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Conférence de presseC à vous (sur YouTube)· 8 juillet 2024 16 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsTravail & emploiÉconomie & entreprisesEurope & international

Une alliance entre Renaissance et LR envisageable ? - C à Vous - 08/07/2024

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Combien de temps une telle situation peut tenir ?

  • 2:00ComplaisanteRéponse partielle

    On en parle après l'édito. L'été politique risque d'être long.

  • 3:00OuverteRéponse directe

    C'est quoi, les affaires courantes ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    La réforme de l'assurance-chômage reste en suspens. Ca peut tenir combien de temps ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Les choses vont être reportées. Cette situation est tenable ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Vers qui allez-vous vous tourner en priorité pour construire cette coalition ? Vers Les Républicains ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00C.VautrinFait
    « C'est quand même le président de la République qui décide. G.Attal lui a donné sa démission. Le président de la République l'a refusée. »
  • 5:00C.VautrinChiffre
    « Si vous regardez l'UE, sur 27 pays, 23 pays fonctionnent avec des coalitions. »
  • 6:00C.VautrinChiffre
    « Il y a près de 29 millions de Français qui sont allés voter hier soir. »
  • 8:00D.ReyniéFait
    « Le Nouveau Front populaire est une idée ingénieuse fabriquée dans la précipitation de la dissolution. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Sens du devoir, respect de la souveraineté du peuple, voilà l'image que je me fais des fonctions de Premier ministre. - M.Bouhafsi: Alors qu'il était poursuivi par une nuée de journalistes toute la journée, il a souhaité rester discret. - Le cortège du Premier ministre a à nouveau passé les portes de l'hôtel de Matignon après près de 2 heures en dehors de Matignon. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, C.Vautrin, ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités du gouvernement de G.Attal.

Vous nous direz combien de temps une telle situation peut tenir. Juste un mot sur la façon dont G.Attal a rompu en direct avec le président de la République, en rappelant qu'il n'avait ni choisi ni soutenu la dissolution.

Il a souligné que dès aujourd'hui, le centre de gravité du pouvoir ne serait plus à l'Elysée mais à l'Assemblée nationale. C'est le devoir qui vous fait rester aux commandes du ministère du Travail. - C.Vautrin: C'est quand même le président de la République qui décide.

G.Attal lui a donné sa démission. Le président de la République l'a refusée.

Les institutions sont claires. Il y a une signature du président de la République. Nous sommes à 18 jours d'un événement mondial qui arrive une fois par siècle.

On nous demande d'être au travail au sens propre du terme, notamment pour préparer les JO et être prêts à accueillir le monde. - A.-E.Lemoine: Combien de temps ça peut durer? - C.Vautrin: Ce n'est pas moi qui vais le fixer. - A.-E.Lemoine: On en parle après l'édito de P.Cohen.

L'été politique risque d'être long. - P.Cohen: Très long.

Le gouvernement est démissionnaire mais gère les affaires courantes. La gauche revendique Matignon mais n'a pas encore proposé un nom de Premier ministre. L'un des chefs de l'ancienne majorité, S.Maillard, explique que trouver une coalition de majorité relative sans le RN ni LFI va prendre plusieurs semaines.

G.Attal n'est pas près de quitter son bureau. - A.-E.Lemoine: Ca va durer longtemps? - P.Cohen: Ce n'est limité par aucun texte.

C'est même facilité par un article du Code électoral qui permet aux députés de rester ministres et inversement tant que le gouvernement est démissionnaire et expédie les affaires courantes. G.Attal, G.Darmanin, A.Pannier-Runacher pourront, si rien ne bouge, participer à l'élection du président de l'Assemblée nationale le 18 juillet, échéance importante et très incertaine compte tenu de l'absence de majorité.

Ca nécessitera sans doute un 1er compromis entre républicains au sens large. On a aussi les JO de Paris qui démarrent une semaine plus tard. - A.-E.Lemoine: C'est quoi, les affaires courantes? - P.Cohen: C'est balisé.

Ce sont les affaires qui relèvent de l'activité quotidienne et continue de l'administration, les décisions préparées par les bureaux sur lesquels les ministres se bornent habituellement à exercer un simple contrôle et à apposer leur signature. Il y a aussi des questions urgentes qui ne peuvent pas être renvoyées à plus tard, les catastrophes naturelles, le maintien de l'ordre. On gère, mais on ne réforme pas.

Après, on entre dans l'inconnu. Sous la Ve République, aucune période d'expédition des affaires courantes n'a duré plus de 9 jours après des législatives. C'était sous le gouvernement Rocard en 88.

Sous la IVe République, le record est détenu par E.Faure. Il a été remplacé par G.Mollet. 64 jours de battement ou de crise. - A.-E.Lemoine: Vous êtes partis pour au moins 64 jours? - C.Vautrin: L'avenir nous le dira. - A.-E.Lemoine: Vous avez expédié des affaires courantes, aujourd'hui? - C.Vautrin: On le fait tous les jours.

La vie continue. Il y avait un dossier en chantier, la convention d'organisation et de gestion des accidents du travail et des maladies professionnelles. C'est un dossier qui nécessitait une signature.

J'ai signé cette convention. Si on prend un autre exemple, aujourd'hui, je n'ai pas eu l'occasion de le signer, mais dans le cadre des JO...

Je suis ministre de la Santé. L'organisation de la santé pendant les JO, c'est la mise en place des services nécessitant l'accueil des urgences dans les hôpitaux. Ca peut conduire à apposer une signature.

Ce qui est important, c'est que je ne vais pas préparer de projet de loi. - A.-E.Lemoine: La réforme de l'assurance-chômage reste en suspens. - C.Vautrin: Elle est effectivement en suspens, mais le décret...

Il n'y avait pas eu d'accord avec les partenaires sociaux. Le dispositif s'arrêtait le 30 juin. Au 1er juillet, un décret a été pris.

Je l'ai signé il y a 8 jours pour qu'il prenne effet à partir du 1er juillet jusqu'au 31 juillet, qui est la prolongation du décret actuel. Si, au 31 juillet, il n'y a pas eu d'évolution, peut-être faudra-t-il prolonger. - P.Cohen: La réforme devait prendre effet le 1er décembre. - C.Vautrin: Ce n'est pas le même décret.

J'ai pris la continuité de ce qui existait au 30 juin. Le projet de réforme tel qu'il a été préparé, le Premier ministre a décidé de le suspendre. Il n'est pas en application.

Mais vous avez raison. Si celui-là avait été mis en application le 1er juillet, il aurait été mis en vigueur en décembre pour des raisons informatiques. - A.-E.Lemoine: Les choses vont être reportées.

Ca peut tenir combien de temps? Cette situation est tenable? - C.Vautrin: Si vous regardez l'UE, sur 27 pays, 23 pays fonctionnent avec des coalitions.

Pour nous, c'est nouveau. On ne connaît pas ce système. La situation où nous sommes nécessite un peu de temps, ne serait-ce que parce que les députés ont été élus hier soir.

Ils vont aller à l'Assemblée. J'ai été élue 3 fois. Une des premières choses qu'on fait quand on arrive à l'Assemblée, c'est s'inscrire à un groupe pour être rattaché.

C'est ce qui va déterminer les membres de chaque groupe. - A.-E.Lemoine: Vers qui allez-vous vous tourner en priorité pour construire cette coalition?

Vers Les Républicains? - C.Vautrin: Il y a un point important.

Il y a près de 29 millions de Français qui sont allés voter hier soir. Notre réponse, c'est l'attente exprimée par ces 29 millions de Français. Jusqu'au 11 janvier, je présidais une communauté urbaine avec 143 communes.

Il y a des gens de tous les horizons politiques. Autour de projets, on a la capacité de trouver des réponses et d'avancer. - A.-E.Lemoine: Vous y croyez, à cette coalition? - C.Vautrin: Il y a une nécessité de répondre aux attentes des Français.

Tous ceux qui ont fait campagne ont entendu ces attentes. Je peux citer la notion des services publics en ruralité. C'est très attendu.

On a beaucoup entendu parler du pouvoir d'achat. Derrière tout ça, il y a une cohérence qu'on doit retrouver dans l'action gouvernementale. Autour du président de la République, rester debout... 143 députés ont été élus.

Derrière, il faut travailler dans un arc démocrate républicain pour avancer sur des projets qui permettent de répondre aux attentes de nos concitoyens. Pour moi, l'enjeu, c'est qu'ils attendent des réponses très concrètes. - A.-E.Lemoine: Vous allez vous mettre d'accord sur un programme et des mesures avant de former et de proposer une coalition? - C.Vautrin: Avant de dire qui, il est important de dire pourquoi. - A.-E.Lemoine: D.Reynié, sur les chances de coalition? - D.Reynié: Les intentions se manifestent.

J'ai une partie un peu amère. C'est tellement probable que les acteurs...

Ils sont en train de penser à leur propre parcours dans les mois à venir. Il y a les municipales en 2026, qui empêchent largement le PS d'avancer sans le soutien de LFI pour ne pas risquer d'avoir des candidats LFI en concurrence aux municipales pour le PS. C'est dans très peu de temps.

Le nombre de personnes qui voudront prendre le risque de s'impliquer dans des décisions qui pourraient être impopulaires sera très limité. On ne connaît pas les décisions populaires. Même sur le pouvoir d'achat...

Je ne vais pas faire un exposé là-dessus, mais on sait que nous n'avons pas les ressources. - E.Tran Nguyen: Les autres pays y arrivent. - D.Reynié: Ils ont un système différent.

Ils n'ont pas une élection présidentielle et un système comme le nôtre. On a un rendez-vous...

On doit régler cet élément de cohérence chez nous. On ne peut pas avoir un système qui fait du chef de l'Etat élu au suffrage universel direct le centre de tout et espérer que de cela va naître une culture parlementaire du compromis. C'est antinomique. - C.Vautrin: Il y a des concitoyens qui attendent de nous que les choses changent.

Il va y avoir des élections municipales. - A.-E.Lemoine: Il ne va pas y avoir un Premier ministre Renaissance. - C.Vautrin: Il y a des attentes auxquelles il faut apporter des réponses.

On a des gens qui considèrent qu'ils n'en ont jamais assez quand il s'est agi de ne pas compter mais toujours trop quand il s'agit d'être aidés. Je suis élue dans la Marne. Je vois les départements autour.

Quand vous voyez carton plein pour le RN...

On ne peut pas dire qu'il n'y a que des fachos dans ces départements. Il y a par contre des gens inquiets sur leur avenir et celui de leurs enfants. C'est à ça que je veux répondre.

C'est le sujet de notre pays. On a un sujet ruralité. On a encore un sujet quartiers et je pense qu'on a un sujet décentralisation.

Vous parliez des maires. Vous parlez de la République des maires, mais est-ce que c'est déconcentration ou décentralisation? Il faut être au niveau local.

Pendant le covid, l'Etat nous a aidés, mais c'est localement qu'on a aussi trouvé des solutions. Faisons confiance à celles et ceux qui sont sur le terrain. Ils sont à proximité de nos concitoyens. - M.Bouhafsi: Malgré le refus d'E.Macron de la démission proposée par G.Attal, plusieurs ministres auraient en tête de maintenir une démission globale dans les prochains jours.

Ca pourrait être votre cas? - C.Vautrin: Je n'en ai pas entendu parler.

Quand on a l'honneur de servir son pays, on est là jusqu'au bout. - A.-E.Lemoine: Une partie des 577 députés sont arrivés à l'Assemblée nationale. - G.Darmanin: La gauche et le Nouveau Front populaire n'ont pas gagné les élections.

Il n'y a pas de majorité pour personne. - S.Maillard: On va devoir inventer la culture de la coalition, très répandue partout en Europe, sauf chez nous. - D.Magnier: Un peu amère. - D.Guiraud: On a pas mal de défis qui s'annoncent.

On n'a pas de majorité absolue. Beaucoup de combats à venir. - R.Ramos: On doit travailler ensemble.

Je vous assure que vous allez avoir beaucoup de commentaires à faire. Ce ne sera pas simple. - P.Lescure: A l'Assemblée, il y a le retour de grands ou moyens fauves de la politique, comme L.Wauquiez ou D.Voynet.

Une image d'un autre retour attendu demain, celle de l'ancien président de la République F.Hollande, redevenu simple député de Corrèze. La 1re fois qu'il a porté cette écharpe, c'était en 1988.

On le voit arriver en compagnie de S.Royal. Un ancien président qui revient à l'Assemblée, c'est arrivé en 84 avec V.Giscard d'Estaing. - V.Giscard d'Estaing est entré côté présidence à l'Assemblée nationale.

Ses impressions, voire ses confidences, V.Giscard d'Estaing les réservera à ses amis de l'opposition avec une primeur remarquée pour J.Chirac.

Le parlementaire auvergnat a été installé à la droite de J.-C.Gaudin, devant R.Barre.

Il sera chaleureusement applaudi par les parlementaires UDF et UDI. - P.Lescure: F.Hollande a dit qu'il ne serait pas un député comme les autres.

Il sera donc un député pas tout à fait normal? - D.Reynié: Je l'ai entendu dire qu'il serait le garant du respect des prérogatives du chef de l'Etat.

Ca m'a frappé. - C.Vautrin: Comme parlementaire? - D.Reynié: C'est curieux.

On évoquait la possible pression pour la démission du président. Il a réagi en ce sens entre hier et aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: Donc un député pas tout à fait comme les autres et respectueux de la Constitution. - D.Reynié: En même temps, ça me faisait l'effet d'être une sorte de 1er syndicat des anciens présidents. - A.-E.Lemoine: Sur l'ingouvernabilité de cette Assemblée nationale...

C'est ce à quoi on va assister? - D.Reynié: Je le crains.

Le Nouveau Front populaire est une idée ingénieuse fabriquée dans la précipitation de la dissolution. Je la crois artificielle et j'imagine qu'elle ne tiendra pas sur des sujets comme la sécurité ou l'immigration. Sur des sujets économiques, ce sera compliqué.

Même si, au centre, il y a encore de beaux restes, il n'y a pas assez pour avoir une majorité relativement solide et une doctrine pour développer un programme. Les Français vont faire une expérience. Je crois qu'ils ne vont pas l'aimer et que ce sera une aubaine pour ceux qui sont restés en dehors. - A.-E.Lemoine: C.Vautrin acquiescait. - C.Vautrin: Les Français sont inquiets.