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interview28 minutes - ARTE· 14 novembre 2025 46 min

Justice restaurative, réforme des retraites, Sarkozy sorti de prison : Le Club | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir et bienvenue. Je suis ravi de vous accueillir pour ce nouveau numéro du club de 20 minutes avec ce soir encore une sélection de clubistes de haut vol. nos plus fines gâchettes de lactu journalistes historiens, philosophes et dessinatrices qui vont s'emparer dans un instant l'actualité de la semaine.

Au menu ce soir, la suspension de la réforme des retraites voté cette semaine par l'Assemblée en première lecture. Une concession majeure accordée par le gouvernement aux socialistes pour prix de la stabilité politique. Ce que chacun doit comprendre, c'est que c'est une victoire d'étape.

Ce débat-là ne disparaîtra plus de nos écrans. Il sera un des débats majeurs de l'élection présidentielle de 2027. Et depuis 30 ans d'ailleurs, les retraites sont au menu de chaque campagne présidentiel.

Alors pourquoi aucun gouvernement ne parvient-il à résoudre ce dossier ? Et puis la France peut-elle avoir raison seule contre tous ses voisins européens confrontés au même vieillissement démographique et qui ont repoussé l'âge du départ en retraite à 65, 66 ou 67 ans, on en débattra. Puis notre invité de la semaine nous entraînera dans les entrailles bouillonnantes de la terre.

Le géologue Arnaud Guérin nous racontera la fascinante histoire de l'exploration des volcans, de la destruction de Pompay au blocage du trafic aérien par l'éruption d'un volcan islandais au nom imprononçable. Et en fin d'émission, nous retrouverons l'histoire de la semaine de Frédéric Pomier ce soir. L'histoire d'une randonnée dans les Alpes qui tourne mal à cause de ces fich réseaux sociaux.

Voilà donc le programme du club de 21 minutes. C'est parti. Bonsoir Natcha Triou.

Bonsoir. Ça va ? Ça va.

Vous avez l'air de bonne humeur moi aussi. Bienvenue. Bienvenue à vous Frédérica, merci.

Bonsoir aussi. Vous allez l'ur de humeur bien sûr. Et voici nos invités de ce soir.

Bonsoir Jean-Lou Bonamir, ravi de vous accueillir. Bonsoir. Euh je rappelle que vous êtes essayé, docteur en philosophie, spécialiste de géopolitique et que votre dernier ouvrage l'Occident des boussolés est paru aux éditions de l'Observatoire.

À vos côtés Catherine Tricot. Bonsoir Catherine. Bienvenue à vous directrice de la revueir regard.

Donc voici la une du dernier numéro et puis Pascal Blanchard. C'est ça. On m'a beaucoup parlé de vous.

Vous êtes toujours historien ? toujours et vous avez encore écrit un livre. Quelle surprise coécrit exactement vous me rassurez avec Benjamin Stora doiton s'excuser de la colonisation aux éditions des clés de brouer ?

Bienvenue à vous aussi bien sûr Pascal et au pupitre notre ami Louison dessinatrice. Salut Louison. Salut Renault.

Ça va ? Tout va bien en forme ? Je vois que vous avez vos crayons de couleur.

Tout est en place. On va donc pouvoir y aller et puis je rappelle surtout le titre de votre dernier album BD un peu cochon bien sûr puisqu'il s'agit de Porculus le titre. Non non, c'est une BD pour enfants qui vient de paraître aux éditions rue de Sèvre.

Tout de suite Frédéric, la première actualité cette semaine alors que nous avons commémoré le 10e anniversaire des attentats du 13 novembre, voilà que le parquet national antiterroriste se penche sur la justice restaurative. Et ce serait d'ailleurs une première en France, un dialogue entre victime de terrorisme et condamné sous l'égide de la justice. Le parquet national antiterroriste a effectivement ouvert cette possibilité il y a quelques jours.

C'est ce qu'on appelle la justice restaurative. C'est un concept importé des États-Unis mais qui existe dans le droit français depuis maintenant une dizaine d'années. Elle permet, selon ses partisans, d'aider les victimes à se reconstruire. démarche volontaire bien sûr, mais aussi de responsabiliser les auteurs de crimes ou d'élit pour aider à leur réinsertion.

Chaque année en France, déjà aujourd'hui, ce sont environ 200 cas de de justice restaurative qui sont mis sur pied. Ça concerne d'abord des affaires de vol et de violence. Or, Salabdlam, le seul survivant des commandau terroristes du 13 novembre, souhaite rencontrer des victimes selon son avocate 10 ans après les attentats pour vous Catherine Tricot, ça peut faire sens ou c'est choquant ?

Non, ça fait sens à mon avis. De toute façon, il rencontrera que les victimes qui accepteront de le rencontrer. Il y a aucune obligation.

Je pense que ça fait sens au sens où justement certaines d'entre elles sont venues euh témoigner parce qu'elles avaient besoin de s'exprimer et même de rencontrer cet homme qui était là en l'occurrence dans un tribunal. Donc elles vont procès. Donc là, elles vont pouvoir lui parler.

Donc je trouve intéressant pour les victimes qui le souhaiteraient de pouvoir avoir cette cet échange. Faire comprendre à desam ce qui s'est passé, faire comprendre que à travers elle, c'est beaucoup plus même que elle qu' l'a affecté, c'est leur leurs amis, leur famille, la nation et puis et puis lui peut-être aussi le faire. C'est je pense que c'est la promesse de la République que de faire avancer de ne pas considérer qu'il y a d'homme qui n'est plus d'avenir.

Alors il y a pas une seule oubliation en fait. Il y en a une autre Jean Bonami, c'est que selon le Parquet national antithéoriste, il doit renoncer à la radicalité. Salabe d'Islam.

C'est un prérequis, c'est un préalable qui est pesé par le PNAT. A priori un certain nombre de de voix se font entendre pour dire que rien ne montre qu'il est aujourd'hui et on l'a vu d'ailleurs pendant ces 6 mois de procès qu'il est renoncé à cette radicalité. En effet, je pense qu'avec justement cette histoire dite de justice comment restaurative restaurative ben on age en plein délire, on a perdu tout bon sens et on assiste à un nouvel épisode du suicide français encore un de plus.

Donc je pense que le problème par parce que ça s'applique au terrorisme, c'est ce que je voulais dire. C'est pas la justice en général, mais parce que ça s'applique au terrorisme et que encore une fois euh vous savez par exemple aux États-Unis, on l'a vu dans le cadre du 11 septembre, les terroristes sont soumis à des conditions infiniment de détention infiniment plus stricte, infiniment plus dur avec un isolement complet et que là en fait Salah Abdel Salam a bien montré par ses nombreuses déclarations répétées, par les contacts qu'il a eu avec le monde extérieur, il a bien montré qu'il n'avait absolument pas renoncé à la radicalité. Alors, qu'en disent les les victimes, les associations de victimes du 13 novembre, je vous propose d'écouter Arthur Des nouveau, président du collectif Life for Paris.

Lui, il est assez dubitatif. Oui, je pense qu'il peut y avoir quelque chose pour certaines victimes qui en attendent quelque chose. Pourquoi est-ce que Salab d'Eslam veut faire ça ?

Honnêtement, je sais pas répondre. Ce que je sais, c'est que pour que ça puisse fonctionner, il faut quand même qu'il soit moins retranché dans une idéologie. Et je sais pas si c'est le cas, sinon c'est une victime qui parle à une idéologie et ça ne marche pas.

D'autant Pascal Blanchard que dans la cellule de saab d'Eslam a été retrouvé une clé USB avec du contenu euh djihadiste tout récemment. Il a été placé en garde à vue il y a 10 jours. Ça fait aussi partie des questions qui qui se posent.

C'est pas le meilleur cas pour arriver à se poser la question de la justice réparative ou de la médiation réparatrice. J'ai appris d'ailleurs pour préparer cette émission qu'il y avait des nuances qui existient en fonction du droit. Oui.

C'est dans la justice dans un cas vous rencontrez l'auteur des faits dont vous êtes victime. Dans l'autre cas vous rencontrez des auteurs de fait similaires dans d'autres dossiers. Et on voit bien que c'est déjà très différent.

Moi, j'ai découvert aussi qu'en Espagne, aux États-Unis, on en parlait, en Belgique, en fonction des pays, la pratique est pas forcément la même. Et en France, elle est très balbuciante et on la connaît très mal. Non, là, c'est pas le bon exemple.

On a quand même un grand doute qu'il ait décidé de poser les armes, qui est idéologiquement parlant, il se rentré dans une grande neutralité, que soit devenu un républicain universaliste et qu'il a envie d'aider les gens à se reconstruire. On a le doute. Par contre, ce que j'ai appris aussi, c'est que dans la reconstruction des victimes, c'était souvent pour certains pour certaines victimes un passage obligatoire ou du moins une véritable demande pour sortir d'un trauma.

Et donc, c'est pas à nous de juger, je pense, et c'est à nous être à l'écoute de certaines victimes qui auraient besoin de ce cheminement là pour se reconstruire. Donc je suis très à l'écoute dessus sans avoir un point de vue idéologique. Je dis écoutons d'abord ceux qui sont les premières concernées les victimes.

Écoutons leur demande et on a vu puisque certaines demandent ce père qui a perdu sa fille au Bataclan dit que pour lui ça pourrait être important de rencontrer Salam. Donc je me mets pas c'est aussi une prise de risque évidemment mais bien sûr que c'est une prise de risque Rena ce que je veux dire c'est qu'on on se rend bien compte que la question elle se pose d'abord pour l'intérêt de qui ? Des victimes.

Ça va pas changer la justice. Il y aura pas de libération anticipée pour ceux qui ont été condamnés. C'est vrai que ça peut poser question avec un terroriste de pouvoir dialoguer, mais à partir du moment où vous êtes une victime et que dans votre parcours de reconstruction, vous le demandez, est-ce qu'on a pas être nous à l'écoute justement de ces cheminements qui permettent aux gens de se reconstruire ?

Un dessin de Louison, la justice resterative-tive mais prendre le temps aussi de laisser le temps au temp mais de soigner les conjonctivites et les autres petites blessures de tout ça. Merci Louison. Frédéric, votre duel de la semaine, il oppose la nouvelle première ministre japonaise au leader chinois.

Oui, à ma gauche, Renault Siij Jing Ping, 72 ans, le tout-puissant président chinois. À ma droite, Sane Takaishi, 64 ans. Elle est depuis 3 semaines la première ministre japonaise et la voici déjà dans le viseur de Pékin.

Un consul chinois appelle à lui couper le coup, tout simplement tandis qu'un éditorialiste chinois la qualifie de sorcière maléfique. Et cet après-midi, Pékin a même annoncé convoquer l'ambassadeur japonais pour s'expliquer. Alors, d'où vient cette poussée de tension ?

Bien, elle est partie d'une petite phrase lâchée la semaine dernière par la première ministre japonaise interrogée sur sa réaction si jamais Pékin décidait d'envahir Taïwan, elle a répondu ceci. Une menace existentielle pour le Japon. Alors ces mots sont très importants.

Pourquoi ? Parce que la constitution japonaise qui est fondée sur le pacifisme interdit toute aventure militaire à l'étranger de la part du Japon, sauf sauf en cas de menace existentielle. C'est pour ça qu'elle emploie ces mots.

Autrement dit, Sanaetakaishi est en train de dire qu'en cas d'invasion de Taïwan, oui, elle pourrait mobiliser des troupes japonaises pour défendre l'île. D'où ces réactions éruptives en Chine. Pas seulement les insultes venus de la presse contrôlée par le gouvernement, mais aussi un rappel à l'ordre très ferme de la part du ministère chinois des affaires étrangères. 日本首相高式早苗,日前在國會公然發表設台路挑釁言論,暗示武力介入台海的可能性,粗暴涉中國內政,挑戰中方的核心利益,侵犯中國主權 une atteinte à la souveraineté chinoise avertit ce porte-parole puisque Pékin considère que Taïwan c'est la Chine et qu'il s'agit donc d'une affaire intérieure.

Comment comprendre cette passe d'arme ? D'abord, il y a une forme d'inexpérience. La première ministre vient d'arriver, elle a reconnu qu'elle avait parlé un peu vite, même si sur le fond, c'est ce qu'elle pense.

He c'est une nationaliste assumée, partisane de la manière forte. Pékin la voit en fait comme la continuation du Japon impérialiste, guerrier de la première matière du du 20e siècle. Bref, comme une adversaire résolu et puis si la première ministre japonaise hausse le ton sur Taïwan, c'est aussi pour compenser les ambiguités, les hésitations de Donald Trump. sur ce dossier, il est assez ambigu.

Il ne s'exprime pas vraiment sur ce que feraient les États-Unis en cas d'invasion chinoise de de Taiïwan. En fait, les Taiïwanais craignent que tout simplement Donald Trump les oublie sur l'hôtel d'un deal, d'un accord plus global entre Washington et Pékin, par exemple, sur les droits de douane ou sur les les technologies. Jean-Lou, Bonami, cette question de Taïwan, c'est vrai qu'elle est passée complètement au second plan par rapport à la guerre en Ukraine, par rapport au conflit au proche-Orient, on le comprend.

Mais est-ce qu'il ne faut pas quand même surveiller ce qui se passe, ce foyer de tension très vivace ? Ah bah cette question est absolument euh fondamentale. Elle est déjà fondamentale pour le gouvernement chinois qui considère que c'est un euh une partie de son territoire en fait et que sa souveraineté s'applique sur Taiwan.

C'est d'ailleurs bien pour ça que le gouvernement chinois parle à propos de Taïwan en fait d'affaires intérieures et d'ingérence dans ses affaires intérieures. Donc évidemment que cette question est absolument centrale et simplement je repense au livre de Samuel Huntington sur le choc des civilisations et je pense que c'est un peu l'erreur de Huntington qu'on nous a beaucoup vendu le choc des civilisations. D'ailleurs, Huntington lui-même prédisait à tort, on le voit aujourd'hui, une alliance asiatique entre la Chine et le Japon contre l'Occident.

Et en fait, on voit que les vieux antagonismes historiques, euh la haine entre chinois et Japonais ou entre Cambodgien et thaïlandais, voilà, les haines ethniques en Afrique sont beaucoup plus fortes en fait qu'un choc global des civilisations. Pascal Blanchard, comment vous expliquez justement la position de Donald Trump en retrait sur partie d'échec Monsieur, toute la stratégie de l'armée américaine, c'est de préparer ce qui est l'intervention qu'il y aura dans la zone pacifique face à la Chine. Toute la logique de la politique européenne, du retrait des troupe progressive et du moins de la réflexion sur européens gérer cette affaire, nous on a autre chose à faire.

C'est une partie d'échec. Trump dévoile pas pour l'instant ces pièces, mais vous avez vu ce qui s'est a été déclaré la semaine dernière au niveau de l'ensemble des forces américaines militaires. On se prépare au conflit.

On se prépare à être capable de répondre à la Chine et Taiwan est une des pièces du jeu. Est-ce que Taiwan sera la pièce qui va faire basculer la partie ou va être un des éléments du jeu ? En tout cas, bien sûr qu'il va se passer quelque chose pour les Chinois.

C'est l'objectif nationaliste. Pour les Japonais, c'est tout à fait une prise de risque. Et pour les Américains, c'est une pierre angulaire, y compris d'ailleurs technologique, ne l'oublions pas, parce que le jour où Taiwan ferme les portes, bah tous vos appareils électroniques, vos télévisions, vos voitures, il y en a plus.

Donc c'est un un projet qui aujourd'hui est complexe en terme de géostratégie et de diplomatie. Merci Pascal. Un des sein de Louison.

Alors cette nouvelle première première ministre japonaise inquiète partout y compris dans les océans autour où la chasse à la baleine. Merci Louison. C'est maintenant l'heure de la une internationale.

C'était hier à la une du quotidien algérien le soir d'Algérie. Teboun grassit sans salle. Le président Teboun a fini par relâcher l'écrivain franco-algérien Bolem sans sal détenu depuis près d'un an pour un prétendu crime d'atteinte à l'unité national.

C'est la médiation de l'Allemagne qui a permis la libération du romancier âgé de 81 ans, malade désormais soigné à Berlin. Alors pourquoi Emmanuel Macron a-t-il dû en passer par son homologue allemand ? Qu'est-ce que cette intervention Jean-Lou Bonami dit de l'état des relations franco-lgériennes ?

Bah, elle nous dit deux choses. C'est-à-dire que déjà le l'Algérie avait décidé de relâcher Boem sans sal pour rentrer dans une logique cette fois d'une page d'apaisement avec la France, reprendre la coopération dans le domaine du renseignement mais en même temps ne v ne voulait pas donner l'impression de perdre la face vis-à-vis de la France, vis-àvis de l'ancienne puissance coloniale. Donc, il fallait trouver une solution et cette solution ça a été justement la médiation allemande.

Et le deuxième point également, c'est qu'on voit bah que la France, la diplomatie française a été inefficace. En un an, elle n'a pas pu obtenir ce que la médiation allemande a obtenu en quelques semaines. Et surtout, c'est que la France s'efface.

Elle s'efface, y compris en Algérie alors que l'Allemagne progresse. Par exemple, aujourd'hui l'Allemagne est le troisème fournisseur d'armes de l'Algérie derrière la Chine et la Russie. et également dans le domaine du gaz, comme l'Allemagne était très dépendante du gaz russe et que c'est un problème depuis la guerre en Ukraine, et bien euh justement l'Allemagne cherche à se rapprocher de l'Algérie.

Donc on voit une Allemagne qui progresse en Algérie euh mais en contrepartie d'un effacement et d'un recul de l'influence française. Il faut rappeler bien sûr Pascal Monchard qu'il y a un autre français, le journaliste sportif Christophe Glaz qui est toujours détenu qui est toujours oage en fait du régime algérien. Tout à fait.

Qui a été condamné parce qu'il a interrogé, il aurait osé interroger des opposants politiques notamment en Kabili. un journaliste qui est dans un cadre d'un reportage d'ailleurs sportif sur l'histoire du football. D'ailleurs, ce qui est assez intéressant, c'est qu'on on l'accuse de l'avoir rencontré un responsable sportif qui est aussi un responsable d'opposition politique où la mobilisation d'ailleurs on peut le dire a été moins forte que pourcental mais c'est aujourd'hui à nous d'agir dessus.

On voit quand même que ça marche sur les Algériens de Est-ce que la libération de sensale est un bon signe dans dans dans cette direction là justement pour la libération pas lâcher. Ça prouve qu'il faut toujours rappeler aux dictatures et au régime fort que le fait de mettre des intellectuels ou des journalistes en prison ce n'est jamais bénéfique et que qu'il faut trouver des solutions. Alors peut-être que la diplomatie française a eu des dératés dans cette affaire.

Je veux bien l'entendre. Faut dire que notre ministre de l'intérieur Rotailleux n'a pas non plus aidé à un moment à la solution. Et puis de toute façon, comme toujours dans ce genre de deal, il faut trouver la meilleure porte de sortie pour que chacun puisse sortir la tête haute.

Et je trouve qu'au final, vu l'enjeu qu'il y avait autour de Sans salle, vu la symbolique nationaliste que ça représente en Algérie, vu les débats polémiques en France, c'est très bien que presque un an quand même après son arrestation, il a pu être libéré. Oui. D'ailleurs, la diplomatie française Catherine Tricot a parlé de l'Allemagne comme médiateur dans le dossier avec Bolem Sansal.

Effectivement, c'est un pays qui n'avait pas tout le passif historique vis-à-vis de de l'Algérie. Selon vous, ça marque peut-être l'esquise d'un début de diplomatie européenne où les pays se rendent, j'allais dire, des des services entre eux quand ils sont plus efficaces que leurs voisins ? C'est pas la première fois.

Donc moi, je enfin ça je trouve ça je partage totalement ce qui vient d'être dit à ce sujet. Ce que je pense, c'est que on ne peut pas penser les relations avec l'Algérie que en terme de passif. C'estàd qu'il y a eu la guerre d'Algérie, il faut arriver à la dépasser et se souvenir que presque un/art des Français ont des relations avec l'Algérie par un mariage mixte, par le fait qu'ils aient vécu en Algérie, qu'il soit pied noir, qu'il soit pied rouge.

Moi, je suis d'une famille de pieds rouges. Donc on a vécu, on a des relations avec l'Algérie. Donc ça n'est pas ce n'est pas qu'une faiblesse, c'est aussi une force pour pouvoir avoir des relations qu'il doivent être plus grandes, plus fortes, plus intimes et plus complexes avec l'Algérie.

Un dessin de Louison. Alors pour cette année, le concours c'est un peu raté mais il y a mieux que le concours, il y a la liberté. Merci.

Euh Louison Frédéric, l'autre actualité de la semaine euh c'est l'assemblée qui euh enclenche en France donc la marche arrière sur la réforme des retraites à rebour hein de la plupart de nos voisins européens. Et malgré d'ailleurs la suspension de cette réforme, on est on est loin d'avoir fini d'entendre parler de ce sujet des retraites. Vous l'avez vu, il s'impose déjà comme l'un des grands thèmes de la prochaine campagne présidentielle.

La France insoumise promet de revenir aux 62 ans dès 2027 et 60 ans à terme. Gabriel Atal, l'ancien premier ministre, estime lui qu'il faudra engager une nouvelle réforme des retraites. Ce que vient de faire l'Assemblée nationale, c'est tout simplement retirer un morceau de scotch sur un système des retraites qui prend l'eau de toute parts.

La réalité c'est que ce système des retraites qu'on a en France, il a été construit à une époque où la natalité explosait, où la population active augmentait et il y avait beaucoup moins de personnes à protéger et beaucoup moins de retraités à qui verserai une pension. Alors avec cette suspension de la réforme, Sébastien Lecnu a gagné du temps à l'évidence. Il a évité une censure, le premier ministre, mais les finances publiques restent en mauvais état, bien plus que dans les autres pays européens. et les retraites en France sont l'un des premiers postes de défense de dépenses publiques.

Là aussi davantage que chez les pays voisins. Jean-Lou Bonami, avec cette suspension, le gouvernement a reculé pour mieux sauter. Oui, tout à fait, il a reculé.

Donc on recule là, on recule justement à 62 mais pour à terme de toute façon sauter comme nos voisins européens à 67 ou 68 ans parce que ça sera quelque chose d'inéluctable du fait de la démographie et de l'évolution démographique. Et justement, plus nous mettons de temps, plus nous reculons face à cette à ces réformes douloureuses mais en fait inéluctable, et bien plus il faudra après aller loin dans la réforme pour justement compenser les années perdues et les dettes accumulées. Catherine Tricot, cette impérative démocratique.

Pour la première fois depuis 80 ans en France en 2025 he depuis la libération, le solde naturel de la population va être négatif. Il va y avoir plus de décès à la fin de l'année 2025 que de naissance. Oui, enfin la réforme des enfin le pardon le paiement des retraites et le paiement de la protection sociale ne relève pas simplement de ce calcul démographique.

C'est c'est un système par répartition, faut le rappeler. C'est pour ça ? Oui, tout à fait.

Mais je veux dire, il y a ça dépend aussi combien on décide du attribuer. C'est-à-dire que aujourd'hui, il y a une part de nos cotisations et si vous interrogez les salariés, ce qui a été fait à de nombreuses reprises par des sondages, quelle part vous vous êtes prêt à consader pour payer les retraites ? les salariés préfèrent payer 1 % de plus plutôt que de voir l'âge de départ à la retraite augmenter 2 ans.

Donc la question qui va être posée lors de l'élection présidentielle, c'est bien sûr la question de combien on attribue pour la protection sociale, mais d'une façon plus large, comment on considère que où se trouve la force et la dynamique de notre pays. Et voilà. Est-ce que moi je crois que la dynamique ne peut pas être contre les salariés, on peut pas imposer une réforme et je crois qu'au contraire les former, les soigner et leur permettre de vivre bien.

C'est ça le socle de notre force et de notre attractivité. Pascal Blanchard, dans ce débat, on entend de plus en plus parler de capitalisation. C'était un mot tabou.

C'est un tabou qui est en train de tomber. Oui, il est en train de tomber dans le sens où il a quand il a démarré, il il donnait le sentiment vraiment de venir d'Amérique et d'être un système tout à fait antidomique avec le système français. En fait, toutes ces questionsl d'ailleurs, je vous le rappelle, étaient relativement tabou relativement.

On dit qu'on en parle depuis 30 ou 40 ans, mais en fin de compte les gens ont vraiment commencé à comprendre le débat sur la traite depuis 2 3 ans. Il faut expliquer capitalisation, c'est vous mettez de côté vous propres sous pour financez votre retraite alors que répartition vous financez la retraite de ceux qui sont actuellement en train d' et je pense justement que ce débat est en train d'induire exactement ce que vous êtes en train de dire c'est qu'il va peut-être falloir pour ceux qui travaillent cotiser un peu plus quelle que soit la manière dont vous cotisez ce qui existe, on en parlait tout à l'heure en Suisse et dans beaucoup de pays européens il va falloir aussi peut-être avoir une réflexion et pour la première fois on a eu ce débat sur le niveau des retraites de certaines personnes ben deuxième manière vou dire baisser le niveau des pensions pour les retraiter entre guillemets les plus favoris élevé peut tellement en terme de cotisation aussi. Troisièmement, peut-être réfléchir aussi sur l'âge parce que de toute façon, il y aura un débat sur l'âge et quatrièmement réfléchir à la manière dont nous répartissons la question sociale dans ce pays.

De toute façon, ce qui n'a pas eu lieu dans les cinq dernières présidentielles en terme de vrais débats de fond va avoir lieu en 2027. Et c'est un débat de fond parce que ça induit ceux qui travaillent, ça induit ceux qui sont en retraite et ça induit l'intergénérationnel dans la manière dont on pense notre société de demain. Heureusement que c'est un débat présidentiel et que c'est pas une loi qui passe avec force au Parlement.

C'est un débat de société. Ça concerne au premiers chefs d'ailleurs les générations à venir, les jeunes en fait. Mais non, nous aussi qui cotisons cher Rena Délit.

Quand vous payez à la fin du mois ce que vous allez payer, ça vous concerne aussi cher ami. Bien sûr, mais moi je ne suis pas pas vous, vous vous êtes encore jeune mais je suis pas si loin de faire de la retraite. Ceux qui en sont encore très loin, ceux qui en sont encore très loin évidemment seront encore plus confirmés.

Regardez Jean Loui, on découvre pardon, on découvre quand même que dans ce débat là, toutes les générations en fin de compte sont concernées parce que ce ne peut pas être une simple génération qui nous donne un point de vue sur la question. Jean-Lou Benami. Oui.

Ben, on assiste à un phénomène euh partout en Occident et encore plus en France avec ce qu'on vient de voir où les jeunes générations sont écrasées en fait sous euh le fardeau euh des retraites et avec ce genre de mesure et bien évidemment on ne rend pas service à la jeunesse, on ne rend pas service aux nouvelles générations, on charge encore plus le fardeau. Votre cri d'alarme raisonne chez Louison Jean-Lou. Même les très très très jeunes générations s'interrogent effectivement sur est-ce que les aduités seront complètes avant les dents de lait, avant un certain nombre de choses.

On verra bien. Le débat fait rage dans les crèches. Merci Louison.

Euh Natacha, c'est maintenant l'heure de votre pointcom de la semaine et ce soir ce point c'est la libération de l'ancien président Nicolas Sarkozy au bout de 3 semaines de détention. Oui. Et dès lundi en quelques heures, le hashtag vive la liberté c'est issé parmi les tendances françaises sur X. un très grand nombre de messages de soutien notamment de sa famille, ses enfants, Carla Bruni, une vague de soutien qui contraste avec le tsunami de moquerie sur les réseaux sociaux.

Alors, le motif principal, c'est le régime alimentaire de l'ex-président, libération de Nicolas Sarkozi, le cours des actions de Danon s'effondre à la bourse de Paris. Comme il a aussi été beaucoup question de littérature pendant cette détention, certains se sont amusés à imaginer des couvertures de livres, le temps des yaourts. Ça a sortie dans un restaurant parisien dès le lendemain de sa libération a aussi été taquiné.

Quand tu sors de cours pour aller à l'infirmerie, mais en fait, tu vas gruger pour être le premier à la cantine. On voit aussi un très grand nombre de blagues sur la brièveté de sa détention avec l'idée d'une justice à deux vitesses. Le mec qui a volé un yop est resté plus longtemps en prison que Nicolas Sarkozy. une autre parodie de livres 5 ans en 3 semaines mais aussi un très très grand nombre de vidéos généré par RIA où on le voit libre heureux faire des petites danse de la joie ou des fake avec des attitudes exagérées de défis des deep fake mais aussi des voix de synthèse à l'appui.

Une déclaration ou pas ? Écoutez c'était les secondes les plus pénibles de ma vie. Ses propres déclarations passées ont aussi été révélé relevées comme ce discours de 2012.

La non exécution des peines, c'est l'impunité. Nul ne doit pouvoir être libéré de sa peine avant d'en avoir accompli au moins les 2 tiers. Alors, comme le rappelle à juste titre l'excellent compte de vulgarisation, le droit de comprendre, les règles de remise en liberté ne sont pas les mêmes pour les personnes en détention provisoire que pour les personnes qui purgent leur peine définitive.

Pour la détention provisoire, on ne parle pas d'aménagement de peine ou de liberté conditionnelle, mais de remise en liberté. Donc ça n'a pas de sens d'invoquer maintenant les tweets de Sarkozy qui s'exprimaient contre les aménagements. Mais c'est aussi les conditions, la dureté de la détention de l'ancien chef de l'État qui a été caricaturé.

Mais devant la cour d'appel de Paris, l'ex-président a déclaré que c'était une épreuve. C'est dur, c'est très dur, ça l' certainement pour tout détenu. Je dirais même que c'est terraint temps.

Le dessinateur Thb Soucier, habitué du club 28 minutes a donc asticoté l'idée reçue selon laquelle la prison serait un club med. Voilà notation votre avis Google une étoile sur 5 publicité mensongère zéro fun zéro salubrité zéro confort. Mais il y a eu aussi un second temps fort de cette audience de Nicolas Sarkozy.

Oui. C'est lorsque le président du tribunal est entré dans le détail de ses revenus. En 2023, il a perçu près de 153000 € de pension de retraite, 1,3 million d'euros de capitaux mobilier, plus de 637000 € de salaire et plus de 2,3 millions de revenus non commerciaux.

Un total de 4,5 million d'euros pour 2023. Alors cette fortune, ça a fait évidemment réagir les internautes. Petite retraite de 12000 € par mois, mais à skip à ce qui paraît les assistés sont ceux qui touchent le RSA.

Alors comme Nicolas Sarkozy avait aussi été submergé de cadeaux pendant sa détention, d'autres ont lancé des piques. Il y a encore des citoyens qui lui envoient des dons pour d'autres. Un homme politique multimillionnaire et alors et d'autres encore y voi la preuve même de son innocence.

Cela prouve au moins une chose pour ceux qui en doutent encore, il n'a jamais eu besoin de l'argent de Kaddafi à des fins personnelles. Alors dans cette affaire du financement libyen, on sait depuis jeudi que Nicolas Sarkozy sera jugé en appel à partir du 16 mars. Catherine Tricot, tout ça, est-ce que c'est encore le symbole d'une fracture sociétale, le le le signe d'une France profondément divisée par cette affaire ?

Je sais pas si la France est profondément divisée, mais en tout cas tout un chacun a pu voir qu'il y avait quand même pas tout à fait les mêmes conditions pour les uns et pour les autres. Je pense pas que Nicolas Sarkozy pouvait être emprisonné dans une cellule avec d'autres à 4 dans 9 m² avec un matelas par terre. Je ne lui souhaite pas et je ne le souhaite à personne.

Mais c'est vrai que il a été quand même particulièrement bien traité avec accélération de l'examen de sa process de sa demande de remise en liberté et dans des conditions voilà. Bon, je pense que tout le monde sait que on est devant une justice qui est parfois très dure et des gens qui passent en comparition immédiate et qui prennent de la du ferme immédiatement et qui n'ont pas les avantages et les la mensuétude et l'écoute et la rapidité que dont il a bénéficié. Jean-Lou Bonam ben il était tout à fait normal de libérer Nicolas Sarkozy et même son placement en détention qui était quand même intellectuellement et juridiquement choquant puisque la loi en fait en cas d'appel prévoit que vous soyez maintenu en détention uniquement s'il y a un risque de troubler l'ordre public.

Or là, évidemment, il n'y avait absolument aucun risque que Nicolas Sarkozy aille troubler l'ordre public. Et d'ailleurs, on peut penser que d'autres inculpés du de l'affaire dite libyenne comme par exemple AAlexandre Jury sont toujours eux en détention. Voilà.

Alors que monsieur Juri devrait également, il y a aucun risque que monsieur Jury aille troubler l'ordre public. risque de ne pas se présenter ensuite aux audiences suivantes enfit aux suites à la suite du parcours judici. Il s'est présenté semble pas un trouble à l'ordre public que le ministre de la justice lui rende visite.

Moi ça m'a paru très ben moi ça m'a paru très choquant et ça me paraît un trouble à de Géraldin ce qui ne se reproduira pas puisque rappelons que Nicolas Sarkozi a été libéré mais qu'il est sous un contrôle judiciaire strict qui lui interdit de rencontrer notamment le voà en l'occurrence si on l'a précisé c'est parce que ça avait eu lieu et je trouve ça tout à fait choquant et véritablement un trouble à l'ordre public. Alors, si vous permettez, on va maintenant discuter un petit peu littérature avec notre ami Louison. Alors, en 3 semaines, on peut avoir beaucoup de visites, on peut manger beaucoup de yaourt, mais on peut pas lire beaucoup de pages non plus, mais je pense qu' il reviendra.

Tout va bien. Merci euh Louison, il est maintenant temps d'accueillir notre invité de la semaine, le géologue et photographe naturaliste Arnaud Guérin, qui nous entraîne dans cet ouvrage dans l'histoire de l'exploration des volcans. Bonsoir, bienvenue.

C'est une aventure fascinante mais dangereuse aussi hein, d'ailleurs des vulcanologues ont laissé leur vie et vous leur rendez hommage à votre ouvrage. Et puis dans ce livre, vous remontez donc le le fil des grandes éruptions des siècles passés depuis celle de Saint-Torin, bien avant notre ère, la destruction de Pompéi par le Vésuv, bien d'autres beaucoup plus récentes. Mais depuis la nuit des temps, on peut dire que les éruptions ont toujours fasciné les hommes, qu'elles les ont intrigué et qu'avant de les comprendre d'ailleurs grâce à la science évidemment, bah il leur attribuait parfois des causes surnaturelles.

Les éruptions jadis de de les volcans qui entrent en éruption. C'était c'était quoi ? C'était la colère des dieux.

C'est ça. Ben, en fait, le phénomène volcanique, c'est un phénomène qui vous dépasse dans toutes ces dimensions. Donc ça ramène ça ramène l'homme à à sa simple dimension de d'être humain ou d'animal dans son milieu.

Et donc depuis les depuis les premiers temps de l'humanité, on a cherché à comprendre ça. Donc les philosophes de l'antiquité sont allés réfléchir sur l'origine du monde au bord du cratère de l'ethna. Cétait en pédocle.

On a retrouvé sa sandale. Ça a donné le nom au refuge qui est au sommet de l'ethna qui s'appelle la Toré philosopho. Et ça illustre bien la relation qu'il y a entre les hommes et les volcans.

Et vous votre relation justement avec les volcans parce qu'on sait que Maurice et Katia Craft ont laissé la vie dans cette étudeel-là. Vous vous prenez des risques ? Comment comment vous approchez ces bêtes là ?

En fait, nous scientifiques, on est d'une nouvelle génération, c'est-à-dire que que cette génération des des explorateurs qui prenaient des risques extraordinaires euh nous, on les regarde comme avec envie, avec passion. Mais aujourd'hui, les volcans, ils sont surveillés par satellite, ils sont surveillés par plein de moyens détournés et donc on est sorti de cet âge des enf y allez quand même, vous allez, vous faites pas tout en distantiel. Non, on fait pas on fait pas tout en télétravail ou en distantiel.

C'est ce qui fait c'est ce qui fait le celle justement de de l'exploration des volcans. Et d'où vous vient cette passion ? Je me suis laissé dire que c'était quand vous aviez 8 ans, il y a eu l'éruption d'un volcan dans l'Ouest américain.

C'est ça. Ouais. Fasciné.

Oui, le Mont Saint-Hél qui a révolutionné la la connaissance des volcans dans le monde et en fait, j'ai toujours cherché à aller voir ce qu'il y avait dans le cratère. En fait, j'ai ce ce même cette même curiosité et c'est vrai que un de mes premiers voyages sur les volcans actifs, c'était de me retrouver sur le bord de ce cratère avec toujours cette connaissance de ce que les gens qui vivaient là disaient de ce volcan. C'est-à-dire que les Américains pensaient que c'était juste une montagne et les populations locales l'appelaient Town Laakla, la montagne qui fume.

Donc ils avaient une connaissance. Et quelle est la région du monde aujourd'hui à vos yeux la plus fascinante, la plus active justement en terme de volcan ? Est-ce que c'est l'Islande ?

Je crois que vous êtes allé plus de 70 fois en Islande ? Oui, un petit peu plus que ça. Oui, c'est c'est mon c'est c'est mon pays de cœur.

C'est vrai qu'en ce moment euh le le le cœur de la planète bal là-bas, on attend une éruption dans les heures qui viennent ou dans les jours qui viennent sans arrêt en Islande. C'est c'est et là on est parti pour un cycle qu'on pense sur à peu près 2 ou 300 ans. Donc euh donc pour voir ce phénomèvement exactement pas encore la retraite justement, on en parlait tout à l'heure Natacha de boulot.

Autre forme de volcans, c'est les volcans sous-marins, les les cheminées hydrothermales ou qui seraiit aussi à l'origine de la vie. C'est aussi c'est aussi des volcans qui vous intéressent et que vous allez en fait en fait le monde le monde de la volcanologie, on a découvert dans les années 70 que 70 % des volcans, ils sont situés sous les océans. C'est même l'origine des océans.

Si vous allez en Islande, c'est là que les océans s'ouvrent. C'est pour ça que cette île est si fascinante. Au rythme, là sur la la fracture que vous voyez derrière vous, ça s'ouvre au rythme de 2 à 3 cm par an en moyenne.

C'estàd la vitesse de pouce de vos ongles et parfois apparaissent des îles comme cette île de Sor qui est sortie du fond de l'océan 1963. Donc on est vraiment à l'origine même de la dynamique de notre planète. Et alors des volcans français toujours en activité, il y en a aussi d'ailleurs, je crois qu'il y a une question de Pascal Blanchard puisqu'il a euh des des vacances en en prévision dans quelques temps.

Allez-y Pascal, des teté de conférence. Mais euh j'ai lu que sur la Martinique actuellement, il y avait une inquiétude, il y avait plusieurs pages dans la presse la semaine dernière après des tests qui ont été menés que la montagne Pelée pourrait potentiellement rentrer dans une phase éruptive ou retrouver la grande catastrophe de 192. Rassure, rassurez-le.

Rassurz-moi avant de prendre l'avion. En fait, la montagne polée, c'est simplement un volcan actif. Donc quand vous viz sur un volcan actif, ce volcan il a des signes d'activité.

En ce moment, il y a une activité sismique. Ça veut dire qu'il y a du magma en dessous. Les sources qui sont au pied du volcan ont tendance à augmenter la la température tendance à augmenter.

Ça rétablit juste la la réalité de ce qu'est ce qu'est la vie autour d'un volcan. Un volcan, ça exauce le goût de la vie. Vous y vivez mieux parce qu'il y a de l'eau.

Vous y vivez mieux parce que les les plantes poussent mieux qu'ailleurs. Mais quelquefois dans votre vie, ben ça peut ça peut barder. Là à la montagne polé en 1902, ça ça a vraiment baré.

Je dire, c'est un traumatisme encore pour la Martinique et les Martiniqu aujourd'hui. Ouais. Enfin, il faut il faut voir aussi que que la population avait été maintenue là parce qu'il y avait des élections qui étaient prévues alors qu'on aurait dû on aurait dû évacuer la population.

Donc bien souvent les causes des catastrophes sont pas obligatoirement des causes naturelles. Et quand on travaille sur les risques, le risque c'est l'alléa fois la vulnérabilité. Donc il y a des moments la vulnérabilité elle est totalement humaine.

Alors moi je vais pas en Martinique mais en Auvergne. Est-ce que vous pouvez nous rassurer sur les volcans d'Auvergne ? Il y a plus de certitude peut-être.

Si vous regardez les volcans d'Overg dans l'histoire de de l'exploration des volcans, ils jouent un rôle majeur parce que c'est là qu'on va découvrir les les racines du volcanisme à travers des observations simples. Et pour faire simple, les volcans d'Auvergne, la dernière éruption c'est 6700 ans et pendant l'histoire des des de la chaîne des puits, il y a eu des arrêts de 15000 ans. Donc ça veut dire que le contexte est tout à fait est tout à fait propice à ça.

Et si vous allez sur la place de Jaude et la place centrale de Clermontferrand, c'est un cratère d'explosion, ce qu'on appelle un mar. Si vous descendez juste dans les dans les sous-sols de l'hôpital qui a juste à côté, vous trouvez les pages de l'histoire. Donc nous en fait on est exactement comme des historiens, on étudie ça.

Ce sont des cycles. Donc ça finira par revenir mais il y a encore un petit peu de temps. Frédéric ça se peut retourner un peu en vacances en merci merci beaucoup en tout cas Arnaud Guerin d'être venu partager avec nous cette histoire de l'exploration des volcans paru aux éditions Glena.

Merci. Et nous on a un dessin de Louison qui évoque un autre volcan en sommeil. Ah disons que si vous voulez pour le prochain livre prendre moins de risque, je vous conseille des grosses choses endormies qui se révéreront jamais.

C'est le Sénat et c'est par là-bas. Merci euh Louison. Voici maintenant le moment d'accueillir notre ami Frédéric Pomier en personne.

Le voici pour son histoire de la semaine. Bienvenue Frédéric. Bonsoir à tous à vous et à votre histoire. cette histoire cette semaine et bien vous allez revenir sur la mésaventure de cinq jeunes randonneurs partis donc marcher en montagne le weekend dernier.

Des garçons âgés de 20 à 25 ans, originaires de l'héros qui se sont mis en tête d'aller camper samedi près du lac Blanc en Iser dans le massif de Beldon. Le lac est situé à une altitude d'environ 2200 m et là-bas les levées de soleil sont éblouissants. On peut envoir des photos et des vidéos sur les réseaux sociaux et c'est justement une vidéo qui a donné l'idée de cette expédition à nos randonneurs vidéo qu'ils ont vu en scrollant sur TikTok.

Le problème, c'est qu'en novembre à cette hauteur, les températures sont très très froides, bien en dessous de zéro et les cinq garçons n'avaient ni l'équipement ni l'expérience nécessaire. Résultat assez rapidement, ils se sont rendus compte qu'ils ne pourraient pas rester là jusqu'au lendemain et vers 23h totalement frigorifié, ils ont replié leur tente et décidé de redescendre dans la vallée. Mais la descente a tourné pour eux au cauchemar.

Ils n'avaient que leur lampe frontale pour s'éclairer, n'ont pas retrouvé le sentier et se sont égarés sur les barres rocheuses vert glacé du massif surplombant des dizaines de mètres de vide. Alors au milieu de la nuit, prise au piège et sans aucune solution de repli, ils se sont résignés à téléphoner pour demander de l'aide. Et ce sont les sauveteurs de la compagnie républicaine de sécurité des Alpes qui une fois qu'ils ont pu les localiser sont venus les récupérer en hélicoptère.

Plus de peur que de mal donc pour les cinq copains. Mais ce type d'incident est de plus en plus fréquent. Ah bon ? et les secours alert sur la hausse des comportements à risque notamment chez ceux qui se lancent en montagne après avoir été galvanisé par les panoramas spectaculaires qu'ils ont découvert sur les réseaux sociaux.

Ce sont des touristes TikTok, des touristes Instagram auxquels on a vendu du rêve. Mais le rêve est parfois assez éloigné de la réalité du terrain. Et ces touristeslà, ces nouveaux randonneurs anticipent rarement les difficultés des parcours, pas plus que les conditions météorologiques.

Dès lors, par inconscience, ils se mettent très souvent en danger en mettant également en danger les sauveteurs. Il est même arrivé que certains perdent la vie en voulant faire de jolies images pour les réseaux. On pense notamment à Sopia Chong, influenceuse chinoise, grande adepte de randonnée qui aimait prendre la pause dans des endroits pour le moins périlleux.

Des clichés qu'elle postait ensuite sur ses comptes et qui suscitait les likes et l'admiration de ses abonnés. Mais il y a 4 ans, en prenant un selfie depuis le haut d'une cascade, la jeune femme a fait une chute de plusieurs mètres, chute à laquelle elle n'a donc pas survécu. Et ce n'est malheureusement pas un cas isolé.

Chaque année à travers le monde, des dizaines de personnes trouvent la mort en ayant voulu réaliser ce que certains appellent un Darville selfie, un selfie téméraire, un selfie en prenant des risques. Et quand ça tourne mal, on parle de kilfi. Oui, mélange de selfie et de kill.

Terme inventé pour pardon. C'est de l'anglais. Kill, c'est de l'anglais, ça veut dire tuer.

D'accord. Et selfie, ça veut dire se prendre en photo soi-même. Ça doit être de l'anglais également. et qu'il fit ce terme a été inventé pour qualifier ses prises de vue mortell mourir pour une photo.

Mourir pour avoir essayé d'obtenir davantage de like que le phénomène illustre à merveille notre époque. Époque où les réseaux rendent certains un peu dingues. Quant à nos cinq jeunes randonneurs de l'héros qui n'ont donc pas pu immortaliser lever du soleil.

On espère qu'ils ont quand même eu le temps d'immortaliser le coucher de soleil sur le lac blanc. C'était éblouissant, je l'ai vu sur TikTok. Merci Frédéric.

Et dire qu'il y a une demi-heure demander un selfie. J'ai bien fait de refuser, je me méfiais. Merci Frédéric.

Un dessin de Louison. Alors c'est ces cinq jeunes gens n'ont pas lu cet album pourant culte qui est teintin sur TikTok. Enfin merci Louison.

Mes amis, vous avez choisi chacun donc une photo qui illustre à vos yeux un autre sujet d'actualité de la semaine. On va commencer par votre photo Jean-Lou Bonami. Nous sommes à la Maison Blanche dont le locataire Donald Trump a reçu le nouveau leader syrien à Chara.

Tout à fait. Et ben, je trouve que cette photo est à quelque chose d'admirable puisqu'elle nous montre ce que c'est que la diplomatie. Vous savez, nous commémorons les 10 ans du Bataclan et si hélas les attentats du Bataclan ont eu lieu, c'est parce que la France avait refusé d'échanger avec les service de renseignement de Bachar Al-Assad qui aurait pu nous informer sur ce préparatif d'attentat.

On l'a fait pour des raisons idéologiques. C'est pas tout à fait la seule raison. C'est l'une des raisons euh tout à fait euh avéré et euh aujourd'hui la Syrie est un pays important dans le monde arabe et ça serait une grave erreur de ne pas parler au président Alara Aljolani de son nom de guerre sous prétexte qu'il a été membre d'Al-Qaïda ou que c'est un ancien djihadiste.

Donc on peut saluer le pragmatisme de Donald Trump qui n'a rien d'un islamophobe et entretient des relations avec un certain nombre de dirigeants arabes et en même temps le le pragmatisme du dirigeant syrien Alchara qui a su opérer un virage et renoncer au djihadist. Merci Jean-Lou. Et pour ce qui est du 13 novembre bien sûr c'est votre analyse concernant l'enchaînement des faits.

Nous allons enchaîner avec la photo de Catherine Tricot. Alors là, nous sommes en Amérique du Sud, au Chili et c'est le favori de l'élection présidentielle chilienne dans quelques jours. Oui, monsieur Caste est donné comme faisant partie probablement du ticket du 2e tour qui n'aura lieu qu'en mois de décembre.

Il sera c'est un le fils d'un nazi allemand établi au Chili qui lui-même ne renit pas ses origines, qui participe d'une d'une congrégation tout à fait qui revendique sa filiation avec le nazisme. est un homme d'extrême droite assurément et il sera confronté à la représentante de la gauche euh madame Jeanette Jara ou comme on dit en en espagnol ou en chilien qui elle a été désignée par la gauche à la suite d'une primaire et qui a la particularité d'être la ministre sortante communiste du gouvernement actuel et j'ai trouvé intéressant de réfléchir à ce qui est en train de se passer à l'échelle internationale. En tout cas, on vient de le voir aux États-Unis avec la percée de Mamdani qui représente une gauche bien à gauche face à la proposition Trump.

En au Chili, ça sera une communiste qui va euh s'affronter à l'extrême droite et il se peut que ici aussi ce soit les gens les plus à gauche qui se trouve à devoir affronter euh l'extrême droite dans 2 ans. Merci Catherine. Et vous votre photo euh Pascal Blanchard, c'est une commémoration qui a eu lieu cette année, cette semaine pardon à l'occasion du 11 novembre. le 11 novembre aux invalides en présence du président de la République.

Alors vous allez me dire à 11 novembre étonnant de voir que cet hommage est rendu aux Alsens Mozolin dans ce qu'on appela les Malgré nous malgré nous c'est pendant la seconde guerre mondiale guerre mondiale qui ont été obligé d'être dans la vert marque et l'armée allemande et de porter l'uniforme de la verre marque et d'être pour la plupart d'entre eux d'ailleurs envoyé au front à l'est puisquon avait pas beaucoup confiance en les que cette histoire elle est intéressante parce que ça veut dire qu'il a fallu h décennies pour cette histoire douloureuse complexe qui entrechoque les mémoires en fait qui entrechoque les débats pour arriver à la faire rentrer. discrètement et sans bruit. Je rappelle que le président de la République n'a pas fait de discours.

On en parlait avec vous Renault Delit tout l'heure assez étonnant d'ailleurs un événement de la seconde guerre mondiale qui est commémorée le 11 novembre qui commémore la Première Guerre mondiale avec les derniers survivants très peu nombreux aujourd'hui de ces hommes qui ont été incorporés dans l'armée allemande mais en même temps ceci n'est rassurant sur un point. Hm. Ça veut dire que le temps nous permet à un moment d'apaiser les mémoires.

Le temps nous permet à un moment d'arriver à, y compris dans une histoire extrêmement douloureuse et complexe, d'arriver à faire que tout le monde se retrouve au moment où on parle beaucoup avec l'Algérie d'une histoire complexe un jour à digérer, bah ceci devrait nous montrer qu'il y a des voix à suivre et des chemins à prendre. Merci Pascal. Un dessin de Louison qui revient sur la rencontre évoquée par Jean-Lou Bonami.

Mais à l'origine de cette rencontre, il y a comme un malentendu. Louison. Alors, tout n'est peut-être pas géopolitique et quelque chose me dit que peut-être Trump penser rencontrer Siri à qui il parle tous les jours dans son téléphone et la diplomatie c'est parler avec tout le monde.

Voilà. Y compris donc avec son portable avec portable. Merci Louison, c'est maintenant l'heure de retrouver les théories d'Aurore Vincenti.

Toujours de bons conseils. Elle se fait ce soir coach d'athlète lancé dans une course effrainée. En théorie des spermatozoïdes en quête d'un ovule passif et patient.

En théorie, les spermatozoïdes se lancent dans une course effrainée pour conquérir un ovule passif et patient. On la connaît tous l'histoire de la vie. Si ce ne sont pas vos parents qui vous l'ont raconter façon faunet flore, vous l'aurez forcément vu quelque part.

La course fabuleuse et effrainée des spermatozoïdes à la conquête de l'ovule. Les violents coups de flagel, la compétition, la destruction de la membrane de l'ovule, la pénétration victoire. Et pendant ce temps, un ovule placide qui subit l'assaut sans mouffetter.

H voilà une chouette histoire à raconter aux enfants, mais ça c'est en théorie. Et en pratique, ça se passe comment ? Question vitesse.

Déjà, les plus rapides mettent une demi-heure à parcourir entre 13 et 15 cm. Un peu comme si un saumon de 60 cm nageait 3 km à l'heure. Et c'est pas terrible pour un saumon.

En plus, ceux qui arrivent les premiers ne sont pas viables. Ça valait bien la peine de se presser. Toute cette agitation des spermatozoïdes n'est pas un mouvement qui permet d'avancer, mais qui aide plutôt le spermatozoïde à se défaire d'une membrane au niveau de la tête qui l'empêche de fusionner avec l'ovule.

Vous voyez un concert de métal. Quand on secoue la tête, c'est pas pour se déplacer dans la salle mais pour fusionner avec la musique. Ce phénomène dans le jargon de l'embryogénèse et non du métal, on l'appelle capacitation.

L'ovule de son côté a effectué son trajet depuis les verts jusque dans les trompes et n'attend rien de spécial puisque ce n'est ni un humain ni un animal qui guettete une proie mais une cellule qui se tient là sans attente sans peur sans volonté une cellule qui vit sa vie de cellule et après il se passe quoi là encore on est bien loin d'un fait d'arme. Contrairement à l'image du petit champion qui dingue la carapace de l'ovule, les études montrent que la tête du spermatozoïde se pose contre l'ovule et que leurs membranes respective fusionne à la faveur d'un petit miracle mutuel et chimique. Alors, au risque de vous décevoir, ce n'est ni une histoire d'amour, ni une épopée guerrière, juste une belle histoire cellulaire.

Et ben merci Aurore Vincenti, merci à tous les amis. On se retrouve quand ? demain à la même heure ou bah suré donc à 20h05 pour 21 minutes samedi et son club international.

On va comme toujours, on va quitter en musique avec un clin d'œil à notre invité de la semaine qui est venu nous raconter tout à l'heure l'incroyable histoire de l'exploration des volcans. Bien on va réécouter l'indémodable hommage Frédéric C'est pour vous en parliez. L'hommage de Jacques Brê au puit de dô en quelque sorte.

Ne me quitte pas. Tus. On a vu souvent rejaillir le feu de l'ancien volcan qu'on croyait trop vieux.

Il est, paraît-il, des terres brûlées d'unant plus de blé qu'un meilleur avril. Et qu'on vient le soir pour qu'un ciel flamboie, le rouge et le noir ne s'épousil pas. Amen.