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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 18 juin 2025 26 min

"J'ai confiance dans la capacité des partenaires sociaux à trouver les compromis nécessaires"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonjour Astrid Pancian Bouv. Bonjour. Bonjour.

Elle était attendue he très attendu. La fumée blanche du conclave sur les retraites n'est pas apparue. Malgré des négociations tardives hier soir, les partenaires sociaux n'ont pas réussi à à se mettre d'accord.

Alors une opération de la dernière chance est prévue lundi. Mais Patrick Martin, le patron des patrons, lui-même, a dit ce matin qu'il était pas sûr d'y aller. Donc s'il y a pas d'accord, c'est l'échec de la méthode Bayeron. la NGO dans le dialogue social, c'est quelque chose de vivant, c'est quelque chose d'itératif, parfois ça se tend mais quand ça se conclu, c'est du solide.

Et il c'est bien normal que sur des sujets aussi essentiels et bien d'abord les négociateurs consultent leurs instances. Ça c'est un premier. Première chose, c'est bien normal que plutôt que de se dire hier soir on arrête, c'est on se donne un petit peu plus de temps pour notamment travailler sur ce qui fait encore discussion.

Je pense notamment à la pénibilité qui a été un sujet et sur lequel je pense qu'il y a à travers notamment monsieur Marette, celui qui s'occupe de ces négociations, une voie de passage sans revenir à des dispositifs très lourds. Donc voilà, c'est je pense que c'est normal de se donner. Je non, ce que je dis simplement c'est que quand il y a une conclusion d'un dialogue social et bien c'est du solide.

C'est-à-dire que et c'est normal de prendre son temps sur des sujets aussi essentiels que le retour à l'équilibre, faut redire le retour à l'équilibre d'un régime de répartition pour que vous euh quand vous arriverez euh à l'âge de la retraite, vous puissiez bénéficier de pension et puis de corriger certaines injustices, je pense aux femmes ou à ceux qui nous écoutent et qui ont des carrières usantes. Sauf qu'à la conclusion, on n'y est pas encore. Vous savez, madame la ministre, Maris Léon de la CFDT dit que les partenaires sociaux n'ont pas besoin de quelques jours en fait de négociation supplémentaire.

Elle dit tout simplement "Le MEDF bloque, il y a un blocage du patronat. Est-ce que vous c'est votre rôle de jouer les médiateurs dans ces cas-là ? Alors, je on a monsieur Marette qui est médiateur.

Moi, mon rôle avec le ministère du travail, c'est de d'instruire, de préparer les simulations pour que les négociations se passent au mieux. Voilà. Mais c'est monsieur Marette qui est en première ligne et nous qui alimentons en simulation pour savoir si les propositions qui sont faites de part et d'autre tiennent la route.

D'abord respectent le retour à l'équilibre et puis convienne avec côté ou de l'autre. Moi ce que je dis simplement c'est que d'abord je constate qu'il y a eu des avancées très notables, très notables qu'il faut quand même on voit toujours le verre à moitié plein dans notre pays malheureusement mais très notable sur les femmes sur aussi très notable en tout cas quand ils se sont vu hier sur les sujets de pénibilité très notable pourquoi pourra plus rien s'il y a pas d'accord pourquoi pourquoi parce que aujourd'hui le le MDEF dit qu'il est prêt à remettre les sujets d'ergonomie hein des sujets de de port de charge qui concerne nos aides soignantes, ceux qui travaillent dans dans les chantiers, c'est des sujets qui étaient difficilement mesurables dans une logique de prévention beaucoup plus forte qu'avant. Il y a plus aucun tabou sur le sujet de la capitalisation, sur la mesure d'âge.

C'est aussi quelque chose de quand même qu'il faudrait pouvoir noter. Donc voilà, maintenant je pense qu'il faut continuer à instruire parce que des voix de passage sont possibles. Pour la CFDT, l'important sur la question de la pénibilité, c'est pas seulement les mesures de prévention, ce sont les départs anticipés refus catégorique pour le moment du MEDF qui préfère la mise en place avec l'autre organisation patronale présente dans ce conclave la CPME. euh de de points d'usure pour euh les personnes qui qui doivent porter des charges.

Euh comment est-ce qu'on fait d'ici lundi pour résoudre ce différent ? Il y a il y a plusieurs mais justement c'est ce ce sur quoi ils sont en train de travailler. Je vais pas vous le dire comme ça à 8h30 sur France info, mais il y a différentes pistes qui doivent encore être explorées pour pouvoir rapprocher les positions.

D'abord sur parce qu'il faut quand même se dire que dans ce compte de prévention existait déjà de la réparation dans la réforme de 2023. Ça c'est un premier point. et puis de voir comment effectivement on prend en compte d'abord dans la prévention pour que les gens soient pas cassés avant que ça n'arrive et aussi pour voir éventuellement comment est-ce qu'on peut avancer sur le sujet à en 3 jours on peut résoudre ce qu'on a pas réussi à résoudre en 3 mois mais c'est c'est maintenant qu'on les qu'on lieu les négociations.

C'est maintenant qu'on lieu les négociations il y a toujours de le mon time comme on dit tout à fait sur la quand même sur la question de la pénibilité parce que c'est c'est le nœud he de la discorde entre le patronat et les syndicats. vous qui pouvez mettre de l'huile dans les rouages, quelle idée vous mettez sur la table ? Je les dirais, on a déjà commencé à à échanger et c'est pas ici que je je le je le dirai mais simplement Et pour vous voulez pas dire non mais parce que c'est mais dans le dialogue social c'est d'abord au négociateur de travailler ensemble.

Donc il y a des pistes qui sont explorées, je vous le dis encore une fois, sur la question de la réparation, sur ceux qui déjà ont bénéficié pour que ce soit pas un recul pour eux. Et puis encore une fois, il faut voir comment est-ce que on prend en compte effectivement ceux qui font face à des charges, à des lourds charges et à tout ce qui est pénibilité ergonomique. Allons sur les points sur lesquels ils sont d'accord parce qu'effectivement, il y a quelques points où ils sont d'accord, syndicat comme patronat.

Un point sur le sort des maires de famille qui, on le rappelle hein, avec la la réforme borne ont perdu leurs avantages liés à la maternité. Leur retraite là avec cet accord euh des partenaires sociaux pourront être calculés sur 23 ou 24 années au lieu de 25. Ça c'est clairement un progrès.

Oui. Alors moi je pense qu'il faut voir les choses de manière encore mouvante he rien n'est fixe hein. Mais je pense qu'effectivement il y a des progrès notamment sur les femmes hein pour que la durée de sur laquelle on calcule le salaire de référence soit plus réduite pour que le salaire moyen augmente.

Il y a également des réflexions sur les majorations durée de de durée d'assurance. Ça, ce sont des choses qui sont des vrais progrès aujourd'hui pour corriger ce qui se cristallise toute une vie au travail pour beaucoup de femmes à travers des salaires plus bas et des euh des carrières achées. Euh tous sont d'accord aussi sur le refus de la proposition de dernière minute de François Baot de créer une prime pour inciter les salariés seniors à retarder leur départ à la retraite.

Comment vous l'expliquez ? D'abord, on a un petit peu de mal à voir d'où sortait cette proposition et pourquoi elle était advenue maintenant. Écoutez, ça ça fait partie des propositions qui peuvent être faites ou instruites.

Moi, je note encore une fois que ce sont les partenaires sociaux qui décident et de d'un côté comme de l'autre de la table, visiblement, il a été décidé en tout cas pour le moment de ne pas retenir cette proposition parce que pourquoi pourquoi ? Pourquoi exact pourquoi ? parce qu'on a déjà non, j'allais dire exactement parce qu'on a d'abord c'est pas tout à fait la même chose.

C'est pas tout à fait la même chose quand même hein. C'est pas tout à fait la même chose. Il y a le cumul emploi retraite où on est en retraite et on a un complément de salaire en reprenant une activité.

Je pense que ce dispositif peut-être encore un peu simplifié. C'est peut-être aussi l'objet des discussions aujourd'hui. Et puis il y a l'avancée sur les retraites progressives qui ont été négociées en novembre dernier par les partenaires sociaux et qu'on est en train de transposer dans la loi au Sénat et l'Assemblée nation.

Clairement le premier ministre a proposé un truc qui existe déjà. Non, pas du tout, pas du tout, pas du tout. Parce que vous voyez ce qu'il a proposé, ça ressemble beaucoup à ce que les Allemands dans la coalition vont mettre en place, c'est-à-dire de pouvoir quand on arrive à Tau plein de pouvoir avoir un supplément quelque part, un supplément qui rémunère le maintien en activité.

Voilà. Et ça c'était chiffré, ça c'était tout à fait. C'est des choses que nous avons chiffré, que nous avons soumis aux partenaires sociaux.

Je ne je ne me je ne me je ne m'exprimerai pas là-dessus. Simplement simplement pardon vous reçoit ce matin. Oui.

Non, mais je n'exprimerai pas là-dessus parce que c'est si ça a été écarté par les partenaires sociaux, ça a été écarté par les partenaires sociaux. Pour le moment, ce que je dis simplement et on l'oublie, c'est que la la condition même pour qu'on ait un accord, c'est le retour à l'équilibre de toute façon. Donc avait uneque proposition qui était retenue, il faut que de toute façon on soit dans les purs de de la de l'absorption du déficit prévu entre 6 et 7 milliards d'euros dans 5 ans.

Continuons de parler de ce qui fait consensus les carrières longues, les partenaires sociaux sont d'accord pour raboter ce dispositif. Patron comme syndicat estime qu'il est trop large qui permet à des personnes ayant une bonne espérance de vie, des cadres par exemple de bénéficier de ce système de carrière longue grâce par exemple à des jobs étudiants dans leur jeunesse. Vous êtes aligné avec ça ?

Oui, je pense que ça fait partie des choses qui euh il y a eu des études qui ont qui sont d'ailleurs sorties l'année dernière et qui montraient que pour un homme à moin à moins d'avoir commencer à travailler avant 19 ans, pour les femmes c'était un petit peu différent mais l'espérance de vie est la même que euh si vous commencez à travailler à 22, 23 24 ans. Donc on a effectivement mis pas mal d'argent en 2000 pour la réforme de 2023 qui ne se justifie pas parce que la la clé c'est quand même l'espérance de vie et l'espérance de vie après en départ à la retraite. Alors question importante parce qu'on est dans un ça permet ça permet tout simplement de de d'économiser pour pouvoir soit revenir à l'équilibre soit financer des mesures de justice je pense aux femmes ou je pense au travail qui est actuellement instruit sur la pénibilité.

Question importante à Panoti en bouvet parce qu'on est dans un entre deux. qui lundi soir il n'y avait pas d'accord. Tous ces points de consensus dont on vient de parler, qu'est-ce qu'ils deviennent ?

Vous les mettrez en place quoi qu'il arrive. Ça c'est moi je souhaite, moi je suis pas encore dans cet état d'esprit. Je suis vraiment avec le premier ministre et avec les membres du gouvernement dans la confiance que les partenaires sociaux qui sont arrivés si loin jusqu'à présent peuvent effectivement parvenir à un accord et trouver les voies de compromis nécessaires.

C'est absolument indispensable pour que pourquoi c'est nécessaire ? C'est nécessaire. Oui.

Oui. Mais pourquoi c'est nécessaire ? Oui, mais justement moi je me mets dans cet état d'esprit qui est qu'on peut parvenir à un accord.

Pourquoi ? D'abord, c'est parce qu'il faut qu'on mette cette question des retraites derrière nous. Derrière nous.

Ça fait depuis 2 ans qu'on ne parle que de ça. On ne parle pas de ce fait de moins de pouvoir d'achat. On parle moins d'emploi alors que le taux de chômage parler. majorité par compétitivé, on parle pas de décrochage euh de de la de de l'Europe, on on parle pas de financement de la protection sociale qui fait que la la la protection sociale est trop assise sur le travail ce qui fait que vous avez tous un écart incroyable entre votre brut et votre net.

Moi, ce sont des on parle pas de formation, de compétences des jeunes. Moi, ce sont des par de cette réform c'est pour ça que moi je me mets dans un état d'esprit qui est que je fais confiance aujourd'hui avec le premier ministre et le gouvernement dans la capacité des partenaires sociaux à trouver les voies de compromis nécessaires. Mais encore une fois, euh une question qui qui a été en filigrane de toute cette négociation.

Est-ce que lundi soir, quel que soit le résultat euh échec euh ou accord euh les 64 ans, ce sera un acquis définitif. Excusez-moi, le Premier ministre a été très clair hier. Il a été très clair hier devant l'Assemblée nationale.

Il a dit s'il y a accord, il sera soumis au Parlement. S'il n'y a pas accord, il ne remettra pas la réforme de 2023 en chantier. Il l'a dit dans dans les termes dans ces termes-là.

D'ailleurs, ça veut dire que le patronat parce que vous entendez hein ce que disait notamment hier Sophie Binet de la CGT qui disait "Bah en fait dès le début, il y a eu un un le patronat et le gouvernement qui sont tapés dans les mains en disant voilà de toute manière on va pas toucher au 64 ans. Donc tout est verrouillé". Sop est mal placé pour parler de ce qui est en train de se passer au conve puisquelle a fait le choix de quitter dans les semaines qui ont suivi dans les semaines qui ont suivi.

Et donc moi je veux montrer que en tout cas pour ceux qui sont autour de la table ils ont envie que ça que ça se conclue. Il son sont des gens ce sont des gens de bonne volonté. Ils ont fait suffisamment de chemin jusqu'ici.

Ils ont pris suffisamment de risques jusqu'ici pour pouvoir avancer et trouver les bons compromis d'ici lundi. Toujours dans cette suite politique si en cas d'accord. Qu'est-ce que vous répondez au patronat qui s'inquiète que les parlementaires détricotent ce qu'ils ont décidé ?

Après, on peut pas critiquer euh la réforme de 2023 en disant que ça manquait de dialogue social et puis ensuite à partir du moment où il y a un accord qui est soumis aux parlementaires de détricoter le le ce qui a été négocié. Donc je pense qu'il va falloir autour de la table pendant ces quelques mois, vous avez eu des partenaires sociaux qui prennent leur responsabilité. Il va falloir aussi que les parlementaires soient respectueux du dialogue social et prennent leur responsabilité.

Et on le voit aujourd'hui dans la transposition des accords senior et chômage qui sont discutés au Sénat où on a eu de très bonnes discussions et soit un soutien soit de l'abstention mais en aucun cas des votes contre. On va avoir l'occasion d'en parler avec vous à street Panotian Bouvet. Vous êtes avec nous jusqu'à 9h.

C'est il est 8h46 et c'est l'heure du fil info avec Maurine Suignard. 16h à l'Élysée. Un conseil de sécurité et de défense est organisé cet après-midi alors que les frappes entre l'Iran et Israël se poursuivent.

L'armée israélienne dit avoir visé des sites de production de centrifugeurs d'uranium, des usines d'armement aussi. Hier soir, Donald Trump a exigé la capitulation sans conditions de l'Iran, mais n'a pas annoncé d'entrer en guerre des États-Unis. Citroë demande l'immobilisation immédiate de toutes les C3 et DS3 équipé d'Airb Tatain en Europe.

Cela concerne 82000 voitures en France. Ces airbags sont susceptibles d'exploser et de blesser parfois mortellement. Cette décision intervient après la mort d'une conductrice dans le département de la Marne la semaine dernière.

Les titres restaurants pourront être utilisés pour des courses alimentaires au supermarché même après 2027, annonce du gouvernement. Alors que les restaurateurs s'y opposaient, il acte aussi la future dématérialisation de ces titres restaurants. Tu nous as tant donné à l'OL, à l'équipe de France, à tous ceux qui ont eu la chance de te connaître.

L'hommage de Jean-Michel Holas, l'ancien président de l'OL à Bernard Lacombe, l'ancien joueur et figure de l'Olympique Lyonnais et mort à 72 ans. Bernard Lacombe a aussi marqué 12 buts en 38 sélections en équipe de France. France info le 830 France info Jérôme Chapui Salia Braclia et toujours à street Panotian Bouvistre délégué au travail et à l'emploi on se souvient que ce conclave était une des conditions du soutien du parti socialiste au gouvernement ou en tout cas de la non censure à défaut de de soutien et on entre sans doute dans une nouvelle phase puisque on a entendu le Parti socialiste hier à l'Assemblée vous y faisiez allusion.

Il n'est pas satisfait des résultats prévisibles de de ce conclave. Appartenez-vous à un gouvernement en surcis ? Je vais répondre à votre question mais le 1er juillet je vais aller en Allemagne avec les partenaires sociaux pour rencontrer avec Catherine Votrein mon homologue du travail ainsi que les syndicats et patronats allemands et pour comparer en fait les cultures politiques, on a un parti social-démocrate allemand qui est respectueux de la parole des syndicats et respectueux du dialogue social et on a je je le je le regrette aujourd'hui à travers les déclarations qui peuvent être faites ici et là une potentielle remise en cause de ce qui pourrait être discuté et négocié par les partenaires sociaux.

Donc je pense encore une fois euh je rappelle en fait je rappelle je rappelle je rappelle simplement s'il y a un accord et on y travaille et on a confiance pour que ça ait lieu, je rappelle simplement au au socialistes, aux socio-démocrates que il faut être aussi euh respectueux de ce qui peut-être convenu entre les partenaires sociaux et notamment les principales centrales syndicales de notre pays. Mais les socialistes vous répondraient qu'il faut être respectueux aussi de ce qui a été dit entre les partis et le chef du gouvernement François Baïou. Ce conclave, c'était une sorte d'assurance vie pour le gouvernement.

Qu'est-ce qui a été dit ? Qu'est-ce qui a été dit ? Il a été dit qu'on remettait en chantier la question des retraites à la condition de revenir à l'équilibre en 2030.

Il a été dit et ça c'est vraiment aussi toute l'action de François de redonner la légitimité à la Cour des comptes pour faire un diagnostic indiscutable de la trajectoire financière qui est extrêmement préoccupante. Et ce qui a été dit c'est que s'il y avait un accord et bien il reviendrait au Parlement. Il a été dit le 15 janvier par le Premier ministre lors de son discours de politique générale que la question de l'âge était une question ouverte.

En tout cas, cette question est restée ouverte ce jour-là et en cours de conclave, il a fermé la porte comme vous l'avez refait ce matin sur France. Il a il a Non, j'ai pas fermer la porte. Ah, vous avez dit que les 64 ans quoi qu'il arrive lundi prochain, Non, non, non, non, non.

Alors, je je me suis mal exprimé ce qu'il a dit, ce que le premier ministre a dit. Il a dit il y croyait pas au retour au 62 ans. Voilà, ça c'est la première chose.

Et ensuite ce que je dis simplement c'est que dans les discussions qui ont lieu aujourd'hui, je vois que les questions sont autour plutôt de la pénibilité ou de ce de de cette thématique là. Mais encore une fois, encore une fois, ce qui a été dit, c'est que s'il y a un accord, on passe au Parlement, mais sinon, on ne remet pas euh en chantier cette réforme. C'est c'est très clair.

Il y a donc vous demandez aux socialistes de surtout pas toucher au texte qui va sortir. Non mais je demande je demande je demande au sociauémocrater la mesure de 64 ans de ne pas toucher je demande au sociau-démocrates d'accord d'être parce que je sais qu'ils sont attachés au dialogue social parce que je sais qu'ils sont attachés au respect des corps intermédiaires de notre pays et en particulier à ceux qui représentent le monde du travail d'être respectueux de ce qui aura pu être négocié en bonne intelligence en responsabilité par les partenaires sociaux tout simplement. tout simplement.

La retraite par capitalisation, c'est un autre débat alors qui ne fait pas partie de de de ce conclave, mais là aussi il en a été question ces derniers jours notamment avec des prises de position de Gérald Darmanin, votre collègue au gouvernement, Édouard Philippe également qui rejoint le MEDEF là-dessus qui en font tous la promotion. Est-ce que c'est inéluctable ? Alors, ça concerne déjà 15 millions de Français, hein, euh, la retraite par capitalisation euh dont 5 millions de fonctionnaires.

Donc, c'est quelque chose qui existe déjà et qui est communément admis. Le problème c'est que ça concerne pour la partie des salariés du secteur privé essentiellement d'ailleurs les salariés des grandes entreprises. C'est quelque chose qui existe et justement un des acquis peut-être aussi de cette démarche qui a été entamé à l'initiative du premier ministre depuis plusieurs mois, c'est de dépassionner le débat sur la capitalisation, d'en faire moins un tabou et de se dire que ça peut peut-être être une un complément à l'image de ce qui existe dans d'autres pays européens.

Sachant que la base la base de la la de de la retraite en France doit rester naturellement le régime par répartition. Mais vous savez pourquoi c'est un tabou ? C'est-à-dire que même pour les plus modestes, mettre une petite partie en capitalisation, c'est-à-dire mettre les actifs sur les marchés financiers, c'est extrêmement dangereux pour eux.

On l'a vu aux États-Unis ces derniers pour ça que ça doit rester avec c'est pour ça que d'abord il y a des prudentielles et d'investissement mais c'est pour ça que c'est si c'est imaginé d'ailleurs même aujourd'hui pour nos 15 millions de français c'est pas parce que c'est le le c'est pas le premier pilier ce serait un pilier en complément au même titre que le complément agircarco et donc c'est quelque chose qui peut-être en tout cas regarder sans que on monte dans les tours et ça ça fait aussi partie des avancées. On a parlé de pénibilité et c'est important de parler de du temps qu'il fait cette semaine. Il fait faire très chaud.

Il va faire jusqu'à 38°gr dimanche prochain, 35°gr aujourd'hui dans un certain nombre de régions à stre pancian Bouvet. Un décret renforce la protection des travailleurs du bâtiment du BTP mais à partir du 1er juillet seulement. Est-ce que ce n'est pas trop tard ?

Alors, d'abord, c'est un décret qui a été vu avec les fédérations de de du bâtiment des travaux publics pour justement permettre des arrêts, donner plus de de moyens aussi de contrôle à l'inspection à l'inspection du travail. Euh je pense que on doit tout en bonne intelligence euh avant d'attendre c'estàd qu'on peut pas appliquer le décret avant le 1er juillet mais euh on a le droit euh aussi d'avoir euh euh la bonne dose de pragmatisme pour se dire que euh passer certaines températures, il n'est pas raisonnable de faire travailler les gens sur les chantiers à l'extérieur. Tout à fait.

Pas la possibilité d'avancer la mise en œuvre de ce la mise en œuvre de ce décret. La mise en œuvre si le décret la publication est prévue au 1er juillet, je ne le pense pas. Mais en tout cas, la mise en œuvre pragmatique peut-être avancée en bonne intelligence avec et euh les entreprises, les fédérations naturellement et les contrôle.

Exactement. Exactement. On a le droit d'avoir du bon sens.

Astrid Pancian Bovet, votre collègue au gouvernement gér d'armin a déclaré la semaine dernière qu'il était pour diviser par de la durée d'indemnisation de l'assurance chômage de donc de 18 à 9 mois. Est-ce que c'est la position du gouvernement ? Non, c'est pas la position du gouvernement.

Ça ferait ça ferait ça ferait de de la France le pays le moins 10 ans en terme de de durée d'indemnisation. En général, on est autour de entre 12 et 15 12 et 15 mois 12 et 18 mois. Donc je pense que non.

Je pense que c'est absolument pas la position du gouvernement. Aujourd'hui, sur l'assurance chômage, on est en train de transposer l'accord qui a été signé euh par les partenaires sociaux en novembre dernier euh qui euh sert un petit peu les choses mais mais qui permet aussi, il faut quand même le dire, en ayant plus d'économie, mais qui permet aussi euh de redonner un petit peu d'oxygène pour ceux qui sont on appelle les primaux arrivants qui sont en particulier les jeunes au moment de la remontée du chômage. Je signale par ailleurs de cet accord et bien c'est là on est en train de le de le transposer donc dès promulgation de la loi dès de promulgation de la loi donc j'espère fin début juillet.

Voilà, un point important point important aussi sur l'assurance chômage, c'est tout le travail que nous menons aujourd'hui au niveau européen pour réformer l'assurance chômage des transfrontaliers qui depuis une dizaine d'années nous coûte 800 millions d'euros par an au niveau de déficit de l'assurance chômage. Et donc c'est aussi en réglant ce genre de chos qu'on pourra aussi assurer une forme de pérennité de l'assurance chômage en France. Sur euh les seiors, ce qu'on remarque à chaque fois dans les chiffres, c'est que plus l'âge augmente, plus le taux de chômage progresse aussi.

Seulement cinq personnes sur 10 sont en emploi à 61 ans. Trop vieux pour travailler mais trop jeune pour partir à la retraite. On fait comment ?

Bah c'est on est c'est ça le paradoxe français. On est trop vieux pour travailler et puis on est trop jeune et pas avoir assez d'expérience. Donc, on cumule les taux d'activité les plus bas chez les jeunes et chez les personnes les personnes de plus de de 55 ans.

On a amélioré quand même le taux d'activité entre 55 ans et 59 ans. Maintenant, on est dans la moyenne européenne. Le vrai sujet, c'est la chute à partir de 60 ans.

D'où la d'où à la fois les accords qui ont été signés, qu'on transpose et ce qu'on est en train de faire au niveau des de de du changement des pratiques avec les entreprises. d'abord un contrat seior pour faciliter les recrutements des personnes de plus de 60 ans. Ça ça a été négocié.

Voilà, parce que une personne qui est au chômage, qui a plus de 60 ans, elle a deux fois plus de non 55 ans, elle a deux fois plus de de durée de chômage qu'une personne qui qui est qui est qui est plus jeune. C'est aussi là, on est en plein de discussions, des des entretiens à mi-carrière pour faire le point compétence et santé précisément pour pouvoir envisager de bifurquer vers d'autres métiers quand ils sont usants. Mais comment vous expliquez que on fasse beaucoup moins bien que les autres pays ?

Vous dites, il faut voilà, il faut changer les mentalités. Mais oui, alors c'est ce qu'il y a de plus difficile hein, mais c'est vrai que et c'est pour ça qu'on a lancé une campagne de communication, la communication fait pas tout mais il y a quand même des regards à déconstruire sur le fait que quand on a plus de 50 ans dans notre pays, on se dit "Oh là là, on est usé, on s'adapte pas, on va pas pouvoir être fiable et cetera." Alors que c'est précisément l'inverse quand on a de l'expérience, on a de la bouteille, on a un toucher de balle, on sait gérer le stress, on est fiable et on sait on sait avancer.

Donc ça c'est aussi changer les regards, changer les pratiques, valoriser les entreprises qui de plus en plus s'intéressent à cette question et c'est euh tout l'objet de de ce qu'on fait en région et notamment avec euh les organisations patronales, l'Association nationale des DRH et toutes les boîtes qui aujourd'hui s'engagent sur cette question. Une dernière question sur le budget parce qu'il faut trouver 40 milliards d'euros d'économie hein pour le pour l'année prochaine. Ces dernières semaines, plusieurs pistes ont été évoquées par le gouvernement notamment la baisse du nombre de postes de fonctionnaires.

Écoutez ce qu'on dit Sophie Binet de la CGT. Elle est à votre place hier. Bah aller le demander dans un hôpital, dans une école ou dans une université.

Au contraire, on a des secteurs entiers qui sont sous-dotés et en grande difficulté. notamment il y a des milliers d'élèves qui n'ont pas d'enseignants ou d'enseignantes en face d'eux parce que des milliers d'enseignants ne sont pas remplacés à cause des suppressions de poste décidé sous l'air de Nicolas SarkoZ. Il y a besoin de plus de recrutement dans un certain nombre de secteurs clés.

Il y a besoin de plus de moyens pour une réorganisation. Alors il y a trop de fonctionnaires ou pas ? Mais c'est vous qui avez posé la question sur la sur une réallocation, une c'est moi je pense que il y a besoin d'avoir une approche d'ensemble et c'est précisément ce que le premier ministre va faire mi mi-juillet parce que si on est sur un point un autre point ça ne marche pas.

Donc il faut montrer que l'effort il est réparti sur l'ensemble. Mais c'est vrai que sur la question effectivement des fonctionnaires, il y a besoin d'avoir dans certains secteurs effectivement plus de personnes en première ligne parce qu'on a aujourd'hui des agents qui s'épuisent. J'ai j'ai je je pense notamment au secteur hospitalier.

J'étais pas plus tard que ce weekend dans un hôpital et j'ai pu le le voir par moi-même et puis d'autres où il faut réfléchir tout simplement. On a le droit d'avoir du bon sens et du pragmatisme et en tout cas ce sera de ça partie des annonces du premier ministre le mi-juillet. Astrid Pancian Bouvet ministre délégué au travail à l'emploi invité de France info ce matin.

Dans un instant les informés Renault Dell et Salia. [Musique]