Anne Hidalgo : le calice jusqu’à la lie - C à vous - 09/02/2022
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Défensif 100 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:27OuverteRéponse partielle
Est-il possible de faire abstraction des sondages calamiteux pour le PS ?
- 0:37RelanceRéponse directe
Historique vraiment, Patrick ?
- 1:32OuverteRéponse directe
Anne Hidalgo peut-elle rebondir dans les deux mois de campagne ?
- 1:39FerméeRéponse directe
Vous étiez à 9-10% en septembre, où en êtes-vous aujourd'hui ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-il trop tard pour renoncer ?
- 2:57RelanceÉludée
Est-ce qu'il n'est pas temps pour Hidalgo de renoncer ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:49PrésentateurFait
« le PC de Fabien Roussel vient de doubler le Parti Socialiste, qui n'est pas arrivé depuis 50 ans, depuis les législatives de 1973 »
- 2:46Invité politiqueFait
« — Et ma responsabilité, celle que j'ai prise, c'est de dépasser les égaux, de déporter les appareils politiques et de construire la grande aventure de cette élection présidentielle. »
- 2:46Invité politiqueFait
« Alors oui, ce soir, je retire ma candidature. »
Temps de parole
- Présentateur65 %
- ?15 %
- Présentateur 212 %
- Anne Hidalgo8 %
≈ 8,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Ce soir, Patrick, face à notre invité, Anne Hidalgo, un édito embarrassé. Oui, parce qu'à c'est à vous, nous préférons les questions de fond à la course des petits chevaux, les débats programmatiques aux commentaires sur des demi-points gagnés ou perdus. Les sondages ne font pas l'élection, les Français les ont souvent démentis, mais ces chiffres quotidiens indiquent pour chaque candidat une dynamique, une adhésion, une indifférence ou un rejet. Ils pèsent sur les stratégies de campagne et suscitent parfois, souvent, ralliements ou défections.
Or, il est impossible avec vous, Anne Hidalgo, de faire abstraction de ces sondages calamiteux qui placent le Parti Socialiste et sa candidate au bord d'un effondrement historique. Historique vraiment, Patrick ? Oui, les observateurs de la longue histoire de la gauche de gouvernement et de la façon dont François Mitterrand avait, expression fameuse, « réussi à plumer la volaille communiste », pardon, expression célèbre, auront noté que dans les intentions de vote, le PC de Fabien Roussel vient de doubler le Parti Socialiste, qui n'est pas arrivé depuis 50 ans, depuis les législatives de 1973.
Basculement, certes, symbolique, tant cette vieille gauche, comme dit Mélenchon, paraît éloignée d'un retour aux affaires nationales. Pourtant, le PS n'est pas riche que de sa propre histoire. Il incarne un grand courant de pensée, la social-démocratie, qui rayonne dans une partie de l'Europe, qui gouverne l'Allemagne, l'Espagne, le Portugal, le Danemark ou la Norvège, et qui ne devrait pas, théoriquement, se rabougrir au niveau du vote de Jean Lassalle ou de Philippe Poutou.
Il reste deux mois de campagne, tout est possible.
Anne Hidalgo peut rebondir, bien sûr, dans toute campagne, tout est possible. Il y a eu dans le passé des remontées fulgurantes, mais je n'ai pas le souvenir d'un candidat qui réussit à inverser une dynamique à la baisse. Vous étiez situé début septembre à 9 ou 10%, chiffre divisé par 2 après votre déclaration de candidature, tombé depuis à 2 ou 3% et même, on l'a dit, 1,5% dans un sondage Elab paru ce matin pour L'Express et BFM TV. Il y a là le symptôme d'un rejet, le spectre d'une humiliation, voire le risque de l'effacement du Parti Socialiste. Mais est-ce qu'il n'est pas trop tard pour renoncer ?
Peut-être, mais l'élection de 2017 nous a montré que février pouvait être encore le mois des renoncements ou des ralliements. François Bayrou, le 22 février 2017. — Parce que le risque est immense, parce que les Français sont désorientés et souvent désespérés, j'ai décidé de faire à Emmanuel Macron une offre d'alliance. C'est sans doute un geste d'abnégation, mais ce sera aussi, je le crois, un geste d'espoir pour notre pays. Et le lendemain 23 février 2017, Yannick Jadot en faveur de Benoît Hamon.
— Et ma responsabilité, celle que j'ai prise, c'est de dépasser les égaux, de déporter les appareils politiques et de construire la grande aventure de cette élection présidentielle. Alors oui, ce soir, je retire ma candidature.
— Abnégation, disait François Bayrou, dépassement des égaux et des appareils politiques. Yannick Jadot. Est-ce qu'il n'est pas temps à Nidalgo ?
— Jadot. Est-ce qu'il n'est pas temps à Nidalgo ?
Anne Hidalgo