Feuille de route : Elisabeth Borne dans l’impasse ?
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[Musique] bonsoir bonsoir à toutes et à tous heureux de vous retrouver pour un nouveau numéro de sens public et merci de votre fidélité vous êtes de plus en plus nombreuses et nombreux à nous suivre tous les soirs sur Public Sénat 40% de téléspectateurs en plus par rapport à la saison dernière évidemment ça fait plaisir on va continuer de donner du sens à l'actualité grâce à nos experts voici le sommaire de ce 26 avril des solutions concrètes et des actions qui changent la vie des Français c'est au avec ce light motif que Elisabeth borne a présenté aujourd'hui sa feuille de route jusqu'au 14 juillet cet objectif des 100 jours défini par Emmanuel Macron sonne comme un CDD non renouvelable pour la première ministre mais peut-elle faire mentir les pronostics quel est son bilan à Matignon peut-elle encore se créer un espace politique différent du en même temps macroniste on en débat dans une minute et puis ensuite on regardera ces images de campagne électorales aux États-Unis lancé par les républicains juste après l'annonce de candidature de e Biden ils imaginent des conséquences apocalyptiques après sa réaction on vient de la prendre l'élection présidentielle 2024 est remportée par Joe Biden [Musique] la Chine envahit Taïwan les marchés bancaires sont en chute libre alors que 500 banques régionales ont mis la clé sous la porte elles sont plus vrai que nature et pourtant ces images ont été entièrement fabriquées en quelques heures par une intelligence artificielle de la politique à la guerre en passant par le marché de l'art les robots bouleverse nos modèles démocratiques faut-il suspendre l'utilisation de l'intelligence artificielle est-ce encore possible ne ratez pas l'analyse de nos experts dans trois quarts d'heure mais d'abord donc on détaille les principales mesures annoncées par Elisabeth borne lors de sa conférence de presse avec Jérôme rallier pour les 100 jours d'apaisement lancés par Emmanuel Macron le gouvernement a désormais une feuille de route Elizabeth borne l'a présenté ce midi à la sortie du Conseil des ministres avec la volonté de montrer un gouvernement en action au cours de ces 100 jours on montre aux français qu'on entend leur priorité leur préoccupations et qu'on accélère pour tourner la page des retraites et faire adopter des lois le gouvernement mis sur des majorités au cas par cas cette feuille de route est une main tend à toutes les bonnes volontés avec les parlementaires nous souhaitons échanger le plus en amont possible sur chaque projet et bâtir des majorités avec toutes celles et ceux qui le souhaitent sans regarder nécessairement du même côté au programme du Parlement d'ici l'été plusieurs textes on met une loi feu de forêt déjà votée au Sénat serait examiné à l'Assemblée avant un mois de juin chargé avec un texte justice un autre sur la sécurité numérique une proposition de loi sur la santé et les territoires et enfin la transformation de Pôle emploi en France travail d'ici juillet devrait aussi être examiné un texte sur le partage de la valeur en entreprise et un autre sur l'industrie verte en revanche pas de projet de loi asile et immigration avant l'été faute d'accord avec les républiques ça n'est pas le moment de lancer un débat sur un sujet qui pourrait diviser le pays nous allons donc continuer les échanges pour trouver un chemin autour du projet de loi et si nous ne pouvons pas trouver d'accord global nous présenterons en tout état de cause un texte à l'automne avec comme seul boussole l'efficacité une feuille de route qui doit aussi montrer l'engagement du Gouvernement sur le front de l'inflation première préoccupation des Français un premier bilan sera tiré par le Président de la République au 14 juillet Elizabeth borne peut-elle sortir de ce qui ressemble beaucoup à une impasse politique on en débat tout de suite avec leur Salvin bonsoir bienvenue vous êtes directrice générale de cantar publique Jean garrigue bonsoir bonsoir bienvenue historien Histoire parlementaire et je cite votre livre contre Matignon de 58 à nos jours qui est publié aux éditions talandiers Bastien François bonsoir bonsoir bienvenue à vous vous êtes professeur de sciences politiques à l'université parisien Panthéon Sorbonne et mélisables ski bonsoir Émilie spécialistes en communication politique éditorialiste pour sens publique leur Salvat on en parlait en coulisses avant que l'émission démarre il y avait la volonté d'Elizabeth qui était frappant c'est d'être comme on peut dire ça au niveau des Français enfin de répondre aux préoccupations des Français est-ce que elle a rempli cet objectif d'après vous c'est vrai qu'il y avait tous les ingrédients nécessaires pour une réconciliation en tout cas avec les Français il y avait d'abord la hiérarchie des préoccupations c'est assez flagrant première préoccupation des Français elle l'a rappelé l'inflation le ensuite la santé l'écologie l'environnement et puis l'éducation donc vraiment on avait toute la liste finalement de course quelque part des des Français on avait aussi un point sur la méthode c'est à dire sur comment le gouvernement allait procéder à partir de maintenant et je pense qu'on a jamais autant explicité cette méthode les Français sont en train d'un changement d'un changement de méthode et là effectivement donc elle a parlé de sa méthode à la fois en termes finalement de compromis d'associations des différentes parties de main tendue aussi et pas seulement à droite elle l'a bien dit elle a dit je tends aussi la main voilà pas que d'un côté pas d'un côté seulement et puis aussi l'idée justement de pouvoir trouver différentes majorités sur différents textes et enfin le dernier point c'est vraiment d'être dans le concret des Français je sais pas combien de fois le mot concret tangible résultat efficacité effectivement a été répété et puis incarner je trouve parce que effectivement il y avait de nombreux exemples à la cité de nombreux exemples d'irritants du quotidien comme comme on dit peut-être un peu vulgairement mais voilà donc par exemple en matière d'éducation nationale quand un prof n'est pas remplacé le jour même etc voilà je pense qu'elle a trouvé des choses très justes pour pouvoir toucher les Français la question c'est effectivement est-ce que les Français l'ont entendu est-ce que ça imprime et en fait c'est là où j'ai quelques doutes parce que le comment dire la défiance est tellement forte seulement aujourd'hui 21% des Français lui font encore confiance pour régler les problèmes de la France seulement 21% donc c'est vraiment une assise très très peu solide et puis un premier ministre après moins d'un an de exactement c'est le pire résultat pour un premier ministre effectivement à un an d'exercice y compris par rapport à Edith Cresson notamment et Alain Juppé qui avait atteint des records historiques à 22 et 23% de cotes d'avenir donc effectivement la question c'est est-ce que ça va enrhumer je n'en suis pas si sûr parce qu'en fait je crois que les Français n'ont pas digéré le passage de la cette séquence des retraites et là on va un peu vite sur la suite alors on comprend la stratégie du gouvernement mais là on est un petit peu en décalage avec effectivement les Français Jean Gary cet objectif d'efficacité on peut le en tout cas affiché par la première mise en scène dans cette conférence de presse cette feuillure on peut le le lire cet objectif en miroir des conditions de sa nomination c'est une première ministre qu'on présente comme technicienne comme négociatrice comme justement efficace oui mais le gros problème c'est que tant donné ce qu'est aujourd'hui le fonctionnement du couple exécutif tout ce que fera tout ce qu'a fait Elisabeth borne et vu à l'aune de celui qui décide et pour les Français il est très clair que toutes les décisions et que y compris ce programme là est fixé par Emmanuel Macron contrairement à ce qu'on a pu voir dans le passé ou certains premiers ministres entraînaient dans leur chute le président de la République c'est le 4 Jean-Marc Ayrault avec avec François Hollande c'est pour ça que François Hollande a un moment s'en est c'en est débarrassé il y avait d'autres raisons plus profondes mais c'était c'était c'en était une là aujourd'hui c'est le contraire c'est on a l'impression que c'est le président de la République avec sa manière très verticale de gérer la crise d'air traite et même avant qui a entraîné dans dans sa chute Elizabeth borne et donc tout ce que fera Elisabeth borne et qu'elle fait plutôt bien je veux dire que comme vous l'avez dit elle a bien compris ce qu'il fallait relancer pour essayer de donner un nouveau souffle au quinquennat après cette année qui est un échec il faut il faut bien le dire elle a elle a compris ce qu'il fallait faire sauf que tout ce qu'elle va faire va être mesurée à l'autre de l'impopularité de du président de la République Bastien François est-ce que vous vous êtes dit en regardant la conférence de presse Isabelle demande que ça sonnait un peu comme un discours de de politique générale un deuxième discours de politique générale en fait je suis un petit peu comme jean-garide derrière ou comme les Français c'est-à-dire derrière la première ministre j'ai vu le président de la République et ce président de la République il est quand même alors c'est un président de la cinquième réplique d'une certaine façon mais d'une certaine façon il va plus loin aussi c'est une sorte de monarque tomates c'est-à-dire que c'est 100 jours il nous promet de guérir miraculeusement tous les mots de la France du plus petit au plus grand et franchement un Français qui regarderait ça il se dirait ben il est déjà présente depuis 5 ans là en 100 jours il va régler et je me suis dit la première ministre vraiment ça dépendante ça démonétise par avance la parole de la première ministre dans un exercice comme celui-là c'est ce que j'entends dans votre dans votre explication en tout cas ça Élise et bête borne elle n'a pas d'espace politique à elle pour toute une série de raisons d'ailleurs lié à sa trajectoire bon elle a pas un parti politique n'a pas un groupe parlementaire c'est pas le vrai chef de la majorité alors ça c'est un des effets du quinquennat mais c'est aussi un effet de sa propre trajectoire rappelez-vous elle s'est présentée pour la première fois aux élections de législatives cet été bon donc c'est une première ministre qui qui a été choisie parce qu'elle pouvait des ont coché un certain nombre de cases comme on dit en particulier lui en même temps et parce que c'était une technicienne effectivement une haut fonctionnaire qui connaissait bien un certain nombre de dossiers et en particulier le dossier écologique donc c'est une première ministre qui n'a pas d'espace l'espace c'est celui du président et tout l'enjeu en réalité c'est la confiance qu'on va accorder ou pas ou qu'on est encore en capacité d'accorder au président de la République parce que cette chose un peu miraculeuse ce monde c'est possible que s'il y a ça suppose un acte de foi sinon ça ne marche pas bon et là la foi qui à la fois aujourd'hui oui de moins en moins de français si l'on en croit les sondages ça c'est sûr la thématique des 100 jours elle se réfère soit à Napoléon au retour de Napoléon bon il y a eu reconquête mais ça s'est mal terminé moi je préfère prendre l'exemple de Franklin Roosevelt mais Franklin Roosevelt d'abord c'est sa première élection en 1932 en 2 32 et il lance les 100 jours en mars 1933 il peut s'appuyer sur une sorte de d'engouement et même et très mystique d'ailleurs à l'époque de la population américaine pour son surtout sur sonorité et sur une majorité au Congrès qu'il a qu'il présure qu'il accélère qu'il peut qu'il peut modeler à sa guise si vous voulez et donc là il y a vraiment pendant 100 jours il y a 15 lois omnibus etc c'est vraiment un travail parlementaire intense mais et j'ajout à ça la confiance des de son peuple et ça c'est capital et je répète une confiance presque mystique c'est tout le contraire de la situation de de d'Emmanuel Macron aujourd'hui ce qui manque audio de l'exécutif ce que vous disiez c'est que la population n'est pas prête à l'entendre c'est un peu comme quelqu'un qui est un peu dépressif et vous lui dites non non mais ça va aller bien allez va sors va voir des gens rigolent va au restaurant c'est exactement ce qui se passe là c'est que on propose plein de choses et c'est vrai il y a beaucoup de choses qui sont plutôt de bon sens qui sont plutôt pragmatiques qui pourraient changer des choses dans le quotidien des gens mais il s'en fiche c'est pas ça leur problème pour l'instant ils sont braqués sur en attendant de réformer d'essayer d'améliorer la vidéo il y a pas une dimension qui pourrait faire rêver il y a plus de vision d'ensemble moi je suis d'accord avec vous genre elle fait très bien ce qu'elle a fait depuis le début on l'a pris pour ça une exécutante technocrate qui a réussi quand même à faire passer je sais pas combien je crois plus d'une vingtaine de lois à l'Assemblée ou par coup projet par projet elle a quand même fait le job alors c'est vrai que tout son bilan est entaché à cause de la réforme des retraites et ce fameux 49-3 qui fait oublier tout ça mais c'est quand même un très bon petit soldat qui a bien exécuté qui a fait un peu plus longtemps qui Édith Cresson on peut s'en féliciter mais mais là elle y peut rien finalement les gens ne sont pas prêts Emmanuel Macron ne lui donne pas carte blanche pour quelque chose qui serait un peu au-delà des petits problèmes du quotidien leur Salvat vous nous l'avez dit effectivement et on l'a dit les années ministre première ministre technicienne pas forcément politique en tout cas pas de grande expérience de terrain de campagne électorale est-ce que ça lui manque ou ça lui a manqué pour construire une majorité cette majorité introuvable ou est-ce de toute façon c'était perdu d'avance oui puis je pense que ce qui lui a manqué aussi c'est peut-être un sens politique c'est-à-dire que quand on va fait de la politique c'est bien de d'être expert technicien de ces dossiers etc mais il faut un peu alors je voudrais pas je voudrais pas trivialiser le propos mais un peu quand même enchanté aussi et emballer le propos pour pouvoir qu'on comprenne pourquoi on fait ça et jusqu'où on veut en fait là dans la forme c'était quoi un petit peu trop poster c'est vrai qu'on lui a reproché ça et on lui reproche même sur le fond je veux dire sur le fond c'est à dire que y compris Emmanuel Macron c'est aussi son son problème c'est qu'on ne sait pas finalement depuis ce nouveau quinquennat l'objectif final qu'il poursuit quelle est la vision de la France qui qu'il a pour finalement la fin de son quinquennat et là Elisabeth borne là aussi il y a une tentative je veux une France qui permet d'améliorer la vie des Français bon quelque part effectivement c'est un c'est un c'est un objet mais je pense que c'est c'est pas oui voilà c'est pas suffisamment porteur en fait aussi en réalité c'est assez frappant de voir que on ne connaît pas le nom des ministres voilà c'est-à-dire qu'il y a quelques ministres qui font de la politique à ce moment-là on les connaît mais la majorité des ministres pour être ils sont interchangeables ils pourraient directeur d'administration centrale en réalité ils font pas de la politique je sais pas si vous avez vu ça dans l'interview de d'Emmanuel Macron chez nos confrères du Parisien Aujourd'hui en France il y avait une séquence très dur pour le ministre de la transition écologique puisque ils avaient demandé à tous les Français qui étaient là s'ils connaissaient le nombre et aucun était capable de citer politique mais il a des dossiers ultra important alors cette difficulté ou cet impasse politique dont on parle les uns et les autres évidemment elle s'exprime sur un texte important en tout cas voulu comme tel par le gouvernement celui qui concerne l'immigration la loi immigration finalement repoussée à l'automne à minima c'est ce qui a annoncé la la c'est sur cette base que nous avons construit le projet de loi présenté au Sénat mais aujourd'hui il n'existe pas de majorité pour voter un tel texte comme j'ai pu le vérifier hier en m'entretenant avec les responsables des républicains ils doivent encore dégager une ligne commune entre le Sénat et l'Assemblée tenant compte de la nécessité de trouver une majorité dans chaque assemblée autour d'un texte nécessairement équilibré et j'accueille Audrey beta sur ce plateau bonsoir Audrey c'est un peu un symbole cette déclaration d'Elisabeth borne symbole des difficultés que du gouvernement a trouvé une ou des majorité pour faire passer ces textes oui après la réforme des retraites c'était le nouveau casse-tête du gouvernement qui a multiplié les prises de parole contradictoires sur le sujet le projet de loi qui était porté par Gérald Darmanin et Olivier dussott a été repoussé plusieurs fois jugé trop clivant notamment après la réforme des retraites on a ensuite évoqué plusieurs petits textes un saucissonnage avant que le chef de l'État ne reprenne la main pour évoquer un grand texte unique le gouvernement qui ne semble pas non plus très certain quand à la manière de le faire passer Elisabeth borne ne veut plus de 49,3 Gérald Darmanin lui la pelle de ses vœux Olivier du soft ne l'excluait pas il y a encore quelques jours car le problème c'est ceux qui pourraient aider à faire passer le texte les LR en l'occurrence et bien il refuse certaines mesures emblématiques comme la régularisation donc pour les métiers dit en tension on pense notamment à la restauration ou au bâtiment écouter à ce sujet Gérard Larcher le président du Sénat et c'était ce matin c'est un sujet sur lequel cela nous sommes défavorables nous nous méfions de tout ce qui constitut un appel d'air vous savez une politique migratoire et c'est la différence c'est la différence d'ailleurs durant même temps pour le président de la République nous pensons qu'il faut une politique qui régule les flux migratoires qui soient claires qui soit ferme qui est une dimension humaine en même temps qui joue l'intégration et le co-développement et la première ministre elle estime également qu'il n'y a pas de majorité au sein de LR sur ce sujet oui le thème divise au Sénat divise aussi entre les sénateurs et les députés et les républicains ça vient notamment du fait que le patron DLR Éric Ciotti veut des quotas de demandeurs d'asile c'est non pour les sénateurs qui estiment que la mesure est anticonstitutionnelle et qu'elle serait censurée alors Erik sotti a annoncé ce matin une autre solution écoutez -le j'ai une solution une proposition il faut un référendum pour changer de cadre ça fait des années que nous le réclamons que je le répète il faudra un référendum qui modifie notre Constitution qui modifie nos engagements conventionnels notamment la Convention européenne des droits de l'homme qui parmi qui permet qui autorise le regroupement familial avec son article 8 et puisqu'on en est aux solutions Thomas Olivier Marleix il y a quelques heures le chef DLR a assemblé a annoncé qu'une proposition de loi immigration serait bientôt d'épuise pardon à déposer par les députés et les sénateurs et l'air mais voilà on a passé quelques coups de téléphone et certains sénateurs ne sont pas du tout au courant de cette proposition donc l'affaire est à suivre voilà toujours un petit peu de de dos dans le gaz en tout cas dans les dans les communications entre l'Assemblée c'est l'as pas très loin mais je sais pas vous allez voir quelque chose qui fait que ça la friture sur la ligne voilà l'expression que j'étais en train de d'essayer de trouver je vais faire un tien référendum sur les petites parenthèse là-dessus ensuite on reviendra Elisabeth borne mais alors ça va référendum sur l'immigration le piège tendu et peut-être un peu gros quand même oui puis je sais que c'est qu'on répond jamais à la question posée par un référendum donc surtout que la question justement de du journaliste c'était très pertinente quelle question on va poser enfin voilà c'est pour ou contre l'immigration c'est c'est c'est compliqué mais d'ailleurs sur l'immigration alors quelque part ça a été aussi une des grandes annonces de de la journée d'aujourd'hui c'est à dire le projet immigration qui est reporté jusqu'à cet automne et ce projet là moi je trouve qu'il avait été à nouveau très mal embauché on avait l'impression qu'on répliquait la réforme des retraites c'est à dire qu'on commençait à annoncer des mesures encore une fois c'est technique mais on disait pas pourquoi quel est le problème en fait qu'est-ce qu'on veut résoudre en matière d'immigration c'est c'est quoi les Français ils disent le problème c'est l'intégration on n'a pas parlé du tout d'intégration donc qu'est-ce qu'on veut résoudre en fait moi j'ai l'impression que systématiquement quand ils prennent un sujet au gouvernement ils ont certainement un fichier Excel à travers que les mesures la façon dont ils vont le réaliser et il manque la colonne objective poursuivie sens de la politique publique en fait et ça c'est quand même un peu embêtant allez-y sur ce sur ce texte immigration de Monsieur Ciotti parce que c'est pas une un référendum sur une loi c'est un homme qui vise à modifier la Constitution et les engagements conventionnels c'est-à-dire les traités internationaux c'est-à-dire traiter européen sur cette question là c'est que ce qui est quand même assez fascinant c'était le point numéro 1 de programme de Marine Le Pen à la dernière élection modifiée la Constitution alors elle voulait utiliser de l'article 11 bon voilà mais il y a quelque chose là de fin qui se joue sur l'alliance des droites bon et franchement je vois pas le président de la République tombé dans ce piège très grossier mais ça indique quand même ce qui va se jouer là dans cette période c'est-à-dire peut-être de façon plus explicite qu'auparavant le début d'une recomposition à droite qui d'une certaine façon normalisent le rassemblement national dès lors que LR le patron de LR reprend la même thématique que celle du RN cette thématique centrale parce qu'il s'agit pas simplement de faire adopter une loi attention on est bien en train de dire qu'on va changer la constitution et le traité interne le traité européen alors je repose la même question mais je la pose à vous j'engage sur le sur l'impasse ce texte immigration qui est qui était un peu un nouvel en même temps puisque il y avait il était d'ailleurs incarné par deux ministres et c'était voilà symboliquement pour les on le voyait bah voilà il est il est repoussé repoussé repoussé c'est l'impasse politique du gouvernement c'est clairement une impasse c'est le piège des des républicains en passant moi je suis partisan de d'une sorte de réhabilitation de la pratique référendum notamment d'initiative citoyenne mais surtout pas sur une thématique comme celle-là on sait bien à quel dérive populiste ça peut ça peut mener et effectivement on voit très bien quel jeu joue Eric cioti par rapport à ce à ce projet qui ressemble singulièrement à celui des rassemblement national c'est donc un piège pour évidemment pour le pour Emmanuel Macron et pour Elisabeth borne mais c'est c'est le piège qui va accompagner les quatre dernières années du quinquennat ce piège des républicains puisque c'est a priori les alliés potentiels pour faire voter un certain nombre de lois c'est là qu'il y a peut-être un peu de grains moudre ce qui veut dire inflexion à droite de la macronie une inflexion qui commençait quand même depuis plus plusieurs années mais ceux qui veut dire aussi une perte de substances du côté du centre gauche ça fait un peu ça fait longtemps qu'il que cet électorat-là a déserté mais enfin il y a quelque chose qui est en contradiction d'abord avec le et à droite et à gauche c'est ce et à droite et à gauche qui explique d'ailleurs qui est pas de colonne vertébrale à ce projet sur l'immigration pouvait pas être à la fois pour la réhabilitation des sans-papiers et puis en même temps pour des quotas et pour les occf etc non on peut pas être à la et à droite et à gauche sur une thématique de ce type on peut avoir une approche rationnelle pragmatique mais pas et à droite et à gauche et c'est tout le problème et donc on tombe dans le piège des républicains c'est à dire d'une surenchère permanente sur tous les textes qui vont se poser avec la nécessité est pas capable de tenir ses propres troupes enfin c'est ce qui s'est passé ils ont bien vu que c'était on ne pouvait pas s'appuyer sur les républicains mais puisqu'on veut pas s'appuyer sur les républicains alors avec qui est-ce qu'on va pouvoir effectivement allez cette feuille de route on y revient on se reconcentre sur Elisabeth borne un peu fat caractéristique du en même temps pour vous puisque un an après le début de ce deuxième quinquennat oui c'est une feuille de route un petit peu creuse qui manque d'ambition et d'élan on le disait à l'instant pas de différents projets de loi en perspective et comme on vient de le dire aussi la loi qui aurait pu être la plus importante et dont on vient de parler celle sur l'immigration elle est renvoyée au calendes grec faute de major alors vous y voyez les les limites les premiers signaux des limites du même en même temps pourquoi alors cette promesse de 2017 due en même temps elle était très alléchante elle était très bien vendue aussi il faut dire par Emmanuel Macron sur le papier elle marche bien mais on a l'impression qu'elle se révèle quand même assez difficile à appliquer dans la vraie vie voire même décevante d'ailleurs c'est pas la première fois sur le sujet de l'immigration que ce positionnement mais en difficulté le gouvernement si vous vous souvenez bien lors du premier quinquennat c'était d'ailleurs le premier texte de loi la loi asile et immigration il y avait eu des disputes des divergences au sein même de la majorité qui à l'époque était absolue et le texte avait été globalement vidé de sa substance pour réconcilier les uns et les autres et pour que le texte puisse être voté pour moi en effet j'y vois les premiers signes de faiblesse dus en même temps donc ça remonte en fait au tout début du premier quinquennat on va on va en lister quelques autres signes des limites du même alors plus récent alors l'épisode est pas encore terminé le thème de la fin de vie on a quand même un Emmanuel Macron qui un jour vous les prendre le modèle de la Belgique qui est beaucoup plus favorable à l'euthanasie il revient d'un voyage auprès du pape et tout d'un coup il se dit ah là là il faut être peut-être plus prudent ça va pas tous trop plaire à la droite ça va être compliqué et on parlait plutôt à ce moment-là d'une amélioration des soins palliatifs on va voir ce que ça donne puisque c'est en cours autre exemple la police alors là je remonte un peu plus longtemps mais c'est un mélange Emmanuel Macron reconnaissait à brut les violences policières dans ces mots il avait été immédiat brute oui et de l'autre côté bah il laisse son ministère de l'intérieur avec quand même un Gérald Darmanin assez dur défendre les policiers coûte que coûte et on voit dans les manifestations les débordements qui a eu ça montre cette autre visage et ce en même temps un peu bizarroïde sur la laïcité encore le président alors premier quinquennat avait mis beaucoup de temps à s'exprimer d'ailleurs sur le sujet je crois qu'il a mis plus d'un an et il était assez ambigu sur le sujet il disait le port du voile dans l'espace public n'est pas mon affaire en 2019 il disait même qu'il était impossible il répondait un journaliste impossible de reconnaître un bon voile d'un mauvais voile quand on voit une jeune fille voilée 2 ans avait avant il avait dit le voile nous choque car contraire à la civilité française donc allez comprendre exactement son positionnement se positionnement dû en même temps et quand même un peu difficile à comprendre et alors du côté des personnalités cette fois alors la plus récent gouvernement actuel nomination de papel Ndiaye après Jean-Michel Blanquer quand même au ministère de l'Éducation pour les résultats qu'on connaît ça avait aussi semer le trouble dans les esprits de quel côté on est dans ce même temps et surtout avec un Gérald Darmanin à l'intérieur dans le même gouvernement donc résultat toutes ces fragilités finalement au fil des mois le en même temps s'est transformé en un mouvement qui tire un petit peu plus vers la droite c'est encore plus visible que la réforme des retraites mais comme c'est pas totalement assumé la droite elle souhaite pas forcément y prendre part ou en tout cas du bout des lèvres et on le voit bien et de toute façon si le gouvernement pactise vraiment officiellement et de manière pérenne avec la droite au hasard avec les républicains au moins 40 pour avoir une majorité ça reviendrait finalement à définitivement enterré ce beau projet qui est le en même temps merci beaucoup Émilie mais quand même Bastien François il y a le en même temps il a marché sur certaines gars il y a eu des textes votés on l'a rappelé tout à l'heure la logique de la majorité au cas par cas elle a elle a quand même fonctionné sur sur plusieurs textes parfois avec une des alliés à gauche ou parfois à droite sur peut-être quand même il faut quand même prendre la mesure de de l'enjeu de n'importe quel gouvernement du 21e siècle actuellement c'est à dire que nos hommes devons inventer des nouvelles sociétés des nouvelles façons d'habiter de nous voir de consommer etc et là on va faire un petit texte sur sur la forêt on va faire je dis pas que c'est pas des taxes intéressants mais par rapport à l'ambition réformatrice et par rapport à l'urgence des échéances on est quand même dans quelque chose qui est de l'ordre de l'immobilisme d'autant plus que là vous dites il y a des textes qui ont été votés c'était avant les retraites oui bien sûr parce que là là les choses ont quand même changé et on voit c'est très clair à l'Assemblée nationale ou au Sénat il y a eu plein de petits épisodes où toutes les oppositions se mettent ensemble pour bloquer le gouvernement sur toute une série de points donc franchement la prochaine échéance avec le groupe yote qui va qui va de nouveau essayer de contrer la réforme des retraites en proposant une une 64 donc la situation elle n'est pas comparer avec ce qu'on vient de vivre parce que finalement il y a eu il y a eu du test ça fait peu de temps qu'on a une nouvelle Assemblée il y a une période de test dans cette période il y a eu le gros moment budgétaire qui prend beaucoup de temps dans le travail parlementaire et qui a été réglé à coup de 49-3 on sort de cette période on va sur les retraites et en réalité bon et les seules choses qui se sont un petit peu fabriquées c'est quand les parlementaires ont eu le l'initiative des textes et là il y a eu effectivement des textes travaillés etc bon mais c'est quand même sur des textes qui restent mineurs même si c'est des questions importantes qui sont posées et donc franchement en termes de vie parlementaire je vois mal pour le moment le coup par coup les majorités qui changent texte par Tex voire arctique par article franchement je n'y crois pas beaucoup alors évidemment la première ministre elle n'est pas d'accord avec votre analyse elle a adressé en partie son bilan lors de cette conférence de presse en l'écoute alors que beaucoup nous prédisaient l'immobilisme et le blocage le rythme des réformes n'a pas ralenti nous sommes parvenus à agir et rassembler des majorités autour de sujets majeurs comme le pouvoir d'achat la décongalisation de l'AAH la transition énergétique où les moyens de nos forces de l'ordre ce que nous disons nous le faisons et nous continuerons à avancer là je le rappelle c'est la location aux adultes handicapées si quel bilan vous faites de d'Elizabeth borde justement sur son action législative alors ça va sur son action législative c'est vrai que c'est un petit peu tout à l'heure a été très bon soldat en tout cas à la portée est souvent toute seule enfin c'est ça qui est très marquant aussi y compris d'ailleurs quand on regarde toute la couverture médiatique d'Elizabeth borne ces dernières semaines même ces derniers mois elle apparaît toujours seule au front et en attaque en position d'attaque en tout cas soit d'attaque soit de défense mais en tout cas en faisant assez guerrière et ça je crois que c'est un tradimage qui la suit depuis le départ c'est cette solidité quand même malgré tout à un moment donné je me souviens il y a encore un an on voyait quelques signes de fragilité y compris sur ce plateau là on parlait peut-être de signes de fragilité en fait elle a réussi à les dépasser et y compris à l'Assemblée nationale je pense aussi qu'il y a une partie de la population qui considère qu'elle a été très mal menée y compris justement à l'Assemblée nationale très mal menée par par les députés notamment LFI de la nupesse etc ça les Français ne donnent pas un blanc saint là-dessus non plus ils sont pas tout à fait d'accord pour le désordre et il y a quand même le respect aussi de l'autorités tout à l'heure je vais vous entendre là-dessus est-ce que c'est pour autant créer un espace politique c'est-à-dire pour ce on parlait du en même temps pour sortir un peu de ce en même temps théorisé et appliqué par Emmanuel Macron est-ce qu'elle a réussi ça en un an ou pas non je n'ose pas je pense qu'elle a consolé au bilan et à l'image du président et d'ailleurs de toute façon quand on regarde les courbes de code de confiance d'Emmanuel Macron et de Elizabeth borne elles sont vraiment absolument parallèles c'est voilà donc là entraîne l'autre effectivement il y a pas d'existence propre mais qui sait si dans quelques années elle tirera pas de tout cela quand même une certaine force politique en tout cas elle en avait aucune jusqu'à présent elle est a quand même battu quelque chose là je pense Jean Gary est-ce que c'est encore possible avec le quinquennat pour un premier ministre de se créer un espace politique alors déjà le la l'accouplement des deux élections la révision de 2000 ont renforcé cette notion qui est qui n'est pas inhérente à la Cinquième République au début de la 5e République qui est que le président est devient le chef d'une majorité dans les institutions la 5e République logiquement le chef de la majorité parlementaire c'est la première ministre enfin le Premier ministre ou la première ministre en l'occurrence alors déjà saluer ça lui a été enlevé ça elle est pas véritablement le chef de la majorité en tout cas aux yeux des Français tout le monde sait que le chef de la majorité d'ailleurs c'est il a 28% des Français qui ont voté pour lui premier tour c'est c'est Emmanuel Macron et puis dans le fonctionnement de ces institutions on voit très bien que Jean Castex Elizabeth borne ont été choisis pour être des collaborateurs je reprends l'expression de de Nicolas Sarkozy à propos de François Fillon des collaborateurs du Président de la République comment voulez-vous vous créer un espace politique dans ces conditions en partant c'est un peu Édouard Philippe a fait alors Édouard Philippe avait d'abord une autre personnalité un autre passé politique que celui de d'Élisabeth band c'est à dire qu'il était malgré tout il y a quand même peu de Français qui le connaissent qu'on ne connaissait on ne connaissait pas très bien mais vous voyez bien qu'il a fonctionné de manière très différente et puis beaucoup de gens quand même ont été surpris par la popularité qu'il a su acquérir un moment de la crise de des gilets jaunes et de la crise du covid parce que c'était pas c'était pas gagné mais on voit bien aussi qu'une personnalité peut s'imposer dans ce cadre extrêmement stricte et rigide de la des institutions de la Cinquième République mais qu'est-ce qu'on voit en même temps c'est qu'à un moment donné il a été obligé de partir je veux dire que à partir du moment et ça c'est ça c'est vérifié dans toute l'histoire des rapports du couple exécutif si à un moment donné justement vous prenez trop d'espace politique on vous demande de de partir j'ai l'impression que c'est quand même aussi bien spécifique à Emmanuel Macron de pas voir trop de tête qui brillent autour de lui Nicolas Sarkozy François Fillon il l'appelle il l'appelle son collaborateur franchement moi je suis d'accord que ça lui servirait beaucoup d'avoir un fusible mais qui soit plus personnifié comme Édouard Philippe quand même il y a eu une partie de la crise covid lui et ça a beaucoup aidé à dégonfler un petit peu à des dramatiser à prendre les coups bon après il est allé très loin puisque c'était lui le 80 km je pense que c'est le le fonctionnement des institutions avec quelqu'un qui laisse plus de place auprès de la semaine tous les ministres d'Emmanuel Macron la façon dont il ne les soutient pas beaucoup la façon dont il est squeeze complètement prenons juste Christophe mais je suis dans vous parliez il le squizz complètement en faisant une intervention je sais plus si c'était sur Tik Tok ou sur Internet et en balançant toutes les mesures les sur le RER dans les métropoles à sa place et il ne en tout cas il ne fait pas en sorte que ces ministres puissent s'émanciper parce que je pense qu'il a quand même peur qu'on lui fasse de l'ombre il y a un problème je pense que il y a un problème de casting politique dans la macronie on le voit bien c'est-à-dire qu'il y a ils ont il y a pas les poids lourds il y a et ça ça rend les choses difficiles parce que quand par exemple surtout il a pris oui il a pris enfin ça fait deux ou trois ministres sur un gouvernement et on voit bien qu'il met un temps énorme à à constituer ses équipes à remplacer des ministres parce que c'est pas très facile il y a pas un énorme vivier sous Hollande on peut bien sûr le quinquennat dans tous les cas ça ça a changé les rapports entre le Président de la République et le Premier ministre ça a changé aussi la temporalité du mandat présidentiel avant un président de la réplique pouvait un petit peu gouverner à distance il avait pas là évidemment ça change cette temporalité mais ce qui se passe sous Hollande un manuel Valls quand il arrive c'est un camp de la gauche c'est très identifié bon là c'est vrai que Emmanuel Macron n'a pas dans dans ce dans son il a pas de Vivier et quand il va chercher dans le vivier par exemple quand il prend Monsieur le Maire alors aujourd'hui c'est un personnage très connu un ministre très important mais c'est quelqu'un qui a fait un score absolument ridicule à la primaire donc c'est quelqu'un qui pèse très peu alors il a réussi il a réussi à se construire une enfin une image etc aujourd'hui je rappelle et encore j'ai envie de dire je regardais hier la cote d'avenir de François Léotard bon voilà parce qu'effectivement ben on l'a testé à l'époque nous la testions et donc je voyais il avait cumulé à 54% de Français qui souhaitaient lui voir jouer un rôle à l'avenir les ministres aujourd'hui français c'est dingue il y en a pas un qui arrive à 50 % il n'a même pas un qui arrive ils ont du mal vraiment à dépasser même les 20%. donc on parle de poids lourd effectivement il y a aucun poids lourd dans le gouvernement au passage que Elisabeth borne a été choisi à Matignon par défaut parce que c'est une autre qu'on avait choisi c'est pour vous dire à quel point il y a une fragilité comme ça et effectivement l'absence de poids lourds mais qui est inhérente d'une part à la personnalité de d'Emmanuel Macron ça va dire très verticale d'interpréter les institutions mais aussi à un véritable vie politique parce que il faut voir aussi que l'inflexion à droite d'Emmanuel Macron fait que du côté des de la gauche social-démocrate qui aurait pu éventuellement être intéressé les poids lourds n'ont pas justement n'y sont pas allés et les anciens comme Gérard Collomb et autres ne voulaient plus y revenir donc on voit bien ça tient aussi d'abord à une désertification de du paysage en fin des élites politiques qui un vrai problème qui se pose d'ailleurs dans toutes les familles peut-être moins au rassemblement national parce qu'au contraire eux ils sont en train de se comment dire ça de gros de grossir mais question de formation des cadres quand même question mais ce que je veux dire par là c'est que ça tient à la fois aux institutions telles que telles qu'elles sont à la personnalité de d'Emmanuel Macron et à cette inflexion à droite il nous reste cinq minutes je voudrais qu'on parle du du 49-3 on l'a évoqué rapidement mais c'est l'une des informations de la journée quand même dans cette conférence de presse de d'Élisabeth borne vous vous en souvenez elle c'était engagée à ne plus utiliser cet article de la Constitution en dehors des textes financiers ce mini c'était moins clair je pense qu'on peut pas tout à la fois nous reprocher l'utilisation du 49-3 donc je confirme que c'est un outil constitutionnel et donc qu'il est légitime de l'utiliser et en même temps nous reprocher de d'avoir l'objectif de trouver des majorités textes par sexe et donc une différence entre un objectif et un engagement vous aviez pris un engagement aujourd'hui ça devient un objectif c'est juste pour être clair là-dessus non mais je vous confirme que c'est un objectif l'objectif de trouver des majorités textes par texte Bastien François on se pose la question aussi de l'avenir d'Elizabeth borne de ce de ce seuil à des 100 jours je disais en titre CDD non renouvelable en tout cas c'est une expression qu'on entend souvent est-ce qu'elle pourrait démissionner avant pour ne pas avoir utilisé nouveau le 49-3 est-ce que c'est une hypothèse que vous semble plausible d'abord pour rendre justice comme Elisabeth borne elle sait pas engagée pas l'utiliser elle elle a effectivement dit que c'était son objectif de plus avoir alors un rendant lui je sais pas je ne veux plus avoir l'utiliser c'était ça la forme donc voilà je suis assez critique pour quand même lui ok la sortie du président de la République expliquant que bah non ça n'engageait personne en fait ce sont son interview AFP bon maintenant je serai à sa place je vois pas comment elle pourra utiliser l'article 49-3 je l'article est devenu autre chose que l'artica en tant que c'est devenu totalement autre chose c'est devenu un symbole de de brutalisation je passais dans une rue tout à l'heure où j'avais un slogan peint c'était je te 49-3 quelque chose bon c'est devenu c'est comme c'est devenu ça veut dire frapper voilà et donc là je pense que ça va être très compliqué si le réutilise pour quelle que soit la raison parce que dès qu'on prononcera le mot 49-3 ça vaudra dire qu'il y a un souci démocratique même si c'est utilisé effectivement dans un cadre parfaitement constitutionnel dans une situation où à la rigueur on peut l'imaginer il se justifie là franchement c'est devenu très difficile de voir que Elisabeth band se retranche à nouveau sur la légalité institutionnelle ils ne comprennent pas que ce qui s'est passé ce qui s'est joué dans la crise des retraites c'est précisément le hiatus entre la légalité la légitimité institutionnelle et la légitimité populaire la légitimité des citoyens vous voyez et c'est très étonnant de voir que elle fin de ne pas saisir cette cette différence et ça va être un obstacle majeur s'il ne le comprennent pas il y a quand même des résultats parmi les informations de ce mercredi le chômage qui continue de baisser moins 1,2 % au premier trimestre de cette année leur Salvat mais les Français n'en font pas dis à Elisabeth borne d'une certaine façon est-ce qu'on peut dire ça non c'est assez étonnant effectivement il y a un certain scepticisme est-ce que c'est vraiment le gouvernement qui a œuvré en ce sens est-ce que c'est vraiment le bilan des manuels Macron bon et également de la même chose dans tous les pays d'Europe enfin voilà ce sont des arguments qu'on peut entendre il y a beaucoup de défiance à l'égard de l'efficacité de l'action politique et série d'ailleurs elle en a parlé elle a dit j'ai bien conscience que parfois vous avez du mal à réaliser finalement comment se concrétise les actions politiques qui sont qui sont mises en place et je crois que c'est ça aussi il y a une question de de temps et de rythme c'est à dire qu'entre le moment où on annonce une politique et le moment où on en voit les effets effectivement il y a un temps long et c'est vrai que très souvent on a du mal ensuite à comment dire à à oui à digérer et puis surtout finalement un capitaliser sur ce qu'on a fait et puis pouvoir le chômage ça a été le boulet du quinquennat Hollande et c'est pas mis au crédit du du quinquennat Macron c'est ça qui est intéressant et d'ailleurs 800 jours justement on attendrait des résultats mais on va pas les avoir on les aura pas en même temps après et dès qu'un problème est résolu ben c'est plus notre préoccupation donc on s'attaque à la suite ça c'est ça c'est très français c'est ce qui est arrivé à François Hollande quand il avait promis de réduire le chômage les effets ont pas été tout de suite marquants ils se sont marqués justement dans le premier quinquennat de d'Emmanuel Macron et finalement il n'en a pas été crédité alors que c'est quand même dans le quinquiète François Hollande que le chômage a commencé à reculer est-ce que est-ce que c'est un effet des waim komery mais ça c'est un autre débat et il nous faudrait au moins 45 minutes pour le trancher merci à tous les trois d'avoir participé à notre émission Jean Garry je rappelle le titre de votre livre Élisée contre Matignon de 1958 à nos jours et c'est publié aux éditions Tallandier
Élisabeth Borne