Ce sera dans le budget 2026.
Je n'ai pas dit ça. Je dis je je vois bien l'intention qui est la sienne. C'est un un exercice qui a été fait en 2025 et nous avions dit ça faill être pris d'ailleurs.
Nous avions dit qu'il n'y avait pas d'illogisme à la à péréniser ce dispositif. C'est une question de justice. C'est pas une question de je fais pression.
C'est une question l'impôt est supportable pour tous. Les efforts sont acceptables par tous si jamais ils sont également répartis. Est-ce que les 40 milliards, il faut aussi aller les chercher dans les dépenses sociales ?
Mais quand vous voyez la structure de la dépense, euh 60 % de la dette qui s'est accumulée depuis 2020 ou 2021, c'est de la dépense sociale. Bon bah, on peut pas ne pas en parler, il y a les questions des collectivités. Donc il faut qu'on essaie de regarder les contributions qui sont faites aux uns aux autres.
Une grande partie des aides des collectivités vient d'où ? Vient de l'État. L'État.
Bon, l'État va faire des efforts, on peut pas dire les l'État fait d'efforts sur telle ou telle politique publique et fait pas d'efforts sur une seule politique publique qui serait l'effort de politique. Vous faites quoi ? On baisse la dotation globale de fonctionnement.
Mais arrêtez de me dire vous faites quoi au 7 avril ou au 10 avril ? On va regarder dans la dotation ça n'est pas une aide à l'investissement, ce n'est pas une politique publique. La dotation c'est les recettes.
Moi, je vous parle des dépenses de l'État qui sont en direction des collectivités. Je passe mon temps à faire des inaugurations comme tous les élus locaux. On est souvent à 50 60 70 % 80 % de subvention.
Et les subventions viennent d'où ? Elles viennent de l'État. Donc on baisse les subventions de l'État au collectivité.
Est-ce qu'on peut poser des questions avant ? Je sais qu'on est toujours tous pressés dans le monde dans lequel on vit, mais comme on est ici sur une chaîne sérieuse, est-ce qu'on peut juste se dire est-ce qu'on pourrait regarder la part des dépenses sur lesquel on peut lever le pied parce que on va être en plus en année de transition électorale, on sait très bien, je suis je suis élu depuis 30 ans et municipal, on sait très bien que les périodes entre deux mandats sont des périodes plus calmes en terme de dépenses, moins actives. Bon, c'est plutôt en début de mandat que les choses s'englanchent et en fin de mandat, on est plutôt à la fin des travaux.
Bon, est-ce qu'on peut regarder s'il y a pas un effort ? Moi, il me semble qu'il y a les recettes. Les recettes est un engagement réciproque, moral au fond avec les collectivités.
Moi, j'ai j'ai pas j'ai pas hurlé à l'époque, mais quand le président Hollande a décidé de supprimer, c'est pour ça que ceux qui donnent des leçons aujourd'hui devraient regarder dans le rétroviseur, ça leur éviterait des sorties de route. 13 milliards d'euros à peu près de station globale, ça c'est et et du jour au lendemain, c'était en 2 ans que ça avait été fait. Ça c'était choquant parce que ça c'est un contrat.
Mais par ailleurs qu'on dise, parce qu'on dit toujours les collectivités vont être leur budget en équilibre. Mais une partie de l'équilibre se fait parce qu'il y a des aides de l'État qui sont faites elles par le déficit et la dette. Bon bah peut-être qu'on peut en parler aussi.
Donc les dépenses de l'État, donc les dépenses sociales, on peut pas s'abstraire de la moitié en gros de la dépense. Et puis les dépenses des collectivités sur les dépenses c'est pas les c'est les dépenses de l'État à l'endroit des collectivités. D'ailleurs pour être précis sur les dépenses sociales, on va chercher où les économies ?
Bah on voit bien qu'on a un sujet autour. Bah il y a deux pôles, hein. C'est la le sujet travail qui est un sujet central.
Le travail, c'est durée de cotisation, âge de départ à la retraite, durée de travail tout au long de la vie. Euh et puis un deuxième sujet qui est la dépense de santé. Est-ce qu'on peut faire aussi bien ou mieux avec des dépenses qui soient mieux contrôlées ?
Je rappelle qu'on a jamais stabilisé les dépenses de santé. Au fond, c'est pas choquant d'ailleurs, mais est-ce qu'il y a des de la rationalisation à faire ? Je pense que oui.
Voilà, c'est là-dessus qu'il faut aller chercher et augmenter encore la durée de cotisation. Mais c'est un alors moi je ne vais pas préempter le débat qui est en cours en cours dans le conclave. Il y a plein de pistes.
Vous avez la durée de cotisation, vous avez l'âge de départ, vous avez l'emploi l'emploi des seniors. Si nous avions le taux d'emploi des seiors des Allemands, nous n'aurions pas de problème de de de décalage comme ça d'un point de vue du système de retraite et de perte sur le système de retraite. Bon, il y a tous ces leviers là à exercer.
Euh nous avons assoupli depuis des années les 35 heures euh parce que tout le monde s'est rendu compte que la rigidification du système avait pas été une bonne chose. Bon, tous ces éléments-l sont à mettre sur la table. Est-ce qu'il faut mettre à contribution les retraités aisés ?
Bah moi, j'ai toujours dit que je n'étais pas choqué. Je l'avais dit à Michel Barnier à l'époque. Euh alors après la question c'est qu'est-ce qu' a retraité ?
Donc ne me demandez pas à quel seuil parce que je ne vous apporterai pas la réponse ce matin. Mais je pense que quand on a dans un foyer fiscal une retraite foyer hein, je parle 4000 5000 6000 € on peut peut-être se poser la question de ne pas indexer. C'est ne pas de baisser, c'est de ne pas indexer sur l'inflation toujours.
Il me semble que ça peut être une part de l'effort qui soit fait. Ça me choque pas. C'est ce que nous avions et c'est pas incohérent avec ce qu'avait le président Macron avait voulu faire en début de quinquena en 2017 pour essayer de rééquilibrer les choses et je suis sûr que les retraités y compris ceux qui nous écoutent peuvent comprendre cette part de l'effort sur une durée qui soit limitée mais sur une une durée quand même qui soi indiquée comme la part de l'effort de chacun.
Dernière question sur la traite. Est-ce qu'il faut un référendum ? C'est ce que demande ce matin Sophie Binel secrétaire général de la CGT.
Oui, enfin ça dépend quelle est la question qui est posée. Moi, je pense que de toute façon un référendum, c'est d'abord un débat au parlement. Il me semble que les parlementaires, moi je je réclame qu'il puisse en débattre à l'Assemblée nationale.
C'est peut pas être l'un et l'autre enfin en tout cas l'un avec sans vote et l'autre avec un vote. Donc quel que soit l'issue du concl, quel que soit l'issue du concl, vous demandez un débat au parlement. Ah oui, mais enfin je crois que c'est l'engagement qui a pris François Maot.
Enfin, je veux dire, le premier ministre a dit depuis le début qu'au bout Ouais. conditionner ça à l'issue du conclave. Il y aura une issue du conclure.
Non mais ça dépend si si c'est pour dire on bloque le système, on plante le système et après on dit on revient sur la retraite à 60 ans. Soyons sérieux. Qui crédiblement peut dire aujourd'hui c'est ce que dit madame Binet malheureusement on va revenir à la retraite à 60 ans.
Le seul pays du monde qui reviendrait à la retraite à 60 ans avec 3300 milliards de dettes. Qu'est-ce qui qui raconte ça ? qui peut sérieusement raconter ça devant les français sans dire c'est pas vous c'est vos c'est vos enfants, vos petits-enfants vos arrières petits enfants qui payeront toute leur vie l'inconséquence l'incompétence l'inconséquence et l'incapacité que nous aurons eu à prendre nos responsabilités donc faut être sérieux donc on touche pas si le référendum c'est un exercice de démagogie il y a pas besoin de référendum pour ça il y a des tas de gens qui savent le faire très bien sans qu'il y ait besoin de référendum en revanche si on a un référendum globalement je parle pas qu'au retraite mais qui permettrait ou des référendums qui permettraient de se mettre d'accord sur un diagnostic au fond et des solutions de financement, moi je trouve que ça serait plutôt dans une démocratie mature, ça serait plutôt formidable.
On va parler de l'actualité du parlement. Sophie Prima hier qui a laissé entendre qu'il y aurait pas de session extraordinaire, vous qui avez été ministre des relations avec le parlement, c'est quelque chose qui serait assez rare ces dernières années. Vous redoutez tant que ça la censure ?
Enfin, moi je le lis pas comme ça. Euh alors je j'attends de voir la réaction des parlementaires parce que ça fait pour avoir été quasiment 4 ans ministre des relactions avec le parlement, on m'a toujours réclamé d'arrêter le 1er juillet. Maintenant, on va me réclamer.
On va réclamer comment dirais-je malf jusqu'à mi-juillet. Oui, on va nous dire mi-juillet, pourquoi pas 1er août, on est prêt à travailler. Bon, très bien.
La question se pose pas ni de la peur, attendez, ni la question ne se pose de la peur de la censure, ni de je sais pas quoi de l'heure de l'heure des départs en vacances. La question c'est est-ce qu'on a des textes à mettre à l'ordre du jour ? On a parlé du conclave.
Est-ce qu'il y a un texte à mettre à l'ordre du jour ? Est-ce qu'il y a des textes qui ne seraient pas terminés à cette date-là dans un calendrier qui est déjà très encombré du fait d'une absence de majorité à l'Assemblée nationale ? Est-ce que moi je pense, vous m'avez déjà entendu ici, il dira son micro, que on a assez de loi dans ce pays ?
La réponse est oui. Est-ce qu'on a besoin de légiférer pour se donner le sentiment de s'agiter et inutilement ? Je pense que la réponse est non.
Arrêtons de faire de la loi pour de la loi. Euh en revanche, qu'on puisse avoir des débats et qu'on puisse avoir des lois après le 1er juillet, moi ça me choque pas. Donc et que demande le président de groupe que vous êtes ?
Vous dites "Il faut une session extraordinaire". Non mais moi je parle pas vide. Je dis il faut une session extraordinaire s'il y a des textes à passer et s'il y a pas de texte à passer pas besoin de session extraordinaire et puis il y aura peut-être une session en septembre.
Parlons mais ne faisons pas siéger pour rien et ne faisons pas ne refusons pas de siéger s'il y a des textes à faire délibérés. C'est aussi simple et de bon sens que ça. L'Assemblée nationale qui a adopté la semaine dernière la réforme du mode de scrutin à Paris, Lyon-Mseille avec une alliance entre Macroniste, la France insoumise et le RN, c'est pas un problème pour vous cette alliance ?
C'est un mode de scrutin que qu'il y a un certain nombre de gens qui partagent le sentiment que on ait besoin dans ces villes-là d'avoir un système démocratique qui soit plus lisible et plus direct. C'est pas parce que le la France insummise ou le RN où nous penserions ça et le penserions communément. Je vous assure que sur la proportionnelle, il n'est pas impossible que ça soit même plus large, que vous retrouviez les mêmes protagonistes que ce que vous venez de citer et qu'on n'y trouve pas aussi les écologistes, une partie des socialistes et les communistes.
Enfin, je veux dire euh à l'Assemblée nationale queil y ait des accords qui se fassent sur certains sujets. Donc, c'est pas un problème pour de faire passer des textes avec la démocratie qui c'est la démocratie qui s'applique ou alors on dit on dit l'assemblée c'est 577- 140 et au nom de quoi ? Ces gens-là ont été élus, hein.
C'est des adversaires, on trouvera pas le modem sur le fait que ce soit des adversaires irrésolus. Il y a eu aussi parfois sur le budget une alliance entre le RN et et LFI, voir complètement le Nouveau Front populaire pour faire battre le socle. Bon, c'est la vie démocratique et un un député RN, il vaut un député modèle.
Est-ce que le modemme votera la proposition de loi d'Éric Soti pour supprimer l'exécution ? Vous la connaissez provisoire ? Non, pas encore.
Pour les peines d'éligibilité. Mais premier élément de la réponse, je ne vote pas à l'aveugle. Deuxième élément de la réponse, je me défie et je me méfie par nature des lois de circonstan.
Je j'ajoute d'ailleurs que madame Le Pen est sans doute entre guillemets victime ou elle se considère victime d'une loi elle-même de circonstan ce que la loi sapin c'est une loi dite Causac. Bon si on pouvait s'éviter dans ce pays de faire des lois au gré du temps et au gré des jugements ou au gré des turpitudes des uns ou des autres, je pense que ça serait mieux. Bon mais là c'est François qui a dit qu'il fallait ouvrir ce débat.
Attendez, est-ce que ça veut dire que le modèle déposera ? Attendez, laissez laissez-moi finir juste juste c'est important cette affaire là. Donc un, je connais pas la loi qui est proposé par monsieur STI.
Je me défie des lois d'opportunise. Ça aurait été fait il y a 3 ans. Les sujets étaient de nature différente.
Tr faut pas qu'on fasse des lois qui donnent le sentiment que ce serait des lois d'amnistie. Et donc toute la question qui est posée d'ailleurs dans et je crois que monsieur c'est pas facile à écrire. C'est en fait c'est pour personne, j'fre ce que ça vient s'impliquer juste pour madame Le Pen et pas pour les autres.
Faut être sérieux, mais qu'en revanche une question soit posée sur les modalités pratiques euh de l'inéliggibilité parce que faut pas jeter l'eau avec le bébé avec l'eau du bain, il y avait une logique dans certains cas à empêcher la récidive d'un certain nombre d'élus. Est-ce que c'est la question pour madame Le Pen, c'est pas à moi d'en juger, mais je peux comprendre que la question se pose d'ailleurs dans le communiqué de presse que nous avons produit, nous avons indiqué que ça pouvait poser des questions. Il y a une deuxième chose qui va se passer, c'est que pour le coup dans la configuration de madame Le Pen, ce que je crois elle souhaitait et ce que moi je pense c'est sain, nous avons un appel qui va être rapide, donc on y verra plus clair avant la présidentielle.
Et moi je pense que c'est mieux parce que on peut pas dire rendez-vous dans 3 ans, rendez-vous dans 4 ans. Quant à je répète légiférer en opportunité simplement, je me méfie de ce genre de chos. Voilà.
Donc on verra le texte. Mais est-ce que vous préparez vous votre propre texte sur ce sujet ? Mais mais moi je suis soumis, je pas je suis pas de ce point de vue là pardon, je suis pas mieux que monsieur Sioti.
Si je fais une loi moi-même qui ressemblerait à la loi d'opportunisme. Donc j'aimerais que mais je pense que globalement nous aurons un jour ou l'autre une question à poser sur poursuite de l'œuvre de moralisation et aussi parce que ça c'est nécessaire devant nos concitoyens et en même temps de regarder tous les biais qui ont été introduits par des lois de éruptives, des lois émotionnelles qui sont généralement de très mauvaises lois. François Baou sera entendu le 14 mai à l'Assemblée nationale sur l'affaire Betaram.
Est-ce que la situation est tenable pour lui ? Euh oui, enfin je sais je sais je sais pas comment dirais-je dire autre chose que un cette commission d'enquête, elle vient pas parler que de Betaram. Elle montre que dans tous les établissements dans enfin tous dans beaucoup d'établissements d'ailleurs pas que privés, il y avait des pratiques en terme de violence corporelle.
Je rappelle que c'est c'est François Baou ministre lui-même qui avait définitivement interdit le fait qu'on pouvait légitimer, accepter, tolérer les violences corporelles. Donc on peut pas lui faire griève de ça. Donc je vois bien les opérations politiques en particulier de monsieur Vanier, peut-être pas que de lui, mais en tout cas en lui en essayant de polariser sur BRAM la question judiciaire à date de ce que j'en connais et tranché puisque la justice dit qu'il y avait pas lieu.
Donc c'est une enquête beaucoup plus large que ça et donc elle est absolument tenable pour le premier ministre et je trouve absolument choquant qu'on vienne essayer de salir quand même au fond ce qui a été son action au ministère de Mais c'est c'est étonnable même si dans cette commission d'enquête, il y a un ancien gendarme qui a évoqué une intervention de François Baou, il peut continuer à dire qu'il savait pas. Non mais c'est la parole du gendarme, c'est la parole du gendarme. Baï a des choses à dire sur le sujet.
Le gendarme dit qu'il a vu quelqu'un, qu'il a vu quelqu'un. Voilà. ce qu'il a dit n'est pas nouveau.
J'aurais été un peu marri que le gendarme dise quelque chose de différent euh en commission d'enquête que ce qu'il avait dit il y a 3 semaines. La question c'est est-ce que Baou a fait a commis des frais répréhensibles ? Non.
La deuxième chose c'est est-ce que collectivement on a s'interroger sur ce qui s'est passé dans un certain nombre d'établissements ? réponse est oui. Et je pense qu'on rendrait service en particulier aux victimes parce qu'il faut entendre ce que disent les victimes.
Les victimes disent "C'est pas bau le sujet, c'est globalement le système a couvert implicitement, explicitement et n'a pas vu surtout ce qui se passait dans ces établissements-l" et je pense qu'on rendrait œuvre utile aux victimes si on faisait en sorte que ça soit elle qui soit considérée et pas pas le comment dirais-je la récupération politique parce qu'on tourne en rond sur les mêmes sujets depuis 3 mois. Monsieur Vanille, il va finir par tourner en rond. il va se il va se désorienter lui-même.
Donc si on pouvait être sur le fond du sujet, c'est comment on peut c'est un mitou comme on a eu dans le cinéma. Il y a une commission d'enquête qui vient de sortir avec mon collègue Balan. Il y a eu la même chose dans un certain nombre de structures.
Euh c'est salutaire que ça sorte. Si on pouvait ne pas en faire une récupération politique, ça serait mieux. Vous êtes vice-président du Modem, premier vice-président du modème.
Est-ce que c'est un parti dont les jours sont désormais comptés ? À quand la fusion avec Renaissance ? Bon, moi je pense que ça n'est pas d'actualité.
Moi, je suis plutôt à penser qu'on a besoin de coopération mais pas de fusion. Pas de fusion à date parce que je pense que nous ne partageons pas euh le même point de vue sur un certain nombre de On a parlé de la fiscalité. Je suis pas sûr que que nous partagions les mêmes points de vue sur la fiscalité, que nous partagions les mêmes points de vue sur d'autres sujets.
En même en même temps, nous partageons les mêmes points de vues sur les questions européennes ou internationales. Euh je suis pas sûr que la question soit la fusion des structures, ce d'autant que aujourd'hui un certain nombre de structures se mettent au service d'ambition présidentielle. Je ne compte pas que le modè vienne se ranger derrière des ambitions présidentielles au moment où nous avons surtout besoin de faire avancer le pays, de réformer le pays.
Il a pas d'ambition présidentielle. J'ai pas entendu qu'il a exprimé ça et j'ai pas entendu qu'il était autre chose que premier ministre. Et donc on a besoin non pas de préparer 2027, on a besoin de faire en sorte que pour que 2027 se passe le mieux possible et le et que nous ne soyons pas livré aux extrêmes, que nous fassions des surges aujourd'hui.
Et par nature, ça nécessite de se de s'éloigner un peu de cette perspective de 2027 et donc qu'on dialogue, qu'on coopère, qu'on puisse travailler ensemble, c'est normal. C'est ce que nous ont Mais pas de fusion. Mais pas de fusion.
Quand vous entendez les déclarations de votre homologue à l'Assemblée Laurent Voquier, le président du groupe la droite républicaine, est-ce que vous êtes à l'aise avec le fait d'être dans le socle commun avec lui ? Je me dis je me dis juste vivement vivement l'après-élection chez les LR, ça sera mieux. Pour vous, ce sont des paroles électoralistes.
B je sais pas qui qui d'autre pense autre chose que cela. pas je demander au ce qu'ils en pensent mais voilà c'est je je n'ai jamais trouvé que les moments d'élection interne étaient les moments qui donnaient lieu à la plus à la pondération à la modération et et au dérapage de nature diverse. Donc je n'ai pas envie de rentrer dans la bataille des LR.
Je pense qu'on ira mieux tous dans un mois parce qu'on aura au moins un vainqueur et qu'on sera passé dans autre chose que je je crois que une grande majorité vous pensez que Laurent Voquet va se recentrer si jamais il est j'ai pas dit ça. Je c'est pas le sujet. Je dis juste qu'une grande majorité des élus parlementaires et l'air à l'Assemblée comme au Sénat ont des êtres responsables.
Ils ont fait le choix qui était pas facile hein au mois de septembre d'accompagner Michel Barnier puis d'être avec François Baotou. Pourquoi ? parce que c'est ça où le chaos et et 95 % 90 % des des électeurs et et certainement des parlementaire et ils veulent pas le chaos.
Alors, les moments électoraux sont pas agréables. On regarde ça parfois avec un peu le mieux, c'est de le regarder avec de la distance et parfois de l'humour même parce que c'est pas on voit bien ce que ça peut être comme exercice mais je pense que le mieux c'est qu'on se projette après parce que 17 17 mai ou quelque chose comme ça euh 17 18 mai. Oui. 17 18 mai, on aura un autre sujet, c'est qui reste celui d'aujourd'hui.
Le budget, la dette, ce qui se passe avec les États-Unis, la guerre en Ukraine, ça mérite ça mérite des réponses sérieuses. Merci beaucoup. Merci Marc Feno d'avoir été notre invité.
On va reparler du budget tout de suite dans le club.
Marc Fesneau