🔴 Aménagement et développement durables du territoire en Guyane : examen d'un rapport d'information
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 67 %Attaque 20 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 23:00OuverteRéponse directe
Quelles préconisations pour réduire les fractures territoriales en Guyane ?
- 26:00RelanceRéponse directe
Quels actes forts attendus après ce rapport pour éviter un nouvel échec ?
- 29:00OuverteRéponse directe
Comment concilier développement économique et protection de l'environnement en Guyane ?
- 32:00RelanceRéponse directe
Faut-il s'interdire toute amélioration du niveau de vie au nom de la protection de la nature ?
- 35:00OuverteRéponse directe
Quels moyens pour tendre vers une souveraineté énergétique et alimentaire en Guyane ?
- 38:00OuverteRéponse directe
Quelles actions pour préserver la forêt tout en répondant aux besoins des Guyanais ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 17:00Jean-Victor CastorChiffre
« la Guyane dispose du potentiel pour être à la pointe de la bifurcation écologique et atteindre potentiellement le 100 % énergie renouvelable en 5 ans »
- 18:00Jean-Victor CastorChiffre
« la région importe 10 fois plus qu'elle n'exporte »
- 20:00Jean-Victor CastorFait
« la Guyane est pleine d'espoir pleine d'avenir riche d'une biodiversité exceptionnelle »
- 24:00Clémence GuettéFait
« la Guyane est un territoire de contraste important qu'il convient de corriger pour donner à nos concitoyens guyanais les mêmes droits les mêmes accès aux services publics »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
avant de commencer mon propos introductif permettez-moi de remercier remercier les collègues qui ont composé cette commission dans cette commission je pense notamment madame guetté notre collègue Jean-Victor castor qui était le député local qui a su euh nous faciliter les choses pour que nous puissions passer des jours euh en guyan et ainsi que Gérard le seul pour euh son travail permettez-moi aussi de remercier euh notre administrateur monsieur taayet qui a lui aussi mené un travail exceptionnel à nos côtés dans un temps qui était contraint puisque cette commission né notamment d'une présentation des travaux de cette commission et d'une interpellation juste de Jean-Victor castor qui nous disait à juste titre que notre commission ne s'intéressait pas assez au sujet des outresemères et en particulier de son territoire la Guyane il avait déjà fait notamment lors d'une table ronde sur le sujet de la sobriété où par son interpellation par son propos il nous avait rappelé à quel point la Guyenne était touché non pas par une sobriété choisie mais par une sobriété subie et ça nous avait tous interpellé d'où notre volonté dès le 12 juillet de préparer cette mission sur le terrain une mission qui a eu lieu du 16 au 22 septembre avec cette volonté de pouvoir travailler sur le sujet du désenclavement de ce magnifique territoire territoire de guyan qui à la taille du Portugal voir de l'Autriche qui qui est composé de plus de 300000 personnes qui aujourd'hui a une forte croissance démographique et qui de par son territoire est composé à 97 % de forêt primaires un territoire qui a un potentiel exceptionnel un potentiel exceptionnel de développement basé sur une économie de demain sur l'économie du 21e siècle qui voit notamment le sujet du développement durable comme un véritable potentiel on a passé beaucoup de temps ensemble 5 jours sur le terrain du matin très tôt jusqu'au soir tard plus de 25 auditions menées ensemble au plus proche du terrain au plus proche des acteurs locaux et si cette mission est au moins un succès de par le travail que nous avons réalisé et les plus de 120 pages rédigées ensemble et bien c'est aussi grâce aux acteurs de terrain que nous avons pu rencontrer à la fois les citoyens mais aussi le travail mené par le préfet les services de l'État les élus de la collectivité territoriale de Guyane les maires les élus locaux et bien bien entendu les associations euh le grand conseil coutumier aussi voilà des acteurs qui ont faciliter notre présence sur le terrain notre volonté vous l'avez compris dans le cadre de ce rapport c'est aussi faire des préconisations pas seulement constater les problématiques que nous avons pu souligner dans ce rapport et en particulier suivant quatre axes et je laisserai mes collègues euh complét notamment sur le sujet des transports pour régler au plus le plus rapidement possible le sujet des dessertes aériennes poser la question notamment du développement du réseau routier deuxème axe avoir un vrai développement durable notamment sur une exploitation raésonnée et le terme raisonné est un est un est un terme qui est important de la forêt un développement des énergies renouvelables un troisième pilier qui est lié à une politique beaucoup plus offensive de leur payage illégal et enfin un 4è pilier pour adapter nos lois les normes européennes les normes français aux spécificités de la Guyane voilà ce que je voulais vous partager la responsabilité bien entendu de cette commission sera dans quelques dizaines de minutes de pouvoir voter l'apparitiontion de ce rapport mais ce n'en en aucun cas une finalité il faudra que nous assurions j' l'espère le service après vote de sorte à ce que la Guyane puisse avoir cette place une place méritée au sein de la représentation nationale au sein de notre nation sans plus tarder je laisse la parole à Madame guetté monsieur castor pour son propos introductif monsieur le Président merci chers collègues bonsoir le rapport qui va vous être présenté aujourd'hui est le résultat d'un travail commun nous sommes quatre corapporteurs de partis politiques différents et nous sommes parvenus à une conclusion partagée par tous il est urgent d'aménager la Guyane néanmoins en tant que député guanais vous comprendrez que aisément que sur certains points j'aurais souhaité aller plus loin ou qu'une attention particulière soit portée sur certains sujets tels que l'insuffisance voir l'absence d'infrastructure y compris dans les zones urbaines ou encore l'urgence à prendre des décisions pour le port maritime ou pour le secteur de la pêche de même en tant que député de la Guyane je suis naturellement plus réservé que mes collègues rapporteurs quand il s'agit de l'action de l'État en Guyane en 500 ans de présence française sur le territoire il n'y a eu que 440 km de route nationale en tant qu'habitant de ce pays guyan on ne peut pas m'en vouloir d'être circonspect pour autant ce travail que nous avons réalisé a été fait suivant une grande rigueur nos échanges ont été francs et sincères et le rapport est digigier rend compte de la réalité des guyanaises et des Guyanais merci donc à mes trois collègues et à leurs collaborateurs pour leur implication pleine et entière dans cette mission au président zisier et au bureau pour la transformation de la délégation en mission permettant ainsi la rédaction d'un véritable rapport et non d'un simple contte-rendu enfin à Monsieur tailler administrateur de la commission mais aussi organisateur coordinateur rédacteur doué d'une grande finesse d'analyse et d'une d'un implacable professionnalisme et il fallait bien cela car la situation de guuane exige de la rigueur et du professionnalisme la situation de l' guuan exige de la responsabilité et du volontarisme politique nous le disons dans le rapport il s'agit d'une course contre la mtre je ne suis généralement pas favorable aux mission parlementair j'ai même fait campagne contre et voilà ben que je suis à l'origine de ce de cette mission car en ce qui concerne la Guyane ces missions sont trop souvent semblables à quelques jours passés sous le soleil pour aboutir à des rapports qui dorment dans les tiroirs parisiens ma volonté est avec l'équipe hein que ce rapport pour tous députés de la commission de développement durable et de l'aménagement du territoire que vous essayez au maximum de comprendre de ressentir ce que vivent les Guyanais ce que je vous demande là est en quelque sorte contre nature du fait de l'éloignement géographique mais aussi à cause du décalage en terme de développement qui est pour vous inimaginable inconcevable nous parlons ici d'un pays qui a la superficie du Portugal ou de l'Autriche avec une croissance démographique exponentielle dans 25 ans c'est un doublement de population un pays avec énormément de ressources de toutes sortes mais où 53 % de la population vit sous le seuil de pauvreté où 7p communes sur 22 sont totalement enclavé où des enfants doivent se lever tous les jours à 4h du matin pour faire 2hures de Pirog sur des fleuves considérés non non navigable ce qui signifie aucune prise en charge en cas d'accident vous auriez envoyé vos enfants à l'école dans de telles conditions les services publics dans beaucoup de communes de Guyane sont défaillants tout y coûte plus cher on ne peut ni se déplacer ni se faire soigner comment être soigné en urgence quand il n'y a aucun moyen rapide d'aller à un hôpital aucun vous y seriez allé vous dans ce pays qui regorge d'une biodiversité extraordinaire tout est fait pour protéger la forêt pourtant cette même forêt surprotégée est pillée polluée par des orpailleurs illégaux au cœur même du dispositif du parc national qui était censé protéger la forêt nos enfants sont intoxiqué au mercure dès le ventre de leur mère vous accepteriez ces conditions de vie vous la population Guan est jeune et dynamique elle entreprend mais à quel prix un entre eneur s s'est noyé encore récemment alors qu'il tentaiit de rejoindre une commune enclavée en pirogue et si vous êtes sur le littoral les difficultés d'approvisionnement les coupures fréquentes de courant et la difficulté d'accès au fonciers limitent dès le départ vos chances de réussite vous vous lanceriez-vous dans l'entrepreneuriat dans ces conditions tout le monde connaît kurou le port spatial de l'Europe mais qui ici sait que dans certaines communes en Guyane pays d'où partent les satellites de télécommunication les communes frontalières ce sont les réseaux mobiles du Surinam et du Brésil qui sont les plus opérationnels le décalage entre vos réalités même pour ceux d'entre vous qui viennent de circonscription défavorisé et la réalité de la Guyane est tissale il est de notre responsabilité à tous parlementaires et exécutifs de prendre systématiquement en compte cette réalité dans l'élaboration de la norme de la loi de cesser de penser que ce que la législation que nous votons à Paris eu est plus ou plus ou moins transposable en Guyane en réalité nos lois ne le sont pas du tout des décisions courageuses et ambitieuses à la hauteur des besoins d'aujourd'hui et de demain doivent être prises dès maintenant le statut qu n'est plus possible à défaut le chaos qui sévit déjà en Guyane va carrément se généraliser nous n'avons pas le choix la Guyane sera aménagée quand le veuille ou non elle le sera soit de manière raisonnée par l'action publique soit par les cartels et les réseaux informels si nous ne faisons pas de route elles continueront à être faites par des orpailleurs illégaux si le foncier n'est pas accessible pour construire les squat et l'habitat informel continueront de prospérer la Guane doit être appréciée dans sa réalité avec sa géographie sa superficie sa démographie il est donc naturel que ça n'aille pas de soi pour vous car vous êtes très éloign de ces réalités j'espère qu'avec ce rapport vous le serez un peu moins j'espère surtout que vous entendrez que pour comprendre la Guyane il faut écouter et faire confiance à ceux qui la connaissent à ceux qui la vivent merci Madame guetté vous avez la parole juste Jean-Victor si vous voulez bien merci monsieur le Président chers collègues je me joins évidemment aux remerciements qui ont été faits par Jean-Victor castor à l'instant et par le président zouési précédemment notamment pour les administrateurs et et en particulier monsieur Taillet qui nous ont suivi dans cette mission parlementaire la première fois que qu'on se rend en Guyane ce qui frappe et donc moi c'était la première fois que je m'y rendais à occasion de cette mission parlementaire c'est l'abandon et les paradoxes qui traversent ce département abandon et paradoxes qui sont vécus et raconté par tous les interlocuteurs que nous avons rencontrés sur place au travers de mil et une anecdotes extrêmement révélatrices qu'on va tenter aujourd'hui et y compris dans la discussion de restituer avec humilité on est coupé du monde c'est ce que nous a d'emblé indiqué sergeannellie le maire de marépoula dans cette commune il n'y a pas de route la compagnie dont les petits avions permettaient au habitants de circuler notamment vers Cayenne a fait faillite seule option donc pour les 12000 habitants plusieurs jours de pyog sur un fleuve qui est donc interdit à la navigation en théorie mais en pratique emprunté absolument par tout le monde donc premier constat l'État doit mettre des moyens conséquents et notamment c'est une de nos préconisations par une loi de programmation qui permet de lutter fortement contre le désenclavement et qui garantissent à tous l'accès au service public ce sentiment d' abandon il a traversé notre semaine comme il traverse la Guyane à Saint-Laurent du Maroni 18000 habitations informelles héberge nombre de de nos concitoyens pardon il n'y a pour le eu pas toujours d'accès à l'électricité c'est le cas pour 13 à 20 % de la population guyanaise ou à l'eau potable c'est le cas pour un guyané sur 5 des réseaux que l'on sait pourtant indispensabl à une vie digne eau et électricité il y a un an les maripassouien en ont même été privés pendant 4 jours la la Guyane dispose du potentiel pour être à la pointe de la bifurcation écologique et atteindre potentiellement le 100 % énergie renouvelable en 5 ans et pourtant à Saint-Laurent du Maroni ont compté au mois de septembre déjà 60 coupures depuis le début de l'année 2023 il faut se rendre compte aussi de la situation économique dans laquelle les habitants sont maintenus la région importe 10 fois plus qu'elle n'exporte les prix des produits alimentaires sont de 12 à 45 % plus élevés qu'en hexagone ainsi il faut comp mon 10 € à Cayenne pour un pack d'eau qui en coûterait 5 en hexagone et c'est sur la côte le même pack peut monter jusqu'à 26 € à Marie passoula c'est le sentiment d'un immense gâi qui prédomine parce que ça a été dit à l'instant par Jean-Victor beaucoup de jeunes sont prêts à apprendre à travailler à entreprendre et pourtant quasiment aucune formation par exemple en gestion forestière ce qui est un paradoxe saisissant évidemment alors que 97 % du département est couvert par la forêt am en pas de formation non plus ou pas suffisamment pour les futurs électriciens pour les futurs agriculteurs guyanais et pour ces derniers quand ils sont formés il n'y a pas de terre à travailler faute de foncier disponible qui est un point central qui est revenu dans nos échanges avec les Guyanais et les guyanaises on ne peut évidemment pas ignorer la centralité de la Guyane dans le continent américain ses habitants veulent pouvoir décider par eux-mêmes faire porter leur voix dans cette région du monde dont la forêt est vitale pour l'UM humanité toute entière la Guyane est pleine d'espoir pleine d'avenir riche d'une biodiversité exceptionnelle riche d'une population jeune qui veut étudier travailler entreprendre l'urgence d'aujourd'hui va être encore plus aigu demain évidemment puisque aujourd'hui 300000 habitants potentiellement le double dans 25 ans il y aura donc une croissance des besoins de formation d'emploi de soins et de servicees public par leurs mouvements sociaux puissants les guyanais ont montré au reste de la France et au monde leur volonté d'aller de l'avant leur aspiration à vivre mieux leur aspiration à l'autonomie politique et économique qui est forte ils doivent donc être pris au sérieux et je dirais donc que revenir de guyan c'est être renforcé dans sa conviction de la nécessité d'agir pour l'intérêt général c'est vouloir être utile comme on le peut à la construction d'une Guyanne où chacun puisse vivre mieux et j'espère que cette mission donnera des suites notamment parlementaires et que vous serez convaincu après cet échange de la nécessité de se joindre à nous pour faire ça la parole est au corapporteur Gérard le seul merci président merci Jean-Victor merci Clémence merci Jean-Marc et merci Frédéric pour cette très belle mission alors pour moi la Guyane est une terre de d'énorme contraste ce déplacement Guyane fut pour moi le le second j'étais allé une fois dans le cadre d'une mission de de l'opexte en avril pour visiter le centre spatial de courou et assister au lancement de Darian 5 dans le cadre de la mission jus j'avais d'ailleurs eu l'occasion de visiter quelques centres de recherche sur le sol guyanais tel que le CNRS et sa plateforme dans la réserve des Nouragues ou encore l'Ifremer mais je n'ai pas vu je n'ai absolument pas vu la même Guyane lors de cette mission de la commission développement durable et aménagement du territoire lors de ce deuxè déplacement Guyane j'ai j'ai fait le constat d'un territoire où coexiste finalement de mondes qui ne se croisent pas vraiment et qui sont très différents tant dans leurs aspirations leur fonctionnement que leur quotidien d'un côté nous avons une Guyane qui est le lieu d'expression de l'excellence scientifique dans le spatial et la recherche fondamentale plus de 260 lancements de navette spatial 11 1600 salariés de nombreuses nationalités différentes réunies sur le le Centre spatial guyanais construit d'ailleurs dès 1965 sur l'emplacement d'un village appelé malmanouri qui s'étend de 30 kilomè euh à partir de la rive gauche de Courau qui pénètre dans la forêt vierge à hauteur de 10 km et qui a suscité l'expulsion de plus de 600 personnes à l'époque de la création du Centre et ce qui a provoqué aussi un fort traumatisme local au total aujourd'hui 20000 personnes vivraient de l'activité du centre spatial de de courou et de manière directe ou ou indirecte je rappelle d'ailleurs à ce propos que la Légion étrangère est présente sur place et qu'elle protège à la fois le centre spatiale mais qu'elle intervient aussi dans la lutte contre l'or paillage et elle combat souvent en forêt équatoriale et donc en même temps nous allons bientôt assister je l'espère au lancement d'Arian 6 et et en même temps pour aller à Marie passoula qui est la commune située sur la rive droite du Saint-Laurent qui forme une frontière naturelle avec le Suriname et dont le territoire de la commune est aussi grand que l'ancienne basnorandie il faut prendre une pirogue ou un avion un avion de tourisme car il n'existe pas de route pour faire finalement les 210 km à vol d'oiseau qui rit marie passoula à Saint-Laurent du Maroni 2e ville de Guyane et on sait combien il est difficile de voyager à vol d'oiseau et donc sur un même territoire nous lançons des fusé par dans vers l'espace et nous partons explorer les lunes glacées de Jupiter mais nous ne sommes pas en mesure de relier les agglomérations entre elle avec des routes nationales dignes de ce nom c'est un territoire en même temps à la fois habitué à l'isolement mais aussi aux encombrements de circulation que nous avons connu sur la route de savane entre Courau et Cayenne par exemple ou entre maouria et matouri et je ne parle pas nous l'avons longuement écrit ça a été un peu décrit nous répondra vos questions mais des services publics de première nécessité qui sont soit inexistants soit très difficilement accessibles après plusieurs heure de Pirog et donc la Guyane est un territoire de contraste important qu'il convient de corriger pour donner à nos concitoyens guyanais les mêmes droits les mêmes accès aux services publics aux services sociaux au services sanitaires que nous pouvons connaître en métropole la Guyane c'est au terme de cette mission pour moi aussi un bout de France totalement enclavé je rappelle l'expression malheureuse du candidat Macron en 2017 qualifiant la Guyane d'il c'est totalement symptomatique de l'enclavement institutionnel et politiques de la Guyane d'avec ses voisins que sont le Brésil et le Surinam je rappelle que nous avons c'est notre plus grande frontière de France 730 km avec le Brésil pardon avec oui avec le Brésil et et la frontière avec le Surinam c'est 520 km qui est je crois la 4e ou la 5e c'est à peu près la l'équivalent de la frontière avec la Suisse et donc à la fois nous la France s'enorgueillit de de sa présence au quatre coin du globe mais elle a beaucoup de mal à tenir non pas son rang de grande puissance mais tout simplement ses promesses vis-à-vis des Françaises et des Français y compris de nos concitoyens d'outrem et donc j'ai constaté nous avons constaté que elle ne profite la France ne profite même pas d'ailleurs de sa présence géographique sur le continent sud-américain pour développer des relations étroites avec les vois voisin du plateau guyanais et c'est tout le paradoxe d'une présence sur ce plateau en même temps qu'une grande faiblesse des relations diplomatiques avec le Brésil ou le Surinam que nous avons pu constater et donc nous avons aussi regretté ça a été dit l'absence du président de la République mais je veux pas en faire un cas particulier mais en même temps c'est très illustratif de l'absence de présence dans la coopération amazonienne puisqu'il n'y a pas eu de présence française française au sommet de l'organisation de traité de coopération amazonienne de 2023 qui s'est tenu en août alors que la Guyane est couverte à 96 % par la forêt amazonienne comme cela a été rappelé donc nous avons constaté aussi finalement une certaine triangulation des relations de la Guyane avec ses voisins qui passent finalement par Paris pour les relations diplomatiques parfois par Le Havre pour du transport de marchandis avec un un paradoxe terrible à la fois de renchérir y compris d'un point de vue environnementale les déplacements mais de surtout ne pas profiter de l'immense proximité que nous avons avec des pays d'Amérique du Sud et donc nous considérons qu'il faut accompagner la collectivité territoriale de guyan dans le renforcement des relations institutionnelles avec ses voisins immédiats mais pour cela la France doit assumer sa présence territoriale en Amérique du Sud et donner les moyens à l'ensemble de nos compatriotes de guyan une ambition collective je ne veux pas être trop long je considère que on le sait on l'a dit il y a d'énormes atouts en Guyane pour développer des activités très très diversifiées il résulte clairement des différents entretiens que nous avons pu avoir avec les élus locaux avec les élus régionaux avec les acteurs économiques de ne pas voir cette richesse contonnée à une réserve naturelle et donc pour cela la guuyan nous l'avons écrit dans ce rapport a besoin d'une politique volontariste d'investissement structurant des réseaux de transport de l'énergie de l'éducation de la santé et de la cession foncière qui devrait favoriser le décollage de son économie et donc nous avons besoin pour cela d'une action extrêmement forte de l'État enfin je pense que le plateau guyanais et tous nos concitoyens guyanais méritent toute votre attention toute notre attention et tous nos encouragements pour un développement librement coordonné la Guyane pense à son propre développ nous devons respecter sa réflexion et ses ambitions je vous remercie merci nous en venons donc aux orateurs des groupes pour le groupe Renaissance la parole est à Jean-François lovisolo merci monsieur le Président Mesdames Messieurs les corrapporteurs mes chers collègues après de nombreuses auditions et de déplacement d'une délégation de députés issus de plusieurs groupes politiques les corapporteurs nous présentent aujourd'hui un rapport de qualité rédigé de manière transpartisane il s'attache à décrire les problématiques d'aménagement que connaît ce territoire et leur conséquence économiquees et sociales ainsi le rapport Dr un constat unanime les besoins de la Guyane sont spécifiques en effet la forêt guyanaise couvre près de 97 % du territoire il convient de la protéger d'une part pour sa biodiversité unique et d'autre part pour le rôle qu'elle joue dans la politique française de lutte contre le dérèglement climatique pour autant les collectivités territoriales les agriculteurs les entreprises doivent passer par des procédures administratives complexe lorsqu'un souhaite lancer un projet la question du foncier est donc centrale pour le développement de tout type d'activités aussi l'enclavement des villes lié notamment un manque d'infrastructure de transport est une réalité qui a des conséquences concrètes pour des milliers d'habitants pour citer deux exemples significatifs les locaux manquent d'un réseau routier desservant les villes du centre et de l'ouest et sont impactés par un trafic aérien très perturbé ces derniers mois face au nombreux défis le rapport souligne la nécessité d'une politique d'aménagement portée main dans la main par l'État et par la collectivité territorial de de guyan qui rattrape le retard en équipement de base tiennent compte de l' soir démographiqu de l'Ouest et l'insère mieux dans son environnement régional afin d'améliorer à terme les conditions de vie d'iguillanais et d'aiguyanais des Guyanais beaucoup a déjà été fait avec un budget annuel qui est constamment en Haos et un effort moyen par habitant qui est supérieur aux autres territoires d'outr mer aussi votre rapport le prouve le chemin est encore long je souhaite donc savoir ce que vous préconisez pour réduire les fractures territoriales en Guyane conscient des enjeux et des défis à relever pour nos concitoyens de Guyane ainsi que pour la lutte contre le réchauffement climatique le groupe Renaissance est bien évidemment favorable à la publication de ce rapport merci pour le groupe rassemblement national la parole est à Pierre Meur pardon merci monsieur le Président madames messieurs les corrapporteurs chers collègues je voudrais commencer par vous remercier pour la pour la publication prochaine je le pense de de de de ce rapport qui est et merci aussi à Monsieur taayet pour pour ce de travail je me fais un peu le porte-voix de mon collègue Johan Gillet qui s'est lui aussi rendu pendant une semaine en Guyane cet été euh l'expérience de la lecture de de ce rapport a été euh pour moi une forme de choc puisque je me suis jamais à titre personnel rendu en Guyane et les propos que vous avez tenu monsieur castor doivent nous rendre très humble aussi par rapport à la situation indigne d'un état dit développé euh que que que vive lesaiguillanet et euh j'ai appris euh énormément de choses qui montrent l'urgence de de de de de la situation premièrement on voit une espèce de désespérance à l'égard de de l'État puisque l'introduction de ce rapport exprime que les membres de la délégation ont constaté des éléments communs chez leurs interlocuteurs dont une certaine et douce ironie à l'égard d'un énième rapport comme vous l'avez mentionné aussi monsieur castor alors évidemment nous nous voterons en faveur de la publication de ce rapport mais nous espérons que cette fois-ci l'électrochoc conduise à des actes forts il a été par exemple très saisissant pour pour moi d'apprendre que le doublement de la population des Guyanais allait conduire à une situation potentiellement catastrophique si nous ne faisons rien de constater que la faillite d'une compagnie aérienne conduit à ce que les femmes au bout de 7 mois de grossf doiv faire do doivent se présenter à Cayen 2 mois en avance pour pouvoir accoucher un pouvoir d'achat euh en berne une offre de santé déplorable une croissance démographique ou dans certaines communes comme Saint-Laurent une école primaire est construite tous les 10 10 à 12 mois la liste est longue à titre personnel c'est une découverte très importante pour moi en tout cas au rassemblement national Marine Le Pen est très investi sur les questions lié à nos territoires ultramarins et et en tout cas il convient que l'État agisse après tant d'années d'abandon de des Guyanais je vous remercie pour le groupe lafanç soumise nupes la parole est à Lou prudom merci monsieur le Président merci Madame la rapporteur monsieur le rapporteur pour pour pour ce travail effectivement ça fait plusieurs années que le message le constat d'un territoire abandonné est porté j'ai moi-même eu l'occasion d'aller en 2019 avec notre ancienne collègue présidente de cette commission du développement durable et de l'Aménagement du Territoire la ministre Barbara pompil en Guyane nous étions déjà revenus avec ce constat implacable que aujourd'hui c'est un territoire abandonné où il n'y a pas ou peu de moyens de communication c'est ce qui revient je dire de manière incessante et en premier lieu dans les retours de ces missions en guyan et notamment sur la question des routes mais ce que je veux souligner c'est que cette question du réseau routier est en fait emblématique du défaut d'accès à tous les réseau et ça c'est aussi un constat récurrent défaut d'accès au réseau électrique ça a été mentionné défaut d'accès à des réseaux moins physiques quoi que en tout cas voilà pas des réseaux qui sont reliés par des fils mais au réseau de soins c'est à ça que je veux faire référence mais aussi au réseau d'éducation et je pense pas que l'on puisse accepter que nos concitoyens habitant ce territoire n'ai pas les mêmes accès les mêmes droits que nous pouvons les avoir ici en territoire métropolitain et pourtant on a en Guyane une richesse incroyable et la première richesse et peut-être à à à à uneun manière un peu décalée où on soulligne parfois la biodiversité et cetera la première richesse ce sont nos concitoyens qui habitent ce territoire qui sont attachés à leur territoire et conscient des capacités incroyables de développement que ce territoire pourrait porter juste quelques exemples filière de la pêche une filière de la foresterie mais aussi une filière du tourisme et ils savent aussi à quel point leur territoire et il le préservent avec beaucoup de cœur et d'amour est aussi la première réserve de biodiversité de notre pays et qu'en terme de respect de l'environnement et de comment on peut aujourd'hui en faire un atout une richesse incroyable ils ont beaucoup de choses à nous apprendre j'aimerais que l'on apprenne de nos concitoyens guanis que ne les regarde pas seulement de loin en revenant 4 ans encore dans 4 ans pour dire que il y a toujours ces défauts de réseau merci pour le groupe les républicains la parole est à Madame Christelle pétex levé monsieur le Président madames messieurs les rapporteurs poste avancé de la France en Amérique du Sud la Guyane est un territoire oublié de la République avec la moitié de sa population qui vit sous le seuil de pauvreté un marché intérieur qui dépend à 80 % des importations est des villages désormais coupé du monde avec la faillite du seul opérateur aérien qui desservait le territoire tout l'enjeu de votre mission d'information était de discerner comment concilier développement économique et développement durable sur un territoire couvert à 97 % de forêt et en plein boom démographique vous l'avez dit en clair faut-il s'interdire tout amélioration du niveau de vie des Guyanais au nom de la protection de la nature pour les Guyanais vous l'avez exprimé la réponse est clair il milite pour un aménagement réfléchi mais ambitieux du territoire mieux il réfute toute idée d'utiliser le durable pour empêcher le développement qui illustre malheureusement bien les travers de la doxa écologique en métropole de fait l'état se sert un peu trop facilement de l'excuse environnementale pour justifier l'abandon de projets de nouvelles routes pourtant indispensable quand il est dénoncé le déficit de logement dû à la faiblesse des disponibilités foncières comment ne pas y voir notre avenir proche avec l'application trop sévère d'Usan à ce titre il serait bon de connaître la vie des Guyanais suite à l'annonce du futur parc national protégé de la forêt amazonienne promis par le gouvernement est-il vraiment approprié la multiplication des normes sur l'orpillage légal ou encore la loi Hulo interdisant l'exploitation du pétrole se trouvant sur le territoire guyanais prive ce département d'un approvisionnement local en matière premièr et aggrave chaque jour sa pauvreté ajouter à cela les difficultés d'investissement des collectivités et la marge de liberté réduite du droit par rapport au canons constitutionnels et européens et vous aurez une bonne vision de ce vers quoi se dirige la France à savoir une Guyane en grand il faut à tout prix éviter cela c'est pourquoi nous vous rejoindrons bien sûr dans votre appel à initier plus d'expérimentation en Guyane ou en général que ce soit sur l'exploration de gisement d'énergie la rémunération de services rendus par la nature ou encore la réglementation pour doter le territoire de logement je vous remercie merci pour le groupe démocrate modem indépendant la parole est à Michel Couson bonjour monsieur monsieur le Président Madam pardon Mesdames et Messieurs les rapporteurs je souhaitais tout d'abord remercier cette initiative qui a pour but de on l' dit dans l'introduction d'une mission d'information sur l'aménagement et le développement durable du territoire en guyan mais tout simplement aussi un un vœu de désenclavement de la Guyane et aujourd'hui vous l'avez rappelé avec l'impact démographique que peut connaître la Guyane à travers les manques qu'elle peut aussi rencontrer depuis déjà de nombreuses décennies notamment en terme d'in structure et avec l'évolution qu' qu'elle peut connaître il s'agit tout simplement pour assurer ce désenclavement de la Guyane de pouvoir tendre vers une souveraineté énergétique pour maintenir ou en tout cas développer une action économique faire en sorte aussi que la souveraineté alimentaire dont on évoque beaucoup souvent sur notre territoire de la métropole puisse aussi être développer et à partir de cela lorsqu'on parle de souveraineté énergétique lorsqu'on parle de souveraineté entaire il faut aussi avoir une maîtrise foncière des lieux et l'on voit la difficulté qu'on peut rencontrer en Guyane à travers l'accès au foncier c'est forcément développer de l'insécurité et pour qu'on puisse avoir cet accès au foncier il faut avant tout créer ces infrastructures avoir un plan pluriannuel qui permettent de tendre vers cette souveraineté énergétique vers cette souité alimentaire mais aussi vers cet accès au fonciers et tout cela en fait avec le peu de développement qu'a pu connaître la Guyane mais qui aujourd'hui rencontre de grandes difficultés c'est une occasion formidable de pouvoir être un un un lieu de de réflexion d'innovation et pour cela qui doit être accompagné de moyens financiers techniques et surtout ne pas non plus oublier la formation qui permettront aux jeunes de pouvoir s'épanouir et surtout se projeter sur leur territoire merci et donc nous sonons favorables bonne nouvelle merci pour le groupe socialiste et apparenté la parole est à Chantal Jourdan merci monsieur le président madame messieurs les rapporteur merci pour la présentation donc de votre travail la Guyane abrite une faune et une flore exceptionnelle elle abrite également des technologies de haut niveau mais connait en parallèle de très forts besoins de développement la structuration de filières économique est nécessaire pour pour permettre de répondre aux enjeux quotidiens vous en avez parlé logement alimentation énergie déplacement coopération régionale et cetera en parallèle la préservation de la biodiversité est primordiale et doit être un atout pour le développement et et à et à l'attractivité du territoire la question est celle de la réalisation de ce développement socio-économique soutenable respectueux des ressources naturelles et des populations locales notamment sur le sujet précis de la forêt qui couvre plus de 90 % du territoire la forêt amazonienne une richesse qu'il faut préserver comment conjuguer alors cette préservation avec les besoins et aspirations des guyanés et l'accès à leurs droits ce lien doit être établi par la puissance publique capable de porter des projets bénéfiques à la population notamment en terme de service public dans le respect des limites des écos système la forêt guyanaise souffre notamment d'un déficit d'eau en certaines zones la hausse des températures l'allongement des saisons sèches produisent des sols plus secs et une végétation plus inflammable alors quelles sont les actions conduites sur place pour prendre en compte ces évolutions climatiques et leurs conséquences sur la forêt et comment se conjugent-elle avec les besoins des guyanés qui nous disent être déposséder de l'usage de leur terre par ailleurs le principal problème qui affecte la forêt guyanaise et leur paillage illégal vous en avez aussi parlé cette activité impacte non seulement les forêts mais aussi les cours d'eau contaminé par le mercure qui sort qui sert donc à extraire l'or l'or paillage a également des conséquences sur la santé des populations locales et l'économie quelles sont donc les actions entreprises par la puissance publique pour rétablir l'autorité de l'État contre les orpailleurs clandestins et quelles sont les perspectives enfin les habitants de ce territoire sont particulièrement demandeurs de participation aux décisions qui concernent leur milieu de vie quelles sont les démarches entreprises et quelles sont les pistes d'amélioration afin d'assurer une consultation active des populations locales dans l'élaboration des politiques d'aménagement du territoire et de développement durable que vous ont dit les acteurs que vous avez rencontré je vous remercie merci pour le groupe horison et apparenté la parole est à à Vincent Tibou merci monsieur le Président madames et Messieurs les rapporteurs mes chers collègues tout d'abord je tiens à remercier l'ensemble des corapporteurs de cette mission d'information pour leur travail et leur engagement vis-à-vis de la Guyane malgré nombreux rapports déjà effectués sur ce sur la Guyane il me semble que ce rapport est essentiel car il montre qu'il est urgent que nos politiques doivent s'adapter à nos territoire et en particulier à la Guyane la population guyanaise fait face à de nombreuses problématiques réseau routiers parfois absent population vivant à plus de 50 % sous le soil de é incapacité de se loger problématique service public que ce soit aussi bien les écoles les hôpitaux accès électricité à l'eau alors même que ce territoire et la vitrine de l'innovation d'un savoir-faire technologique de la France avec notamment le site de gourou c'est aussi la forêt la plus vaste et la plus riche de France du point de vue biodiversité la forêt guanaise comprend 1300 essences d'arbres sensais 400000 espaces animal et végétal connus ce qui est évident un patrimoine richesse incomparable que la France doit protéger c'est donc une situ situation à la fois unique en France avec cette forêt 97 % de territoire mais également une situation d'urgence sanitaire sociale économique que doivent répondre aujourd'hui nos politiques publiques en Guyane c'est donc à cette question complexe que doit répondre la France c'est comment aménager développer socialement économiquement la Guyane pour les Guyanais tout en respectant l'équilibre et sans déchiffrer détruire la forêt guyanaise je soulligne les cinq priorités qui sont mises en avant par les rapporteurs et qui sont pertinentes besoins de sécurité nécessité de développer des infrastructures de transport et d'énergie ou encore le renforcement des actions sur l'éducation logement et la santé qui sont indispensables pour ce territoire dans la démographie est en constante augmentation et ainsi faire de la Guane non pas un territoire oublié mais une vitrine de la France une vitrine de la République une vitrine de la fierté de nos territoirees non métropolitain en métropole donc c'est vous l'aurez bien compris nous saluons ce rapport le travail qui a été effectué ué et nous pense qu' est essentiel pour l'ensemble des Guyanais et guyanaises merci pour je vous remercie merci pour le groupe écologiste nupes la parole est à Sabrina Sebi j'ai bien prononcé c'est bon merci monsieur le Président mes chers collègues tout d'abord je souhaite remercier les rapporteurs pour ce travail conséquent le groupe écologiste soutient bien évidemment ce travail et en particulier les propositions visant à envisager de manière durable l'aménagement de ce territoire au service des populations qui la composent il faut effectivement partir d'un premier constat il n'y a pas de politique d'aménagement possible sans accès aux besoins primaires dont l'eau l'électricité et les services publics de base l'on connaît depuis longtemps les les trop grandes disparités entre la Guyane et l'Hexagone à ce sujet les systèmes de soins sont au bord de la rupture les fractures infraterritoriales comme c'est le cas en ce moment forçant les habitants à vivre en totale autarciie ravitaillé par avion une fois ce constaosé il faut faut évidemment aller vers des mobilit vers des mobilités décarbonées qui elles seules pourront répondre à l'aménagement et la mobilité durable en Guyane le fleuve Maroni notamment considéré comme haut intérieur où l'on navigue à ses risques et périles est un axe stratégique où des communautés vivent des deux côtés de la frontière sa navigabilité permettra de régler plusieurs conflits frontaliers liés en grande partie à des conflits économiques tels que l'exploitation minière nous ne sommes pas et vous vous en doutez pas favorbl au voiture cependant si c territoire n'ont pas d'autres alternative il doit être raisonné c'est bien l'approche écologique qui doit être la norme nous sommes aussi pour le développement massif du train partout où c'est possible alors oui nous espérons que ce rapport ne sera pas un coup d'épé dans l'eau nous espérons que ces recommandations seront suivés des faits nous espérons ne plus voir un ministre des outr-mers voir sa langue fourchée quand il confond des interlocuteurs ultramarins nous espérons ne pas avoir de nouveau une idée de passeport d'installation concernant les hexagonaux désireux de s'installer dans les outr-mers à la place nous souhaitons un véritable service de la mobilité en outre-mer au travers d'une proposition de loi sur la continuité territoriale sur le même principe que celui de la Corse permettant de faire converger les territoires d'outrmer et particulièrement la Guyane avec les standards de l'hexagon nous souhaitons un investissement sans précédent dans nos territoires permettant à chacune et chacun de faire vivre la promesse de l'égalité républicaine partout d'entibe à Marie passoulin vous l'aurez compris nous voterons la publication de ce rapport je vous remercie merci pour le groupe Gauche démocrate et républicaine la parole est à Marcelin nado merci monsieur le Président Monsieur le Président Mesdames et Messieurs les rapporteurs chers collègues alors bien bien sû je voudrais déjà remercier pour le fait d'avoir fait l'effort d'aller sur place d'aller vers la Guyane et pour avoir aussi connu bon un niveau différent cette expérience pour le rapport sur les risque naturel je crois que c'est une bonne chose ça permet aux collègues et aux administratifs aussi de toucher du droit nos réalités alors je vais organiser mon propos très rapidement autour de trois axes le premier est celui de de constat le second est celui d'une inquiétude enfin le le troisème celui d'interrogation sur les perspectives pour la Guyane s'agissant des constats il y a effectivement des constats qui sont communs pas seulement à la Guyane aujourd'hui c'est la Guyane mais on peut faire des constats qui sont communs à l'ensemble des 10 autrreb le premier constat c'est celui de la difficulté d'insertion dans leurs environnement gérograthique comme aurait dit c dans leur géographie cordiale et c'est vrai que les difficultés que rencontre j'ai entendu un collègue dire que conf fondre la Guan à une île comme l'aurait fait le président de la République l'île l'insularité voudrait dire tout de suite enclavement mais pas vrai prenez la Caraïbe qui est un archipel il y a aucune problématique d'enclavement l'enclavement est une réalité qui est liée à l'exclusive coloniale et à la persistance d'éléments de colonialité donc ça vaut pour les Antilles mais ça vaut égal également pour la Guyane bien évidemment le paradoxe on l'a souligné un niveau technologique sur une base spatiale mais là aussi c'est un élément de colonialité ça veut dire que la métropole coloniale sert d'abord ses intérêts en l'occurrence le spatial au détriment des populations quelquefois et bien sûr bon cette absence de développement d'infrastructure je n'y reviendrai pas on l'a constaté on l'a souligné mais du coup n'est une inquiétude de chez moi l'inquiétude parce que j'ai entendu ici ou là oh c'est les affreux c'est l'écologie qui serait responsable et que non justement il faut sortir de cet impasse pour que l'écologie ne devienne pas la cause principale du sousdéveloppement guyanais mais pour ces perspectives et j'y viens c'est peut-être donner plus de pouvoir plus d'espace de décision aux Guyanais eux-mêmes parce que seul les Guyanais peuvent être les experts des affaires guyanaises merci merci chers collègues corrapporteur qui veut commencer à apporter des éléments de réponse monsieur castor madame guetté monsieur le seul allez monsieur castor non mais en fait j'ai constaté qu'il y avait pas beaucoup de questions et on est je pense que sur le constat la situation est tellement dramatique que nous sommes tous d'accord peut-être que je c'est une proposition que je fais peut-être qu'on peut balayer les les les les propositions qui sont retenues dans la SA th peut-être les rappeler avant peut-être de de de nourrir le débat Président je suis pas président de c'est c'est Monsieur le cor rapporteur allez-y peut-être présenter des des propositions qui vous semblent être pertinentes et puis on complétera non mais en fait c'était simplement rappeler peut-être à à à tout le monde que donc le le le le petit cadre à la fin c'est les problèmes auquels la Guan est confrontter sont multiples et complexes pour vous rapporter les priorités absolues d'un aménagement équilibré de son territoire sont les suivantes donc le mot équilibré il est quand même là pour rassurer certains euh j'ai tendance à dire rappelez-vous quand même que les populations autochtones les les marrons et et les ce qu'on appelle les afrodescendants ont toujours eu des activités en tenant compte de l'environnement et nous avons toujours protégé l'environnement chez N donc premièrement accélérer la restitution du foncier bon si on a si on a' pas accès au foncier on peut rien faire imaginez-vous un maire il peut rien faire et s'il a pas le foncier désenclaver le territoire par un réseau routier équipé d'ouvrage d'art à très court terme donc rétablir et améliorer les liaisons aériennes intérieures parce que a 40000 personnes aujourd'hui qui sont totalement enclavées développer la multimodalité des transports sur le territoire en résolvant le problème juridique de la navig de la navigabilité des fleuves ça fait 40 ans qu'on en parle et le problème n'est pas réglé garantir l'accès de la population à l'ensemble des services publics donc ha potable électricité éducation santé sécurité vous imaginez qu'aujourd'hui des enseignants ne veulent plus aller dans les écoles de l'intérieur parce qu'ils ne savent pas comment ils vont pouvoir retourner voir leurs enfants sur le littoral mieux intégrer la Guyane dans son environnement institutionnel et régional tu l'as très bien développéard favoriser une exploitation raisonnée de la forêt filière bois biodiversité et cetera poursuivre le développement des énergies renouvelables et moderniser le réseau de distribution d'électricité renforcer les mesures alors ça cétait un chapitre on a on a beaucoup réfléchi avant pour sa rédaction renforcer les mesures d'éradication de l'extraction illégale et accompagner la relance de l'extraction légale de l'or et des autres filièrees minière à la condition que les projets emportent l'adhésion des populations et des institutions locales et dans le le respect de la législation environnementale poursuivre le processus d'adaptation des normes européennes et nationales à la Guyane et l'évolution statutaire conformément à la volonté exprimée par le congrès des élus de Guyane et ensuite inscrire à l'ordre du jour une loi de programmation sur la Guyane sachant que bon les investissements pour attraper le retard et anticiper cette croissance démographique sont tellement importants que bon voilà c'est pas dans le cadre du du PLF qu'on qu'on qu'on qu'on traite chaque sur chaque exercice budgétaire qu'on va pouvoir avoir un tel investissement donc il y a vraiment un fléchage avec un investissement extrêmement lourd et important pour rattraper le retard et anticiper donc les les besoins en matière d'aménagement en guyan donc en fait je voulais simplement rappeler ça parce que le rapport il est quand même assez dense mais le la synthèse en fait ce sur quoi on s'est arrêté c'était ce son C ses points alors moi j'ai pas noté de questions particulières peut-être que vas-y vas-y merci Jean-Victor oui je je souhaiterais répondre euh quand même à une remarque faite par ma collègue Chantal jouran euh je suis totalement d'accord avec le fait que le développement l'utilisation aussi intelligente de cet environnement euh de la biodiversité relève de la puissance publique mais je pense que la puissance publique elle ne peut pas être uniquement la puissance publique finalement parisienne et tout l'enjeu du développement et de l'harmonie guyanaise doit passer par un dialogue des puissances publiques entre l'État entre les représentants des différentes administrations que ce soit l'ONF euh l'Office français de la biodiversité et cetera et euh les autorités locales c'est-à-dire bien sûr les collectivités locales euh le grand conseil coutumier et bien sûr la collectivité territoriale guyanaise et c'est cette articulation entre les puissances publiques qui me semble aujourd'hui un peu grippé parce que finalement on on décide ça nous a été dit dans de nombreuses auditions que globalement on appliquait en Guyane le droit européen et des normes européennes qui ne semblaient pas totalement les plus pertinentes en tout cas dans ce territoire et donc c'est toute l'articulation qui aujourd'hui me semble à être réellement réinterroger et puis Sabrina SBI euh tu tu as évoqué à juste raison l'investissement sans précédent c'est ce que nous avons souhaité aussi noter dans dans notre rapport nous avons besoin de de changer d'échelle de changer d'échelle dans l'ambition dans l'ambition partagé entre une communauté territoriale qui de fait n'a pas les moyens pardonne-moi mais n'a pas réellement les moyens de de de de son ambition y compris parce qu'il n'y a pas de maîtrise de foncier parce que il est très difficile de permettre à un agriculteur de s'installer parce que il lui faut plus de 5 ans parce que nous n'avons pas de fonciers disponible et cetera et c'est donc cette maîtrise complète de l'autonomie qui finalement aujourd'hui est à la main de la puissance publique nationale or nous avons besoin d'un dialogue extrêmement étroit j'ai presque envie de dire raccommoder avec la puissance publique territoriale je vais peut-être rajouter quelques mots suite aux interventions je crois que à travers les propositions qui ont été formulées par notre collègue castor on répond à la question de Monsieur lovisolo sur ce qu'on proposait pour réduire cette fracture territoriale mais je crois que moi il y a il me semble queil y a une des urgences c'est le sujet des transports au-delà de la passion que je peux avoir pour ces sujets là mais on ne peut pas pas laisser une compagnie aérienne ne plus apporter de de solution sur notre territoire nous avons je le dis nous avons utilisé la pirogue nous avons utilisé la pirogue nous donc nous étions monsieur castor aurait pu le dire aussi mais dans l'illégalité puisque le le fleuve n'était pas considéré comme navigable donc il nous faut travailler à un statut lié de la navigabilité du sujet et puis sur les infrastructures et en particulier les infrastructures routières je sais que depuis euh l'Hexagone cela peut paraître euh peut-être un peu paradoxal par rapport à ce que nous portons euh ici dans cette commission mais il faut affirmer qu'il est logique euh d'apporter un réseau routier digne de ce nom il s'agit pas de mettre des autoroutes partout mais il s'agit tout simplement d'apporter le minimum euh de déplacements à nos concitoyens guyanaises et guyanais euh notamment sur la route du fleuve notamment entre Marie passoula et Cayenne de sorte à ce que pour des besoins aussi euh simples que de pouvoir accoucher dignement nous puissions apporter un service euh aux population et puis dernier sujet je pense que sur leur paillage nous avons aussi la nécessité d'apporter euh beaucoup plus en lien avec les collectivité locale en lien avec les services de euh l'état euh avant de laisser euh la parole euh pour trois questions peut-être aussi mettre en avant parce que je tiens le dire il y a certes une volonté d'avoir plus de moyens euh au niveau national pour que la Guyane puisse se développer mais ça n'a jamais été remis en question dans le cadre de cette audition mais nous avons aussi localement des serviteurs des serviteurs de la Guyane que ça soit préfet que ça soit euh au niveau de l'ONF ou encore de de l'ofb mais ou alors au niveau des collectivités territoriales nous avons des serviteurs de ce territoire euh nous avons quatre questions Daniel brûlebois une minute merci monsieur le Président merci pour votre rapport vous avez parfaitement décrit la situation de la Guyane la fracture territoriale en partie à à cause de la mobilité qui est empêché de par la géographie et de par la répartition importante mais peu peu dense de la population alors qu'en est-il de la fracture numérique est-ce que les moyens de communication euh modernes sont euh en voie d'être réalisé est-ce qu'il y a encore des communes beaucoup re commune sans connexion et que font les grands opérateurs pour réduire la fracture numérique en Guyane merci la parole est à jean-ville Boni merci monsieur le Président Madame et Messieurs les rapporteurs tout d'abord merci pour vos propos fort intéressant et éclairant d'après votre excellent rapport les besoins alimentaires de la Guyane pourraent être satisfait à 20 % par la production locale il s'est s'il s'il é institué une vraie relance du secteur agricole pour cela il faudrait reclasser des terres en zones agrices et non en zones naturelles le schéma d'aménagement régional permet permet-il d'y parvenir pourquoi les sessions de terrain prennent autant de temps pourquoi la session de 250000 hectares promise par l'État aux communes peineent-elle à se finaliser et enfin qu'est-ce qui explique l'échec de la société publique d'aménagement foncier qui avait commencé à rétrocéder quelques hectares aux agriculteurs et et qui d'ailleurs sert d'exemple à vos préconisations en ma ma d'accélération de l'accès au terrain merci merci la parole est à Jean-Pierre tête oui monsieur le Président Madame et Monsieur les rapporteur chers collègues à l'exception de Cayenne et de Saint-Laurent du Maroni relié par la route et des communes littorales le reste de la Guyane est dépendant de l'avion après la faillite d'erguyan c'est tout l'ouest du territoire qui se retrouve isolé du monde faute de capacités aérienne plus importante que celle déployé en urgence par les autorités à quelle échéance pourrait aboutir l'initiative de créer un nouvel acteur sur le terr ire et est-ce que les deux candidats anoncés sont-ils crédibles où en est l'idée de créer en Guyane un véritable bre régional aérien pour toute l'Amérique du Sud côté route l'état refuse d'investir dans de nouvelles infrastructures quel serait l'outil adapté pour faire de Marie Marie passoula une grande ville dont la desserte relèverait d'un intérêt national décrit à l'article l51-1 du code de la voirie routière et les négociations autour du prochain contrat de convergence et du futur Comité de haut niveau sur les mobilités augurent-ell un changement de stratégie de l'État je vous remercie merci enfin la parole est à Vincent decur merci monsieur le Président Madame et Messieurs les corapporteur merci pour votre contribution précieuse à une meilleure compréhension des des enjeux vous l'avez rappelé la forêt guyanaise avec ses 1300 essences contribuent constitue pardon 90 % de de notre biodiversité de la biodiversité française et la production de bois il reste très est très limité avec environ 80000 mè cbes et et des recettes des ventes qui ne suffisent pas loin sans faut à couvrir les dépenses d'entretien et et et notamment d'entretien des pistes aussi je souhaiterais profiter de la présentation de votre rapport pour vous demander si vous considérez qu'un changement d'approche de l'ONF est possible et qu'une véritable filière peut émerger ceci bien évidemment en assurant la protection de cette forêt précieuse et au titre du programme régional de la Forêt 2019-2029 avait été envisagé de tripler la récolte au travers de du recours à des plantations pouvez-vous nous dire ce qu'il en est de ce projet et si vous avez pu évaluer quel effort financier serait nécessaire merci cher collèguue et merci pour l'intérêt que vous portez à la Guyane chers collègues je vous laisse le son de partager allez on se partage alors déjà donc sur la concernant la fracture numérique bah déjà les opérateurs nous avons comme opérateur principalement donc Digicel orange c'est orange chez nous orange Caraïb et en fait qu'est-ce qu'ils vous disent il vous disent qu'il faut des routes parce que bon quand vous mettez un pilone il faut qu'il y ait de l'énergie qui arrive il faut pouvoir faire faire de la maintenance et cetera sinon il faut y aller en hélicoptère he bon euh donc ça c'est un premier point sinon c'est c'est la on lutte contre la facture numérique par du satellitaire et ça coûte cher donc ça devient compliqué donc en fait la la les opérateurs attendent qu'il y ait des routes pour pouvoir non seulement installer des pilones je parle les hébergeurs notamment donc il y a aujourd'hui pour être concret effectivement il y a eu des appels d'offrees mais l'essentiel des appels d'offres sont sur le réseau qui existe déjà c'est-à-dire sur le littoral pour l'installation de pylon ils imaginent aussi des pylones avec une certaine autonomie mais bon c'est il y a quand même une cohérence à avoir aménager le territoire avec des routes et ensuite faire essayer de limiter la fracture numérique second donc sur la question donc du fond de de la filière agricole ben vous savez que là donc il y a il y a les saffaires datent de 1960 en France il a fallu un mouvement social en 2017 pour qu'on puisse s'installer une safèire en guyan la décision a été décidée en 2017 et finalement elle est en place que maintenant donc 5 ans après 5 6 ans sur les 20000 hectares qui seront rétrocédés à partir des accords de guyan il faut savoir voir que 80 % des parcelles qui sont destinées à l'agriculture sont considéré sur deux rapports qui ont été demandés deux audites ce sont des terres qui sont nonfertiles donc il y a un contentieux même sur ces questionsl donc en fait dans le il faut poser le problème à l'envers il y a il y a une façon de d'administrer le foncier aujourd'hui en guyan qui est une façon qui n'est pas normale elle n'est pas normale ni en terme de légitimité parce qu'il y a quand même dans les accords de guyan les autochtones qui qui doivent récupérer 400000 hectares aujourd'hui on est toujours au point zéro et vous avez les agriculteurs c'est 20000 hectares vous avez les collectivités c'est 250000 hectares j'arrive à une autre question donc je laisse la question agricole pour aller vite les collectivités locales oui elles veulent bien demander mais l'État leur dit mais il faudra payer l'impôt foncier alors que l'État n'a jamais payé un centime sur l'impôt foncier alors que l'État détient près de 95 % des terres en Guane et donc les maires il disent mais non nous on veut pas payer le Fancier même si ça revient c'est une fiscalité qui revient au collectivité il y a quand même à peu près 3 % donc de frais administratif et ça coûte trop cher pour les collectivités quand il s'agit de milliers d'hectares donc en fait c'est un frein mais ce n'est pas le seul frein c'est parce que une fois vous avez le foncier il faut le cadastrer il y a il y a l'aménagement parce qu'il faut du foncier aménager hein pour pouvoir faire les choses et ça a un coût or nos collectivités n'ont pas les moyens aujourd'hui financiers pour pouvoir le faire faut savoir que la déforestation en guyan quand vous voulez déforester un hactare c'est à peu près 5000 € donc c'est difficile pour une collectivité mais c'est difficile aussi pour un agriculteur c'est difficile aussi pour des socis professionnelles et en plus vous avez toute la réglementation et la surréglementation qui vient au nom de la non déforestation poser les problèmes et y compris le financement rappelez-vous ici même nous avons additionné le directeur de la FD qui nous a dit que très clairement tout projet où il y a un arbre de coupée ne sera pas financé le rénavant bah c'est une absurdité en Guan parce que de toutes les façons il faudra défester et donc euh donc c'est c'est c'est j'ai voulu passer rapidement sur la question rcol et sur la question donc de de l'accès au fonciers la l'accès au fonciers moi moi j'ai j'ai toujours considéré que c'est le préalable en Guan si si on n' pas accès au fonciers on peut absolument rien faire et des collègues ils ont pu survoler dès leur arrivé ils sont arrivés le samedi le lendemain matin ils ont survoler un hélicoptère et et même à un moment donné il se demandait mais où sont les sites d'orpayage illégaux parce que il y a tellement de forêts à perdre de vue que même les sites d'orage illégaux qui constituent l'essentiel de la déforestation en Guyane mais très largement et bien on en a vu trois je crois oua on en a on en a vu trois donc il faut il faut vraiment aller sur place pour se rendre compte que la forêt guanaise c'est immense et que parler de sobriété fancière ce n'est pas normal en Guan même même la Zane c'est pas normal chez nous personne ne comprend la zan ça n'a pas de sens je sais juste voilà je vais pas créer de polémique juste monsieur le corapporteur parce que on a beaucoup de collègues qui sont allés voter qui m'envoient des messages parce qu' ils veulent continuer à suivre nos débat donc ce que je vous propose c'est qu' on suspend 5 minutes le temps d'aller voter et on revient parce qu'il y a encore pas mal de réponses qui doivent être donné aux collègues à tout de suite on suspend 5 minute chers collègues nous reprenons nos travaux je remercie les collègues qui sont revenus dans notre salle de commission après ce vote j'avais effectivement coupé jeanvictor castor qui était en pleine explication monsieur corapporteur je vous laisse le soin de continuer vos propos votre propos oui donc j'avais répondu sur la facture numérique sur la question agricole et puis sur le foncier he il y avait une autre question alors je sais pas si je suis le seul à répondre mais sur il y avait une question sur la question du hub régional euh ben oui alors du coup hub régionale c'est une grande ambition qui existe depuis très longtemps euh il y aura un hub régional au Surinam ça c'est sûr et qui c'est un grand projet et il y en aura un aussi au Guana avec les moyens financiers qu'ils ont avec les ressources du pétrole et du gaz et et puis il y a le hub qui existe déjà d'ors et déjà au territoire de dans l'état de du Para avec BEM donc en fait aujourd'hui si vous voulez circuler pour pour aller en Amérique du Sud par exemple bah il faut passer faut passer la frontière faut aller à Paramaribo Surinam et de là vous avez accès à c'est c'est plus facile alors c'est vrai que on a eu de façon alternée des compagnies aériennes qui nous permettaient d'aller à Bélem c'est le cas aujourd'hui avec Air France mais bon c'est c'est du provisoire on ne sait pas si cette ligne va va durer euh donc en fait cette instabilité permanente en matière de de de coopération enfin de ligne de de fréquence de ligne aussi avec la Caraïbe ou l'Amérique du Sud bon nous pénalise énormément mais il y a pas de projet en tous les cas de cette dimension aujourd'hui ça n'existe pas euh ensuite il y a un vrai problème aussi qui est lié à ça c'est peut-être que c'est un problème un peu technique faut savoir que dans le cadre de des relations internationales la DGAC nous dit très clairement que bon il faut que les intérêts de la France soi maintenu dans le dans le gagnant gagnant et et du coup si ce n'est pas le cas ben la déj m en véau sur les les propositions de compagnie aériennne extérieur étrangère si elle veut donc si elles veulent desservir donc la région passant par la guyan et donc on a eu plusieurs cas comme ça où on a eu un avis défavorable de la DGAC simplement parce queil y avait pas on va dire le pendant pour les intérêts de la France et ça c'est c'est pas acceptable pour les élus locaux de la Guyenne euh sur la question des routes ben on a auditionné je sais pas si quelqu'un veut le faire on a auditionné le la Direction des Routes euh la Direction des Routes nous a dit très clairement ben ça a été dit tout à l'heure ben par rapport au bassin de vie il y a pas suffisamment de population et il y a pas de projet dans dans le cadre de de des orientations et de la doctrine donc du ministère donc du transport et et puis il nous a on nous a sorti l'autre argument aussi c'est-à-dire la protection de l'environnement donc du coup vous voyez que ce sont des obstacles qui sont importants parce que ce sont des obstacles qui relèv de doctrine et et du coup ça ça nous pose un véritable problème moi je alors je vous dis ça c'est c'est hors hors audition récemment donc il y a il y a 3 qu jours nous avons rencontré le ministre bon avec le président de la collectivité les des autres parlementaires donc les sénateurs et cetera de guyan le président de l'association des maires pour exposer justement les prè les projets routiers que que que nous portons pour désenclaver le territoire et Monsieur bon nous a dit que bon lui il est pas opposé en tant que ministre des Transports même si c'est compliqué aujourd'hui parce que ce sont des financements qui sont importants et il voit bien que c'est une boie de programmation avec un financement vraiment très particulier qu'il faudrait avoir mais bon on sait très bien aussi que c'est interministériel il faut que les autres ministères de la transition écologique et puis et puis Bercy et puis et cetera que tout le monde se positionne pour ce désenclavement ri donc aujourd'hui on est plutôt sur une une une doctrine et une position donc de l'état de ne pas construire par exemple quand quand on avait auditionné le préfet de guyan très clairement voilà il y a pas de de projet de de prévu voilà voil là et et très précisé très très précisément aussi sur les les contrats qui sont prévus hein les contrats plurannuels de 2024 jusqu'à 2027 il y a pas de projet de désenclavement de prévu non plus c'est la collectivité qui va porter des études pour les projets de désenclavement Gérard lecel oui merci président juste un un petit complément par rapport aux liaisons aériennes la question principale était concernant le hub et Jean Victoria a répondu il y a un deuxième sujet qui est pour les les aéroports ou aérodromees secondaires notamment celui de de Marie passoula qui ont des pistes en lérite et qui ne permettent pas de déplacement d'avion de plus de 17 places donc on voit bien que l'enclavement il est aussi lié à la faible capacité notamment de des avions liés aux pistes et au aux obligations d'entretien du du du matériel donc il y a un double sujet à la fois j'ai envie de dire interrégional et interne à la guillane madame oui jeanvictor comme on a dit qu'on avait une des rapporteurs qui étaient rigoureux peut-être juste pour que pour clarifier en fait il y a des travaux en ce moment sur la piste de marépasoua mais les pistes ne sont pas en l'terit elles sont soit bétonnées soit euh voilà mais euh mais c'est vrai qu'il y a un véritable problème aussi de de capacité financière de la collectivité à pouvoir non seulement faire des pistes mais les mettre au normees pour éviter justement qu'on puisse je vous donne un exemple c'est un exemple très coccasse vous avez Saül par exemple la commune qui est vraiment totalement Clavé il y a pas de fleuve elle est au milieu de la Guyane bien aujourd'hui la collectivité pour pouvoir assurer la sûreté et la sécurité sur la piste il faut qu'elle puisse amener un pickup pour le le les pompiers hein qui assurent la sécurité en cas de d'accident et bien ce pickup il ne peut pas être transporté par hélicoptère par rapport à son poids donc il a été demandé à des orpailleurs qui savent utiliser le Layon la route qui existe qui est un chemin très difficile d'accès et cetera mais qui savent le faire avec un camignon et avec donc des des moyens de de pelle mécanique et cetera ah bien les services de l'État déconcentrés de l'État disent que ce n'est pas possible parce qu'il y a la réglementation de C la réglementation de ça et cetera et cetera donc finalement une commune qui est déjà enclavée où on ne peut pas faire circuler les avions et bien on répond la réponse de l'État c'est que vous ne pouvez pas transporter le pickup voilà et donc la collectivité elle est face à une situation comme ça donc en fait vous voyez que même quand il ce sont plus des problèmes financiers et cetera on a une suradministration qui qui ne comprend pas même qui ne comprend même pas les enjeux voilà parce que les lois ne sont pas adaptées et cetera oui madame guetté a il y a du bon sens aussi oui pour repartir de ce que disait Jean-Victor à l'instant je pense que ça nous a frappé vraiment plusieurs fois au cours de de la mission l'inadaptation l'inadéquation ou même l'impensée parfois totale de de l'application des lois sur le territoire par exemple les agriculteurs puisque c'était une partie de vos questions nous ont parlé de la nécessité d'un plan quand en hexagone on réfléchit plan loup plan ours et cetera on en a parlé à multiples reprises dans la commission sans même parfois songer au fait qu'il faudrait qu'on élabore en effet un plan Jaguar ou qu'on se pose la question de ce que ça peut avoir comme conséquence économique ou pour ou pour les gens dont c'est l'activité principale un autre exemple c'est le le fait de de de commercer directement avec les voisins nombre de personnes qui nous ont dit qu'ils allaient acheter les produits de première nécessité soit au Surinam soit au Brésil vu les prix qui sont pratiqués du côté guyané français donc en fait tout tout ça a des implications énormes dans la vie quotidienne ou dans les activités professionnelles des gens et donc c'est pour ça qu'on a mis une piste parmi nos préconisations qui est un peu flou mais qui nécessite en fait des ajustements permanents je pense que qu'on doit y réfléchir assez sérieusement sur la question des de la fracture numérique jeanvictor a donn des éléments de réponse mais nous-même on l'a expérimenté quand on est allé dans les communes du fleuve nos téléphones se mettent sur le réseau du Surinam euh donc on avait pas pensé mais il faut se mettre en mode avion pour ne pas payer extrêmement cher c'est une anecdote mais bon les gens vivent là-bas au quotidien nous on y est allé quelques jours de même que quand on est passé à côté il me semble de du Centre Spatial c'est une énorme zone blanche sur une route pendant plusieurs heures la nationale voilà sur la nationale donc vous êtes à côté de de la base de lancement de la plus moderne dont on est évidemment extrêmement fier mais vous n'avez pas accès à un réseau téléphonique donc il est clair que des moyens très conséquents doivent être mis là-dessus ensuite sur la question agricole on a rencontré des agriculteurs mais aussi des chasseurs qui ont un usage quotidien de la forêt qui nous ont remonté plusieurs problématiques on l'a dit en toute matière en Guyane la question du foncier est centrale mais pour la question agricole elle est d'autant plus que la durée de vie d'installation pour les jeunes agriculteurs est extrêmement dépendante de cette question du foncier et bien souvent les jeunes sont formés puis abandonnent avant même qu'on le qu'on qu'ils ai pu trouver une parcelle à exploiter donc pour moi cette question de de de restitution des terres aux communes qui qui puisse ensuite faire des plans d'aménagement locaux elle est elle est à régler très rapidement le plus rapidement possible et puis ensuite de pouvoir encourager notamment les jeunes générations dans leur dans leur projet d'activité en matière agricole il faut aussi penser les les le fait d'aller jusqu'aux parcelles donc ça veut dire aussi défricher de la forêt amazonienne pour pour rien que des chemins pour accéder aux parcelles tout ça coûte extrêmement cher ça a été dit Paran Jean-Victor là aussi mais ça me paraît absolument central et puis enfin sur la filière bois euh il y a un un manque de siries il me semble que des siries ont fermé existait avant mais on ferm on peut fermer voilà donc il faudrait accompagner évidemment pour la réouverture de Syrie euh permettre d'avoir une filière en fait intégrée jusqu'à la fabrication des meubles euh avec et et j'ai une attention particulière à ça parce que au cours de plusieurs projets de loi j'avais défendu des amendements en matière de formation mais avec il faut absolument créer des formations qui puissent offrir des perspectives et en matière de de de de de gestion de la forêt mais aussi tout ce qui va vers la réalisation de meubles et cetera avec une grande vigilance parce qu'il y a des projets de biomasse qui se développent pour que ce soit fait justement dans le cas d'une filière complète sinon avec tous les les travers qu'on connaît et qu'on a déjà bien étudié dans cadre de cette commission euh et peut-être pour pas être trop longue juste euh on a mis dans le rapport cette cette discussion qu'on a pu avoir sur notamment avec le collectif apachi sur le cas des femmes enceintes qui doivent aller à à Cayenne quand leur grossesse est à risque au bout de 6 mois de grossesse au bout du 7e mois quand ce sont des grossesses normales euh c'est frappant de constater que dans beaucoup d'endroits du territoire cette situation aurait paru tellement inadmissible qu'elle aurait été réglée depuis un moment et ça génère un sentiment d'injustice extrêmement fort d'une colère extrêmement forte dont on essae de se faire là les relais dans le cadre apaisé de d'une commission et traditionnelle mais faut enfin voilà il faut vraiment mesurer le degré de colère qui est tout à fait légitime je vous donne un un deuxième exemple et un dernier exemple quand nous étions dans cette pirogue qui d'ailleurs donc est tombée en panne quand on a passé une cascade à l'envers pour vous le dire rapidement un saut exactementourant à contrecourant non mais c'est assez impressionnant quand même on s'imagine pas que voilà que que mais c'est c'est le quotidien d'aiguill anné et nous avons fait le trajet avec une jeune femme qui est institutrice et qui faute de collège dans le dernier village où nous sommes R rendu au bout de 2 heures de Pirog avait dû confier ses enfants à sa mère pour qu'il eux aillent au collège parce qu'il n'avait pas de collège dans le dans le village où nous nous rendions donc ça a des implications sur la vie quotidienne des gens qui sont absolument immenses avec pour celles et ceux qui assurent notamment les services publics en matière d'éducation de soins euh un grand renoncement aussi à certaines choses pour permettre la continuité des services publics y compris euh en ayant des conséquences négatives sur leur propre vie privée donc voilà je cette cette cette commission c'est un peu vous livreer nos impressions le rapport est évidemment beaucoup plus complet et moi pour pas être plus longue je fais vraiment le vœux qu'on puisse avoir des initiatives parlementaires d'après ce que vous avez annoncé les uns les autres on va avoir un vote relativement unanime sur le rapport bah qu'on puisse le décliner dans des résolutions dans des lois euh être en appui quand Jean-Victor castor et David rimman nous alerteront sur peut-être des des actualités ou des des besoins plus pressents voilà qu'on puisse vraiment donner des suites à ce travail pour pas que ce soit le N rapport et c'est vraiment ce qui est craint par les guuyanais l' guuyanaise monsieur Decker vous aviez encore une question je crois oui peut-être juste une précision sur la question de la filière en bois c'estectivement les objectif du PRF B ne sont pas il n'est pas atteint du tout mais l'une des préoccupations de la filière c'est que c'est la question des pénétrante et les pénétrante c'est la responsabilité de l'ONF et et donc du coup il y a un vrai blocage mais la question des P 300 c'est aussi une grosse problématique pour les agriculteurs c'est-à-dire que nous on a des saisons de pluies qui sont qui sont énormes et donc il faut pas il faut pas simplement les faire mais il faut aussi les entretenir et donc vous avez on a eu deux grosses saisons on des PLU par exemple en guyan et qui ont rendu impossible l'accès aux plantations donc au niveau des agriculteurs notamment des maréchés donc ça a eu un impact terrible pour les agriculteurs mais c'est c'est le cas aussi pour les pour les les forestiers et donc on a on a une vraie préoccupation là-dessus et il faut savoir que l'ONF c'est 80 personnes 90 personnes à peu près en terme de personnel pour une forêt de 8400000 hectares il faut savoir que l'ONF à la Réunion l'île de la Réunion général a contre contre mes collègues de la Réunion mais c'est plus de 200 personnes donc en fait vous voyez déjà on a des équilibres des déséquilibres et puis il faut il faut s'appuyer sur les populations locales c'est qui connaissent la forêt et donc tu parlais de la formation et mais il faut faire du recrutement local aussi ce sont ces personnes-là qui sont les mieux à même de de de de de faire cette protection et qui connaissent le territoire et donc on a c'est c'est plein de sujets comme ça où on parlait de Paradox mais la guunne c'est voilà c'est la terre de où il y a des paradoxes qui se qui se multiplient et donc il faut sur ch chaque point pouvoir agir mais il y a quand même moi je veux le dis je le dis sincèrement aux collègues c'est pour ça que j'ai fait ma présentation dans ce sens-là il faut vraiment se mettre dans la situation des habitants de lagaguane pour pouvoir diagnostiquer et faire les bons choix à partir du moment où on traite ça de Paris et cetera tous en tant que parlementairire nous avons nos problèmes dans nos circonscriptions nous avons nos doctrines aussi nous avons les les préoccupations l'échelle du monde et cetera mais il faut il faut bien se rendre compte que la Guyane c'est un c'est de la forêt à 90 17 % et il faut il faut surtout pas parler aux habitants de la Guane de sobriété les gens ne comprennent pas il faut pas leur dire que il faut de la souriété foncière que faut qu'on ne peut pas du tout déforester et cetera il faut déterminer les zones et comme je le disais au début avant même que la que la décision soit prise pour réaliser cette mission permettez aux personnes qui vivent localement de déterminer là où il faut placer le curseur entre la la la nécessité de répondre aux besoins en matière d'aménagement du territoire et puis bien sûr cette cette nécessité aussi à l'échelle du monde et la contribution de la Guyane aussi à la protection donc de la planète mais ça peut pas être décidé de Paris et ça ne peut pas être au détriment des besoins des habitants aujourd'hui les les habitants payent lourdement le le le cette cette volonté de garder la la la ce qui se dit en Guan c'est que l'État a une volonté de mettre sous cloche la Guan et moi je le pense sincèrement et c'est c'est très vieux ça date de très longtemps et donc il faut sortir de ce schéma là merci chers collègue merci pour le travail que nous avons réalisé tous ensemble on a désormais cette responsabilité conformément à l'article 145 alineéa 7 du Règlement de mettre au voix l'autorisation de publication du rapport de la mission d'information qui est pour on aoit de voter qui est contre la publication est autorisé merci chers collègues et on se retrouve demain matin pour l'audition de monsieur Christophe bouillon qui reviendra dans cette salle de commission après avoir été députés les présidents euh de la NCT à demain
Clémence Guetté