IVG : GRATITUDE ETERNELLE, ON CONTINUE EMPOP | DU 5 MARS
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 63 %Attaque 27 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 7:00OuverteRéponse directe
Quelles émotions avez-vous ressenties hier lors de la constitutionnalisation de l'IVG ?
- 10:00OuverteRéponse directe
En quoi cette victoire parlementaire est-elle rendue possible par le travail des féministes et associations ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Les féministes alertent sur les difficultés d'accès à l'IVG malgré la constitutionnalisation. Quels sont les obstacles persistants ?
- 20:00OuverteRéponse directe
La double clause de conscience est-elle un frein à l'accès à l'IVG ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Pourquoi la formulation 'la liberté garantie à la femme' dans la Constitution exclut-elle les hommes trans ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Quelle est l'origine historique du 8 mars ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 15:00YulieFait
« on a eu cette histoire de pénurie de pilule abortive on a ce décret absolument honteux »
- 35:00YulieFait
« Macron a par deux fois réaffirmé son soutien à l'ordre patriarcal »
- 40:00YulieChiffre
« les femmes ont moins 24 % de salaire au final elles ont moins 40 % de retraite »
- 45:00YulieFait
« le président Macron a par deux fois réaffirmé son soutien à l'ordre patriarcal »
- 50:00Sarah LegrinFait
« honte à la France pour son traitement des violences sexistes et sexuelles »
- 1:00:00Ania AoudeFait
« les femmes sont moins bien payées elles sont plus exploitées si en plus elles sont racisées elles le sont encore davantage »
- 0:15Fait
« on est en première ligne de toutes ces oppressions et qu'on est les les plus éloignés de l'emploi les plus en arrêt maladie euh entre autres les moins bien logés les moins bien soignés »
- 7:00Fait
« la joie c'est le l'outil de fortune des femmes parce que c'est tout ce qui nous reste »
- 8:30Fait
« il n'aura pas notre joie nous on va continuer quoi qu'il arrive »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur le plateau de cette émission spéciale 8 mars je suis ravie d'accueillir Sarah Legrin député LFI et Vice-Présidente de la commission des affaires culturelles et de l'éducation à l'Assemblée bienvenue Sarah merci également avec nous Juliette créatrice de contenu pour le compte insta macho boulot dodo que nous vous recommandons nous avveit pu la découvrir la semaine dernière avec notre séquence sur la déferlante Mitou et tu es de retour à l'émission merci beaucoup d'être là ravi d'être venu enfin on est ravi aussi de revoir Yuli mamoto porte-parole d'attaque et cofondatrice des rosies merci d'avoir accepté l'invitation bonsoir alors on a organisé l'émission en trois parties en première partie on l'a appelé IVG gratitude éternelle on continue on va ouvrir l'émission bien évidemment sur la constitutionnalisation de l'IVG qui a eu lieu hier mardi 4 mars 2024 une première mondiale d'une poré symbolique incroyable mais on verra en quoi elle n'efface ni les difficultés à accéder à l'IVG ni l'instrumentalisation politique faite par Macron Fannie Gallo historienne et coanimatrice du département d'histoire de l'Institut labo i nous rejoindra ensuite en plateau pour notre deuxième partie que l'on a appelé aux origine du 8 mars les luttes des ouvrières à 3 jours du 8 mars on verra avec Fanny un on fera avec Fanny un rappel historique des grèves ouvrières et féministes de la journée internationale des droits des femmes ce qui sera ensuite l'occasion de se poser la question peut-on être féministe sans être anti-capitaliste on verra en quoi le féministme ne peut se fondre dans le capitalisme le féminisme pour les 99 % doit être anticapitaliste inclusif et antiraciste et on a appelé cette partie rappelle aussi sur le communiqué qui a publié le manifeste enfin le sur le site d'attaque pour la sortie du livre des rosies qu'on verra en 3ème partie le féminisme sans lutte des classes c'est du développement personnel enfin nous parlerons d'avenir avec Ania Aoude coprésidente du mouvement des mers isolées qui à son tour nous rejoindra en plateau pour la dernière partie que l'on a appelé lutte intersectionnelle l'avenir est à nous on parlera des combats intersectionnels indispensable pour appréhender les droits de toutes les femmes et des minorités de genre on s'intéressera également aux nouvelles formes de lutte féministe et notamment à l'utilisation de la fête et de la joie comme moyen d'occuper et de politiser l'espace public pour les minorités après tout la bamboche c'est politique l'émission populaire c'est parti on est ensemble pour 1 heure n'hésitez pas à poser vos questions sur le chat pour qu'on les fasse remonter en direct et on commence l'émission avec une vidéo de brut tournée hier au Trocadero où les militantes de la Fondation des femmes avaient installé un écran géo un écran géant pour que plein de gens réunis là puissent suivre l'histoire en direct on regarde pour l'adoption [Musique] 780 [Musique] [Applaudissements] [Musique] alors est-ce qu'on peut commencer par faire un petit tour de table sur ce que vous avez ressenti les émotions que vous avez ressenti hier bah écoute ouais c'était c'était un jour important quand même hier même si on reviendra après sur peut-être des des côtés plus limitants mais c'était quand même un jour où on avait envie de de se réjouir je pense c'est d'être fier du chemin parcouru c'est quand même un jour avec une portée symbolique forte et avec vraiment le résultat d'un travail d'un vrai travail des militantes des associations des des femmes politiques également bah alors justement en quoi cette victoire parlementaire a été rendu possible par le travail des féministes et des associations féministes peut-être mais je crois que c'est vraiment le le résultat de cette conjonction de toutes les forces féministes du pays évidemment euh des militantes associ initiative émitante féministe de plusieurs générations successives à qui on doit énormément et à qui on doit évidemment cette cette victoire et et cette conjonction par un travail avec les parlementaires que ce soit Mathilde Panau qui qui a déposé la première proposition de loi examiné à l'Assemblée nationale avec Mélanie faogel pour le pour le Sénat et puis il y a eu avant des des conquêtes évidemment pour étendre le droit à l'IVG qui se sont faites avec avec avec d'autres mais je crois qu'hier vraiment l'émotion c'était moi j'avais le sentiment un effraction moi je suis arrivée dans le Congrès bon c'est quand même encore plus enfin versaill les dorures les sénateurs en plus des députés donc là si tu veux le taux de femmees diminue carrément et tu as l'impression que tu fais une effraction et quand tu vois Mathilde Panau dans sa robe verte en symbole de de l'IVG du droit à l'IVG dans le monde qui qui fait son discours à la tribune tu te dis bah en fait là c'est c'est les femmes compris compris Versailles compris le pouvoir compris les des des ces lieux où on a si peu euh pris de décisions euh favorbl aux femmes quoi donc yulie oui je le vois comme un espoir donc effectivement l'aboutissement d'un contexte très particulier parce que depuis 2018 la vague Mitou est très forte et elle crée un climat qui permet quand même de que les revendications féministes puissent prendre de plus en plus de place ou en tout cas de pouvoir s'appuyer sur cette puissance cette puissance Mitou qui nous permet de miser dessus et de créer des convergences et voilà il y a cette adhésion il y a ce mouvement qui soutient cela donc c'est une victoire donc symbolique importante euh ça place de l'espoir c'est-à-dire que c'est de l'espoir on se dit bon benah voilà et puis c'est unique en France hein pardon dans le monde hein la France est la seule à avoir explicitement inscrit dans sa constitution euh la liberté d'accès à l'IVG reste que c'est une liberté c'est une liberté donc il faut voir ça comme un espoir comme un levier c'est-à-dire qu'on a là on atteint un seuil euh un capital symbolique important temps sur lequel on doit s'appuyer sur lequel on doit miser battre le faire tant qu'il est encore chaud pour aller évidemment plus loin on ne va sûrement pas se contenter de ça parce que de la liberté il faut passer au droit alors justement les féministes ont alerté et les politiques les parlementaire aussi dès la la constitutionnalisation de l'IVG c'est une victoire qu'on a savouré mais les assauts on ont alerté il s'agit d'un droit certes aujourd'hui gravé dans le marbre mais l'accès à l'IVG n'est toujours pas pleinement effectif dans notre pays a 130 centrv qui ont fermé en 15 ans la double clause de conscience n'est pas abrogée finalement est-ce que le droit à l'avortement n'est pas menacé aussi d'abord par le démantelllement de l'hôpital public et plus généralement par les politiques libérales macronistes agressives oui ben c'est c'est d'ailleurs ce qui qui a été le cœur de toute l'argumentation parce que vous aviez on est la victoire elle est d'abord là c'est que on a entendu et a commencé par yelbron Pivet d'ailleurs tout le monde nous expliquait que non non le droit à l'avortement n'était pas menacé et puis on a entendu en fait des discours antichoix au sein de l'Assemblée nationale on a vu arriver des députés du rassemblement national ayant dit que ayant comparé le droit à l'IVG à des in génnocide et cetera et puis surtout on a du coup fait les démonstrations on a eu cette histoire de pénurie de pilule abortive on a ce décret absolument honteux qui a été fait c'est qu'on avait gagné pour les sages-femmes la possibilité de de faire de pratiquer les interruptions de de grossesse instrumentale et puis le en fait le le décret était complètement en dessous de ce qu'il fallait et et tout ça en fait fa plus ils se sont défendus du fait qu'il aurait il ait besoin d'inscrire dans la Constitution le droit àg plus on avait les démonstrations éclatantes que oui il fallait l' mettre et et du coup ça nous donne évidemment une force incroyable pour pour les conquêtes futures et d'ailleurs j'étais à la délégation des droits des femmes tout à l'heure il y avait aur Berg première question bah oui alors qu'est-ce que vous allez faire pour réouvrir tous les centres IVG qui ont fermé toutes ces dernières années contre les les pénuries de pilule et cetera et cetera c'estàd que ils son ils se sentent bien obligés à un moment de d'aller dans la dans la cohérence avec ce qui qui vient d'être adopté dans la Constitution oui il y a un problème de moyen parce que en fait à part la liberté est garantie mais la liberté c'est la possibilité d'accéder à le droit c'est en fait ouvrir des moyens garantir des moyens les moyens ne sont pas garantis donc à la fois les centres IVG qui ferment donc depuis 15 ans c'est c'est voilà et la question du budget aussi hein le budget le problème c'est que là vous avez parlé de la case hôpital public oui l'hôpital public on sait ça fait des années qu'il est en grande difficulté qu'il y a pas de ressources pour les associations le budget pour les associations décline évidemment et là Bruno Le Maire avec son plan d'austérité il a pris 7 millions par exemple sur l'égalité femme homm c'est-à-dire 10 % du budget pour l'égalité femme hommes a été raboté donc le laen grande cause petit budget voilà donc sur le papier c'est très joli cette cette liberté mais il nous faut des moyens des moyens il faut des ressources donc attaque on a beaucoup de propositions sur la justice fiscale le levier de la justice F fiscal pour lever des ressources considérables pour avoir des moyens pour avoir un accès égal parce qu'il y a des inégalités de territoire absolument très grave au niveau de l'IVG donc ça et puis des moyens pour faire progresser l'idée la double clause de conscience elle date de la loi ve elle a 50 ans cette double clause et en plus elle est elle est complètement dépassée est-ce qu'on peut rappeler juste pour ceux qui nous regardent ce que c'est alors la double clause en fait c'est que la clause de conscience chez la le monde médical elle existe c'est pour tous les médecins qui ne veulent pas pratiquer un acte médical ils peuvent refuser sauf en cas d'urgence euh la loi veille pour faire passer euh pour faire accepter la mentalité euh de de de d'accepter le droit à l'IVG a a mis la double clause de conscience c'est-à-dire la possibilité euh euh de refuser pour le l'IVG donc c'est une double double possibilité de refus euh reste que on voit que cette clause de conscience elle ne fait que stigmatiser moraliser culpabiliser les femmes et ça crée concrètement des freins euh ça enfraint l'accès à l'IVG en fait ESS dépasser parce que l'IVG c'est une femme sur trois c'est un acte médical simple c'est un soin et les soins tous les soins ont cette clause générale de conscience cela suffit il n'y a pas besoin d'avoir cette double clause qui n'a que pour but d'avoir un poids symbolique de stigmatisation des femmes ça fait de l'IVG un acte à part clairement dans l'esprit de tout le monde quoi et ouais pour revenir sur cette histoire de droit versus liberté c'est quand même un peu frustrant de savoir que euh tu me dis si je me trompe mais que dans la première version du texte on parlait de de droit et que ça a dû être changé par rapport à une levée de bouclier de la droite et qu'il a fallu négocier et cetera et remanier mais qu'à la base on avait ça alors moi je suis pas du tout spécialiste en droit à la base donc j'ai dû Quême me renseigner et au cas où les gens le serait pas non plus c'est vraiment important de comprendre que effectivement la liberté l'État n'est pas responsabilisé n'a pas à garantir que toutes les femmes aient accès à cette liberté il doit juste faire attention qu'elle soit pas entravée h donc ce qui existe on le voit encore tous les jours il y a des associations des faux numéros infux IVG où en fait quand on appelle on nous convain de ne pas avorter donc le délit d'entrave il est il est constant mais il il n'a pas de voilà il ne doit pas rendre accessible l'IVG à toutes et ni en terme économique ni en terme donc du coup c'est quand même une nuance qui est importante alors justement la lutte continue lutter aussi pour l'inscription pour le droit à la contraception dans la Constitution sans oublier le combat des personnes trans qui sont souvent les grands et les grandes oubliés de ce débat sur l'IVG Julia tu voulais justement en dire un mot oui parce qu'en fait la formulation du texte dit la loi détermine les conditions dans lesquelles s'exerce la liberté garantie à la femme d'avoir recours à une interruption volontaire de grossesse et de nombreux et nombreuses militants militantes féministes LGBT plus ont ont alerté en disant que c'était une façon quand même d'essentialiser ici la femme et donc d'exclure notamment les hommes trans en fait soit de les exclure soit de les considérer des femmes écrit dans la Constitution c'est c'est vraiment une manière de euh comment dire appuyer l'idée de binarité homme-femme et puis c'est tout et là c'est vraiment constitutionnalisé et donc ça à pe avoir des dérives assez dangereuses parce que pour le moment les hommes trans bah par exemple ont accès aux IVG mais justement ils sont pas protégés par un s'il a un changement de gouvernement si on passe dans un quelque chose qui est d'extrême droite et cetera qui va garantir aux hommes trans par exemple l'accès à ce droit-là donc c'est ça qui est un peu inquiétant avec ce la femme qui voilà qui a inquiété pas mal de monde oui je voulais juste dire que tout ça nous invite évidemment à la àre la vigilance mais d'une certaine façon cette victoire elle nous a donné une force incroyable pour demander des comptes en fait et quelque part les antichois ne se sont pas trompés parce que ils ont perdu ils ils ont s'ils avaient pensé que c'était euh une chicne qui ne servait à rien qui était une liberté qui serait pas garantie pour les femmes que c'était quelque chose de pas progressiste ou ou qu' puisse permettre par exemple d'avoir un de s'appuyer dessus pour avoir un discours transphobe ils auraient pas combattu ce texte et et ils auraient pas il auraient pas envoyé des féuces en plastique à l'Assemblée ils nous auraient pas envoyé des tas de courriers avec des bébés des embryillons qui pleurent des choses comme ça mais du coup ils ont aussi totalement perdu c'est une défaite absolue pour eux et je crois que c'est c'est là-dessus qu'il faut aussi s'appuyer pour nous être dans la dans la défense de des enfin voilà de se sentir les des ailes pour aller plus loin et pour aller toujours conquérir des nouvelles libertés des nouveaux droits avant de continuer j'accueille Fanny Gallot qui est historienne et qui est coanimatrice du département d'histoire de l'Institut laboess bienvenue merci d'être là Fannie on termine notre yulie tu voulais en réagir à ce qui vient de d'être euh oui bah c'est tu parlais de bataille culturelle oui sur cette question là la bataille culturelle elle est elle est gagnée mais il faut être en vigilance quand même effectivement parce que à partir du moment où la loi détermine les conditions d'accès ça veut dire que c'est vulnérable face aux politique publique face à l'orientation politique donc avec ses montées d'idées réactionnaires d'idée d'extrême droite qui attaqueent les droits des femmes on peut quand même faire attention à Cl on a gagné là il il y a une bataille culturelle mais c'est toujours en vulnérabilité parce que le droit n'est pas garanti parce que les moyens ne sont pas garantis et qu'on a une vague d'idées réactionnairees on l'a vu avec Emmanuel Macron qui est quand même voilà on va en parler surû Mo après hein mais voilà Emmanuel Macron qui qui a des des positionnements qui entretiennent par exemple la culture du viol ou qui a donc mène une politique qui n'est pas en faveur des droits des femmes donc et là le réarmement démographique nous savons que c'est stimuler l'imaginaire réactionnaire une vision des utéreus des femmes au service de la nation voilà tout ça fait que c'est un levier on s'appuie mais on reste toute façon les droits des femme on le sait c'est ce qu'il y a de plus précaire et la fameuse citation de de Beauvoir hein qu'il faut rester vigilant notre vie durant qui suffit d'une crise politique économique ça se vérifie tout le temps on l' vu aux États-Unis récemment avec roversus Wade en Argentine qui est mon pays euh où la l'avortement a enfin été rendu légal en 2020 grâce à une lutte acharnée des fémines dans un pays qui est très catholique on a un nouveau président jaavier my qui a fait un de ses chevaux de bataille du fait de révoquer ce droit en faisant peut-être un référendum qui le met en danger immédiatement donc voilà tout est extrêmement précaire et effectivement la vigilance est de mise alors avant de passer à la partie suivante on va diffuser une vidéo de Annie hernaud une vidéo qui est tirée de la Table Ronde organisé par l'excellente revue féministe la déferlante on regarde c'est un grand pas qui est à mon avis plus important que celui d' foir faire un pas sur la Lune je suis Ann et je suis écrivaine nous n'espérions plus que le droit des femmes à l'avortement la liberté des femmes soit inscrite dans la Constitution c'est un signe qui est euh non seulement pour toutes les femmes françaises mais pour pour tout le monde entier on offre là mais je crois un modèle qui va ettre une comme un un grand vent de liberté qui va déferler lorsque je pense à l'avortement clandestin d'il y a 60 ans c'est un je veux dire c'est la c'est presque la préhistoire des femmes pas seulement parce que c'était la barbarie fait dans des conditions atroces des femmes mourraient beaucoup mais c'était aussi que ça voulait dire que le corps des femmes c'était rien il y a vraiment un consensus sur le cette idée fondamentale que c'est à la femme de décider ou non d'avoir un enfant alors il y a le Manifeste des 343 qui stipule l'avortement libre et gratuit n'est pas le but ultime de la lutte des femmes au contraire il ne correspond qu'à l'exigence la plus élémentaire ce sans quoi le le combat politique ne peut même pas commencer est-ce que il s'agit finalement du Béaba de toute lutte féministe oui la liberté de disposer de nos corps enfin là c'est effectivement si on n pas ça on n pas grand-chose quoi ça c'est clair et euh pour terminer tu as parlé de l'Argentine et hier donc on a parlé de la tenue verte de Mathilde Panau et autre cadero beaucoup avaient le foulard vert est-ce que tu peux nous dire oui c'est bête j'en avais un chez moi en plus j'aurais dû l'amener ma mère m'a donné oui donc en fait c'est la vraiment l'Argentine a été un peu faire de lance sur le continent latino-américain sur cette lutte pour la légalisation de l'avortement qui est un pays donc comme dans beaucoup de pays en Amérique latine des centaines de femmes et de de jeunes filles et de petites filles mourent chaque année d'avortement clandestin et donc il y a cette lutte qui s'est mise en place avec ce symbole du fouard vert av LAL gratuito et qui voilà avec des énorme manifestation un mouvement de masse et ce symbole a été repris dans les autres pays du continent il y a plein d'autres pays où c'est encore très très compliqué où des femmes font de la prison font en dans des pays d'Amérique centrale comme le Salvador des femmes font 10 20 30 ans de prison pour des avortements ou même des fausses couches considéré comme des avortements donc bref ce symbole a a pris et et jusqu'ici jusqu'en France on va dans les manifestations c'est plaisir alors on va passer à la deuxième partie de notre émission que l'on a appelé aux origines du 8 mars les luttes des ouvrières on fait cette émission à l'occasion de la journée du 8 mars qui est la journée internationale des droits des femmes et on va revenir avec toi Fannie qui est la co-autrice de la note le 8 mars d'hier et d'aujourd'hui que vous pouvez lire en accé libre sur le site de l'Institut labo ici sur les origines du 8 mars qui n'est pas la journée de la femme mais le fruit d'une longue histoire des luttes pour les droits des femmes Fanny d'où vient l'invention de la journée internationale des droits des femmes oui alors effectivement on a on a réalisé cette note l'an dernier avec Ludivine bantini Agath Robi et Isabelle d'Artagnan parce que c'est une question qui revient chaque année et ça nous semblait utile de de récapituler un peu alors ça vient de au départ c'était un un peu une idée de de Clara Zetkin hein en 1910 dans le cadre d'un congrès international euh des femmes socialistes mais il y avait pas de date et alors moi je trouve que cette la la date elle raisonne très fort en fait aujourd'hui puisque euh c'est le en fait elle est c'est devenue le 8 mars euh suite à la mobilisation des ouvrières de pétrograde contre la vie chère donc contre la vie chère c'est-à-dire à la fois euh en tant qu'ouvrière et aussi euh parce que elle ne pouvait plus euh boucler les fins de mois contre la vie chère en fait he une une revendication qui je pense est encore très largement à l'ordre du jour aujourd'hui et cette cette manifestation a été absolument massive il y avait plusieurs dizaines de milliers de de femmes dans la rue et ça a été finalement le journ le le jour du déclenchement de la révolution russe qui s'en est suivi alors c'était le 23 février hein dans dans le calendrier julien et dans notre calendrier du coup c'est c'est le 8 mars euh donc dans dans la foulée hein cette journée effectivement a été pu je vais pas faire rentrer dans les détails peut-être trop quand même mais elle a été ferriée ça a été un point un moment un peu marquant et puis ça a été aussi très très largement réapproprié notamment après 45 par le Parti communiste par la CGT qui en faisait en fait un moment de de revendication hein pour pour les femmes salariées notamment mais pas que en fait aussi hein puisque c'était aussi un moment de revendication par exemple dans les années 70 pour l'ouverture de crèche pour l'ouverture de garderie pour pour tout un tas de de Rev r indication qui n'était pas uniquement qui ne concernait pas enfin forcément des augmentations de salaire ou une amélioration des conditions de travail vas-y vas-y non mais alors après on peut arriver jusqu'à aujourd'hui mais peut-être justement je t'en prie dans les années 2010 le 8 mars va servir de point d'appui pour relancer et populariser le mot d'ordre de grève féministe notamment en Espagne on se souvient du 8 mars 2018 dans l'État espagnol la grève avait été massivement suivie avec plus de 6 millions de de grèvistes est-ce que l'enjeu justement de la grève féministe et de s'approprier le mot d'ordre de grève et surtout est-ce qu'on peut rappeler ce qu'est la grève féministe et en quoi elle change la grève en général alors ouis déjà dans l'histoire la la réappropriation du modeur de grève elle est pas nouvelle non plus c'est-à-dire que il y a eu les féministes ont organisé des Greeves de l'impôt il y a eu la greffe des mères il y a une chanson sur la greffe des mèes la greffe des ventres enfin il y avait déjà l'idée de se réapproprier des le modeur de grave et de détourner en fait hein pour pour obtenir notamment par exemple le droit de vote hein ou pour refuser de produire de la chair à canon et cetera euh et euh et puis après il y a eu aussi le détournement par les féministes du mot travail c'est-à-dire voilà l'idée que il y a du travail domestique enfin que les tâches qu'on assume quotidiennement les unes et les autres et bien en réalité ça constitue un travail qui est gratuit qui n'est pas rémunéré et pourtant qui est nécessaire au fait de pouvoir retourner travailler le lendemain et au fait au fait de pouvoir élever des enfants se reproduire aussi de façon intergénération i donc il y a eu le déjà la redéfinition aussi du mot travail et puis voilà là on en est arrivé alors de fil en aiguille il y a eu toutes sortes d'étapes aussi hein mais à l'idée de non plus seulement grève des femmes mais aussi grève féministe et ça je pense que c'est important c'est-à-dire que c'est aussi une grève qui est qui est qui est réapproprié par exemple par les les minorités de genre he d'ailleurs en Suisse il y avait un astérisque pour marquer l'idée que il était pas seulement question de femme mais aussi de minorité de genre et donc c'est l'idée en fait de de de de de de remettre centralement et au cœur he de la contestation le travail professionnel et les inégalités salariales et cetera mais surtout aussi le travail domestique gratuit non rémunéré et d'ailleurs voilà du coup je je puisqueon parlait justement de l'Argentine juste juste avant le premère appel international à la grève des femmes il vient justement du féminicide de Lucia Perez en 2016 et l'idée c'était donc il y avait il y avait dans cet appel déjà plein plein de choses la question du travail domestique la question du travail professionnel la question du travail informel et de la précarité la question des migrantes la question des féminicides qui du fait de la vulnérabilité des femmes lié à leur pr économique lié à leur précarité quoi elles sont aussi davantage suzettes au féminicide donc dans cet appel déjà il y avait tous ces éléments et euh bah voil intersectionnel c'était totalement totalement intersectionnel alors Sarah justement avec plusieurs parlementaires insoumis vous avait déposé une proposition de loi en ce sens proposition de loi visant à créer un congé d'accueil de l'enfant identique et obligatoire pour les deux parents est-ce que tu peux nous en parler oui mais tu disais tout à l'heure tu reprenais ces mots disant bah est-ce que le droit à disposer de notre corps c'est pas le fondement de tout et en fait quand on revient à ça en fait on a une clé d'explication sur toutes les inégalités cumulées et toutes les tous les facteurs d'oppression que ce soit ben évidemment l'oppression des violences sexuel mais aussi les inégalités salariales et quand tu disais elles se bataiit pour leur salaire mais pas seulement aussi pour des crèches et cetera et bien le plus gros un des plus gros facteurs d'inégalité salariale c'est le fait que le travail reproductif c'est-à-dire ce travail parental et incombe encore au au aux femmes ce qui fait que les femmes se mettant massivement à travailler elles ont conquis le droit d'avoir une deuxième journée de travail en une seule mais aussi elles se sont retrouvé à devoir faire des aménagements dans leur dans leur vie professionnelle et donc tout ça se noue dans plein d'endroits mais en particulier dans le moment de l'arrivée de l'enfant aujourd'hui en France une femme au mieux au mieux au bout de 28 jours c'est-à-dire si elle a la chance d'avoir un conjoint euh ou une conjointe éventuellement qui a pris l'ensemble de son congé paternité y compris ce qui était pas obligatoire et tout d'ffilé si elle a cette chance là au bout de 28 jours elle est seule avec son bébé à la maison et en fait ça faut pas oublier tout ce que ça crée comme inégalité derrière d'abord ça c'est un facteur de précarité de santé de santé mentale pour les femmes je rappelle que le suicide est la deuxième cause de mortalité chez chez les mères de mortalité de maternelle mais c'est aussi d'emblé et créer la discrimination à l'embauche puisque quand vous embauchez une femme vous savez que si elle elle est enceinte et bien elle sera absente pendant tout son congé maternité alors que le père bah lui 28 jours tout au plus en plus vous êtes même pas vraiment obligé de lui donner ça peut être que 7 quoi et puis la discrimination tout au long de la carrière parce que quand vous avez la première appris les gestes de la parentalité et cetera et ben au bout d'un moment évidemment que c'est vous qui allez vous arrêter quand l'enfant est malade qu' allez prendre les congés enfant malade c'est vous qui allez avoir une perte de chance dans votre dans votre carrière parce qu'on va pas vous confier les tâches à responsabilité parce qu'on sait que vous vous occupez des enfants et en fait tout tout cet engrenage n'est à ce moment-là et donc nous on y tient on dépose ce ce ce congé d'accueil parce qu'il était temps de changer congé paternité hein parce que donc c'est un congé de l'accueil de l'enfant qui est identique au congé maternel donc qui est la même durée la même période obligatoire de la même façon donc voilà au minimum sur la période où c'est obligatoire pour les femmes les 6 semaines post-natales et voilà même durée c'est ai aussi important de se dire que bah si une femme elle a en congé pathologique avant avant l'accouchement bah c'est que en fait elle a besoin de s'arrêter donc elle a besoin de quelqu'un à ses côtés si elle prolonge voilà donc c'est c'est vraiment cette idée que c'est à deux qu'il faut accueillir un enfant dans l'égalité dans la parité à ce moment-là parce qu'il y a beaucoup de choses qui vont se jouer que ce soit symbolique ou que ce soit très très matériel après au moment de la de l'accueil de l'enfant voilà oui ben c'est vrai que nous on l'a mis dans notre Manifeste le sans lutte des classes c'est du développement personnel c'est connu mais on va un petit peu plus loin on dit que sans sans féminisme la lutte des classes est une impasse et c'est pas que la question sociale Fanny l'a évoqué mais la grèvee féministe elle part ce mouvement par cette revendication par d'un féminicide qui est une violence de genre qui est une violence sexiste et sexuelle on peut se dire mais où est le rapport avec les inégalités sociales et en fait le propos de notre livre comme et on a aussi publié une note voilà violence sexiste et sexuelle violence sociale mais voilà c'est c'est pour dire que tout est lié c'est-à-dire qu'effectivement les inégalités social qui frappe de plein fois les femmes et bien ça va euh les mettre dans une position de précarité de vulnérabilité économique les empêche l'émancipation qui va favoriser les violences notamment intrafamiliales et cetera et et du coup c'est pour ça que nous on dit aussi on a toute une partie consacrée à Macron à sa politique la première chanson des rosis c'est à cause de Macron CR révolution on a un titre qui s'appelle première de corvet on a fait on a occupé des hôtels avec les femmees de chambre d'bis patignol hein dont la lutte victorieuse est très connue et tout ça mais c'est pour dire que voilà Macron il mène une politique profondément sexiste profondément antiéministe puisque il va faire ce qu'on appelle du féministme washing c'est très joli sur le papier mais tout ce qui va mettre en place c'est pour l'élite en fait hein c'est pour les 1 % c'était la loi p c'est la loi EOP Zimmerman c'est la loi rixin ce sont des lois qui vont favoriser la parité des femmes dans les grandes entreprises dans les conseils d'administration dans l'enseignement supérieur ou la recherche mais c'est pas les premières de corvé c'est-à-dire celles dont l'utilité sociale est indispensable au fonctionnement de la société la crise du covid l'a montré d'ailleurs les fameuses premières lignes donc dont leur fonction social est indispensable au fonctionnement de la société mais ce sont les métiers les moins valorisés à qui ont des métiers qui sont très faiblement rémunérés très faiblement reconnus et donc toutes les les politiques de Macron vont en fait à l'encontre des femmes puisque les femmes ont moins 24 % de salaire au final elles ont moins 40 % de retraite elles représent plus de 60 % des personnes osmiques elles représente l'essentiel des CDD des temps partiels donc il y a un moment si on veut soi-disant être une grande cause du quinquena on doit mettre en place des réformes structurell pour vraiment enrayer les inégalités sociales qui frappent de plein foouet les femmes ce qui a forcément sur un levier aussi pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles alors justement je vais citer le début de la note que tu as rapporté en ce début d'année 2024 le président Macron a par deux fois réaffirmé son soutien à l'ordre patriarcal on peut penser aussi à son soutien à deux part dieuxment démographique alors qu'il prétendait en 2017 faire du féminisme enfin de de l'égalité de genre la grande cause du quinena ces actions n'ont cessé de démentir ces déclarations c'est qu'on ne lutte pas contre le patriarcat et la domination masculine par la promotion de quelques femmes dans un système socio-économique globalement inchangé ce qui fait écho à ce magnifique livre féminisme pour les 99 % ma question justement comment dans la note publiée par le groupe antisexisme d'attaque vous avez fait le pont entre violence sexiste et sexuelle et violence sociale alors le P entre le 25 novembre et le 8 mars mais c'est c'est c'est très vieux mais je pense que Fanny mais c'est cette revendication en fait capitalisme patriarcat même combat hein c'est-à-dire que le le capitalisme c'est il il fait son œuvre sur les l'exercice du pouvoir de la domination des rapports de force de l'exploitation donc forcément les femmes puisque on est dans un monde créé par pour les hommes tout est construit pour les hommes bah les femmes subissent double peine capitalisme et patriarcat c'est vraiment la double peine et et sous Macron bah effectivement on le voit ses positions sur Darmanin sur de Part Dieu bah voilà il entretient la culture du viol le le réarmement démographique il s'est opposé à la définition progressiste de du du viol dans le cadre de Europe donc d'une manière générale c'est vraiment le portefling du patriarcat donc il ne nous permet pas non mais vraiment enfin je ça et donc et on le voit en plus avec sa politique sociale et donc là il y a un vrai travail à mener et l'articulation avec les violences sexistes et sexuelles et les violences social c'est les rosies qui nous l'ont aussi montré puisque au départ c'était une revendication féministe lié au travail imposer l'impact genré de la réforme des retraites sur les femmes et montrer que ça doit être un levier si c'est plus pénalisant pour les les femmes alors c'est que c'est une réforme de régression sociale et reste que on s'est très vite on a été débordé par la question sociale et les collectifs les les ont montré plutôt des des des positionnements o ont réagit au scandal de violence sexiste et sexuelle et ont vraiment utilisé les Rosie comme un espace de ralliment féministe pour aborder des questions qui ont largement dépassé la question sociale alors Sara justement le 6 février dernier Macron a bloqué avec orbane la directive européenne contre les violences faites aux femmes en refusant d'y inscrir le viol tu as déposé une proposition de loi pour intégrer la notion de consentement dans la définition pénale du viol est-ce que tu peux nous expliquer en quoi justement la définition actuelle du viol et son interprétation est l'une des raisons pour lesquelles il y a une majorité de classement sans suite aujourd'hui en France et en conférence de presse je te cite tu avais déclaré je veux déposer un acte juridique politique et très symbolique oui en fait je pense que poser cette question là c'est poser une question beaucoup plus globale qui est que honte à la France pour son traitement des violences sexistes et sexuelles voilà et donc c'est honte à la France pour avoir bloqué main dans la main avec Orban AUAU au niveau européen une directive européenne qui parlait de viol le le résultat de l'action de la France c'est qu'il y a plus le mot viol dans une directive européenne contre les violences faites aux femmes faut quand même percevoir ce que c'est pourquoi parce qu'il y avait le mot consentement et donc on se on se couvre derrière le fait que Ben dans notre loi il y a pas le mot consentement alors en réalité ce serait un problème qu'au niveau européen ça soit mais mais on a quand même signé une convention d'Istanbul qui elle inclut le mot consentement et qui nous oblige donc en fait ce sont des arguments complètement fallacieux d'autant que ça me fait marrer d'entendre Dupont Moretti parler de souveraineté nationale parce que à la Assemblée nationale précisément nous n'avons jamais eu ce débat sur l'inscription ou non de du consentement dans dans dans la définition pénale du viol sur le fait que au niveau européen la France en notre nom il bloque cette directive européenne donc évidemment il y a pas du tout d'affaire de souveraineté nationale le vrai sujet c'est qu'on a un gouvernement qui est hostile en fait au droits des femmes et qui est incapable de traiter cette question alors cette question des violences elle est très large moi je veux surtout pas qu'on pense que sans changer un terme dans la loi suffirait à traiter la question des classements sans suite par exemple mais on sait que les classements sans suite c'est à la fois un problème de formation des policiers un problème de formation de de de de tout le des des métiers de la loi et cetera mais c'est aussi le fait que bah dans certains cas on regarde on dit bah alors là elle va jamais réussir à prouver violence contrainte menace ou surprise parce que ce sont ces quatre termes-là qui qui dont on déduit l'absence de consentement c'estàd qu'on parle toujours de consentement on passe notre temps à parler du conscientement des des victimes dans les affaires de violence sexuelle mais en fait il est présumé dès lors que tu n'arrives pas approuvver qu'il a eu violence contrainte menace surprise et si bah le magistrat ou même avant le policier qui va faire les actes d'enquête et le procureur qui va classer sans suite à une une interprétation un peu réducti réductible pardon réductrice de violence contreinte menace surprise il va pas considérer que la sidération est une surprise il va pas considérer que l'emprise est une contrainte et donc en fait il va se dire elle n'arrivera jamais à prouver son non consentement si on inscrit le consentement en plus de ce qui existe actuellement moi mon Paris c'est que on inv les choses parce que là on pourra donner la possibilité de demander char à la personne mise en cause de lui dire mais qu'est-ce que tu as fait pour t'assurer du consentement ça veut pas dire que tout d'un coup il y a plus de présomption d'innoccience parce qu'on en entend déjà qui qui s'effondre c'est tout simplement dire au lieu de commencer à demandé à à la victime de prouver par les actes de l'auteur et par son absence de résistance et de justifier son absence de résistance si elle n'a pas pu résister et bien on va pouvoir aussi aller investiguer du côté de tous les éléments qui de de façon manifeste posait un doute sur la question du consentement et faisait que la personne mise en cause l'homme mis en cause euh aurait dû s'assurer elle était à moitié endormie elle était complètement ivre elle est voilà elle était elle ne bougeit pas elle était sidérée elle ne parlait pas qu'est-ce que vous avez fait pour vous assurer du consentement et donc ça en fait c'est inverse c'est un débat dans le mouvement féministe donc moi je veux pas faire comme s'il était tranché mais en fait le poser ça en fait le poser c'est déjà un acte contre la la culture du viol et juste dire circuler il y a rien à voir il y a pas consentement dans notre loi mais tout va bien ben c'est juste oublier que 80 % des plaintes pour viol sont aujourd'hui classées en suite et qu'on peut pas s'en satisfaire parce que l'effet direct de ça c'est que les femmes ne portent pas ne portent pas plainte elles parlent mais elles ne portent pas plainte fan làdessus euh sur cette question précise du consentement je crois que j'ai pas grand chose à ajouter par rapport à ça si ce n'est qu'effectivement euh ben c'est toujours il y a toujours cette culture du viol qui se diffuse dans la société et que il reste beaucoup à faire par exemple justement dans dans mon travail je je reviens aussi sur cette la manière dont cette question elle est appréhendée dans les organisations syndicales et les difficultés qu' peut y avoir aussi à les appréhender et donc voilà des mobilisations en interne des organisations syndicales pour un Mitou syndical justement qui qui viserait justement à à à à prendre en considération ces questions et surtout voilà à à à punir en gros les agresseurs et ou en tout cas à trouver des solutions par rapport à ça qui en fait aujourd'hui reste quand même assez largement protégé d'une certaine manière et donc je pense qu'il y a aussi un énorme enjeu et qui est à mettre aussi sur le compte d'un éos militant d'une certaine manière d'envisager le militantisme qui favorise certains types de discours avec voilà le continuum des violences qui va effectivement de la blague jusque au viol et qui du coup cette blague qu'on pense à nodine elle permet en en fait elle est elle elle est elle est là pour aussi bah voilà faire perpétuer ce climat sexiste permanent en fait hein puisque c'est les blagues les insultes c'est des rappels à la norme donc du coup voilà sur ça voilà ce que je pourrais ce sur quoi je pourrais compléter mais simplement moi je voulais rebondir aussi sur ce que disait yulie tout à l'heure et sur la question effectivement du féminisme pour les 99 % c'est-à-dire que si on fait un petit retour historique et et on s'aperçoit en réalité que dans les années 70 les mouvements féministes en France avaient posé la question du travail domestique de façon C centrale en articuler vos travail professionnel et puis cette question elle a été finalement avec le néolibéralisme assez largement secondarisée il a été question de la dite conciliation hein je mets ça avec de très gros guillemets bien sûr mais il a été plutôt voilà question de finalement pour les femmes de couche moyenne supérieure se fondre dans le moule de l'organisation du travail au masculin la working girl l'Executive woman et cetera et cetera qui du coup pouvait effectivement assumer l'ensemble de ses activités professionnelles à la condition de sous-traiter tout Tage domestique qui lui a incombé antérieurement alors avec d'autres femmes des classes populaires et dans le même temps et bien c'est la mise en place du temps partiel justement qui va favoriser cette dite conciliation et qui du coup se retrouve à être voilà prise en charge enfin occupé bien davantage par les femmes des classes populaires qui en réalité sont voilà dans dans tout ce mécanisme de que que qui était évoqué tout à l'heure de temps partielle imposé de précarité de conditions de travail de contraintre du temps dans le travail et cetera et cetera et je pense que là avec la GRF féministe pour boucler la boucle on revient un peu à cette question qui met centralement la question donc enfin qui met vraiment le travail domestique aussi au cœur et le travail même reproductif et ça j'insiste parce que je pense que c'est c'est vraiment c'est vraiment important le travail reproductif donc c'est donc voilà c'est c'est c'est central dans mon dans mon livre qui qui sort ces jour-ci qui s'appelle mob justement j'ai une questionus bon ben alors du coup je sais pas si je dois en parler maintenant mais je voulais parler du travail reproductif le travail reproductif en fait ça comprend le travail domestique effectué dans le casadre de la famille donc gratuitement et ça comprend aussi tous les métiers qu'on évoquit qui sont dévalorisés déqualifiés du fait de l'assignation au domestique et du fait de la naturalisation des compétences et en réalité les penser ensemble penser ensemble ce travail domestique effectué dans la famille gratuit et et tous ces secteurs d'activité qui soit publ public marchandisé ou totalement même privé euh en réalité le penser par exemple comme un secteur imparentière le secteur du travail reproductif euh ça peut ouvrir toutes sortes de potentialité en terme de de mobilisation je crois alors justement sur ton livre que tu viens de publier aux éditions du Seuil mobiliser une histoire féministe des contestations populaires dans ton intro tu cites les ouvrières grevvistes de Verbaudet dont la victoire enfin dont la grève et la victoire le 2 juin 2023 avait emboîé le pas à la contestation pendant la séquence des retraites et ça avait pris une dimension nationale est-ce que c'est cette luste menée par des femmes qui a déclenché l'écriture de ce livre ah non pas du tout pas du tout alors c'està-d en fait pour le dire cl clairement ce livre il l'écriture de ce livre elle a été déclenchée par les femmes gilets jaunes c'est simplement pour vous formaliser un peu la temporalité de l'écriture d'un livre euh c'est aussi un travail académique hein c'est un travail universitaire que j'ai réalisé là euh et en fait c'était au départ enfin l'idée elle est venue du mouvement des femmes gilets jaunes euh et de de de du fait qu'il y avait encore toujours C cette surprise de voir des femmes lutter parce que voilà ça n'arrive jamais c'est très très rare et cetera donc et et du coup j'avais entrepris à ce moment-là de de de de bah déjà de souligner cet oubli rétrospectif systématique des femmes dans les luttes dans l'histoire et puis de commencer à donner un peu des des jalons justement de l'implication des femmes dans les luttes alors qui sont pas forcément c'est des femmes qui des classes populaires qui se disent pas forcément féministes c'est pas des luttes qui sont d'ailleurs elles-mêm forcément féministes hein la plupart du temps mais c'est voilà comment elle s'implique et de fil en aiguille alors justement a eu toutes les étapes de la vie hein c'est-à-dire le covid par exemple le travail essentiel et cetera et puis aussi toute tout un tas de de lectures que j'ai pu avoir et de travail aussi sur archives parce que là j'ai vraiment travaillé sur sur des archives d'ailleurs où je mets ensemble les femmes dans les mouvements paysans les femmes qui luttent du du point de vue de leur travail domestique dans par exemple les quartiers populaires les femmes qui s'impliquent dans le syndicalistme résidentiel et familial dans le syndicalisme professionnel enfin dans toutes sortes toutes forme de modalités finalement même les nadabur par exemple qui qui organise donc des femmes dites issu de l'immigration début des années 80 dans la dynamique de la marche pour l'égalité contre le racisme enfin toutes sortes de de de de de de mouvement avec le fil de de cette idée de travail reproductif qui du coup qu'on entend en terme de revendication de ces mouvements donc dans les dans des cadres professionnels et dans des cadres domestique et en même temps j'envisage aussi les répercussions dans ces organisations c'est pour ça qu'il est question du du fait d'en finir avec le syndicalisme d'hommes du fait de de considérer les femmes comme des catégories par exemple c'était le cas à la CGT auutendant des années 80 où on avait la lutte des classes et puis après les catégories donc les femmes les jeunes les immigrés et cetera et donc du coup il y avait tout un débat en interne sur le fait d'en finir avec cette idée de catégorie bon et et et j'en finis je je termine effectivement sur la question des violences sexistes et sexuelles dans dans les organisations syndicales c'està-dire que je pense qu'on ne peut pas envisager séparément les revendications porté de qui les porte en interne hein et d'ailleurs enfin l'histoire aussi le Réval c'estàd que quand il y a très peu de femmes dans les organisations syndicales il y a les revendications ne sont pas portées euh notamment par exemple d'égalité salariale ou ce ou ce type de chose puisque'il y a personne finalement pour les défendre quand il y a des négociations donc la composition le mode de fonctionnement de ces organisations contrairement à ce qu'on entend très souvent est éminemment politique est absolument centrale pour que la pour que ces questions là soient prises en charge on a reçu en plateau une personne en plus je coprésidente du mouvement des mères oubliées merci beaucoup de des m isolé pardon j'ai mis isolé on vous laissera pas nous oublier merci d'être de venir en plateau ce soir je conclus juste cette partie sur féminisme et anticapitalisme avec ce qui est écrit dans la préface de ton bouquin le féminisme n'exprim e pas un intérêt particulier ne se limite pas à l'expression d'une fraction particulière de la population c'est un point de vue qui jette une lumière nouvelle sur toute la réalité sociale redéfinit le travail le développement capitaliste la classe et la lutte anticapitaliste Sylvia Federici universitaire et militante féministe matérialiste on peut dire précisément et je trouvais que c'était pas mal de le mettre en exerg parce que effectivement voilà j'assume une histoire féministe et et ça peut-être que il y a des collègues qui considèrent que du coup ça n'est pas objectif et alors même que moi je trouve que ça all est bien davantage que ce qui est fait souscouvert de neutralité c'est-à-dire que ma position elle est située je suis cée dans un espace à un moment et aussi j'ai une perspective qui est celle-là c'est-à-dire de mettre la question du travail reproductif au cœur et puis je reprends he voilà je je me cache aussi derrière des grands noms par exemple ce qui écrivait John Scott une historienne états-unienne quand elles ont commencé à faire de l'histoire des femmes et du genre et cetera elle disait en fait nous on faisait de l'histoire féministe il y avait évidemment l'enjeu de visibiliser l'enjeu de de de rendre compte des rapports de pouvoirs existants dans l'histoire mais en fait ce qu'on voulait c'était de déstabiliser le présent et c'est pour ça que je termine sur l'idée de de désendrocentrer la contestation et et du coup de essayer de repenser enfin ce que je disais juste avant sur la question aussi euh des repenser les stratégies y compris enfin syndicales et politique aussi de façon générale sur voilà c'est c'est quoi finalement aujourd'hui enfin un secteur qui est absolument central et est-ce que c'est pas ça aussi qui pourrait nous permettre de gagner que de de de mettre ensemble tout toutes ces interventions dans que ce soit le secteur hospitalier l'éducation que ce soit le travail domestique non rémunéré le Service à la Personne les les EPAD les aesh les adsem et cetera enfin et j'en passe euh et je pense que c'est d'ailleurs ce qui est un peu en train de se faire et j'en profite pour dire que je suis maèire d'élèves en scène Saint-Denis et que peut-être que vous ne le savez pas parce que il y a une sorte de petit blackout médiatique j'ai l'impression mais depuis la rentrée de du 26 février euh il y a une effervescence très importante dans les écoles les collèges et les lycées de Saint saint-en contre les évidemment l'uniforme contre le la question de de des des groupes de niveau et aussi pour voilà une réaction face au coup budgétaire énorme et il y a voilà deux grosses journées d'action là le 7 et le 8 mars et moi je trouve ça très révélateur c'est c'est là encore euh donc des journées de grève avec une implication des parents hein donc voilà notamment voilà j'essaie de faire ce que je peux dans ce cadrel mais voilà des appels à collège déser et cetera pour aussi visibiliser la situation absolument catastrophique de la saint sa aujourd'hui qui est totalement laissé pour compte et et pour laquelle on donne pas suffisamment de moyens et après on va faire des grands discours sur le privé Stanislas et cetera et cetera bon voilà donc là l'enjeu il est crucial et je pense que ça fait partie de la dynamique de la grve féministe que cette contestation là c'est du travail reproductif en tant que tel et et et surtout je pense que voilà les les enseignants et les enseignantes peuvent aussi participer et les adsem et les aesh et aussi le périscolaire et les parents d'élèves a sacrément bloqué plein de choses agè tu voulais parler de ce non non juste dire qu'on avait relayé l'appel ce matin parents du 93 et qu'on soutenait évidemment alors justement on va parler de lutte intersectionnelle dans une partie qu'on a appelé lutte intersectionnelle l'avenir est à nous et pour commencer cette partie on a retrouvé une vidéo de derrière les fagot on regarde je pense que et je refuse qu'on entre dans ce modèle précisément où il y a une sorte de convergence des luttes intersectionnelles comme on dit où il y a des mouvances qui s'organisent la mouvance indigéniste qui veut que en permanence on puisse rappeler une sorte de conscience raciale la mettre au cœur des rapports sociaux la mouvance islamiste un jeune d'ailleurs qui est un chercheur qui s'appelle Hugo Michon a fait un excellent livre le djihad français il cite les doctrines il cite notamment un doctrinaire qui dit qui s'appelle d'ailleurs haï Yaya qui dit il faut absolument reconfigurer la guerre d'indépendance algérienne pour le pour en faire un grand réchi djihadiste et il dit il accuse la France d'ailleurs d'une forme de colonisation idéologique con la jeunesse la jeunesse que vous avez vu à Place de la République samedi dernier c'était ça pour vous non mais il faut pas se tromper le problème non je ne mélange pas tout je je dis simplement qu'il y a une instrumentalisation d'un certain N de groupuscules l'ultragauche les islamistes les indigénistes qui sont en train de transformer ce mouvement choisi cet extrait à dessin parce que c'est encore très présent ce genre de de d'argument de la part des réactionnaires euh pour commencer pour reposer les termes est-ce que on peut redonner pour tous ceux et toutes celles qui nous regardent une définition de l'intersectionnalité on peut tenter euh disons que l'intersectionnalité c'est vraiment de voir les luttes voir comment elle comment elle se voir l'intersection des différentes luttes comprendre qu'on est dans différentes dynamiques d'oppression et de domination dans la société et chercher justement une convergence entre ces Lutes qui qui fait très peur à ce monsieur et a raison puisque c'est comme ça qu'on avance donc avec la lutte voilà féministe antiraciste pour les droits lgbt+ enfin voilà toutes les luttes de tous les groupes marginalisés opprimés discriminés et comprendre que c'est dans l'intérêt de tous ces groupes de se réunir et de lutter ensemble euh avec une certaine solidarité et je trouve ça vraiment très drôle de voir justement cette peur en face parce qu'il n'a pas tort quelque chose s'organise mais l'intersectionnalité oui c'est un peu l'épouvantail en fait le pendant l'intersectionnalité c'est le wisme donc c'est-à-dire que c'est une excuse qui est utilisée pour pour décrédibiliser délégit délégitimer les revendications progressiste parce qu'elles font peur en fait et l'intersectionnalité c'est la croisée des choses c'està-dire dire qu'on va prendre le cas d'une femme racisée pauvre et bien en essayant de comprendre ce qui lui arrive au regard de la construction de la Société des des des des lois des réformes on se rend compte à quel point elle cumule elle cumule une situation plus inégalitaire et donc c'est c'est c'est malheureusement perçu pour comme soi-disant une c'est un concept sociologique qui est perçu comme pour soi-disant divisé parce qu'on ose faire des catégories ou ou ou ou classifier non c'est c'est l'inverse c'est pour rassembler pour montrer qu'à partir du moment où on accepte de voir les choses dans leur ensemble et pas uniquement sous un prisme sous un bien notamment pour le féminisme c'est ça c'est sont on nous a reproché au Rosy au début hein quand on a osé prendre le devant de la scène et des manifestations nous a dit vous divisez la lutte la réforme des retraite ça touche tout le monde donc tout on est tous et tout dans le même bateau vous vous trompez de combat voilà et nous on leur dit mais c'est pas au contraire on leur dit parce que juste justement les retraites la réforme montre à quel point sur les cas type femmees sont catastrophiques on va on va vraiment sur la précar c'est l'institutionnalisation d'une précarisation des femmes donc on s'appuie sur ce cas type pour montrer à quel point la réforme tient pas la route bien c'est la même chose en fait les revendications intersectionnelles et bien quand on prend un cas d'une personne qui a la croisée des lutte et ben on se rend compte à quel point euh il y a il y a du travail à faire mais bon malheureusement c'est utilisé comm on l'a vu avec Bruno rotaillo mais comme au contraire pour stigmatiser et et faire une caricature de wisme alors c'est ni plus ni moins que la la vision progressiste et montrer qu'on peut pas on peut pas et c'est pareil pour la question des luttes écologiques et sociales on avance voilà le social et l'écologie vont ensemble faut avancer voir les choses ensemble si on veut vraiment s'en sortir dans cette situation de de crise de plus en plus globale il faut nommer les problèmes en fait pour pouvoir les combattre c'est ça qu'on nous repr pr c'est de nommer des choses en disant vous divisez en fait non on fait on montre un problème existant et des spécificités pour pouvoir ensuite les combattre mais c'est pas désincarner en fait c'est pas désincarné c'est pas en dehors du système capitaliste c'est pas en dehors des politiques euh d'extrême droite de droite c'est pas juste on est une femme racisée avec un handicap alors c'est dans un système et on dénonce ce système après dans ce système il y a des luttes qui se croisent il y a des oppressions vent qui se croise mais en tout cas de de mon point de vue c'est d'abord le système qu'il faut abattre et on se réunit autour de ce qui nous relie mais aussi avec les autres avec le mouvement ouvrier avec tout le monde en fait c'est pas juste les nanas qui s'excitent contre les retraites c'est on est tous et tous contre la réforme on était tout en tout cas et tous contre les réformes des retraites mais pas seulement pour nous les femmes parce que nous les femmes on était les plus impactés mais tous les travailleurs pauvres étaient lourdement impactés aussi et on les on les on les écarte pas du tout de nos de nos combats en fait alors justement anes tu es la coprésidente donc du mouvement des mèes isolées les MRES isolés sont en première ligne he c'est elles qui sont le moins embauché C desisé on l'a vu tout à l'heure est-ce que tu peux pour commencer tu peux nous parler de l'association du mouvement alors on va dire que c'est un peu le syndicat des mèr isolées on essaie d'intervenir en défense de situations très concrètes violence conjugale problème de logement problème de mode de garde euh problème pour payer une facture EDF et on essaie de politiser tout ça et de de justement de de le porter à la fois très localement avec la mairie avec le patron avec voilà les collectivités territoriales mais à côté de ça c'est un combat absolument politique et notre objectif c'est quand même de changer la société en profondeur pour nous pour les mè isolés parce qu'on est en première ligne de toutes ces oppressions et qu'on est les les plus éloignés de l'emploi les plus en arrêt maladie euh entre autres les moins bien logés les moins bien soignés mais c'est pareil c'est avec l'ensemble de la société qu'on a envie de faire et c'est pour changer profondément la société alors donc c'est un combat politique voilà qui est très intime parce qu'on se sépare d'un couple amoureux blab blabla on a fait des enfants on s'est aimé et c'est un combat politique émancipatoire pour la femme parce que nous on revendique le droit d'être seul avec nos enfants si on en a envie pas alors tu milites dans un mouvement qui est antiraciste qui lutte contre la précarité des femmes isolées dans ton travail comment tu vois au quotidien l'articulation justement entre la condition sociale et le genre bah je vais pas dire je sais pas si tu été VI j'imagine que vous avez déjà bah c'est évident que les femmes sont moins bien payées elles sont plus exploitées si en plus elles sont racisées elles le sont encore davantage euh elles ont pas de considération par exemple exemp dans les c'est ce que tu disais si dans les syndicats il y a pas de femmes il y a pas de mère isolé il y a pas même de mère parce que c'est pas organisé pour que les mères puissent assister aux réunions ça ou même dans les partis politiques s'il y a rien qui est fait pour la garde des enfants alors elles ne sont pas dans les réunion et du coup elles sont pas dans les réunions bon bah donc elles peuvent pas dire non alors ça en fait c'est pas possible cell qui arrivent très très bien à s'organiser c'est les femmes cadres qui elles ont des collectifs qui n'aident en général que les F cadre qui vont vraiment on va les aider même les mères isolé cadres nous on avait assisté à des conférences comme ça mais pas du tout quand on leur avait demandé très poliment est-ce que vous avez pensé aux agents d'entretien de de l'établissement ah non parce que c'est compliqué ah d'accord excusez-nous ok c'est vrai que les agents d'entretien céit un petit peu compliqué quoi donc que dire de plus qu'il y a 2 millions de m isolé 45 % qui vivent sous le seuil de pauvreté alors et et j'ajoute que en dehors des galères de d'argent vraiment c'est-à-dire de d'un quotidien qui est quand même extrêmement difficile à assumer extrêmement c'estàd que c'est l'enfire pour certaines franchement qui peuvent pas subvenir à leurs besoins et au besoins de leurs enfants c'est une réalité et et voilà il faut en parler il y a aussi la charge la charge mentale euh le stress l'angoisse se dire si il nous arrive quoi que ce soit sur qui on peut compter on inclut dans les mers isolées celles qui sont en garde alterné mais c'est 10 % c'est pas beaucoup donc voilà c'est aussi tout ça ce supplément là et les arrêts maladies longue durée le chômage longue durée l'éloignement du marché de l'emploi euh oui c'est sûr que on est en première ligne et pas seulement ici on est en première ligne partout ça va oui je trouve je trouve ça très intéressant de faire le lien avec la question de la façon dont est traité l'intersectionnalité c'està-dire que à chaque fois on nous présente ça comme euh l'action manipulatoire d'un petit groupe dans la société qui veut imposer à tout le monde son agenda de minorité une minorité or en réalité qu'est-ce que c'est que l'intersectionnalité c'est la prise de conscience d'un système qui relie tous ces soi-disant petits groupes isolés et qui leur donne une force incroyable quand ils se mettent à se battre et c'est et c'est ben les femmes de chambres de l'hôtel hibis batignol qui sont victimes de de racisme de sexisme donc on peut le présenter de cette façonl on peut dire elles cumulent les facteurs d'oppression et donc elles sont victimes de tout ça elles sont des groupes elles cumulent différentes facteurs de vulnérabilité mais en fait c'est surtout que elles ont du coup dans leur lutte une force particulière une capacité particulière de compréhension globale du monde et des mécanismes d'oppression auquel c'est qu'elle capte que le mécanisme d'oppression là du patron et ben il utilise le fait qu'elle soit femme dans un métier féminisé dévalorisé d'ailleurs c'était la proposition de loi qu'on avait porté l'année dernière au 8 mars de l' l'an dernier sur la question de la revalorisation des métiers féminisés face au macronistes qui disent il faut que les filles fassent plus de math voyz c'est qu'il faut que les filles arrêtent de s'orienter vers des métiers féminisés mais c'est quoi le problème c'est le problème c'est métiers féminisés sont pas payés en fait mais payez-les puis on verra bien s'il y a des hommes qui ont envie de s'y mettre en fait c'est enfin moi je prends l'inverse bref mais donc du coup c'est cette cette idée que que ce serait des groupes isolés alors qu'en réalité c'est une clé de compréhension du monde et moi je voulais témoigner de quelque chose c'est que j'ai fait un atelier des lois sur les mes isolé samedi dernier et que c'est à ça que j'ai assisté c'estàd que chacune venait avec le fardeau le sentiment d'un individuel et personnel et qu'en réalité très très vite mais très très vite il y a une com il y a une une une expertise en fait qui s'exprime un un sort commun un destin commun et les copains et copines animateurs juristes et tout qui nous aident à faire les ateliers de disait mais nous c'est la première fois qu'on a une loi aussi complète qu'on a autant de propositions quiarve il disait en plus que autant de femmes dans un atelier ça fait que les l'animation marche beaucoup mieux parce que elle coopère et cetera et donc en fait à la fin on on est voilà et on est sorti avec ce ce ce sentiment d'une force collective et pas du tout que c'est l'association des des des des gens qui ont pas de pot dans la vie et qu' ont eu plein de tuile en fait c'est pas du tout ça c'est des gens qui ont qui sont la clé de de de vous de la lutte donc je pense que c'est ça aussi le sens de cette idée de grève féministe et de d'une pointe avancée et pas seulement de se préoccuper de choses qui seraient resté dans l'ombre c'est de percevoir que c'est là que se trouve aussi la clé ouais finalement l'intersectionnalité c'est c'est l'avenir re ça aux gens j'ajoute juste un truc par rapport à ce que tu dis c'est qu'en plus il y a le sens pratique c'est-àdire qu'à un moment enfin quand on discute il faut en fait il faut savoir s'organiser et vite quoi donc ça m'étonne pas que les réponses elles arrivent parce qu'en fait on a assez rapidement comme on doit se dépêcher on trouve des des réponses on est capable de déployer une force de travail force de proposition aussi pour sortir soit nous soit nos camarades de de de de de laamise quoi voilà et j'en profite peut-être pour dire quelque chose parce que je sais qu'il y a aussi pas mal de de militants militantes qui nous qui nous écoutent un attulier des lois comme ça c'est impensable sans avoir un coin pour les enfants c'est pas et c'est pas quelque chose de cosmétique en fait c'est que ça participe en fait de ce moment-là qui que benah oui on met en commun les enfants qui s'occupent qui ont passé un super bon moment qui font que les femmes ont ont les prennent les 3 heures parce que c'est 3 He en atelier des lois et moi je me disais mais en fait est-ce qu'elles vont rester jusqu'à 3h c'est hyper long de et en fait en 3h trouvé plein de trucs et et mais on a créé les conditions d' donc c'est ça ai sur ce que tu disais sur le mode de militantisme euh bon souvent quand on intervient on intervient un peu tard dans des moments où des endroits où ça va pas fort et tout et on nous dit ouais mais le problème c'est qu'il y a très peu de femmes et C bah oui mais s'il y a très peu de femmes c'est qu'en général tu as pas tu as pas fait en amont tout ce qu'il fallaitou oui onarrive pas trop à faire la parité parce qu'il y a peu de femmes bon ben en fait c'est elles étaient où les femmes et qu'est-ce qui s'est passé pour qu'elles soit plus là donc soit c'est que vous avez pas fait les réunions au bon moment soit c'est que vous avez pas compris qu'il y en avait un qui faisait pas ce qu'il fallait pour que les femmes se sentent bien et voilà donc c'est à un moment créer les conditions pour que bah pour qu'on devienne des sujets qu'on soit pleinement des sujets politiques y compris comme maire ou comme ou pe enfin voilà qu'on avec y compris avec tout ce qu'on a que la société nous met nous met en plus comme comme charge quoi et en outil interne c'est vrai que finin tout ce qui a été dit je je vois très bien mais en outil interne pour le pour attaque par exemple on a adopté l'année dernière la charte antisexisme justement parce que on se rend compte que bah porter des revendications ça passe aussi par en interne parisque tu as parlé de de créer les conditions et trouver des des dispositifs et des moyens internes donc notamment sur la prise en charge et la prise en charge avec les problématiques que vivent les femmes et donc là quand on parle de l'intersectionnalité de l'avenir B il y a beaucoup de travail quand on voit par exemple l'appel du 8 mars unitaire on voit que les revendications elles sont quand même assez poussé assez progressistes on déjà si on en obtient un certain nombre ce sera déjà bien il y a un autre point aussi un progrès à faire c'est dans nos propres espaces euh nos propres espaces de lutte où il faut vraiment intégrer la question féministe comme un enjeu un enjeu structurel extrêmement important en fait si les organisations s'en parent pas euh de de la question féministe dans leur fonctionnement structurel on va euh euh ce n'est pas viser l'avenir c'est vraiment ça que en tout cas pour attaque ça ça ça fait partie de du chantier de transformation sociale c'est externe évidemment changer profondément la société mais interne aussi faudrait qu'on lutte pour des crèches à la France insoumise non mais il faut matérialiser parce il suffit pas de dire on est on est féministe c'est bon parce que franchement tout le monde est féministe aujourd'hui vraiment alors là pour le coup tout le monde même horreur berger estinistre donc on on assiste quand même à un truc délirant quoi mais bon c'est pas le sujet mais en revanche tous ceux qui se disent les syndicats les partis qui se disent de gauche les collectifs les organisations alors si tu veux faire un tournant féministe il faut le matérialiser ton tournant parce que sinon c'est que du blabla vraiment ça ne sert à rien bah que de la com donc il faut aussi que nous dans les organisations on pousse pour ça mais il faut que ça monte que en fait si on matérialise pas on n'est pas féministe il suffit pas de dire je vais pas taper ma femme non il faut vraim il faut vraiment que tu violes pas quelqu'un enfin voilà et aussi moi je une question que je constate quand même assez souvent encore aujourd'hui dans les cas de militants alors voilà les organisations militantes elles sont marquées parce que un sociologue qui s'appelle Xavier du neusa a appelé la division sexué du travail militant alors peut-être vous pourrez mettre un lien si vous voulez mais c'était très bien montré par Monique pyon dans les années 70 à propos de la grffe des lipes où elle remplaçait euh arabe par femme et non femme par arabe pardon et homme par blanc et où elle montrait qui faisait quoi dans la lutte et où elle rendait bien compte de cette inégale répartition des tâches cette question elle a continué de perdurer dans les organisations euh politiques et syndicales pendant x temps jusqu'à ce que effectivement voilà il y a il y a ce concept à inventé l'idée de division sexuelle du travail militant c'est-à-dire euh qui fait quoi dans ses orgas où on s'aperçoit que les rôles les plus valorisés les plus valorisants sont assumés par des par des hommes et les rôles les moins valorisés les les plus dévalorisants en fait finalement sont assumés par des femmes qui sont par ailleurs assez souvent minoritaires et cetera euh donc c'est une question qui déjà c'est en terme de tâche et de qui fait quoi en fait là c'était un simple comptage he c'était sur le mouvement des chômeurs dans les années 90 qui fait quoi concrètement et c'était assez flagrant hein ce enfin je vous invite à lire cet article qui est en ligne si si vous le souhaitez et je pense qu'il y a toujours un peu cette question sur la répartition des tâches et sur l'action des prises de parole c'est encore très prignant et il y a toujours toujours cette idée que par exemple je pense que vous l'aurez sans doute vécu ici hein ce moment où on fait le point sur le nombre d'intervenants et on s'aperçoit qu'il y a 15 mecs qui sont intervenus et on dit bah allez les filles faut intervenir minutes il faut intervenir et et moi je pense que là-dessus le le problème c'est qu'il faut enfin voilà moi-même aussi d'ailleurs j'ai très souvent regardé mes pieds en me disant il faut que j'intervienne il faut que j'intervienne avec le cœur qui bat la chamade ah là là il faut que je parle parce que sinon et ben je pense que ça aussi il faut en sortir avec cette logique le problème c'est pas que les les femmes doivent les femmes ou les minorités de Gen d'ailleurs doivent intervenir ou les personnes racisées enfin après je pense que les choses effectivement se cumulent moi je l'avais un peu montré avant même sur quand on est une femme ouvrière par exemple ça joue pas non plus pareil que quand on est une femme cadre évidemment mais c'est c'est qu'en fait c'est que il s'agit pas que les femmes se mettent la pression pour intervenir c'est que le cadre ne va pas en fait parce que ça c'est elles ont cas elles ont cas elles ont cas en fait on l'entend encore beaucoup et du coup je crois qu'il faut vraiment repenser et du coup dire ben comment est-ce qu'il faudrait faire en fait et aussi repenser d'ailleurs évidemment le temps des interventions mais aussi les le le type d'intervention enfin moi très souvent j'ai des discussions aussi avec des militantes qui me disent non mais moi je vais raconter juste mon quotidien mon expérience mais c'est c'est comme ça en fait qu'on est laabord des revendications enfin c'est précisément ce que tu disais quand tu parlais du groupe de de l'atelier des lois c'est-à-dire que moi enfin il y a tout un tas de luttes qui viennent d'un exemple enfin j'avais travaillé avant sur les crises de ner d' ri les organisations syndicales masculines se disaient mais c'est pas possible qu'elle fasse des crises de ner en fait il y a pas de problème et en fait c'est parce que elle elle disait bah en fait quand on a une contrainte du temps une chaîne et ben on pense voilà et donc du coup c'est pour ça que cette ce trop plein de charge mental provoque des crisonir qui provoque des luttes dans les années 70 en fait c'est l'expérience et et moi je pense que il faut sortir aussi de cette cette espèce de dicotomie entre théorie expérience et donc je ne suis pas légitime parce que moi je vais juste parler de mon quotidien et ben en fait ton quotidien en il est éminemment politique il est peut-être beaucoup plus théorique que toutes sortes d'interventions sur Mar je sais qui enfin voilà je pense que c'est c'est c'est très important aussi pour repenser la politique en général aujourd'hui quoi on va terminer cette émission sur la joie dans la lutte on va en parler notamment avec yulie amamoto qui est là et que tu as publié un livre qui arrive demain en librairie aux éditions les liens qui libèr que tu as coécrit avec louchîné le titre c'est le manifeste d' rosies et le sous-titre c'est la joie comme arme de résistance féministe justement donc les rosies se décrivent comme un mouvement festif et déterminé est-ce que tu peux nous expliquer l'utilisation de la fête et de la joie pour vener mener vos lut et bien la joie c'est le l'outil de fortune des femmes parce que c'est tout ce qui nous reste non voilà on est parti de ça parce que faut savoir que au départ on nous a renvoyé la joie comme on est des gourds des potigge des animatrices de manif des ambianceuses de cortège et déjà donc on a comment com nos corps on a commenté notre façon de faire notre apparence puisque on a décidé de reprendre l'image de Rosy la rifteuse et d'associer les GS de vaisselle pour essayer de de de de montrer en une image que c'était une revendication féministe et au travail et en fait on voilà on a beaucoup commenter et à la base on voulait simplement rendre visible la question féministe dans ce mouvement social et puis très vite on nous a demandé de nous justifier pourquoi on fait ça et et c'est vrai que la danse le champ c'est pas du tout nouveau hein dans les mouvements sociaux pour les femmes c'est plus courant et donc faut s'interroger pourquoi parce que bah le le le quand nos voix elles sont pas portées dans ce monde patriarcal puisque la la parole est est prise par les hommes pour différentes raisons euh donc quand la voix peut pas quand le corps peut pas enfin quand la voix peut pas c'est le corps qui prend le relais hein d'où l'envahissement de l'espace par la danse euh et euh et et donc on a fait ce choix-là mais c'est c'est c'est vraiment en inspiration de de ce qu'on peut voir dans les différentes Lutes féministes donc nous on est parti de l'inspiration euh de la flash mob de l'asthésis qui est un collectif chilien qui a fait un Flash Mob extrêmement connu et viral au niveau international sur El violador en tout camino euh et on est parti en fait de de de ça en disant mais comment on peut rendre les femmes visibles on va utiliser nos corps puisqu'on ne laisse pas le micro quoi en gros premièrement et puis euh le choix de la joie c'est aussi euh il y a plusieurs choses mais euh on est quand même dans une situation les Lutes c'est difficile c'est assez âpre euh la joie c'est en fait une façon de euh de de de projeter un un horizon euh victorieux d'y croire c'est c'est la foie quoi la joie c'est aussi une capacité d'animation de fédération de mobilisation euh et puis pour les femmes bah c'est aussi une façon de reprendre la rue reprendre l'espace parce que les milieux par exemple les manifestations sont peuvent être violentes donc ou euh parce que la répression est très forte ou un milieu assez viriliste et donc quand on a un espace d'évolue aux femmes safe qui a des revendications féministes bah ça permet aux femmes de reprendre la rue et donc reprendre un peu leur destin en main et c'est un peu comme les colleuses féminicides en fait elles imposent leur collage dans la rue parce qu'on leur offre aucun autre espace bah nous le l' rosis c'est imposer la question des femmes dans les mouvements sociaux euh dans une question sociale bah oui il faut traiter la question des femmes et on propose une forme qui permett aux femmes de s'exprimer dans un dans un une forme qui leur qui leur parle et qui aussi est une façon de faire face à la fois euh au stress que de de cette lutte qu'on est en train de mener quoi le sort qui va nous tomber dessus mais aussi bah désarmer la peur la peur de la répression la peur des agressions sexistes et bien dans cet espace voilà donc à la base l' rosis c'était euh une revendication féministe liée au travail et puis très vite c'est devenu un espace de de raliment féministes puis un outil de mobilisation voilà et l'outil c'est la joie et on pense que la joie pour les femmes c'est vraiment une arme de résistance féministe c'est une arme politique la joie mais là dans le dans le casadre des mobilisations actuell pour c'est vraiment un outil mis à disposition des féministes dont elles arrivent à se saisir et puis la joie aussi c'est une façon euh contre les le gouvernement qui a une politique profondément injuste euh et ben c'est de lui dire que euh il a au moins il aura pas notre joie quoi c'est c'est c'est la fin du livre on dit il n'aura pas notre joie nous on va continuer quoi qu'il arrive euh sous les coups sous la dureté on on garde la tête haute et on prend euh on se bat pour nos droits euh dignement quoi Sarah non je t'ai vu faire oui non je je pensais à Emma Goldman la fameuse citation c'est c'est bien Emma Goldman c'est si je ne peux pas danser ce n'est pas ma révolution ou un truc approchant euh oui et en même temps je me faisais aussi la remarque là je pensais au car en fait pour aller à versaill hier on avait des cars qui étaient affrêés pour être on nous avait dit qu'on sera accompagné par les la police et tout en fait on a on a un peu mis le grapin sur un quart où on est monté à plein d'insoumis il avec quelques LR et et Renaissance qui était un peu perdu au fond du car qui ont compris un peu trop tard dans quoi ils avaient mis les les pieds et on a chanté la carmagnole en arrivant à versaill et c'est aussi je me faisais cette remarque que en fait le chant la joie enfin je pense que les femmes les rosis l'ont remis au goût du jour et ca mais en fait ça a toujours été en fait c'est aussi l'art comme comme force de forme de subversion donc le chant la caricature la joif enfin et c'est juste aussi de se réapproprier ça comme quelque chose comme un outil de lutte féministe mais enfin d'une certaine façon en fait les hommes ont toujours eu tous les comment dire tous les champs d'action possibles c'est que la caricature c'était aussi des formes de joie il y a eu des champs révolutionnaire chanté par des mecs il y a les mecs qui rigolent ils font des blagues aussi enfin je veux dire c'est pas c'est juste que quand on est féministe et quand on mène des Lutes féministes on a jamais c'est jamais la bonne façon d'agir donc vous vous faites des collages trash avec marqué violleur on te voit c'est trop trash vous vous mettez un ruban dans les cheveux c'est trop ridicule vous mettez des point vous féminisez les phrases c'est trop secondaire vous parlez duol toutes les 2 minutes vous êtes relou donc c'est plutôt de se dire que en fait il faut faire feu de tout bois et de tous les modes d'action dont on a envie et prendre tous les tous les pass et se dire que toute façon ça sera toujours perçu comme une forme d'intrusion enfin il y aura toujours quelque chose qui fera que on n pas notre place à signer et pareil là faut le retourner en une en une force quoi c'est de se dire bah du coup on peut faire on a toute une palette et les rosies faisaient partie de cette palette là et ça vrai que ça avait fait débat aussi parce qu'on se disait mais est-ce que c'est pas est-ce que ça va pas ridiculiser et cetera mais on n pas du tout besoin d'attendre que les femmes euh se déguise et danse pour qu'elle soit traité de ridicule de toute façon et si elle se sent plus forte en le faisant bah Go quoi et j'en profite aussi pour passer un big up au collectif inverti qui a bien animé aussi les les manifes parisiennes pendant les la réforme des retraites et qui organise régulièrement des des collectifs enfin des des tables rondes et aussi des fêtes avec la techno aussi et des DJ qui est aussi une forme de lutte populaire et et qui ping block ou ouais et qui reprend cette idée de la joie qui en fait effectivement aussi un moteur c'est le même phénomène d'ailleurs là c'est la réappropriation en fait donc quand on a donc les luttes LGBT qui vont se réapproprier les mots les insultes Guin ou voilà ou dans les luttes antiracistes on les trait de ils vont se réapproprier le mot bah pour les féministes bah il y a le sorcière he que les féministes se réappropries mais mais c'est ça la joie c'est une façon aussi de se réapproprier à la fois l'espace et à la fois une façon de s'imposer d'ex exister c'est dire coucou on est là on existe et voilà mais mais il faut il faut pouvoir euh il faut pas lâcher quoi c'est-à-dire que on a subi énormément de de critiques mais on a aussi euh remarqué que c'était une façon de faire qui qui parle et et qui va pas se limiter à la réforme des retraites puisque depuis il y a eu plein de de de de cortèg rosis et de collectif qui naissent et qui et qui continuent et que qui leur permettent bah de s'exprimer dans une dans une manifestation féministe ou pas mais d'exprimer leurs propres revendications avec leur propre façon de faire merci beaucoup à toutes d'être venu sur le plateau de l'émission populaire pour cette émission spéciale 8 mars on se retrouve alors si vous êtes francilien en tout cas à Paris euh c'est un cortège de Gambetta jusqu'à République merci République et j'ai vu les commentaires aussi un peu passer avec Gabrielle qui nous dit que l'émission lui met les larmes aux yeux qu'elle est très émue et il y en a aussi un qui a dit que que il avait enfin compris l'intersectionnalité et juste pour les Parisiennes il y a une marche nocturne aussi ouais quand le 7 mars Mar rubl voilà marche nocturne féministe du 7 mars ouais voilà ça c'est soir faut tout faire on choisit voilà le 7 et le 9 pour la Palestine on sera aussi pour la Palestine c'est ça l'Inter aussi voilà et là on a peu plus de de mal à être dans la joie j'avoue merci beaucoup on se retrouve dans la rue et on lâche rien [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] Ciao [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique]
Sarah Legrain