🔴 Manifestation massive des policiers à Paris : revivez notre direct
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 50 %Attaque 30 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:33OuverteRéponse directe
Quelles sont les raisons de la colère des policiers ? Pourquoi ils manifestent aujourd'hui ?
- 4:51OuverteRéponse directe
Quels sont les syndicats de police qui ont appelé à ce rassemblement aujourd'hui ?
- 10:48OuverteÉludée
Est-ce que vous pouvez nous dire s'il y a beaucoup de monde malgré la pluie ?
- 11:26OuverteÉludée
L'ambiance, le rattachement à leur police.
- 12:49OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est historique, justement, qu'un ministre de l'Intérieur manifeste ?
- 13:27OuverteRéponse directe
Si on reste sur le chapitre politique, le volet politique, on s'attend à quelle force politique en présence aujourd'hui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 14:37PrésentateurChiffre
« En général, l'opinion positive de la police, en fonction des sondages, on est entre 65 et 80%. »
- 14:46PrésentateurChiffre
« où on apprenait que 76% des Français avaient une bonne image de la police. »
- 26:19Locuteur 4Chiffre
« 30 policiers blessés par jour ? »
- 26:41Locuteur 4Fait
« verdict de la justice avec sursis pour l'auteur ? »
- 27:04Locuteur 4Fait
« Verdict de la justice, l'auteur condamné, tenez-vous bien, à un stage de citoyenneté. »
- 27:21Locuteur 4Fait
« Verdict, encore une fois, de la justice, l'ensemble des auteurs. Écoutez bien, relaxez, pour les violences sur agents de la force publique. »
- 27:50Locuteur 4Fait
« 180 jours d'interruption temporaire de travail et des séquelles graves. »
- 28:00Locuteur 4Fait
« Verdict de la justice, une admonestation prononcée pour l'auteur parce qu'il est mineur. »
- 48:45PrésentateurFait
« Ahmed Merabek Clarissa Jean-Philippe qui avait été assassiné »
- 51:47PrésentateurFait
« Xavier Jugelet aussi c'était en avril 2017 sur les Champs-Elysées »
- 51:58PrésentateurFait
« la fameuse attaque de la préfecture de police en octobre 2019 qui avait fait 4 morts »
- 52:03PrésentateurFait
« Stéphanie Montfermé à Rambouillet qui a été égorgé dans le sas de son commissariat »
- 54:13PrésentateurFait
« il n'y a pas de peine minimale pour les agresseurs de policiers à l'ordre du jour »
- 53:42PrésentateurFait
« Le gouvernement a annoncé la création d'un observatoire de la réponse pénale. »
- 54:09PrésentateurFait
« Il n'y a pas de peine minimale pour les agresseurs de policiers à l'ordre du jour. »
Temps de parole
- Présentateur39 %
- Présentateur 224 %
- Locuteur 48 %
- Locuteur 67 %
- Locuteur 77 %
- Locuteur 105 %
- Locuteur 83 %
- Locuteur 53 %
- Locuteur 12 %
≈ 1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Est-ce que Mme Figaro Live, il est quasiment 13h. Merci d'être avec nous en direct pour suivre ce rassemblement des policiers à Paris qui se retrouve donc près de l'Assemblée nationale à l'appel des syndicats, des milliers de policiers venus de toute la France, mais aussi le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et des politiques de tous bords ainsi que beaucoup de civils, comme vous voyez sur ces images en direct, ont répondu présents deux semaines pile après le meurtre du brigadier Éric Masson à Avignon et à quelques semaines des élections régionales. Guillaume Point, vous êtes journaliste Fédiver au Figaro, bonjour. Bonjour Brune, bonjour à tous. Merci d'être avec nous.
Guillaume, vous allez commenter avec moi ces images en direct. Première question qui permettrait de planter le décor. Quelles sont les raisons de la colère des policiers ? Pourquoi ils manifestent aujourd'hui ? Ce qu'il faut comprendre, c'est que la colère des policiers, elle vient de loin. C'est un mouvement assez ancien qui date d'il y a plusieurs années. Donc déjà, il y a eu des manifestations en 2016 au moment de l'agression des policiers à Viry-Châtillon. Et finalement, en fait, ce qui a vraiment mis le feu aux poudres, c'est l'assassinat de Stéphanie Montfermé à Rambouillet dans un premier temps. Et puis, le meurtre d'Éric Masson à Avignon.
Donc voilà, c'est vraiment deux événements qui ont un peu fait déborder le vase. C'est vraiment ces deux événements qui sont à souligner. Alors merci d'être avec nous en direct. Nous allons donc suivre cet événement. Nous sommes sur la page Facebook, pardon, sur la homepage du Figaro, ainsi que sur notre page YouTube. N'hésitez pas à nous dire dans les commentaires toutes les questions que vous avez sur le sujet. N'hésitez pas à nous faire partager votre ressenti sur cet événement. Je relaierai vos commentaires et vos questions à Guillaume, ainsi qu'à notre équipe sur place que nous allons rejoindre dans quelques instants. Je vous laisse donc un petit peu avec ces images en direct.
On voit beaucoup, beaucoup de drapeaux de tous les syndicats. Guillaume, d'ailleurs, quels sont les syndicats de police qui ont appelé à ce rassemblement aujourd'hui ? Alors là, on voit le gros ballon au centre, qui est le ballon du syndicat, donc Unité SGP Police FO. Sur la gauche, donc, c'est le syndicat CFDT. Un petit peu en dessous, on voit le logo du syndicat Synergy, donc un syndicat d'officiers. Le SICP, donc c'est le syndicat indépendant des commissaires de police. Et sur la droite, Alliance, donc il y a plusieurs syndicats représentatifs. En tout, il y en a 7 ou 8, voilà, en fonction des différents grades. Je vous lis dans le chat, dans le chat YouTube de Figaro.
Vous commencez à être déjà nombreux. Dieu le fit à politique. Bonjour à Wendy Sra, également, qui nous donne son soutien inconditionnel, enfin, qui déclare son soutien inconditionnel à toutes nos forces de l'ordre et à leur chef, M. Darmanin. Bonjour également à Chrissy Luciano, qui nous parle d'Allemagne, visiblement. Bonjour à tous, n'hésitez pas à nous dire également d'où vous êtes, d'où vous nous suivez, d'où vous nous regardez. Nous sommes en direct, donc, sur la page YouTube du Figaro, mais aussi sur la home page du Figaro, avec Guillaume Point et notre équipe sur place, qui va nous faire vivre cet événement de l'intérieur.
D'autres, que merci d'exister pour nous et de nous protéger au risque, évidemment, aujourd'hui de vos vies. Merci beaucoup.
Monsieur Gérard, en main, calme parce que ça rajoute un petit peu à l'émotion. On va vous envoyer quelques clips vidéo. J'ai beaucoup d'admiration pour ces gens-là.
Je suis pour la police et je les remercie d'exister. C'est vrai que dans un contexte parfois un peu de flic bashing, finalement, c'est une voix qui est intéressante à entendre et à ma connaissance, c'est le seul, entre guillemets, people qui est présent aujourd'hui, en tout cas. Alors, dans le chat, beaucoup de participants nous rejoignent. Bonjour à Omdila Morarive, qui déclare, elle aussi, son soutien, qui affiche son soutien aux policiers. Sambuc, également, bonjour à vous. Et Fritos3, bonjour à vous, également. Je vais faire un tour sur le chat du figaro.fr aussi tout à l'heure. N'hésitez pas à poser toutes vos questions et à réagir à cet événement qu'on va suivre en direct.
Nous allons vous laisser sur ces images quelques instants et nous reprendrons la main dès que nous aurons notre équipe sur place, sur le terrain. Vous êtes avec Ronan Lesblaise.
Est-ce que vous pouvez nous dire s'il y a beaucoup de monde malgré la pluie ? L'ambiance, le rattachement à leur police.
Marie-Amélie, on vous retrouvera tout à l'heure, tout au long de cet événement qu'on suit en direct, donc sur la page YouTube du Figaro, mais aussi sur la homepage du Figaro. Nous sommes donc avec Guillaume Point, journaliste fait divers au Figaro et qui répond à toutes vos questions. Il y a une personne dans le chat, justement, donc ce n'est pas vraiment une question, mais qui fait une remarque. Adrien 54, merci de nous suivre. Il déclare que le ministre de l'Intérieur manifeste avec la police aujourd'hui et cela atteint un paroxysme jamais vu dans l'histoire. Est-ce que c'est historique, justement, qu'un ministre de l'Intérieur manifeste ? C'est très, très rare, oui.
On a déjà vu des politiques dans des marches, plutôt dans des hommages nationaux. On se souvient que François Hollande avait défilé avec plusieurs chefs d'État après les attentats de Charlie Hebdo. Mais c'est vrai que de voir un ministre de l'Intérieur dans une manifestation de policiers, en fait, ce n'était jamais arrivé, quoi. Donc c'est vrai que c'est assez surprenant et assez remarquable, oui. Et si on reste sur le chapitre politique, le volet politique, on s'attend à quelle force politique en présence aujourd'hui ? Alors il y a beaucoup de politiques qui ont dit qu'il venait, que ce soit Yannick Jadot d'Europe Écologie Les Verts, que ce soit Valérie Pécresse.
En fait, finalement, le seul mouvement politique qui a dit qu'il ne participerait pas, c'est la France Insoumise, en fait. C'est les seuls qui sont absents de ce rassemblement. — Et il y aura également peut-être le garde des Sceaux qui a dit qu'il peut-être passerait une tête. Il y a aussi de nombreux élus LR, également. — Oui, il y a de nombreux élus LR. Il y a Olivier Faure du PS. Vraiment, tous les chiquets politiques sont représentés, sauf la France Insoumise, finalement. Il y a Jordan Bardella aussi du Rassemblement National. Il y a une sorte d'union qui n'est pas nationale, finalement, puisqu'il n'y a pas la France Insoumise, quoi.
— Odile Waflart, bonjour sur le tchat de YouTube, nous dit « Merci aux policiers et gendarmes qui nous protègent en caractère gras, en majuscule ». Donc ce soutien est fort. Est-ce qu'on peut le comprendre ? Est-ce que les Français soutiennent les policiers ? — Alors il y a pas mal de sondages, d'opinions qui ont été faits sur ce sujet. En général, l'opinion positive de la police, en fonction des sondages, on est entre 65 et 80%. Donc c'est vrai que la police a une très bonne image. Là, il y avait un sondage qui était paru en juin 2020, qui avait été publié justement sur le site du Figaro, où on apprenait que 76% des Français avaient une bonne image de la police.
Donc voilà, 76%, c'est beaucoup. Après, quand on rentre dans le détail, c'était 18% de très bonnes opinions et 58% d'assez bonnes opinions. Mais bon, on peut quand même dire qu'il y a un soutien massif de la population à la police, quoi. Je vous salue dans le chat du figaro.fr. Bonjour à Latourard, bonjour à Philippe, bonjour à Chantal Lagoutte, à Olive du 80. Bonjour à tous. Merci de suivre avec nous ces images. On va regarder tout de suite les clips vidéo projetés à l'Assemblée nationale.
C'est à côté de l'Assemblée nationale, sur ces images en direct, on voit une foule assez dense
et de nombreux drapeaux des syndicats de police. Sur le chat du figaro.fr, d'ailleurs, Chantal Lagoutte nous fait parler de son commentaire. Triste temps, des émotions bien ressenties. Merci pour ce diaporama. Nous sommes auprès de vous physiquement, mais aussi par la pensée. Je vais faire un tour également sur le chat de notre page YouTube, où vous êtes de plus en plus nombreux. Merci à vous de nous suivre. Claude Thérien, Alexis M., J. Claude. Vous revenez beaucoup notamment sur la présence du ministre de l'Intérieur, Gérard Darmanin. Alexis M. nous demande s'il y a des actions particulières prévues lors de ce rassemblement.
Guillaume, est-ce qu'on connaît un petit peu le programme d'avance ? Le programme, en fait, ça va être que les différents secrétaires généraux des différents syndicats vont prendre la parole. Là, visiblement, sur les images, ça va être le secrétaire général du syndicat Unité SGP Police, qui est Grégory Joron, qui devrait prendre la parole en premier d'ici quelques minutes. Et les secrétaires généraux vont se succéder à la tribune, finalement. Là, c'est Grégory Joron, d'Unité SGP Police, c'est faux, qui est le premier syndicat représentatif, si on prend tous les grades. Visiblement, son micro ne marche pas. Petit problème technique.
C'est la phrase prononcée par l'assassin d'Éric Masson avant qu'il l'abatte, sans lui laisser aucune chance, sans pitié. Cette question semble comme un défi, une menace. Un qu'est-ce que tu fais là, lancé comme si ça ne servait à rien, comme si nous, policiers, n'avions plus rien à faire là. Éric Masson faisait simplement son travail. Il était là, sur un point de deal, un contrôle de police, banal, qui lui a coûté la vie. Notre collègue Stéphanie était simplement sur son lieu de travail, d'où elle était sortie pour une action, banale, avant de se faire poignarder, lâchement, et mourir.
Notre collègue, Jean-Paul, dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, est intervenu sur un tapage, avant d'être victime de jet de pierre, autre projectile, atteint à la tête, il est encore hospitalisé aujourd'hui. Une mission banale. Encore. Cette violence quotidienne, sous toutes ses formes, de la petite délinquance à la criminalité organisée, en passant par les violences urbaines, jusqu'au terrorisme, insulte, frappe, tue les policiers de tout corps, et de tout grade, sans distinction. Alors les policiers s'interrogent également. Que faisons-nous là ? Leur action perpétuellement remise en cause. Leur personne remise en question.
Ils seraient racistes, violents, déviants, et un police-bashing décomplexé qui efface les 3 millions d'interventions effectuées par an et nourrit une haine anti-flic palpable. Les policiers sont pourtant les filles et les fils du peuple, parfois issus de l'immigration, souvent des classes moyennes, populaires, laborieuses et courageuses. Vos policiers pataugent et mettent la tête et les deux mains, là où beaucoup ne mettraient même pas un pied. Agressés en service et désormais dans leur intimité, leur noyau familial, insultés, menacés, frappés, égorgés, vivant comme des parias en se cachant presque alors qu'ils excèdent le plus noble des métiers.
Ces policiers, chers concitoyens, avec peu de moyens, mais beaucoup d'envie et de courage gardent la paix. Ils garantissent vos libertés, votre tranquillité 24 heures sur 24 et 365 jours par an. Ils sont des observateurs de l'état de notre société. Ils la côtoient dans ce qu'elle fait de pire. Ils en affrontent ses mots et sa misère. Plus que jamais, face à cette spirale de violence, ce sont vos sentinelles. Et aujourd'hui, elles vous alertent. Les policiers, le cœur brisé, composent le 17 et on appelle à leurs concitoyens. Ils doivent impérativement retrouver le statut qui devrait être le leur pour exercer dignement, fièrement et efficacement.
Or, de question ici de faire le mauvais procès de la justice, exsangue et en sous-effectif, nous posons simplement le constat du chemin emprunté par notre société au travers de la justice depuis une trentaine d'années. L'individualisation exacerbée de la peine, l'empilage des mesures alternatives engendrant l'érosion de celle-ci jusqu'à l'éviter de son sens, jusqu'à l'éviter de pédagogie, de toute notion de punition, voire de réparation. Il est temps de changer de logiciel, de système, de paradigme. Il est plus que temps de rappeler le pacte républicain qui nous unit au-delà de toute sensibilité politique, celui de la sécurité pour tous et partout.
Cette république qui donne à chacun la chance de réussir et qui attend de chacun le devoir de respecter son prochain. Cette république qui donne à tous la possibilité de vivre librement, tout en étant différents les uns des autres. Cette même république, aujourd'hui, doit répondre de manière forte, claire et assumée à tous ceux qui s'en prennent à ses gardiens. Les peines minimales, voilà les peines minimales pour les agresseurs des forces de l'ordre, le message fort et clair que nous nous attendons. Est-ce que ça réglera tout ? Non, sûrement pas. Mais il faut bien commencer par quelque chose et il faut l'assumer.
Symboliquement réunis devant l'Assemblée nationale, la maison du peuple, afin de passer ce message à nos législateurs. Cette mesure n'est pas liberticide. Elle n'est pas anticonstitutionnelle. Elle n'est même pas nauséabonde, comme certains ont pu s'égarer à le déclarer. Excusez-moi, je cherche une personne qui aurait envie. Elle est nécessaire et urgente. Urgente, avant que tous les flics ne se demandent réellement ce qu'ils font là, et nécessaire, avant qu'ils ne le soient plus là.
Mesdames et messieurs, notre colère, nos attentes, notre soutien doivent retentir jusqu'à Rambouillet, Avignon, Rive de Gilles, afin que les membres des forces de l'ordre qui travaillent aujourd'hui, nos blessés, nos disparus, sachent où qu'ils soient, aujourd'hui et maintenant, qu'ils ne seront jamais seuls. Et que vive la police française et républicaine. Ce Fabien Van Emelrich qui va prendre la parole, donc après Grégory Joron, d'unité SGP Police. Il est secrétaire général d'Alliance, donc il y a un syndicat qui compte, qui est représentatif au même titre que l'unité SGPFO.
On l'écoute.
Mes premiers mots et nos premières pensées iront vers Éric Masson. Stéphanie Montfermé et tous nos collègues décédés ou gravement blessés dans l'exercice de leur fonction, qu'ils soient actifs, administratifs, techniques ou scientifiques. J'aimerais souligner la présence de nos 40 collègues d'Avignon que je remercie chaleureusement de la dangerosité de notre métier dégrandissante ou encore de l'impunité omniprésente. Qui aurait cru que nous, policiers, serions obligés de réclamer que l'État nous protège davantage ? Qui aurait cru qu'un jour, mal protégé avec 30 policiers blessés par jour ? Mais, parlons vrai, quelques exemples.
Pourquoi, dit cher à notre ministre, 15 véhicules incendiés, des policiers aspergés d'essence, un individu désenflammé, verdict de la justice avec sursis pour l'auteur ? Octel Molotov, un d'entre eux manque d'être brûlé gravement. Verdict de la justice, l'auteur condamné, tenez-vous bien, à un stage de citoyenneté. Tire de mortier sur les policiers, jette pierre, 5 interpellations, verdict, encore une fois, de la justice, l'ensemble des auteurs. Écoutez bien, relaxez, pour les violences sur agents de la force publique. Ça sera le dernier exemple parce qu'on peut en avoir des dizaines comme ça.
Crénie, refus d'obtempérer, mise en danger de la vie d'autrui, recel de vol de véhicules, un policier encore gravement blessé avec 180 jours d'interruption temporaire de travail et des séquelles graves. Verdict de la justice, une admonestation prononcée pour l'auteur parce qu'il est mineur. Le constat, mais moi je vais vous dire, mais pour qui on nous prend est tellement insupportable. Il faut être clair, alors soyons clairs, le problème de la police, c'est l'ajusté citoyen. Le citoyen est en droit de savoir comment fonctionne sa justice. Le citoyen est en droit de savoir comment elle punit les criminels et les délinquants dans son pays.
Le citoyen est en droit de savoir pourquoi toutes ces crapules n'ont plus peur des forces de l'ordre. Le policier, il est encore plus simple d'agresser les citoyens. Il ne faut pas s'étonner après que moins d'un Français sur deux a confiance en sa justice. Et que penser du message du garde des sceaux ?
Écoutez bien,
c'est la moindre des choses, aidez-moi. Pas une journée, pas une nuit sans qu'une patrouille ne soit la cible de ces individus qui nous haïssent, qui par tout moyen sont prêts à tout pour se faire du flic. Aujourd'hui, nous sommes des dizaines de milliers à côté de l'Assemblée nationale. C'est un signal fort, un symbole important, celui du jamais ça, plus jamais ça, pardon, celui du changement. Et maintenant, il faut le changement. Alors, faites du bruit, s'il vous plaît. Ils n'auront pas
d'autre choix que d'entendre votre voix et surtout de vous écouter. Ce ne doit pas être
un signe d'échéance électorale future, mais une piste de conscience, un devoir de responsabilité. Faites du changement, un retour à la sécurité, à la sérénité. Et pour cela,
pour mieux protéger, mieux s'entraîner, il y en a de notre rôle, pour votre engagement, envers le monde français, pour vous représenter
dans cette Assemblée. Certains, certains d'entre vous, ont eu, certains d'entre vous, ont eu, à une époque, une occasion, de faire réunir. Nous réunions, malheureusement, d'indici cette opportunité. J'espère, j'espère, qu'aujourd'hui, ce sera chose faite. Une réponse pénale, forte, doit être mise en place, et des peines minimales, exemplaires, doivent être instaurées, avec célérité, et sévérité. La spirale de l'ensauvagement, et du chaos, avant que la situation, ne soit plus gérable, par des moyens conventionnels, ce que personne ne souhaite. Les magistrats, rendent la justice, au nom du peuple français. Il serait grand temps, qu'ils la rendent, au bénéfice, du peuple français.
Ce sera pour nous, le seul passage obligé, pour réaffirmer, l'autorité de l'Etat. Tant qu'il n'y aura pas de justice, il n'y aura pas de paix. Et surtout, n'oublions pas, n'oublions pas, je vous en supplie, les policiers, sont payés pour servir, mais pas pour mourir. Juste par une citation, la même manière, qui a été faite à Asile. Le monde est dangereux à vivre.
Non pas de paix, à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et les sphères. Merci.
Je pense qu'il a pris la parole avec un discours assez offensif sur la justice. Il a expliqué que le principal problème de la police, c'était la justice, la réponse pénale. Clairement, des accusations de laxisme, de peine pas assez sévère. Il a carrément dit le problème de la police, c'est la justice. Oui, c'était là, pour le coup, c'était vraiment clair, son discours principal. La réponse pénale n'est pas assez ferme. Et Sophia, d'ailleurs, dans le chat de la page YouTube du Figaro, abonde dans ce sens en disant le gouvernement et la justice vous désarment. Donc, la réponse pénale, effectivement, était au cœur de ce discours. Oui, au cœur du discours.
Il a donné des exemples de policiers qui avaient été agressés avec des peines de sursis qui avaient été prononcées. On va écouter le troisième secrétaire général. On reviendra sur la réponse pénale. comme d'habitude. Mais je voudrais dire qu'aujourd'hui,
ce ne sont pas des syndicalistes qui se sont réunis. Syndicaliste, ce n'est pas un métier. On est tous policiers. Aujourd'hui, chers collègues, merci d'être venus si nombreux. Nous avons appelé ce jour à un rassemblement citoyen et vous avez répondu présent. Merci sincèrement du fond du cœur. Merci pour nos policiers morts en service. Merci pour toutes celles et ceux qui, chaque jour, sont désormais blessés, agressés, violentés au quotidien partout en France alors qu'ils accomplissent la mission à laquelle vous avez droit, celle d'assurer la sécurité de tous les Français. Nous pensons bien sûr à Eric, Stéphanie, Xavier, Franck, Ahmed, à Clarissa, à tous nos collègues lâchement assassinés.
Ce rassemblement, c'est aussi pour dire stop, stop à la violence qui envenime la France, stop à ceux qui la cautionnent ou qui, par leur position ambiguë ou leur absence aujourd'hui, contribuent à semer le désordre et fracturer la société. Cette violence, cette délinquance envenime votre quotidien. Elle impacte aussi la police nationale qui fait face, malgré les difficultés, malgré les moyens qui font défaut, malgré une chaîne pénale déficiente et malgré une petite minorité activiste qui attaque la République, c'est-à-dire vous et nous. Cela suffit, cela a trop duré.
Nous sommes aujourd'hui à un tournant, un délinquant ordinaire pour un motif futile ou même inexistant et capable de frapper aveuglement et d'enlever la vie à ceux qui vous protègent. Éric a été assassiné sur un simple contrôle du quotidien. Tous les policiers le font régulièrement. Stéphanie, parce qu'elle travaillait dans un commissariat de police. Charles Pasqua disait qu'il fallait terroriser les terroristes. Il est temps surtout de frapper les petites frappes. Il faut bien sûr les frapper pénalement, mais lourdement et fermement. Parler de la réponse pénale, c'est parler de la peine qui n'est efficace que si elle est dissuasive, appliquée et effectuée dans le plus court délai.
Aujourd'hui, une minorité de la population qui ne respecte rien, tous ces petits délinquants qu'on côtoie ces petites trapules ni respectent ni loi, ni leurs représentants, ni même leurs voisins et parents et ils sèment le désordre. C'est à vous, la majorité qu'on dit parfois silencieuse mais présente aujourd'hui en très grand nombre que nous adressons ce rassemblement car c'est pour vous et pour protéger nos collègues que l'UNSA police et l'UNSA FASMIS-NIPAT exigeront des changements majeurs auprès du gouvernement. La victime doit revenir au centre du procès pénal et la priorité de la chaîne pénale. Chaque citoyen dans sa vie est une victime potentielle. Il ne faut jamais oublier cela.
Il y en a assez des réformes pour le droit des auteurs, le droit des délinquants et le droit des voyous. Monsieur le garde des Sceaux, réveillez-vous ! Une chaîne pénale qui s'équilibre afin que nos actions, nos interpellations, nos patrouilles, notre activité soient plus efficaces à votre profil. C'est désormais le droit et une sécurité équitable pour tous et en tout lieu que nous voulons. La France doit s'engager dans des réformes ambitieuses et majeures pour consolider une police équilibrée, qu'elle, qui est avec vous. Il faut protéger celles et ceux qui vous protègent et punir lourdement ceux qui s'en empêchent.
Oui, il faut revoir à la hausse les peines d'infection commises contre les policiers et les gendarmes. Oui, il faut que les peines prononcées soient enfin exécutées. Il faut punir lourdement la récidive et agir contre les multiréitérants, même lorsqu'ils sont mineurs. Oui, il faut une réforme ambitieuse de la procédure pénale, toiloter un code de procédure désuet, dans lequel se sont empilés trop de réformes. Simplifier le travail procédural des policiers pour apporter des réponses pénales immédiates. Il y en a assez des réformes successives qui ne se font pas. Ça fait des années, des années qu'on demande la même chose.
Aujourd'hui, il y a les représentants du peuple qui sont là, nos élus, c'est à eux de prendre en considération cela. Il nous faut une loi de programmation ambitieuse qui donne aux policiers une meilleure formation, une protection matérielle, morale, juridique et sociale pour lui permettre d'accomplir sa mission. Oui, il faut des moyens pour la justice également, plus de magistrats, de greffiers, d'éducateurs, de centres éducatifs et de prisons pour que le maillon essentiel de la chaîne pénale qui est la justice puisse répondre à vos attentes et à vos difficultés. Oui, il faudra de l'ambition politique, des décisions et des moyens. Le Premier ministre a ouvert le Beauvau de la sécurité.
Le Président de la République s'est engagé à le clôturer. Les attentes des policiers sont immenses et les syndicats de la FASMI, l'UNESA Police, le SCPN, l'UDO, l'UATS, le SNPPS, le SPPN et ainsi que le SNIPAT exigeront la reconnaissance de la dangerosité du métier de policier par une revalorisation de la prime de risque. La sécurité est et restera un enjeu majeur électoral alors qu'elle devrait être une cause nationale. Ce rassemblement doit être une prise de conscience collective de tous nos politiques aujourd'hui.
Je finirai mon propos en disant que ce rassemblement n'est rien d'un mouvement d'humeur ou d'un coup de gueule comme certains peuvent le dire dans les médias ou certains politiques désabusés. C'est en fait le début d'un long cycle dans lequel nous serons exigeants et intransigeants. Votre soutien nous donne la conviction et la force de ne rien lâcher. Nous vous le devons. Merci à toutes et à tous et vive la police nationale.
Général du syndicat UNSA Police et nous allons tout de suite retourner sur le terrain puisque Marie-Amélie Bauchet je crois qu'elle est tombée sur un journaliste du Figaro Christophe Cornevin qui est rédacteur en chef adjoint au Figaro et spécialiste des questions de sécurité. Marie-Amélie c'est à vous.
Oui Brune on a rejoint Christophe Cornevin Bonjour Christophe vous êtes journaliste rédacteur en chef adjoint au Figaro et en charge des questions de police et sécurité notamment. Donc vous avez traversé la manifestation tout à l'heure dans quel état d'esprit sont les policiers que vous avez pu croiser ?
Les policiers sont dans un esprit presque chauffé à blanc ils sont meurtris ils sont endeuillés par l'assassinat de deux de leurs collègues Stéphanie Montfermé et Xavier le brigadier Xavier Masson à Arvignon c'est des policiers qui après ont reçu un nouveau coup de massue après l'agression dont a été victime un brigadier dans la Loire qui a été laissé dans le coma et en fait là ils sont dans une manifestation qui va au-delà des simples revendications catégorielles ils ne veulent pas simplement que plus de moyens ou plus de reconnaissance là ils veulent véritablement provoquer un débat de société et c'est pour ça qu'ils ont convié à cette manifestation aujourd'hui au pied de l'Assemblée nationale là où il y a la représentation des députés ils veulent absolument convoquer la conscience citoyenne parce qu'en fait les agressions qui les mènent actuellement c'est des agressions qui les visent eux mais qui visent aussi toute la société qui est en ce moment dans un toboggan de violence et on ne sait pas où ça va s'arrêter donc leur véritable revendication elle est surtout peut-être elle porte vraiment sur la chaîne pénale c'est à dire que jusqu'à maintenant il y a trop de policiers qui sont agressés il y a trop de policiers qui sont véritablement laissés pour morts et leurs auteurs finalement jouissent une certaine forme d'impunité qui aux yeux des forces de l'ordre devient insupportable
donc là leur état d'esprit finalement c'est le ras-le-bol c'est
du ras-le-bol mais c'est aussi presque une construction ils veulent reconstruire quelque chose ils veulent qu'on change de logiciel en gros eux ils estiment que la loi qui régit le code pénal qui régit actuellement les actions et qui punit les délinquants a été forgé en 1810 il a été revu en 1994 et depuis 1994 tout d'un coup on a changé de logiciel et on a essayé d'être plus coulant on veut dire avec les manifestants l'idée c'est de revenir à un code pénal beaucoup plus ferme notamment pour les agresseurs de policiers et avoir des peines minimales pour enfin pouvoir punir ceux qui les frappent ceux qui les brûlent et ceux qui tirent dessus pendant les soirées de chaos qu'on connait actuellement dans les cités
et comment est perçue aujourd'hui la présence de France ?
on peut observer que tout à l'heure j'étais j'ai fait le tour de l'Assemblée Nationale et j'ai accompagné une trentaine d'élus à sein de l'écharpe tricolore des députés qui se dirigeaient vers la manifestation et on peut observer quand même que ces élus finalement ils sont un peu seuls les policiers ne les prennent pas dans leur rang c'est-à-dire qu'ils témoignent de leur solidarité et c'est très bien je veux dire on voit Damien Abba de Eric Ciotti les républicains qui sont très présents et ils sont dans leur rôle je crois les politiques sont là aussi pour essayer d'aider les policiers en tout cas d'être à leur écoute mais on voit que les policiers ne veulent pas être récupérés politiquement ils ont hier l'intersyndical qui présente un compte très uni a d'ailleurs produit un tract qui était extrêmement clair et qui disait qu'elle ne voulait pas ouvrir sa tribune aux hommes politiques et aussi aux membres du gouvernement ce qui peut être conçu comme une dédicace je dirais à Gérald Darmanin qui s'est invité aujourd'hui à la manifestation il devait venir vers 13h je ne sais pas s'il est venu mais parce que il y a un monde fou ici il y a plus de plusieurs milliers de personnes donc mais en tout cas ce qui est clair c'est que une récupération politique
d'accord et donc là était plutôt
à priori on peut considérer que la présence de Gérald Darmanin n'était pas requise en tout cas par les participants ça c'est une chose en revanche et on peut y voir un paradoxe d'ailleurs parce que c'est vrai qu'on est dans un mouvement qui est de nature à aller au pied de l'Assemblée nationale pour contester ou faire pression sur le gouvernement afin qu'on fasse avancer les textes notamment en cas d'agression de policiers et qu'un même membre du gouvernement soit dans la manifestation au pied de l'Assemblée ou de protestation ça c'est un premier constat mais ce qu'on peut se dire derrière c'est que Darmanin finalement lui il essaye de jouer sa partition c'est-à-dire qu'il voit qu'il y a le feu à la maison il y a le feu dans la maison police et donc tout son intérêt c'est d'essayer de calmer les troupes de retrouver la paix sociale et pour ce faire il se dit je vais plonger dans le bain je vais mettre les mains dans le cambouis et je vais aller au milieu dans la fosse avec les policiers reste à savoir si la mayonnaise va prendre et si ça aide de nature à calmer la colère des forces de l'ordre
merci Christophe une dernière chose aussi importante rassemblant autant de syndicats l'inter-syndicat etc généralement
les syndicats ils sont souvent en ordre dispersé c'est-à-dire que ça peut être des mesures des revendications catégorielles différentes thématiques en fonction des corps des carrières ou en fonction des grades là ce qu'on peut observer c'est qu'on a un front uni tous les policiers sont soudés ils sont tous ensemble et en fait là on peut on peut remarquer qu'il faut remonter quasiment à octobre 2019 où il y avait eu 27 000 policiers dans Paris qui avaient fait une marche des policiers en colère après une terrible agression qui avait visé un des leurs et à l'époque c'était pour se plaindre des suicides dans la police c'était en octobre donc 2019 on était au dixième mois de l'année il y avait juste 52 morts par suicide dans les rangs des forces de l'ordre de la police et par ailleurs il y avait des gros problèmes matériels là il y a moins de suicides le BOVO le ministère de l'Intérieur a fait beaucoup de choses pour les policiers ils leur ont donné des voitures ils ont investi assez lourdement dans un programme immobilier mais là on voit qu'on est au-delà de ces considérations catégorielles et matérielles on est sur comme je disais tout à l'heure un débat de société et la colère elle est très profondément inscrite dans l'esprit des policiers et ça est très difficile de les ramener à un calme véritablement installé
Merci beaucoup Christophe Voilà Brune pour un premier éclairage on continue à s'enchaîner et on reviendra vers vous pour un petit point plus tard Juste à côté
de l'Assemblée nationale avec Renan Lesblaise et vous venez d'interviewer Christophe Cornevin qui est également journaliste au Figaro spécialiste des questions de sécurité si vous nous rejoignez nous suivons en direct le rassemblement des policiers où il y a visiblement beaucoup de monde comme vous voyez sur ces images en direct malgré la pluie nous sommes donc sur la homepage du Figaro mais également sur Youtube et vous êtes d'ailleurs très nombreux dans le chat merci beaucoup n'hésitez pas à poser toutes les questions que vous avez ou à afficher vos messages de soutien à la police ou pas d'ailleurs Tasseoir Chaudary qui déclare bravo les braves policiers nous sommes tous avec vous je présente ma solidarité Catherine Lecomte bonjour qui déclare les policiers devraient se mettre en grève huit jours pour que le peuple se rende compte à quoi ils servent et encore Christelle Christelle San qui déclare tous derrière les policiers et vive la France Guillaume Point Guillaume Point vous êtes donc journaliste fait divers au Figaro la plupart des discours des secrétaires généraux des syndicats ont mis l'accent sur la réponse pénale d'une part mais aussi ont démarré leur discours par en énumérant on va dire leurs collègues assassinés est-ce qu'on peut faire un point là-dessus c'est ça oui ils ont dit le terme collègues lâchement assassinés donc on se souvient il y a certains comment dire assassinats qui sont assez emblématiques on se souvient en janvier 2015 au moment des attentats de Charlie Hebdo et de l'Hypercacher qui avait eu Ahmed Merabek Clarissa Jean-Philippe qui avait été assassiné un autre assassinat qui avait beaucoup marqué l'opinion publique aussi c'était celui de Jean-Baptiste Salvin et Jessica Snedder c'était Magnanville qui avait été assassiné donc par un islamiste sous les yeux de leur petit garçon il y avait eu Xavier Jugelet aussi c'était en avril 2017 sur les Champs-Elysées là aussi par un terroriste islamiste il y avait eu le fameux attentat la fameuse attaque de la préfecture de police en octobre 2019 qui avait fait 4 morts et puis dernièrement Stéphanie Montfermé à Rambouillet qui a été égorgé dans le sas de son commissariat donc voilà beaucoup finalement de visages qu'on a un peu oubliés mais qui ont marqué l'opinion publique j'ai une autre question dans le chat tout à l'heure que j'ai relevé Alexis M qui était dans le chat de Youtube qui nous demande savez-vous si les représentants politiques tels que Jordan Bardella qui a déclaré qu'ils seraient présents pourraient prendre la parole lors de ce rassemblement alors c'est pas prévu a priori dans le protocole c'est uniquement les secrétaires généraux des syndicats de police qui vont prendre la parole donc normalement c'est pas prévu c'est pas au programme Xavier Haral également dans le chat je lis votre commentaire bonjour je suis français et fier de l'être je vous écris depuis la Floride et vous assure que nos compatriotes vivants à l'étranger sont tout trait du cynisme du ministre de l'intérieur beaucoup beaucoup de commentaires effectivement sur Gérald Darmanin ainsi que sur Eric Dupond-Moretti dans les jeux de tchat à la fois celui du Figaro et celui de Youtube et il y a également énormément de commentaires sur la réponse pénale et sur la justice est-ce qu'on peut revenir un petit peu là-dessus Guillaume quels sont les gages qui ont été apportés aux policiers après le meurtre d'Eric Masson alors ça c'était vraiment très important dans tous les discours qu'on a entendus c'est vraiment quelque chose qui ressortait c'est la réponse pénale en fait la principale revendication des policiers aujourd'hui donc après toutes ces agressions etc c'est qu'il y a une peine minimale pour les agresseurs de policiers alors pour le moment le gouvernement a annoncé la création d'un observatoire de la réponse pénale donc il va être mis en place en juillet 2021 et donc en fait cet observatoire va permettre quoi ?
va permettre en fait de suivre toutes les peines prononcées après des infractions contre des policiers donc concrètement voilà un policier se fait tabasser dans une cité grâce à cet observatoire on pourrait avoir un suivi de la peine alors pour le moment il n'y a pas de peine minimale pour les agresseurs de policiers à l'ordre du jour la seule chose c'est que j'en casse ce texte donc en mai 2021 donc il y a quelques jours a annoncé que la peine de sûreté pour les agresseurs de policiers condamnés à la perpétuité la peine de sûreté elle est passée à 30 ans donc un agresseur de policiers qui tue un policier par exemple la peine de sûreté passe à 30 ans mais donc les syndicats de police veulent aller plus loin en instaurant une peine minimale en fait merci Guillaume on va retourner tout de suite en direct pour voir la foule donc la foule massée à côté de l'Assemblée nationale à Paris on vous laisse sur ces images
je vous embrasse à tous
j'ai une émission je vous remercie je vous remercie
je vous remercie
je vous remercie il ne veut pas se jouer ciao les gars
l'Assemblée c'est bientôt fini reste encore un témoignage après il y aura une mine de silence et une marseillaise qui va rentrer dans l'histoire je demande d'écouter cet extrait dramatique de ce qui s'est passé il n'y a pas longtemps on lance la vidéo merci et on écoute aujourd'hui vous témoignez anonymement
pourquoi ce sera ma première question
pourquoi vous ne voulez pas qu'on me reconnaisse pour protéger ma famille il y a une première et unique raison pour protéger ma famille
ça veut dire que si aujourd'hui vous témoignez à visage découvert vous risquez qu'il y ait quelque chose pour votre famille vous pensez ?
pour ne prévenir que des riffs
qu'est-ce qui s'est passé il y a quelques mois ?
le 7 octobre 2020
en 23h
j'ai reçu un appel pour me prévenir que mon mari avait été blessé par balle avec son collègue tout est chamboulé c'est un tsunami qui vous arrive dessus parce que on comprend les mots on les entend mon mari je ne sais même pas comment je suis arrivé à l'hôpital et puis j'ai réalisé quand je l'ai vue au niveau du visage là ça y est on réalise et on comprend l'horreur qu'on va vivre l'horreur qu'on va devoir traverser et on ne sait pas ce que ça va donner on ne connait pas l'issue à ce moment-là on ne connait pas l'issue je me souviens du médecin du SAMU qui est venu pour me parler mais 7 mois après c'est fou je me souviens qu'il s'est accompli devant moi qu'il était très bienveillant pour me rassurer parce qu'il a eu des paroles rassurantes mais comme tout est au ralenti on voit les choses on observe on voit mais c'est un choc de l'assidération je ne sais pas et puis après c'est parti pour plusieurs heures d'incompréhension de terreur
ils prenaient leurs armes et butaient les biennements presque on leur annonçait tout de suite et là ça s'envenime sans qu'on comprenne bien pourquoi et derrière je suis rapidement à terre on m'étrangle je prends des coups de pieds dans la tête je suis sur le sol et là il est venu s'emparer de mon arme qui était accrochée à ma ceinture dans un étui sécurisé il a réussi à s'en emparer j'ai crié non parce que je n'imaginais pas qu'il puisse en arriver à me tirer dessus et ensuite à tirer sur mon collègue j'ai pris la première j'ai hurlé j'ai pris la deuxième j'ai perdu connaissance j'ai entendu les détonations après je me doutais que c'était sur mon collègue qu'on tirait et après quand je reprends connaissance il n'y a plus personne j'ai le visage complètement tumifié je ne vois que d'un oeil je vois les jambes de mon collègue j'entends ses râles et pour moi pour lui c'est vraiment rapidement quelque chose ils nous ont laissé pour mort ce sont les risques du métier maintenant pas de façon gratuite pour moi on a franchi un cap c'est à dire que maintenant nous sommes des cibles quand les gens s'attaquent à un policier ils s'attaquent aussi avant tout à un homme à une femme et ils ont des vies ils ont des enfants ils ont des familles Eric Xavier Jean-Baptiste Jessica la liste est tellement longue que ça en est dramatique et on se demande quand est-ce que ça va s'arrêter ça s'arrête en fait on a le sentiment que ça ne s'arrête jamais et c'est dur bien évidemment moi j'aime mon métier je suis rentré dans la police par vocation maintenant je vois les choses différemment il y a des craintes mais on n'en parle pas c'est voilà c'est pas tabou mais on évite le sujet parce que voilà pour l'instant la reprise n'est pas envisageable chaque chose dans son temps d'abord se reconstruire
à ce moment là vous pensez que votre mari peut mourir ?
on m'a dit tout de suite que ces jours n'étaient pas en danger on me l'a dit tout de suite mais l'état dans lequel j'ai découvert mon mari il était conscient il me parlait son pronostic vital n'était pas engagé je le savais je pouvais juste être là et le rassurer comme je pouvais prendre sur moi pour dire de ne pas en rajouter c'est de faire ce que je pouvais pour là le porter à vos bras et dire je suis là c'est quelque chose qui chamboule votre vie d'un seul coup on n'est pas préparé on le sait on y pense on se protège en disant ben non ça va pas arriver quand la personne quand mon téléphone a sonné et que la personne m'a prévenu que j'ai vu le prénom de la personne qui m'a prévenu j'ai su immédiatement j'ai su immédiatement vu l'heure que tu étais tout autre mais j'ai su que c'était pas normal en tout cas de recevoir cet appel là par cette personne là à ce moment là aujourd'hui ce que vous voulez nous dire
c'est que c'est de pire en pire
oui
quel est le quotidien des fonctionnaires de police en France et qu'est-ce qui se passe d'après vous et comment on en est arrivé là
il faut il faut que les policiers de France les flics de France tous grades confondus tous services confondus fassent attention à eux parce que la réalité du terrain et du travail de flics tout ce qui se passe aujourd'hui c'est malheureusement la triste réalité et l'uniforme
que porte le flic
ou le brassard que porte le flic est maintenant une domme à abattre c'est le sentiment qu'on peut peut-être avoir même si une bonne partie de la population est fière de sa police ça personne n'en doute depuis le 7 octobre plusieurs flics sont tombés donc ça fait que 7 jours c'est de pire en pire derrière chaque flic il y a un homme une femme un père une mère des familles et quand un tel drame se passe c'est toute une famille qui est chambourée c'est toute une carrière professionnelle qui est chambourée c'est tout un avenir qui est chambouré
est-ce qu'on peut dire que votre mari quand il a décliné son identité de policier
ça a été pire pour lui je ne me prononcerai pas là-dessus je n'étais pas sur place tout à l'heure ils ont décliné leur identité et après il y a eu cet enchaînement de violences des balles tirées des balles tirées comment vous expliquez qu'on en arrive là aujourd'hui cette haine anti-flic en France est-ce qu'on peut l'expliquer déjà est-ce que ça on entend des insultes des menaces des morts des flics sont frappés des flics sont tués des flics sont blessés
c'est pas normal vous soyez ministre de la justice aujourd'hui vous demanderez quoi est-ce qu'il y a une solution aujourd'hui pour stopper cette haine anti-flic
c'est pas à moi de la porter la solution il faut que ces individus soient punis ça c'est une chose il faut que ces individus soient punis lourdement on peut toujours demander plus mais c'est pas le propos
aujourd'hui votre mari est encore à l'hôpital en tout cas hospitalisé il est encore blessé et dans sa tête et dans sa chair il va reprendre du service pas dans l'immédiat
ça va encore être long la rééducation est encore longue pas dans l'immédiat et en tout cas plus en service opérationnel qu'est-ce qui a changé aujourd'hui par rapport à tout ou physiquement il n'aura plus les mêmes capacités qu'avant il aura toujours des douleurs il aura des séquelles physiques il pourra plus jouer en foot avec ses enfants il pourra plus courir alors il est debout on va avancer et on avancera et on va vivre différemment différemment on dit souvent que les drames n'arrivent pas par hasard aujourd'hui vous êtes révolté en colère écœuré je suis en colère la priorité c'est de se concentrer sur l'état de santé de mon mari c'est de rétablir ce que notre famille aille bien toute l'énergie est utilisée pour ma famille et on essaye de ne pas se laisser déborder par des sentiments qui nous feraient devenir aigris parce que c'est pas le but mais il y a de la colère évidemment il y a de la colère
aujourd'hui qu'est-ce que vous avez envie de dire aux dizaines de milliers de policiers qui vont regarder
j'ai envie de leur dire que de faire attention de prendre une fraction de seconde parfois avant de partir que ce soit à la courette comme on dit ou pour un flag ou même pour une simple vérification de prendre une demi-seconde pour se poser pour réfléchir et toujours penser à ces policiers blessés aux copains d'un côté qui est décédé parce que ça va être aussi une façon de les protéger de protéger leurs enfants de protéger leur famille et que ce qui est arrivé à mon mari ce qui est arrivé à Philippe ce qui est arrivé à Eric ce qui est arrivé aux autres c'est la vraie vie ce n'est pas juste des faits d'hiver qu'on voit à la télé ou qu'on regarde deux heures après on passe à autre chose parce que même si c'est terrible on se protège on n'y pense en plus aux envies c'est pas moi qui suis touché c'est la vraie vie en fait donc il faut que les fruits prennent conscience qu'il faut faire attention à eux et que le plus important reste vraiment la famille
Ce type
cette vidéo d'une femme de policier blessé c'est un témoignage touchant donc cette femme assez en colère Guillaume est-ce que c'est fréquent que les familles des policiers soient visées soient attaquées ?
C'est de plus en plus fréquent en fait et ça fait partie des revendications aussi des policiers en fait ils ont l'impression pas seulement eux mais aussi leur famille d'être de plus en plus ciblées d'être de plus en plus scrutées visées que ce soit via des menaces de mort ou alors récemment on peut donner un exemple c'était à Épinay-sur-Seine en avril 2021 des dealers avaient affiché des photos des familles des policiers dans un hall donc là on se dit que ça va quand même très très loin il y avait des photos des enfants des photos de mariage donc cette préoccupation pour la famille est de plus en plus prégnante pour les policiers vous qui nous rejoignez si vous venez d'arriver donc nous suivons en direct le rassemblement des policiers à Paris juste à côté de l'Assemblée Nationale vous êtes nombreux dans le chat d'ailleurs bonjour à Sadoc bonjour à Robert bonjour à Chachacha à Ghost 93 à Mario Touré à Raphaël Grolier à Dexter Joe 93 vous qui nous regardez donc sur la page Youtube de Figaro il y a un commentaire que j'ai relevé tout à l'heure donc le pseudonyme je ne pourrais pas le prononcer c'est G H F J H H H bref qui est relevé une question que j'ai à vous soumettre du coup Guillaume est-ce que les policiers peuvent faire grève il déclare donc grève totale de la police les anti-flics vous supplieront de revenir est-ce que c'est possible pour un policier de faire grève alors il y a une petite nuance ils n'ont pas le droit de faire grève mais ils ont le droit de participer à des manifestations donc une manifestation comme aujourd'hui qui est sporadique qui va durer deux heures donc là il n'y a pas de problème par contre faire grève sur plusieurs jours ils n'ont pas le droit voilà ça c'est conformément au code de la sécurité intérieure il y a un autre petit point c'est que selon leur code de déontologie ils sont tenus au devoir de réserve donc voilà c'est pas le droit de grève mais le droit de manifester on va regarder tout de suite ces images en direct est-ce que vous savez qui c'est Guillaume qui parle on va écouter tout de suite est-ce que ce serait j'avoue que c'est peut-être le rappeur chaotique 747 mais on va écouter tout de suite et on vous précise ça dès qu'on a l'information il parle de violence policière
mais pas d'éducation c'est normal avec une radio comme Skyrock ils n'apprendront jamais le patriotisme et l'amour de la nation la France en sont manie par la gloire ouais je m'appelle Karim j'aime la France et son décor mes prises de position m'ont valu de jolies menaces de mort j'apporte une importance parce qu'ils lèvent aux métaphores ils pourront dire ce que je pense je me tape de leur disque d'or mon pays est malade je prends la température restant loin des caricatures je soignais ses plaies ses fraptures rappeur algérien et fier d'être français à cause de mes pensées il faut que tu sasses ce que Nihaladas Marianne m'a appris le respect la tolérance le vivre ensemble l'amour elle m'a donné la paix gosse de la rue c'est le sida qui a emporté ma mère l'herbe idolâtré Satan dis-moi tu t'attendais à quoi ils ont mangé le cerveau de nos gosses en racontant n'importe quoi je me sers de mon micro comme un porte-voix tiens avec moi au pied du mur fais-moi confiance et porte-moi dessinons un nouveau monde bâtissons à chaque seconde sans que l'espoir subterdivère pour diviser ça pousse à la révolte ça chante la haine sur un air de gratte j'ai le regard vide le coeur ensanglanté je reste pro face à leur haine à l'image de ce policier black j'ai pas envie de plaire ni de rentrer dans le troupeau je pèse chacun de mes mots en défendant mes propos sur le même radeau sur le même bateau une même drapeau j'ai pas envie de plaire ni de rentrer dans le troupeau je pèse chacun de mes mots en défendant mes propos sur le même radeau sur le même bateau drapeau
c'est Chaotique 747
donc de son vrai nom Karine Bouchagour et c'est un rappeur niçois de 38 ans qui est connu pour être pro force de la gloire
il est fou du rap couvertement c'est un rappeur c'est rentré dans des clichés ils vendent de la merde à nos gamins leur faire croire que la vie c'est une grosse voiture les femmes dénudées leur ont fasciné la drogue en train de courir toutes ces générations
ça serait bien
que ces producteurs prennent leurs responsabilités que ces médias prennent leurs responsabilités aujourd'hui on a tout un pays à reconstruire il ne faut pas attendre les prochaines présidentielles pour le construire il faut le reconstruire maintenant dans l'amour et l'unité prenez soin de vous
vous êtes plus
petit poteau soutien total à toute la police et déclare continuez votre combat vos vies sont en jeu la justice doit rendre des comptes aux français un autre commentaire tout à l'heure Mario Touré qui chatte beaucoup d'ailleurs sur notre chaîne Youtube Mario Touré qui déclarait je soutenais les policiers mais ça c'était avant les gilets jaunes on n'a pas oublié non plus Guillaume qu'est-ce qu'on peut dire sur ce mouvement des gilets jaunes justement il y avait eu un rapport d'admesty international qui avait été publié après le conflit des gilets jaunes qui avait fait état de 1800 blessés du côté des forces de l'ordre et de 2500 blessés côté manifestants on se souvient notamment d'images assez violentes il faut bien le dire de manifestants qui avaient pris des tirs de LBD parfois dans le visage etc donc voilà c'était le bilan 1800 blessés côté policiers 2500 côté manifestants merci je continue de vous lire n'hésitez pas à poser toutes vos questions ou à donner vos messages de soutien ou à l'inverse si vous ne soutenez pas les policiers dites-le nous et donnez-nous vos raisons un petit mot encore des syndicats je crois bien qui reprennent la parole on va les écouter
à partir de maintenant à penser à tous vos collègues qui ont été blessés ou tués je vous demande une minute de silence merci on peut applaudir ces 10 000 milliers de blessés chaque année c'est grâce pour que nous puissions vivre en fait merci pour eux nous ne pourrons pas nous séparer sans ce chant dit révolutionnaire qui nous unit tous ici pour ce moment privilégié je vais vous demander d'accueillir une jeune soprano une des plus grandes sopranos françaises qui est venue vous voir et qui va chanter vous l'avez entendu tout à l'heure la marseillaise évidemment vous pourrez chanter avec elle je vous demande d'accueillir une salle d'appréciement pour mademoiselle chloé qui a toute sa place tu as un micro qui marche bien il approche bien est-ce que ça marche pour toi
on a un peu
le micro vas-y je donne le mien alors non la régie me dit quoi le micro marche ou non je te donne mon micro alors c'est pas évident acapella chloé chien vous l'applaudissez s'il vous plaît merci
des policiers
puis à la marseillaise chantée par une chanteuse lyrique en direct on va retourner tout de suite retrouver notre équipe donc Marie-Amélie Baucher et Ronan Lesblaise qui je crois sont encore aux côtés de Christophe Cornevin Marie-Amélie c'est à vous
alors donc j'ai
ce qui m'a marqué
c'est plus que la forme c'est peut-être déjà le fond c'est-à-dire que effectivement on partait sur quelque chose qui était véritablement un débat de société c'est ce qui était affiché au départ et on se rend compte que les policiers restent quand même très en colère et ulcérés par leur propre turpitude de ce qu'ils sont en train de vivre actuellement ils ont cité des exemples très parlants notamment à Tourcoing une ville qui est chère au ministre de l'Intérieur où très récemment il y a une quinzaine de véhicules qui ont été incendiés des policiers qui ont été aspergés d'essence et enflammés et finalement l'auteur de cette agression manifestement aurait eu 12 mois simplement avec sursis alors évidemment quand ces exemples ont été donnés devant la foule ici présente ça a été accueilli acclamé ça a été accueilli par des sifflements de colère c'est à dire qu'on est quand même face à une profession qui est à vif il y a plein d'exemples comme ça qui ont été donnés ce que je remarque aussi c'est que les policiers restent encore très très remontés contre le police bashing ils n'ont quand même pas oublié le mot d'ordre de rassemblement c'est retravailler sur la chaîne pénale et avec des mots très très forts notamment il y a Fabien Vanemelrich qui est un des grands porte-parole de secrétaire général d'alliance et un des principaux représentants des gardiens et gradés qui dit soyons clairs c'est le problème de la police c'est la justice c'est elle qui doit rendre des comptes et le citoyen doit savoir comment la justice travaille et qu'est-ce qu'on doit faire pour essayer de l'améliorer et là il est acclamé c'est-à-dire que la police est quand même intimement convaincue que la justice est défaillante même si on essaye de ménager un peu cet outil judiciaire il est quand même pointé du doigt et d'ailleurs le garde des Sceaux lui-même a été mis en cause à plusieurs reprises pendant les discours en fait les policiers sont vraiment encore en plein désarroi et il y a une phrase qui pourrait résumer un peu cette séquence c'est qu'ils disent généralement ce sont les français qui font le 17 pour nous aider et là c'est la police qui fait le 17 pour demander à la représentation citoyenne de venir à nos côtés et écouter nos sollicitations écouter nos requêtes et venir nous épauler dans un combat qu'ils ne peuvent pas mener tout seuls contre la délinquance parce que c'est vraiment l'affaire de tous et je crois que là le fait qu'il y a plus de 30 000 personnes prouvent qu'il y avait une communion autour de ce mouvement
c'est un chiffre
absolument énorme il faut remonter à octobre 2019 telle participation et encore en octobre 2019 qui était un record déjà il y avait eu 27 000 personnes qui battaient le pavé là on est à plus de 30 000 ce qui veut dire qu'en fait on est à un niveau d'insatisfaction de colère et peut-être pour l'instant d'éruption dans la profession jamais atteint donc il va falloir absolument que le ministre de l'intérieur notamment qui est en train d'achever le beau veau de la sécurité trouve je dirais la bonne martingale pour essayer de désamorcer la grenade dégoupillée qu'il a actuellement dans la poche
merci Marie-Amélie
Baucher et merci à Renan Lesbès qui filme ces images encore beaucoup de monde dans le chat notamment sur Youtube bonjour à Nicole Foraceto qui déclame son soutien total aux policiers leurs revendications sont légitimes les moyens dont ils sont dotés sont à l'évidence totalement insuffisants pour leur protection physique et psychique et Sophie Bouteau également dont je vois apparaître le nom pour la première fois dans le chat qui elle aussi déclame son soutien aux forces de l'ordre il y a une question tout à l'heure que j'ai relevé que j'ai noté pour vous Guillaume Point peut-être le pseudonyme c'était Trouver le nom qui déclarait qu'un policier national touche 1500 euros et ce montant augmente toute sa carrière est-ce qu'on a des informations un peu pratiques sur le salaire des policiers les conditions matérielles des policiers et le salaire c'est aussi un sujet c'était pas central aujourd'hui dans leurs revendications mais c'est un problème par exemple un adjoint de sécurité qui débute en Ile-de-France je suis allé voir c'est autour de 1300 euros un gardien de la paix qui débute c'est 1700 euros et d'ailleurs les adjoints de sécurité beaucoup expliquent que parfois ils doivent dormir dans leur voiture donc c'est quand même assez incroyable un adjoint de sécurité qui débarque en Ile-de-France avec 1300 euros c'est vrai qu'on ne peut pas faire grand chose et d'ailleurs dans un livre c'est Linda Kebab qui est au syndicat unité SGP elle explique quand elle est arrivée en Ile-de-France elle a dormi dans sa voiture pendant 6 mois parce qu'elle ne pouvait pas se loger avec le salaire parce que voilà c'est ça avec 1300 euros c'est compliqué donc à part être en colocation ou être dans un logement social c'est très difficile donc voilà il y a aussi ce sujet là et est-ce qu'on sait si c'est une profession qui attire les jeunes alors ça c'est difficile à savoir franchement je ne saurais pas vous dire je ne saurais pas vous dire si c'est une profession qui attire toujours en tout cas la notion de dangerosité et les agressions à répétition on peut imaginer que ça en décourage plus d'un notamment parfois des jeunes qui arrivent de province et qui sont on va dire propulsés dans des quartiers un peu difficiles voilà ce n'est pas évident il faut quand même avoir une résistance psychologique qui est assez importante après sur le nombre de jeunes qui présentent le concours là je ne saurais pas vous dire ce rassemblement donc qui manifestait la colère donc des policiers je voulais savoir avec vous Guillaume est-ce que les violences envers les policiers sont vraiment en hausse ou pas est-ce que vous avez récolté des statistiques sur ce thème alors il y a un article justement du Figaro sur ce sujet qui est paru alors les policiers blessés le nombre a été multiplié par deux en 15 ans c'était un rapport de la police nationale donc il y a eu 3800 policiers blessés en 2004 il y en a eu 7400 en 2019 donc ça a quasiment doublé et bon c'est vrai quand on suit l'actualité au quotidien voilà de près il n'y a pas un jour où il n'y a pas des policiers attaqués ou caillassés les tirs de mortier c'est vraiment vraiment quelque chose de voilà malheureusement qui est devenu presque banal et quotidien sans parler les cas les plus graves on l'a vu dernièrement voilà des assassinats des meurtres on peut peut-être d'ailleurs revenir sur tous ces policiers assassinés ces dernières années vous l'aviez évoqué tout à l'heure mais si vous nous rejoignez Guillaume vous pouvez peut-être revenir il y a des visages qui sont malheureusement connus du grand public maintenant il y avait eu Ahmed Merabé et Clarissa Jean-Philippe donc ça c'était en janvier 2015 c'était au moment des attentats de Charlie il y avait eu le couple donc Jean-Baptiste Salvin et Jessica Snedder qui avaient été assassinés à Magnanville en 2016 donc sous les yeux de leurs petits garçons il y avait Xavier Jugelet donc là c'était en avril 2017 sur les Champs-Elysées c'était juste avant la présidentielle il y avait eu le fameux attentat de la préfecture de police de Paris en octobre 2019 et puis donc récemment à Rambouillet donc voilà Stéphanie Montfermé pour les cas les plus connus et sans évoquer ça c'était plus il y a des attentats sans évoquer voilà les policiers qui sont parfois violemment attaqués comme ça avait été le cas à Virichatillon en 2016 où deux policiers avaient été gravement brûlés dans leur voiture voilà Sotifo Jipoto rebondit sur ce que vous avez dit donc sur le salaire des policiers dans le chat de Youtube et déclare les mieux payés de notre pays de notre pays pardon j'articule sont les non-essentiels et les essentiels comme les policiers sont sous-payés à quand le monde à l'endroit je continue de vous lire dans le chat n'hésitez pas à poser vos questions j'en ai relevé une également tout à l'heure de Team24 qu'elles sont qui nous demandaient quelles sont les personnalités politiques présentes et allons-nous les voir alors effectivement alors nos caméras sur place notre reporter n'a pas pu filmer de politiques présentes mais il y en avait beaucoup beaucoup de journalistes ont relevé on va dire tous les noms de ces politiques présentes dans cette manifestation donc apparemment il y avait donc bien Gérald Darmanin il y avait également beaucoup de parlementaires républicains de LR donc le patron des sénateurs Bruno Retailleau Damien Abad également a été repéré la vice-présidente de l'Assemblée Annie Genevard ou encore le député Éric Ciotti donc ça ce sont les journalistes de l'AFP présents sur place qui ont constaté toutes ces personnalités il y a également le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez qui a été vu tout comme le candidat à la présidentielle Xavier Bertrand Jordan Bardella également voilà pour le tour donc là c'est le tour à droite mais il y avait également des personnalités de gauche qui ont annoncé qu'elles seraient là oui il y en avait quelques-uns il y avait Yannick Jadot d'Europe Écologie Les Verts qui était là il me semble qu'il y avait aussi Olivier à vérifier mais il me semble qu'il y avait aussi Olivier Faure en fait finalement il y a juste le mouvement La France Insoumise qui n'a pas souhaité participer à ce rassemblement mais sinon tous les courants tous les courants étaient présents finalement je continue de vous lire dans le chat vous êtes nombreux sur Youtube Char, Stéphane Goblet Catherine Lecomte qui nous suit depuis le début je vais faire un tour également sur le figaro.fr pour voir si vous avez des questions pour Guillaume Point bougez pas à Chris Cross qui nous déclare dans le chat donc Chris Cross qui est un individu enfin un individu un internaute très fidèle à Figaro Live qui nous déclare qu'il a vu Laurent Wauquiez aussi également oui ça a été précisé par d'autres journalistes qui l'ont aperçu Le Roux Tues Sous revient sur le verdict on va dire des attaquants à Viry-Châtillon des policiers à Viry-Châtillon est-ce qu'on peut revenir sur cette condamnation qui a été prononcée à l'encontre de ces agresseurs ?
Finalement c'est un peu à mettre en relief avec ce qui a été dit dans les discours sur la réponse pénale c'est-à-dire ce verdict de Viry-Châtillon il y a eu plusieurs suspects qui ont été acquittés etc il y avait eu un premier procès et là en appel les peines ont été moins lourdes donc c'est vraiment un verdict qui a été très mal accueilli par les policiers je me souviens je me souviens que l'avocat des policiers Thibaut de Montbriel avait même parlé de naufrage judiciaire donc dans cette dans cette espèce de cocotte minute qui monte depuis des années et qui a fait un peu déborder le vase oui ce verdict de Viry-Châtillon a joué aussi on rappelle que deux policiers avaient été gravement brûlés après avoir été attaqués après avoir été attaqués dans leur véhicule en tout cas Viry-Châtillon c'était en 2016 Si vous nous rejoignez nous sommes toujours en direct pour le rassemblement des policiers à l'Assemblée nationale les images de l'AFP viennent de se couper derrière nous le rassemblement de toute façon est en train de se terminer on a vu des manifestants se disperser on a vu beaucoup beaucoup de monde beaucoup de parapluie il y a eu une alternance de pluie et de beau temps est-ce qu'on retrouve notre équipe une dernière fois sur le terrain ?
Alors dès qu'il y a le roux tu es sous justement je vous suis encore sur la page sur la home page du Figaro le roux tu es sous qui rebondit à ce que vous aviez dit sur Viry-Châtillon en déclarant le problème n'est pas le verdict de Viry-Châtillon mais la réaction en retour donc on revient encore on refait une boucle évidemment sur cette réponse pénale c'est vrai que la réponse pénale c'était un peu le fil rouge toute la journée il y a eu quand même des charges dans les discours assez violentes contre la justice les policiers se plaignent de peines qui ne sont pas assez lourdes parfois des peines avec sursis il y a plusieurs exemples qui ont été donnés mais en tout cas vraiment il faut retenir quelque chose de cette journée c'est quand même cet antagonisme qui se dessine et qu'on connaissait déjà mais là qui a été vraiment très clairement exprimé entre l'antagonisme entre la police et la justice et l'absence de réponse pénale en tout cas ressentie par les policiers Merci Merci de nous avoir suivis on va se quitter sur ces mots de Guillaume Point alors que la manifestation est en train de se disperser à nouveau sous la pluie à Paris j'espère que nous avons répondu à toutes vos questions n'hésitez pas à revenir sur nos chats nous sommes en direct très régulièrement sur notre page Youtube mais aussi sur la homepage du Figaro merci Guillaume d'avoir commenté ce live avec nous à bientôt pour un prochain sujet et on pourra vous relire donc sur le figaro.fr ou dans le Figaro pour des articles fédives justice sécurité à très vite
merci d'avoir regardé ?