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Podcast / conversationLCP (sur YouTube)· 12 décembre 2025 55 minComplaisantPortrait personnelAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Éric Martineau, député "Les Démocrates" de la Sarthe | Politiques, à table !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir choisi ce menu avec boudin blanc et purée de pommes de terre ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Le boudin blanc est-il vraiment sans sang ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi les rillettes sont-elles si importantes pour vous ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Votre parcours n'était pas une évidence pour reprendre la ferme. Expliquez.

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment conciliez-vous agriculture et art contemporain ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Êtes-vous un bon cuisinier ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Éric MartineauFait
    « Je me fais même rouspéter quand je rentre chez moi parce que si je fais les courses, je vais ramener du boudin blanc. Obligé. »
  • 8:00Éric MartineauFait
    « J'ai eu une belle éducation. Je ne crache pas dans la soupe. En plein petit village, je n'ai pas eu une enfance malheureuse, mais très bien élevée, stricte. »
  • 14:00Éric MartineauFait
    « C'est une vieille variété découverte, où sur un pommier de golden, vous aviez une branche qui donnait systématiquement des golden toutes grises. Le propriétaire de l'arbre, avait deux enfants, Bertrand et Anne, la contraction des deux devient Bertanne. »
  • 18:00Éric MartineauFait
    « De 2017 à 2023, j'ai pas vécu un hiver où on ne pouvait pas enfermer nos volailles. »
  • 20:00Éric MartineauFait
    « La contrainte est particulièrement lourde pour les élevages estampillés plein air, comme celui-là. »
  • 22:00Éric MartineauFait
    « Le vaccin est obligatoire depuis 2003. Dans les exploitations touchées et celles de plus de 250 canards. »
  • 24:00Éric MartineauFait
    « On avait par exemple des capteurs, je les ai toujours, dans mes arbres, dans les vergers, qui permettent de déterminer si, en fonction de la température, de l'hygrométrie, de l'humidité, des sondes qui sont dans le sol, pour savoir si on doit mettre ou non l'arrosage. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Générique --- --- Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Politiques à Table. Vous avez bien sûr réservé la meilleure table, installez-vous tranquillement pour déguster notre cuisine, fusion entre politique et gastronomie que nous avons le plaisir de partager aujourd'hui avec Eric Martineau. -Bonjour. -Et bonjour à vous Jean-Pierre Montanay. -Eric Martineau, s'il y a bien un invité qui répond parfaitement à l'ambition de cette émission, c'est vous, vous, le député agriculteur.

Si l'on presse votre mandat et votre métier, on obtient donc du jus, de Politiques à Table, un nectar qui sentirait la pomme, évidemment, puisque depuis 1990, vous vous baladez dans les allées des hectares de vergers dont vous avez hérité après quatre générations d'arboriculteurs avant vous. Une exploitation familiale qui fait grandir des pommes bio dans le sud de la Sarthe. Une vingtaine de variétés à bichonner tout en s'investissant dans la Politique, là aussi avec un P majuscule comme celui de vos pommes.

D'abord conseiller municipal en 2001, puis maire de la ville de Chenu en 2020. Vous devenez député de la 3e circonscription de la Sarthe en 2022 et siégez depuis sur les bancs du groupe Les Démocrates. Un mandat que vous mettez au service de vos deux passions.

Tiens, encore un p. Membre de la commission des lois, vous êtes secrétaire du groupe d'études sur la ruralité, membre des groupes d'études sur la filière brassicole et celui de la gastronomie, des métiers de bouche et des arts de la table. Ca tombe vraiment bien, comme une pomme bien mûre bien sûr.

Et on se régale déjà avec le menu que vous avez choisi pour nous aujourd'hui. -Oui, avec du boudin blanc avec une purée de pommes de terre et en dessert une tarte aux pommes façon tatin. -Fin octobre, le niveau de risque pour la grippe aviaire a officiellement été déplacé de modéré à élevé sur l'ensemble du territoire métropolitain.

On y reviendra lors du Dessous des plats. -Dans Les pieds dans le plat, les robots débarquent dans les fermes pour remplacer les paysans dans les tâches pénibles. A quoi ressemblera demain le métier d'agriculteur ?

Reportage à suivre. -Voilà pour le menu, maintenant on passe à table avec Cuisine et confidences. Jingle -Eric Martineau, après avoir vu votre menu, je n'ai qu'une seule chose à vous dire, "Jacques Chirac, sors de ce corps".

Alors pas le Chirac président de la République, ni non plus la grande figure du RPR, mais l'homme de Corrèze, le rural, qui a les pieds dans la boue, qui serre la main des paysans et qui tâte le derrière des vaches, et se régale d'une tête de veau, comme vous, du boudin blanc. Devant les convives rassemblés pour le banquet du village : "Tiens, voilà du boudin." Oui, Jacques Chirac, sors de ce corps.

Lui, l'amoureux des pommes il revendiquait. "Je suis un mangeur de pommes", comme vous, le producteur de pommes. La pomme est un fruit sympathique et je l'observe tous les jours.

Vous auriez pu le dire, pourtant, c'est du Chirac dans le texte. Oui, M. Martineau, je vous le jure, vous ne passerez pas pour un guignol à l'Assemblée en ressuscitant le célèbre slogan qui vous colle désormais à la peau, "Mangez des pommes", histoire de donner un coup de boost à votre groupe MoDem en cas de dissolution.

Seul bémol, avant votre tarte aux pommes, vous avez avec votre boudin aussi exigé des pommes, mais des pommes de terre, alors que les pommes fruits auraient été parfaites pour accompagner ce boudin ? -Oui, oui et non. Mais on ne peut pas manger que des pommes, même si je peux vous faire un déjeuner ou un dîner entier, entrée avec des pommes, plat en consistance, oui, et puis un dessert à base de pommes, ça c'est vrai.

Mais je vous avoue que là devant moi, j'ai mon plat préféré. Si on me disait, très sincèrement, "tu vas mourir dans..." Le condamné à mort par exemple, son dernier repas, ce serait un boudin blanc avec une purée de pommes de terre et une tarte aux pommes. -On va la goûter justement cette assiette, vous allez nous dire surtout si c'est comme vous l'aimez, si c'est comme vous le préparez peut-être vous-même à la maison ? -Alors oui et non.

Déjà, pourquoi le boudin blanc ? Parce que ça aurait pu être un boudin noir aux pommes. C'est un peu ma Madeleine de Proust, si vous me demandez, où dans mon village, il y avait une boucherie qui s'appelait la boucherie Pascalou.

Enfants, on allait dans cette boucherie et il y avait Jeannot qui faisait du boudin blanc. Et pour vous dire l'anecdote, il en fait toujours un petit peu, parce qu'aujourd'hui, maintenant, il est bien en retraite. Ce monsieur, il y a longtemps... -On le salue comme on salue aussi Le Bourbon, qui nous a concocté ce plat délicieux. -Et donc, c'était, je ne sais pas, j'en garde un super souvenir.

Il ne se passe pas une semaine de mon année où je ne mange pas de boudin blanc. -C'est vrai ? -Oui, je me fais même rouspéter quand je rentre chez moi parce que si je fais les courses, je vais ramener du boudin blanc.

Obligé. -Pourtant, pour les puristes, le vrai boudin, honnêtement, c'est celui avec du sang et des oignons. Le boudin noir !

Figurez-vous que c'est la première fois en cinq ans qu'on fait l'émission qu'on a du boudin blanc. C'est pas quelque chose... -Souvent, c'était servi dans les repas de fête.

Mais je trouve ça tellement bon, pourquoi le manger uniquement pendant les fêtes ? -On est d'accord qu'il n'y a donc pas une goutte de sang, pas un gramme de viande ? -Il y a de la viande. -Ah, quand même ? -Il y a un peu de gras, mais il y a de la viande blanche. -Alors, parce que le boudin blanc, il peut être fait aussi à base de mie de pain et de lait aussi simplement. -Ah non, ils rajoutent aussi souvent de la volaille, du porc, selon les... -Il y a aussi des boudins blancs, on en parlera après il y a aussi du boudin blanc avec du poisson, notamment aux Antilles.

Ils ont des chairs blanches et ils font ce boudin. Mais vous avez raison, ils l'agglomèrent un peu de lait, de pain pour lui donner un peu de consistance. Et on le met dans un boyau.

D'où son nom de boudin, sinon ça n'a rien à voir avec le boudin. C'est chaud quand on vient de tuer le cochon. Vous aimez quand même le boudin noir ? -Oui.

Je ne suis pas vraiment délicat. Je mange un peu de tout, il n'y a aucun problème. -Vous mangez de tout et même des spécialités de la Sarthe.

Vous nous avez ramené des rillettes, évidemment. -C'est normal. -Expliquez-nous ces rillettes. -Les rillettes du Mans, elles viennent de chez M.

Lehoux, qui est reconnue parmi les meilleures rillettes de la Sarthe. J'ai demandé à une collaboratrice de m'en rapporter ici sur l'émission. -Sympa ! -Il faut y goûter. -Et on va les goûter, bien sûr.

Moi, j'adore ça, les rillettes. -Et si vous me demandez, c'est quelque chose que j'ai toujours dans mon réfrigérateur. -Les rillettes aussi ? -Toujours. -C'est bien, on va aller manger chez vous. -Quand on est un vrai sartois... -Les vrais sartois, ils commencent à la rillette dès le matin. -Oui, il y a des fois, il y a des choses... -Ca fait yeux de gras dans le café. -Au Salon de l'agriculture, l'omelette aux rillettes.

Ca vous tient le corps. -Ca doit pas être mauvais ! -C'est un peu gras quand même.

Je dois avouer que j'ai eu un peu de mal à digérer. Mais c'était sympa. Et en tant que député, c'est aussi normal qu'on mette en avant nos bons produits de terroir.

Et lorsque vous n'avez pas trop le temps ou quoi que ce soit, même le soir...

La nuit, quand on rentre après les séances ou quelquefois on n'a pas eu le temps de dîner dans la pause à l'Assemblée nationale, je prends le pot de rillette qui est dans mon réfrigérateur. Vers minuit, ça m'arrive souvent de manger des rillettes. -Je comprends très bien.

Je voulais revenir sur votre parcours. -Une question sur la rillette. Excusez-moi Valérie, mais la rillette de Tours, de Mans quelle est la meilleure ?

Grosse bagarre. -D'autant plus que moi, j'habite à la frontière entre la Touraine et la Sarthe. Ma petite commune, c'est Chenu, un petit village de 450 habitants.

Je les salue, nos habitants. A mi-chemin entre Le Mans et Tours. Il y a toujours cette rivalité de savoir où sont les meilleures. celles de Touraine ou celles de la Sarthe ?

Je dis que les rillettes du Mans sont très très bonnes. Celles de Touraine sont un petit peu moins grasses. C'est un peu plus sec. -Elles sont délicieuses.

On me dit même dans l'oreillette qu'il y aurait un distributeur de rillettes. -C'est vrai. -Comment ça ?

Expliquez-moi. -Pour les accros ? -Oui, à toute heure, nuit et jour, vous êtes en panne.

Je les confonds tout le temps, c'est Saint-Pierre et Saint-Vincent. A Saint-Vincent-du-Lorouër. Et vous allez face à l'église, il y a un distributeur de rillettes.

Et donc, honnêtement, je sais que Clara est allée les chercher comme ça. -Votre collaboratrice. On la salue aussi. -En face de la clinique cardiologique, comme ça, quand... -Si jamais.

Non, évidemment, à manger avec modération, on fait attention. Votre parcours, j'ai lu que, pour vous, ce n'était pas une évidence de reprendre la ferme. Expliquez-moi.

Parce que, voilà, moi, je vous ai présenté comme ce député agriculteur qui reprend, après quatre générations, cette arboriculture, mais ce n'était pas si évident pour vous ? -C'est vrai. Pourquoi ?

Parce que j'ai eu un parcours de vie, je salue mes aïeux, ceux qui m'ont éduqué, bien élevé. J'ai eu la chance de vivre dans un univers très féminin, mon arrière-grand-mère qui possédait la ferme avec ma grand-mère. Et mes parents ont divorcé et donc maman s'est très bien occupée de moi.

Donc j'ai eu un univers très féminin autour de moi qui pour eux... pour elles...

Le plus important, c'était quand même les études, le savoir, la connaissance, la culture, la musique. J'avais un grand-père musicien. Et donc, je passais tout mon temps libre...

Enfin, c'était la scolarité. Avec maman, c'était hyper important. Lire, pour ma grand-mère, c'était les bases de découvrir la littérature.

Ma grand-mère lisait Stendhal, "Le Rouge et le Noir", c'était un de ses livres préférés. Et elle m'étonnait. Alors qu'elles étaient agricultrices. -Mais c'est ça !

Toutes ces femmes ne vous ont pas poussé, conduit à reprendre la ferme ? -Surtout à être libre, indépendant, soi-même, répondre quand même à des codes. J'ai eu une belle éducation.

Je ne crache pas dans la soupe. En plein petit village, je n'ai pas eu une enfance malheureuse, mais très bien élevée, stricte. Ca ne rigolait pas tous les jours.

Mais j'allais à la musique, par exemple. J'ai appris la musique. Pendant dix ans, j'ai fait du saxo-ténor à l'harmonie du Ludes, M.

Dayan, qui m'a appris la musique pendant dix ans. -Qu'est-ce qui vous a conduit à un moment donné à vous dire que finalement, le chemin, c'est quand même ces hectares de terre ? -Oui, c'est parce que j'ai cette notion de terroir, de filiation, d'aimer la famille.

Pour moi, ça a un vrai sens, une vraie valeur. J'aime toujours l'endroit où je vis, où j'ai la chance de vivre, donc dans la maison familiale. Et ces gens m'ont inculqué des valeurs de terroir.

En clair, si j'avais un peu ce look d'écolo... non, d'intello, mais aussi parce que j'ai eu les cheveux longs pendant une période. -Vous avez aussi une éducation qui vous a dit : on peut faire les deux ?

C'est peut-être ça aussi qui vous a tranquillisé. -Et j'hésitais car j'aime aussi beaucoup l'art et l'art contemporain, les musiques électroniques, la danse contemporaine. Et je me disais, mais vers quoi je vais ?

Est-ce que je vais vers l'art, une école d'artistes ? Ca, ça m'aurait plu, les Beaux-Arts. Ou alors, je reprends la ferme familiale.

Et parce que je suis cette cinquième génération, c'est dommage que ça s'arrête avec moi. Je me serais culpabilisé. Et l'un n'empêche pas l'autre.

Vous pouvez être agriculteur, produire des pommes avec vos convictions, vos goûts, vos amours. Et...

Et en parallèle, soutenir une compagnie de danse que je peux le dire, Zutano Bazar, qui sera très heureuse, avec qui on a fait de la danse dans les vergers, on a fait des choses in situ dans la station fruitière, de la danse contemporaine, des musiques électroniques dans les vergers, et j'espère qu'on continuera à faire. -Les pommes poussent mieux ou pas ? -Non, mais ce qui est intéressant, c'est de mélanger, de croiser les gens.

Quand on est centriste. Vous avez un monde, quelquefois, qui se méconnaît entre cette ruralité qui vit dans le terroir et puis de l'autre côté, des gens qui sont dans des galeries, dans des spectacles de danse où on n'aurait pas l'occasion ou l'intuition d'y aller. Alors que si on fait déplacer les gens, qu'on prend des danseurs, on va les mettre dans une ferme, dans un verger, vous allez faire croiser des mondes.

Et ceux qui sont dans l'art s'intéressent à l'agriculture. Et ceux dans l'agriculture disent que c'était chouette, c'était bien, quand est-ce que tu recommences ? Et je suis convaincu qu'il faut croiser les gens. -Alors, vous avez un bon petit coup de fourchette, en tous cas.

On a compris que vous êtes un bon vivant. Vous mangez aussi des pommes. Est-ce que vous êtes un bon cuisinier ?

Est-ce qu'au fourneau, on dit, Martineau, c'est un cador ? -Non, je ne dirais pas ça, mais je sais cuisiner, je cuisine, parce que comme j'étais étudiant, j'ai fait deux années d'études à Montauban aussi. -Pour faire des coquillettes. -Ah non, non, j'aime pas ça, ça c'est pas mon truc, les pâtes c'est pas trop mon truc.

Non, et j'ai fait une variante. -Vous faites du boudin blanc ? -Je ne le fais pas, mais je sais le cuisiner. -Le cuisiner, il suffit de le mettre dans une poêle. -Non, non, non.

Si j'avais des amis ou vous venez à la maison, j'ai des amis, je vous rassure. Ma spécialité, entre autres, c'est la salade de boudin blanc. Alors, une salade, il vous faut... -Froid ? -Non, chaud, mais c'est un chaud-froid-sucré-salé. -Génial ! -Donc là, on mélange tout.

Ce que je vous ai dit tout à l'heure, on mélange. Vous prenez deux poêles. Vous faites rissoler des pommes, des pommes de table.

Dans l'autre, vous faites...

Alors, votre boudin blanc, auparavant, vous le coupez en grosses rondelles. Il est cru. Et donc, on les fait rissoler chacun de leur côté.

Pendant ce temps-là, on prépare dans une assiette, parce que c'est un service à l'assiette, une bonne petite salade en fond de salade qu'on met...

Un lit de salade. Moi, je le fais avec un vinaigre de framboise parce que, pareil, ça dégage quelque chose. Et puis, au dernier moment, on assemble le tout, c'est-à-dire le boudin blanc et les pommes sur ce lit de salade.

C'est tout bête, c'est facile à faire. Et franchement, c'est très bon. Si vous le faites plus ou moins copieux, ça vous fait une très belle salade en plat pour un dîner.

C'est vraiment très bien. -Le sucré vient de la framboise ? -Non, surtout des pommes caramélisées.

Ah, oui ! -Ce qui est bien, c'est de mélanger les arômes et donc la framboise... -Et alors, dans ce plat ?

C'est ce type de pommes que vous mettez ? -Oui, alors ça, c'est une de mes spécialités. -Elles viennent de chez vous ? -Oui, de Chenu.

C'est une variété de pommes que j'avais rencontrée lorsque j'étais étudiant, donc il y a déjà quelques années, du côté du Tarn-et-Garonne, puisque j'ai fait mes études là-bas. -Sur les sites de rencontre, on rencontre des pommes ? -Aussi, parce qu'on peut craquer.

Regardez, ça a la forme d'une golden, ça a l'aspect d'une rainette grise du Canada, et c'est une Bertanne. C'est une vieille variété découverte, où sur un pommier de golden, vous aviez une branche qui donnait systématiquement des golden toutes grises. Le propriétaire de l'arbre, avait deux enfants, Bertrand et Anne, la contraction des deux devient Bertanne.

Moi, je connais ça quand j'ai, 17 ou 18 ans. Lorsque je m'installe en 1990, je veux planter des Bertannes chez moi. Depuis, j'ai toujours augmenté la superficie de Bertannes que l'on vend à la ferme ou sur les marchés de Tours et Amboise. -Si je vais à Paris maintenant, je fais tous les petits bio qui pullulent, il n'y aura pas de Bertanne ? -Peut-être, parce que je ne suis pas le seul à en faire en France, mais je me rappelle qu'en 2022, juste avant d'être élu député, lorsque j'avais regardé l'inventaire verger de la Vallée du Loir, il y avait 2,5 hectares mais moi j'en possède un hectare.

Donc il n'y en a pas beaucoup. -Je n'ai jamais mangé de Bertanne. -Ce que j'adore chez elle, c'est qu'elle caramélise, elle devient translucide, elle ne se défait pas, et donc pour la tarte tatin, c'est une des meilleures.

Avec un goût de pomme-poire, légèrement anisé. C'est bon, vous pourrez goûter. -Mais juste avant qu'on coupe cette pomme, je voudrais qu'on revienne à ce plat et à ce boudin blanc qu'on peut faire à la maison.

Mais il faut que vous nous donniez quelques astuces, Jean-Pierre. Comment on peut faire cette magnifique assiette chez nous ? -Il suffit d'avoir trois choses et de connaître trois choses, avant de se lancer dans l'aventure du boudin blanc.

On l'a un peu dit, mais il n'y a aucun lien de parenté avec le boudin noir. Préparé, lui, on est bien d'accord, bien clair, avec du sang de porc frais, des oignons, tandis que le blanc est une recette à base de viande blanche, cuite dans un boyau de porc, ce qui lui vaut son surnom de boudin. Il est très apprécié chez nous, en France, surtout dans les Ardennes, jusqu'au Tarn, et chez nos voisins belges, qui raffolent des frites et du boudin blanc.

Pour faire du boudin blanc, il faut préparer un hachis, composé de 30 % environ de gras, essentiellement de porc, et 70 %, ça c'est le ratio, donc c'est pas trop gras, de maigre avec de la viande blanche, type poulet, dinde, veau, auquel on rajoute des oeufs, du lait, des épices, voire des noix, du chou, ou encore des champignons, et je pense que dans celui-ci, on le sent bien, à mon avis, il y a des champignons. On peut y mettre des morilles, des truffes, ou des cèpes, c'est ce qui fait ce boudin blanc de fête ! qui est un peu boosté, qui est un peu upgradé avec des champignons de qualité.

Il est là un peu en tenue de gala, pour les fêtes. Ce hachis est ensuite enserré dans un boyau, puis cuit pendant une vingtaine de minutes à 90 degrés. Le boudin blanc antillais, lui, est préparé avec de la chair de poisson.

Enfin, troisième chose à savoir...

Faire son propre boudin blanc est à la portée de tous, M. Martineau, mais en général, il s'achète chez les charcutiers. Le cuisiner est un jeu d'enfant, poêlé, à la plancha, voire au barbecue ou encore au four.

Il se prête avec grâce à toutes les cuissons et se marie aisément avec purée de pommes de terre, fenouil, frites de patates douces et bien sûr, des pommes fruits caramélisées. Même si ce n'est pas le cas aujourd'hui. -C'est noté, ce n'est pas grave du tout.

Et surtout, vous nous avez apporté un vin pour accompagner cette belle assiette. Est-ce que vous pouvez nous en parler un petit peu ? -C'est le vin de Janières.

C'est un grand vin. Un grand vin, c'est un des rares vins que l'on trouve dans la Sarthe, qui est en Appellation d'Origine Contrôlée. Il y a environ 120 hectares de Janières dans la Sarthe.

Ce vin est réputé depuis Henri IV, même on remonte à très très loin et il a su traverser les âges. C'est un vin blanc que j'aime beaucoup parce qu'on peut le boire tout en mangeant. Mais aussi, je l'apprécie beaucoup que ce soit en apéritif ou dans l'après-midi, vous recevez des amis.

Il y a aussi un petit peu, en fonction des producteurs et des façons de le travailler, plus ou moins cette petite saveur un petit peu de pierre à silex, quelquefois, que l'on peut retrouver dans les vins. -On sent la pierre à silex ? -Légèrement. -C'est la pierre à silex ? -Carrément.

Mais aussi parce que ce sol, le terroir ressort très bien. Donc, dans la vallée du Loir et en bon sartois, forcément, on boit du Janières ou du coteau du Loir parce que l'appellation est très limitée sur quelques villages. Mais on est arrivé avec les Coteaux-du-Loir et le Pinot de Nice, par exemple.

Les agriculteurs ont su réveiller cette filière parce qu'elle a été décimée par le phylloxéra il y a une centaine d'années. Depuis, ils sont bien structurés. On a même recréé une maison des vins à la Chartee-sur-le-Loir, où tous les producteurs se réunissent.

Vous pouvez les goûter, acheter ce que vous voulez. Franchement, je vous le conseille. -Mais juste avant, que vous disent justement les vignerons dans votre circonscription ?

On sait que le réchauffement climatique est un vrai problème. Quels sont les remontées de terrain ? -La plus grosse difficulté, mais qu'on rencontre nous aussi les producteurs de fruits, si là on avait des vignes, il y avait 300 hectares de vignes avant le phylloxéra, aujourd'hui il n'y en a pas un hectare, ça a été décimé par la maladie, nos anciens se sont mis à planter des pommiers car si c'est une mauvaise terre, il n'y a pas de mauvaise terre, un sol différent, celui-ci peut accueillir de la vigne ou des fruitiers. -D'accord. -Et bien, et ce que l'on voit avec ce réchauffement climatique, ce changement climatique, on fleurit de plus en plus tôt, les vignes démarrent de plus en plus tôt, mais on peut avoir des gelées, quand même jusqu'à la mi-mai.

Et il faut soutenir, oui, nos viticulteurs, je vois dans le Janières...

Ils ont été quand même, plusieurs années de suite à se prendre des gelées successives qui font que même dans nos régimes d'indemnisation que l'on a en France, ce qu'on appelle la moyenne olympique, où on prend sur les cinq années la moyenne des cinq en excluant la plus bonne et la plus faible. On se retrouve avec des moyennes qui ne veulent plus rien dire. Et donc, qui ne dégagent même pas une indemnité, par exemple, pour les viticulteurs, voire les arboriculteurs.

Même si, nous, quelquefois, on peut faire différemment parce qu'on peut avoir l'aspersion, c'est-à-dire l'irrigation, où on peut mettre de l'eau pour transformer l'eau en glace et ça bloque la température. -La prochaine génération de Martineau, vous allez plutôt faire des mangues que des pommes ou non ? Ce n'est pas le programme ? -Je n'espère pas, mais vous avez raison quelque part.

J'ai une variété aussi que j'aime beaucoup, c'est la Cox Orange qui est très connue en Angleterre. C'est l'équivalent de la reine des Reinettes chez les Français. Mais cette Cox Orange, quand j'étais étudiant, on disait on peut la produire en France jusqu'à la vallée de la Loire. -Et maintenant ?

Et aujourd'hui, moi, j'ai des Cox Orange où j'ai du mal à redémarrer au printemps. Alors, les pommiers redémarrent, ils bourgeonnent. Mais ils font de moins en moins de fleurs parce qu'ils s'affaiblissent.

Pourquoi ? Parce que les arbres ont besoin de températures très froides l'hiver pour qu'ils puissent se régénérer et repartir au printemps. -Le terroir évolue. -Et des hivers doux, il faut remonter les variétés. -Allez, on va presser nos cerveaux pour obtenir le meilleur jus.

Répondre à tous les quiz qui vont suivre. C'est parti ! Jingle -Alors en préparant ce quiz, je l'avais deviné, originaire du Mans, vous êtes amateur de rillettes.

Très bonnes. Concurrencées, on l'a dit, par celles de Tours. Sauriez-vous nous dire si ces affirmations sont vraies ou fausses ?

Il est donc question de rillettes. A propos des rillettes, Balzac disait : "C'est la friandise la plus succulente." Crai ou faux ? -Je dirais vrai. -C'est vrai.

Les rillettes de Tours datent du Xe siècle. -Vrai. -Non, c'est faux.

XVe alors que celles du Mans sont popularisées plus tard au XIXe siècle. Les rillettes du Mans et de Tours bénéficient toutes les deux d'une IGP, Indication Géographique Protégée. -Moi, j'irais vrai. -Ah non, faux.

Tours, oui, en 2013, mais toujours pas pour celles du Mans. Ca, c'est une bataille que vous devez mener à l'Assemblée. Pas d'IGP pour la rillette du Mans.

La variante basque des rillettes se présente sous forme de morceaux croustillants de porc appelés grattons. La variante basque des rillettes s'appelle gratton. -Je dirais vrai. -Non, faux, parce que le gratton est lyonnais.

Ce sont les chichons qui désignent les rillettes basques à base de porc ou de canard au piment d'Espelette. -C'était subtil. -Oui, c'était même très pointu.

Merci. Culture générale. -On passe au deuxième quiz.

J'ai goûté vos pommes. C'est exceptionnel. La description que vous en avez faite, c'est-à-dire un mélange de pommes, de poires, c'est incroyable.

Prenez-en une. Mangez des pommes. C'est super.

C'est pourquoi je vais vous poser des questions sur les pommes en dessert. Vous devez être un expert. Vous allez me dire si dans les prochains desserts que je vais énoncer, il y a des pommes ou pas.

Le bondepige Med slor danois, est-ce qu'il contient des pommes ou pas ? -Alors, je dirais non. -Vous avez tort.

C'est un dessert composé de couches de compote de pommes et de pain de seigle râpé et grillé. -C'est tous des débouchés pour vos pommes. Retenez bien ! -Je me suis dit, avec tous les gâteaux de Noël, j'ai pensé à tout ça.

Il doit y avoir de l'anis. -Trois palettes pour le Danemark. -Le kunede arabe, est-ce qu'il contient des pommes ou pas ? -J'en sais rien. -Vous avez une chance sur deux. -Je dirais non. -Vous avez raison.

C'est une pâtisserie levantine à base de cheveux d'ange, fromage, pistache et sirop. Il n'y a pas de pomme. -Surtout qu'il n'y a pas beaucoup de pommiers par là-bas. -Très bonne déduction.

Le milopita grec. Pommes ou pas pommes ? -Je dirais pas de pommes non plus. -Si, les pommes mélangées dans de la cassonade, du beurre et de la cannelle incorporées dans une pâte à gâteau. -D'accord. -Et enfin, la placinta roumaine.

Pommes ou pas pommes ? -Je dirais pommes, parce que par là, il y a des pommes. L'Europe de l'Est. -Oui !

Les pommiers sont originaires de l'Asie d'Est. Enfin, voilà, toute la partie Est. -Donc, c'est une petite brioche traditionnelle de Roumanie et de Moldavie, forme carrée et fourrée de pommes.

On passe maintenant à la Brève de comptoir. Jingle Eric Martineau, pour préparer cette émission, on vous a demandé d'aller fouiller dans vos souvenirs pour nous raconter un moment à table où politique et gastronomie se sont retrouvés dans la même assiette. Et là, c'est plutôt la soupe à la grimace, c'est ça ? -Oui, alors j'espère que mes collègues ne m'en voudront pas de dévoiler, mais à l'époque, ça s'était fait dans les médias.

C'était une soirée particulière parce qu'au groupe Démocrates, on aime bien organiser dans un moment politique, une soirée conviviale pour pouvoir permettre d'échanger. Et là, ce qui m'avait fait sourire, c'est le fait que ce moment qui doit être convivial finit limite un peu en...

Je ne veux pas dire en pugilat, mais quand même. Pas de bagarre. Jean-Luc Bourlange était très énervé.

Je peux le citer. J'espère qu'il ne m'en voudra pas. Mais lors de ce dîner, c'était juste au moment, je me rappelle, de la nomination de Gabriel Attal, Premier ministre. -D'accord. -Et puis, on avait reçu le Premier ministre pour pouvoir échanger avec lui, voir ce qu'on est d'accord, pas d'accord, ce qui paraissait normal.

Et en sortant de cette réunion, c'est là qu'on apprend via les médias que François Bayrou avait un peu dit que, oui, on n'était pas forcément dans le soutien de Gabriel Attal. C'est inutile de vous dire que ça avait gâché un peu le dîner du soir, parce que nous avions dit une chose le matin et le soir on entendait autre chose dans les médias. Une belle ambiance quoi, et c'est pourquoi moi à l'époque, mon collègue et ami Mickaël Cosson, on a dit : "La prochaine fois que vous voulez organiser des soirées conviviales, fiez-vous à Martineau-Cosson, je vous promets que cette équipe de choc, on va faire quelque chose de très sympa. -Très bien.

En parlant de François Bayrou, vous avez une anecdote, je crois, avec un verre d'eau renversé. -Je vais le faire assez court. Ce qui s'est passé, vous voyez, quand François Bayrou a été nommé Premier ministre, qu'il a fait son discours de politique générale, il est monté à la tribune, comme tout Premier ministre, faire son discours.

Seulement, dans la presse, il avait été dit, à l'époque, qu'il était confus, il a même renversé un verre d'eau, il a mélangé ses feuilles, ses papiers, et tout, voilà. Mais, si vous voulez la vérité, la vérité, c'est de ma faute. Oui.

Mais je vous promets. Les médias, même dans le Huffington Post, ça m'avait fait rire, ils avaient dit qu'il était confus, il en a même renversé son verre d'eau. C'est pas vrai.

C'est juste que j'arrivais, moi, à 15 h 00 pour écouter le discours du Premier ministre, normal, et en arrivant, il est heureux de me voir rentrer, il veut m'embrasser. Théoriquement, on ne s'embrasse pas dans l'hémicycle, je vais pour une poignée de main. Non, non, il insiste.

Et moi, en me penchant pour l'embrasser, alors que vous savez, les premiers ministres, le pupitre, il est assez bas, mais eux sont relevés un petit peu, en se penchant, le verre d'eau tombe sur le discours de politique générale qui, lui, est repris vite par...

Il y avait Manuel Valls et Patrick Mignola juste à côté, vite pour secouer les feuilles parce qu'il y en a plein partout. Moi, je suis complètement confus. Je fonce derrière chercher un torchon pour essuyer.

François, il a de l'eau partout sur son pantalon. Inutile de vous dire le...

J'étais pas bien. Là, aujourd'hui, j'en souris. Mais j'avais même peur qu'il m'en veuille.

J'étais vraiment pas bien. Mes collègues se moquaient de moi pour l'anecdote. Et quand il monte à la tribune, oui, les feuilles sont collées.

Et à la première invitation, quand il m'a réinvité, j'étais pas fier, je pensais me faire rouspéter Eh bien non. Parce que je sais qu'il aime beaucoup les pommes. Les Reinettes grises du Canada sont ses préférées.

Ca nous rapproche. Mais voilà, il n'était pas confus. Il n'était pas intimidé.

C'est juste de ma faute. J'ai renversé le verre. -La vérité établie. -Le gag, c'est qu'un jour, lorsqu'il est revenu à une réunion où François demande un verre d'eau parce qu'il a soif, et là, j'entends : "Pas Martineau". -Evidemment.

Je vous propose d'aborder notre premier sujet. Si je vous dis que 22 millions de volailles avaient été abattues lors de l'épidémie de 2022, ce qui avait coûté plus d'un milliard d'euros à la filière et 1,6 milliards aux finances publiques, Eh bien, vous l'avez compris, on vous parle de la grippe aviaire, maintenant, dans le dessous des plats. Jingle Avec l'arrivée de l'hiver, partout en France, les éleveurs de volailles commencent à prendre toutes les précautions pour éviter à tout prix que le virus H5N1 ne pénètre dans leurs élevages.

Le ministère de l'Agriculture vient de passer le niveau de risque de modéré à élevé, ce qui contraint bon nombre d'aviculteurs à confiner leurs bêtes quand il ne s'agit pas de les abattre si un cas est détecté. Nous avons suivi un éleveur de canards à Coteaux-sur-Loir, près de Tours qui a montré à nos reporters comment il confine son élevage. C'est signé Clément Perrouault et Raphaël. -C'est un rituel systématique.

Avant de rentrer dans le bâtiment où sont élevés ses canards, Gabriel Simon enfile une tenue spéciale et désinfecte ses bottes. -Pédiluve avec désinfectant. On se change, on met une tenue, comme ça ça évite d'amener de la poussière qui potentiellement est sur nos pulls ou nos pantalons et de l'entrer au sein de notre élevage de volailles. -L'enjeu : éviter à tout prix l'apparition d'un virus et en particulier celui de la grippe aviaire dans son élevage.

Mais malgré toutes ces précautions d'hygiène, Gabriel Simon, comme tous les éleveurs de France métropolitaine, est obligé de confiner toutes ses volailles depuis le 21 octobre. Un scénario qui semble se répéter d'année en année à l'approche de l'hiver, lors du passage des oiseaux migrateurs, principaux vecteurs de la maladie. -De 2017 à 2023, j'ai pas vécu un hiver où on ne pouvait pas enfermer nos volailles.

Il y avait chaque fois une période de confinement. -La contrainte est particulièrement lourde pour les élevages estampillés plein air, comme celui-là. -La société veut des volailles en plein air.

Donc on fait tout pour élever nos volailles en plein air. On clôture des parcs, on achète des structures mobiles. On n'a pas forcément l'infrastructure adaptée pour que nos volailles puissent vivre en permanence dans ce type de structure.

Il faudrait peut-être une réglementation plus souple en fonction d'où on est situé. Actuellement, en Vendée il y a énormément de cas. Là, on est en Touraine, on est en Indre-et-Loire, il n'y a pas de cas. -La mesure tombe d'autant plus mal qu'approche la période de Noël, toujours fast pour l'éleveur qui gave ses canards afin d'en faire du foie gras.

Il va perdre en volume de production tout en voyant ses charges augmenter et sans possibilité de répercuter cela sur son prix. Mais au-delà de ses conséquences économiques, c'est un peu l'idée que se fait Gabriel Simon de son métier qui est menacé. Sa ferme a une spécialité presque unique.

Ici, les volailles, quand elles sont en plein air, se promènent dans les vignes. -D'habitude, on a 600 volailles. Il y a des poules, des canettes, des oies qui travaillent à la place du vigneron.

Elles passent leur journée à gratter. Au niveau des cèpes, dans les rangs, ça permet de maîtriser la pousse de l'herbe. Et ça évite un travail du sol pour le vigneron et des passages en tracteur. -Cette méthode singulière, c'est la fierté d'un éleveur pour qui confiner les volailles provoque un peu plus qu'un simple pincement au coeur. -Alors comme dans beaucoup de territoires, dans l'Aisne, la Marne, les Ardennes, les éleveurs sont contraints depuis le 21 octobre de confiner leur volaille.

Comment ça se passe chez vous ? -Ca se passe comme on peut, parce que la difficulté c'est bien de préserver. Et ce qui interroge toujours et qui interpelle, mais dans toute culture c'est la même chose, c'est ce principe de précaution.

Si on avait toutes les solutions, alors on l'a sur les canards avec la vaccination, mais sur les volailles, oui, ce principe, en attendant de mieux connaître la maladie, de voir comment la gérer, l'idéal c'est de protéger les volailles. Donc le confinement reste...

A mon avis, mais je ne suis que député et agriculteur. -Non, mais ce que vous disent les éleveurs chez vous. -C'est toujours la crainte.

On aimerait avoir une belle solution, comme sur les canards. -Le vaccin est obligatoire depuis 2003. Dans les exploitations touchées et celles de plus de 250 canards.

Est-ce que vous, par exemple, vous êtes favorable à cette vaccination généralisée partout sur le territoire, tout le temps ? Vous parlez de prévention, là. -Oui, parce que c'est aussi la seule solution.

Regardez les Etats-Unis. Quand on voit le prix des oeufs aux Etats-Unis, c'est parce qu'ils étaient contre la vaccination. Et en plus, au pays de Pasteur, toujours se positionner contre la vaccination, quelque part, je trouve ça un petit peu bizarre.

Enfin, ça me dérange. Je fais confiance aux scientifiques, s'ils nous disent que oui, c'est possible et que c'est bien, et j'ai la même approche sur beaucoup de sujets, je ne suis pas prétentieux au point de dire que c'est moi qui détiens la vérité. Il y a des gens plus forts que moi d'un milieu scientifique qui, eux, disent qu'il faut...

Alors, OK, le politique, après, va prendre des décisions pour aller dans un sens ou dans un autre, mais on voit ce que fait la non-vaccination sur les volailles, ce que ça a fait, et produit donc que vous arrivez à des oeufs à un dollar pièce. Je ne sais pas si vous imaginez. Ca veut dire que la douzaine d'oeufs arrive à 12 euros en France.

C'est pas possible. C'est inimaginable ! Pour un Américain, quand on parle d'inflation.

Mais en France, ce serait pareil. Moi, dans mon secteur, c'est connu. Alors, il y a plusieurs volailles.

Moi, j'aime beaucoup, il y en a un sur ma circo que j'aime beaucoup, c'est Guillaume Loyer qui fait son propre système. Mais on a aussi, et très bien, il faut le mettre en avant, les volailles de Loué. Les poulets de Loué, je suis désolé, dans la Sarthe, ils travaillent très bien.

Les producteurs sont engagés, respectueux de la nature. Les volailles...

Je ne veux pas dire qu'elles sont heureuses, mais si, elles sont en liberté, en plein air. -Respect du bien-être. -Oui.

Et ça, il faut le mettre en avant. Il faut être fier de cette agriculture. Et moi, je le suis. -Le problème de cette vaccination elle n'est pas fiable à 100 %.

C'est peut-être aussi le petit espace, l'interstice dans lequel les anti-vaccins se jettent. En réalité, ça ne marche pas à tous les coups. -Mais comme pour nous sur la grippe. -Oui, enfin la grippe...

Je pense qu'il est plus fiable celui de la grippe contre la grippe aviaire. -C'est vrai, mais on pourrait être vacciné, et choper la grippe. On l'entend autour de nous.

Donc les antis vont dire : "Non, c'est pas bien." -C'est le rapport bénéfice-risque que vous mettez en avant. -Oui, toujours, y compris parce qu'on fait la même chose sur les cultures végétales.

C'est pareil. On n'a pas de vaccins, mais on a des produits pour protéger, rarement pour guérir. On a généralement des produits, des pesticides pour éviter d'être malade.

C'est de la prévention à chaque fois. C'est rarement du curatif. -La prise en charge de ce vaccin a beaucoup baissé.

On est passé de 70 % à 40 % de prise en charge. C'est quelque chose que vous regrettez ? En tant que député, vous pourriez vous battre pour que cette prise en charge réaugmente, soit prise en compte ? -Oui, si on parle, c'est vrai qu'il y a le bénéfice-risque en matière d'appréciation du risque.

Et aussi, après, il y a l'histoire des coûts. Qui prend en charge cette vaccination ? Est-ce que c'est un coût de production sur la volaille et donc qui doit être répercuté après dans la chaîne de distribution jusqu'au consommateur ?

C'est une question. Ou aussi, après, on peut se dire que c'est d'un intérêt collectif public et ça doit être l'Etat, mais l'Etat-providence, les finances de l'Etat, je ne vais pas vous faire de dessin sur le sujet. Moi, je pense que tout travail mérite salaire, tout a un coût.

Alors oui, il faut soutenir et continuer, mais il faut aller vers de l'indépendance aussi des filières. On ne peut pas toujours...

Moi, je préfère vivre de mon métier que de vivre de subventions. Mais par contre, ce n'est pas à l'agriculteur de prendre en charge le surcoût lié à la vaccination. Ca fait partie de son coût de production et donc, il doit être répercuté au niveau de l'acheteur.

Enfin, le client...

Enfin, pas le client, c'est pas forcément le client final. Ca va être la coopérative, l'abattoir, enfin, peu importe. -Les intermédiaires. -Oui, ils doivent prendre connaissance que, oui, il y a un surcoût de la volaille lié à cette prévention.

Parce que... -Pour le consommateur, c'est une protection, donc il peut payer plus cher, il a été vacciné. -Oui, mais après, de dire...

Vous allez comprendre. Là, on parle des volailles qui sont dans l'agriculture. Mais les volailles chez les particuliers qui, elles, ne sont pas forcément vaccinées.

Et donc, il y a toujours un vide, un trou dans la raquette. Et donc, est-ce que c'est à l'état de tout financer ? Personnellement, je n'en suis pas convaincu.

Si on avait les moyens, si on était excédentaire dans nos budgets, dans ce qu'on pourrait rêver, là, pourquoi pas ? Ca serait une mesure publique. Très bien.

Là, on l'a sur les volailles, mais après, on va décliner dans toutes les filières et tout le monde va dire, qu'il faut une subvention pour ça, et il faut une subvention pour ça. Moi, je préférerais, comme nous, dans les fruits, de dire : "J'ai un coût de production, ce coût je le connais, je dois vendre au-dessus de mon coût de production." Après, il y a des façons de faire.

Je suis convaincu que, moi, c'est par la structuration des filières, les organisations de producteurs se regrouper pour être plus fort face à des acheteurs comme la grande distribution qui ne sont pas là pour faire des cadeaux aux agriculteurs. Il faut être honnête, il faut dire la vérité. Eh bien, à nous, agriculteurs, c'est l'agriculteur qui vous parle, de se structurer, de s'associer et d'être force, d'être plus fort.

Et nous, en tant que législateurs, d'accompagner ces agriculteurs qui se structurent. Je pense à la filière endive, par exemple, qui a su se regrouper. Seulement, l'Etat, à un moment, est tombé sur les producteurs d'endive parce que c'était vu comme de l'entente illicite sur les prix.

Non, moi, je dis qu'il faut...

On connaît les coûts de production, même quand vous êtes justement dans une organisation de producteurs. Vous fournissez à FranceAgriMer. Ce sont des indicateurs de prix.

On doit en tenir compte. Et que ce soit la vaccination, les coûts de production doivent être intégrés dans le prix du produit final. -Vous parliez des pesticides tout à l'heure, que parfois, ça fait partie aussi de cette logique.

Vous l'avez signée, vous, la pétition contre la loi Duplomb ? -Non, je ne l'ai pas signée. Pourquoi ?

Et j'aurais pu la signer, à condition, une seule condition. Il manque une phrase dans cette pétition. Il manque : "Et je m'engage à acheter français des produits de qualité, de saison", c'est important, "en rémunérant l'agriculteur à la hauteur de mes exigences environnementales et sanitaires." Là, je l'aurais signée.

Mais par contre, de dire : "Oui, il faut, mais... -Il faut enlever l'acétamipride. -Et pas que, parce qu'on a résumé cette loi.

Alors moi, je ne dis jamais le nom de ces auteurs. Je parle toujours de la loi visant à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur. Lorsque l'on parle de simplification de la vie administrative, des entreprises, des particuliers, ça ne pose aucun problème.

Pourquoi les agriculteurs, lever des contraintes, donc des exigences qui vont au-delà des règles européennes, par exemple, ça pose question ou problème ? Alors, c'est normal. Et que moi-même, je m'interroge d'où viennent les pommes de terre ?

D'où vient la volaille ? -Est-ce qu'elles contiennent de l'acétamipride ou d'un autre pesticide ? -Des antibiotiques, du chlore dans les volailles...

L'indication d'origine, je suis d'accord. D'autant plus que je suis en bio et en verger écorespondable. Ce que je n'aime pas dans toutes les attaques que j'ai pu recevoir, par exemple sur ce texte, c'est la méconnaissance de l'agriculture et des réalités agricoles.

Moi, je dis à mes collègues agriculteurs, là c'est encore l'agriculteur qui vous parle, ouvrez vos fermes, faites visiter, faites voir. Et moi, une période avant d'être député, j'avais accueilli chez moi, grâce à l'association Pommes Poires de France, Greenpeace. Greenpeace était venu visiter mes vergers, mes vergers écoresponsables et bio, en me disant, parce que je veux bien être attaqué, et moi je veux bien que vous me disiez, enfin j'entends, "Eric tu travailles mal", ou les agriculteurs font mal.

OK, ils font mal. Alors posez-vous la question, pourquoi ? Pourquoi ils font mal ?

Et ils font mal, mais dans ce cas-là, s'ils font mal, apportez-leur une solution. Moi, je veux bien qu'on me dise que je travaille mal. Et ce que je veux qu'on me dise, c'est comment je dois faire.

Quand je suis attaqué, y compris par des organismes que je finance par mes impôts, je ne vais peut-être pas dire les noms, mais certains, je me dis : "Attendez...", et que moi, je leur écris en tant que député et que je n'ai aucune réponse, je suis déjà à la deuxième relance, et je vais en refaire, je trouve qu'il y a une hypocrisie dans ce système, parce que là, on dit à nos agriculteurs, "Vous devez être plus vert que vert", tant mieux, j'adore la nature, si je suis engagé en bio, si j'ai reçu la terre de mes ancêtres, de mes aïeux, c'est pour la transmettre, donc là-dessus il n'y a aucun sujet, et si l'acétamipride est dangereuse, je l'entends sans problème, je ne conteste pas, je dis juste que dans ce cas-là, on l'interdit et je ne défends pas l'acétamipride. -"Qu'est-ce qu'on fait collectivement ?" -Et par quoi le remplacer ? -J'ai dit tout à l'heure que le vaccin pouvait protéger l'homme.

C'est une protection. Mais il n'y a pas de cas de contamination de la grippe aviaire à l'homme. Que ça ne soit pas mal interprété. -Allez, je voulais vous proposer justement d'avancer sur ce deuxième sujet.

Peut-être plus besoin de confiner ou pire d'abattre ces animaux dans une ferme totalement aseptisée où les paysans seraient remplacés par des robots. J'exagère un peu, mais on n'en est pas loin avec la ferme du futur dont on va vous parler dans Les pieds dans le plat. Jingle -Valérie, il y a belle lurette que les robots construisent nos voitures, mais voilà qu'ils débarquent à la campagne dans des fermes New look pour automatiser les tâches agricoles les plus pénibles.

La révolution technologique est en marche. Reportage à l'Noisy-le-Sec dans l'Oise d'Alicia Rogueux et de Marion Devauchel. -Voici peut-être le tracteur de demain.

Deux petites roues et une révolution. Dans cette ferme bio en région parisienne, ouverte fin 2023, il suffit d'actionner quelques boutons pour travailler la terre. -Après avoir allumé le robot électriquement, on va attendre qu'il se lance et ensuite on va le démarrer électroniquement via la tablette.

Et c'est cette tablette-là qui nous permet de le diriger. -Un système 2.0 qui lui permet d'effectuer plusieurs tâches comme la plantation ou le désherbage. -C'est moins pénible pour nous, parce qu'on a moins mal au dos à utiliser les outils manuels.

Surtout le semoir, sur lequel si on le faisait à la main, selon les espèces, on va faire trois, quatre allers-retours. Tous les rangs du milieu, on est à bout de bras sur la planche, c'est un peu pénible. Là, on sait que celui-là, une fois réglé, lui ne va pas se fatiguer.

Nous, on va pouvoir faire autre chose en attendant. -L'objectif, trouver un nouvel équilibre entre agriculteurs et robots. -Quand on fait du maraîchage bio en agroécologie, une grande machine qui arrive derrière, on peut se poser la question de est-ce que l'équilibre est là ?

C'est une machine pas moins écologique qu'un tracteur, elle est faite 100 % en France, ce qui n'est pas le cas derrière des machines de maraîchage. -Ici, une ferme-pilote. Demain, plusieurs fermes d'envergure. -On va déployer des fermes plus grandes.

La première va être à Lys dans le 91, à côté de Corbeil-Essonnes. On arrive à une taille 20 fois plus grande qu'ici. On travaille déjà avec le tissu de distribution locale. -A quelques mètres, les clients peuvent venir se servir.

Potirons, poivrons, tous les légumes sont en vente directe. -J'essaie de venir une fois par semaine. Je travaille à côté, c'est pratique.

On peut venir n'importe quand. Là, c'est sur ma pause déjeuner je n'ai plus de légumes à la maison et surtout parce que c'est bio. le côté pratique, accessible et raisonnable en termes de tarifs. -Aucun vendeur, tout est automatique.

Les clients commandent sur une borne, en un geste. -Alors je ne pense pas que ce sera pour ce soir. Je pense que je vais le faire mercredi, mais potimarron au four.

Ca pousse à cuisiner aussi les légumes et ça donne des idées. -Du goût, du local, des robots et peut-être le nouveau visage de l'agriculture de demain. Aujourd'hui en France, il y a moins de 500 000 agriculteurs.

La moitié devrait partir à la retraite d'ici à 2030. -Vous êtes producteur de pommes, vous vous mettez à la place de ces producteurs. Cous êtes robot compatible ?

Vous avez envie d'avoir des robots dans votre exploitation ? Ou pour vous, c'est une hérésie parce que ce lien qui vous unit à la terre, aux fruits, est primordial ? -Alors, oui et non.

Une bonne réponse de... -De normand ? -Ou de centriste ?

On pèse le pour et le contre, on retient le meilleur. En même temps. Alors, pourquoi je dis oui et non ?

C'est parce qu'il faut autant se servir aussi des technologies, il ne faut pas nier l'évidence. On avance, le progrès avance. On parle d'intelligence artificielle, par exemple.

Mais si vous me demandez, depuis les années 1990, 1995 où déjà les premières technologies commençaient à arriver dans les vergers. C'est en tant que producteur, je vous parle. Et...

On avait par exemple des capteurs, je les ai toujours, dans mes arbres, dans les vergers, qui permettent de déterminer si, en fonction de la température, de l'hygrométrie, de l'humidité, des sondes qui sont dans le sol, pour savoir si on doit mettre ou non l'arrosage, et de savoir si on va générer des maladies. Donc il y avait par exemple la...

Je me rappelle de Rimpro, un truc qui vous fait avec des courbes. Si vos arbres vont être malades ou pas ? Ca vous met en alerte.

C'est moi qui vais décider à la fin si je dois intervenir et protéger mes arbres. Mais toutes ces technologies, on a toujours su vivre avec. Et là, on va encore un peu plus loin.

Maintenant, avec les drones, par exemple, moi, quand je dis que je fais un tour de verger, un hectare, c'est 25 rangs de pommiers. Je ne me balade pas à pied. Je ne fais pas les 2 500 mètres.

Voilà, il faut quand même un peu de temps. Mais on pourrait imaginer, et ça se fait déjà, où vous passez, dans un verger avec un quad, on va dire, avec une espèce de capteur à l'arrière qui vous photographie. Et ça se fait.

Et c'est d'une utilité. -Avec l'IA, ça va... -Exactement, ça va aller très vite parce qu'on s'aperçoit, on balaye les rangs très vite et ça vous permet de déterminer parce qu'il faut savoir qu'un arbre a environ mille fleurs, il aura cinq cents pommes et pour en avoir des belles comme vous en avez sur la table, il en faut 150 à 200 cents.

Il faut en faire tomber ce qu'on appelle l'éclaircissage. Mais imaginez, on ne va pas passer, compter toutes les fleurs et toutes les petites pommes qu'il y a sur un pommier. Ca, il y a des appareils, des robots qui sont capables de le faire.

Et ça, ce sont des technologies. qui, nous, en tant que producteurs, nous permettent de répondre à des attentes du consommateur qui veut des pommes pas trop grosses, pas trop petites. Après, il y aura la nature, la sécheresse qui va faire plus ou moins l'année pluvieuse.

Il faut accompagner la nature. On n'arrivera jamais à la maîtriser. Par contre, tous ces robots qui sont de la robotique, on aura la même chose sur, à mon avis, le désherbage. -Alors justement, j'en ai vu un aux Etats-Unis, un robot à énergie solaire, qui est capable avec l'IA de désherber complètement, donc de se priver de pesticides, donc à l'écolo, et effectivement on pensait que cette technologie peut nous amener, parce qu'on dit tout et n'importe quoi sur l'IA, est-ce qu'on peut arriver, c'est un peu contre-intuitif, avec une économie et agriculture plus durable ? -Pour moi, ce n'est pas antinomique.

Sur le modèle du désherbage en bio, on n'utilise que du désherbage mécanique. On ne met pas de glyphosate forcément ou d'autres produits de synthèse. Mais on peut imaginer, comme vous avez les tondeuses qui sont sur les terrains de foot ou chez les particuliers, on pourrait avoir des appareils de robotique qui secouent, qui travaillent le sol sur une fine épaisseur.

Ca marche très bien quand il n'y a pas trop de cailloux. Mais de telle sorte, toutes les petites plantules les adventices, il n'y a pas de mauvaises herbes, mais les adventices qui poussent et qui gênent et font concurrence avec les racines des arbres et qui provoquent des rongeurs, des mulots. C'est pour ça qu'on doit enlever l'herbe au pied des pommiers.

On le fait avec un tracteur, avec une personne dessus qui gratte, mais on gratte partout. On pourrait imaginer un robot qui passe et qui travaille entre les arbres, sous les pieds des arbres, avec des capteurs, je suis convaincu que c'est entièrement possible. -Rendez-vous dans le futur. -Mais par contre, faut pas remplacer l'humain, attention. -BIEN SUR ! -La vente, important, le contact, expliquer ce qu'on fait... -Et comme on ne finit jamais un repas sans une note sucrée, il est l'heure du Péché mignon.

Jingle -Alors, pas sûr que cette tarte tatin ait été fabriquée par une imprimante 3D, mais ça va bientôt arriver. Si, mais elle sera nickel, standard. Mais si elle utilise des bonnes pommes, une bonne farine, pourquoi râler.

Vous pourrez en faire jour et nuit. Bon, peu importe. Elle n'a pas été faite par une imprimante.

C'est une tarte tatin. Et là aussi, on mange des pommes encore. Avec ces fameuses pommes, là, c'est ça ? -Une tarte Tatin réalisée par Le Bourbon, le restaurant. -Est-ce qu'ils ont pris les pommes de M.

Martineau ? -Je ne suis pas certain. -Dites-nous, goûtez ! -Non, parce que je les ai amenées pour l'émission.

Mais une bonne tarte tatin, quand c'est bien fait, franchement...

Et moi, en plus, parce que je suis un gourmand, je suis un épicurien aussi, je rajoute un peu de...

J'aime bien la glace à la vanille, parce que le chaud-froid... -Bien sûr, ça marche toujours. -J'adore ça. -Dites-nous ce que vous en pensez. -Elle est très bonne.

Un dessert pour que je n'aime pas un dessert, il faut déjà y aller. -Est-ce que vous la faites, la tarte tatin, à la maison ? -Non.

Je vais vous dire pourquoi. J'ai une petite soeur, Nathalie, que j'embrasse, qui vit à La Rochelle, qui est restauratrice, qui a toujours très bien fait la tarte tatin. Et lorsque vous avez quelqu'un dans votre famille ou un proche qui fait ça très bien, pourquoi aller en concurrence ?

Surtout que je n'arriverai pas à l'égaler. -Ce n'est pas ce qu'on m'a dit. Comme il la renverse, ce n'est plus une tatin à la sortie. -Et on termine ce magnifique dessert en musique avec un refrain que tous nos téléspectateurs vont reconnaître.

Que je t'aime, que je t'aime. Que je t'aime, que je t'aime. --- -Johnny Hallyday, évidemment.

Pourquoi ? -Pourquoi ? Alors, c'était pas si... -Le fan de musique électro et de musique contemporaine. -Exactement.

Parce que je ne connaissais pas Johnny Hallyday jusqu'à très récemment, si vous me demandez. Ouais, bizarre. Enfin, je connaissais le nom mais je ne connaissais pas ce qu'il avait fait et tout.

C'est un mea culpa. Et j'ai perdu mon père il n'y a pas très longtemps, il était un grand fan de Johnny Hallyday. Donc, c'est aussi un moyen pour moi de lui rendre hommage.

Voilà...

Et...

Je ne veux pas me mettre à pleurer. -Cette chanson est un message. -Pour moi, c'est les Jeux Olympiques.

Je l'ai accompagné dans la maladie pendant deux ans. La dernière année qu'on a vécue était vraiment intense. L'avoir entendue pendant les JO, je l'ai mis forcément pour ses obsèques.

Depuis, j'écoute du Johnny. Je trouve qu'il y a vraiment des super chansons, de très beaux textes. Après, j'avoue que j'écoute plus de Madonna et de Lady Gaga que de Johnny. -Mais ce n'est pas incompatible.

Vous inquiétez pas. Merci, Eric Martineau, d'avoir partagé ce repas avec nous, d'avoir partagé toutes vos émotions et votre histoire. Merci infiniment.

Merci, Jean-Pierre Montanay, pour cette belle émission et on se retrouve très vite pour un prochain numéro de Politiques à Table. ---