Un député sommé de décrocher son drapeau français
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour. Bonjour. Vous êtes député RN de la 3è circonscription de la Somme et vous avez quand même fait quelque chose de terrifiant.
Enfin, Mathias Renault, comment vous déployez un drapeau français à la fenêtre, je crois, de votre bureau de l'Assemblée nationale, mais c'est un geste sulfureux. Mais enfin, c'est un geste pratiquement sédicieux. Oui, c'est un acte de rébellion ultime.
Non, effectivement, c'est quelque chose d'extrêmement banal. Euh le mouvement opération tricolore. Donc c'est une idée qui est qui a tourné un peu cet été, qui commence à prendre de l'ampleur sur les réseaux sociaux depuis une dizaine de jours.
Euh que j'ai relié par ailleurs, enfin comme d'autres sur les réseaux. Effectivement, j'ai fait ça assez naturellement à la fenêtre de mon bureau. Bon et c'est vrai qu'au bout de allez 2 he de petites heures, j'ai des agents de l'Assemblée nationale qui sont venus me voir en me disant "Bah écoutez, on est désolé, je leur en veux pas personnellement.
C'est Non, bien sûr. Mais ça c'est des agents de sécurité qui sont venus vous voir, c'est juste pour comprendre. Non, c'est les agents, enfin c'est les agents du du bâtiment euh voilà chez mes bureaux quoi.
D'accord. D'accord. euh qui m'ont dit "Bah écoutez, on a eu un ordre de la hiérarchie, m'ont pas dit qui ?" Euh donc me demandant de de retirer le drapeau et que si je le faisais pas moi-même, donc il le ferait eux-mêmes parce que reçu l'ordre.
Donc après j'ai bon j'ai retiré dans un premier temps, j'ai demandé sur quel texte ça pouvait s'appuyer. Est-ce qu'il y avait un texte qui interdisait un député de pouvoir bavoiser à la fenêtre de son bureau. S'en est suivi une mini réunion de crise euh des services de l'Assemblée qui commençait à voir que ça que mon cas commença à être relayé sur les réseaux.
Euh et donc finalement contreordre, excuse et finalement, monsieur le député, vous avez le droit de bavoiser à votre fenêtre. Voilà. Non mais c'est c'est quand même non ce qui est hallucinant dans cette histoire et c'est pour ça que vous voulez vous avoir et merci d'être là mais c'est extraordinaire c'est-à-dire que l'acte Non mais que ce soit vous députés ou n'importe qui onoblige personne à pavoiser personne et on il n'est pas question de d'obliger qui que ce soit mais que poser un drapeau forcé sur son balcon à sa fenêtre dans son jardin ou ailleurs devient un acte répréhensible ou en tout cas supposé être répréhensible.
Est-ce que euh d'ailleurs euh une question, vous êtes le seul député jusqu'ici à votre connaissance à avoir pavoisé ? Alors, pavoisé au balcon euh du bureau de l'assemblée ? Oui.
Euh pour l'instant euh effectivement si lesè si les collègues veulent faire de même, ce serait peut-être pas mal. Non, mais effectivement, ce qui ce qui est un peu euh un peu là-dedans, c'est le réflexe premier, quoi, où on se pose la question, on se dit "Bah non, c'est c'est peut-être sulfureux, c'est peut-être interdit." Euh et d'ailleurs, je note que dans dans les réactions euh que j'ai pu voir euh il y a des gens qui euh bon qui qui pavoisent là ces derniers temps et il y en a certains hommes qui ont dit "Mais mon syndicat de de copropriété m'a demandé de le retirer." Ah ouais, intéressant aussi.
Pas mal ça. Ça va pas de soi partout. Ouais.
Euh alors sur dans des entreprises ou dans des administrations, je sais pas trop comment ça pourrait se passer. Euh à la dans une voiture, je pense que ça pose pas de problème. Ouais.
Non, mais ce qui est extraordinaire chez soi dans son terrain, sur à son bureau, mettons et cetera. Mais ce qui est extraordinaire, d'ailleurs, je demande aux auditeurs, dites-moi si chez vous, si vous avez affiché un drapeau euh à votre fenêtre ou à votre balcon, dans votre jardin, est-ce que ou quand c'est un immeuble, est-ce que le syndicat copropriété euh vous a demandé de le retirer pour euh allez peut-être trouble peut-être potentiel à l'ordre public ? Non, ce qui est terrible Mathias Renault, enfin terrible ce qui est quand même qui pose question, c'est que dans toute l'Europe aujourd'hui, on voit ce qui se passe en Irlande, on voit ce qui se passe en Autriche, on voit ce qui se passe en Pologne, on voit ce qui se passe mais mais par l'Angleterre, n'en parlons pas.
Vous avez vraiment des milliers, des dizaines de milliers, voir des centaines milliers des gens qui disent "Bon, on est chez nous et puis le symbole c'est le drapeau et c'est pas nouveau, hein. C'est pas que ce soit de droite ou de gauche, ça a toujours été une dimension." Voilà, on se demande effectivement euh qu'est-ce qui préside à cela quoi.
Bah c'est le symbole effectivement c'est un symbole de fierté, un symbole patriotique. En Grande-Bretagne, c'est aussi corrélé, il faut pas se mentir, un mouvement anti-immigration qui s'est développé et qui a obligé le gouvernement britannique à réagir. Alors maintenant, en France, il y a peut-être ça aussi un peu particulier, c'est qu'on a un contexte politique.
C'est vrai que l'émergence de ce mouvement, ça s'approche aussi du 10 septembre. Là, on y est. Et quelque part, on a bien senti aussi ces derniers jours que il y avait une certaine couleur politique à l'extrême gauche qui pouvait récupérer ce mouvement du 10 septembre.
H euh on voit d'ailleurs les images qui commencent à apparaître sur les chaînes d'info en continu de black block de violence enfin bref une frange. Celui qui est pas représentative, on voit bien que c'est pas monsieur madame tout le monde qui est en train de défiler aujourd'hui dans 17 au 17 surtout dans les grandes villes. Et c'est vrai que le fait de pouvoir pavoiser, ça peut aussi être un moyen d'expression pour des gens qui se reconnaissent pas et qui se disent "Mais non, c'est j'aurais aimé défiler le 10 septembre mais quelque part c'est pas monsieur madame tout le monde, je me reconnais pas dans ces gens-là de pouvoir le faire de manière pacifique." Merci.
Merci Mathias Renault. Je rappelle vous êtes député RN de la 3e circonscription de la Somme. Voilà écoutez vous nous direz voilà opération tricolore est ce que on suit, on ne suit pas.
à chacun de faire très librement son choix.
Matthias Renault