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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 10 décembre 2025 24 minContradictoireActualité / polémiqueSantéBudget & impôtsImmigration & asileInstitutions & élections

Ian Brossat : « Les députés communistes ont eu raison de s’opposer au budget dans sa copie finale »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    On va revenir longuement sur le vote du budget mais aussi sur les municipales.

  • 3:00OuverteRéponse directe

    D'abord on va regarder les unes de la presse régionale. De laquelle avez-vous envie de nous parler ?

  • 4:00FerméeRéponse directe

    13 voix près, les communistes ont voté contre. Est-ce que ce vote c'est un échec pour vous ?

  • 6:00RelanceRéponse partielle

    Dans le même temps, le gouvernement a renoncé à beaucoup de ses mesures initiales pour aller dans le sens du compromis avec la gauche. Tout ça vous n'en tenez pas compte ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Vous comprenez le choix des socialistes qui ont voté pour ?

  • 10:00RelanceRéponse directe

    Vous avez parlé de mesures de régression. Vous n'avez pas l'impression de ne pas jouer le jeu du compromis ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Yan BrossardChiffre
    « 13 voix près les communistes qui ont voté contre. »
  • 4:30Yan BrossardChiffre
    « Il y a cette taxe sur les complémentaires santé qui représente un peu plus d'un milliard d'euros. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Yann Brossard, merci d'être notre invité sénateur de Paris, porte-parole du Parti communiste. On va revenir longuement sur le vote du budget mais aussi sur les municipales. Vous êtes candidat à Paris mais d'abord on va regarder les unes de la presse régionale.

On en a sélectionné trois. D'abord la une des dernières nouvelles d'Alsace. Le Cornu remporte une première bataille.

Le Premier ministre qui a réussi son pari du compromis sans utiliser le 493 pour le budget de la SQ. Pour autant, le chemin est encore long. Il lui faudra faire passer avant la fin de l'année le budget de l'État. une étape encore plus délicate.

La deuxième une, c'est celle de la voie du Nord sur l'alliance entre Renault et Ford qui va profiter aux usines nordistes. Les deux constructeurs ont annoncé un partenariat stratégique. Renault assemblera des véhicules électriques pour Ford à Douet.

Dans l'usine des moteurs de Cléon, on attend des retombées directes pour l'emploi. Et puis la dernière rune, c'est celle du populaire du centre. Les poubelles polluent le scrutin sur certains territoires.

La fin des collectes à domicile pourrait bien influer sur le vote des citoyens au municipal. De quelune avez-vous envie de nous parler Yan Brosa ? La première parce que c'est sans doute l'actualité la plus brûlante, le le vote sur le projet de loi de finance de la sécurité sociale et puis de fait c'est un sujet qui concerne l'ensemble des Français.

Donc c'est celle que j'aurais choisie, celle des celle des dernières nouvelles d'Alsace. On va en parler tout de suite. 13 voix près les communistes qui ont voté contre.

Est-ce que ce vote c'est un échec pour vous ? Non, c'est surtout un échec pour les Français parce que au final c'est un projet de loi de finance de la sécurité sociale qui va les pénaliser, qui va pénaliser les malades, qui va les ponctionner puisque par exemple il y a cette taxe sur les complémentaires santé qui représente un peu plus d'un milliard d'euros. Donc un pouvoir d'achat qui va s'en trouver gré.

Il y a les diabétiques par exemple qui vont être mis à contribution. 1500000 personnes qui sont concernées qui vont avoir un un reste à charge qui va augmenter et donc on reste sur une logique qui consiste à pénaliser les plus pauvres, à pénaliser les malades, à pénaliser ceux qui sont les plus en difficulté. Ça ne me paraît pas être juste dans la période que nous tra Mais dans le même temps, le gouvernement a renoncé à à beaucoup de ses mesures initiales pour aller dans le sens du compromis avec la gauche, notamment sur le gel des pensions, sur la réforme de l'assurance chômage, sur une augmentation de du budget de l'hôpital.

Tout ça vous vous n'en tenez pas compte ? C'est vrai, vous avez raison de le dire, ça aurait pu être bien pire. Et quand je compare la version finale à la version par exemple qui avait été adoptée au Sénat par la droite sénatoriale, je constate qu'un certain nombre de combats que nous avons mené, notamment le combat contre les franchises médicales, le combat pour éviter un certain nombre de catastrophes qui étaient prévues, l'augmentation du temps de travail par exemple qui était voulu par les sénateurs de droite, nous avons effectivement réussi à mettre en échec un certain nombre de de mesures de régression.

Est-ce que pour autant la copie est positive ? Est-ce que pour autant la copie méritait un vote positif ou une abstention ? Je ne le pense pas et je pense que les députés communistes ont eu raison de s'opposer à ce PLFSS dans sa version finale.

Vous comprenez le choix des socialistes qui ont voté pour dans leur grande majorité, des écologistes qui dans leur majorité se sont abstenus qu' avait des avancé. Je ne partage pas leur analyse mais je me garderais bien des frontières ou des murs entre nous. Moi, je ne crois pas au gauche irréconciliable.

Je pense qu'on peut avoir des divergences tactiques, on peut avoir des divergences stratégiques, on peut avoir des votes différents. Pour autant, vous avez parlé d'un certain nombre de mesures de régression à laquelle nous nous sommes opposés. Nous, nous y sommes opposés ensemble.

Et c'est parce que nous avons joint nos voix, nous les communistes, avec des socialistes, avec des écolos, avec des insoumis aussi, que nous avons pu empêcher un certain nombre de catastrophes dans ce projet de loi de finance de la sécurité social. Vous az voté contre, est-ce que vous avez pas l'impression de pas jouer du coup le jeu du compromis ? C'estàd vous avez réussi à obtenir des avancées, vous votez quand même contre.

Vous savez, les les communistes sont des gens cohérents. On mène des combats, il y a un certain nombre de combats qu'on gagne et puis il y a un certain nombre de combats qu'on gagne pas et puis on fait le bilan à la fin. Et ce que nous constatons que c'est un projet de loi de finance de la ACQ qui ne va pas dans le bon sens qui par exemple qui par exemple maintient 80 milliards d'euros d'exonération de cotisation sociale au profit des entreprises.

Comment on peut d'un côté continuer avec ces exonérations une fois de plus 80 milliards d'euros d'exonération de cotisation sociale pour les entreprises chaque année y compris de grandes entreprises y compris des entreprises qui licencient y compris des entreprises qui délocalisent et de l'autre ponctionner les français avec cette taxe sur les complémentaires santé ça ne relève pas de la justice sociale. Et donc nous on regarde ce qu'on a gagné ce qu'on a pas gagné on fait le bilan et on constate que globalement ça n'est pas un bon PLFS et c'est ce qui nous conduit à nous y opposer. Vous parlez de cohérence, est-ce que ça vous paraît cohérent de vous opposer à la suspension de la réforme de retraite ?

Il s'agit simplement de constater une chose, c'est que ça n'est pas une suspension de la réforme des retraites, excusez-moi de vous le dire. C'est un décalage de la réforme des retraites. C'est-à-dire qu'il s'agit c'està-dire c'est-à-dire qu'il s'agit de valider le principe d'un report de l'âge de départ à la retraite à 64 ans, moyennant quelques aménagements.

Les Français n'ont pas voté pour ça. Aux dernières élections législatives, les Français ont majoritairement voté pour des partis certes différents, mais qui s'engagai à abroger la réforme des retraites. Nous, le mandat que nous avons reçu, elle est suspendue jusqu'à la présidentielle, si vous gagnez la présidentielle, vous l'abrogez.

Mais ça de toute façon, ça aurait été le cas. Et donc ce que nous avons dit c'est oui mais nous avons gagné les dernières élections législatives. En tout cas les partis qui sont arrivés en tête des dernières élections législatives ont voulu abroger la réforme des retraites.

C'est le cas du Nouveau Front populaire, c'est y compris le cas du Rassemblement national qui lors de la campagne des dernières législatives disait abrogation de la réforme des retraites. Et donc nous nous retrouvons quand même dans une drôle de situation d'un point de vue démocratique avec des Français qui votent pour une chose et qui se retrouvent avec autre chose. Et donc bien sûr que la logique de tout ça, ça n'est pas d'approuver un simple décalage de la réforme des retraites, c'est-à-dire avaliser la réforme des retraites moyennant un petit aménagement.

Est-ce que Olivier Fort disait hier ce soir le Parlement a montré qu'il servait à quelque chose ? Vous vous partagez cette analyse ? Enfin, je n'ai jamais douté du fait que le parlement servait à quelque chose.

Sinon, je ne serai pas parlementaire. Et j'espère qu'Olivier Fort ne part pas lui aussi du principe que le parlement ne servait à rien. D'habitude, on discute en amende.

Il y a un 493 euh et hop, tout ce qu'on a fait est mis à la poubelle. Il dit là vraiment on a pu discuter, trouver des compromis et aller jusqu'au bout de la discussion parlementaire. Si le parlement avait été véritablement respecté, par exemple, la réforme des retraites aurait été purement et simplement abrogée puisqu'il y a une majorité à l'Assemblée nationale pour abroger la réforme des retraites.

C'est le cas. De fait, jamais il n'a été permis que ce vote ait lieu. Les communistes ont fait voter une résolution qui n'a pas de valeur contraignante se prononçant sur l'abrogation de la réforme des refraites.

Bah donc il y a encore un peu de chemin pour aller au bout et pour permettre que ce soit vraiment le parlement qui dirige dans notre pays. Vous disez ne pas croire au gauche irréconciliable. Hier, la France insoumise a a énormément critiqué la décision du Parti socialiste et même des écologistes qui se sont obsten dû faire ça.

Moi, moi je ne veux pas faire d'un vote un prétexte. C'estàd que je ne veux pas faire de ce débat sur le projet de loi de finance de la CQ. Je ne veux pas en tirer des conséquences atives.

Moi, je vais vous dire, on peut faire tout le tout le cirque qu'on veut. Si demain il y a des élections législatives, si demain il y a une dissolution, faudra bien que la gauche retrouve le chemin de l'Union. J'ai j'ai trop vécu ben avec l'ensemble des forces de gauche pour empêcher la victoire de l'extrême droite.

Il faudra on verra de quelle manière, selon quelle modalité, sans doute pas la même chose que la dernière fois mais enfin de toute façon, nous n'aurons pas le choix. Et j'ai trop vécu ces moments où on se dit plus jamais ensemble et puis en réalité quand on est confronté à l'obstacle, on est bien condamné à travailler ensemble. Donc moi, moi je ne prononcerai jamais de formule définitive et je pense d'ailleurs que les électrices et les électeurs de gauche ne sont eux-mêmes pas irréconciliable et que vous avez des gens de gauche qui un jour votent pour la France insoumise, un autre vote pour les socialistes, une autre fois aux élections municipales vote pour leur mère communiste et puis une autre fois vote écolo.

Donc les les électeurs de gauche eux-mêmes savent que nous sommes condamnés à faire l'union et à travailler ensemble. Est-ce que le fait que le projet de loi de la sécurité sociale soit passé pour vous ça ouvre la voie une adoption du budget de l'État ? Nous verrons bien, nous nous menons les combats les uns après les autres avec, je vous le redis, une seule boussole, en tout cas pour ce qui concerne les communistes, c'est la volonté de remettre de la justice sociale dans notre pays, dans un pays qui est la 7e puissance économique du monde où on a dans le même temps 100 millions de pauvres, où on a un niveau d'inégalité sociale qui n'avait pas été atteint depuis 30 ans.

Moi, je pense que c'est ça qui devrait être le cœur du débat politique. Sais et parfois je nous écoute au Sénat, j'écoute les débats à l'Assemblée nationale et je pense à une interview que j'ai lu récemment de Loula qui dit sa grande fierté d'avoir sorti 40 millions de personnes de la fin. Nous nous sommes là à discuter du niveau du déficit public, du niveau de la dette.

Il a sorti 40 millions de personnes de la fin. Quand est-ce qu'on se met à ce niveau-là d'ambition ? Moi, je rêve qu'on ait des responsables politiques en France qui se fixent des objectifs comme cela.

Sortir des personnes de la pauvreté, des difficultés sociales qu'il rencontrent. Ça ça vaut le coup de se de se réveiller avec de l'énergie, avec l'envie de se battre. En tout cas, moi c'est ça qui me motive et j'aimerais qu'on soit plus nombreux à avoir de de tels objectifs.

Allez, on continue à parler du budget puisque le Sénat poursuit euh dans le même temps l'examen du budget de l'État. Les sénateurs qui sont dans la partie euh dépense avec l'examen des budgets mission par mission. Steve, on va parler du budget de l'immigration avec vous puisque le Sénat a voté une augmentation de ce budget pour lutter contre l'immigration illégale.

Oui, regarde loin des spotlight de l'Assemblée nationale. Le Sénat poursuit à pas de loup l'examen du budget de l'État. Ce lundi, les sénateurs examin la mission immigration, asile et intégration. premier enseignement si tous les services de l'État ou presque se serrent la ceinture, ce n'est pas le cas du ministère de l'intérieur.

L'année prochaine, l'enveloppe consacrée à l'immigration progressera de 80 millions d'euros par rapport à l'année dernière. Elle atteindra 2,16 milliards en 2026. Sorian et cette hausse ira notamment dans la construction de centres de rétention administrative.

Oui, vous savez, ces centres où l'on place des étrangers qui n'ont plus le droit de rester sur le territoire dans l'attente de leur expulsion. Le problème c'est que ces centres sont pleins à craquer. Le gouvernement avait promis de doubler leur capacité pour atteindre 3000 places en 2027.

Ce sera finalement pour 202. Mais le gouvernement a dégagé de l'argent dès l'année prochaine he pour investir dans ses cras. Le Sénat a voté une augmentation de 2 de 260 % des crédits alloués à ces centres pour l'année prochaine.

Et la droite qui a profité de ces débats dans l'hémicycle pour pointer du doigt les associations qui agissent dans l'écran. Oui, au mois de mai, la majorité sénatoriale avait adopté une proposition de loi pour retirer aux associations leur mission de conseil aux étrangers. Cette mission serait désormais confiée à l'off l'Office français de l'immigration et de l'intégration, un organisme qui est placé sous la tutelle du ministère de l'intérieur.

Et ce lundi, Laurent Nounes s'est dit favorable à cette proposition du Sénat. Écoutez-le, je pousserai cette proposition, je la pousserai. à un moment, il faut savoir dire stop et peut-être que ça fera bouger les lignes, bouger les choses, mais il y a d'autres structures qui sont tout à fait capables d'assurer une assistance juridique qui soit réelle, performante et qui ne se traduisent pas par des recours systématiques qui viennent en fait obérer nos capacités d'action.

Monsieur le sénateur, vous êtes pas favorable, je crois, à cette à cette proposition du Sénat. Non, pas du tout. Et je trouve que la la droite est en train de plus en plus d'entrer dans une dérive qui consiste à instituer un délit d'opinion.

En l'occurrence, les associations dont on parle, que je connais bien qui travaillent au sein des centres de rétention administrative, quel est leur boulot ? Leur boulot, c'est pas d'exprimer des opinions. Elles peuvent exprimer des opinions par ailleurs.

Elles veillent au respect des droits des personnes retenues. Et on a des sénateurs, des sénateurs de droite en l'occurrence avec l'approbation du ministre de l'intérieur qui disent "Non, mais ces associations par ailleurs, elles ont des opinions qui ne nous conviennent pas." Mais c'est très grave.

C'est exactement ce qu'il dit. Il dit ça m cass association multiplient les recours en justice. Du coup les tribunaux ensuite ont du mal à traiter toutes ces demandes et proposent effectivement de confier cette cette mission de conseil à l'offi.

C'est pas une bonne idée l'OFIC. En l'occurrence si elles peuvent faire des recours c'est que le droit le leur permet. Donc à ce moment-là le problème c'est le droit.

Le problème c'est pas les associations et et de fait on pointe du doigt ces associations pour la simple et bonne raison qu'elles font leur boulot. Mais mais je pense que on assiste à une dérive qui est plus générale que ça. Je vous le redis.

Je pense qu'une partie de la droite est en train d'instituer un délit d'opinion. Quand on finance une association, on ne finance pas une association parce qu'on est d'accord avec les opinions qu'elle défend. On la finance en raison des actions qu'elle mène parce qu'on considère que ce sont des actions légitimes.

Et je vais vous donner un autre exemple. Nous avons eu à Paris un grand débat autour de subvention à des librairies indépendantes. On votait au dernier Conseil de Paris une délibération qui visait à subventionner 40 librairies indépendantes pour un montant de 500000 €.

La droite s'y est opposée au motif que un certain nombre de librairies concernées vendait des livres qui ne lui plaisaient pas. Mais si on rentre dans cette logique-là, c'est une logique qui est extrêmement dangereuse. C'est une logique qui est quasi trumpiste.

C'est-à-dire qu'on dit bah tout ce qui n'est pas de droite, ben on le finance pas. Ben je suis désolé, c'est pas ça la démocratie. La démocratie, elle vit aussi avec le pluralisme des idées.

Et dans une démocratie, il est positif qu'on ait euh ce pluralisme des idées dans nos librairies comme partout. Cette hausse des crédits pour lutter contre l'immigration illégale, vous approuvez. C'est une chose.

C'est magique quand même. Il y a plus un radis dans ce pays quand on écoute ces gens. Euh il y a plus de tunes pour construire des hôpitaux, il y a plus d'argent pour euh les écoles, il faut supprimer 4000 postes d'enseignant.

Alors par contre quand il s'agit euh euh de la police aux frontières et quand il s'agit de de multiplier les centres de rétention administrative, alors là c'est waouh là ça y est. Faut pas construire davantage de place en centre de rétention administrative. La vraie question c'est que notre politique d'immigration elle fonctionne que par-dessus tête.

Quand vous avez 11 % d'exécution d'Qutf, on est à 11 %. C'est-à-dire qu'on prononce des OQTF à tir la Rigo et qu'au final euh on n'est pas capable de les exécuter. Bah, on ferait mieux de cibler mieux euh les OQTF sur les personnes dangereuses pour éviter d'avoir des résultats aussi pathétiques.

Donc, on aurait besoin d'une réflexion plus globale sur notre politique d'immigration visant notamment à mettre le paquet sur l'intégration des personnes accueillies, comment on fait en sorte qu'elles apprennent le français, qu'elles aient un travail, qu'elles deviennent membres de la communauté nationale. Oui, mais si elles ont pas le droit d'être sur le territoire français, c'est ça aussi la question. Elles n'ont pas.

Mais de de fait, on crée des situations folles en en en faisant qu'on a des gens qui ne sont ni régularisables ni expulsables. Et donc les personnes ne peuvent pas être accusé elles-mêmes d'être responsable de ça. Moi, je pense que nous aurions besoin notamment vis-à-vis des travailleurs sans papiers d'une vague de régularisation qui permette à ces personnes de vivre dignement sur notre territoire, de ne pas être condamné à à engorger des centres d'hébergement d'urgence parce que quand on n pas de papier, on ne peut même pas déposer de demande de logement.

Moi, je je le vois y compris dans mon arrondissement. On a des centres d'hébergement d'urgence qui sont aujourd'hui totalement engorgés de personnes qui travaillent et n'ont pas de papier. Ça n'est pas une situation qui est digne.

C'est pas digne pour elle, c'est pas bon pour le pays. Et donc je pense qu'on aurait besoin de revoir globalement notre politique d'immigration avec un objectif qui est la dignité des personnes humaines. On va passer à l'actualité à Paris avant de parler des municipales.

L'actualité, ce sont aussi ces violences dans des écoles à Paris. 15 enquêtes ouvertes en 2025 pour agression sexuelle présumé dans des écoles maternelles. C'est ce que dit la procureur spécialisée pour les mineurs du parquet de Paris.

Est-ce qu'il y a eu des manquement de la part de la ville ? D'abord, c'est un sujet qui n'est pas spécifique à Paris, mais c'est un sujet qui est absolument fondamental et les situations que vous décrivez sont absolument indigne. Et j'ai d'abord une pensée pour ces enfants qui sont de fait marqués à vie, une pensée pour les familles qui sont légitimement inquiètes et tout cela appelle à l'évidence à la fois des réponses judiciaires.

Vous avez parlé de l'action du parquet mais des réponses plus globales et de et donc je pense que oui bien sûr il est temps d'agir avec sévérité dans une logique qui soit une logique de tolérance zéro dès qu'un signalement nous revient il faut écarter les personnels concernés et et je pense que oui c'est nécessaire mais alors il y a ces agressions sexuelles présumées hier on a également appris que des éducateurs d'un foyer parisien du 13e arrondissement de la ville se sont filmé en train de tondre la tête d'un petit garçon de 8 ans pour le punir. Donc je repose la question, est-ce qu'il y a eu des manquements de la part de la ville de Paris ? À l'évidence, il y a eu des manquements.

À quel niveau se situent ces manquements ? Ça restera à déterminer. Ce qui est sûr, c'est qu'il faudra des sanctions extrêmement lourdes, qu'il faudra que des têtes tombent.

Quand on est responsable de situations comme celle-là, on doit être sanctionné et on doit être durement sanctionné. Et donc à quel niveau se situe la responsabilité ? Une fois de plus, ça restera à déterminer et l'enquête devra nous permettre d'avancer, mais on ne peut pas accepter que des situations comme celles la perdurent.

Et donc oui, bien sûr des sanctions à l'évidence et des réformes qui nous permettent d'éviter de reproduire ce genre de situation de ses agissements. Comment elle est au courant la mairie de Paris de ses agissements ? En tout cas, elle est depuis que ces révélations ont été faites et par ailleurs, il y a des personnels et heureusement qui ont déjà été écartés.

Vous avez parlé de de situation dans les écoles dans le périscolaire tout à l'heure. Il y a eu des sanctions qui ont été prononcées et heureusement. Mais nous avons besoin de continuer à avancer sur le sujet.

Nous avons besoin d'ailleurs pour ce qui concerne le périolaire de mon point de vue euh de de changement qui soient structurel et qui soient majeur. On a dans notre périscolaire trop de personnels précaires, trop de personnels contractuels, trop de personnels vacataires et donc on a besoin d'un d'un saut qualitatif dans le périscolaire parisien et ce sera l'un des sujets des prochaines élections municipales. Nous avons d'ailleurs le vote du budget au conseil de Paris la semaine prochaine et mon groupe présentera plusieurs amendements qui visent justement à améliorer la situation du périscolaire à Paris.

Et on va parler des municipales tout de suite avec Jacques Paquier. Bonjour Jacques, merci d'être là, directeur de la rédaction du journal du Grand Paris. Vous vouliez interroger Yan Brossa sur ses municipales Jacques ?

Oui, absolument. Bonjour Yan Brosa. Le les campagnes la campagne pour les municipal à Paris a vraiment commencé.

Elle avait commencé à gauche avec les primaires socialistes notamment l'hiver dernier. Mais là désormais Rachidati est omniprésente notamment sur les sur les réseaux sociaux. un matin avec les éboueurs, le lendemain avec les consommateurs de craque, le surlendemain avec les avec les SDF en en allant draguer, si j'ose dire, des terres occupées par les couches populaires.

Comment vous regardez cette ce début de campagne de Rachid Adati et comment vous vous positionnez vous-même dans ce paysage ? Bah d'abord, je je ne passe pas ma vie à regarder sa campagne, mais mais le peu que j'en ai vu euh me me fait dire que les Parisiens ont besoin euh d'un maire, d'une mère euh et pas d'une tiktokeuse. Or or quand je la vois pour l'instant, j'ai plutôt le sentiment de quelqu'un qui cherche à exploiter les problèmes euh qu'à les régler. une campagne municipale, c'est pas en quête exclusive sans vouloir faire insulte à l'émission concernée.

Puis vous savez, j'ai lu Mediapart hier, j'ai lu les révélations de Méia Part qui nous apprend par exemple que quand Madame Dati va sur un campement, elle se retrouve avec des personnes sans-abri qui lui demandent de ne pas filmer, qui lui demande que les images ne soient pas diffusées et derrière on apprend que madame Dati les diffuse quand même. On parle de personnes qui sont à la rue, qui sont dans des situations extrêmement difficiles, dont les proches ne savent pas parfois qu'elles sont à la rue et qui se retrouvent sur les réseaux sociaux vi vu pardon par des centaines de milliers de personnes. Je vous le dis sincèrement, c'est une horrible personne.

Faire ça, c'est atroce. Se mettre en scène soi-même dans un intérêt électoral en montrant des gens qui vous supplieent de ne pas les montrer à la caméra, je je vous le dis, pour moi, c'est disqualifiant. On peut avoir du débat politique, on peut avoir un affrontement sur des solutions.

C'est ce qu'on a tous les jours au Sénat. Mais faire ça à des gens qui sont en difficulté, qui n'ont pas la possibilité de se défendre, moi ça me dégoûte définitivement d'un certain nombre de pratiques politiques. Et je pense que les Parisiens n'ont pas besoin de ça.

Une fois de plus, on a besoin de confrontation démocratique, on a besoin de confrontation sur les idées et les solutions, mais on nexploite pas la misère humaine à des fins électorales comme elle le fait. Elle peut continuer à faire campagne en étant ministre de la culture. Oh bon, en tout cas, ça n'a pas l'air de la gêner.

Ce qui ce qui est frappant euh c'est de voir qu'elle ne gère pas son ministère. Et pourtant euh Dieu sait si les sujets sont nombreux. Vous évoquiez euh tout à l'heure la situation du Louvre, le désastre du Louvre, le casque du Louvre et et on a une ministre qui semble ne se préoccupe enfin ne se préoccupe absolument pas de la gestion de son ministère.

De fait, elle fait aujourd'hui campagne en ignorant totalement les obligations qui sont celles de la ministre et tout ça et tout ça est évidemment choquant mais les Parisiens jugeront au fait et à ses comportements. Jacques, vous avez une autre question sur la campagne à gauche ? Absolument.

Je vais vous demander Yan Brossard, on dit que l'accord à gauche est imminent. Je sais pas si je suis bien informé. Comment vous le regardez ?

On a on a dit que c'était peut-être la mairie du 11e qui passerait des socialistes aux écolos pour pour aboutir à la à la à l'accord. Est-ce que vous communiste, vous avez ce que vous souhaitez ? Comment où où en est-on de cet accord ?

Oh Jacques Paquier, vous êtes toujours bien informé. Vous savez moi depuis le départ je dis qu'il faut que la gauche se rassemble que communiste, écologiste et socialiste soient ensemble dès le premier tour des élections municipales. Je le dis encore plus quand je vois l'Union des droites qui est en train de se constituer, c'est-à-dire l'alliance de la droite et de l'extrême droite.

Vous voyez, c'est ce qui s'organise à l'échelle nationale. J'ai vu que Nicolas Sarkozi lui-même plaidé pour l'alliance de la droite avec l'extrême droite. J'ai vu que Sarah Knafo bras droit de monsieur Zemour, plaidait pour une alliance avec madame Datti à Paris.

Quand on est confronté à ça, quand on est confronté à une droite extrémisée, radicalisée, la gauche, elle a le devoir de se rassembler. Et donc oui, moi je souhaite que d'ici Noël, nous ayons cette cette belle union de la gauche et des écologistes à Paris dès le premier tour parce que c'est le meilleur moyen d'éviter cette victoire d'une d'une droite radicalisée. Sarnefo tape sur un deal de second tour si elle est candidate à Paris.

En tout cas, je constate je constate que tout ce j'allais dire tout ce beau monde, il n'est pas beau du tout. tout ce monde est en train de est en train de s'organiser et que la droite aujourd'hui envisage ouvertement une alliance avec l'extrême droite, ce qui est une rupture majeure quand même dans l'histoire politique de notre pays. On est très très loin des années Chirak et je le dis comme parisien alors que Jacques Chirac était maire de Paris pendant de nombreuses années.

L'alliance de gauche, elle doit aller doigt à où l'alliance de gauche au premier tour, ça doit être une alliance de la majorité municipale, je l'ai dit, socialiste, communiste, écologiste. Je souhaite qu'elle puisse être élargie à l'après le mouvement de de Daniel Simonet éventuellement à place publique. C'est ce qui me paraît le plus efficace pour rassembler le plus large au premier tour et puis pour ce qui concerne le second tour on verra au second tour mais ce qui all pour l'instant nous en sommes au premier tour d'abord parce Grégoire je bois ses paroles.

En tout cas pour l'instant nous en sommes au premier tour. Ce que je vois en revanche une fois de plus, c'est que la droite, elle envisage ouvertement des alliances avec l'extrême droite. Et je ne mettrai jamais sur le même plan la France et je ne mettrai jamais sur le même plan La France insoumise et l'extrême droite.

Merci Jacques Paquier. La une du journal du Grand Paris, le premier téléphérique urbain d'Île-de-France va s'élancer. C'est à la une de votre journal.

Un mot puisqu'on va recevoir dans quelques instants Marine Tondelier, la secrétaire nationale des écologistes, candidate donc des écologistes à la primaire de la gauche. Est-ce que les communistes, ils participeront à cette primaire ? Pour l'instant, nous ne sommes pas dans cette dans cette logique là.

Ça ne nous empêche pas de discuter, notamment dans l'optique des prochaines élections municipales et je le dis à Marine Tondelier, j'espère vraiment qu'on aura une belle liste d'union à Paris qui inclut les écologistes et qui nous permettent de de maximiser les chances de victoire. Nous le devons aux Parisiennes et aux Parisiens qui une fois de plus, je crois, ne veulent pas dans leur majorité que cette ville tombe dans l'escarcelle de la droite extrémisée de madame Dat et on va lui poser la question mais un mot vous nous avez répondu sur la France insoumise à Paris. la France insoumise qui va présenter des candidats contre des maires sortants socialistes dans plusieurs villes de France.

Qu'est-ce que vous en pensez ? Ils ont évidemment le droit de le faire. Moi ce que je pense c'est que l'heure est au rassemblement et que quand justement on a cette droite qui est aussi menaçante, il vaut mieux se rassembler et si on a envie d'aller à la conquête de nouvelles villes, il vaut mieux quand même aller à la conquête de villes qui sont aujourd'hui tenues par la droite.

Il y a suffisamment à faire dans notre pays pour ne pas se chercher des pou dans la tête entre nous. Voilà, c'est mon avis. Merci.

Merci beaucoup d'avoir été notre invité. [musique]