Eric Danon : «On arrive au bout du bout de la relation de sécurité entre la France et Israël»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Eric DanonFait
« On arrive au bout du bout de la relation de sécurité entre Israël et la France. C'est fini, il y a plus rien. »
- 0:30Eric DanonFait
« Il y a plus d'échange militaire ni de coopération. Il y a même plus d'échange de renseignement. »
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Non, c'est ce qui arrive là est la suite logique d'une très lente dégradation, lente mais réelle, quasiment depuis le 7 octobre. Et là, on arrive au bout du bout de la relation de sécurité entre Israël et la France. C'est fini, il y a plus rien.
Il y a plus d'échange militaire ni de coopération. Il y a même plus d'échange de renseignement. même sur le renseignement.
Même pour le renseignement, il y a plus rien. Et donc c'est un vrai une vraie nouvelle étape de la relation. On récolte ce qu'on a semé monsieur l'ambassadeur.
Oui. Oui, je suis désolé de le dire mais quand le président de la République démarre avec l'interdiction des entreprises israéliennes à Eurosatori puis au Bourget, puis restreint les ventes d'armes à Israël, puis euh dit que oh, il faudrait bien regarder la relation entre l'Union européenne et Israël. puis finit par empêcher alors bon il y a eu un malentendu mais il n'empêche que euh le le survol d'un avion américain euh avec des armes pour Israël au-dessus de la France.
Si vous rajoutez à ça deux choses, la politique générale, la reconnaissance de la Palestine sans condition et puis peut-être aussi et surtout l'affaire libanaise parce que l'affaire libanaise c'est quand même un cafouillage au niveau de la position française qui est absolument redoutable. Le Expliquez-nous en quoi c'est un cafouillage. Parce que la position française porte en elle-même sa propre contradiction.
Vous avez le président de la République qui dit il faut aider le gouvernement libanais à désarmer le esbola. Tout le monde dit très bien comment on fait ? Et le président dit "Ah ben nous on va envoyer des camions et faire de la formation." Les Israéliens disent "Mais vous êtes gentils, mais c'est pas ça qui va empêcher le Esbola de nous bombarder.
Donc qu'est-ce que vous faites concrètement ?" Et rien. Donc les Israéliens disent "Bah dans ces conditions, on va le faire nous-même." Et là, la France leur dit "Ah ben surtout pas, ne rentrez pas au sud de Liban pour désarmer le Esbola mais euh aider le gouvernement libanais." Alors là, je dire on est arrivé à peu près à ce qu'on pouvait faire de pire, c'est-à-dire la diplomatie de l'impuissance affichée.
On en est là. La conséquence de ça, c'est que Israël a dégagé la France et c'est ça mais assez douloureux, je dois dire personnellement, mais il n'empêche que c'est comme ça. Je n'en suis ni surpris ni étonné, je le déplore, mais c'est réellement la conséquence d'une attitude française qui dans cette histoire ne n'a aucune portée réelle.
C'est-à-dire que diplomatie du verbe et on va dire qu'on accompagne, qu'on fait une conférence, qu'on fait ceci, qu'on fait cela, mais la réalité c'est que pour désarmer lebola la France ne fait rien et n'a rien fait. Et de façon générale, dans la guerre et la paix quand il s'agit du hard power, c'est quand les armes parlent, la France est désormais totalement absente du proche Orient.