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InterviewC à vous (sur YouTube)· 8 janvier 2026 58 minComplaisantDivertissementCulture, médias & sport

Direction l’Italie ! - C à Vous l’Intégrale - 08/01/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Ce rôle vous a inspirée, parce que c'est une actrice légendaire en Italie, moins connue en France, où S.Bernhardt a pris toute la lumière.

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Un secret que votre mère ne vous a confié qu'à la toute fin de sa vie.

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Valeria, vous en pensez quoi? Il faut préserver ces lieux en les rendant parfois payants?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Bonsoir, S.Périssé. On aime votre colère quand elle déborde. C'est souvent une émotion dont on a honte et que les femmes en particulier s'interdisent trop souvent?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous aimez, dans cette chanson?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00V.Bruni TedeschiFait
    « Elle était totalement libre, féministe dans le bon sens du terme. »
  • 10:00P.BessonFait
    « Il y a le secret de Paul, intime et enfoui. Il ne peut pas dire quelque chose. »
  • 15:00V.Bruni TedeschiFait
    « On a peur d'une année complètement blanche par rapport au cinéma d'auteur, tellement on a coupé les financements. »
  • 20:00S.PérisséFait
    « La colère est une émotion qui est là pour nous protéger, nous dire quand quelque chose ne va pas. »
  • 25:00V.Bruni TedeschiFait
    « C'est un peu le Brassens italien. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Comme par hasard. Pas à Caracas. ... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h.

Avec toute l'équipe. - E.Tran Nguyen: Qu'est-ce qu'on mange ce soir? - B.Chameroy: Elle était en train de le dire. - E.Tran Nguyen: On mange des légumes? - A.-E.Lemoine: Direction l'Italie dans "C à vous" avec P.Besson dont le grand-père était professeur d'italien.

Il est au coeur du tout nouveau roman de l'écrivain: "Une pension en Italie" On accueille l'actrice, scénariste et réalisatrice V.Bruni Tedeschi qui prête ses traits à S.Bernhardt.

Une immense comédienne que Chaplin considérait comme la plus grande actrice de tous les temps, Eleonora Duse, qui décide de monter sur scène malgré la tuberculose qui la ronge. ... - A.-E.Lemoine: "Eleonora Duse" signé de Pietro Marcello.

Ca sort mercredi prochain avec V.Bruni Tedeschi. Elle est sur le plateau avec P.Besson.

Bonsoir. - V.Bruni Tedeschi: Bonne année. - A.-E.Lemoine: Bonne année.

Merci de nous embarquer en Italie. Dans ce roman directement inspiré de l'histoire de vos grands-parents, Philippe, et avec ce film, Valeria, signé de Pietro Marcello. Il a été longuement ovationné à la dernière Mostra de Venise avec une mention particulière pour votre performance.

Elle a été saluée du prix de la meilleure actrice. Ce rôle vous a inspirée, parce que c'est une actrice légendaire en Italie, moins connue en France, où S.Bernhardt a pris toute la lumière. - V.Bruni Tedeschi: Qu'est-ce qui s'est passé en France?

Je ne sais pas. S.Bernhardt a dû mettre un frein à sa carrière.

S.Bernhardt se sentait...

Elle avait compris qu'Eleonora Duse avait compris qu'elle n'avait pas compris. C'était la précurseure du non-jeu. - A.-E.Lemoine: De l'Actors Studio. - V.Bruni Tedeschi: Tous les gens de l'Actors Studio adoraient Eleonora Duse.

Ils ont reconnu qu'elle cherchait la vérité sur scène. Pas mimer les émotions, mais les vivre. Quand on m'a proposé le rôle...

J'avais une coach qui était membre de l'Actors Studio et qui nous faisait travailler en nous parlant beaucoup de la Duse. Très vite, j'ai senti un lien avec mon travail. - A.-E.Lemoine: Ce qui est bien montré dans ce film, c'est à quel point elle était féministe.

Elle a su imposer son âge sur scène. - V.Bruni Tedeschi: C'est la 1re metteuse en scène de théâtre femme en Italie.

Elle était totalement libre, féministe dans le bon sens du terme. Elle était libre de faire sa vie. Elle a quitté le père de sa fille parce qu'elle ne l'aimait pas.

Elle a inventé la "librairie des femmes". C'est un endroit où les femmes actrices qui ne travaillaient pas pouvaient venir dormir, lire...

Ca n'a pas marché, mais elle avait une pensée personnelle et originale, très libre. - A.-E.Lemoine: Elle est presque morte sur scène. - V.Bruni Tedeschi: Elle est morte à Pittsburgh aux Etats-Unis lors de sa dernière tournée.

Elle a joué pour la dernière fois et est allée dans sa chambre d'hôtel. Elle était très malade. 15 jours après, elle est morte. - P.Besson: J'ai vu le film et j'ai été très impressionné par le personnage, d'abord.

Je le connaissais mal. C'est une guerrière. Elle y va.

Elle ne renonce jamais. Elle dit: "L'art, c'est comme la guerre. Ca se fait avec du sang, du travail et de la discipline." Elle lutte contre sa propre mort.

Elle était tuberculeuse. Malgré la maladie, elle continue et elle décide qu'elle va mourir sur scène. Elle choisit son art... - V.Bruni Tedeschi: Vous en parlez mieux que moi. - P.Besson: Les rapports avec sa fille sont durs.

Il faut parler du travail de Valeria. Je suis très fan de ce qu'elle fait. Mais là, elle est habitée.

Comme si la personne et le personnage se rencontraient, l'actrice et le personnage qu'elle joue. Elle est filmée...

Il y a quelque chose de viscontien dans le film. C'est comme une décadence, quelque chose qui s'en va, une époque qui va mourir. En même temps, il y a cette force au milieu de la mort qui arrive.

J'ai été bluffé par ce que vous avez fait. - V.Bruni Tedeschi: Je suis touchée par la façon dont vous en parlez. - A.-E.Lemoine: Mieux que nous tous. - V.Bruni Tedeschi: Cette chose de la mort qui arrive et de la vie qui est très forte, comme si elle avait 20 ans... - P.Besson: C'est ça. - V.Bruni Tedeschi: C'est ce feu qui m'a portée pendant tout le tournage. - E.Tran Nguyen: Les rapports avec la fille sont compliqués.

Elle était féministe au premier sens Du terme. Elle avait du mal à laisser de la place à sa fille jouée par N.Merlant.

Ce n'est pas votre cas. Vous avez su concilier votre vie de mère et d'actrice. La solution est d'emmener vos enfants avec vous sur le tournage? - V.Bruni Tedeschi: J'aime être avec mes enfants, dormir sous le même toit, qu'ils viennent sur le plateau.

Ils sont avec moi. Ils deviennent grands. Je vais devoir m'habituer.

J'aime ça. Ca m'empêche pas d'être intime. Mais je comprends que quelqu'un dise: "C'est l'amour de ma vie, ma fille, mais je n'arrive pas à trouver l'intimité sur scène si elle est dans les spectateurs." C'est une lutte que je comprenais.

Je ne jugeais pas. C'est une lutte que j'ai incarnée et que je comprenais profondément. - P.Lescure: Il y avait les enfants sur le tournage et une qui a une petite scène... - V.Bruni Tedeschi: C'est S.Bernhardt.

Elle a une jambe en bois. Sarah Bernhardt, jouée par N.Lvovsky, extraordinaire. - P.Lescure: En parlant de soeur, vous avez bien chanté. -V.Bruni Tedeschi: C'était une fois parce que c'était une chanson parlée. - A.-E.Lemoine: Carla était extrêmement fière.

Elle a remporté cette ovation à la Mostra de Venise. "Eleonora Duse" de Pietro Marcello avec Valeria. L'Italie, nous, ça nous plaît.

Ca a inspiré un flash à B.Chameroy. - B.Chameroy: C'est inspiré...

Un flash ABC spécial, pour l'Italie. C'est le coeur du roman de Philippe. C'est le pays dans lequel l'équipe de "C à vous" rêverait d'être adoptée.

Voilà plusieurs saisons que, sans raison apparente, nous sommes pris d'une soudaine envie de partir en Italie. Ca se ressent dans notre façon de parler. Tu sais comment dire chauve-souris en italien?

Ils parlent italien. Rires. On se rend compte que la vie nous a roulé sur la gueule avec ces images.

Babeth connaît des vannes dont les Italiens connaissaient l'existence. Anne-Elisabeth raconte une blague en italien. - A.-E.Lemoine: Quand je dis "grazie mille", vous ne dites pas "prego 2000"?

Apparemment, c'est une blague que font les Italiens. - B.Chameroy: On est d'accord.

Ils diraient pas "2000". Si j'aime l'Italie, c'est pour sa musique, notamment celle de mon duo italien préféré. Ils étaient l'invité d'un grand spectacle.

Ils n'ont pas pu interpréter leurs titres à cause d'un sol plat. Rires. - B.Chameroy: C'est rare, une chute en duo. - A.-E.Lemoine: C'est magnifique. - B.Chameroy: Vous voulez la revoir? - A.-E.Lemoine: Ca veut dire "les riches et les pauvres".

Vous pouvez nous rappeler le nom du film dont vous avez fait le tournage? Elle prononce le titre en italien. - P.Besson: Le dernier jour de la vie de Machin, fils unique. - A.-E.Lemoine: On va parler de cinéma plus sérieusement avec L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Mardi prochain, il y aura un an que David Lynch a quitté ce monde.

L'OEil de ce soir lui est consacré. L'intégralité de "Twin Peaks" est proposée à partir d'aujourd'hui sur Arte TV. Vous allez retrouver K.MacLachlan qui vous attend avec son café et ses donuts. - Je vous ai entendu parler de la petite Laura Palmer.

Un jour, ma bûche aura quelque chose d'important à révéler dessus. Ma bûche a vu quelque chose ce soir-là. - Elle a vu quoi? - Demandez-lui. - P.Lescure: Vous suivrez l'intégralité de cette série en version originale.

Ce soir, un documentaire sur Arte: "David Lynch, une énigme à Hollywood". Ca éclaire sans les dissiper toutes les questions que n'a cessé de faire naître le réalisateur dans ses oeuvres. Rassurez-vous, vous serez passionnés.

Vous apprendrez plein de trucs. Les questions demeureront sur l'oeuvre de David Lynch et tous les sens qu'il a voulu donner. Vous l'entendrez expliquer comment il est passé de la peinture au cinéma. ... - P.Lescure: Il s'est mis au cinéma.

Quand David s'est éloigné du cinéma, il a repris la peinture et la photo. Il venait à Paris surveiller la fabrication des lithographies tirées de ses oeuvres. C'est dans un atelier près de Montparnasse.

Depuis que "Dune" lui avait échappé des mains, il voulait avoir le final cut sur tout. Chaque détail compte. ... - P.Lescure: Avant "Dune", il y avait "Elephant Man".

Après, en 90, il y a "Sailor et Lula", Palme d'or à Cannes. Coup de feu. ... - P.Lescure: David Lynch a tellement marqué le fond de la création cinématographique, que quand on est époustouflé et déconcerté, il nous arrive de dire que c'est "lynchien".

Et quoi de plus "lynchien" que l'arrivée de N.Watts à Hollywood. ... - P.Lescure: Ce soir, vous avez le doc sur D.Lynch.

Depuis ce matin et pour 8 ou 9 mois, toute la série de "Twin Peaks". Et un bouquin passionnant. J'en ai un pour chacun d'entre vous.

Le titre est drôle. L'autrice a déjà fait plusieurs ouvrages magnifiques sur le cinéma. Elle analyse toutes les grandes interviews de Lynch. - A.-E.Lemoine: Merci, Pierre.

Dans un instant, j'ajoute ce cadeau, Valeria. Le 25e livre de P.Besson en 25 ans.

Un métronome. Ca s'appelle "Une pension en Italie", ce qui fait que votre duo est d'autant plus pertinent ce soir. On en parle après HMC. - Il y a pas de surprise, on va regarder le planning. - Je sais que c'est une surprise.

J'aime pas les surprises. - SURPRISE! - On est tous là!

Surprise! - T'es sur le cul? - Ouais. - Merci d'être toujours ma gauche de ta droite.

C'est pour tous les jours, les matins et les soirs qu'on passe l'un à côté de l'autre. - Quand Erwan m'a demandé d'écrire un discours, j'ai tout de suite repensé à la fois où je t'ai rencontrée, lors de ce court métrage. Tu venais de crier sur le 3e assistant.

C'est tellement toi! - Elsa, ton anniv. Tu a grandi, tu as level up.

J'arrive plus à me relire... - On nous a dit que t'aimais pas trop fêter tes anniversaires.

Comme il y avait déjà de l'argent dans la cagnotte, on va pas t'emmerder avec ça...

Joyeux... - JOYEUX ANNIVERSAIRE! - De toute l'équipe et de la prod. - Une palette.

Trop bien. J'en avais plus. Heureusement que je suis pas boulangère, j'aurais eu un paquet de farine. - Je vous avais dit qu'elle allait adorer. - J'ai pas compris. - On a encore quelque chose. - ELSA DROITE ET ELSA GAUCHE... - C'est super... - A.-E.Lemoine: On reste en Italie, mais en 1964.

Un été caniculaire en Toscane, où votre famille prend ses quartiers, Philippe, dans une pension à San Donato, entre Florence et Sienne. Vos grands-parents, Paul, professeur d'italien, et son épouse Gaby, se sont rencontrés à la poste. Gaby vendait des timbres à Paul, qui faisait la queue devant son guichet.

Les accompagnent leurs 2 filles. Un été où tout va basculer. Pourtant, tout ce qui s'est passé cet été-là est devenu un secret de famille. - P.Besson: Je voulais écrire sur les secrets de famille qui hantent les familles pendant longtemps et qui nous construisent malgré nous.

Il y a le secret de Paul, intime et enfoui. Il ne peut pas dire quelque chose. Après, quand les choses explosent, quand tout apparaît, c'est la famille qui fait bloc tout d'un coup pour faire comme si ça ne s'était pas passé.

Pendant ces 3 jours, il va arriver quelque chose et Gaby va dire à ses filles: "On prend la voiture et on rentre en France." Jamais plus les filles ne verront leur père. Il s'est passé quelque chose de très grave. - A.-E.Lemoine: Un secret que votre mère ne vous a confié qu'à la toute fin de sa vie. - P.Besson: Au narrateur, vous voulez dire!

C'était associé à une honte. On n'en parle pas. Et la mère, la grand-mère, avaient demandé qu'on se taise.

Gaby avait dit: "Nous n'en parlerons pas." C'était une phrase définitive, une sentence. Les filles l'ont observée.

Longtemps après, le petit-fils, écrivain, qui me ressemble certes un peu, se dit qu'il y a un trou noir dans la famille et qu'il aimerait comprendre. Il pose des questions à sa mère, qui hésite à lui répondre, parce qu'elle est tenue au secret. Elle lui donne des indices.

D.Lynch parlait des détails. "Ils contiennent toujours l'essentiel." Il se rend à San Donato et il enquête.

Je voulais que ça soit une enquête avec un suspense, qu'on se demande ce qu'il allait trouver là-bas. Il veut comprendre ce qui s'est passé pendant cet été 64, mais aussi retrouver ses origines. Ca m'intéresserait de le raconter comme ça. - A.-E.Lemoine: Le narrateur parle merveilleusement de sa mère, qui a transmis à son fils écrivain le goût du détail.

Mais vous, dans la vraie vie, c'est à votre père que vous devez votre métier? Il vous a appris à écrire? - P.Besson: Il m'a poussé vers les livres.

Il m'a dit qu'il fallait lire ça...

Des choses simples. J'ai commencé par "Le Club des Cinq". Je lisais pas "Guerre et Paix" à 4 ans et demi.

Vers 11 ou 12 ans, il m'a amené à A.Dumas. Il m'a donné le goût des choses.

Il m'a parlé de Duras pour la première fois. Quand j'entends le nom de M.Duras pour la première fois, c'est dans sa bouche.

Mon père était instituteur. Il fallait que l'orthographe soit impeccable. Je ne fais jamais aucune faute.

Je relève toujours celles de Bertrand. Il y a cette idée d'être très...

En même temps, il n'aurait pas voulu pour moi d'une carrière d'écrivain, je pense. Pour lui, c'est un truc de saltimbanque. - A.-E.Lemoine: C'est pour ça que ça a été si difficile de dire à vos parents que vous vouliez être écrivain? - P.Besson: Ca a été horrible.

Autant dire que j'étais homosexuel, c'est passé crème... - A.-E.Lemoine: Crème, crème? - P.Besson: Crème.

Mais écrivain, j'ai attendu le dernier moment. J'ai publié mon 1er livre le 2 janvier 2001. J'ai attendu le 25 décembre 2001 pour leur donner le livre sorti de l'imprimerie.

La réaction m'a étonné. Mon père dit: "Les emmerdes commencent." Ma mère, qui m'a toujours regardé comme un garçon fantasque qui racontait n'importe quoi, a dit: "C'est n'importe quoi.

Tu vois bien que c'est un faux livre." Elle était persuadée que je mentais. Ils se sont habitués, mais c'était dur. - A.-E.Lemoine: Je sais que c'est de la fiction, mais j'aimerais tellement que votre vraie mère ressemble à Suzanne... - P.Besson: La Suzanne du livre est très proche de ma mère.

D'abord, elles ont le même prénom. Ma mère est aussi belle que l'héroïne. J'ai une relation très forte avec elle.

Mon père m'a poussé vers les livres. Ma mère m'a poussé vers la vie. - L.Sénéchal: Vous avez fait du chemin, en tant qu'écrivain, depuis ce janvier 2001.

Vous sortez chaque année des livres, mais toujours en dehors des périodes de sélection pour les prix littéraires. Pourquoi? - P.Besson: Les prix littéraires, c'est un peu cruel.

Mes 2 premiers livres sont sortis en septembre et j'étais nommé au Goncourt, Femina, Médicis...

On vous appelle en vous disant que vous êtes nommé et un mois plus tard, on vous dit que c'est fini. Vous n'avez rien demandé, on vous fait miroiter de l'espoir, puis on vous dit que ce n'est pas vous. On a le droit de ne pas jouer aux jeux auxquels on ne veut pas jouer.

J'en suis sorti. J'ai la chance d'avoir des lecteurs et des lectrices fidèles et nombreux. J'ai la chance de ne pas dépendre des prix littéraires.

J'ai choisi janvier et c'est beaucoup plus tranquille. Les livres sont regardés pour ce qu'ils sont, et pas à l'aune du prix qu'ils pourraient obtenir. Ca me plaît, de pas être un cheval de course. - A.-E.Lemoine: Ici, on est des lecteurs fidèles de P.Besson.

On aime à chaque fois. J'attends le livre que je ne vais pas aimer. Ce n'est pas encore celui-là, "Une pension en Italie". - P.Lescure: On aime bien quand vous répondez au questionnaire de Proust sans l'avoir préparé. - Votre mot préféré? - P.Besson: Elégance. - Le mot que vous détestez? - P.Besson: Chou-fleur.

C'est ce qui me vient. - Votre gros mot Ou blasphème favori? - P.Besson: Va fan culo, mais version française. - P.Lescure: Même les insultes, en italien. - P.Besson: Ca passe toujours mieux, dans une autre langue.

C'est la plus belle langue du monde. Même quand on dit des trucs horribles, ça passe, c'est musical. - A.-E.Lemoine: Quelle est votre insulte préférée en italien? - V.Bruni Tedeschi: Porca puttana. - A.-E.Lemoine: L'Italie a également inspiré Emilie ce soir. - E.Tran Nguyen: Après plusieurs livres qu'on pourrait dire sombres, vous aviez envie d'un roman plus solaire.

C'est aussi pour ça qu'il se déroule en Italie. On a voulu y rester. Partons à la fontaine de Trevi, vivre la dolce vita, titre du chef-d'oeuvre de Fellini, avec cette scène emblématique où l'héroïne ne résiste pas à se baigner dans cette fontaine désertique.

Certains ont essayé et se sont fait arrêter. Pour ceux qui se sont contentés de lancer une pièce ou faire un selfie à Trevi, ils ont sûrement eu la même réaction que Sylvia dans le film. Elle dit "Oh, my goodness", mais pas pour les mêmes raisons. - E.Tran Nguyen: Bravo si vous avez réussi à atteindre la fontaine et à vous frayer un chemin parmi les touristes qui affluent toute la journée.

La mairie a pris des dispositions pour fluidifier l'accès. Des agents coordinateurs coordonnent l'accès, sauf le lundi, où elle est vidangée. Ils ramassent toutes les pièces.

Certains viennent à Rome rien que pour la fontaine de Trevi. Les chiffres sont vertigineux. 9 millions de visites l'an dernier, soit 3 000 personnes par jour.

A partir de février, il faudra payer son billet. ... - E.Tran Nguyen: Recettes attendues: 6,5 millions d'euros par an, qui s'ajoutent aux pièces lancées.

Valeria, vous en pensez quoi? Il faut préserver ces lieux en les rendant parfois payants? - V.Bruni Tedeschi: Grande question...

Pourquoi pas faire payer un peu. Il faut savoir où va l'argent, c'est le problème avec l'Italie. - A.-E.Lemoine: Encore aujourd'hui? - V.Bruni Tedeschi: Absolument.

Surtout aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: Philippe? - P.Besson: Si l'argent va à la culture, on sera très contents.

Si c'est pour aller ailleurs, on sera moins contents. - V.Bruni Tedeschi: Aujourd'hui, la culture, en Italie... - P.Besson: C'est pas exactement ce qu'on protège. - V.Bruni Tedeschi: Elle est terrifiée.

On a peur d'une année complètement blanche par rapport au cinéma d'auteur, tellement on a coupé les financements. On est très inquiets. J'espère que la France ne suivra pas l'exemple de l'Italie. - A.-E.Lemoine: On y revient dans un instant avec le Bonus de Lorrain qui évoque les colères d'une humoriste qu'on aime bien. - L.Sénéchal: Je commence par des colères célèbres, mais sans gravité.

Cet homme en colère contre son caméraman. - Je vois rien. Mets ça derrière pour éclairer la caméra. - Tu veux que je t'éclaire avec mon trou du cul? - Tu arrêtes de gueuler?

Ca sera tout? - A.-E.Lemoine: On ne s'en lasse pas! - L.Sénéchal: Je me la suis faite aujourd'hui et je suis toujours mort de rire.

Il y a des colères célèbres et des personnes célèbres pour leur colère. - Le perchman n'est pas là! Qu'est-ce que tu fous là-bas?

Viens là, nom de Dieu! Qu'est-ce que tu est allé foutre là-haut? Con!

Moteur. Allons! Moteur!

Moteur! Putain! Moteur. - L.Sénéchal: La colère peut être comique.

C'est l'essence du spectacle de S.Périssé, intitulé "Calme" et dont la tournée se termine au Cirque d'Hiver à Paris le 6 février. S.Périssé nous fait rire avec ce qui l''énerve, comme les gros chiens et les gros lourds. - S.Périssé: L'autre jour, dans la rue, un chien m'aboie dessus.

J'ai l'impression qu'il va me sauter à la gorge. Heureusement, sa maîtresse le tient en laisse. "Vous inquiétez pas!

Elle est gentille!" J'ai réalisé quelque chose: j'aimerais bien, si je vais en soirée et qu'un mec me saoule, pouvoir lui dire spontanément que je vais mettre ma main autour de sa jugulaire, serrer très fort, et qu'il va crever dans son propre sang. Ma meilleure amie arriverait et dirait: "T'inquiète pas, elle est gentille!" "Je vais saigner ta mère et ton père." - L.Sénéchal: Elle essaye tout le spectacle de garder son calme.

Elle n'a pas peur de rire de sujets graves, comme les viols de Mazan. - S.Périssé: Quand j'entends quelqu'un à la télé dire un truc du genre...

Au hasard, un avocat pendant le procès Mazan. Un truc du genre "il y a viol et viol", ça témoigne d'une certaine intelligence émotionnelle...

De dire que si cette personne ferme les yeux par réflexe, est-ce que l'acide transperce quand même? - A.-E.Lemoine: Bonsoir, S.Périssé.

On aime votre colère quand elle déborde. C'est souvent une émotion dont on a honte et que les femmes en particulier s'interdisent trop souvent? - S.Périssé: On a souvent entendu "hystérique", "perdre son sang-froid"...

C'est très dénigré, chez les femmes. La colère est une émotion qui est là pour nous protéger, nous dire quand quelque chose ne va pas. - A.-E.Lemoine: C'est une alerte. - S.Périssé: Exactement.

On a un afflux sanguin dans les mains, quand on est en colère, pour qu'elles soient rapides et efficaces. C'est comme une érection des mains. C'est fait biologiquement pour qu'on puisse s'emparer rapidement d'un objet en cas de danger. - A.-E.Lemoine: C'est scientifique? - S.Périssé: Oui.

C'est une humoriste qui vous le dit. - A.-E.Lemoine: Les femmes s'interdisent de se mettre en colère et de parler de sexualité sans tabou. - S.Périssé: C'est pas mon cas, mais beaucoup de femmes n'osent pas.

C'est un sujet que j'aime aborder, notamment les violences sexistes et sexuelles. - A.-E.Lemoine: Ca libère les femmes d'en parler et d'en entendre parler.

Elles se sentent tellement plus légères à la fin de votre spectacle que beaucoup quittent leur mec. - S.Périssé: J'ai pas fait les statistiques... - P.Besson: Ca allège vraiment! - A.-E.Lemoine: Un énorme poids en moins. - S.Périssé: J'ai déjà reçu des messages de meufs qui m'ont dit avoir quitté leur mec en sortant du spectacle.

D'autres testent en emmenant des dates pour voir comment ils réagissent. - A.-E.Lemoine: Ce qui vous met en colère, ce sont les injonctions à la maternité. - S.Périssé: Pas mal.

J'assume complètement de pas vouloir d'enfant. J'ai 35 ans, donc l'âge où ça commence à susciter un peu d'anxiété chez les gens qui veulent absolument que j'en aie. Je parle très ouvertement du fait que j'ai avorté et j'en suis heureuse.

C'est très tabou. C'est jamais une décision facile à prendre. J'en parle haut et fort!

C'est de faire des blagues autour tout en ne cachant pas que c'est une décision difficile à prendre, qui peut marquer un corps et un esprit. - A.-E.Lemoine: Vos débuts dans le stand-up ont été difficiles, à tel point que vous avez tenté de devenir Miss météo sur Canal+, mais votre ton trash a effrayé. - S.Périssé: C'est une version...

C'est un téléphone arabe qui a dit ça. J'ai fait n'importe quoi. J'ai écrit une chronique.

La personne qui me faisait faire le casting avait lu la chronique pour voir si j'étais à l'ouest. J'étais à l'ouest. J'ai amené un chat sur le plateau.

J'ai dit: "Quel type de chose peut faire du buzz? Amener un chat et faire une chanson sur les chats." C'était pas le mien.

Il s'est enfui et s'est accroché à un fond vert qui est tombé. Les gens pensaient que ça faisait partie du numéro. Le fiasco de ma carrière. - L.Sénéchal: Vous êtes militante féministe en même temps qu'humoriste.

Vous êtes intéressée par l'écologie. Vous en parlez dans votre spectacle et dans le podcast "Y'a plus de saisons". C'était un podcast où vous interviewiez en blaguant des personnalités écologistes.

Il y avait J.-M.Jancovici.

Vous pouviez parler écolieux et culottes de coton. Je ne pense pas qu'il y ait les moutons qu'ils tondent et les champs de lin. S'il porte la moindre culotte en coton...

Ils sont déjà dans la mondialisation. - S.Périssé: Il faut arrêter de porter des culottes. - En coton!

Mort aux slips Petit Bateau! - S.Périssé: Je me fais rire. - L.Sénéchal: Cette fibre écologiste est venue après votre sortie de Sciences Po Paris.

Vous arrondissiez vos fins de mois en vendant des légumes sur les marchés. - S.Périssé: En réalité, je faisais mon salaire en vendant des légumes et j'arrondissait mes fins de mois en faisant du stand-up. - L.Sénéchal: Vous avez traversé la France en caravane pour aider les gens à avoir des comportements écologiques: construire des toilettes sèches, faire leurs yaourts.

Sauf que 100 % écolo, c'est trop difficile. Vous avez fait un burn-out. - S.Périssé: A un moment, je faisais mon propre yaourt.

J'apprenais à manger vegan. Il y a beaucoup d'épices. J'ai tiré la caravane et j'avais foutu tout ça dans le bordel de la caravane.

J'ai ouvert la porte et il avait les yaourt renversés, le déodorant à la maïzena...

J'ai craqué. Le Giec le dit: les efforts individuels sont indispensables, mais il faut le suivi des collectivités, de l'Etat et des entreprises. - A.-E.Lemoine: Vous ne prenez plus l'avion, théoriquement, vous ne mangez pas de viande, sauf... - S.Périssé: De temps en temps!

C'est les flexitariens. Ils disent: "Je ne mange jamais de viande, sauf quand il y en a." J'ai eu mon côté écolo parfaite.

Maintenant, j'essaie d'accentuer le fait qu'il y a des efforts individuels à faire...

S'il y avait des McDo écolos ou plus de plats végétariens délicieux dans les restaurants, ce serait plus simple de ne pas manger de viande. Si, individuellement, on ne mange pas de viande et qu'on ne prend pas l'avion, c'est une bonne idée. - L.Sénéchal: Vous parliez des réactions physiques que provoque la colère.

L'actualité fait que vous écrivez tout le temps. Vous avez écrit en 5 jours votre précédent spectacle après la dissolution d'E.Macron.

Ca faisait craindre l'arrivée au pouvoir du RN, un parti qui se défend d'être d'extrême droite. ... - L.Sénéchal: Vous rigolez, mais c'est une vraie inquiétude que vous avez. - S.Périssé: Voire une obsession.

Le RN se fait élire sur une souffrance réelle, des gens frustrés par le manque de pouvoir d'achat, des discriminations de plus en plus graves, une pauvreté grandissante. C'est légitime. Sauf que le RN prétend vouloir aider les gens qui viennent de classes populaires et rendre leur vie meilleure.

En réalité, ils ont toujours protégé les ultrariches et pas du tout voté des lois dans le sens de plus de partage et de mieux-vivre. - A.-E.Lemoine: Valeria, vous aussi, l'arrivée de G.Meloni et de l'extrême droite en Italie a eu des conséquences concrètes sur la culture. - V.Bruni Tedeschi: Le film parle aussi de ça.

De l'ascension de Mussolini, du fait qu'on ne se rendait pas encore compte de la gravité. On laissait penser aux artistes qu'ils pouvaient frayer avec lui et être amis avec lui. Ils avaient la naïveté de penser qu'on pouvait être ami avec lui.

Le film est très actuel et très moderne dans ce sens. - A.-E.Lemoine: "Transmettre le pouvoir au RN en 2027, c'est le cauchemar d'E.Macron." C'est ce que racontent 2 journalistes, dans un livre où ils comparent E.Macron à Néron dans sa dimension autodestructrice.

Vous considérez cette comparaison excessive? - P.Besson: Néron était une brute sanguinaire.

Mais il y a chez lui quelque chose d'autodestructeur. Il a "cassé le jouet". Il a auto-dissous avec la dissolution.

Il est devenu un président impotent. Il pave le chemin vers l'extrême droite. On voit mal comment l'extrême droite n'arrive pas au pouvoir, si l'on en croit les sondages. - S.Périssé: C'est encore possible. - P.Besson: Bien sûr, mais il y a une volonté réelle de la part des électeurs d'essayer quelque chose qu'ils n'ont pas essayé.

Je vais pas défendre le RN, mais il y a l'idée d'une appétence, d'une volonté d'essayer le RN, parce que les Français ont le sentiment que tous les autres ont échoué. E.Macron aussi.

L'échec est le meilleur carburant pour le RN. - L.Sénéchal: On a évoqué des sujets graves.

On est tendus et en colère. Pour faire retomber cette colère, votre idée est de demander au public ses conseils. - L.Sénéchal: Pas toujours efficaces, les conseils... - S.Périssé: Ca dépend des contextes.

Je demande aux gens s'ils ont des conseils pour calmer leur colère ou des choses qu'ils ont faites par colère. Il y a des dingueries à chaque fois. Au début, les gens sont timides. "Je vais courir dans les bois", "j'inspire et j'expire"...

A la fin, on se rend compte qu'en allant déposer des analyses au laboratoire, ils ont jeté leur urine sur quelqu'un qui leur avait fait une queue de poisson... - A.-E.Lemoine: Je propose, pour calmer votre colère, de manger un plat italien fait en votre honneur, Valeria.

Des carottes rôties au miel, pesto pistache et burrata, préparé pour vous par notre cheffe Lou, qui nous rejoint. Bravo et merci de nous régaler. - P.Besson: C'est très graphique. - A.-E.Lemoine: Et c'est délicieux.

S'il y avait une réclamation, ce serait la première. - E.Tran Nguyen: Valeria, vous êtes fan de...

Je ne sais pas le dire en italien. - V.Bruni Tedeschi: Fabrizio de André. - E.Tran Nguyen: Et de sa chanson. ...

On ne comprend pas forcément les paroles. - V.Bruni Tedeschi: Vous avez mis un extrait minuscule!

On peut pas sentir! - E.Tran Nguyen: Qu'est-ce que vous aimez, dans cette chanson? - V.Bruni Tedeschi: C'était un homme merveilleux.

C'est un peu le Brassens italien. D'ailleurs, on travaillait ensemble. C'est un grand poète.

C'est un grand intellectuel. Ces musiques sont magnifiques. - A.-E.Lemoine: On conseille aux téléspectateurs d'aller écouter. - V.Bruni Tedeschi: Il est peu connu en France, un peu comme E.Duse. - E.Tran Nguyen: La chanson parle d'une femme libre. - V.Bruni Tedeschi: Oui, qui est arrivée dans un village et dont tous les hommes sont tombés amoureux et contre qui toutes les femmes se sont mises très en colère.

Elles avaient l'impression qu'elle leur volait leur mari. Elles sont arrivées à la faire expulser du village. Malgré ça, tous les hommes des autres villages étaient amoureux d'elle.

C'est une espèce d'ange-prostituée. - P.Lescure: Dans la playlist de P.Besson, il y a un artiste dont les chansons sont comme des madeleines éternelles: J.-J.Goldman. - J.-J.Goldman: Je m'en sortirai, je te le jure.

Envole-moi. Envole-moi. Loin de cette fatalité qui colle à ma peau. - P.Lescure: Vous étiez tellement fan, ado, que vous lui avez écrit. - P.Besson: Oui.

Je l'ai vu en concert. Je lui ai écrit, persuadé qu'il allait me répondre. Il recevait 5000 lettres par jour... "Le petit Philippe est demandé", pas de réponse.

J'ai fait mon deuil. Mais des années après, en 2017, j'ai écrit "Arrête avec tes mensonges". J'y évoque cette passion adolescente pour Goldman.

Il a lu le livre et m'a écrit. J'ai reçu cette lettre 30 ans après la mienne. - P.Lescure: Vous avez pas répondu, pour vous venger?

Rires. - P.Besson: C'était d'autant plus émouvant que j'ai reconnu son écriture dès l'enveloppe. - A.-E.Lemoine: Vous êtes calligraphe? - P.Besson: J'étais tellement fan!

J'ai un degré un peu...

Je suis imbattable. J'étais très ému. J'aime bien "Envole-moi", mais ma préférée, c'est "Puisque tu pars".

C'est à la fois une chanson du deuil, comment on fait le deuil de ceux qui sont partis et dont on devra être privés, quelque chose qui me hante beaucoup, et l'idée que quelqu'un choisit de partir, la liberté de celui qui s'en va. C'est aussi les choix qu'on fait dans une vie. - A.-E.Lemoine: La prochaine fois que vous venez à "C à vous", vous acceptez de venir accompagné de J.-J.Goldman? - P.Besson: C'est à lui de décider.

Je crois qu'il est assez peu présent, mais je suis prêt à éventuellement venir nettoyer, faire la vaisselle, n'importe quoi...

Je viendrai. - A.-E.Lemoine: "Une pension en Italie" est disponible dans toutes les bonnes librairies.

C'est signé P.Besson. "Eleonora Duse", avec une performance magnifique de V.Bruni Tedeschi. "Calme", c'est partout en France, S.Périssé.

Merci, Lou, pour le repas. B.Chameroy va faire un tour d'honneur. - L.Sénéchal: Très impressionnant. - P.Besson: Le déhanché est travaillé. - B.Chameroy: Je fais du modern jazz!

Nous somme le 8 janvier. - P.Besson: Vous avez vraiment fait du modern jazz? - A.-E.Lemoine: Et du grand écart...

Il y a des archives. Non, non. - B.Chameroy: A la une, la colère des agriculteurs montés à la capitale avec des revendications.

On a un blind-test. Musique avec des klaxons. ... - Ils sont arrivés vers 4h30-5h...

A.-E.Lemoine fredonne la dernière mélodie. - B.Chameroy: Non, c'était "Baby Shark".

LCI était sur le terrain pour recueillir le témoignage des agriculteurs à condition qu'il ne soit pas trop long. - Ca devient catastrophique. Après... - Merci. - B.Chameroy: "On n'a plus le temps." Quand on n'écoute pas les réponses des gens, on passe la journée à leur poser les mêmes questions. - Pourquoi cette mobilisation? - Expliquez-nous les raisons de votre mobilisation. - Pourquoi cette nouvelle journée de mobilisation? - Pourquoi cette journée de mobilisation? - B.Chameroy: LCI avait fait appel à C.Lelouch pour réaliser la couverture de la mobilisation. - Un gros dispositif policier, mais leur objectif...

Thème de "Un homme et une femme". - B.Chameroy: Il est encore temps de se souhaiter une... - BONNE ANNEE! - B.Chameroy: Chose faite. - Y.Braun-Pivet: La parole est à madame S.Rist, ministre de la Santé. - S.Rist: Permettez-moi de vous souhaiter une bonne année et une bonne santé. - B.Chameroy: C'est cocasse.

C'est comme si M.Barbut nous souhaitait une bonne année et une bonne transition énergétique et consultation sur le climat. On se marre...

Image d'un dramaturge mélancolique. - Je vous souhaite des moments de joie. Je vous souhaite des rêves.

Je vous souhaite des escapades, des rencontres, des émotions, des fulgurances. Je vous souhaite des bouleversements. Des couchers de soleil et des levers de lune.

Je vous souhaite de la poésie, de la tendresse. - S.Périssé: Le droit à la retraite, plus d'écologie. - Je vous souhaite de la bienveillance.

Je vous souhaite d'écarquiller les yeux devant les cadeaux de la vie et d'être capable de lui tendre la main. - B.Chameroy: Il nous souhaite quand même "des couchers de soleil et des levers de lune".

De son côté, F.Portelli a réalisé un clip, mais n'avait pas bloqué les rues de sa ville. On dirait un épisode de "Les Revenants". - F.Portelli: Taverny est une belle commune avec un patrimoine exceptionnel.

C'est notre patrimoine et nos racines communes. Répondre totalement à cet objectif et cette vision... - B.Chameroy: C'était la rentrée en commission des finances dans une ambiance sympatoche. - E.Coquerel: Je souhaitais vous adresser tous mes voeux pour la nouvelle année. - Meilleurs voeux à chacun d'entre vous... - A mon tour de vous présenter mes meilleurs voeux. - B.Chameroy: Le PLF est de retour.

C'est la rentrée pour tout le monde. - E.Coquerel: 215...

Euh...

Oui, 215. Qui visait à...

Attendez. - Bah je l'ai, le micro. - E.Coquerel: On entend mal. - Désolée. - Mon excellente collègue ici présente...

Oh, oh? - Merci...

Euh... - B.Chameroy: On aura peut-être un budget un jour...

L'occasion de découvrir ses propres pouvoirs. J.Guedj s'est découvert balèze en air music.

Le piano...

La darbouka...

Evidemment, la guitare électrique. Ce qui est pratique, c'est que les doigts peuvent servir à tout un tas d'autres choses. - OH, NON! - B.Chameroy: Ca va, t'as fini ton assiette.

Le président de la commission des finances était aussi en dilettante. S'il commande au resto comme il vote en commission, je pense qu'il attend que tout le monde ait pris son plat pour choisir le sien. - E.Coquerel: Qui est contre?

Ouais, moi aussi. - B.Chameroy: "Allez, choucroute de la mer pour toute la table." Au centre de tri des déchets, un journaliste a pu bénéficier du soutien de ses collègues en plateau. - Il est dans la Drôme. - On l'a connu dans des cadres plus sympas. - On a une boîte de conserve dans la boîte en carton. - B.Chameroy: "C'est bon, on a compris, je me casse!" On a assisté à une nouvelle représentation de J.-L.Mélenchon. - J.-L.Mélenchon: Quelqu'un avait dit: "Bon d'accord, jusqu'ici, mais pas plus loin." Les Européens doivent défendre leur valeur. "Vous êtes pas assez ceci, vous êtes trop cela." J.-L.Mélenchon chuchote. - B.Chameroy: Je lui souhaite d'investir dans un prompteur en 2026.

A force de fouiller dans ses papiers, il ressemble à F.Bayrou. - J.-L.Mélenchon: Moment délicat: je trie mes papiers en 2 tas avec soin de manière à ne pas m'emmêler.

J'ai pas oublié mes fiches, mais j'ai oublié mes genoux. - B.Chameroy: Si J.-L.Mélenchon n'arrive pas à remplir les salles de son spectacle, il pourra animer des soirées à Palmyre. - A gauche, à droite... - B.Chameroy: On referme avec J.Bugier.

Comment va-t-il après sa venue sur ce plateau hier soir? Il a retrouvé le plateau du 13h. - J.Bugier: Eh bien, moi, ma grand-mère, vous savez où elle est née?

A Vatan, dans l'Indre. - B.Chameroy: Belle tranche de vie.

C'est la fin de cette édition. On est en avance? - A.-E.Lemoine: Non.

Merci, bravo. Merci à tous les 3 d'avoir accepté notre invitation. Tournez-vous vers Séverine pour saluer nos téléspectateurs.