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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 2 mai 2023 19 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsTravail & emploiRetraitesImmigration & asile

Fête de la Nation - Discours de Sébastien Chenu, Vice-Président de l’Assemblée, députée du Nord

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:55Invité politiqueFait
    « En juin dernier, quatre députés portant les couleurs du Rassemblement national à l'Assemblée nationale. »
  • 2:36Invité politiqueFait
    « des élus locaux, des élus régionaux que vous connaissez, qui sont convaincus de la justesse de leurs idées. »
  • 2:44Invité politiqueFait
    « Nous avons fait élire des marins, chauffeurs routiers, avocats, auxiliaires de vie, profs d'italien, viticulteurs, commerçants, flics. »
  • 3:02Invité politiqueFait
    « Ils savent mieux que la technocratie macroniste, quels sont les sujets qui préoccupent les Français. »
  • 3:34Invité politiqueFait
    « Nous ne sommes pas arrivés en chantant, nous ne sommes pas arrivés en nous roulant par terre, nous ne sommes pas arrivés en haillons, nous ne sommes pas arrivés drogués, nous ne sommes pas arrivés vociférants, nous ne sommes pas arrivés sectaires. »
  • 4:15Invité politiqueFait
    « Parce que s'opposer, c'est aussi proposer, car s'opposer sans proposer, c'est s'agiter et on en connaît certains. »
  • 5:03Invité politiqueFait
    « Pas seulement la question migratoire, la question sur laquelle le gouvernement bat encore en retraite, vous l'avez vu dernièrement, et que nous portons depuis des années. »
  • 5:27Invité politiqueFait
    « Nous avons mis sur la table la question, par exemple, des discriminations des classes populaires via les zones à faible émission, les ZFE. »
  • 5:54Invité politiqueFait
    « Nous avons mis sur la table ce que nous appelons la philosophie du caprice, celle qui conduit à une société des offensés permanents, celle des statuts déboulonnés, qui est totalement contraire à l'universalisme. C'est le wokisme. »
  • 6:19Invité politiqueFait
    « Nous avons mis sur la table la nécessaire défense du patrimoine culturel local dans nos campagnes, en demandant à le défendre, à l'inventorier. »
  • 6:32Invité politiqueFait
    « Nous avons mis sur la table le droit de visite opposable dans les EHPAD, défendu par Laure Lavalette. »
  • 7:04Invité politiqueFait
    « Nous nous sommes opposés aux éoliennes, à leur développement, à leur inefficacité. »
  • 7:30Invité politiqueFait
    « Nous nous sommes opposés à l'abandon de nos territoires, à l'abandon de ceux qui font vivre ces territoires, je pense en particulier à nos boulangers. »
  • 7:55Invité politiqueFait
    « Nous nous sommes opposés à la régularisation massive des migrants. »
  • 8:08Invité politiqueFait
    « ils ont encore en l'idée d'ailleurs d'interdire la chasse le dimanche. »
  • 8:18Invité politiqueChiffre
    « Nous nous sommes opposés à l'injuste réforme des retraites, en défendant 250 amendements, tous concrets, tous chiffrés, tous politiques, tous pertinents. »
  • 9:59Invité politiquePromesse
    « Ils ont défendu la hausse des salaires de 10% pour tous les salariés jusqu'à trois fois le SMIC, en échange du gel des cotisations patronales. »
  • 10:17Invité politiqueFait
    « On a défendu la présomption de légitime défense pour les policiers, pour les gendarmes. »
  • 10:40Invité politiqueFait
    « Nous avons porté la nécessaire modification du calcul de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour redonner, là aussi, du pouvoir d'achat. »
  • 10:57Invité politiqueFait
    « Bruno Bild a défendu la proportionnelle aux élections. »
  • 11:28Invité politiqueFait
    « C'est l'élargissement du champ de la demi-part au profit des conjoints survivants d'anciens combattants. »
  • 11:41Invité politiqueFait
    « C'est la déconjugalisation de l'allocation adulte handicapé contre laquelle ils avaient voté lors du précédent mandat. »
  • 11:56Invité politiqueFait
    « La réintégration des soignants non vaccinés. »
  • 15:24Invité politiqueFait
    « nous avons eu l'honneur d'être élu vice-président de cette Assemblée. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu97 %
  • Présentateur2 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

fiers d'avoir dans l'hémicycle deux vice-présidents. Et il y a parmi nous aujourd'hui un de ces vice-présidents qui a su donner sa patte à l'Assemblée nationale, qui s'est dirigé les débats avec élégance, fermeté, humour. Il est, je crois, respecté de tous et c'est un des rares à pouvoir calmer le cirque tronitruant de la NUPES.

0:23
Invité

Il est vice-président de l'Assemblée nationale, vice-président du Rassemblement national. Vous l'avez classé premier au Conseil national. Je vous demande un tonnerre d'applaudissements pour Sébastien Chenu.

0:36
Sébastien Chenu

Mes chers camarades, quand de Deauville on voit le Havre, c'est qu'il va pleuvoir. Quand on ne le voit pas, c'est qu'il pleut déjà. Bienvenue en Normandie. La Normandie a du caractère. Comme ses électeurs, les électeurs normands ont eu du caractère. En juin dernier, quatre députés portant les couleurs du Rassemblement national à l'Assemblée nationale. Et je veux commencer cette intervention en saluant nos quatre camarades députés de leur voisine, Katiana Levavasseur, Christine Loire, Kevin Mauvieux et Timothée.

Comme partout dans le pays, avec fierté, les électeurs du Rassemblement national, vous-même, vous avez envoyé 89 des nôtres pour pouvoir défendre vos idées, pour pouvoir vous opposer à la politique d'Emmanuel Macron. Et vous avez surpris le pays tout entier, surpris le système politico-médiatique en arrivant uni derrière Marine Le Pen au Palais Bourbon. Ce fut probablement le fait politique de l'année précédente. Soyez-en félicités. Alors, ils croyaient, ils au pluriel, croyaient voir arriver l'extrême droite.

Et ils ont vu arriver des Français, des patriotes, bien souvent engagés depuis longtemps, des élus locaux, des élus régionaux que vous connaissez, qui sont convaincus de la justesse de leurs idées. Ils ont vu arriver des hommes et des femmes du peuple. Nous avons fait élire des marins, chauffeurs routiers, avocats, auxiliaires de vie, profs d'italien, viticulteurs, commerçants, flics. Ils ont vu arriver des élus à l'image de la France, unis par des convictions profondes et par des convictions solides. Ils savent mieux, nos élus, ils savent mieux que la technocratie macroniste, quels sont les sujets qui préoccupent les Français.

Ils connaissent mieux ces sujets du quotidien ou, comme le dit d'ailleurs avec Malice, le premier député non-voyant qui est élu sous les couleurs du Rassemblement national, José Borin, qu'on peut applaudir dans l'Aisne. Ils savent mieux, les députés du Rassemblement national, ouvrir les yeux des autres sur le réel. Alors oui, nous sommes arrivés avec des cravates sur notre 31, on était forts, on était fiers de la confiance populaire et nous nous sommes mis immédiatement au travail.

Non, c'est vrai, nous ne sommes pas arrivés en chantant, nous ne sommes pas arrivés en nous roulant par terre, nous ne sommes pas arrivés en haillons, nous ne sommes pas arrivés drogués, nous ne sommes pas arrivés vociférants, nous ne sommes pas arrivés sectaires, nous étions et nous sommes déterminés à nous opposer à Emmanuel Macron. Et c'est en pensant à tous ces électeurs qui, à travers le pays, nous ont fait confiance en privilégiant l'intérêt national que toujours nous avons agi et voté. Parce que s'opposer, c'est aussi proposer, car s'opposer sans proposer, c'est s'agiter et on en connaît certains.

Notre groupe a été immédiatement reconnu comme le plus actif, le plus mobilisé, le plus présent. Le groupe, et avec lui finalement notre mouvement politique, le Rassemblement National, sous la houlette de Jordan Bardella, se sont transformés en un groupe parlementaire et un parti politique considéré comme des partis, comme un parti de gouvernement. Et nous l'avons fait tout d'abord en mettant sur la table à l'Assemblée Nationale un certain nombre de sujets que la Macronie ne veut pas regarder en face. Vous savez, tous ces sujets du quotidien dont il refuse de se préoccuper.

Pas seulement la question migratoire, la question sur laquelle le gouvernement bat encore en retraite, vous l'avez vu dernièrement, et que nous portons depuis des années, sur laquelle là aussi nous avons, avec Marine Le Pen, ouvert les yeux des Français. Non, nous avons aussi mis sur la table des sujets de la vie quotidienne qui impactent les Français. Avec les députés du Rassemblement National, c'est le réel qui est rentré à l'Assemblée Nationale. Nous avons mis sur la table la question, par exemple, des discriminations des classes populaires via les zones à faible émission, les ZFE.

Vous savez, ces zones qui vont fortement impacter les classes populaires dans les grandes villes, et bien elles ont fait irruption dans le débat. Elles ont été portées d'ailleurs par deux députés. Ils sont là d'ailleurs, Pierre Merin et Emmanuel Bléry. Nous avons mis ce sujet sur la table pour le refuser. Nous avons mis sur la table ce que nous appelons la philosophie du caprice, celle qui conduit à une société des offensés permanents, celle des statuts déboulonnés, qui est totalement contraire à l'universalisme. C'est le wokisme. Nous avons mis cette question du wokisme sur la table. C'est Roger Chudot, notre camarade du Loir-et-Cher, qui l'a porté.

Nous avons mis sur la table la nécessaire défense du patrimoine culturel local dans nos campagnes, en demandant à le défendre, à l'inventorier. C'est Mathieu Marquiot, député du Nord, qui l'a porté. Nous avons mis sur la table le droit de visite opposable dans les EHPAD, défendu par Laure Lavalette, vous l'avez vu à l'écran. Et sans nous, sans ces députés, il n'y avait pas de débat sur ces sujets-là. Il n'y avait pas de prise de conscience sur ces sujets concrets. Et puis nous avons évidemment porté la voix des Français en nous opposant. Ça fait partie finalement de notre mission que celle de nous opposer à la politique d'Emmanuel Macron.

Et on s'est opposé sur bien des sujets, car sur bien des sujets il y a matière. Nous nous sommes opposés aux éoliennes, à leur développement, à leur inefficacité, comme l'a dénoncé d'ailleurs Nicolas Dragon, député de l'Aisne, qui est quelque part par là avec nous et qui a porté la voix des Français, en particulier ceux des Hauts-de-France. Nous nous sommes opposés, vous l'avez entendu cent fois, au démantèlement de la filière nucléaire, à leur revirement, à leur mensonge, à leurs errements, mille fois soulignés par notre camarade Jean-Philippe Tanguy, avec le talent qu'on lui connaît.

Nous nous sommes opposés à l'abandon de nos territoires, à l'abandon de ceux qui font vivre ces territoires, je pense en particulier à nos boulangers, Jordan Bardella leur avait écrit, à nos bouchers, et j'entends encore la voix de Jordan Guitton, député de l'Aube, soutenant ces professionnels et ces commerçants du quotidien. Nous nous sommes opposés à la régularisation massive des migrants, avec les mots justes d'Alexandra Masson à la tribune de l'Assemblée nationale.

Nous nous sommes opposés à leur société d'interdire, rappelez-vous, ils ont encore en l'idée d'ailleurs d'interdire la chasse le dimanche, et nous avons entendu nos camarades, Franck Alizio, Christophe Barthès, Christian Girard, qui ont défendu ces traditions. Et puis, bien entendu, nous nous sommes opposés à l'injuste réforme des retraites, en défendant 250 amendements, tous concrets, tous chiffrés, tous politiques, tous pertinents, avec le travail qu'ont fait d'ailleurs Thomas Ménager, Victor Cato et Laure Lavalette, nous avons fait entendre une voix différente. Nous avons bataillé à l'Assemblée nationale.

On n'a pas fait d'obstruction inutile, mais on avait la volonté de mettre en minorité ce gouvernement, sur ce texte, qui n'a, contrairement au racontard d'Elisabeth Borne, jamais pu obtenir une majorité. Notre boulot, c'était, en utilisant tous les outils qui sont à notre portée, c'était de convaincre les Français, c'était de leur expliquer ce texte, et puis c'était aussi de convaincre quelques autres députés de s'y opposer. Et c'est vrai qu'ils ont été rares, ces députés LR ou ce député socialiste, qui ont voté notre motion de censure, mais il faut les saluer parce qu'ils ont été objectifs et qu'ils nous ont rejoints dans ce combat contre la réforme des retraites.

La bataille n'est pas finie, chers camarades. Et puis, je le disais, nous avons proposé des solutions pour améliorer la vie des Français. Partout, à chaque fois que nous avons voulu ou pu le faire, nous avons porté des propositions de loi pour épauler, pour redresser le pays, pour défendre, pour rendre aux Français leur pays et leur argent, comme nous nous étions engagés, nous nous étions engagés avec Marine Le Pen au moment des présidentielles. Fidèles à ces engagements, les députés du Rassemblement national ont défendu des tas de sujets. Ils ont défendu la hausse des salaires de 10% pour tous les salariés jusqu'à trois fois le SMIC, en échange du gel des cotisations patronales.

C'est Christophe Benz, le député de Haute-Marne, qui l'a défendu. Eh bien, que croyez-vous qu'ils ont fait ? Ils ont voté contre l'extrême gauche en tête. Ils ont voté contre l'augmentation des salaires des Français. Nous avons défendu le port de l'uniforme au collège. C'est Roger Chudeau qui a porté cette proposition de loi, qui était soutenue d'ailleurs par Brigitte Macron. Eh bien, ils ont voté contre. On a défendu la présomption de légitime défense pour les policiers, pour les gendarmes. C'est un des leurs qui a porté cette proposition. C'est Michael Taverne qui l'a défendue. Ils ont voté contre parce que pour eux, la police, elle tue.

Nous avons porté la nécessaire modification du calcul de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour redonner, là aussi, du pouvoir d'achat. Frédéric Cabrelier et moi-même l'avons défendu. Ils ont voté contre à l'Assemblée nationale, alors que sur le terrain, ils vous racontent qu'ils sont pour. Bruno Bild a défendu la proportionnelle aux élections. Ils ont voté contre. Tant pis pour eux. Les électeurs l'ont quand même réalisé. Et puis, on a remporté des victoires.

Sachez-le, chers amis, sachez-le, chers camarades, nous avons remporté des victoires parce que sans la présence des députés du Rassemblement national, sans leur travail, sans leur assiduité, eh bien un certain nombre de textes n'auraient pas pu passer. Ces textes sur lesquels ils ont reculé et sur lesquels nous avons obtenu des victoires, ce sont là encore des textes du concret. C'est l'élargissement du champ de la demi-part au profit des conjoints survivants d'anciens combattants. Ils allaient aller le 11 novembre devant les anciens combattants après avoir refusé cette demi-part. Sur notre pression, ils ont plié.

C'est la déconjugalisation de l'allocation adulte handicapé contre laquelle ils avaient voté lors du précédent mandat et qui faisait partie des propositions de Marine Le Pen, propositions à laquelle elle est particulièrement attachée. Cette fois-ci, ils ont plié. La réintégration des soignants non vaccinés que défendait notre camarade député de l'Ordre, Frédéric Falcone, ils ont plié des moyens supplémentaires pour les soldats du feu. Grégoire de Fournasse et Romain Beaubry, député de la Gironde et des Bouches-du-Rhône, les ont fait plier. Nous avons créé une aide d'urgence, c'est nous qui l'avons fait, une aide d'urgence pour les victimes de violences conjugales.

Emmanuel Taché de Lapagerie a porté ce texte, elle a été adoptée à l'unanimité de l'Assemblée nationale. C'est notre travail, c'est notre boulot, c'est notre fierté d'avoir des députés pareils. Mes chers amis, Évidemment, ce n'est pas une liste à la prévère que je vous fais. Ce que je vous raconte, et cela n'a rien d'exhaustif car beaucoup d'autres initiatives ont été prises par les députés, c'est l'exemple tout simplement de ce que nous sommes, de notre travail, de nos propositions, de nos valeurs, de notre projet et surtout de notre capacité demain à gouverner. Parce que ce que nous défendons en campagne électorale, nous le défendons aussi dans l'hémicycle.

Ce que nous proposons pendant les campagnes électorales, nous l'assumons fièrement. Eux, leurs pratiques, leurs codes, leurs planques, leurs mensonges, elles n'ont qu'un but, c'est préserver leur statut, leur argent, leur pouvoir, quand nous, nous cherchons à rendre ce statut, cet argent et ce pouvoir aux Français. Nous n'enlèverons, nous n'enlèverons, chers camarades, aucun droit à aucun de nos compatriotes. Nous n'abolirons aucune de nos traditions, nous renforcerons toujours l'unité du peuple français.

Là où ils démontrent chaque jour l'étendue de leurs incompétences, les Mozart de la finance, les As de l'international, les experts du social et du sociétal, les savants, les sachants, ils sont confrontés à la nullité de leurs résultats dans tous les domaines. Un an après leur élection, ils sont comme des poules devant un couteau, ils sont comme des lapins pris dans les phares d'une voiture, au moment où nous démontrons nous-mêmes, chaque jour, notre capacité à assumer des responsabilités partout, ils sont perdus.

Nous avons assumé aussi, chers camarades, sachez-le, 22 présidences de groupes d'amitié avec des pays étrangers, et ça va de la Pologne, que préside le député du Nord, Thibaut François, à le groupe d'amitié avec l'Irak, que préside Florence Goulet. Nous présidons des groupes d'études sur des sujets variés. Je pense à celui très important sur le vin, que préside pour la première fois une femme, la députée de l'Hérault, Stéphanie Galzy, ou le groupe d'études sur la souveraineté numérique, présidé par Aurélien Lopez. C'est-à-dire que nous démontrons, en fait, notre capacité à embrasser tous les sujets, à parler à tous les peuples, à tous les niveaux.

Nous assumons ces responsabilités et les Français sont en train de s'en apercevoir. Nous avons des juges à la haute cour de justice, c'est Bruno Bild et c'est Anaïs Sabatini. Nous avons une députée qui est membre de la délégation parlementaire au renseignement, c'est Caroline Colombier. Nous avons des secrétaires dans les commissions de la défense des affaires étrangères, des affaires sociales, je pense à Giletti, à Ebrard, à Bens, ceux qui assument ces responsabilités, et puis au perchoir avec ma collègue, ma chère collègue députée du Lot-et-Garonne, Hélène Laporte. Eh bien, nous avons eu l'honneur d'être élu vice-président de cette Assemblée.

Et nous agissons en parfait républicain, patriote authentique et militant dévoué. Je dois bien vous le dire, c'est à vous que nous avons pensé, Hélène et moi, lorsque nous sommes montés la première fois au perchoir. Soyez-en remerciés. C'est un moment, ce sont des moments d'émotion, ce sont des moments d'émotion que nous avons traversés, comme celui que vous avez ressenti avec nous lors du discours du doyen, et je sais qu'il est là, le discours du doyen de l'Assemblée nationale, le député des Bouches-du-Rhône, José González, qui nous a rendu si fiers. Il est où le camarade José ? Qui nous a rendu si fiers à travers ses propos. Je ne le vois pas, mais je crois qu'il n'est pas très loin.

C'est aussi, et vous le voyez bien, une génération d'élus que Marine Le Pen a mis sur orbite pour assumer les responsabilités du pays demain. Les Français découvrent en allumant leur télévision un certain nombre de députés. Ils découvrent Odoul, Ballard, Diaz, Jacobelli, Maisonnet, et puis lorsqu'ils suivent les débats sur la LCP, quand ça parle ruralité, ils découvrent Mathilde Paris, députée du Loir-et-Cher, lorsqu'on parle de la problématique de l'eau, c'est Philippe Schreck, député du Var, qui vient en parler, la maire, c'est Pierrick Berthelot, député du Nord, les problématiques de fin de vie, c'est Sandrine Dogor, qui monte au créneau.

Quand on défend les PME, les TPE, on découvre Hervé de Lépinault, député du Vaucluse, qui vient défendre les artisans et les chefs d'entreprise. Vous avez compris, chers camarades, en citant nos députés, j'ai voulu aussi leur rendre hommage, et c'est à vous que j'ai voulu rendre hommage. Vous dire simplement, nous ne sommes pas encore assez nombreux. Montez à bord, venez nous donner un coup de main. Nous devons demain former une majorité. Pour cela, gardez en tête quelque chose. Pour cela, ne cherchez jamais à ressembler à ceux que nous combattons. Cultivez votre singularité. Il ne s'agit pas de leur ressembler, il s'agit de les remplacer. Souvenez-vous, oui, il s'agit de les remplacer.

Souvenez-vous de ce qu'écrivait Oscar Wilde. Soyez vous-même, les autres sont déjà pris. Soyons nous-mêmes et continuons à avancer. Chers compatriotes, ne remplacez jamais votre bulletin de vote par une casserole, car c'est le bruit du bulletin de vote qui tombe dans l'urne qui sera toujours plus fort et plus sonore que la casserole pour les faire reculer. La seule façon de les faire reculer, c'est de les battre aux élections. Après Macron, d'autres se présenteront. Ils changeront de masque, ils changeront de sourire, mais ce seront les héritiers du même système.

Alors nous allons continuer à défendre cette France qui travaille, à cette France qui a travaillé, à cette France qui voudrait travailler. Et c'est vrai qu'au moment de conclure ce propos sur la France du travail, et en parallèle de ce qu'a fait Laurent Jacobelli, il faut souhaiter la bienvenue dans notre grand et beau mouvement, comme un symbole en ce 1er mai, à Frédéric Weber, le secrétaire général adjoint de force ouvrière, Florange, syndicaliste d'ArcelorMittal, qui choisit l'engagement politique au Rassemblement national pour construire l'alternance. Et puis, n'oubliez pas cette jolie phrase de Paul Valéry, « Le vent se lève, il faut tenter de vivre ».

Le vent est désormais levé, chers camarades, vive la République, vive la France, et bon 1er mai.