"Qu’attendez vous pour réagir et protéger les arbres qui sont en danger ?" - Catherine Ibled
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- Catherine IbledChiffre
« Notre ville est minérale ! très minérale. Elle compte 5,8m2 d’espace vert de proximité, c’est à dire à moins de 300 mètres des habitations, par habitant, quand l’OMS en recommande 12. »
- Catherine IbledFait
« Sous votre précédente mandature, entre 2014 et 2020, vous avez, non sans peine, réussi à planter seulement 20 000 arbres, tenté à plusieurs reprises de bétonner des espaces verts et réussi à abattre des arbres anciens. »
- Catherine IbledChiffre
« Vous annoncez avoir planté plus de 38 550 arbres en deux ans, soit en moyenne 19 275 arbres par an. »
- Catherine IbledChiffre
« En multipliant cette moyenne annuelle par 6, soit le nombre d’années de votre mandat, vous atteindrez péniblement les 115 000 arbres plantés en 2026. »
- Catherine IbledFait
« Vous revendiquez que la majorité de ces plantations ont été réalisées « dans les bois et les talus du périphérique ». »
- Catherine IbledFait
« Vous avez fait le choix d’introduire – en lieu et place des grilles - une résine, qui rend le sol totalement imperméable et conduit à une dévitalisation, menaçant la pérennité de l’arbre. »
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Et oui, triste record. Notre ville est minérale ! très minérale.
Elle compte 5,8m2 d’espace vert de proximité, c’est à dire à moins de 300 mètres des habitations, par habitant, quand l’OMS en recommande 12. Pour exemple Londres en compte 59 m2 et Rome 321m2...
Notre retard est colossal et inquiétant. Nous partageons le même constat que vous : Pour préparer Paris aux conséquences du réchauffement climatique, il est nécessaire de multiplier rapidement les plantations d’arbres mais aussi de protéger les arbres anciens. Nous ne partageons pas la même méthode : Sous votre précédente mandature, entre 2014 et 2020, vous avez, non sans peine, réussi à planter seulement 20 000 arbres, tenté à plusieurs reprises de bétonner des espaces verts et réussi à abattre des arbres anciens.
Pour vous couvrir de ce bilan négatif, vous avez promis, lors des élections municipales de 2020, la plantation de 170 000 arbres sur la mandature 2020-2026. Vous nous présentez donc aujourd’hui une communication sur le bilan annuel du « Plan Arbre » voté par notre Conseil il y a un peu plus d’un 1 an ainsi que les résultats des plantations réalisées depuis 2020. Vous annoncez avoir planté plus de 38 550 arbres en deux ans, soit en moyenne 19 275 arbres par an.
En comparaison avec votre précédent bilan, c’est indéniable, vous avez réalisé en un an ce que vous n’arriviez pas à faire en 6. C’est à se demander si l’adaptation de notre ville au réchauffement climatique était réellement l’une de vos priorités. Derrière cette progression exponentielle, cette moyenne n’est pas suffisante pour espérer atteindre votre objectif de 170 000 arbres d’ici à 2026.
Le calcul est simple. En multipliant cette moyenne annuelle par 6, soit le nombre d’années de votre mandat, vous atteindrez péniblement les 115 000 arbres plantés en 2026. Une autre question se pose, que vous ne soulevez jamais.
Sur les plantations réalisées, combien n’ont pas survécu ? Il n’est pas rare, en effet, d’observer dans nos rues des jeunes arbres en piteux état...
Cette communication ne serait elle pas un « coup de com’ » plus qu’une réelle stratégie d’aménagement et d’adaptation du territoire parisien ? Vous revendiquez que la majorité de ces plantations ont été réalisées « dans les bois et les talus du périphérique ». Or, en plus d’être une ville très minérale, Paris a la particularité d’avoir des espaces verts très mal distribués.
Il existe, en effet, de très fortes disparités entre le quart nord-est de la ville et les zones boisées. Nous vous appelons donc à prendre davantage cet élément en compte dans le cadre du choix des prochaines zones de plantations. L’exécution du « Plan Arbre » et des nouvelles plantations doit aussi s’inscrire dans une volonté réelle de l’exécutif de protéger et de préserver l’existant.
En mai dernier, sans la mobilisation des habitants, des associations, de personnalités et de certains élus, dont ceux de notre groupe, des arbres centenaires auraient été abattus sur le Champ de Mars. Cette polémique n’est pas la première et rappelle combien, le discours n’est pas en accord avec les actes. Pour preuve un nouveau projet d’abattage d’arbres fraichement plantés, boulevard Pasteur à Paris 15, est prévu lors de prochains travaux.
Une ineptie et une gabegie financière ! J’ai évoqué la problématique des pieds d’arbres au dernier Conseil de Paris. Vous avez fait le choix d’introduire – en lieu et place des grilles - une résine, qui rend le sol totalement imperméable et conduit à une dévitalisation, menaçant la pérennité de l’arbre.
Qu’attendez vous pour réagir et protéger les arbres qui sont en danger. Je voudrais enfin renouveler la proposition de création d’un inventaire des plantes remarquables que Pierre-Yves BOURNAZEL et notre groupe avaient proposé suite de l’abattage de la glycine centenaire de la place du Tertre. Les plantes ne sont pas recensées dans votre fichier, alors qu’elles contribuent, aussi, au maintien de la biodiversité dans la capitale et agissent de façon positive contre l’effet d’îlot de chaleur.
Je vous remercie.
Catherine Ibled