Stéphanie Von Euw
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:24OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir choisi le roman politique plutôt qu'un essai pour faire découvrir les coulisses des cabinets et des ministères ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Ce que vous décrivez correspond-il à la réalité de ce que vous avez vécu dans les ministères, dans les cabinets ?
- 1:16OuverteRéponse directe
Ça consiste en quoi, le job de chef de cabinet, à ne pas confondre d'ailleurs avec le directeur de cabinet ?
- 1:52OuverteRéponse directe
On comprend très vite, à lire votre livre, que l'un des principaux soucis des cabinets ministériels, c'est l'opinion, c'est donc aussi la presse, jusqu'à improviser un voyage à l'étranger en période de disette médiatique. C'est comme ça que ça se passe vraiment ?
- 2:40OuverteRéponse directe
La presse donne le la au cabinet ministériel aussi ?
- 2:59OuverteRéponse directe
On découvre aussi ou on apprend que la logistique ministérielle est parfois bien moins huilée qu'il n'y paraît. Par exemple, la bataille pour les bureaux. Cette bataille des bureaux que vous racontez, ça dit quoi de l'activité politique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Invité politiqueFait
« Parce que précisément, je voulais que ce soit complet et que l'ensemble des exercices imposés que j'ai pu observer pendant ces quelques années en cabinet ministériel soient tous représentés. »
- 0:42Invité politiqueFait
« Or, il se trouvait que sur une période précise et donc qui aurait pu permettre la forme de l'essai, ce n'était pas possible. »
- 1:06Invité politiqueFait
« Oui, parce que précisément, c'est du vécu. »
- 1:29Invité politiqueFait
« Mais c'est, en fait, vous êtes un peu la tour de contrôle, en termes à la fois d'organisation, de logistique. »
- 2:07Invité politiqueFait
« Alors, justement, je rebondis sur le terme improviser, c'est précisément pas de l'improvisation. »
- 2:30Invité politiqueFait
« Et là, oui, il faut meubler. Clairement, il faut meubler. »
- 3:21Invité politiqueFait
« Je pense que la bataille des bureaux, c'est juste la stratégie classique. »
- 4:08Invité politiqueFait
« Au départ, tout le monde a été un peu surpris que ce soit les élus ou les collaborateurs du moment parce que ce n'était pas classique et on ne se vivait pas comme ça. »
- 4:24Invité politiqueFait
« Et je ne suis pas certaine d'ailleurs que ça a été l'initiative la plus heureuse parce qu'un collaborateur, par définition, n'est pas élu, ne tient aucune légitimité, hormis celle que veut bien lui octroyer son patron, c'est-à-dire en fait pas grand-chose. »
Temps de parole
- Stéphanie Von Euw63 %
- Présentateur33 %
- Présentateur 24 %
≈ 6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Et votre invité ce matin, Éric Delvaux, c'est Stéphanie Von Heuves, secrétaire nationale de l'UMP, conseillère régionale d'Île-de-France, pour la sortie de son livre « Dans les entrailles du pouvoir », c'est paru aux éditions du moment. Bonjour Stéphanie Von Heuves. Bonjour. Vous êtes vous-même ancienne chef de cabinet ministériel auprès de Patrick Deveggian. Vous avez travaillé dans plusieurs ministères, à l'intérieur, à la justice, aux finances. Pourquoi avoir choisi le roman politique plutôt qu'un essai pour faire découvrir les coulisses des cabinets et des ministères ?
Parce que précisément, je voulais que ce soit complet et que l'ensemble des exercices imposés que j'ai pu observer pendant ces quelques années en cabinet ministériel soient tous représentés. Or, il se trouvait que sur une période précise et donc qui aurait pu permettre la forme de l'essai, ce n'était pas possible. Donc, j'ai choisi de créer un récit autour duquel viendraient se greffer tous ces événements, pour le coup, vraiment vécus.
Et ça évite peut-être de vous fâcher avec quelques protagonistes. Ce que vous décrivez correspond-il à la réalité de ce que vous avez vécu dans les ministères, dans les cabinets ?
Oui, parce que précisément, c'est du vécu. Que ce soit l'installation du cabinet, même la nomination d'un ministre, et puis après la lutte au quotidien pour exister.
Jusqu'à la trahison à la fin du livre.
Jusqu'à la fin, qui est souvent très brutale.
Ça consiste en quoi, le job de chef de cabinet, à ne pas confondre d'ailleurs avec le directeur de cabinet ?
Oui, chef de cabinet, alors d'abord, on peut lui donner toutes les formes qu'on souhaite. Ça dépend du ministre et ça dépend de sa personnalité.
C'est rendre audible la parole de son ministre ?
Mais c'est, en fait, vous êtes un peu la tour de contrôle, en termes à la fois d'organisation, de logistique. Mais ça peut être aussi éventuellement du conseil politique et un peu de communication. C'est généralement, vous avez l'oreille de votre patron et vous êtes la tour de contrôle. Le dernier accès ou au contraire le rempart avant de le contacter lui directement.
Alors, on comprend très vite, à lire votre livre, que l'un des principaux soucis des cabinets ministériels, c'est l'opinion, c'est donc aussi la presse, jusqu'à improviser un voyage à l'étranger en période de disette médiatique. C'est comme ça que ça se passe vraiment ?
Alors, justement, je rebondis sur le terme improviser, c'est précisément pas de l'improvisation. C'est-à-dire qu'on essaye soit de réagir à chaud, parce qu'il y a quelque chose qui mérite qu'on réagisse, pour que ça se transforme en notre avantage. Ou à l'inverse, quand il y a une baisse d'activité qui est inéluctable, notamment quand on arrive à la fin du bail de deux ans, c'est généralement toujours la durée. Et là, oui, il faut meubler. Clairement, il faut meubler. Et donc, on organise complètement des déplacements pour nourrir l'agenda et tenter d'exister.
La presse donne le la au cabinet ministériel aussi ?
Souvent. Souvent, en fait, notre idéal, c'est que ce soit l'inverse. C'est que ce soit nous qui dicutions un peu notre rythme et notre activité. Malheureusement ou heureusement, je ne sais pas. Mais en tout cas, très souvent, c'est l'inverse qui se produit. Il faut que nous nous adaptions à la presse.
Alors, on découvre aussi ou on apprend que la logistique ministérielle est parfois bien moins huilée qu'il n'y paraît. Par exemple, la bataille pour les bureaux. Alors, ce n'est pas vraiment nouveau. Récemment encore, Fleur Pellerin disait qu'elle n'était pas contente de son déménagement. On a même parfois parlé de caprice. Cette bataille des bureaux que vous racontez, ça dit quoi de l'activité politique ?
Je pense que la bataille des bureaux, c'est juste la stratégie classique. Être le plus proche du pouvoir. Donc, ça, c'est en termes de situation. Avoir le plus grand bureau qui est finalement la représentation de votre propre pouvoir au sein du cabinet. Je raconte dans le livre que tout ça est très classé. En plus, par exemple, à Bercy ou en fonction de l'étage auquel vous vous trouvez, ça n'a strictement rien à voir. Donc, c'est, j'allais dire, la caractérisation la plus absolue de ces petites luttes de pouvoir au quotidien et pour valoriser sa propre existence.
Les cabinets sont généralement composés d'hommes et de femmes qui restent dans l'ombre. Quand Nicolas Sarkozy les a poussés à venir devant la caméra, vous avez vécu ça comment ? Vous trouvez que c'était un bon système ?
Au départ, tout le monde a été un peu surpris que ce soit les élus ou les collaborateurs du moment parce que ce n'était pas classique et on ne se vivait pas comme ça. Et je ne suis pas certaine d'ailleurs que ça a été l'initiative la plus heureuse parce qu'un collaborateur, par définition, n'est pas élu, ne tient aucune légitimité, hormis celle que veut bien lui octroyer son patron, c'est-à-dire en fait pas grand-chose. Et ça devient compliqué quand c'est un collaborateur qui vient dicter un peu les règles aux autres élus de la majorité.
Eh bien merci Stéphanie Von Hoove, invitée donc ce matin de France Inter. Je rappelle votre livre, ça s'appelle Dans les entrailles du pouvoir, la face cachée des cabinets ministériels. Et ça sort aujourd'hui aux éditions du moment. Bonne journée.
Merci.