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interviewRMC (sur YouTube)· 4 mars 2023 13 min

L'invité du jour: Marc Fesneau, ministre de l'Agriculture

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

il est 8h42 vous êtes sur RMC le grand entretien de la matinale weekend avec le ministre de l'Agriculture ce matin Marc feno bonjour merci d'être avec nous dernier week-end du Salon de l'Agriculture fermeture des portes demain vous avez arpenter les allées du salon c'est 8 derniers jours peut-être des restaurants un premier bilan avec vous on a entendu les inquiétudes parfois les invectives aussi lors de ce salon les revendications des producteurs des artisans du terroir vous avez trouvé comment malgré la hausse des prix des matières premières malgré la sécheresse le moral reste bon marque fenou plutôt un moral [Musique] plutôt meilleur compte tenu de duos sur un certain nombre de matières qui ont permis à des agriculteurs de retrouver des prix qui était un peu plus rémunérateur donc de ce point de vue là une année un peu meilleure que des années précédentes pardon sans doute le résultat aussi des textes égalim 1 et Gallim 2 qui ont permis de mieux rémunérer la matière première et en même temps on sent bien que sur le monde agricole on est à la croisée des chemins entre ces questions là la rémunération qui reste devant nous les questions on en reparlera sans doute de dérèglement climatique les questions d'impact sur un certain nombre de produits phytosanitaires qui leur posent des difficultés entre eux de transformation et puis les questions de renouvellement des générations donc on est un peu à la croisée des chemins donc à la fois plutôt une conjoncture meilleure et puis des perspectives qui sont quand même reconnaissons le très déréglés ou sont générale du terme et qui peuvent poser des inquiétudes dans le détail vous évoquez les lois et Gallim 1 et Gallim 2 pour une meilleure rémunération des agriculteurs en tout cas une forme de garantie est-ce que ce sera suffisant dans ce contexte particulier les négociations entre industrielles et distributeurs viennent de s'achever Bruno Le Maire dit il n'y aura pas de marce rouge pour le consommateur mais est-ce que les ne seront pas lésés négociations sont terminées le 1er mars alors ça c'est toujours un tout petit peu glissant vous n'avez pas encore de certitudes non non manifestement sur la matière première agricole c'est plutôt au rendez-vous il n'y a pas de mauvaise surprise sur la matière première agricole après il y a une discussion et des difficultés qui restent encore manifestement sur la matière première industrielle c'est à dire que c'est plutôt à la chaîne industrielle qui a des problèmes aujourd'hui et qui trouvent pas forcément sa juste rémunération dans son dialogue ou de sa négociation avec la grande distribution mais pour la matière première agricole on est plutôt au rendez-vous des de ce qui était attendu manifestement côté consommateur le ministre Gabriel Attal je crois et le porte-parole Olivier Véran parlait de casser les prix du quotidien il y a ce fameux panier anti-inflation qui ne plaît pas forcément d'ailleurs à la FNSEA il y a aussi ce chèque alimentaire qu'on attend toujours quand est-ce qu'il va arriver ce chèque alimentaire vous évoquez plusieurs sujets à la fois mais qui sont le même sujet vous avez raison qui concerne le même sujet qui est celui de la de l'inflation et du pouvoir d'achat des Français Bruno Le Maire Olivier agrégoire moi-même travaillons à quelque chose qui permettrait d'éviter un choc c'est pas c'est pas un choc rouge comme vous l'avez dit mais un choc inflationniste parce qu'il y a des effets de rattrapage notamment sur la matière première agricole je rappelle que grandi il y a 10 à 15 % sur la matière sur les prix agricole agroalimentaire c'est 16% du panier dans un supermarché donc c'est 15% de 16%, ce qui est pas tout à fait c'est pas 15% de la totalité du palais la précision est importante de remettre en perspective ça veut pas dire qu'il y a pas des gens qui peuvent avoir des difficultés de pouvoir d'achat panier anti-inflation bouclier anti-inflation dispositif type chèque alimentaire on est en train de regarder l'ensemble des dispositifs l'important c'est que ce soit dispositif qui soit assez facilement à mettre en oeuvre qui soit pas trop compliqué à mettre en oeuvre et rapidement à mettre en oeuvre et pourquoi ça tarde parce que parce que c'est compliqué parce que c'est alimentaire les 60 millions d'euros annoncé par Elisabeth borne ça fait plusieurs mois alors les 60 millions d'euros ils sont ils sont sur la table là on est plutôt en direction des plus nous l'avons lancé avec Jean-Christophe combe donc ça c'est un dispositif qui est en route favorisant les circuits courts favorisant auprès des banques alimentaires la capacité à mieux alimenter à mieux fournir en alimentation nos compatriotes les plus défavorisés mais ce n'est pas là on est plus quelque chose de plus puissant et de plus massif pourquoi c'est compliqué parce que les grandes distributeurs sont pas forcément d'accord sur le panier le panier moyen ce qu'il est produit à mettre dedans on veut s'assurer en outre et c'est ça là vous avez raison que ça sera pas sur le dos des agriculteurs c'est au distributeur de faire leur part d'effort un gadget disait récemment Christiane Lambert de la FNSEA on verra on a des discussions qui sont toujours très directes avec Christian Lambert donc on verra si ça permet pendant quelques semaines le temps de passer ce cap de maintenir sur un certain nombre de choses c'est ça peut se regarder évidemment si ça venait venir percuté également et Gallim 2 Bruno Le Maire a dit que ça n'était pas du tout l'objectif on aurait une difficulté donc c'est pour ça que c'est compliqué à mettre en œuvre est-ce qu'il y aura des produits bio dans ce panier anti la situation est-ce que vous l'envisagez la filière bio vous réclame un plan d'urgence face au recul des gens à 7 % 2021 ça fait partie d'ailleurs des discussions il y a aussi des discussions est-ce que c'est les fruits et légumes est-ce que c'est les fruits et légumes et les produits transformés français en priorité mais ça faut qu'on dise les choses parce que je n'aime pas balader les gens on est dans le marché commun et le marché unique il y a aucune possibilité de dire je ne veux que des produits français ça n'existe pas un fruit sur deux consommés en France ce que je veux dire par là c'est faut pas faut pas intoxiquer les gens en leur faisant croire que on serait dans l'Union européenne et qu'on en sortirait tous les matins parce que ça nous arrange parce que on va aussi avec des produits français si on fait ça les Allemands diront il y aura que des produits Allemands les Italiens que des produits italiens c'était pas la peine de faire 60 ans de construction européenne pour en arriver là en revanche on a besoin de trouver et de retrouver sur les fruits et légumes ou sur le bio de la compétitivité parce que là on a un sujet qui doit on doit pouvoir avoir une offre française qui est plus grande et pour qu'elle soit plus grande et qu'elle soit mieux à disposition de nos concitoyens il faut qu'elle soit compétitifs et puis pour que ce soit pour accompagner quand anti inflation on peut aussi décider soi-même gouvernement de français ce qu'on veut mettre dedans sans demander à Bruxelles ah non mais là oui mais c'est la nature des produits que vous mettez mais vous pouvez pas dans un marché quand vous pouvez dire je veux des produits bio je veux je sais pas quoi des légumes bio ou des légumes de telles catégorie mais vous pouvez pas dire la nationalité du légume voilà on est en Europe enfin je veux dire si on commence à penser que dans l'Union européenne on peut se faire la guerre entre l'Union Européenne je suis vraiment c'est pas le moment voilà pourquoi ça prend du temps voilà pourquoi c'est l'andice même certains mais non mais c'est pas la question européenne un objectif pour répondre à votre question précisément c'est toujours le cas dans la quinzaine il y a évidemment ce sujet parce que encore faut-il avoir des produits à mettre dedans est-ce qu'on arrivera à produire quoi que ce soit cette année en France Marc féno il y a cette sécheresse cette canicule hivernale des mois d'été qu'on redoute déjà par endroits Emmanuel Macron a d'ailleurs appelé à la sobriété lors de sa visite inaugurale samedi dernier sobriété sur l'eau comment être sûr de à la fois pouvoir produire en France cette année et en même temps montrer une forme d'effort d'une agriculture plus sobre en eau c'est les deux alors il y a le court terme il y a le moyen long terme le court terme c'est des réserves qui se sont mal reconstituées à l'hiver ne nous faisons pas trop peur non plus ça n'est pas la première fois ça n'est pas l'hiver le plus sec que nous ayons connu les 100 dernières années j'ai connu en 2016 un hiver sec comme celui-là et des inondations y compris dans mon propre village où il y avait 80 cm d'eau en plein milieu et puis devrait revenir la semaine prochaine alors voilà donc je sais pas ce que vous avez dit d'ailleurs la météorologie nous n'en sommes pas maître et je ne suis pas Madame Irma non plus donc on verra ce que donne la plus géométrie en revanche on a besoin de s'y préparer au cas où deuxième élément et là vous avez raison sur le moyen long terme il faut jusqu'à 10 le président de la République comment on fait en sorte que les agriculteurs puissent mieux se préparer au fond à l'arythmique climatique beaucoup d'épisodes de sécheresse et parfois des épisodes de trop de pluie assez on fait évoluer le les pratiques pour faire en sorte qu'elle soit plus économes en eau cultiver du sorgho plutôt que du maïs on fait évoluer on peut aussi dans les variétés avoir des variétés qui soit moins appelle en appel d'eau y compris dans le maïs d'ailleurs parce qu'on a besoin de maïs dans le cycle aussi de l'alimentation animale parfois on a besoin d'avoir des systèmes plus économo le goutte-à-goutte plutôt que tel ou tel et puis on a besoin de créer des réserves de substitution des réserveuses méga bassines on a ce que certains appellent ainsi mais c'est des réserves vous avez vu au niveau international contre ces méga Bastille mais je on va pas passer notre temps à essayer de justifier alors c'est fait d'un point de vue environnemental d'un point de vue légal des ouvrages qui sont qui ont passé toutes les fourches coding si je peux dire l'idée c'est de réserver de l'eau dans la période où il y en a pour que l'été on n'est pas besoin d'aller prélever dans les rivières c'est me semble-t-il un chemin qui avait parce que vous-même vous l'avez dit quand les agriculteurs prennent de l'eau c'est pas pour remplir leur piscine ou nettoyer leur voiture c'est pour fournir de l'alimentation l'alimentation qu'il fournisse elle est pour nous c'est aussi important de prendre de l'eau pour se nourrir que de prendre de l'eau pour se laver vous voyez ce que je veux dire donc c'est pas aucun accaparement de la part des agriculteurs juste un dernier mot avant d'atelier d'accueillir Mathieu qui souhaite vous poser une question marcénot sur les les assouplissements et ce qu'il faut mettre en place pour mieux économiser l'eau les eaux usées pour l'irrigation un décret et attendu dans les prochains jours alors là un décret pour les industries agroalimentaires ça veut dire quoi concrètement ça veut dire que aujourd'hui il y a très peu de possibilités quand vous êtes industrielles soit d'aller récupérer des eaux usées de votre propre système pour les remettre dans le circuit parfois pour le laver des bouteilles oui ce que je veux dire alors que les eaux sont traités retraités sur traités et que donc désormais pour mieux le faire vous l'avez des pommes de terre l'eau repart alors que c'est dommage de pas réutiliser cette eau pour les autres pommes de terre que vous avez à laver donc l'idée c'est de faire de l'économie circulaire autour de l'eau et c'est important Mathieu et donc avec nous et a composé le 32 16 bonjour Mathieu bonjour éleveur bovin dans la Sarthe votre question le ministre de l'Agriculture Marc raynod oui alors ma question c'est tout à l'heure je vous entendais dire que la loi egalim 1 et 2 aider les producteurs alors moi je voulais savoir en filière avion de bobine en quoi elle nous aide puisque on n'a pas réussi à faire signer les contrats on a contractualisé à peine 20% de la production 20 % de la production je voudrais savoir en quoi cette loi c'est loi nous aide aujourd'hui à vos yeux de production qui ont été contractualisés après c'est la responsabilité aussi de la filière je le dis très clairement que de faire en sorte que il y ait plus de contractualisation c'est bien en viande bovine que et vous le savez mieux que moi qui a parfois une des sujets d'organisation de la filière ce n'est pas il y avait pas de culture de la contractualisation en tout cas moyen et long terme et donc on a besoin de continuer là-dessus pour que le passant de 20% à 50 ou 60% ça aille mieux je suis pas d'accord avec vous aujourd'hui vous savez très bien que par rapport à la contractualisation on vient de bovine ce qu'il nous faut c'est un coup de pouce de l'État puisque de toute façon les industriels ne veulent signer aucun contrat donc tous les contrats qu'on a proposé on a eu aucun retour donc ne dites pas que ne dites pas qu'on est pas organisé on est organisé moi je suis du côté de la Sarthe on a organisé on a fait toutes les démarches on est organisé au niveau Pays de la Loire et on a aucun retour donc tant que l'État ne met pas les pieds dans le plat on arrivera pas à contractualiser on perdera toujours on perdera toujours nos pourcentages de vaches à l'étang tous les ans et l'autonomie de la France de ce point de vue là diminue donc voilà le problème il est là aujourd'hui il est pas sur est-ce qu'on s'organise on s'organiser c'est on est organisé c'est pas le problème c'est pas le choix si pardon de le dire si personne se remet en cause et tout le monde pense que tout va bien moi je constate comme vous que dans un certain nombre de cas il y a une rémunération qui est pas au rendez-vous un peu meilleure rémunération sur l'avion de bovine tout le monde le connaît mais malheureusement c'est la meilleure amélioration et les lieux au fait que ça décapitalisé vous avez raison c'est à dire qu'il y a moins de vaches sur le sol français et ça c'est un problème troisième élément il faut se poser la question d'ailleurs ça a été rappelé lors des différentes visites ministérielles et du président de la République on mange plus de viande hachée et on a du mal à valoriser l'ensemble de la carcasse et on sait qu'on a un problème d'équilibre carcasse et tout le monde le dit y compris dans la filière donc il faut aussi que chacun puisse faire ses pas pour essayer d'améliorer l'équilibre économique bien Marc fait non merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin sur RMC merci Mathieu d'avoir composé le 32 16 je vous laisse repartir merci beaucoup les allées du Salon de l'Agriculture juste un mot parce qu'on en discutait ce matin et on avait un portage sur RMC des scènes de beuveries dans le dans les allées du Salon des difficultés il y a même des déçoitsfeurs maintenant qui viennent donner des Verdeaux plutôt que des verres d'alcool aux visiteurs et aux exposants que samedi dernier lors de la première journée il y a eu des excès le président poulain a remis bon ordre c'est un moment de convivialité et de fait c'est un moment de fête sans excès donc chacun est vigilant chacun sa doit rester un moment de fête manifestement il y a beaucoup plus de monde qui se ramenus cette année on verra ce que ce sont les résultats demain à l'issue du week-end et ça c'est plutôt une bonne nouvelle et après il faut essayer de faire en sorte qu'on limite ce genre de comportement Jean-Luc poulain le président du salon qui sera avec nous demain en direct à 7h40 sur RMC merci Marc Merci à VOUS bonne journée bonne journée [Musique]

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