Crise agricole : "Il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
et notre invité politique ce matin c'est Céline Nar bonjour merci d'avoir accepté notre invitation vous êtes candidat aux européennes numéro 2 sur la liste des républicains porté par François Xavier bami on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par un journal que vous connaissez bien vous qui êtes originaire du tarm c'est la dépêche bonjour Christelle vertrand bonjour Oriane bonjour cé bonjour madame on va évidemment parler de de la crise agricole puisque vous êtes agricultrice CIN Mar on va y revenir et de la campagne des européennes mais d'abord un mot sur un sujet qui concerne évidemment l'Europe et la France c'est l'Ukraine et ses propos lundi soir d'Emmanuel Macron qui disait que l'envoi de troupe occidentale en Ukraine n'était pas exclu hier Sébastien lecandul le ministre des armées a voulu préciser disant qu'il s'agissait d'action de formation sur le territoire ukrainien et pas de troupe de combat est-ce que vous êtes rassuré ce qui est peu rassurant c'est justement ces décalages entre les communications les précisions les rétropédalages on en parlera tout à l'heure sur les prix planchés et là il s'agit aussi d'un sujet majeur et d'un sujet crucial qui quand même l'envoie potentiel de troupes françaises donc ce sont nos soldats nos forces armées nos enfants dont il s'agit et évoquer ce sujet avec autant de légèreté alors qu'on est quand même aujourd'hui dans un contexte assez tendu hein sur le le plan intérieur on a vu le passage d'Emmanuel Macron au salon de l'agriculture on a aujourd'hui ce genre d'annonce avec le mot potentiel peut-être pas de débat au Parlement personne qui n'est prévenue pas de concertation on parle de sujet très lourd et ce qui est inquiétant aussi derrière c'est la réaction quand même bon du du porte-parole l'ambassade de France du cremelin qui dit aujourd'hui attention 3ème guerre mondiale quand on est dans un conflit qui implique tous les pays européens qui peut impliquer aussi l'OTAN bon il faut être quand même peser un petit peu plus les cons vous trouvez qu'il fait prendre des risques à la France par exemple déjà le fait d'annoncer ça comme ça sans aucune concertation avec nos partenaires d'abord européens on a vu Olaf Scholz aujourd'hui le chchel allemand qui a dit mais il n'est pas question d'envisager que les l'Union européenne puisse envoyer des troupes au sol parce parce que alors là on est c belligérant et ça change la donne bon voilà c'est de l'irresponsabilité de la part du chef de l'État pour vous ça y ressemble il affaibli la France avec ses propos selon vous très clairement après bon malheureusement sur la la parti agricole je dirais qu'on est habitué à avoir une parole présidentielle et sur d'autres sujets qui affaibli la France juste pour pour finir sur l'ucraine le conflit dure maintenant depuis 2 ans est-ce qu'il n'a pas eu raison quand même de hausser le ton à un moment euh pour tenter de de de reprendre la main un peu et de montrer que les les Européens sont toujours vigilants vous vous lui donnez tort là-dessus ça ne peut pas se faire sans concertation justement avec nos alliés sans concertation avec le Parlement euh sans consultation de personne de balancer comme ça des propos qui engage à ce point encore une fois euh les forces armées du pays et vraiment c'est c'est c'est extrêmement on on ne joue pas comme ça avec des des des allumettes alors hier il nucléire hier il a annoncé un débat au Parlement avec vote notamment sur l'accord qu'il a signé pour aider l'Ukraine ça c'est une bonne chose mais je pense qu'il avait pas trop le choix encore une fois c'est un peu de la communication sous pression c'est-à-dire quand il a vu la levée de bouclier parce que les les les réactions étaient unanimes dans toutes les oppositions politiques les les républicains ou d'autres et les réactions étaient unanime aussi sur la scène internationale que ce soit au niveau européen au niveau des réactions au niveau des États-Unis donc je pense que face à une telle levée de bouclier il y a une des réaction collectivement aussi unanime je pense qu'il n'a pas eu d'autrre choix effectivement que de proposer C le voteront il faut le voter écoutez je pense que les républicains en conscience et en responsabilité comme comme ils l'ont toujours fait vous aurez un débat en interne pour savoir quelle va être votre opposition làdus oui écoutez il y a un système démocratique qui fonctionne plutôt bien au républicains en tout cas chez nous donc effectivement ce genre de chose est tout à fait vous avez débat prévu déjà en avant de prendre des positions oui oui oui la guerre en Ukraine elle a eu des conséquences sur la la crise agricole est-ce que la suppression des droit de douane sur les produits Ukrainiens é une faute encore une fois faut être assez pragmatique aujourd'hui ce sont des principes on dire on supprime on remet on supprime on remet il faut être pragmatique et regarder exactement le monde agricole aujourd'hui nous avons besoin d'être pragmatique sur ces sujets on n'est pas sur des principes on supprime on remet il faut simplement pouvoir anticiper les flux savoir à chaque fois quel effet ça peut avoir n'efface ou pas sur l'équilibre le déséquilibre de nos marchés quelle incidence ça peut avoir sur les prix à la fois sur le revenu des agriculteurs et sur les prix payé à la consommation par les consommateurs et en fonction il faut être agile on n'est pas sur le fait de dire il faut un principe il faut à chaque fois vous savez l'économie le monde du travail les filières la consommation c'est quelque chose qui change qui bouge et il faut se donner les moyens d'avoir des clauses de sauvegarde ou des mécanismes mais qui sont ajustés en fonction des d l'Union européenne a reconduit la semaine dernière l'exonération des droit de douan il fallait le faire écoutez nous on pense très très clairement aujourd'hui que ce n'est pas qu' l'agriculture et cause agriculteur de supporter en tout cas directement sur des filières qui sont dé en grande fragilité aujourd'hui qui d'autre devrait supporter euh cet effort mais c'est un effort collectif qui engage qui qui engage la nation aujourd'hui ce genre de denrée mais ça fait maintenant 2 ans si vous voulez on n'est pas sur du court terme ce qu'il faut bien comprendre avec ça c'est que sur la partie conjoncturelle on peut tout à fait envisager qu'effectivement il y a un effort à fournir et que mais là ça fait 2 ans que ça dure et comme vous l'avez très bien dit on a un conflit qui s'installe sur la durée donc là on n'est pas sur un problème où il faut aider conjoncturellement mais on est sur un problème structurel et ça rejoint en plus d'autres voilà d'Henry qui rentrent aussi du Brésil qui rentrent d'autres pays et qui viennent déstabiliser les filières de la volaille de l' et aussi des céréales et on n parle pas assez mais ça veut dire que les agriculteurs ils payent trop le prix de la guerre en Ukraine pour vous oui non mais ex oui aujourd'hui effectivement euh ça vient destabiliser vraiment des filières qui sont déjà en grande difficulté extrêmement fragilees et derrière il y a des hommes et des femmes on parle des filières on parle d'économie mais il y a aussi des des personnes chez nous qui qui qui sont installées et qui vivent de ça ça fragilise socialement le gouvernement dit on a obtenu des clauses de sauvegarde notamment sur l'œuf et sur la volaille on il travaille sur les céréales pour vous il faut aller au bout oui il faut aller au bout absolument il faut qu'il Contin là vous connaissez que la France fait des efforts justement pour obtenir ces clauses de sauvegarde écoute là aussi c'est la profession agricole fait remonter énormément ce genre de problématique et c'est ça fait aussi partie du travail que de pouvoir écouter et quand même protéger au minimum les les agriculteurs et les consommateurs on va parler de cette crise vous êtes agricultrice vous vous avez repris l'exploitation familiale dans le Tarne on le disait ça fait plusieurs semaines que les agriculteurs expriment leur colère Emmanuel Macron et Gabriel Atal ont apporté des réponses on va y revenir sur le fond mais quel est ce matin le sentiment de l'agricultrice que vous êtes euh je pense qu'on est déjà très content au salon que les choses soient apaisées puisque ce qu'on a vu samedi vraiment c'était unanime que ce soit les exposants que ce soit les visiteurs personne n'avait jamais vu ça de mémoire de de de présence au salon vous savez que le Salon de l'Agriculture a fêté cette année c'estes 60 ans mais la faute qui ce qui s'est passé oui je me suis déjà exprimé sur ce sujet mais juste je voulais dire que voir des CRS comme ça casqués enfin dans les allées au milieu des animaux des agriculteurs c'est c'est vraiment du jamais vu donc il y a eu très clairement le le bon je je me suis déjà exprimé sur le sujet mais je je dois dire que quand même l'épisode de l'invitation des soulèvement de la Terre a été vraiment la coupe d'eau qui a fait déborder le vase là aussi ça a été l'allumate sur la poudrière de la colère en fait cette invitation n'est pas passé du tout c'est une véritable propis jet sur le feu sur ce coupl que des Emmanuel Macron qu'il a démenti oui mais il peut toujours démentir après si voilà si les journalistes vos confrères ou vous vous aimez être pris pour des imbéciles alors qu'il a répété deux fois devant une centaine de journalistes clairement que oui bon voilà c'est encore une fois des effets de C des effets d'annonce le monde agricole mérite mieux que ça et je pense que la France qui travaille en général mérite mieux mieux que ça mais est-ce que vous vous cautionnez l'accueil qui a été réservé Emmanuel Macron non je ne cautionne pas les violences mais il faut comprendre aussi que il y ait vraiment des agriculteurs qui puissent craquer dans ce comp contexte ch alors Emmanuel Macron a réuni les syndicats hier il a dit il faut 4 C revendications pas plus vous vous dites c'est une forme de mépris mais alors comment on travaille avec autant de revendications et aussi différentes les unes des autres qu'est-ce que vous proposeriez vous d'abord c'est de définir un cap et une vision c'est ce qui manque cruellement à ce gouvernement et si ce qui manque cruellement au monde agricole encore une fois comme je je je je le dis souvent on est sur du long terme nous on fait une récolte par an on une copie par an on est sur du temps long on n'est pas sur l'immédiateté des effets d'annonce euh on a besoin d'un CAP on fait des investissements qui nous engagent à 5 ans 10 ans 15 ans donc effectivement c'est là la difficulté de trouver la méthode c'est que on nous a dit faites remonter toutes les mesures qu'il vous faut de simplification et même Gabriel Atal a dit aux agriculteurs écoutez même s'il y a 900 mesures de simplifications proposé sur des formulaires des logiciels de la de l'administration de la paperasserie comme on dit aujourd'hui euh bon je je les examinerai une par une et Emmanuel Macron arrive il nous dit il en faut 4 c pas plus donc voilà je c'est on ne peut pas gérer comme ça les problèmes du monde agricole où on réclame une vision à long terme un changement complet de logiciel un CAP en disant qu'on veut une agriculture qui produit qui est reconnu qui a de la considération et du revenu et de dire ok mais là vous vous dites que le gouvernement n'est pas cohérent non ce n'est pas cohérent déjà dans la méthode aujourd'hui quand on a un Premier ministre qui dit toutes les mesures même s'il y en a 900 je vais je vais les examiner une par une et puis quand on a 2 jours après ou 48h après un un un président de la République qui nous dit ok 4 C mesures pas plus discuz et puis essayer de fixer déjà rien que dans la méthode de travail c'est pas clair là avec les annonces de Gabriel hatal et d'Emmanuel Macron depuis plusieurs semaines maintenant vous le voyez toujours pas ce cap pour vous il est toujours pas tracé euh dans les déclarations d'amour il est tracé on met l'agriculture au-dessus de tout on aime les agriculteurs mais ça c'est pas c'est pas un cap stratégique aujourd'hui c'estopportuniste c'est de l'opportunité politique ou vous croyez à la sincérité de de Gabri moi je veux bien croire à la sincérité de beaucoup de monde et de beaucoup de choses mais il faut qu'on me montre des actes on dit toujours qu'il n'y a pas d'amour il n'y a que des preuves d'amour je pense que ça n'a jamais été aussi vrai là vraiment le vous savez les le le monde agricole attend vraiment des actes et on va pas berner les agriculteurs par des effets d'annonce pour vous ce cap il doit ressembler à quoi il doit on on dessine les grandes lignes il doit ressembler d'abord un cap où l'agriculture doit assumer aujourd'hui de produire alors il faut sortir des clichés de produire plus et de produire mieux et ça c'est extrêmement important on oppose beaucoup trop souvent c'est non seulement compatible mais c'est aussi nécessaire et vital aujourd'hui on ne peut pas se permettre d'opposer ces deux enjeux moi je moi je suis agricultrice aujourd'hui je travaille sur une terre que j'ai reçu que je transmets et qui est aussi un bien voilà de notre patrimoine de notre identité française et aujourd'hui il est inenvisageable de mettre en opposition les enjeux de production et les enjeux environ mentaux et on a les outils pour réconcilier ces deux enjeux simplement on a besoin qu'on nous fixe un cap et qu'on nous dise aujourd'hui on peut produire plus on peut produire mieux les denrées alimentaires peuvent fournir l'alimentation elles peuvent aussi fournir l'énergie elles peuvent décarboner ça c'est extrêmement important plus ça veut dire plus de machines des surfaces plus grandes c'est compatible avec l'environnement produire plus ça veut dire non produire plus aujourd'hui ça veut dire utiliser les outils qui sont à notre disposition je pense à la sélection variétale je pense à l'intelligence artificielle je pense à la robotique à l'agriculture de précision à l'amélioration des pratiques pour dire on va utiliser les technologies je crois beaucoup en la science et en l'innovation et aujourd'hui les agriculteurs pas résé une certaine catégorie d'agriculteurs si on on les moyens mais justement le cap qu'on veut se fixer à long terme c'est cette capacité à dire aujourd'hui voilà nos objectifs produire plus et mieux c'est compatible comment les outils qui sont à notre disposition pour arriver à ça on va d'abord mettre la recherche appliquer l'inrael les instituts en ordre de marche vers un objectif commun c'est-à-dire on va fixer quels sont les caps et on va mettre en œuvre les moyens de la recherche pour y parvenir et pour que ces outils dont vous parlez peuvent être aujourd'hui effectivement difficilement accessibles arrivent dans toutes les cours de ferme et c'est ça en fait de fixer un cap c'est de dire aujourd'hui la France veut encore de vous l'agriculture ce qu'on se fixe comme objectif à long terme c'est produire plus produire mieux avec du revenu qui arrive dans les fermes et de la considération et de la confiance pour nos agriculteurs donc d'une part il y a ça cette partie- là on anticipe les changements on donne les outils ensuite ça veut dire on a de la confiance en vous de la considération au lieu de vous imposer un millefeuille normatif complètement administré avec des réglementations hors sol on fixe des objectifs à l'agriculture et on vous fait confiance sur les moyens pour y parvenir et ensuite troisièmement on a beaucoup de mesures qui ont été portées par les républicains dans la PPL du plan au Sénat par le livre blanc des voilà où on a clairement mis des mesures sur la table qui portent aujourd'hui un choc de compétitivité une baisse des charges une action sur les leviers pour pouvoir permettre de ne pas continuer ce plan social qui est à l'œeuvre dans l'agriculture depuis 30 ans on voit des des fermes qui disparaissent on voit des agriculteurs qui qui ne sont pas renouvelés et il y a une détresse profonde morale aussi dans dans les campagnes aujourd'hui parmi les mesures il y en a une qui a fait beaucoup parler c'est cette proposition d'éic sooti de créer un revenu minimum pour les agriculteurs de 1500 € est-ce qu'elle est toujours sur la table alors elle est toujours sur la table je crois qu'il faut prendre le temps de bien l'expliquer de bien la comprendre aujourd'hui ce qu'a dit monsieur sooti a été extrêmement clair c'est qu'aujourd'hui on a des forces vives au niveau de la nation on a des gens qui soignent à l'hôpital on a des gens qui nous protègent on a des policiers on a des gens qui nous nourrissent les agriculteurs il y a des des des métiers qui sont vitaux pour notre pays et l'agriculture c'est un secteur stratégique vital il nous fait manger avec tous nos concitoyens trois fois par jour il est inadmissible ad monsieur sooti que ces personnes avec le nombre d'heures de travail qu'elles fournissent et qui sont essentielles pour la nation aujourd'hui on en a plus d'un quart qui se retrouve avec un niveau de vie en dessous du seuil de pauvreté mais est-ce que ça c'est la bonne méthode parce qu'elle a été très critiquée cette mesure et par les les agriculteurs qui disent mais nous on veut pas l'omon on veut vivre de notre travail et et par et par votre camp aussi certain est-ce que il a fait un peu une erreur stratégique avec je pense y a y a il y a une clarification à faire et vraiment je pense qu' on a peut-être un effort de communication à faire il a été très claair sur ce point les 1500 € ça veut dire qu'aujourd'hui il faut mettre en œuvre tous les leviers que nous avons à notre disposition pour que les agriculteurs et c'est 1500 € par mois ce sont des leviers fiscaux ce sont des leviers de baisse des charges des chocs de compétitivité rédu desm FINC ce serait financé par des baisses de charges par des baisses d'impôt c'est financé comment c'est 1500 € alors le financement il est très clair les leviers c'est la fiscalité ce sont les baisses de charges et l'arrêt des normes immédiat il faut faire un moratoire sur les normes qui pèsent aujourd'hui sur les exploitations et sur les entreprises et sur les gens qui travaill ce n'est pas un chèque qu'on fait je pense que cette mesure nécessite d'être expliqué il y a aussi une piste extrêmement sérieuse pour parvenir à avoir ces 1500 € par mois qui est la rémunération pour services environnementaux rendus aujourd'hui les agriculteurs par exemple par la captation du carbone au niveau des terres des céréales captent du carbone rendent un service écologique extrêmement fort à la nation et les agriculteurs avec les le le le le les les cultures sont une partie de la réponse face au changement climatique et ça c'est un c'est c'est une contribution essentielle qui doit être rémunérée et tous ces leviers la baisse des charges la fiscalité euh le la baisse des normes parce que les normes coûtent beaucoup à la France qui travaille aux agriculteurs à toutes les entreprises les normes représentent un coût non négligeable sur la la vie de des entreprises aujourd'hui euh une autre mesure qui a beaucoup fait parler celle qui concerne les prix planchés est-ce que c'est pas une bonne décision qu' a pris le gouvernement là on sait pas en fait ce qui a été décidé c'est ça c'est qu'on a ce ce ce ce terme de prix plancher personne ne comprend bien derrière même dans le camp présidentiel et et dans les autres camps ni les agriculteurs ce que ça veut dire exactement personne n'a compris si les prix plan c'est revenir sur une économie administrée où là aussi on va décider voilà de en fait on sait pas où est-ce que c'est sans savoir exactement ce que recouvre en effet cette mesure puisque le chantier vient d'être ouvert à ber aujourd'hui est-ce que l'idée que des prix ne peuvent pas puissent pas aller en dessà d'une certaine d'un certain plancher n'est pas une bonne idée ça dépend comment on le voit si on voit comme les indicateurs qu'on a défini par exemple au niveau des des prix de revient on a défini ça par produit par filière et euh dans égalim euh c'est déjà écrit que la le prix doit être construit en marcheavant donc à partir des indicateurs de production que donnent les filière agricole et qu'on construit le prix à partir de ça et pas l'inverse où finalement euh l'agriculteur est la variable d'ajustement si on arrive à pousser cette loi égalim qu'elle soit effective qu'elle soit appliquée d'aller jusqu'au bout c'est ce que demande aujourd'hui la profession est-ce que c'est ça les prix planchés c'est envisageable si c'est en revanche de dire aujourd'hui on fixe un prix à nos à nos à nos producteurs il y a déjà un danger que le prix planché devien le prix plafond c'est extrêmement dangereux il faut voir comment ça ça se construit et surtout nous sommes sur un marché unique c'est-à-dire qu'il faut voir aujourd'hui si ce système peut être appliqué au niveau europeopéen sinon c'est c'est c'est c'est contre-productif puisque ce qu'on va gagner en prix au niveau des producteurs on va le perdre en volume puisqueen fait les les les distributeurs vont acheter à nos voisins d'à côté des Européens voilà et on renforce encore la concurrence déloyales donc il faut être extrêmement vigilant on a un nom les prix planchés personne ne sait ce que ça recouvre il faut être très sur la construction de de de l'annonce à la réalité crisselle justement sur les accords de libre échange ouais c'est ça vous vous abordez les questions internationales le projet de ratification de l'accord controversé de libre échange États-Unis Canada le CAT vient d'être inscrit à l'ordre du jour du Sénat il va être discuté là le 23 mars les LR veulent voter contre pour quelle raison mais parce qu'aujourd'hui il faut il faut avoir une encore une fois je le redis on n'est pas par principe contre les traités de libre échange mais il faut qu'il y ait une réciprocité une concurrence se loyal aujourd'hui des accords sur le CTA il faut effectivement regarder les impacts les clauses miroir les clauses de réciprocité sur les normes et ça ce sont des choses pour lesqu parce qu'Emmanuel Macron samedi il a dit que le CTA c'était bon pour les agriculteurs français vous ntes d'AC ça dépend sur quelle filière il y a des filières effectivement sur lequel sur l'exportation de nos fromages de nos voilà de nos vins de nos spiritueux ce sont des filières de grande qualité ça ce sont des choses qui peuvent être positives voilà il y a d'autres secteurs pour lesquels encore une fois tout est une question de pr d'agilité de nuance et je fais confiance à nos sénateurs pour normalement les favorabl au libre échange ça veut dire que vous changez un petit peu d'ADN là-dessus et et de pardon je dis les les sont plutôt favorables au librechange normalement est-ce que ça veut dire que vous changez un petit peu de doctrine sur ces grands accords internationaux non encore une fois je pense que c'est c'est une question de nuance on est favorable au libre échange vous savez les agriculteurs sont aussi favorables au libre échange simplement il faut que les armes de la concurrence soi loyale il ne faut pas qu'on importe et c'est une question aussi de de de confiance enfin de de cohérence envers les consommateurs de dire qu'on ne peut pas importer ce qu'on a pas le droit de produire dans nos frontières on ne peut pas importer du Brésil des produits traités à la trasine en avion qu'on a interdit chez nous depuis 30 ans parce que non seulement ça déséquilibre notre agriculture et ça la fragilise et derrière il y a encore une fois des hommes et des femmes et mais mais aussi c'est dans l'assiette du consommateur c'est ce n'est pas cohérent vous étiez au salon de l'agriculture lundi avec ériic SETI et François Xavier Bellami le même jour que Jordane Bardella est-ce que c'est pas le RN qui réussi à capter le mieux la colère de ce monde agricole alors ça on le verra certainement sur les prochaines élections et les autres mais aujourd'hui c'est vrai qu'on a eu des des stratégies assez différentes c'est vrai que voilà il s'affiche beaucoup sur les stands boir un verre voilà et nous aussi on a eu un excellent accueil quand même je tiens à le dire les les républicains en tout cas ça contrastait avec l'avenue d'Emmanuel Macron la veille après chacun m estce que vous êtes audible est-ce que vous avez pas du mal à être audible les républicains en tout cas on porte des des propositions le on s'appuie sur le travail qui est fait on a parlé tout à l'heure de proposition du choc de compétitivité on a beaucoup uvré pour les retraites au sein du monde agricole on est on a une démarche extrêmement sérieuse de travail de de Constance en faveur du monde agricole et ça aussi je pense que vous savez les agriculteurs et les gens en général ne sont ne sont pas fous et ils regardent vraiment le travail qui est fait les propositions qui sont portées donc voilà c'est et comment vous expliquez du coup que Jordane Bardella soit à 30 % dans les sondages et vous à 8 8 et demi mais simplement parce qu'aujourd'hui il capte ce ce cette colère et ce rejet des des de la parole publique est assez inquiétant aujourd'hui la parole publique a du mal la parole des politiques a du mal à être prise en compte et en fait il capitalise sur ce rejet global de peut-être de la classe politique ou ou de de la parole publique dans cette campagne c'est lui qui sera votre véritable adversaire plus que le candidat de la majorité non non non moi je n'ai pas de véritable adversaire comme vous dites en tout cas ce c'est mon mon but ici dans cette campagne n'est pas de taper sur le voisin d'à côté quel qu'il soit mais moi je veux simplement porter des propositions porter des batailles défendre la France qui travaille et mon intention n'est de taper sur personne mais vraiment de porter la voix des gens du terrain alors comment on jongle entre votre travail d'agricultrice et une campagne et et peutêtre sûrement un futur mandat de députés européens vous avez eu un bon mot en jongle je pense que moi je suis une femme comme toutes les autres dans ce pays voilà j'ai une vie de famille j'ai une vie professionnelle je suis passionnée je m'engage pour ce en quoi je crois et je pense que comme toutes les f comme tout le monde qui a à la fois tous ses impératifs à gérer comme vous dites en jongle on cherche le bon équilibre on s'organise on définit des des priorités des Caps et puis puis ça ve dire quelqu'un va vous remplacer sur l'exploitation par exemple pendant si vous êtes élu au Parlement alors n'ayant pas effectivement le don d'biquuité si je dois aller au Parlement il faudra que je trouve une solution de remplacement mais heureusement voilà je suis bien entourée à l'heure actuelle et voilà encore une fois ce sont des questions d'organisation et pourquoi vous avez choisi de vous lancer en politique parce que donné envie de franchir le benah c'est c'est le ralbol c'est le ralbol vraiment d'avoir le sentiment quand on évolue aujourd'hui qu'on travaille qu'on crée de la richesse qu'on crée de la valeur qu'on fait de notre mieux et que les les personnes qui prennent les réglementations sont complètement déconnecté de ça vous savez hier j'étais encore au salon de l'agriculture et je discutais avec tous les professionnels de la filière boisforêt qui sont aujourd'hui dans une colère et dans une situation o ils sentent aussi que leurs enjeux ne sont pas pris en compte et on est face à des des décisions qui sont basées sur de des visions idéologiques et encore une fois on est soumis aux charges au homme à la folie normative c'est c'est une addiction ça ne s'arrête pas le le cette volonté de de produire de la norme et face auquel aujourd'hui nous les professionnels les gens du terrain les entreprises on se sent incompris donc la volonté de s'engager elle vient de là et pourquoi vous avez fait le choix des républicains on dit que vous avez été courtisé par d'autres partis est-ce que c'est vrai parce que c'est le parti qui autant sur les questions disons régaliennes ou en tout cas sur une certaine vision du destin de la France et de ce qu'il doit être sur les les questions migratoires sur les questions économiques sur voilà des secteurs stratégiques comme l'agriculture qui concerne pas seulement que les agriculteurs mais tous les citoyens je suis parfaitement en Phe avec cette vision de reprendre en main son destin une dernière alors de votre score du score que vous ferez avec François Xavier bami dépendra en partie l'avenir des républicains c'est une lourde autre lourde responsabilité au-delà de du sort que enfin de la défense que vous ferez des agriculteurs non je ne suis pas aujourd'hui là pour me dire ou là là j'ai des responsabilités par rapport au devenir d'un parti aujourd'hui cl le parti clairement va avoir du mal à à survivre oui mais je pense qu'on n'est pas là pour se pencher sur notre propre sort et être nombriliste aujourd'hui ce qu'on veut collectivement au sein de LR c'est porter des propositions c'est donner des réponses et face à ce monde aujourd'hui qui marche sur la tête c'est remettre la France à l'endroit merci car merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin la Une de La Dépêche Christelle c'est l'Ukraine la Une de votre journal merci ch à la semaine prochaine on passe au club des territoires
Céline Imart