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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 21 mars 2024 24 min

Ukraine : "la victoire de Poutine, c'est l'échec de l'Europe"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et notre invité ce matin c'est Jean-Pierre affarin bonjour merci beaucoup d'être avec nous ancien Premier ministre président de l'ONG leader pour la paix on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Julien l'cuiller de la voix du Nord bonjour Julien bonjour Orian bonjour Monsieur le Premier Ministre bonjour et bonjour honord merci on va commencer par l'événement aujourd'hui au Sénat c'est ce texte sur le CTA qui a été mis à l'ordre du jour par les communistes ce projet de loi de ratification du CTA il n'a toujours pas été voté ici au Sénat les communistes ont donc mis à l'ordre du jour de leur niche parlementaire c'est rare en 2018 vous aviez écrit une tribune avec l'ancien vice-Premier ministre du Canada pour appeler la France à ratifier rapidement le CTA est-ce que 6 ans après vous trouvez normal que le gouvernement n'est toujours pas mis ce traité à l'ordre du jour du Sénat alors petit sourire pour commencer le grand événement c'est quand même l'arrivée de Marie-Jeanne bami sénatrice en parler mais ça c'était dimanche je vous promets on en par faut saluer quand même cette grande victoire et donc c'est ça l'événement qui va marquer cette journée al très fondamentalement je crois qu'il faut voter ce texte et ce texte est en effet n on a construit une période transitoire pour voir les résultats les résultats sont convaincants et donc je crois vraiment quand on voit une augmentation de notre commerce extérieur de d'un tiers on voit que les les exportations agricoles sont renforcé on voit que nos fromages se vendent magnifiquement mais on va revenir sur le fond du texte avec Julien mais sur la méthode est-ce que c'est normal vous êtes ancien sénateur est-ce que c'est normal que le gouvernement n'est toujours pas soumis ce texte au sén j'ajouterai monsieur monsieur le Premier ministre que l'argument du du bilan attendre le bilan qui est sorti par le gouvernement il est un peu faible puisque le texte il est quand même été voté par par l'Assemblée nationale de justesse en 2019 donc je veux dire ça veut dire qu'on avait déjà les éléments pour le passer pour le passer devant la représentation nationale écoutez on a une période transitoire cette période transitoire c'est en 2023 maintenant que nous pouvons l'expertiser le gouvernement s'il avait pu le faire passer avant il aurait sans doute fait passé avant il pas procrastin pourquoi il l' pas fait alors mais mais parce que forcément il y a pas forcément de majorité non franchement le gouvernement il est pas responsable de tout nous sommes dans un dans un pays parlementaire on vair-ce qu'il y a pas eu un manque de respect du Parlement à ne pas faire voter ce texte au Sénat mais c'est pas une question de de manque de respect c'est une c'est une question de majorité donc est-ce que c'est possible de le faire voter ou pas le faire voter moi je suis très inquiet parce qu'au fond on abandonne l'idée de compétitivité dans ce pays on parle aux agriculteurs on dit voilà les normes qu'il faut que vous suiviez voilà voilà ce qu'il faut faire voilà ce qu'il faut faire ils ont pas les moyens de faire ça et donc c'est l'État qui doit payer or l'État on le voit bien il a pas d'argent on est en train de nationaliser l'agriculture on est en train de socialiser notre économie on abandonne l'objectif de compétitivité et donc de dire on va on va taper tel tel pays on va se mettre contre si on était les plus forts on pourrait le faire mais je vois bien que on a raison de de de taxer les véhicules électriques pour pas qu'on ait une invasion de la Chine mais qu'est-ce que fait la Chine elle taxe le cognac et nous nos exportation alors que le cognac est un produit non seulement excellent qui provient d'une région magnifique mais en plus qui qui est un un un produit qui qui rapporte beaucoup de devises pour la France et bien il est dans les rapports de force ce qu'il faut c'est le désaccord et des acccord positif la tenstion nous ne sommes pas les plus forts aujourd'hui regardez les états puissances nous sommes pas un grand état puissance notre Europe elle est pas encore suffisamment organisé et donc on a un déficit d'Europe on a un déficit de puissance donc les grandes puissances vont pouvoir nous avoir des mesures de rétorsion il nous faut des accords et des accords positifs là nous avons un accord qui est un accord POS que vous dites monsieur le Premier ministre c'estendre c'est que le le le CTA serait devenu le le le Bou émissaire de la remise en cause des traités internationaux de façon générale je pense c'est c'est le Bou émissaire de l'isolement c'est on est les plus forts on ferme on on met nos frontières on s'en ferme on sera plus heureux entre nous la richesse c'est l'ouverture et la richesse c'est les échanges c'est là où on crée de la valeur c'est là où on va chercher des des performances mais pour ça naturellement il faut un pays mobilisé et mobilisé sur la compétitivité c'est très intéressant de voir ce qui se passe sur le modèle agricole le modèle agricole c'est une économie c'est une économie compétitive les agriculteurs ont fait des efforts depuis une cinquantaine d'années incroyable pour avoir un haut niveau de compétitivité et aujourd'hui la société donne des normes et ces normes elles coûtent très cher et les agriculteurs n'ont pas les moyens de financer ces normes donc c'est l'état on assiste quelque part à une sorte de nationalisation de l'agriculture tout ce c'est c'est à mon avis c'est ass absurde si l'État était très riche pourrait se permettre ce luxe mais est-ce que vous comprenez la position des républicains qui voteront majoritairement contre non je je comprends pas bon j'aime bien les républicains j'ai beaucoup d'amitié de respect pour Bruno rotaillot je je connais beaucoup il y a beaucoup d'amis làessus ça c'est ma base politique j'iscardienirquien j'ai j'ai j'ai eu toute cette culture donc je je ne les attaque pas mais je pense que on a pas aujourd'hui cette réflex majeur que au fond ce qui compte c'est en fait la l'ouverture pour aller chercher des performances et mobiliser notre pays pour des performances on a obtenu des performances avec le Canada le Canada c'est un pays ami on voit bien que les États-Unis avec le dollar avec l'extraterritorialité des lois nous font des pressions très fortes on voit bien que la Chine nous fait des pressions très très forte également et donc avec qui on peut vraiment parler en ami le Canada c'est vraiment et ce pays Québec où nous avons nos frères c'est vraiment un pays qui est le parmi le plus proche alors si on n'est pas capable de s'entendre avec le Canada avec qui on va s'entendre et si on est isolé je vous assure que ce sera difficile parce qu'on aura toujours des mesures de rétorsion qui seront plus fortes que nos coups de menton la bataille de l'opinion publique n'est-elle pas déjà perdue il y a selon odoxa qui a sorti un un sondage hier six Français sur 10 considère que les accords commerciaux conclus par l'Union européenne avec d'autres parties du monde sont un danger pour nos entreprises plutôt qu'une chance pour exporter mais ça c'est la l'état de l'opinion je je vois bien que le souverainisme je vois bien que le populisme je vois bien qu'un certain nombre de forces qui sont des forces du repli sont en train de se développer on préfère une sorte de confort du repli plutôt que un effort de la performance donc je vois bien que mais je dis ça te conduit nulle part on va s'appauvrir progressivement plus on s'isole plus on s'appauvrit et moins on aura de moyens pour nous je vois les déficits dans lesquels on est quoi qu'il en coûte et tout ce qui ce qui ce qui ce qui est mené qui a été mené aujourd'hui on voit bien que les moyens de l'État sont faibles donc où sont les moyens de l'avenir de la France les moyens de l'avenir de la France son dans le talent des Français dans leur qualité à à faire des produits de qualité comme comme les produits agricoles français donc c'est c'est ça notre performance donc tourner le dos à cet effort surtout quand on a un pays ami qu'est-ce qu'on a on a des valeurs communes avec le Canada nous l'avons peuplé ce pays donc c'est quel on a des racines ensemble Jens on parle d'un autre sujet on parle de l'alerte sur les dépenses publiques oui ben justement on en parlait on en parlait à l'instant on attend les prévisions de de l'INC pour le le 26 mars mais dors et déjà le le déficit publ 2023 s'annonce significativement plus important que que que prévu euh il était prévu à 4,9 % il va il va largement dépasser les les les 5 % donc l'objectif d'un déficit ramené à 4,4 % il est déjà hors de porté euh le gouvernement a-t-il sous-estimé l'effort nécessaire pour assignir les les finances publiques moi je crois qu'on est en train de découvrir peti à petier aussi toutes les conséquences du covid hein on on a vécu quand même quelque chose d'assez extraordinaire politiquement c'était une période très étrange et très surprenante ne pas savoir si les écoles seront ouvertes demain euh ou la semaine prochaine ce qui était le cas dans pendant le covid on était dans une situation politique inconnue mais mettre la responsabilité sur le covid vous pensez que c'est la c'est pas se se r non mais on a on a soutenu un grand nombre de PME à cette occasion qui qui n'avait plus de commerce qui n'avait plus d'activité donc on on a été obligé de faire des efforts importants et sans doute que ces efforts on a on a on a peut-être tardé à à remettre les les choses en place et puis on a quand même des défis qui sont incroyables parce que la transition écologique c'est c'est un financement incroyable de cette cette exigence de qualité je je la conteste pas du tout je crois au contraire que la la planétisation des consciences c'est un fait très important dans le monde et c'est un sujet sur lequel la France peut-être leader on voit que sur les euh sur les gaz à effet de serre on a été est très performant donc il y a il y a un certain nombre de choses qui sont très utiles mais néanmoins on voit bien qu'on il y a des choses qu'on n' pas les moyens de faire on va on met le véhicule électrique mais le véhicule électrique il va coûter assez cher et et et aujourd'hui beaucoup beaucoup de gens se sont installés à la périphérie des villes dans des campagnes avec des des Près l'accession à la propriété mais avec le diesel auour faut renoncer il faut renoncer à cet objec du il faut qu'on choisisse des priorités dont nous avons les moyens si on met trop de priorités que nous n'avons pas les moyens de ces priorités mais on a pas les moyens de passer au tout électrique on a on a on n pas les moyens d'avoir des des calendriers qui sont quelquefois extraordina si on pas les moyens il faut trouver des des des levier on l'a compris le le couple enfin le couple exécutif Emmanuel Macron surtout ne veut pas remettre en cause certains euh fondamentaux du du macronisme on ne on ne relève pas les les les les impôts on ne taxe pas les entreprises de de plus encore euh sur quoi on peut jouer écoutez euh grosso modo dans la situation dans laquelle on est on ne peut jouer que sur les économies on peut c'est c'est c'est pas en appauvrissant les Français qu'on va régler le problème et donc la la source c'est le travail des Français c'est pour ça qu'il faut de la performance c'est pour ça qu'il faut de l'ouverture c'est pour ça qu'il faut MRE cet accord avec le CA la source principale c'est le travail des Français donc il faut éviter de pénaliser le travail des Français mais on les fait où les économies est-ce qu'on les fait sur les dépenses sociales est-ce qu'on les fait sur les collectivités ce sont deux pistes envisagées est-ce que ce sont les bonnes pour vous ben je je je pense que il y a déjà des économies qui ont été faites sur les sur le social je crois qu'il faut faire en sorte en effet que sur le travail a une meilleure rémunération du travail et moins de financement public ça c'est c'est clair qu'il faut faire des économies sur un certainur c'est difficile je sais bien que le débat politique mais il faut faire sur les collectivités aussi sur les collectivités ça ça dépend euh c'est pas si facile que ça à faire sur les collectivités hein parce que les collectivités elles ont des grands besoins et les collectivités elles sont au au contact de l'opinion hein et donc c'est c'est c'est là la la première ligne de la République et donc elles ont des besoins et et souvent quand elles prennent une décision c'est là où ça va le plus vite dans l'économie c'est là où les emplois arrivent le plus vite donc il faut faut faire très attention et et puis faire attention au débats théoriqu je supprime échelon et tout ça on voit bien que les les grandes régions ont pas fait d'économie hein donc on est dans une situation là sur lesquelle il faut être prudent le moi je veux pas qu'on sépare les collectivités de de l'État les collectivités c'est la première ligne de de l'appareil public et donc il faut il faut travailler avec ell il faut les écouter mais et puis faut il y a un certain nombre de de choses qui qui sont importantes je pense que ce qui est quand même très important il y a deux choses qu'il faudrait faire pour les collectivités un le retour du maire dans la fabrique de la loi c'est absurde que le maire ne soit pas dans la fabrique de la loi on exclut le maire qui est la personnalité politique la plus appréciée des Français qui est la plus proche des réalités qui est la plus proche du terrain le retour du cumul le retour le mot cumule naturellement c'est déjà une idée qui est péjorative moi je dis la responsabilité de faire la loi aujourd'hui vous êtes maire vous avez pas le droit de faire la loi vous pouvez pas être à l'Assemblée nationale pour le retour de la possibilité d'être à la fois maire et parlementaire voilà je pense qu'il il faut être maire et parlementaire ça je pense qu'on a besoin de maire au Parlement ça je crois que c'est Ess et puis deuxièmement on a besoin d'un niveau fiscal par collectivité la dignité d'un élu c'est d'être capable de d'assumer sa responsabilité de lever l'impôt pour faire la dépense et donc c'est à lui de trouver l'équilibre entre l'attente sur les dépenses et la capacité à payer des impôts voulez dire redonner de l'autonomie fiscale auutomie fiscale au collectivités je pense que c'est la responsabilité de mais pas jusqu'à remettre en cause la disparition de la taxe d'habitation par exemple ça ça c'est c'est à voir avec les collectivités territoriales je pense qu'il faut pas contre mais est-ce que c'est un débat qu'on peut remettre sur la table le retour de la taxe d'habitation mais mais je je pense que il faut pas forcément la taxe d'habitation il faut trouver il faut trouver quelque chose qui est lié à l'économie parce que c'est c'est le travail qui est la richesse et donc il faut que quand on gagne la richesse on puisse financer la partie sociale c'est c'est notre travail qui finance notre sociale l'ut l'autre aspect sur lequel je voulais vous interroger sur les dépenses publiques c'est que Bruno Lemer évoque dans son livre la voix française la nécessité de passer d'un État providence à un état protecteur clame même un il songe même un référendum sur la réforme du système social vous en pensez quoi mais moi je crois qu'il faut en effet que qu'on arrête de de penser que c'est la dépense de l'État qui règle nos problèmes la dépense de l'État elle peut régler un problème mais elle en crée un autre après derrière parce que par définition n nos moyens sont contraints et donc ce qu'il faut aujourd'hui c'est créer de la richesse comment se sont développés les les les grands pays qui se développent aujourd'hui je pense à à des pays dans l'Océanie l'Australie la Nouvelle-Zélande je je pense dans dans les pays communistes comme comme comme la Chine c'est c'est par le travail qu'ils ont réussi à construire ces villes à construirees ces puissance là donc il y a il y a euh partout on a aujourd'hui une seule vraie ressource c'est la capacité à travailler à innover l'intelligence créer créer un être conforme aux exigences du monde moderne c'est-à-dire la transition écologique la transition numérique être naturellement dans dans ces logiques là mais le faire en fonction de nos moyens et toujours permettre la compétitiv invité ce qui m'inquiète le plus moi qui connais bien l'agriculture qui aime les agriculteurs ça ce qui m'inquiète le plus c'est que le projet qu'on leur dise grosso modo c'est d'en faire des fonctionnaires voilà les les les règles qu'il faut obtenir et et soyez en fonction de ces règles c'est pas ça la performance la performance c'est l'entreprise agricole qui est capable d'inventer qui capable d'innover et qui crée de la richesse et qui apporte de la richesse au pays Julien on va parler de la situation internationale et de la guerre en Ukraine sans transition les les les nombreuses explications de texte du chef de l'État sur cette option ouverte l'envoie de troupe au sol en Ukraine n'ont pas convaincu ça n'en finit pas de créer des des remous à l'heure actuelle l'opinion française est très majoritairement contre cette éventualité on le voit à travers des des sondages est-ce qu'il a commis une erreur en évoquant cette hypothèse je pense que il a eu raison d'alerter les Français sur l'impasse dans laquelle nous sommes aujourd'hui en Ukraine pourquoi parce que la victoire militaire de l'Ukraine est très difficile voire impossible la victoire politique de Poutine est inacceptable on ne peut pas mettre l'Europe en défaite dans cette affaire donc on est là aujourd'hui dans dans une impasse est-ce que la bataille militaire peut-être gagnée là ça ne peut se faire que par une entente avec les Allemands avec les Anglais avec les États-Unis avec des États-Unis aujourd'hui qui sont naturellement en situation électorale et donc en situation difficile nous avons là une difficulté majeur pour la victoire de l'Ukraine et la victoire de Poutine c'est l'échec de l'Europe c'est l'échec de la démocratie c'est et puis sont les menaces à venir parce que le président a raison de dire que Poutine continuera d'avancer donc cette alerte elle est très importante mais ce qu'il faut c'est éviter d'avoir ce qu'on a aujourd'hui un peu partout sur toutes nos chaînes ce bavardage sur la guerre ça c'est très dangereux parce que le fond de l'affaire c'est que si on doit affronter Poutine que ce soit un affrontement de nature militaire ou que ce soit de nature diplomatique pour avoir un accord une négociation dans les deux cas il nous faut un rapport de force le rapport de force il passe d'abord par une bonne entente franco-allemande si les Français et les Allemands sont pas sur la même ligne l'Europe est extraordinairement fragilisée et puis il nous faut aussi une entente avec les Anglais parce que les Anglais certes ne sont plus dans l'Union européenne ils restent dans l'Europe et l'accord que nous avons je pense aux accords de Lancaster House entre l'armée française et l'armée britannique est indispensable à la puissance de l'Europe aujourd'hui et puis naturellement il faut discuter avec les Américains car on peut pas monter en affrontement avec Poutine sans avoir bien balisé le terrain avec les Américains tout ce est un travail diplomatique qui est un travail confidentiel qui est un travail en profondeur est-ce qu'on pourra continuer à discuter avec les Américains si c'est Donald Trump qui remporte la présidentielle de toute façon d'abord il faut discuter avant parce que la présidentielle pour les ukrainiens et tous ceux qui vivent les horreurs de cette guerre ce délai jusqu'au mois de novembre est très long donc il faut discuter aujourd'hui mais il faut peut-être même engager un certain nombre de discussions avec les deux partis politiqu pour pour essayer de voir comment on gère les les les comment ce camp démocratique peut-il cette situation mais je pense que le travail là est un travail de constitution d'un rapport de force aller à l'affrontement qu'il soit militaire ou qu'il soit diplomatique je préfère évidemment l'affrontement diplomatique le moment venu mais pour ça il faut d'abord constituer un rapport de for et ça ça se fait le temps long de la de des relations internationales peut inquiéter l'Ukraine puisqueil va falloir quand même encore quelques mois voir même quelques années avant qu'on soit en capacité de leur fournir tous les équipements nécessaires pour créer ce rapport de force en le en leur faveur est-ce qu'il n'est pas temps comme certains le le disent de de négocier ça c'est d'abord au peuple ukrainien de le dire nous soutenons le peuple ukrainien donc nous voulons soutenir sa propre stratégie n nous travaillons à à essayer de le convaincre sur un certain nombre de points les autorités ukrainiennes nous essayons de les convaincre mais au total je je pense que aujourd'hi on Essie les convaincre excusez-moi mais onessaie les convaincre de quoi de négocier de la de la de la situation et de de préparer toutes toutes les hypothèses possible de de parler de sortie de crise comment nous sortons et donc pour le moment on est dans l'affrontement les Ukrainiens considèrent qu'il faut une victoire militaire pour avoir un bon rapport de force donc nous les aidons sur ce sujet c'est à eux de de est-ce que c'est crédible vous le dites vous-même la la sans sans parler de de victoire ukrainienne est-ce qu'il y a pas un risque de de d'attendre encore pour que le rapport de force soit encore pire dans quelques temps dans dans dans dans toute les guerres et dans toute cette situation internationale nous sommes dans un des ris maximum la tension entre la Chine et les États-Unis est un sujet majeur euh la situation du terrorisme en Afrique est un sujet très grave donc le le le temps aujourd'hui est extraordinairement menaçant mais mais qui qui aujourd'hui peut pousser Poutine à la négociation est-ce que c'est la Chine qui peut le faire ah je je pense que la la Chine est un interlocuteur important j'ai vu que euh Poutine avait envoyé un message sur Taïwan ce qui montre que il veut le renforcement de son soutien il a dit ouais il a dit dimanche dans son discours de de victoire qu'il ne faisait aucun doute que Taïwan faisait partie de la Chine voilà alors bon ça euh bon ça a été c'est la position de l'ONU hein que que toutes les nations ont reconnu qu'il y avait qu'une seule Chine donc quand il dit ça il prend pas de grande risqu enfin c'est un message sympathique pour la Chine donc ça veut dire qu'il a quand même besoin d'un renfort de du soutien de la Chine ça veut dire que un il se sent peut-être un peu fragile quand même donc il va rechercher le un soutien de la Chine et de ça veut dire que la Chine ne le soutient pas autant qu'il le voudrait donc c'est quand même des choses intéressantes mais au total il est clair que la Chine peut avoir un un rôle aujourd'hui ce sera l'un des buts de de la de la visite de shishingping dans dans quelques semaines je je pense que le président Macron est sur cette ligne là qu'il a qu' a déjà eu des discussions avec sjinping au fond c'est ce qu'on a appelé la doctrine Kissinger éviter de mettre dans le même panier les intérêts de la Chine et de la Russie c'est l'Occident c'était c'est la stratégie de Kissinger c'était la stratégie de Jack shirade qui quelques autres c'était de se dire ne mettons jamais dans le même panier les intérêts de la Russie et la Chine parce que Chine et Russie c'est un bloc historique majeur même s'il y a beaucoup de divergences dans les deux partis communistes même s'il y a beaucoup de de rivalités compris frontalière mais globalement c'est clair que c'est une force qu'il faut essayer de différencier Julien parle des européennes oui à ce stade le rassemblement national distance toujours largement la la majorité entre 12 et 13 points de d'avance l'IPSOS prédit également une forte abstention comment on fait pour rattraper ce retard et puis surtout pour le toboggan moi je pense que il faut que les Français soient conscients que l'Europe est en train peut-être de sortir de l'histoire que aujourd'hui les grandes puissances peuvent un jour gouverner le monde sans l'Europe vous savez quand on parle de la tension entre la Chine et les États-Unis il y a deux scénarios ils vont à la guerre et nous sommes victimes ils vont à la paix ils peuvent faire la paix contre nous ils peuvent très bien s'arranger sur les puces électroniques sur tout ça c'est ça l'enjeu c'est ça l'enjeu de fondamental de EUR la survie de de l'EUR comme interlocuteur pens que la question majeure c'est la sortie de l'histoire de l' nous sommes revenus à des états puissances nous sommes revenus à à la logique de puissance c'est la logique de la Turquie c'est la logique de l'Iran c'est la logique de l'Arabie Saoudite c'était déjà la logique des États-Unis c'était déjà la logique de la Chine et de la Russie donc les états puissances aujourd'hui font un rapport de force mondial qui est extraordinairement important si l'Europe n'a pas de puissance nous n'avons pas joué la carte de la puissance nous avons joué la carte du marché nous avons voulu faire un marché qui était un marché qui évitait les grands monopoles qui évitait les grands groupes qui évitait les champions européens pour que les lois de la concurrence soient respectées aujourd' bien rappeler l'écart dans les sondages est-ce que la majorité aujourd'hui elle a perdu le combat face au rassemblement national mais bien sûr que non d'abord vous savez les élections européennes ça mobilise l'opinion publique dans les 15 jours avant les élections donc l'opinion publique aujourd'hui a d'autres soucis que euh les les élections européennes donc on va voir un peu la la situation mais ce que je crois c'est que le progressivement les Françaises et les Français vont se rendre compte que l'Europe c'est notre seul levier de puissance aujourd'hui quand quand vous voyez que même il faut qu'on fasse très très attention quand vous voyez les capacités de rétorsion quand vous voyez nos importations nous sommes dépendants d'un grand nombre de pays dans le monde c'est pour ça que l'affaire canadienne est incompréhensible parce que c'est un des pays avec lesquels on a des résultats positifs mais pour les autres naturellement on peut on peut jouer des muscles mais si jouent des muscles ils ont des muscles plus puissants que nous et donc on sera pas les vainqueurs donc le le fond de l'affaire aujourd'hui c'est de comprendre que ce dont l'Europe a besoin c'est de LA PUISSANCE ça veut dire d'abord une entente franco-allemande et ça veut dire aussi que nous n'avons pas peur de l'avenir mais que nous voulons l'assumer une défense européenne à travailler vous savez les peuples européens quand ils ont peur de la guerre ils appellent les États-Unis et bien aujourd'hui il faut se dire que les États-Unis seront pas avec Monsieur Trump forcément conditionement à nos côté donc il faut qu'on prépare notre propre défense notre souveraineté de la puissance voilà on vous l'avait promis pour terminer un petit mot sur mariean bam puisque ah elle elle a succédé à votre siège alors il y a Boulou entreemp mais en tout cas elle vous a succédé à ce siège de sénateur de la Vienne dimanche c'est la première fois je crois que la Vienne contre une sénatrice première fois que nous avons une sénatrice il é et puis une bonne elle est il étant en effet mais nous avions des suppléantes elle elle connais déjà le Sénat elle été la supplante d' la Fouché on a été candidat ensemble c'est une femme de qualité elle a présidé l'Association des Maires le service des pompiers le elle a une belle expérience elle travaille avec une majorité rassemblée avec unin Pichon au département donc moi j'ai grande confiance à la fois dans l'énergie féminine et à la fois dans ses talents propres et donc c'est c'est une bonne solution et je pense qu'avec bruneo Belin l'autre sénateur ils font du bon travail et voilà le message est passé merci jean-pierrein merci beaucoup d'avoir été avec nous Julien la une de la voie du Nord les réserves d'eau sont pleines oui c'est plutôt une bonne nouvelle c'est plutôt une bonne nouvelle pour le Nord merci Julien à la semaine prochaine on va parler d'Europe débat sur les européennes tout de suite dans ce club des territoires

Ukraine : "la victoire de Poutine, c'est l'échec de l'Europe" — Jean-Pierre Raffarin · Pourquijevote