Valérie Hayer, députée européenne Renew | LCP, Lundi C'est Politique - 28/04/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Après avoir porté les couleurs du macronisme lors des dernières élections européennes, Valérie Rie est aujourd'hui à la tête du 5e groupe de députés européens à Bruxelles et à Strasbourg. Une position politique stratégique quand il faut relayer la voix d'Emmanuel Macron en Europe mais avec toujours en tête déjà l'après Macron. Valérie fait partie de l'équipe rapprochée autour de Gabriel Atal.
Valérie Eyer, députée européenne, présidente du groupe Ru au Parlement européen et secrétaire général adjointe de Renaissance et l'invité de LCP l'indice et politique. Bonsoir et merci de votre fidélité à LCP. Bonsoir Valérie merci d'être sur ce plateau.
Avec moi dans cette émission pour vous interroger pendant l'heure que nous allons passer ensemble. Gael Mac de Challenge. Bonsoir Gaë.
Bonsoir. Clément Mic de LCP. Bonsoir Clément.
Sonia Gobri de France Info. Bonsoir Sonia. et Maë Morin.
Bonsoir Maë sur la chaîne Twitch LCP Assemblée nationale qui va relayer aussi auprès de vous les commentaires, les questions qui pourraient vous être destinées. Avec vous Valer Rayer, nous allons parler de l'Ukraine dont l'avenir continue toujours de dépendre du climat entre Donald Trump et et Vladimir Poutine. Emmanuel Macron a tenté de jouer l'intermédiaire en réunissant européens, américain et ukrainien à Paris il y a quelques jours.
Sans plus de résultat, les États-Unis qui menacent l'économie française et européenne avec les nouveaux droits de douane. On va y revenir et puis dans 2 ans tout juste nous serons à la veille du premier tour de l'élection présidentielle. Gabriel Atal est-il déjà en piste ?
Et bien vous nous le direz. On va commencer par l'assassinat d'un jeune fidèle musulman vendredi matin dans une mosquée de la grande grand combe dans le gare qui continue à susciter émotions et débats. Le meurtrier présumé âgé de 20 ans s'est rendu aux forces de l'ordre en Italie.
Il a déclaré depuis via son avocat qu'il avait agi par hasard et choisi sa victime par hasard. C'est son en tout cas son système de défense. Il n'avait aucun antécédent judiciaire.
Des vidéos ont montré qu'il avait clairement eu des propos anti-islam. Et hier, place de la République à Paris, un rassemblement a eu lieu en mémoire d'Abouakar Sissé, la victime auquelle ont participé tous les partis de gauche et la France insoumise en tête. Et il y a une question qui vient parce que les partis de gauche étaient dans la rue mais face à un événement comme ça, pourquoi est-ce qu'il n'y a pas une union nationale ?
D'abord, je voudrais dire toute mon émotion après cet assassinat ignoble d'Abou Bakar Sissé, avoir une pensée pour sa famille, ses proches et aussi pour l'ensemble de nos compatriotes de confessions musulmanes qui ont été, on verra ce que donnera l'enquête, mais visiblement quand même visé par cette association dans une mosquée. Donc effectivement ça laisse peu de doute. Mais pourquoi est-ce qu'il y a pas d'union nationale autour d'un événement comme ça ?
Mais moi je crois pas que le débat se tourne autour de l'Union nationale ou pas l'Union nationale. Tout le monde est choqué et le président de la République l'a dit. La liberté de culte en France est intangible.
Elle fait partie qui sont intangibles et qui sont qu'on doit absolument préserver. Alors il y a eu cette cette manifestation pour Renaissance n'y était pas après tout. Euh alors ça n'empêche pas d'être évidemment mobilisé et de rappeler cette liberté de culte.
Le fait que quel que soit en France cette liberté intangible de croire, de ne pas croire, de pratiquer une religion quelle qu'elle soit et cette tolérance qui fait notre force et la cohésion de notre société, elles doivent être préservées, protégées par la loi, par le droit. J'ai bien compris. Mais pourquoi vous n'allez pas dans la rue pour rappeler ce principe ?
Ça pourrait être une façon de le dire. Évidemment, ça a été ça aurait pu être le cas. Ça n'a pas été euh le cas sous cette forme là, mais vous avez eu l'occasion de voir le président de la République un certain nombre de responsables politiques qui sont qui ont fait part de leur émotion et du rappel de ce principe intangible quelle liberté de culte et qu'on doit véritablement protéger pour toutes les confessions pour les français de toutes les confessions musiciens.
Bruno Rota qui mise l'intérieur et les cultes refuse de parler d'actes islamophobes parce qu'il juge que c'est trop connaîé. Il préfère parler d'actes antimusulman. Il est le seul à le faire puisque Laurent Vier a parlé d'islamophobie.
Le premier ministre a parlé d'islamophobie. Est-ce que vous faites cette distinction aussi ? Moi, vous savez, je pense que le débat, il est pas non plus autour du de l'enjeu sémantique.
Bien sûr, c'est important. Mais ce qui compte pour les Français, c'est que chaque Français c'est que chaque Français qu'il soit en l'occurrence de confessions musulmane puisse exercer exercer son culte euh dans le respect et en sécurité. Ensuite, acte anti, acte islamophobe.
De manière générale, on voit en plus en France et les chiffres l'année dernière le démontre, qu'on a une une hausse des actes antireligieux de manière générale en France et on doit faire cohésion pour protéger nos valeurs démocratiques et cette cette République qui porte en elle le principe de tolérance et de non discré et de laïcité et de laïcité. Alors, comment vous expliquez justement que dans le pays qui porte la laïcité, il y ait des actes antireligieux ? Alors, d'où ça vient ?
Est-ce que ça vient par hasard ? Est-ce qu'il y a des discours qui sont entretenus par les uns et les autres ? Oui, moi je regrette et je pense que certains dans les chiquers politiques ont une part de responsabilité quand vous avez notamment à l'extrême droite et à l'extrême gauche mais pas que des discours qui euh suscitent les haines, les diffusions, des les les euh les les divisions, des discours qui stigmatisent certaines euh certaines composantes de la société française, certains du fait de leur religion, de leur orientation sexuelle, de leur couleur de peau.
Et bien oui, malheureusement ça a un impact seulement dans le domaine politique ou c'est ailleurs aussi que dans le domaine politique des responsables politiques certains médias aussi qui qui relie qui en l'occurrence des médias d'extrême droite et aussi les discours d'extrême gauche. On voit bien pour le dire et fille qui divise autour et qui nourrit de l'antisémitisme et puis l'extrême droite et certains médias proche de l'extrême droite qui nourrissent aussi un discours antimusulman et dans tous les cas dans les enfin c'est dramatique pour notre société parce que ça clive ça divise et c'est aux antipodes de ce que doit être notre notre République et évidemment ça vient fracturer et donc on a une responsabilité nous vous médias nous responsables politiques à apaiser à expliquer ce que c'est que la laïcité la liberté de culte et apaiser les dérives des autres ça va être un métier compliqué à la fin hein. Euh non mais parce que tout à l'heure on évoquait le fait que le fait que certains médias il s'est redressé les torts des autres le fait que certains médias contribuent à véhiculerqu faut dire lesquel les médias d'extrême droite euh qu'on connaissait tous qu'on connaissait tous.
Moi je note que par exemple sur ces news, il y a des informations qui sont relayées et d'autres qui ne le sont pas. Alors on va parler des obsèques du pape François parce qu'en marche des obsèques à Rome une photo a beaucoup fait parler. C'est ce tête à tête qu'on va voir impromptu entre Donald Trump et Volodimir Zelenski en plein basilic Saint-Pierre.
Le président américain a laissé entendre que la Russie et l'Ukraine étaient très proche d'un accord. Il le dit depuis quelques jours mais pour l'instant rien ne bouge. Faut-il faire confiance plus à Donald Trump qu'à Vladimir Poutine dans cette histoire ?
Alors euh on a je crois passé la phase de test dans la relation entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Il y a eu un moment où une première on a eu une première annonce d'un cess fait qui aurait pu arriver. C'était il y a à peu près un mois.
Euh et puis il s'est rien passé. Et on voit Donald Trump qui dit et qui s'exprime sur les réseaux les réseaux sociaux directement que peut-être Vladimir Poutine le balade et qu'il aime pas ça. Bon très bien.
Une fois qu'on a dit ça, qu'est-ce qu'on fait ? Donc moi, j'espère je souhaite que les négociations puissent avancer avec Volodimir Zelenski, avec Vladimir Poutine, avec Donald Trump et avec les Européens autour de la table. Mais je vous pose ma question, d'accord, mais on va y revenir sur l'Europe.
Mais est-ce qu'il faut faire plus confiance à la parole de Donald Trump ou à seul de Vladimir Poutine ou est-ce que vous les mettez dans le même sac ? Moi, je fais confiance à Volodir Mir Zelenski très clairement qui lui veut être à la recherche de la paix. Vladimir Poutine aujourd'hui tout démontre qu'il ne recherche pas la paix, qu'il ne recherche pas une paix durable.
Et ensuite, on a Donald Trump qui lui est dans un agenda euh alors très clair, il est arrivé en disant "Je ferai la paix en 24 heures." Il a pas pu le faire et aujourd'hui il essaie d'avoir une paix. Mais cette paix, elle se fait au terme de Vladimir Poutine, ce qui est un problème aujourd'hui Donald Trump, il reprend la propagande du Kremelin.
Et donc c'est évidemment un problème aujourd'hui. Moi, je sais pas s'il y a un deal entre les deux. Il se ressemble à certains égards peut-être, je sais pas s'il y a un deal entre les deux, mais en tout état de cause, si on veut une paix juste, durable, une paix qui permette aux Américains de ne plus avoir à s'intéresser et et à donner de l'argent et à soutenir l'Ukraine, et bien il faut une paix durable.
Et Vladimir Poutine annonce justement Vladimir Poutine annonce aujourd'hui un cessé le feu de 3 jours donc du 8 au 10 mai. Est-ce que cela vous rend optimiste ? Il avait déjà annoncé un cesser le feu qu'il n'a pas respecté.
Donc moi, je suis extrêmement prudente. Évidemment, j'ai envie d'y croire mais je suis extrêmement prudente. On a eu des débuts de négociation.
Donald Trump était très enthousiaste. Elles n'ont pas abouti. On a eu des promesses de cesser le feu.
Elles n'ont pas abouti. Et à chaque fois du fait de Vladimir, sauf que là, ce sont des dates symboliques. Oui, ce sont des la Russie.
Ce sont des justement. Oui, la Russie va commémorer le 80e anniversaire de la victoire de la Seconde Guerre mondiale. Le chef de la diplomatie russe, Serge Lavrov, assure à l'agence de presse TAS que des députés européens au Parlement, des députés français souhaitent venir assister à ces commémorations.
Est-ce que vous vous avez eu vent de cela ? Alors euh je dois dire que vous me la prenez mais finalement euh s'il y en a je ne suis je ne serai pas surprise je ne serai pas surprise de savoir lesquels. Et j'imagine que c'est plutôt à l'extrême droite de l'échiquier politique parce que euh depuis le début de cette guerre, depuis 2022, jamais les députés français du Rassemblement national euh ou d'autres d'autres mouvances aujourd'hui n'ont condamné euh Vladimir Poutine jamais.
Mais ça choquerait qu'ils y aillent. Ah bah bien sûr que oui. Ça me choquerait.
Non, je vous dis ça parce que on commémore aussi la libération des des camps nazis par la Russie. Est-ce qu'il faut séparer la guerre qui a lieu actuellement en Ukraine de la seconde guerre mondiale selon vous ? On est dans un contexte très particulier aujourd'hui avec un agresseur, la Russie, qui attaque son voisin.
Son voisin qui aspire à vivre à se rapprocher de notre modèle démocratique et qui par ailleurs et on le voit de plus en plus s'attaque délibérément aux civils, mène une guerre d'agression avec des crimes de guerre. D'accord. C'est pas anodin d'aller en Russie aujourd'hui euh sous couvert de mes commémorations bien sûr, mais c'est pasin, c'est pas neutre évidemment aujourd'hui.
Est-ce qu'il faut aujourd'hui ? Bien sûr, je moi je pense qu'il ne faut pas y aller évidemment à l'inverse malgré l'histoire parce que si on rappelle l'histoire, il y en avait qui étaient plutôt de notre côté et d'autres de l'autre côté si vous voulez. À l'inverse, Volodimir Zenens qui réunit les chefs d'État et de gouvernement en Ukraine au même moment, le signal et le symbole est très fort.
C'est-à-dire l'unité des chefs d'État et de gouvernement ukrainien au côté de Volodimir Zenenski dans un moment de crise majeure et effectivement et dans un moment où Vladimir Zelenski lui est à la recherche. Vous irez vous le 9 mai en Ukraine ? Euh c'est pas prévu à ce stade en tout cas, mais dans ces négociations de paix euh la pomme de discorde c'est clairement la Crimée.
Donc les Russes veulent qu'on officialise cette conquête qu'ils ont faite en 2014. Donald Trump est prêt à la CD et Vol et et Volodimir Zelinski évidemment ne veut pas. Et là-dessus, on comprend pas très bien la position de l'Europe.
Est-ce qu'elle s'est exprimée clairement ? Est-ce qu'il y a une position clairement européenne sur le sort de la Crimée ? La position d'Europe, elle est très claire.
Rien ne doit se faire sans les Ukrainiens. Et donc ce que décidera Volodimir Zelinski, ce que décideront les Ukrainiens sera soutenu par l'Union européenne. C'est ça la priorité et la première des choses à faire comprendre à la fois à Donald Trump et à Vladimir Poutine.
Nous sommes au côté des Ukrainiens. Les Ukrainiens se battent pour retrouver un pays en paix, pour recouvrir leur intégrité territoriale. Ils se battent parce qu'ils partagent nos valeurs. aujourd'hui dans le rapport de force dans la négociation et bien c'est au terme évidemment Volodimir Volodimir Zelenski lui-même dit qu'il y aura négociation mais c'est ça doit être au terme ce n'est pas à l'ordre du jour maintenant ce qui avait l'air un peu timide quand même ce qui laissait la crimé oui sur la crimé en tout état de cause ça ce qui déterminera la position des Européens c'est ce que dira Volodimir Zen c'est que si Volimir Zenki sous la pression parce qu'il est sous la pression dit la crimé chardon la Russie.
OK, on est d'accord. Une guerre pour rien pour 10 ans pour C'est pour ça que le soutien des Européens est clé. Que Vladimir Poutine sache que les Européens seront jusqu'au bout au côté de l'Ukraine, que Donald Trump sache que les Européens sont jusqu'au bout au côté de l'Ukraine et il y a pas de paix, il y a pas d'accord qu'il peuvent signer sans les Européens.
Même si Donald Trump tente de nous mettre de côté aujourd'hui deux choses. Un, le président de la République a repris la main, a remis l'Europe au centre du jeu en allant en Washington et et en organisa en organisant pardon euh cette ces coalitions des des volontaires avec euh avec Kir Starmer. Et ensuite même Donald Trump le dit.
Euh Donald Trump lui-même concède qu'il faut des garanties de sécurité mais il dit c'est aux européens de s'en occuper. Évidemment qu'il y a pas il y a aucun accord de paix qui se fera qui se signera sans que les garanties de sécurité ne soient clair paraî consevable que la Crimée redevienne russe parce que si c'est ça que les Ukrainiens décident. Ah je vous le dis, moi j'estime que c'est à Volodimir Zelenski et aux Ukrainiens de décider russe, vous direz redevient russe.
Écoutez, moi personnellement ça me paraît très très difficile à admettre, mais si demain Volodimir Zenelenski nous dit "Dans l'intérêt du de mon pays, je fais ce pas" et encore rien qui il y a rien qui dit ça, et bien nous respecterons nous respectons la la souveraineté de l'Ukraine et du président Zenenski qui est le seul à savoir ce qui est le bon pour son pays. Alors pour imposer plus l'Europe sur ces questions un peu de défense, elle doit préparer l'Europe le sommet prochain de l'OTAN qui aura lieu en juin à la. Euh donc quelle doit être la position de l'Europe là-dessus ?
Est-ce qu'elle doit être souple ou ferme ? Est-ce qu'elle doit plus reprendre en main et s'imposer dans cette institution ? Euh quel quelle quelle position doit-elle ?
Est-ce qu'elle doit venir unie ? Comment doit-elle agir lors de ce sommet ? Alors la priorité des priorités pour l'Europe, c'est de s'engager dans réarmement.
C'est l'expression le plan qu'a annoncé Oursula Vanerlion Reiarm IU avec 800 milliards d'euros sur la table qui ont été annoncés euh pour créer les conditions de notre propre sécurité. Et finalement quand on est français pour nous c'est pas un discours nouveau puisque notamment le président de la République depuis 2017 appelle à ce qu'on crée cette défense européenne qui ne viendrait pas contre l'OTAN mais qui serait la jambe européenne unie des Étatsm de l'Union européenne au sein de de l'OTAN. Et c'est comme ça un qu'on assurera les conditions de notre propre sécurité, notamment dans un contexte géopolitique qui est extrêmement compliqué.
On voit que la Russie, la Chine, les États-Unis ont augmenté leur leur leurs dépenses militaires. Euh pour la Russie et la Chine, c'est + 600 et + 300 % depuis 20 ans. Les États-Unis plus 60 %.
Nous, on a accéléré depuis euh depuis 2 3 ans, mais on est très an de ça en terme de de monté en puissance. Euh donc pour envoyer le signal à ceux qui voudraient euh qui seraient euh inamicaux avec nous que euh on est prêt à se défendre. Mais est-ce qu'il faut notamment clarifier la situation ?
Par exemple, les propos de Donald Trump ont été suffisamment ambigu pour qu'on ne soit pas sûr queil respecte l'article 5 de l'OTAN et queil soit prêt à voler au secours d'un état de l'OTAN qui serait attaqué. Est-ce qu'il faut lui poser la question officiellement ? Est-ce qu'il faut euh voilà, est-ce qu'il faut refaire vœu de le faire et lui et lui lui demander de clarifier sa position là-dessus ou est-ce que ce serait allé trop loin ?
Moi, je pense que quel on peut lui poser la question, mais quelle que soit la réponse, euh que ce soit oui ou non et que ce soit non, je ne vous soutiendra ou oui, je vous soutiendrai, peut-être que dans 6 mois, ce sera plus le cas. Moi ce que je constate c'est que Donald Trump aujourd'hui a engagé un renversement d'alliance et que les États-Unis sous Donald Trump ne sont ne sont plus nos alliés. Est-ce que ça veut dire qu'on n' pas priorités communes ?
Non, on doit travailler ensemble. Mais il faut tirer les conséquences de cette nouvelle réalité géopolitique, créer les conditions de notre propre sécurité, travailler sur de nouveaux partenariats. Vous voyez ce qui se passe la coalition des volontaires initiées par Emmanuel Macron et Kirstarmer.
Vous avez autour de la table des pays membres de l'Union européenne, vous avez le Royaume-Uni, vous avez le Canada. la Norvège, l'Islande, l'Australie, les États-Unis sont pas à bord. Et bien avançons.
Évidemment, c'est mieux d'avoir les États-Unis. Évidemment, c'est mieux d'avoir les États-Unis, mais à défaut et bien il faut s'organiser et monter en puissance et créer de nouveaux partenariats stratégiques pour assurer notre propre sécurité. Oui, on parlait de la Crimée, je vous transmets cette question.
Si l'Ukraine reconnaît l'annexion de la Crimée, n'est-ce pas un aveu d'échec de la part de l'Europe qui n'a pas réussi à défendre les Ukrainiens ? Alors, l'Europe a été là depuis le premer jour au côté des Ukrainiens. Dès 2022, on a mis sur la table près de 140 milliards d'euros d'aide financière, humanitaire, militaire.
Donald Trump qui prétend que on n' pas été au rendez-vous mentait évidemment. Je sais pas si vous vous souvenez de cette séquence avec Emmanuel Macron et Donald Trump dans le bureau oval. Les États-Unis ont mis beaucoup d'argent sur la T pour aider les Ukrainiens, c'est vrai, mais nous avons véritablement soutenu les Ukrainiens et il faut qu'on continue.
L'enjeu sur cette négociation aujourd'hui pour les Européens, c'est d'accompagner les Ukrainiens euh le plus possible avec de l'aide financière, de l'aide militaire pour permettre à Volodimir Zenenski, le moment où les négociations arriveront d'être dans la meilleure position pour négocier dans l'intérêt des Ukrainiens. Vous évoquez un renversement d'alliance depuis l'élection de Donald Trump. Vous dites que, je vous cite hein, les États-Unis ne sont plus nos alliés et en même temps, on voit qu'un pays comme la Belgique préfère commander des avions de chasse américain plutôt qu'européen.
Il y a le griffon, je crois, Suédo il y a le rafale français. Est-ce que c'est un problème pour vous ? Je le déplore évidemment, chaque État est libre de faire ses propres ses propres choix en terme en terme d'approvisionnement.
Mais il faut vraiment qu'on puisse créer une défense européenne digne de ce nom parce que av compliqué. Bien sûr, bah totalement. Et donc il faut assumer.
Alors c'est aussi l'initiative. Alors aujourd'hui quand on regarde sur les équipements qui sont utilisés en Europe, il on a 80 % qui sont produits en dehors de l'Union européenne on a 60 % qui viennent des États-Unis. Il y a un choix, il y a un choix européen ou américain.
Il y a des discours et les actes suens des discussions qui sont sur la table maintenant depuis plusieurs semaines euh avec l'accélération de la défense européenne et le principe d'une préférence européenne. La préférence européenne, ça veut dire on doit soutenir soutenir nos industries de défense européenne. Ça pourrait être une condition pour faire partie de l'Union européenne aussi.
Ça peut être une des conditions en tout cas c'est sur la table aujourd'hui pour nous je le redis pour nous français ça relève d'une évidence parce que c'est ce qu'on a toujours promu. Or pour les pays de l'Union européenne qui sont les plus atlantistes, c'est vrai qu'il y avait une forme de tradition en en disant bon les États-Unis garantissent notre sécurité et on achète de l'armement et de l'équipement américain. Aujourd'hui avec la prise de conscience brutale et de l'agressivité de Donald Trump, les pays les plus atlantistes changent de pied.
Vous vous souvenez probablement du Chanciel Mert le enfin le futur chanciux mert allemand qui le soir de son élection dit je n'aurais jamais cru dire ça mais il faut être indépendant vis-à-vis des États-Unis et il faut demander aux Français qu'il nous fassent bénéficier de leur parapluie nucléaire. Est-ce qu'il achètera des avions en France ? Parce que ils ont aussi acheté beaucoup de matériel américain.
Ce que je veux illustrer là, c'est que en fait, il y a une histoire euh commune avec les États-Unis et des conceptions différentes au sein de l'Union européenne qui font que et bien il y a encore une tentation de certains États d'acheter Américain. Moi ce que je vois c'est surtout le chemin et le fait que au Parlement européen pour la première fois on a voté un texte qui assume et qui ancre une préférence européenne. C'était impossible il y a 3 mois il y a 2 mois.
Donc les sont en train de bouger aujourd'hui en Europe. Alors sur un autre sujet au mois de juin, l'Europe va rediscuter cet accord agricole qui a été passé avec l'Ukraine et qui permet à l'Ukraine d'exporter vers l'Europe des œufs et des volailles sans aucun droit de douane. Est-ce que vous souhaitez que cet accord soit reconduit en l'État ?
Je précise que il est très critiqué notamment par les agriculteurs français car c'est une forme de concurrence jugée déloyale. Alors là-dessus, ce qui est important, c'est qu'on puisse remettre ce qu'on a appelé les clauses de sauvegarde, c'est-à-dire que ces produits-là, ils viennent pas déstabiliser nos agriculteurs européens. C'est ce qui a été fait, ce qui c'est ce qui a activé été activé il y a un an et demi par la Commission européenne effectivement.
Et donc cet accord, il va être renégocié dans un cadre plus global en tenant compte évidemment de la réalité nation. Il faut que cet accord soit prolongé. Alors, ce sera l'objet de la discussion qui aurait je pense qu'il faut envoyer un signal de soutien aux Ukrainiens, mais qu'il faut s'assurer évidemment de protéger.
C'est quoi le signal ? Il faut prolonger. Je pense qu'il faut le prolonger mais pas à n'importe quelle condition.
Donc en fait, c'est les conditions qui vont être clés. Quelles seraient les bonnes conditions ? Et bien, c'est-à-dire que il faut évaluer le niveau de production en Europe par nos agriculteurs européens et le niveau de de production qui pourra arriver de la part de l'Ukraine sans déstabiliser nos marchés européens.
Sucès des quotas par exemple. ou en tout cas un seuil au-delà duquel et bien on active la clause de sauvegarde. C'est ce qu'on a fait sur le blé notamment et sur le poulet sur le poulet pardon et les agriculteurs européens l'ont salué.
Donc c'est cet équilibre entre évidemment solidarité et préservation de notre modèle agricolte européen. Pas de raison de de ne pas remettre en en route ce cet accord. Bah tout dépendra des conditions évidemment. ou mais sur le fond vous avez dit il vaut mieux le le prolonger.
On verra à quel terme on verra et on verra dans le quel terme la Commission européenne avance sur cette questionl mais on sait tous que c'est extrêmement sensible. Évidemment les conditions seront seront seront clés. Les États-Unis menacent toujours l'Europe d'augmenter les droits de douane.
Ça c'est un autre chantier. Donald Trump en a fait a fait en partie marche arrière sur le calendrier comme il l'a fait aussi avec la Chine. Mais Georgia Méloni, président du conseil italien est allé négocier directement avec Donald Trump il y a une dizaine de jours.
Victor Orban, lui, il veut discuter directement avec Donald Trump. Pensez-vous vraiment que l'Union européenne va faire front commun face aux États-Unis ? Est-ce que vous pensez vraiment ?
On l'a fait, on l'a fait là en ce moment. Alors, vous avez euh vous avez des cavaliers seuls, Georgia Méloni, Victor Orban qui essaie de négocier en direct, mais la réalité c'est quoi ? C'est que euh Donald Trump, qui le veuille ou non devra parler à la Commission européenne, il devra parler à Oursula Van der Lyon parce que la compétence euh en la matière relève de la Commission européenne et les États ont été unis derrière Oursoua Funder Lion.
On a eu le 9 avril une décision des États qui ont validé les contemesures euh contre les 25 % appliqués par Donald Trump sur l'acier, l'aluminium et les voitures. Les États l'ont complètement soutenu et sont derrière Oursula Funderline et la stratégie de la Commission européenne. Donc ce qui est clé, c'est vraiment notre unité et je le redis qu'il le veuille ou non Donald Trump, il devra parler à Ours la F d'ille mais là il lui parle pas trop pour le moment. quand il sera revenu à de meilleurs à de meilleures considération et bien on discutera évidemment.
Clument, vous évoquez la riposte européenne sur l'acier, l'aluminium, l'automobile, mais l'Europe n'a pas du tout réagi au 10 % supplémentaires de droits douan américain sur l'ensemble des produits européens. Est-ce que l'Europe ne reste pas un peu un herbivore au pays des carnivores ? Cette fameuse citation.
Alors effectivement, il y a eu cette première salve de contesure et ensuite il y a eu ces 20 % de tarifs qui se sont qui ont été ramenés à 10. Et ce qu' décider de faire la Commission européenne, c'est de dire euh nous on est prêt à jouer le rapport de force, on a déjà mis en place une série de contesures, on est prêt à aller plus loin. Mais vous avez le sentiment que c'est le meilleur moyen d'engager un rapport de force.
Quand on voit l'attitude de la Chine qui semble être en mesure de faire plier Donald Trump, elle a reposté systématiquement vos annonces de Donald Trump. Est-ce qu'on a cette capacité politique là nous européens aujourd'hui ? Est-ce il y a la question de l'unité des Europées qui on a non seulement la capacité politique mais on a aussi la capacité juridique.
Vous savez sur le mandat qui vient de se terminer en 2019-2024, on a mis en place des nouveaux instruments juridiques parce qu'on respecte l'état de droit et que on veut quand on doit réagir à des à des menaces, on veut respecter l'état du droit. On a mis en place un instrument anticoer à l'époque, c'est vrai que l'instrument anticoer on l'avait mis en place en se disant que probablement on l'activerait contre les Chinois. Peut-être que c'est contre les États-Unis qu'on va l'activer.
Cet instrument il permet de faire quoi ? Oui. Mais alors juste cet instrument, il permet de faire quoi ? de d'avoir des des tarifs des contmesures sur les tarifs et éventuellement de limiter l'accès des entreprises américaines à nos marchés publics en éventuellement mais tout ça en fait ça non mais la stratégie qu' a fait la commission je le redis il y a une première série de contreemesures qui sont qui ont été annoncées et là les états les états étaient complètement unis derrière la commission européenne et là le choix que fait la commission c'est de dire on met sur la table un ensemble de sujets sur lesquels on est prêt à négocier mais si on n pas si Donald Trump ne calme pas le jeu, on est prêt à sortir une deuxième série de cont et on est prêt quand jusqu'à quand ?
Ah en fait Donald Trump a donné aussi le son propre timing, c'est les 90 jours. Moi ce que je dis à la Commission européenne, c'est pas d'inertie, ne vous endormez pas, il faut regarder attend juillet. Est-ce qu'il faut attendre l'agenda de Non, mais en fait ce qui ce que ce que vous ne voyez pas, ce qui n'est pas visible pour vous, c'est toutes les discussions qui ont lieu en ce moment même avec de la négociation du rapport de force.
C'està-dire que la Commission européenne, elle peut dire en ce moment, même si elle en fait pas étalage sur les plateaux télé, elle peut dire "Nous, si vous nous mettez des tarifs, et bien on mettra en place l'instrument anticoercient, vous aurez pas accès à nos marchés et puis on pourra revoir aussi le tarif les tarifs et le niveau des de la taxation sur les services numériques." Président président de groupe au Parlement européen, est-ce que Ursula Van Deren, est-ce que la Commission européenne vous tient au courant de l'avancée de ces discussions ? On sait même pas vraiment si elles ont lieu, et on connaît même pas le mandat exact.
Est-ce que vous êtes ur Est-ce que vous avez ces informations ? Vous on a des échanges réguliers avec euh la Commission européenne sur cette question-là et après effectivement ça évolue euh tous les jours en fonction de l'état des négociations et on a des discussions informelles inform mais est-ce qu'il faut juste une petite parenthèse je reviens à la question est-ce qu'il faut se caler sur l'agenda de Donald Trump réagir avant le 9 juillet en fait mais en fait Trump a donné 90 jours. Oui mais pourquoi le suiv mais ça veut pas dire qu'il se fait qu'il se passe rien dans les 90 jours.
D'accord. Et pour l'instant sous la fin d'arion, elle vient pas sur votre plateau pour vous expliquer sa stratégie et ce qu'elle fait. Mais ça veut pas dire qu'il y a pas des discussions et ça veut pas dire que le rapport de force n'a pas lieu.
C'est vraiment ça qu'il faut avoir à l'esprit, c'est-à-dire dans la négociation, le rapport de force, c'est de dire justement dans ce rapport de force, vous vous défendez notamment la taxation des géants américains du numérique. Est-ce que c'est vraiment réalisable ? Bien sûr, c'est réalisable.
D'ailleurs, alors qu'est-ce qu' bloque ? D'abord, on en a une en France, une taxation des endu numérique au-delà de au-delà de la dynamique européenne et aujourd'hui Ursula Fund elle-même, elle dit que ça fait partie des leviers qui sont mis sur la table. Alors ça s'inscrit, il y a deux choses.
Il y a le le le contexte aujourd'hui de rapport de force qu'il faut créer avec les États-Unis et ça fait partie des outils qui peuvent être mis sur la table. Il faut que tu effectivement pour ça il faut un soutien politique et si je mets donc il y a pas de soutien politique. Alors en fait c'est c'est simplement je le redis les termes de la négociation c'est Ursula Fund Lion et c'est la Commission européenne qui les pose.
Ensuite évidemment elle parle avec l'ensemble des États-Ments pour s'assurer que les États soutiennent sa stratégie. Alors non sur cette questionlà en fait c'est un levier qui peut être utilisé dans la négociation. Après, je vous le dis, c'est pas un sujet nouveau.
Moi, je suis au Parlement européen depuis 2019 et il y a un ensemble d'États qui sont opposés à la taxation des gens numérique. C'est pour ça que on a réussi à faire avancer le débat en le portant à l'échelle internationale de l'OCDE, sauf que Donald Trump a décidé de se retirer des négociations OCDE. Donc, le sujet va revenir à l'échelle européenne et on va remettre le sujet sur la table.
C'est important aussi d'aller convaincre nos partenaires européens, l'Irlande, mais pas que, euh qu'on doit jouer le rapport de force et que au-delà du rapport de force en ce moment avec les États-Unis, il faut tenir compte de la nouvelle réalité économique, des nouvelles dynamiques économiques et c'est pas supportable que des géants du numérique payent parfois euh trois ou quatre fois moins d'impôts que le boulanger du coin. Donc il y a aussi ça en terme de justice fiscale. justement aux États-Unis, donc le le ministre de l'économie, Éric Lombard, était euh aux États-Unis, il a plaidé pour un accord de libre échange entre l'Union européenne et euh les États-Unis.
L'Élysée ne semblait pas au courant. Euh vous, vous pensez que c'est une gaffe ? Écoutez, moi, j'imagine bien que il a dit ça sur un futur euh lointain, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, on est dans le rapport de force, il y a des négociations qui sont en cours et les négociations, c'est à la fois on met, on regarde sur la table, qu'est-ce qu'on peut négocier ?
ça dans le contexte. Alors après que et moi j'espère que demain Donald Trump dans le contexte d'aujourd'hui il aurait pu s'éviter ça alors mais mais que demain on se dise on espère que vous savez une négociation c'est à la fois souffler le chaud et le froid donc bon la France était contre pourtant il y a la France était contre cet accord il a été anné à l'époque pour des raisons bien précises notamment les enjeux agricoles mais pas que là là aujourd'hui clairement c'est pas du tout sur la table c'est pas du tout le sujet aujourd'hui c'est Comment on règle la question des tarifs doigniers ? Comment on fait comprendre à Donald Trump que on se fera pas marcher dessus et que s'il persiste avec ses tarifs à titre personnel, vous êtes pour vous, pardon ?
À titre personnel, est-ce que vous êtes pour sur le fond ? Alors ça là encore, ça dépend. Moi je vous savez qu'avec le président de la République par principe, on n'est jamais anti-accord de commerce contrairement à quasiment l'ensemble des responsables politiques sur les chiquers politiques national.
Vous allez peut-être me parler du mercure d'un du bon exemple. Alors bah justement Roland l'escur donc notre ancien ministre de l'industrie qui est député de ensemble pour la pour la République appelle à ratifier définitivement le CTA avec le Canada. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ?
Bien sûr, je suis d'accord et nous avons été en soutien du CTA. Je sais pas si vous vous souvenez, mais l'année dernière, un petit peu avant la campagne des européennes, euh toutes les oppositions toutes les oppositions s'étaient organisé à l'Assemblée et au Sénat pour envoyer un signal de refus du traité CTA alors que ce traité il est Oui. avec le Canada alors que ce traité il est bon pour nos agriculteurs, il est bon pour notre équilibre du dogmatisme et du populisme.
Donc vous souhaitez bien sûr et d'autant plus que alors il y a deux choses. L'année dernière, on a bien vu la tentative, la manipulation et l'instrumentalisation de toutes les oppositions contre en fait tous les accords de commerce. Et aujourd'hui, alors que cet accord il est bon et aujourd'hui, on est dans en plus dans une nouvelle configuration politique dans laquelle on doit chercher et renforcer des partenariats avec des pays que vous souhaitez pour le bah qu'il soit soutenu, ratifié effectivement le plus vite possible de ce fait bien sûr.
Et on a, je le redis, il est bon pour notre économie et on doit renforcer les liens avec le Canada. Oui, pour le CTA mais non pour le Mercosur. Alors là, on est dans une configuration totalement différente.
Le Mercosur, on n jamais dit non point barre, on a dit non en l'État. Et ce qu'on demande à la Commission européenne, c'est de revoir sa copie à Orsula Van Derlion, de faire un dernier aller-retour ou un autre aller-retour, je sais pas, euh en Amérique du Sud en disant "On veut des clauses de sauvegarde pour protéger nos agriculteurs et on veut et on veut les les mesures les mesures miroires." Donc si la fond Lyon fait le travail, revient avec une nouvelle négociation et bien pourquoi ne pas soutenir cet accord en les cas en état en tout cas on va parler de la cidurgie.
Voilà. Euh oui, ben c'est un effet de cette guerre commerciale en cours et notamment des 25 % de droits de douane sur l'acier et l'aluminium amené quand même Arcelor Mital à annoncer euh 600 suppressions d'emploi, soit 5 % des effectifs en France, y compris dans la production. Euh manifestement les mesures qu'a prises la Commission européenne qui avait annoncé un plan acier et notamment une réduction des importations, une réduction de de 15 % du côté des importations n'a pas du tout suffi à à maintenir harceleur mital en France.
Moi, je vous avoue que je suis très surprise et très étonnée de ces annonces. Euh et je partage l'étonnement de notre commissaire français qui est en charge de l'industrie Stéphan. Stéphane s journé.
Il a présenté un plan acier. Vous avez rappelé les mesures essentielles de ce plan acier. C'est baisse de 15 % des importations d'acier en Europe.
C'est soutien à la décarbonation de des acteurs de la filière à hauteur de 100 milliards d'euros et ces clauses de sauvegarde pour protéger les acteurs europé en France l'État a donné 850 millions d'euros pour un de kerk. Et Arceleur Mital, il a participé à ces discussions et Harcelormital, il a et la filière ont soutenuit et ont saluait la le plan. Donc allez au bout de votre idée, qu'est-ce que vous en pensez ?
Moi je ne comprends pas. Si c'est que pas comprendre, c'est pas grave. Mais est-ce que est-ce que est-ce qu'est-ce qu'il faut décider ?
Est-ce qu'il faut qu'il rembourse les aides ? Ah bah euh moi j'estime et j'espère qu'Arcielormital changera de stratégie euh et euh utilisera pleinement les aides européennes qui seront sur les 600. Est-ce que est-ce qu' est-ce qu'ital doit renoncer à la suppression de 600 postes en France ?
Euh c'est ce sera à la fin leur stratégie évidemment euh euh d'entreprise et de filière mais c'est dramatique pour les 600 emplois, c'est dramatique pour l'économie, pour la filière. Il y a des leviers qui existent à l'échelle européenne et donc moi je demande aux dirigeants d'Arcellormital de revoir, de reconsidérer leur position et d'aller chercher tous les leviers, les leviers qui existent, les leviers nationaux, les leviers européens. On a mis en place des mesures pour protéger nos filières et véritablement on a mis de l'argent surprensible.
Est-ce que c'est pas tout simplement un scandale ? Je scandale ou c'est pas scandale ? Pour moi c'est incompréhensible parce que les dirigeants d'arceleur mital Arcelor Mital a les moyens évidemment c'est pas facile moy a les moyens de se décarboner de préserver ses act son ses activités sa pour ça et au-delà est-ce qu'il faut carrément prendre une mesure comme le Royaume-Uni et dire finalement on a besoin de cet acier pour la souveraineté économique française et on nationalise les haut fourneaux mais là encore en fait la question ne se pose pas en ces termes harcelor mital a tous les leviers les poser en ces termes quand même.
Oui, mais alors le Royaume-Uni n'est plus dans l'Union européenne et le Royaume-Uni mais le Royaume-Uni et les filières au Royaume-Uni n'ont pas accès à l'argent européen qu'on a mis sur la qu'on a mis sur la table, n'ont pas accès aux mesures de protection avec les clauses de sauvegarde et à l'engagement de baisser de 15 % les importations d'acier. Ça, on l'a fait nous européens pour les acteurs de la Ça veut dire donc que c'est l'Europe qui empêche la nationalisation d'Accer l'orbital en France. Pas du tout.
L'Europe c'est une solution et l'Europe elle soutient acteur est-ce que la piste de la nationalisation est exclue à ce stade moi je demande à des acteurs privés de répondre et de tirer les bénéfices de tous les dispositifs qui existent de national est-ce que ça pourrait être une menace en disant écoutez harceleur mital nous vous avons donné un plan euh nous vous avons promis un certain nombre de de mesures d'aide si si vous n'en passez pas par là on va nationaliser le haut frondau. Moi, je demande à Arceller Mital d'aller chercher les leviers européens. Et sinon, Et sinon, sinon sanction, enquête, on pourra voir quelle mesure on met en quelle mesure on met en place.
Mais vraiment, c'est peut-être vraiment, je le dis incompréhensible. Incompréhensible. Non, mais d'accord.
Mais une fois que vous avez dit ça, si qu'est-ce qui qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que vous coupez les aides ? Est-ce que vous leur demandez de rembourser ?
Qu'est-ce qui se passe ? On peut peut-être se reparler aussi pour voir quels sont leurs besoins, s'ils ont des besoins supplémentaires par rapport aux discussions qui ont été menées au niveau national et au niveau européen. Mais je le redis, moi je m'étonne parce qu' d'un mois la filière et Harcelor Mital disaient que le plan le plan européen était formidable.
Donc c'est quoi ? Il il profite de la situation ? Je sais pas, va falloir va falloir demander des explications.
C'est à vous de demander. Vous êtes président de groupe. Nous on est que journaliste.
Clément. Oui. Un autre front qui a été ouvert il y a 2 semaines je crois par une trentaine de laboratoires pharmaceutiques qui ont écrit à Ursula Vlan menaçant de s'installer aux États-Unis.
Alors, sans doute sans doute pour contourner de possibles futurs droits de douanes américains sur les médicaments euh et puis surtout pour échapper à l'encadrement euh du prix des médicaments sur le le marché européen. Euh c'est du chantage pour vous, c'est parce qu'il y a ils ont toute une liste de revendications précises et ils demandent des actes à l'Union européenne. Alors, on a de manière générale engagé une stratégie pour réindustrialiser en Europe et notamment sur la filière la filière sanitaire.
On l'a vu au moment de la crise sanitaire à quel point on était dépendant notamment de l'Asie avec pour les produits pharmaceutiques et en France les précédents gouvernements ont mis en place une stratégie pour permettre aux industriels de se enfin de se de se réinstaller et d'investir de nouveau en France. C'est la trajectoire qu'on doit avoir à l'échelle européenne globalement notamment pour le secteur de la santé mais pas que. ensuite que eux ils aient des exigences que ils essayent ils essaient de tirer euh le fil pour avoir des conditions qui soient plus favorable.
Euh j'ai envie de vous dire c'est le jeu, il faut regarder vraiment ça vous fait pas peur enfin c'est pas c'est pas sérieux il ils passeront pas à l'acte. Non. Alors moi ce que je pense que en terme de message qu'il faut envoyer aux acteurs et au secteur de l'industrie en Europe, là on parle de la santé mais on pourrait parler de la défense ou d'autres secteurs qui sont stratégiques.
La santé ça fait partie de ces secteurs qui sont absolument clés et sur lesquels on ne peut pas on ne peut plus toler d'avoir des dépendances vis-à-vis d'autres d'autres continents. Ça c'est pas leur sujet. Eux leur sujet c'est la rentabilité.
Ils ont un marché européen avec des prix du médicament qui sont encadrés ce qui n'est pas le cas aux États-Unis. Ils font plus d'argent aux États-Unis, ils vont là-bas. Hm.
Moi ce que je dis c'est que alors si euh ajustement reconsidération de la réglementation européenne euh il doit il doit il faut et bien il faut la considérer. Pas de tabou effectivement il y a deux choses, c'est comment on s'assure d'accompagner les industries dans le secteur de la pharma notamment pour pouvoir continuer à produire en Europe. Et puis il y a le sujet qui est différent, la question du prix des médicaments effectivement qui est un sujet plus compliqué avec des approches nationales mais il faut pouvoir la mettre sur la table.
Avant de passer la parole à Maë, revenir quand même une seconde soir métal parce que vous avez dit tout à l'heure, il faudrait leur demander des comptes. Nous, on est journaliste, je vous disais, vous êtes présidente de groupe au Parlement européen. Ça veut dire est-ce que clairement vous allez convoquer les dirigeants d'Arceller mital ?
Alors, c'est une discussion qui aura allé aussi avec notre commissaire notre commissaire à l'industrie qui a eu des échanges directs avec Carcelor Mital. La décision la décision, elle est elle est elle est très récente. Elle a un impact majeur évidemment pour l'économie française et pour l'économie et pour leur emploi en France mais aussi en Europe et c'est aussi porter atteinte à toute la filière en Europe.
Est-ce que vous allez convoquer les dirigeants ? On aura des discussions avec eux. Ils seront convoqués, il faut qu'ils s'expliquent.
Alors je sais pas si on les convoquera mais on dit on aura des discussions avec eux. Le ministre le ministre de l'industrie Marc Ferat demande des comptes. Il est légitime à les demander et puis au niveau européen, nous ce qu'on peut faire c'est vraiment leur redire on a des leviers, vous avez des leviers à disposition euh de l'argent, des facilités réglementaires.
Donc utilisez, ils le savent déjà un peu voà. Oui, ils le savent déjà. C'est pour ça qu'ils jouent le chantage, non ?
Chantage ou pas ? Dans tous les dans tous les cas, on a quand même une responsabilité collective à la fois responsable politique et acteur du secteur de l'industrie pour protéger nos industries évidemment mais à force dans un contexte politique et géopolitique qui est extrêmement tendu. Oui, le sujet sur Arceller Mital fait pas mal réagir notamment cette question.
C'est Trump qui décide sur l'Ukraine, c'est Arcelor Mital qui décide pour son secteur industriel. On se fait balader, je cite, euh à nouveau, est-ce que ce n'est pas un aveu de faiblesse de lieu sur beaucoup de points finalement ? Alors, de manière générale, euh aujourd'hui, on est en capacité d'agir en Europe, de d'accélérer sur la défense européenne, de me de prendre des mesures anticoocition, d'empêcher euh les Chinois de de les les voitures chinoises de déferler sur notre marché européen parce que depuis 2019, on a mis en place des outils qu'on est en train d'activer aujourd'hui pour être moins naïf dans le commerce mondial et pour jouer les muscles et jouer le rapport de force face à des acteurs des puissances qui nous seraient hostiles.
Donc aujourd'hui, on est en train de reprendre la main. Quand vous voyez Emmanuel Macron, Kirstarmer aujourd'hui, qui s'impose autour de la table des négociations. De fait, parce que au début Trump disait "J'ai un deal avec Poutine et puis on réglera la guerre en Ukraine en 3 jours." Ça c'est pas si simple que ça.
Sur les tarifs denniers, la guerre commerciale aujourd'hui, moi je je suis tenante d'une ligne dure vis-à-vis de Donald Trump et l'administration américaine, ils peuvent pas se passer de notre marché. On a un marché de 450 millions de consommateurs, un marché riche au monde, intégré et donc on a ces leviers là qu'on peut utiliser et en aucun cas c'est de la faiblesse. Au contraire, on est en train de s'organiser, de se structurer.
Alors l'Europe c'est compliqué parce que c'est 27 états membres et donc ça parfois ça demande un peu plus de temps mais véritablement on est en train de changer la donne. Valérie, il y a de semaines, vous étiez à la cité du cinéma à Saint-Disat qui tient désormais les reines de Renaissance, le parti Macroniste, je le dis parce que tout le monde sait pas ce que ça veut dire encore Renaissance. un événement politique où le nom d'Emmanuel Macron a été très peu cité.
Beaucoup y ont vu d'ailleurs une déjà sorte d'entrée en campagne de Gabriel Atalia. Oui. Et ce jour-là, vous avez appelé Gabriel Atal à se présenter à la présidentielle de 2027.
Pour vous, il n'y aura personne d'autre que lui. Alors, vous savez, c'est encore un peu tôt et très tôt pour le dire. Moi, ce que on est dans un moment euh évidemment de doute et d'incertitude pour le pays.
Euh non, mais très clairement, soyons simple. Est-ce que Gabriel ATAL sera le candidat 2027 pour vous ? Ah bah en tout cas, il est euh le secrétaire général du parti Renaissance.
Vous savez, un parti s'est fait alors c'est les incarnations ont des idées et c'est fait aussi pour mettre des idées sur dans les B peut avoir une vision et pour proposer une vision pour le pays. Donc Gabriel, il est à la tête de notre parti, il est avec le président de la République l'incarnation de ce parti politique de ce parti président de la République. Bah écoutez, on verra comment ça va se cristalliser.
Gabriel à les atou évidemment et aujourd'hui il travaille et d'ailleurs il s'en cache pas sur tout un corpus idéal pour gagner en7 est-ce qu'il ne faudrait pas partir avec les républicains par exemple ? Moi, je fais partie de ceux euh vous savez, je suis une centristincue. J'étais dans un parti centriste avant de rejoindre Emmanuel Macron et j'ai rejoint Emmanuel Macron euh pour le progressisme, pour le dépassement et pour l'engagement européen.
Et je suis très attachée à cette euh cette conviction et et à ce et à cette idée du dépass aujourd'hui. Non, aujourd'hui, on est dans siège dans un gouvernement avec les républicains. pour moi, compte tenu du contexte politique de la montée de l'extrême droite partout en Europe, partout en Europe et partout dans le monde malheureusement, il faudra de toute manière réunir les modérés de tous les camps.
Est-ce que les républicains ça fait partie des modérés ? Ah bah aujourd'hui oui les républicains. Alors il y a une franche des républicains.
Il y a une franche des républicains qui est pas modérée et qui une droite radicale Bruno Raillot est dans le gouvernement. Donc si c'est Laurent Voquier ça posera question. Moi je je promeux et je soutiendrai avant tout un candidat centriste qui sera en capacité de rassembler le plus largement possible de la droite modérée au socio-démocrate.
Vous êtes centriste, est-ce que vous vous seriez pour une fusion avec le modem Ellisabeth Borne et François Baou sont pour. D'ailleurs, vos deux QG vont bientôt être à côté l'un de l'autre. Voilà.
Est-ce que c'est le début d'une nouvelle histoire ? Est-ce que c'est le début d'une nouvelle histoire ? Il faut rien s'interdire.
Évidemment, on a des sensibilités différentes mais un engagement commun et et une fusion. C'est donc oui. Alors pourquoi pas ?
Mais honnêtement, c'est pas la priorité aujourd'hui. Non mais d'accord mais je vous demande pas si a priorité. Est-ce que est-ce que ça serait une bonne idée Non mais alors au moi je suis député européenne, présidente de groupe et je suis dans une délégation française qui comporte des élus modemes, horizon, Renaissance, UDI et non inscrit et on vit très bien.
Ça se passe extrêmement bien. Alors après, est-ce que on a une ombrelle partagée, un chapeau partagé ou est-ce qu'on fait une fusion de ces parties ? C'est pas tant ça qui compte.
Ce qui compte, c'est qu'on ait des voix qui s'expriment, des incarnations et que surtout on est un candidat unique et et voilà. des listes uniques euh au moment des municipales et un candidat unique pour la présidentielle. C'est ça ce qui compte bien au-delà de l'architecture partisane.
List unique pour les municipales. Donc pour les municipal, on va plutôt vers ça. Et ben je l'espère.
En fait, il faut qu'on soit un, on travaille ensemble depuis euh 2017 avec Emmanuel Macron, avec le modèem, avec Horizon. Euh et on a moi je suis convaincu que il y a il y a eu avec Emmanuel Macron en 2017 et il y a encore dans le pays un espace pour un bloc central. Non mais clairement pour les municipales pour vous le bloc c'est Horizon Modem Renaissance.
Probablement qu'il y aura des alliances en fonction des localis de chacune des communes euh avec les modérés de droite et avec les modérés de gauche bien entendu. Excusement vous avez été élu grâce à la proportionnelle au niveau européen. François Baou lance après-demain des consultations pour instaurer la proportionnelle aux législatives en France.
Est-ce que vous êtes pour ou contre vous à titre personnel ? Alors à titre personnel, je suis pour. La question maintenant c'est quelle forme exactement ?
Ça peut être par département, par région, au niveau national, intégral ou partiel. Voilà. Euh à vrai dire, pour moi, c'est pas tant le sujet.
Le vrai sujet, c'est quelle est la posture des responsables politiques ? Est-ce que le changement institutionnel en fait si on fait un changement institutionnel mais qu'il y a pas de changement de posture des responsables politiques, on se retrouvera encore avec la situation qu'on connaît aujourd'hui. On n pas changé notre système de de d'élection et on se retrouve dans une assemblée qui pourrait ressembler à ce que serait un scrutin à la proportionnelle.
C'est que cette proportionnelle peut favoriser une culture de coalition en France exement. Exactement. qu'on a pas aujourd'hui mais il faut que soit une proportionnelle intégrale alors euh pas nécessairement parce qu'on vous souhaitez vous préférez quoi comme système proportionnel intégral euh mais en fait il y a le sujet aussi des départements les moins les Non mais qu'est-ce que vous préférez comme système ?
Je pense vraiment il y a pas de il y a pas de de de de de je suis pas en faveur d'un système en particulier pour la proportionnel non mais proportionnel intégral ou proportionnel mais vous êtes pour la proportionnelle pour princiff je suis je suis je soutiens le principe après sur les modalités est-ce qu'on fait intégral est-ce qu'on fait je pense que ce sera la responsabilité des partis je le ce que je vous dis c'est vraiment la clé pour moi c'est quel changement de posture des responsables politiques et on a vu aujourd'hui que l'année dernière en particulier qu'on n'est pas mur pour ça. J'espère que les responsables politiques de droite comme de gauche demain de gauche ils sont pour la proportionnelle. Alors il y a pas de débat d'accord, ils sont pour la proportionnelle mais est-ce que ça veut dire pour autant qu'ils sont dans une logique de responsabilité et qu'ils acceptent de travailler avec les autres qui sont pas en format NFP ?
Non, c'est pas ce que j'ai vu tout à fait. Alors juste juste une dernière question. Le Parlement européen réclame 3 millions et demi de remboursement au rassemblement national aux députés européens dans l'affaire des assistants de de députés européens.
Le RN refuse de rembourser. Euh vous vous dites il faut rembourser, il y a pas de débat. Bah oui, je dis il faut rembourser.
Le Parlement européen est en droit de demander des dommages et intérêts. Il faut rappeler que ces 4,5 millions d'euros d'argent du contribuable français et européen qui ont été détournés par le Parti Rassemblement national, par les députés européens du Rassemblement national pour le parti. Et il y a eu une condamnation, certes, Marine Le Pen a faire appel, mais il y a une exécution provisoire.
Donc le Parlement européen est en droit de demander ses dommages en donc le Ren doit rembourser. Nous allons recevoir maintenant l'invité qui va débattre face à vous, un spécialiste de la Chine, Claude Meyer. La Chine de plus en plus au centre du monde.
On l'a évoqué un peu. Son portrait est signé Marco Pomier. Face à vous Valérie E, un spécialiste reconnu de l'Asie et notamment de la Chine.
Depuis des années, il observe la montée en puissance de l'Empire du milieu. Lui, l'économiste de formation à la double carrière, banquier international et universitaire enseignant à Sciences Po, ancien conseiller au centre Asie de l'Institut français des relations internationales. Dans son dernier livre, il alerte les démocraties occidentales sur la menace que représente la Chine pour la paix et l'ordre mondial.
Diplomatie autoritaire, intimidation fréquente envers Taïwan, violation des droits de l'homme et contrôle de l'information. La méthode Jin Ping au pouvoir depuis 12 ans. Son rêve le rêve chinois, restaurer la suprématie passée de son pays.
Les grands objectifs du régime sont sans ambiguïé. Devenir la première économie mondiale au plus tôt, s'imposer comme une puissance technologique de premier plan à l'horizon 2035 et se transformer en une puissance militaire de rang mondial d'ici à 2049. Devenir une hyper puissance pour détrôner le grand rival américain avec qui la guerre commerciale se poursuit à coup d'augmentation des droits de douane.
Même si Donald Trump semble faire machine arrière et quit de l'Europe dans tout cela, comment traiter le géant chinois ? Notre invité propose une troisème voie entre Washington et Pékin. Refuser la logique des blocs, ne pas s'aligner nécessairement sur les positions américaines.
En un mot, l'Europe doit concilier deux objectif : se montrer inébranlable dans la défense de ses intérêts et de ses valeurs, mais aussi œuvré pour toutes les coopérations possibles. Face à vous, Claude Meyer. Claude Meyer est avec nous sur ce plateau.
Bonsoir. Ravi de vous accueillir sur ce plateau. Ben, vous dites l'Europe doit être au centre entre la Chine, les États-Unis, la Russie.
Valérie, elle est justement présidente de groupe au Parlement européen. Vous allez pouvoir lui demander ce que vous espérez. Absolument.
Euh, j'aimerais, si vous le permettez, aborder deux points. Le premier c'est prendra l'un puis l'autre. Oui.
Oui. Absolument. le positionnement précisément on est cœur du sujet, le positionnement stratégique de l'Europe entre les États-Unis et la Chine.
Et euh je dirais on entend une petite musique ici ou là face au défi que pose évidemment la mairie de Trump. Petite musique de certains Européens nous disant que il serait peut-être temps quand même de se tourner vers la Chine, de se rapprocher parce que la Chine est un acteur global fiable lui et qui est un défenseur du multilatéralisme et cetera et cetera. Je considère que cette alliance de revers qui nous ferait passer d'une alliance avec les États-Unis à une semi-alliance avec la Chine est une alliance extrêmement risquée dans la mesure où ça me semble être une confusion entre les menaces à court terme et les menaces à long terme.
Valier va vous répondre là-dessus. Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que vous faites la même analyse ?
Oui, pleinement aligné avec vous. Effectivement, il faut pas qu'on perde de vue que l'important pour l'Europe aujourd'hui, c'est de sortir de ses dépendances tant vis-à-vis de Washington que de que de Pékin. Et ça veut dire cette troisème voie que vous que vous développez, à laquelle on doit vraiment nous européens être très attachés.
Et puis vous savez qu'on a Ursouola fonderlion elle-même a décrit la Chine comme un partenaire économique, un un partenaire commercial, un concurrent économique et un rival systémique. Ça dit tout de la réalité de la de la relation entre l'Union européenne et la Chine aujourd'hui et d'une forme d'ambiguïté qui peut exister. Mais l'expression rivale systémique évidemment c'est euh euh au cœur de la relation qu'on a aujourd'hui.
Et ça veut dire ne soyons pas dupe. Si aujourd'hui Pékin notamment à la faveur de l'agressivité de Donald Trump nous fait les yeux doux, et bien euh ça ne change rien de regard qu'on doit porter sur Pékin. Ça ne change rien à notre à notre stratégie.
Il faut rester sur cette troisème voie pleinement d'accord avec vous. Parfait. Je vous remercie.
Euh mais est-ce que vous attendez cette petite musique dans les couloirs de du Parlement, de la Commission, des milieu européen en général ou non ? Ou est-ce que c'est un peu une impression auditive presque d'optique ? Alors, je peux pas nier qu'elle existe, mais j'en ferai pas la même lecture que vous.
C'estàd que Pedro Sanchez, notamment premier ministre espagnol est allé en Chine. Il a dit qu'il fallait renforcer les liens avec la Chine, mais je ne pense pas que ça se fasse au détriment des enjeux d'indépendance, de souveraineté européenne. On peut dire aux Chinois, vous voulez vous changer votre rapport à l'Europe ?
Et bien chiche, regardons quels peuvent être les terrains d'entente ensemble. Mais ça se fait à nos conditions évidemment et pas aux conditions de la Pensez-vous Claud meilleur que le l'Europe peut imposer les conditions à la Chine ? Écoutez, je pense pour compléter ce que vous venez de dire que de toute façon, il nous faut coopérer avec la Chine sur des enjeux globaux que sont par exemple le futur de l'Afrique, les changements climatiques et cetera.
Mais enfin, entendre monsieur Sjimping il y a 3 jours dire à monsieur Sanchez que il faut quand même face à l'unilatéralisme américain s'allé. Ça manque pas de selle quand depuis des décennies en tout cas les 10 dernières années, la Chine reste parfaitement sourde aux demandes de la chambre de commerce des de nos diplomates et cetera. Donc il faut effectivement à la fois fermeté et ouverture sur les enjeux internationaux et en effet à nos conditions dans la mesure où elles sont raisonnables quoi.
Alors peut-être le deuxième point que je souhaiterais aborder c'est celui peut-être ça fâche un petit peu. C'est celui du fonctionnement interne de l'instit fait pour ça. Parfait.
Euh d'abord, j'étais assez choqué et c'est une très choqué par le silence à sourdistant de l'exécutif européen après l'attaque en règle du vice-président américain contre les valeurs européennes. Je n'arrive pas à comprendre comment on peut accepter de se faire marcher dessus sans aucune espèce de réaction. Position diplomatique, on veut pas fâcher et cetera.
C'est une position de faiblesse. Donc soyons déjà relativement ferme sur nos valeurs. Ça c'est le premier point.
Le second plus concret, vous avez évoqué, j'aiécouté les véhicules électriques chinois. C'est un bon exemple où je me demande enfin on sait la difficulté qu'à l'Europe à parler d'une seule voix. Et prenons cet exemple, je suis quand même assez surpris de la modestie des euh contrees face aux subventions chinoises sur les véhicules électriques.
Si je prends l'exemple du leader BYD 17 % je ne pense pas que ça couvre les aides en terme de bonification de près d'intérêt de terrain de ceci de cela. Ça a dû être lié à la dissimale près par les services de la commission. Mais quand même, je soupçonne alors peut-être à tort et peut-être vous allez me démentir vi répondre une influence quand même assez importante de l'industrie automobile allemande sur ce sujet.
Valérier. Alors sur le premier point et sur la protection de notre modèle démocratique, je vous rejoins moi-même, j'ai déploré, j'ai l'occasion de le dire à Rousseau la F d'unil, qui ait pas eu de réaction immédiate de la Commission européenne pour aussi dire que on a un modèle démocratique qui nous est propre, notamment sur la question de la liberté d'expression. Et en Europe, en France aussi, évidemment, la liberté d'expression est totale mais elle s'inscrit dans le cadre du respect de la loi et on peut pas euh dire n'importe quoi en Europe.
Et c'est notre modèle démocratique qu'il faut préserver et la Commission aurait dû dire on a des réglementations européennes, il faut qu'elle soit appliquée y compris sur les par les géants du numérique. Ça c'est la première réponse sur les voitures. Et quand même pour répondre euh désolé mais c'est important, la semaine dernière la Commission européenne a annoncé des amendes vis-à-vis des géants du numérique.
Euh et donc c'est aussi le signe que euh le l'Europe euh euh fait appliquer sa réglementation et ça c'est important sur les véhicules électriques. Meer dit "Les Allemands, ben ils font du commerce avec les Chinois quoi." D'abord première mesure, ça répond à ce que vous disiez tout à l'heure sur l'Europe en puissance.
Euh, on a mis en place un mécanisme pour dire s'il y a des produits en l'occurrence les voitures électriques qui arrivent sur notre marché et qui sont sursubventionnés, on doit pouvoir répondre avec des contesures douinières. C'est c'est une décision qui est inédite, qui a été mise en place l'année dernière avec des tarifs qui peuvent aller jusqu'à 35 %. Je peux vous dire que c'était pas facile à mettre en place.
C'est quelque chose qu'on a beaucoup poussé Emmanuel Macron parce que les Espagnols aussi. Emmanuel Macron a beaucoup poussé et il a été entendu et c'est un dispositif qui a été mise en place et qui dit quoi ? qu'on est moins naïf et qu'on montre les muscles dans la mondialisation.
Merci Claude Meyer d'avoir échangé pendant quelques minutes avec Valérie Merci à vous Valérier d'avoir été avec nous dans l'indice et politique sur LCP. Bonne soirée sur la chaîne parlementaire et à l'indy. [Applaudissements] [Musique]
Valérie Hayer